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Aïd Al Adha | Rituel inaccessible et fracture du collectif

22. Mai 2026 um 08:24

Cette année, pour de nombreuses familles tunisiennes, le sacrifice de l’Aïd ne sera pas empêché par un manque de foi, mais par un prix. Pourtant, ce qui vacille dépasse largement la question du pouvoir d’achat. C’est une continuité psychique et symbolique qui se fragilise, un sentiment d’appartenance qui se fissure, un «nous souverain» qui cherche une nouvelle manière de tenir debout.

Manel Albouchi *

Nous aimons nous croire libres, émancipés des dogmes et maîtres de nos trajectoires. Pourtant, il suffit parfois d’un geste absent pour comprendre à quel point nous sommes organisés par ce que nous répétons sans y penser. L’express dans un café bien précis. La cigarette de la pause. Le verre entre amis après une journée trop pleine.

Nous avons appris à lire la société à travers des tableurs : inflation, courbes de croissance, pouvoir d’achat… Mais les transformations les plus profondes ne passent pas par les statistiques. Elles se nichent dans les gestes. Ceux qui persistent sans avoir besoin d’être validés ou expliqués. Ceux qui organisent silencieusement le sentiment d’appartenir à un même monde.

Nous simplifions en parlant d’«habitudes». C’est une erreur de vocabulaire. Ces mouvements ne sont pas des automatismes routiniers ; ce sont des points d’ancrage psychique. Des architectures invisibles qui empêchent le chaos du monde de traverser notre esprit sans forme.

Le rituel comme un temps de partage

Le rituel ne sert pas à faire ; il sert à contenir. Loin d’être un héritage dépassé ou une simple fioriture folklorique, il constitue une technologie collective ancestrale. Sa fonction première est de fabriquer du temps partagé. Il synchronise des trajectoires. Il transforme des individus dispersés en un seul corps temporairement aligné.

Émile Durkheim parlait d’effervescence collective : un moment où l’individu cesse d’être seul parce qu’un geste commun le traverse. Le rite et la fête ne sont pas des divertissements, ils sont le ciment qui empêche la société de se dissoudre dans l’individualisme et l’anomie – ce vide existentiel né de l’isolement.

Les repas de famille, les célébrations des saisons et les rites de passage transforment la survie en existence. Ils ne décorent pas la vie sociale. Ils la rendent supportable en nous rappelant que nous appartenons à un tout qui nous dépasse et nous protège.

Les métronomes de la mémoire

En Tunisie, certains de ces gestes font encore tenir le monde. La voix de Fairouz le matin, s’élevant des balcons et des taxis comme un rituel national non déclaré. La brika croustillante à la rupture du jeûne, qui annonce bien plus qu’un mois sacré : un rythme synchrone partagé par des millions de corps à la même seconde. Les vêtements neufs de l’Aïd qui colorent les rues. Et puis, vient l’Aïd El-Kebir, escorté par cette chanson familière, El Kabch Ydour, ancrée dans une mémoire collective que l’on n’analyse jamais tant elle semble aller de soi.

Jusqu’au moment où elle ne va plus de soi.

Cette année, pour de nombreuses familles, le sacrifice de l’Aïd ne sera pas empêché par un manque de foi ou un désintérêt pour le sacré. Il sera empêché par un prix. Mais lorsque le rituel devient financièrement inaccessible, ce n’est pas seulement une tradition qui vacille. C’est une forme de cohérence psychique et collective qui se fissure.

Le basculement kafkaïen

Pour Victor Turner, le rituel donne naissance à la communitas : ce lien social pur, direct et égalitaire qui émerge spontanément dans l’espace-temps du sacré. La communitas s’oppose à l’ordre rigide, hiérarchique et inégalitaire de la vie quotidienne. Durant le rite, les statuts sociaux s’effacent. Riches et pauvres partagent la même nudité symbolique devant le sacrifice.

Faute de rituels collectifs capables d’absorber et de métaboliser le chaos, la communitas s’effondre. Elle laisse place à son envers proprement kafkaïen. La structure sociale, privée de sa soupape égalitaire, se rigidifie en une bureaucratie froide et impersonnelle. L’incertitude du monde, n’étant plus filtrée par le paravent sacré, attaque alors directement la chair et l’esprit.

On nous a dit, pour nous rassurer : «Le sacrifice n’est pas une obligation». Religieusement cela est vrai. Mais l’inconscient, lui, ne parle pas en termes d’obligations. Il parle en termes de continuité. Un rituel ne transmet pas seulement un dogme ; il transmet une ligne de vie entre les générations, un pont entre la mémoire et le présent, une couture entre l’intime et le collectif.

Sa fragilisation ne produit pas un simple manque matériel ; elle crée une rupture identitaire. Cette blessure se traduit rarement par des discours politiques articulés. Elle s’exprime par une somatisation diffuse, une épidémie silencieuse : une irritabilité, des corps tendus, des insomnies et des pensées qui tournent à vide. C’est la manifestation de l’épuisement psychologique d’un individu condamné à porter sur ses épaules la responsabilité entière de son existence. Derrière chaque rituel, il y avait un amortisseur. Aujourd’hui le paravent est brisé.

La reconfiguration du cerveau prédictif

Donald Winnicott l’avait pressenti : certains objets et certains gestes jouent une fonction transitionnelle entre notre monde interne et le monde externe. Ils nous permettent de supporter la dureté du réel sans nous effondrer. À sa suite, John Bowlby a démontré combien l’être humain dépend de bases de sécurité stables pour réguler son anxiété face à l’inconnu. Or, cette sécurité n’est pas seulement relationnelle. Elle est somatique. Gestuelle. Répétitive. Incarnée. Quand le rituel disparaît, le psychisme ne se tait pas : il s’agite en hypervigilance.

Les neurosciences modernes valident cela. Les travaux de Wolfram Schultz montrent que le cerveau humain est un organe prédictif. Pour stabiliser l’organisme et abaisser la charge mentale du cortex préfrontal, il a besoin de repères immuables. Les routines permettent au corps de savoir exactement à quoi s’attendre, réduisant le stress. Lorsqu’elles s’éteignent, ce n’est pas une simple habitude qui cesse, c’est tout notre système de régulation interne qui entre en panique d’adaptation. Le Trouble Anxiété Généralisée, le TOC de compensation, les états dépressifs liés à l’anomie ne sont souvent que la traduction de cette perte de prédictibilité sacrée.

Dire que certaines familles ne peuvent plus acheter le mouton relève d’une lecture purement économique. Le rituel n’est pas un bien de consommation ; c’est une matrice. Il organise la transmission, la mémoire et l’anticipation. Dans le foyer, il scande le temps ; dans le collectif, il stabilise l’appartenance. La véritable fragilité sociale ne vient donc pas uniquement de l’appauvrissement matériel, elle naît du désalignement symbolique. Quand les formes sacrées du vivre-ensemble deviennent le privilège des uns et le deuil des autres, la société ne s’effondre pas brutalement : elle se recompose. Silencieusement. Et cette recomposition modifie profondément ce que signifie encore partager un même pays.

Sauvons la substance

Pour ceux qui, cette année, resteront en marge du sacrifice – non par choix, mais par contrainte, il importe de se rappeler ceci : ce que l’on cherche à préserver à travers le rite n’est pas la rigidité de la forme, mais ce que la forme rendait possible.

L’enjeu n’est plus la reproduction exacte du geste, mais la sauvegarde de sa substance : un repas partagé autrement, sous une autre configuration, une mémoire transmise par le mot plutôt que par l’acte.

Parfois, face à la violence de l’époque, c’est la seule manière de préserver. Car un rituel n’a jamais été un simple acte technique ; il a toujours été une manière de dire, sans un mot : nous sommes encore reliés.

Peut-être que la véritable question cette année : est-ce qu’on pourra acheter un mouton ? La vraie question est plus inconfortable, plus nue, plus contemporaine : comment un «nous souverain» peut-il rester crédible lorsque ses rituels communs deviennent socialement exclusifs ?

Une nation ne tient pas seulement par la solidité de ses institutions. Elle tient par ce qu’elle rend encore partageable du réel pour la psyché de ses enfants.

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La théorie des prix appliquée au mouton de l’Aïd

16. Mai 2026 um 10:07

Il est neuf heures du matin à Midoun-Zaâmouni, ce bourg de Djerba où la mer est bleue, les maisons sont blanches, et les inégalités sont criantes comme un bélier qu’on arrache à sa mère. Le marché des bestiaux s’est installé sur un hectare de terre rouge, entre les figuiers et les odeurs de fumier. Quand l’optimum de Pareto rencontre un bélier à cornes et à taches noires sur le front…

Moktar Lamari, Ph.D

Deux semaines avant l’Aïd El-Kébir ou Aïd Al-Adha, tout le monde est là : les éleveurs venus de Sidi Bouzid dans leurs 4×4 japonais aux roues encrassées de poussière du Sahel, les acheteurs de Djerba aux bras chargés d’enfants et aux poches plus ou moins garnies selon les cas, les courtiers surgissant de nulle part comme des génies de la lampe, et quelques économistes égarés — dont votre serviteur — qui prennent des notes en essayant de ne pas se faire piétiner par un mouton récalcitrant.

Le spectacle est grandiose. Et parfaitement illégal en termes fiscaux. Mais nous y reviendrons.

La théorie des prix, version ovine

Vilfredo Pareto, ce sociologue et économiste italo-suisse du XIXe siècle — pas du XVIIIe, soyons rigoureux même au marché aux bestiaux — a posé les bases de ce qu’on appelle l’optimum de Pareto : une situation où nul ne peut améliorer son bien-être sans détériorer celui d’un autre.

En d’autres termes, le surplus du producteur additionné au surplus du consommateur atteint son maximum, et tout le monde repart à peu près content.

En théorie. Sur le marché de Midoun-Zaâmouni, Pareto aurait sorti son carnet avec enthousiasme, avant de le ranger, perplexe. Car ici, quatre stratégies de prix coexistent simultanément, avec la fluidité d’un ballet et la brutalité d’une boucherie.

1- Première stratégie : la tarification à la tête du client — ou comment votre mouton vaut soudainement 400 dinars de plus.

Abdallah, éleveur de 52 ans, visage buriné par le soleil de Sidi Bouzid, connaît son métier. Il scanne chaque acheteur qui s’approche avec la précision d’un scanner d’aéroport. La clé de voiture BMW posée ostensiblement dans la paume ? Plus 200 dinars. Le téléphone dernier cri brandi pour photographier la bête — pour montrer à qui, exactement ? — Plus 150 dinars. Les bracelets en or de la conjointe qui accompagne en tenue de fête, les enfants bien habillés qui tirent sur la djellaba du père ? Jackpot : plus 400 dinars d’un seul souffle, sans ciller.

Un couple d’expatriés s’approche. Lui en chemise à fleurs, elle en abaya brodée. Ils regardent un bélier magnifique : larges épaules, cornes recourbées comme des parenthèses de la destinée, et deux taches noires sur le front qui lui donnent un air de sage. Abdallah annonce : 2600 dinars. Les autres acheteurs reculent prudemment.

La négociation commence alors sur le détail anatomique de la bête — ses dents (indicateur d’âge), la grosseur de ses attributs reproducteurs (indicateur de vigueur génétique, paraît-il), la largeur du dos, le poids estimé.

Vingt minutes plus tard, le marché se conclut à 2500 dinars, avec deux bottes de foin offertes en guise de cadeau de bienvenue. Le couple repart heureux, la bête attachée au coffre du SUV.

Calcul rapide : 25 kg de viande nette après abattage, soit exactement 100 dinars le kilogramme. Le filet de veau au supermarché est à 35 dinars. Mais l’Aïd n’est pas une question de ratio prix/protéines — c’est une question de statut, de tradition, et de regard des voisins. Le surplus du consommateur ici est royalement négatif pour le portefeuille, mais richement positif pour l’ego. La microéconomie a ses mystères que la raison ne connaît pas.

2- Deuxième stratégie : la négociation en itérations — ou l’art du tapis appliqué à l’ovin.

Fatma, 45 ans, fonctionnaire dans l’enseignement, salaire mensuel : 900 dinars. Elle est venue seule, avec son fils adolescent et une liste de critères établie la veille avec son mari resté à la maison. Budget maximum : 1400 dinars. Elle vise un agneau de taille moyenne — pas trop petit, ce serait la honte du quartier, pas trop grand, ce serait la ruine du mois.

La négociation commence à 1950 dinars. Fatma contre-propose 1200. L’éleveur ricane — doucement, avec respect, mais il ricane. S’ensuit une série d’allers-retours, de visites d’autres lots d’agneaux dans le marché, de retours au même éleveur, de silences calculés. Au troisième round, un courtier surgit de nulle part — ces personnages mystérieux qui connaissent tout le monde et n’appartiennent à personne. Il rapproche les positions avec l’habileté d’un diplomate onusien.

La vente se conclut à 1850 dinars. Le courtier empoche 100 dinars en moins de dix minutes. Fatma repart avec son agneau. Elle a dépassé son budget de 450 dinars. Elle ne le dira pas à son mari ce soir.

C’est cela le surplus du producteur : la différence entre le prix reçu (1750 dinars nets après le courtier) et le prix minimum auquel l’éleveur était prêt à vendre. Et le surplus du consommateur : la différence entre la propension maximale à payer de Fatma et ce qu’elle a effectivement déboursé.

Les deux surplus additionnés forment, en théorie parétienne, l’optimum social. En pratique, Fatma fait ses comptes dans la voiture et se demande ce qu’elle va rogner ce mois-ci — les sorties des enfants ou la visite chez le dentiste.

3- Troisième stratégie : la vente à prix cassé en fin de journée — ou la patience comme arme économique

Il est seize heures. Le soleil de Djerba cogne encore. Les clients fortunés et pressés sont repartis depuis longtemps. Il reste sur le marché les têtes moins commerciales, les moutons au regard triste, et les acheteurs patients — ceux qui ont du temps mais peu d’argent.

Stratégie parfaitement rationnelle : attendre que l’éleveur, qui ne veut pas ramener ses bêtes à Sidi Bouzid en camion (coût, temps, stress des animaux), brade ses derniers lots.

Slim, ouvrier dans le bâtiment, 600 dinars de salaire mensuel, attend depuis 14h dans l’ombre d’un figuier. À 16h30, il négocie un agneau à 1200 dinars — soit exactement deux salaires mensuels.

Le producteur ne perd pas d’argent : il couvre son coût marginal de production et de transport. Son surplus est réduit, mais positif. Le surplus de Slim aussi, quoique acheté au prix d’une journée de patience et d’une entorse budgétaire sévère.

L’économiste dirait que l’écrémage intertemporel du marché a bien fonctionné. Slim, lui, dirait qu’il est épuisé et qu’il va emprunter 600 dinars à son frère.

4- Quatrième stratégie : les enchères au bélier de prestige — ou Veblen à Djerba
C’est le moment le plus spectaculaire. Un bélier exceptionnel — cornes larges, robe impeccable, port altier — est présenté au centre du marché. Plusieurs acheteurs tournent autour, se jaugent du regard. L’éleveur, Mustapha de Sidi Bouzid, connaît le concept de bien de Veblen sans avoir jamais ouvert un manuel d’économie : plus le prix monte, plus la demande augmente, parce que la bête est devenue signe de statut social autant qu’acte de foi.

La mise à prix est à 2200 dinars. Les enchères montent. Deux hommes s’affrontent — l’un grand commerçant djerbien, l’autre propriétaire terrien venu du continent. Le marché s’arrête, les téléphones sortent pour filmer. Le bélier part à 3100 dinars sous des applaudissements discrets et quelques you-you lancés par les femmes en retrait.

Pareto sourit dans sa tombe genevoise : le surplus du producteur vient d’exploser, et l’acheteur, lui, a payé pour le regard des autres autant que pour la chair de la bête. Ce n’est plus de la microéconomie, c’est de la sociologie de Bourdieu habillée en laine.

L’État, grand absent, grand perdant

Revenons à l’essentiel. Ce marché de Midoun-Zaâmouni génère, selon des estimations conservatrices, entre 2 et 3 millions de dinars de chiffre d’affaires quotidien. Il fonctionne depuis dix jours et fonctionnera encore deux semaines. Total : autour de 50 millions de dinars qui circulent en liquide, main à main, sans facture, sans caisse enregistreuse, sans TVA, sans déclaration à l’APII, sans impôt sur le revenu des éleveurs, sans contribution sociale. Les 4×4 japonais des éleveurs de Sidi Bouzid — propres, récents, bien entretenus — sont financés par ce chiffre d’affaires que la Direction générale des impôts ne verra jamais.

L’État tunisien est absent du marché. Pas un agent de contrôle sérieux, pas un inspecteur vétérinaire en vue, pas un collecteur de taxe. Quelques policiers en bordure, pour la forme et pour la photo. La formalisation du secteur agricole et pastoral reste le chantier que chaque gouvernement annonce en grande pompe et qu’aucun n’engage dans les faits — trop sensible électoralement, trop compliqué administrativement, trop coûteux politiquement.

Et pourtant. Cinquante millions de dinars en trois semaines, dans un seul marché, dans un seul bourg de Djerba. Multipliez par les dizaines de marchés similaires qui animent en ce moment Béja, Jendouba, Kairouan, Gafsa, Gabès, Médenine. Vous obtenez une économie parallèle de l’Aïd qui pèse plusieurs centaines de millions de dinars, intégralement soustraits à la fiscalité nationale, pendant que le gouvernement négocie chaque trimestre avec le FMI pour dégager quelques dizaines de millions de dinars d’économies budgétaires.

À deux semaines de l’Aïd El-Kébir, le mouton tunisien est à la fois symbole de foi, instrument de cohésion sociale, révélateur d’inégalités criardes — entre les Djerbiens aisés et les ouvriers à 600 dinars le mois en salaire, entre les expatriés qui paient cash 2500 dinars sans sourciller et les Slim qui attendent l’ombre d’un figuier jusqu’au soir — et terrain d’expérimentation grandeur nature de la théorie des prix dans toute sa splendeur.

Pareto était suisse : il aurait sans doute réclamé un reçu, une facture, et une déclaration fiscale en trois exemplaires. Ici, on mange le mouton sans reçu, on sacrifie la TVA au passage, et on immole l’animal au nom de Dieu en oubliant que César, lui, attend toujours sa part.

Je découvre ici, le surplus du consommateur djerbien : la fierté d’avoir ramené le plus beau mouton du quartier.

Le surplus du producteur sidi-bouzidien : une liasse de billets bien comptés et le plein d’essence pour rentrer.

L’optimum de Pareto : atteint, sur cet hectare de terre rouge entre les figuiers. Le budget de l’État tunisien : sacrifié, lui aussi, sans couteau et sans cérémonie.

* Economiste universitaire.

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