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Indonésie vs Tunisie : deux logiques de réforme du secteur public

17. August 2026 um 16:19

Les entreprises publiques en Tunisie et en Indonésie auraient un point commun : mauvaise gouvernance. Voici une lecture croisée leur situation et les logiques adoptées dans les deux pays pour trouver la solution.

Le discours de Prabowo Subianto, le président de l’Indonésie, devant son Parlement, vendredi 14 août, a valeur d’aveu autant que d’annonce. Il a reconnu être passé à côté de l’ampleur du problème pendant des années : « je pensais qu’il y en avait 300 ou 400, mais il s’avère qu’il y en a 1 074 ». Il faisait allusion au nombre d’entreprises publiques, comme le rapporte la chaîne de télévision française, BFMTV Business. Cette confession est en soi révélatrice : un chef d’État qui découvre, après plus d’un an de mandat, que son propre État emploie trois fois plus d’entreprises publiques qu’il ne le croyait, pointe une défaillance structurelle de pilotage bien plus ancienne que sa présidence.

Sur ces 1 074 structures, plus de 750 seront fermées d’ici fin 2026, promet-il, une purge à un rythme soutenu, puisque 290 l’ont déjà été. L’accusation portée par Prabowo est sévère : ces entreprises seraient « toujours en train d’annoncer des pertes tout en revendiquant des bénéfices », des résultats qu’il qualifie sans détour de « fabriqués ». C’est l’aveu d’un système de reporting financier public défaillant, où l’État actionnaire n’a longtemps disposé d’aucune vision consolidée fiable, d’où la nécessité de créer un fonds souverain dénommé Danantara, pour simplement faire l’inventaire de ce qu’il possède. Créer un “fonds souverain“. Suivez notre regard.

Toutefois, les chiffres avancés méritent d’être pris avec prudence méthodologique : 50 000 milliards de roupies (2,4 milliards d’euros) déjà économisés, un objectif de 70 000 milliards pour l’année. Il s’agirait donc des économies de fonctionnement (salaires de dirigeants, véhicules, déplacements) plutôt que des gains de productivité réels, ce qui limite leur portée structurelle.

Par ailleurs, le volet judiciaire annoncé (un tribunal spécial pour enquêter sur trente ans de gestion, assorti d’une possible « amnistie pour ceux qui se repentent ») introduit une ambiguïté : viser à la fois la sanction et le pardon peut affaiblir la crédibilité anticorruption du dispositif, dans un pays classé à seulement 34/100 à l’indice de perception de la corruption, ajoute notre source. Enfin, le satisfecit du président sur la croissance (6 % visé, contre 5,3 % au T2) est à mettre en regard du scepticisme récurrent des analystes envers les statistiques officielles indonésiennes, en ce sens que la réforme des entreprises publiques et la communication économique du gouvernement participent d’un même exercice de vitrine.

Tunisie : la prudence contre la rupture

Le contraste avec la Tunisie est saisissant. Là où Jakarta assume la fermeture massive comme solution, Tunis exclut explicitement cette voie. La cheffe du gouvernement a annoncé en novembre 2025 le lancement pour 2026 d’un vaste programme de restructuration des entreprises publiques lourdement endettées ou en perte de vitesse, tout en précisant qu’il ne s’agit pas de privatisations, mais d’une réorganisation stratégique pour valoriser les participations publiques. Le président de la République est allé plus loin sur le terrain, promettant que ces entreprises ne seraient « ni vendues ni bradées ». Or, au passage, il dénonce l’hypertrophie des « institutions publiques inutiles« .

 

Lire aussi: Cession des entreprises publiques : le veto irrévocable de Kaïs Saïed

 

Pourtant, l’ampleur des difficultés financières tunisiennes n’a rien à envier au cas indonésien à l’échelle du pays : un rapport de la Cour des comptes publié en janvier 2026 révélait, du reste, des pertes cumulées dépassant un milliard de dinars dans 11 entreprises publiques. Dès 2013-2014, les subventions d’exploitation versées par l’État à ces entreprises atteignaient 8,9 % du PIB en 2013 et 7,5 % en 2014, concentrées sur une poignée d’opérateurs stratégiques comme la STEG ou la SNCFT.

La différence de méthode est donc moins une question de gravité de la situation qu’un choix politique assumé : l’Indonésie traite le mal par l’ablation et la mise en cause judiciaire du passé ; la Tunisie choisit le maintien à tout prix, au nom d’un rôle social des entreprises publiques jugé non négociable, quitte à repousser, une fois de plus, l’assainissement réel des comptes publics.

Inutile donc de se poser la question de savoir si Tunis suivra l’exemple de Jakarta… Même si la plupart des entreprises publiques sont dans un état de mort clinique.

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Quand les grands projets redessinent le Maroc

17. August 2026 um 12:35
À Tanger, les porte-conteneurs se succèdent. Entre les grandes villes, les trains filent à grande vitesse. À Ouarzazate, le soleil produit de l’électricité. Et partout, routes, barrages et stations de dessalement modifient peu à peu le paysage. Derrière ces transformations,…

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SFBT: le résultat net progresse de 9% à 185 MDT

17. August 2026 um 11:05

Au terme du premier semestre 2026, le résultat net de la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) s’est établi à 185 millions de dinars, contre 169,6 millions de dinars à fin juin 2025, enregistrant ainsi une hausse de 9%.

Ce qui fait que la SFBT a un résultat d’exploitation de 96 millions de dinars sur les six premiers mois de l’année, soit une évolution   de 19,5% par rapport à la même période de 2025. 

Au même temps,  les charges d’exploitation ont augmenté de seulement 2%, contribuant à l’amélioration de la rentabilité opérationnelle du groupe.

À fin juin 2026, les produits financiers nets de la SFBT ont fortement progressé, bondissant de 163,6% pour atteindre 13,5 millions de dinars. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des intérêts sur les comptes courants.

En revanche, les produits des placements ont légèrement reculé, passant de 107,2 à 106,5 millions de dinars, malgré l’augmentation des dividendes générés par les titres de participation.

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Pétrole : le Brent recule, mais reste au-dessus des 88 dollars

17. August 2026 um 09:40

Les cours du pétrole ont légèrement reculé ce lundi 17 août, après leurs fortes progressions de la semaine précédente. Le marché reste toutefois soutenu par les tensions au Moyen-Orient et le ralentissement du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Les prix du pétrole ont marqué le pas lundi 17 août, après avoir enregistré d’importants gains la semaine précédente. Le marché reste dominé par les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et par l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz. Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en octobre reculaient de 0,18 %, à 88,36 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre abandonnait pour sa part 0,63 %, à 81,88 dollars.

Ce léger repli intervient après une semaine particulièrement favorable aux cours. Le Brent avait gagné 5,95 % et le WTI 5,4 %, dans un contexte marqué par plusieurs attaques contre des navires pétroliers dans le détroit d’Ormuz ainsi que contre une installation pétrolière en Arabie saoudite ce matin

Le principal facteur de soutien des cours demeure le ralentissement du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales artères énergétiques mondiales. Les données de suivi maritime montrent une nette diminution du nombre de navires traversant le détroit. Seulement quatre navires commerciaux y ont transité samedi et aucun n’a été enregistré dimanche, contre 31 navires durant le week-end précédent. Cette contraction du trafic renforce les inquiétudes concernant la capacité des exportateurs du Golfe à maintenir leurs flux pétroliers dans des conditions normales.

Les négociations américano-iraniennes dans l’impasse

Les marchés restent également attentifs à l’évolution des relations entre Washington et Téhéran. Les espoirs d’une reprise rapide des négociations se sont affaiblis après les déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, selon lesquelles l’Iran n’avait pas encore décidé de reprendre les discussions avec les États-Unis.

De son côté, Donald Trump a appelé les Américains à accepter une légère hausse des prix de l’essence tant que le conflit se poursuit. Cette absence de visibilité entretient une prime de risque importante sur les marchés pétroliers…

Par ailleurs, la forte progression de la semaine dernière traduit le retour d’une prime géopolitique dans les cours, alors que les marchés anticipaient auparavant une possible détente entre les États-Unis et l’Iran.

Les analystes estiment toutefois que le potentiel de hausse immédiate reste limité tant que de nouvelles attaques importantes contre les infrastructures pétrolières ou les navires ne sont pas confirmées…

Le risque reste concentré sur Ormuz

La situation dans le détroit demeure donc le principal indicateur à surveiller. Une nouvelle attaque contre un pétrolier ou une infrastructure énergétique pourrait rapidement provoquer une nouvelle poussée des cours, en raison de la faiblesse actuelle du trafic maritime. À l’inverse, une reprise des négociations entre Washington et Téhéran et une amélioration de la sécurité dans le détroit pourraient réduire rapidement la prime géopolitique.

Pour l’heure, le marché reste prudent. Le Brent évolue au-dessus de 88 dollars le baril, tandis que les opérateurs évaluent simultanément les risques pesant sur l’offre et les perspectives de normalisation du trafic énergétique au Moyen-Orient.

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Tunisie – Lundi 17 août, dernier délai des déclarations fiscales pour les personnes physiques

17. August 2026 um 07:42

Le 17 août 2026, c’est le début du dernier délai légal pour le dépôt de la déclaration fiscale mensuelle des personnes physiques, fait savoir la Direction générale des impôts, relevant du ministère des Finances.

Dans ce cadre, l’administration invite les contribuables concernés à ne pas attendre les dernières heures pour accomplir leurs obligations fiscales, et, de ce fait, recommande d’effectuer les dépôts au cours des jours précédant l’échéance afin d’éviter l’affluence dans les recettes des finances et de limiter la pression sur les systèmes informatiques au moment de la clôture du délai.

 

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Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe

17. August 2026 um 07:26

Les automobiles chinoises ont submergé les marchés européens jadis dominés par les marques allemandes. Les raisons de cette montée vertigineuse des ventes de voitures chinoises électriques dans le monde sont liées, en plus du prix alléchant défiant toute concurrence et au design adapté au goût du consommateur européens, à l’innovation technologique en général et, en particulier, à la batterie en lithium, sans parler de la richesse des options et au service après-vente, souvent impeccable, en tout cas pour l’Europe. En Pologne, par exemple, la vente des voitures électriques chinoises dépasse de très loin celle des européennes avec en bonus une assurance automobile annuelle pour 1 zloty (environ 0,25 euro) ! (Photo : Le SUV électrique Omoda 9 du constructeur chinois Chery sera bientôt fabriqué dans d’anciennes usines Volkswagen en Allemagne Ce modèle incarne les ambitions européennes de Chery, qui dispose déjà d’une usine en Espagne depuis 2024). 

Habib Glenza

Pendant des années, le marché chinois a été le moteur de croissance de BMW, Mercedes-Benz et Volkswagen. Tout se vendait presque tout seul, au point que les trois groupes écoulaient encore 5,6 millions de voitures en Chine en 2019, soit plus de 23 % du marché local. Mais la donne a changé brutalement avec l’explosion de la voiture électrique. Les chiffres récents montrent une chute d’au moins 30 % des ventes au deuxième trimestre pour plusieurs marques allemandes.

En Chine, plus de 85 % des ventes des New Energy Vehicle (NEV) sont signées BYD, SAIC, Geely, XPeng et Xiaomi. On recense environ 150 marques chinoises et quelque 500 modèles nouveaux ou restylés ont été lancés.  

En moins d’une décennie, la Chine a fait basculer son marché automobile vers l’électrique à une vitesse inédite. En 2024, les NEV (100 % électriques ou hybrides rechargeables) représentent déjà environ 45 % des ventes, puis dépassent la barre des 50 % au premier semestre 2025, avec 5,46 millions de NEV vendus contre 5,43 millions de thermiques. Le pays comptait fin 2024 près de 23 millions de voitures entièrement électriques en circulation, soit une bonne moitié des immatriculations mondiales de véhicules électriques (VE) de l’année. Pour l’automobiliste chinois urbain, la voiture électrique n’est plus une niche, mais le choix par défaut.

Les Allemandes rattrapées par leur retard sur l’électrique

À l’inverse, le modèle économique des constructeurs allemands reste bâti sur le thermique premium. En 2019, les groupes BMW, Mercedes-Benz etVolkswagen réalisaient 23,1 % de part de marché en Chine ; en 2025, ils tournent autour de 11,3 %, avec 3,8 millions de voitures seulement.

La Chine pèse pourtant encore entre un quart et près d’un tiers de leurs ventes mondiales suivant les groupes, ce qui rend le choc encore plus visible dans leurs comptes. En 2024, ils ont vendu environ 325 000 voitures électriques en Chine, soit à peine 7,5 % de leurs propres ventes locales, alors que près de 28 % des voitures achetées dans le pays sont déjà électriques. Leur présence cumulée sur le segment NEV tourne autour de 3 % : une part minime sur un segment devenu central.

La pression se voit aussi sur les marges. Sous l’effet de la baisse de régime en Chine, BMW a abaissé sa prévision de marge automobile jusqu’à 1 %, ce qui en fait l’un des constructeurs européens les moins rentables cette année.

Volkswagen a reconnu que son modèle économique était quasiment cassé et prépare un plan de réduction d’environ 100 000 emplois avec des fermetures d’usines en Allemagne.

Face à une offre locale très électrique et très technologique, avec des prix agressifs, les Allemands se retrouvent piégés avec un mix encore très thermique et plus cher. Sur le segment d’entrée de gamme où se place la CLA électrique, la berline «est dans une position délicate, ce n’est ni la plus abordable ni la plus luxueuse», analyse Li Yanwei, conseiller auprès de l’association des distributeurs automobiles de Chine.

Les marques chinoises ont pris l’avantage

Pour tenter de rattraper leur retard, les groupes allemands multiplient les baisses de prix et les modèles dédiés à la Chine, parfois au détriment de la rentabilité. Mercedes a conçu une CLA à empattement long, truffée de logiciels et de commandes vocale dopée à l’IA, vendue beaucoup moins cher qu’en Europe. Mais pour vraiment rivaliser avec Xiaomi ou BYD, il faudrait encore baisser les tarifs, au risque de vendre à perte. Le constructeur explique qu’il mise avant tout «sur une croissance durable plutôt que sur l’achat de parts de marché à court terme», dans un contexte de guerre des prix où le bénéfice trimestriel de BYD a, par exemple, chuté de 55 % pour tomber à son plus bas niveau depuis plus de trois ans.

Dans le haut de gamme, certains modèles Xiaomi, concurrents d’une Porsche Taycan, atteignent 300 000 ventes en Chine, quand la berline électrique de Stuttgart reste sur quelques dizaines de milliers d’unités.

Ce ressenti illustre un basculement plus large de la perception des marques allemandes en Chine. Même sur des modèles électriques capables d’afficher des autonomies comparables à celles des rivales locales, Mercedes, BMW ou Audi sont vues comme moins avancées sur le logiciel embarqué, la conduite assistée ou le divertissement.

Les constructeurs chinois déploient des fonctions très adaptées aux usages locaux, comme le karaoké intégré, les écrans arrière géants ou des sièges qui se rabattent complètement pour transformer l’habitacle en espace de camping.

Pendant ce temps, les Allemands lancent la nouvelle plateforme Neue Klasse de BMW, les Audi développées avec SAIC ou encore les SUV électriques issus du partenariat Volkswagen-Xpeng, avec plus de 10 milliards d’euros déjà investis rien que pour BMW. Mais pour retrouver de l’air en Chine, il leur faudra fonctionner au rythme de la «China speed», tout en gardant assez de marge pour financer cette transition sur leur propre terrain européen.

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Au-delà des chiffres : quand les statistiques officielles révèlent une économie qui s’essouffle et rejette ses talents

16. August 2026 um 19:59

À la lecture superficielle des derniers indicateurs de l’Institut National de la Statistique, le paysage économique  pourrait sembler stable, voire prometteur : une croissance positive, des intentions d’investissement à la hausse et une baisse du taux de chômage. Cependant, dès que l’on décortique ces chiffres et que l’on plonge dans leurs détails, des paradoxes structurels choquants et une supercherie statistique masquant une réalité économique bien plus dure se révèlent.L’expert  en économie Ridha Chkoundali est revenu sur  les derniers indicateurs de l’Institut national de la statistique donnent une image relativement rassurante de l’économie du pays.

Une trajectoire de croissance déclinante : une économie de consommation portée par l’agriculture, dont les moteurs industriels s’effondrent

Se contenter de mettre en avant le chiffre global de la croissance économique (2,29 % au deuxième trimestre 2026) masque une distorsion structurelle profonde dans les moteurs de l’économie tunisienne, tant au niveau de l’offre sectorielle que de la demande macroéconomique. Du côté de l’offre, on découvre que cette croissance repose sur des bases fragiles et saisonnières ; elle est tirée par l’agriculture et la pêche (5,54 %), suivies par l’hôtellerie et la restauration (4,64 %) et le bâtiment (3,61 %). En revanche, les moteurs stratégiques et industriels subissent une contraction effrayante : l’extraction minière recule de -9,60 %, entraînant les industries chimiques dans une baisse de -7,02 %, tandis que l’extraction de pétrole et de gaz recule de -1,12 %, et le secteur textile (locomotive de l’exportation) n’échappe pas à cette hémorragie en enregistrant -0,94 %. Du côté de la demande, cette croissance reflète une économie de consommation par excellence, où la demande intérieure a augmenté de 3,3 % et les exportations de 10,4 %. Or, cette amélioration a été entièrement absorbée par l’explosion du volume des importations (+11,2 %). Ce double constat explique directement la crise du marché du travail : les secteurs actuellement en croissance (agriculture, tourisme, bâtiment) s’appuient sur une main-d’œuvre précaire, saisonnière et non qualifiée, tandis que les secteurs industriels en contraction constituent le vivier historique des emplois stables à forte valeur ajoutée. Nous sommes face à une économie qui alimente les importations et détruit ses propres capacités de création de richesse.

 La grande supercherie statistique : une baisse « fictive » du chômage qui dissimule la destruction de 58 200 emplois

Ce que les chiffres révèlent de plus grave réside sans doute dans la contradiction mathématique et économique des indicateurs du marché du travail. Les statistiques vantent une baisse du taux de chômage global à 14,9 % au deuxième trimestre 2026. En apparence, ce chiffre semble encourageant, mais comment le chômage peut-il baisser alors que l’économie a détruit 58 200 emplois d’un coup par rapport au trimestre précédent ? Le secret statistique réside dans la disparition totale de 77 500 Tunisiens des registres de la population active en l’espace de trois mois seulement (passant de 4,26 millions à 4,19 millions de personnes). Cette baisse du taux n’est nullement le signe d’une reprise, mais l’illustration d’un désespoir généralisé et de l’ampleur du phénomène des « travailleurs découragés ». Des dizaines de milliers de personnes abandonnent définitivement l’idée de chercher du travail ou choisissent les embarcations de l’émigration clandestine. La base de calcul se réduit ainsi, entraînant une baisse artificielle du taux dans une supercherie statistique qui dissimule une violente contraction sociale.

Une croissance destructrice de compétences : un modèle économique qui « punit » les diplômés de l’enseignement supérieur

Le caractère excluant de la croissance tunisienne actuelle se confirme de manière flagrante lorsque l’on observe sa capacité d’absorption des catégories instruites. Alors que le taux de chômage global baissait de manière fictive, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a bondi, passant de 24,0 % au deuxième trimestre 2025 à 26,6 % sur la même période en 2026. Cette contradiction est la conséquence logique de la distorsion des sources de croissance ; nous sommes face à un modèle économique qui « punit » les compétences, créant des emplois précaires dans l’agriculture et le bâtiment, tandis que les secteurs de services avancés et l’industrie manufacturière ferment leurs portes et licencient. Ce déséquilibre structurel vide l’université tunisienne de son rôle d’ascenseur social et fait de la fuite des cerveaux le seul choix rationnel qui s’offre à une jeunesse dans laquelle l’État a investi pendant des années, pour ensuite la laisser à la merci d’une économie qui méprise le savoir.

 L’illusion des exportations et le dilemme du phosphate : on vend de la terre et on importe des pertes

Les sept premiers mois de l’année 2026 ont enregistré une hausse de 9,91 % de la valeur des exportations, ce qui pourrait laisser croire à une reprise économique. Cependant, en y regardant de plus près, on découvre une véritable catastrophe : le poids (volume) des exportations a augmenté de 11,26 % (soit une augmentation colossale de 727 000 tonnes). Nous exportons d’immenses quantités physiques pour obtenir des revenus financiers proportionnellement moindres, ce qui traduit une détérioration drastique des termes de l’échange. Le dilemme du phosphate s’impose ici comme la plus grande plaie économique ; les chiffres montrent que la Tunisie a quasiment cessé d’exporter du phosphate transformé à haute valeur ajoutée (les exportations de produits chimiques inorganiques comme l’acide phosphorique ont chuté de 167 500 tonnes, et les engrais de 77 200 tonnes). Cela correspond parfaitement au double effondrement de l’extraction minière (-9,60 %) et des industries chimiques (-7,02 %). Pour compenser cette paralysie, nous nous sommes tournés vers l’exportation de produits lourds et primaires, les exportations du Chapitre 25 (qui comprend les terres, le ciment et le clinker) explosant avec une augmentation de 442 900 tonnes à un prix moyen dérisoire ne dépassant pas 140 millimes par kilogramme. Même dans l’agriculture, la Tunisie a injecté d’énormes quantités d’huile d’olive en vrac, avec une augmentation de volume de 62,2 %, tandis que les revenus n’ont augmenté que de 39,6 %. Notre économie rétrograde dans la chaîne de valeur, épuisant ses richesses naturelles brutes pour masquer son impuissance industrielle.

Le paradoxe de l’investissement industriel : des intentions positives qui se transforment en un « trou noir » asséchant les devises

Du côté des intentions, les données des sondages d’opinion révèlent un certain optimisme chez les industriels, le solde d’opinion sur l’investissement global s’étant amélioré pour atteindre 24 % au premier semestre 2026, avec un bond exceptionnel dans les industries mécaniques et électriques à 48 %. Malgré le caractère positif en apparence de ces intentions, elles se heurtent — lorsqu’on les met en lien avec la flambée des importations (+11,2 %) — à une réalité macroéconomique douloureuse : la faible intégration locale de nos industries. Chaque nouveau projet d’investissement dans ces secteurs nécessite automatiquement une importation massive de machines, d’équipements et de matières premières semi-finies. Cette « relance de l’investissement » se transforme ainsi en un fardeau qui pèse directement sur la balance des paiements. L’investissement local devient un exportateur net de devises au lieu de créer une véritable valeur ajoutée locale et de stimuler l’emploi.

L’hémorragie énergétique : la facture des hydrocarbures engloutit les illusions de croissance et aggrave l’asphyxie financière

Pour comprendre les raisons de l’asphyxie financière et de l’aggravation du déficit commercial global (qui a frôlé les 14,9 milliards de dinars sur les sept premiers mois de 2026), il suffit de se pencher sur le Chapitre 27 relatif aux combustibles minéraux et aux hydrocarbures. À lui seul, le déficit énergétique a bondi de 6,31 milliards de dinars en 2025 à un chiffre effrayant de 8,27 milliards de dinars pour la même période de 2026. Cette hémorragie qui s’accélère engloutit littéralement tous les fruits de la croissance économique et les revenus d’exportation. Cette situation prouve que l’absence d’une véritable transition énergétique et le déclin de la production nationale (croissance négative de -1,12 %) ont pris l’économie tunisienne en otage d’une facture énergétique gonflée, payable en devises. Cela entrave toute possibilité d’orienter les ressources de l’État vers des investissements réels dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.

La dépendance géographique destructrice : des marchés extérieurs qui siphonnent les ressources tunisiennes

L’hémorragie des devises ne se limite pas à la facture énergétique ; elle s’alimente également d’une dépendance géographique destructrice envers des marchés qui n’absorbent pas nos exportations. Le déficit commercial de la Tunisie ne reflète pas une baisse générale de sa compétitivité (nous réalisons un excédent confortable avec l’Union européenne de près de 3,46 milliards de dinars), mais se concentre dans des relations commerciales totalement déséquilibrées avec des pays spécifiques dont nous consommons les produits avec voracité. En seulement sept mois, le déficit s’est élevé à 6,79 milliards de dinars avec la Chine, à 2,91 milliards avec l’Algérie (en raison de la dépendance énergétique), à 2,10 milliards avec la Turquie, s’élargissant également à 1,99 milliard avec l’Égypte et à 1,44 milliard de dinars avec la Russie. Ces chiffres traduisent la paralysie de notre diplomatie économique ; nous ouvrons nos portes aux produits de ces pays tout en étant incapables de pénétrer leurs marchés, aliénant ainsi notre souveraineté économique et finançant leurs économies avec ce que nous gagnons durement en Europe.

 

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Tunisie : première en Afrique du Nord, mais 75e mondiale… le paradoxe de la prospérité

16. August 2026 um 17:50

Sur 161 pays étudiés, la Tunisie se classe au 75e rang mondial dans le Legatum Prosperity Index 2026, devançant de fait tous ses voisins nord-africains : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Égypte (120e) et Soudan (152e). Une première place régionale qui réconforte même si elle n’enthousiasme pas.

Il n’est pas inutile de rappeler que le meilleur classement de la Tunisie dans cet index remonte à 2017, où elle occupait la 66e place mondiale. Depuis, la trajectoire est celle d’un déclin progressif. Autrement dit, huit rangs perdus en moins d’une décennie, dans ce classement publié chaque année depuis 2007.

Si la Tunisie conserve sa première place régionale, c’est en grande partie grâce aux avancées socio-économiques réalisées entre les années 1990 et 2010, période durant laquelle la croissance annuelle moyenne avoisinait voire dépassait les 5 %. Mais on l’aura compris, c’est un héritage qui s’érode, faute d’avoir été renouvelé.

En effet, sur le plan économique, la Tunisie affiche un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars, avec pour principales exportations l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations couvrent notamment le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules. Une structure productive qui reflète une économie encore peu diversifiée et, par ricochet, vulnérable aux chocs externes.

Le vrai message de ce classement n’est donc pas dans le rang, il est dans la dynamique. Première en Afrique du Nord, certes. Mais dans une région qui, globalement, recule. Autrement dit, être le premier d’un peloton à la traîne n’est pas un titre de gloire, c’est un avertissement.

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Tunisie – Le numérique gagne du terrain dans les paiements

16. August 2026 um 16:40

Le bulletin « Paiements en chiffres en Tunisie » de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour le premier semestre 2026, montre que l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques ont enregistré plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Ainsi, le nombre de cartes bancaires atteint 6 151 000, tandis que celui de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. En outre, le pays compte 1 456 sites marchands actifs et 45 600 terminaux de paiement électronique (TPE). Sachant qu’un site marchand est qualifié d’“actif“ s’il a enregistré au moins une transaction sur une période d’un an, selon la terminologie de la BCT.

Le paiement mobile confirme également son développement. En effet et toujours selon le même bulletin, au premier semestre 2026, 218 886 wallets ont été recensés contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars (MDT). Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Concernant l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait état d’une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

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Index mondial de la prospérité | La Tunisie en tête des pays d’Afrique du Nord

16. August 2026 um 13:53

La Tunisie s’est classée au 75e rang mondial sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026. Malgré ses difficultés économiques actuelles, la Tunisie devance tous les autres pays d’Afrique du Nord : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Egypte (120e) et Soudan (152e). Il n’y a pas de quoi être fier, mais comme dit le proverbe français «Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console».    

Dans ce rapport publié annuellement depuis 2007 et qui offre un éclairage unique sur l’évolution de la prospérité à travers le monde, le meilleur classement de la Tunisie remonte à 2017 : 66e. Depuis elle n’a cessé de péricliter, mais ses voisins africains du nord n’ont pas fait mieux. Si elle reste en tête du classement régional c’est grâce à ses avancées socio-économiques réalisées dans les années 1990-2010 avec une croissance annuelle moyenne de près de 5%. C’était le bon vieux temps de… Ben Ali, dirait l’autre.

On peut toujours dénoncer a postériori la dictature de l’ancien président, mais on ne peut pas dire qu’on a beaucoup avancé depuis qu’on l’a chassé du pays le 14 janvier 2011. Au contraire, le déclin de notre pays a commencé depuis cette date fatidique qui devait être celle d’une libération et qui s’est révélée être, au final, celle du début de la décadence.

Malgré tout, et même s’ils continuent de se plaindre de leur situation, les 12,4 millions d’habitants que compte la Tunisie s’en tirent toujours mieux que tous leurs voisins immédiats. Ils sont choyés par la géographie avec leurs 1200 km de côtes méditerranéennes, leurs plaines fertiles du nord et du Sahel et la richesse de leurs régions désertiques. Sans oublier bien sûr l’ingéniosité de ses enfants, ou de certains d’entre eux.

L’économie tunisienne est modérément industrialisée, avec un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars. Parmi ses principales exportations figurent l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations incluent le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules, rappellent à juste titre les auteurs de l’Index. Ils auraient pu ajouter en observation : peut mieux faire !

I. B.

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Tunisie-Libye | Vers la facilitation du transport terrestre

16. August 2026 um 11:57

La Tunisie et la Libye ont discuté des moyens d’étendre la coopération dans le domaine du transport terrestre et de faciliter la circulation des passagers et des marchandises entre les deux pays. Ces pourparlers se sont tenus lors d’une réunion du comité technique mixte chargé du transport terrestre, organisée à Tunis les 11 et 12 août 2026. (Photo: Poste frontalier de Ras Jedir).

La délégation libyenne était conduite par Fadlallah Rafallah Ashour, vice-ministre des Transports chargé du secteur terrestre, tandis que la délégation tunisienne était dirigée par Tarek Bouazizi, directeur général du transport terrestre.

La Libye a présenté des propositions visant à développer son système de transport terrestre et a souligné la nécessité de mettre en œuvre l’accord bilatéral sur le transport routier de passagers et de marchandises, signé le 31 juillet 1996.

Les deux parties ont également débattu de l’amélioration des services et de la simplification des procédures de transport aux postes-frontières.

Elles ont réaffirmé les liens étroits unissant la Libye et la Tunisie, ainsi que l’importance d’une coordination continue pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises et pour améliorer les services aux postes-frontières.

I. B. (d’après The Libya Observer).

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Le classement du bonheur en Afrique du Nord

16. August 2026 um 11:37

Le classement fera sourire beaucoup de lecteurs et paraîtra même farfelu pour certains d’entre eux, mais il mérite d’être connu : la Libye figure en tête des dix pays africains où le revenu nécessaire pour atteindre le «pic de bonheur» (sic !) en 2026 est le plus élevé.

La Libye, qui est classée 81e sur le plan mondial, est suivie par l’Algérie (83e), la Tunisie (105e), le Maroc (112e), la Mauritanie (120e) et l’Égypte (139e).

Le World Happiness Report 2026 est réalisé par Remitly,  fournisseur mondial de services financiers, sur la base des données de Purdue University, établies sur la base des revenus annuels requis pour satisfaire les besoins de la vie, en rapport avec le pouvoir d’achat et les conditions générales du bien-être individuel et social.

À l’échelle mondiale, l’Islande affiche le score le plus élevé à 7 764, tandis que l’Afghanistan présente le plus bas, à 1 446.

La Libye avec un score 5 731, l’Algérie (5 714) et la Tunisie (4 798) affichent les seuils du «prix du bonheur» les plus élevés en Afrique du Nord.

Le score pour le Maroc s’établit à 4 646, la Mauritanie à 4 473 et l’Égypte à 3 862.

Ce classement, fondé sur les prix locaux et le pouvoir d’achat, révèle qu’un seuil plus élevé n’est pas synonyme d’un bonheur accru et que des facteurs tels que l’éducation, la santé et la qualité de vie jouent un rôle déterminant.

I. B.

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Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026

16. August 2026 um 10:12

Les estimations issues des comptes nationaux trimestriels de la Tunisie montrent que le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance au taux de 2,3% sur un an au cours du deuxième trimestre de 2026.

C’est ce que signale l’Institut national de la statistique (INS) dans son rapport périodique sur la croissance économique, ajoutant que le PIB en volume, au cours de la même période, et en glissement trimestriel, c’est-à-dire par rapport au premier trimestre de 2026, a augmenté de 1,4%.

S’agissant des variations trimestrielles, le PIB a enregistré une croissance de 1,4 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre de la même année.

Sur cette base, le PIB a enregistré une croissance de 2,4 % au cours du premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année précédente.

Les activités agricoles ont enregistré une accélération de leur croissance au cours du deuxième trimestre 2026, le volume de la valeur ajoutée du secteur progressant de 5,5 % en glissement annuel.

Ce secteur a contribué à hauteur de 0,51 point de pourcentage au taux de croissance de 2,3 % enregistré pour le PIB.

De même, les activités de services ont maintenu une dynamique de croissance positive au cours du deuxième trimestre de l’année en cours ; le volume de la valeur ajoutée a augmenté de 1,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025, contribuant pour 1,18 point de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+4,6 %), de l’information et de la communication (+3,5 %) et des transports (+1,7 %).

S’agissant des industries manufacturières, le volume de la valeur ajoutée a progressé de 0,9 % au cours du deuxième trimestre 2026, porté par la croissance de l’agroalimentaire (2,1 %), des industries mécaniques et électriques (1,6 %) et des industries diverses (3,7 %).

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets a enregistré un recul de 1,7 % de sa valeur ajoutée ; ce repli est principalement imputable à la baisse de la valeur ajoutée dans le secteur minier et dans celui de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse respective de 9,6 % et de 1,1 %.

Dans l’ensemble, le secteur industriel a enregistré une croissance de 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Celui de la construction a également affiché une croissance positive, le volume de la valeur ajoutée augmentant de 3,6 % en glissement annuel par rapport au deuxième trimestre de 2025.

La répartition du PIB par composante de la demande pour le troisième trimestre 2026 fait apparaître une hausse de 3,3 % du volume de la demande intérieure — incluant les dépenses de consommation et la formation brute de capital fixe (investissement) — par rapport au deuxième trimestre 2025 (en glissement annuel). Cette évolution positive a contribué à hauteur de 3,61 points de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

À l’inverse, le solde du commerce extérieur a contribué par une baisse de -1,33 point de pourcentage à ce taux de croissance du PIB. Cette situation s’est inscrite dans un contexte de progression de 10,4 % du volume des exportations de biens et services et de 11,2 % du volume des importations au cours de la même période.

Le rapport en arabe.

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Tunisie | Le taux de chômage se stabilise autour de 15%

16. August 2026 um 09:34

Selon les résultats de l’enquête sur l’emploi du deuxième trimestre 2026 réalisé par l’Institut national de la statistique (INS), la population active en Tunisie s’est établie à 4 190 500 personnes, contre 4 268 000 au premier trimestre de la même année, soit une baisse de 77 500 personnes.

La population active se répartit entre 2 887 700 hommes et 1 302 800 femmes, représentant respectivement 68,9 % et 31,1 % de l’ensemble de la population active.

Par ailleurs, le taux d’activité a enregistré un recul de 1,2 point de pourcentage au cours du deuxième trimestre 2026 pour s’établir à 44,7 % de la population âgée de 15 ans et plus, contre 45,9 % au premier trimestre 2026.

Au deuxième trimestre 2026, le nombre d’occupés a atteint 3 568 100, contre 3 626 300 au trimestre précédent, soit une baisse de 58 200 occupés. La population occupée se compose de 2 546 000 hommes et de 1 022 100 femmes, représentant respectivement 71,4% et 28,6 % de l’ensemble de la population occupée.

Les personnes occupées se répartissent comme suit par secteur d’activité : 49,9 % dans les services, 20,4% dans les industries manufacturières, 13,5 % dans les industries non manufacturières et 16,3 % dans l’agriculture et la pêche.

Le nombre de chômeurs s’est établi à 622 400 personnes au deuxième trimestre 2026, contre 641 700 au premier trimestre, soit une baisse de 19 300 chômeurs. Le taux de chômage a ainsi diminué à 14,9 %, contre 15 % au trimestre précédent.

Par sexe, ce taux a reculé de 0,5 point de pourcentage chez les hommes pour s’établir à 11,8 %, tandis qu’il a augmenté de 0,9 point chez les femmes pour atteindre 21,6 % au deuxième trimestre 2026.

Le taux de chômage s’est établi à 14,8 % en milieu urbain et à 15,0 % en milieu rural au cours du deuxième trimestre de 2026, contre respectivement 14,4 % et 16,5 % au premier trimestre de la même année.

Le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué au cours du deuxième trimestre 2026, atteignant 35,4 % contre 37,5% au premier trimestre 2026. Ce taux se répartit entre 34,6 % pour les hommes et 37,1% pour les femmes.

Chez les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage a augmenté pour atteindre 26,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 24,2 % au premier trimestre de la même année. Ce taux s’élève à 14,2 % chez les hommes et à 35,6 % chez les femmes.

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L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie

16. August 2026 um 09:04

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart structurel avec la Chine.

Au cours des sept premiers mois de 2026, l’Italie demeure le premier fournisseur européen de la Tunisie et le classe au deuxième sur le plan mondial derrière la Chine, avec un écart qui s’est réduit 206 millions de dinars (environ 61 millions d’euros).

Les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 13,67 milliards de dinars (environ 4,03 milliards d’euros) entre janvier et juillet, enregistrant une hausse de 12,4 % par rapport à la même période en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) de Tunisie.

Cette hausse est principalement portée par les ventes des produits importés d’Italie sur le marché tunisien, dont la valeur a atteint 6,66 milliards de dinars (environ 1,97 milliard d’euros), soit une augmentation de 16,6 % sur un an.

Au cours de la même période, les exportations tunisiennes vers l’Italie ont progressé de 8,7 %, s’élevant à environ 7,01 milliards de dinars (2,07 milliards d’euros).

Ces rythmes de croissance divergents modifient également la balance commerciale bilatérale. La Tunisie conserve un excédent commercial vis-à-vis de l’Italie d’environ 347 millions de dinars (102 millions d’euros), mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux 733 millions de dinars (environ 216 millions d’euros) enregistrés au cours des sept premiers mois de 2025.

Les chiffres témoignent ainsi d’un rééquilibrage progressif des échanges en faveur de l’Italie, qui occupe désormais une place prépondérante parmi les fournisseurs de la Tunisie.

Sur les sept premiers mois de l’année, les produits chinois sont restés en tête des ventes sur le marché tunisien, avec une valeur d’environ 6,87 milliards de dinars, suivie par l’Italie (6,66 milliards) et la France (environ 6,36 milliards).

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart avec la Chine.

Ce renforcement de la position italienne en Tunisie s’inscrit dans un contexte plus large où l’UE demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie.

Au cours des sept premiers mois de 2026, 70,4 % des exportations tunisiennes étaient destinées à l’UE-27, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, tandis que 45,3 % des importations — totalisant 25,16 milliards — provenaient de l’UE.

Les importations tunisiennes en provenance d’Italie ont augmenté de 16,6 %, contre une hausse de 18,4 % pour celles venant de France. L’Italie occupe également une place de premier plan pour les exportations tunisiennes. L’agence ICE classe l’Italie comme la deuxième destination des marchandises tunisiennes et le deuxième fournisseur de la Tunisie ; une position que les données de 2026 viennent consolider, notamment en ce qui concerne les ventes italiennes.

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Location d’été – Lorsque les fausses promesses et autres manquements sont au rendez-vous !

16. August 2026 um 08:25

C’est toujours du pareil au même. Un laisser-aller, une désinvolture voire un souci, conscient ou non, d’offrir le moins de service ou de confort possible caractérisent souvent les locations d’été. Instantanées.

 

« Pour le prix qu’il nous fait payer, il aurait pu quand même changer les draps », s’exclame Haroune G., en remarquant que les draps portent une tache sur laquelle il semble que du mercurochrome a été versé. En ajoutant, dans un large sourire, qu’il faudra « contracter un prêt pour pouvoir se payer une semaine de vacances dans une villa meublée sur la côte tunisienne.

« Villa meublée, une façon, pour ainsi dire, de parler », ajoute-t-il. En somme, la qualité de ce que les propriétaires qui louent, pour un temps, leur maison, offrent aux estivants d’une semaine laisse à désirer. Le récit de Haroune en dit long sur des « fausses promesses » et autres « manquements » auxquels sont souvent exposés les locataires.

Des cuillères rouillées

« Là où vous posez les pieds, il y a comme un laisser-aller, une désinvolture voire un souci, conscient ou non, d’offrir le moins de service ou de confort possibles, soutient-il. A commencer par la cuisine où, opine-t-il, il y a beaucoup d’ustensiles, des assiettes et des verres qui manquent à l’appel. « Pourtant, le propriétaire savait que six personnes allaient séjourner dans la maison ! », s’énerve-t-il. « Et je ne vous parle pas des toilettes et de la salle de bain qui sont loin de contenir ce qui ne peut que paraître essentiel, comme le papier toilettes ou le savon qui sont toujours à la charge du locataire », dit-il, en faisant la moue. Et en rappelant que « bien plus », il a trouvé même des cuillères « rouillées ».

Le propriétaire est, en plus, quelquefois rarement là pour que l’on puisse lui demander des comptes ou l’interroger sur quelque chose. « A part le premier jour de la location où on l’a vu, il a été constamment absent des lieux », affirme-t-il. Il a délégué un « samsar » (intermédiaire informel qui met en relation des propriétaires et des locataires), qui est censé se porter au secours des locataires. Celui-ci est cependant débordé ayant beaucoup de maisons à « gérer ». Il fait, de plus, souvent la « sourde oreille » et vous trouve un argument quelconque pour expliquer que « cela n’est pas possible » ou que « l’artisan appelé à réparer une fuite, par exemple, est pour le moment du moins indisponible ».

La mécanique est bien huilée

Inutile de préciser, à ce juste propos, que rarement la villa à louer est inspectée scrupuleusement avant qu’un nouveau locataire rentre dans une maison. « Cela serait on ne peut plus nécessaire », assure Haroune. Qui précise que, de ce fait, on ne peut savoir ce qui a été mis hors service ou dégradé par le locataire qui a quitté les lieux. Autant dire qu’il faut déjà que le propriétaire dresse une liste de ce qui est nécessaire pour les estivants dans tous les compartiments du bien loué. « En faisant preuve d’empathie », souligne-t-il. « La seule tâche réellement accomplie consiste, à l’arrivée du locataire, en une visite rapide d’une femme de ménage qui dépoussière les meubles et nettoie le sol ; sans aller plus loin », note-t-il.

Une femme de ménage que l’on ne reverra plus qu’à la fin du séjour. Et qui vient accomplir sa besogne toujours en toute hâte. En fait « la mécanique est bien huilée », conclut Haroune.

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Biat Privilèges | Une marketplace bancaire dédiée aux avantages clients

16. August 2026 um 07:38

La Biat annonce le lancement de Biat Privilèges, une nouvelle application permettant l’accès à une marketplace bancaire qui offre un large univers de réductions et d’offres exclusives négociées auprès de centaines d’enseignes partenaires. A travers cette nouvelle offre innovante, la Biat enrichit l’expérience de ses clients au-delà des services bancaires traditionnels et contribue à renforcer leur relation avec la banque.

Dans le cadre de sa stratégie d’innovation et d’amélioration continue de l’expérience client, la Biat poursuit le développement de solutions à valeur ajoutée pour répondre aux nouvelles attentes et aux habitudes de sa clientèle.

C’est dans cette dynamique que la banque lance Biat Privilèges, une nouvelle application extra-bancaire permettant à ses clients de bénéficier d’avantages exclusifs auprès d’une large sélection de marques et d’enseignes partenaires.

Cette initiative traduit la volonté de la Biat d’enrichir sa proposition de valeur à travers une offre qui permet à ses clients de réaliser des économies sur leurs dépenses courantes, leurs loisirs et leurs projets de consommation.

Elaborée en partenariat avec FreeOui et d’autres partenaires de référence, l’application donne accès à plus de 450 enseignes représentant plus de 1 300 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire tunisien. Les clients de la Biat peuvent ainsi bénéficier d’avantages exclusifs dans de nombreux univers de consommation tels que le shopping, les loisirs, les voyages, la restauration, le bien-être, la santé et la culture.

Pensée pour être simple, rapide et accessible, Biat Privilèges permet aux utilisateurs de consulter les offres organisées par thématique et profiter des avantages proposés, en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur localisation.

À travers le lancement de cette offre, la Biat enrichit l’expérience de ses clients tout au long de leurs parcours de consommation, en leur permettant de transformer leurs dépenses du quotidien en opportunités de réaliser des économies. Elle réaffirme ainsi son positionnement de banque innovante et son engagement constant à développer des solutions créatrices de valeur, en phase avec les nouveaux usages et les attentes de sa clientèle.   

Lien de téléchargement.

Contact : biat.privilèges@freeoui.com

Pour plus d’information, consultez le lien.

Pour toute demande d’information, contactez le Centre de Relation Clients Biat au 31 31 18 18

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Tunisie | Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès

15. August 2026 um 13:38

Le projet Pik («Préserver les îles Kneiss») visant à renforcer la protection de cet archipel de petites îles situées situé dans le golfe de Gabès, à quelques kilomètres des côtes et cinquante kilomètres au sud de Sfax, vient d’être achevé par un atelier à Tunis, organisé le mardi 11 août 2026 par l’Association pour la Continuité des Générations (ACG).  

Pour protéger la biodiversité de l’archipel, ce projet financé par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF-FEM) a mis mené une série d’actions dont la mise en place de nids artificiels pour favoriser la reproduction des oiseaux, le suivi des herbiers marins, la restauration de la végétation côtière, la collecte de déchets plastiques et la plantation de salicornes pour lutter contre l’érosion.  

Situées à environ 25 kilomètres au sud-est de Mahrès, dans le gouvernorat de Sfax, les îles Kneiss constituent l’une des zones humides les plus précieuses de Tunisie sur le plan écologique. Le site est reconnu comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar et figure sur la liste des Aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (Aspim).

L’archipel peut accueillir jusqu’à 330 000 oiseaux hivernants et est considéré comme un site d’hivernage régional clé pour diverses espèces d’oiseaux d’eau.

Des écosystèmes les plus fragiles

Le projet Pik s’est concentré tout particulièrement sur des solutions fondées sur la nature afin de renforcer la résilience de l’écosystème face aux effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière. Des nids artificiels ont été installés sur l’île d’El Bassila pour améliorer les conditions de reproduction d’espèces telles que la spatule blanche, le flamant rose et l’huîtrier pie.

Selon les responsables du projet, les premières observations indiquent que les oiseaux ont déjà commencé à utiliser ces structures et à s’y adapter.

Un autre volet du projet a porté sur le suivi scientifique des herbiers de Zostera noltii (une espèce de zostère naine), un habitat marin d’une importance capitale pour l’archipel. La cartographie de ces herbiers permet de suivre l’évolution d’écosystèmes qui servent de zones de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons et contribuent à stabiliser les fonds marins.

Par ailleurs, la réintroduction de la salicorne — une plante halophile capable de consolider le sol et de réduire l’érosion — a été expérimentée le long du littoral.

Parmi les participants à ces activités figuraient l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), la Direction générale des forêts, l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), The MedFund et des communautés locales de la délégation de Ghraiba.

Le projet comprenait également des opérations de collecte de déchets plastiques sur les îles.

Les îles Kneiss sont depuis longtemps au cœur de programmes de conservation de la biodiversité. Des initiatives antérieures, soutenues par le Programme de microfinancements du FEM, avaient déjà identifié l’archipel comme une zone prioritaire pour la protection des habitats marins, de l’avifaune et des ressources naturelles locales.

Les résultats du projet PIK devraient désormais contribuer au processus de création de la future aire marine et côtière protégée des îles Kneiss, dans le but d’assurer une gestion plus durable de l’un des écosystèmes les plus fragiles et les plus importants du golfe de Gabès.

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Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent

15. August 2026 um 13:28

La Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a expliqué les tensions observées ces derniers jours dans l’approvisionnement en eaux minérales conditionnées dans certaines régions du pays. Selon elle, ces difficultés sont principalement liées à la hausse exceptionnelle des températures, qui a entraîné une augmentation rapide et importante de la demande.

Dans un communiqué explicatif, la Chambre syndicale indique que la consommation a, à certaines périodes, dépassé les niveaux habituellement enregistrés durant la saison estivale. Cette hausse a entraîné une consommation importante des stocks de réserve constitués par les producteurs en prévision du pic de demande.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées des coupures et perturbations répétées de l’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités de production, provoquant, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production et des pannes d’équipements industriels. Des interventions techniques, des opérations de maintenance et des redémarrages ont ainsi été nécessaires avant le retour progressif au rythme habituel de production.

31 unités mobilisées à pleine capacité

Face à cette situation exceptionnelle, les 31 unités de production d’eau minérale réparties à travers le pays fonctionnent à leurs capacités maximales afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, notamment à travers la mise à disposition directe de la production quotidienne.

Parallèlement, les unités affectées par les perturbations sont progressivement remises à leur rythme normal. La Chambre syndicale assure que les producteurs maintiennent leur engagement en faveur du respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire.

Elle dément, par ailleurs, toute volonté de la part de ses adhérents de provoquer une pénurie, de retenir les produits du marché ou de se livrer à une quelconque forme de spéculation.

Un marché concurrentiel

La Chambre rappelle que le secteur tunisien des eaux minérales conditionnées compte 31 usines, réparties dans différentes régions du pays. Il se caractérise par la diversité des entreprises et des marques ainsi que par un niveau élevé de concurrence.

Aucune entreprise ou aucun groupe d’entreprises ne détient plus de 25 % du marché, souligne-t-elle, estimant que cette configuration exclut toute situation de domination permettant à un seul acteur de contrôler les quantités disponibles ou le rythme d’approvisionnement du marché.

La Chambre syndicale précise également que la coordination se poursuit entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que les différents services concernés, afin de garantir la régularité de l’approvisionnement et de parvenir à une répartition optimale des quantités disponibles entre les différentes régions.

Appel à éviter le stockage excessif

Selon la Chambre, les tensions actuelles restent conjoncturelles, tandis que l’ensemble du secteur est mobilisé pour rétablir l’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Elle appelle ainsi les différents intervenants dans les circuits de distribution à faciliter l’acheminement des produits jusqu’aux consommateurs et à éviter tout stockage inhabituel.

Les consommateurs sont, de leur côté, invités à maintenir un rythme d’achat normal, correspondant à leurs besoins réels. Une telle démarche contribuerait, selon la Chambre syndicale, à réduire la pression momentanée exercée sur le marché.

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Tunisie | Essor des résidences médicalisées pour des séniors européens

15. August 2026 um 13:00

Piscines, jardins, chambres avec vue sur la mer, soins infirmiers et personnel francophone. La Tunisie connaît une multiplication des résidences médicalisées pour personnes âgées ; au-delà de la clientèle locale, ces établissements visent de plus en plus les retraités européens, et notamment les Français.

Cette tendance est particulièrement marquée à Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax, où certains établissements proposent un modèle hybride — à mi-chemin entre la maison de retraite et le complexe de villégiature — alliant soins médicaux 24 heures sur 24 et prestations hôtelières haut de gamme.

Les tarifs affichés varient généralement de 1 200 à 4 000 euros par mois, selon l’établissement et le niveau de dépendance du résident. L’avantage financier par rapport à la France peut être considérable, surtout dans le secteur privé, où les tarifs des Ehpad français dépassent souvent 3 000 euros par mois — et peuvent être bien plus élevés dans les grandes villes. En Italie également, les coûts de structures d’accueil similaires peuvent atteindre 3 000 euros par mois.

L’attractivité de la Tunisie repose sur des coûts de main-d’œuvre plus faibles, la disponibilité de personnel médical francophone, un climat méditerranéen et la proximité avec l’Europe.

Toutefois, les établissements tunisiens ne sont pas automatiquement comparables aux Ehpad français, qui sont soumis à des réglementations spécifiques ainsi qu’à des normes sanitaires et de soins rigoureuses.

Cette augmentation de l’offre coïncide également avec une évolution démographique nationale.

Selon l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de plus de soixante ans représentent désormais environ 17 % de la population en Tunisie, un chiffre qui devrait avoisiner les 20 % d’ici 2030. Bien qu’il n’existe pas actuellement de données officielles récentes confirmant une véritable «explosion» du nombre de résidences privées, le marché est manifestement en pleine expansion et se tourne de plus en plus vers l’international. Pour les familles européennes, cependant, le prix n’est pas le seul critère : la qualité réelle des soins, la continuité des traitements, la couverture par l’assurance maladie, le contrôle des établissements et la proximité avec la famille demeurent des facteurs déterminants.

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