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Export de la bière : une hausse record de 85 % au quatrième trimestre 2025

22. Januar 2026 um 10:52

Les derniers indicateurs d’activité de la SFBT pour la fin d’année 2025 révèlent un paysage contrasté. Si le segment des boissons gazeuses semble marquer le pas, c’est en grande partie dû à des ajustements logistiques internes. À l’inverse, l’activité bière affiche une santé de fer, portée par une demande solide tant au niveau local qu’international.

Le segment des boissons gazeuses affiche des chiffres en retrait, mais le tableau mérite d’être nuancé. Sur le marché local, le chiffre d’affaires (HT) a reculé de 5,29 % (passant de 33,9 à 32,1 millions de dinars), tandis que les volumes vendus ont légèrement fléchi de 1,95 %.

À l’export, le repli est plus sévère (-17,02 %), principalement dû à la baisse des commandes d’un client en Afrique subsaharienne. Toutefois, l’impact sur le groupe reste minime, l’export ne représentant qu’une part marginale de ce segment.

L’explication clé : Cette baisse de volume ne traduit pas un désintérêt des consommateurs. Elle résulte d’une réorganisation stratégique à l’usine de Charguia. Avec la création d’un centre de facturation spécifique pour la filiale SGBIA (boîtes et bouteilles PET), l’usine mère ne facture plus que le verre consigné. Ce changement “mécanique” allège les colonnes comptables de la société mère sans pour autant affaiblir la performance globale du groupe.

La bière : un moteur de croissance performant

Le secteur de la bière confirme son rôle de locomotive avec des résultats très positifs.

Ventes locales : une belle progression de 7,85 % du chiffre d’affaires, soutenue par une hausse des volumes de 6,63 % (soit 487 032 hectolitres vendus).

Export : C’est la surprise du trimestre avec une envolée de 85,03 %. Bien que les volumes restent modestes par rapport au marché local, ce quasi-doublement des revenus montre un réel regain d’intérêt pour nos produits à l’étranger.

Préparer l’avenir

Malgré les mutations internes, l’outil de production tourne à plein régime :

  • La production de bière progresse de 3,61 %.
  • Celle des boissons gazeuses reste stable (+0,12 %).

Côté investissements, l’accent a été mis sur la logistique de proximité. La société a massivement investi dans les emballages consignés (casiers et bouteilles) afin de fluidifier la distribution et de répondre aux besoins du terrain.

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Attijari Bank: 709,5 millions de dinars de produit net bancaire à fin 2025

22. Januar 2026 um 09:59

Attijari bank boucle l’année 2025 avec un bilan qui témoigne d’une grande maturité. Le chiffre clé à retenir ? Une hausse de 7,6 % des dépôts de la clientèle. Ce résultat est d’autant plus significatif qu’il repose sur une progression solide de l’épargne (+8,7 %) et des dépôts à vue (+7,9 %). Malgré un contexte économique qui reste complexe, les clients continuent de placer leur confiance dans la solidité de l’enseigne.

Côté financements, la banque a fait le choix de la prudence. Les encours de crédits affichent un léger repli de 2,8 % (7 133,8 millions de dinars), reflétant une stratégie de gestion des risques maîtrisée et une lecture attentive du marché.

Stabilité opérationnelle et performance

Sur le plan financier, l’exercice est marqué par une grande stabilité :

Produit net bancaire (PNB) : 709,5 millions de dinars (+0,2 %).

Coefficient d’exploitation : 51,8 %, signe d’une maîtrise des coûts opérationnels malgré une hausse des charges liée aux investissements de la banque.

Au-delà de sa performance comptable, Attijari bank s’est distinguée en 2025 par des actions concrètes à fort impact social et environnemental.

Prenons l’exemple de la collaboration avec la GIZ et le PNUD, la banque a multiplié les initiatives pour l’égalité. Du programme Gender Diversity Management au projet GEWEET — qui accompagne les artisanes du Sud tunisien dans leur transformation digitale et fiscale — la banque s’impose comme un moteur de l’émancipation économique des femmes.

Autre exemple : l’engagement de la banque a également pris une dimension humanitaire avec le soutien important au service néonatal de l’hôpital de Jendouba. Ce projet permet désormais une meilleure prise en charge de plus de 1 000 prématurés chaque année.

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Le groupe OneTech porte ses exportations à 86,2 % du chiffre d’affaires en 2025

22. Januar 2026 um 09:30

Le Groupe OneTech démontre une nouvelle fois la solidité de son modèle économique. En clôturant le 4e trimestre 2025 avec un chiffre d’affaires de 281,9 Mtnd (en hausse de 7,6 %), le groupe confirme sa capacité à naviguer avec succès dans un environnement complexe.

Cette dynamique s’appuie sur deux piliers : un pôle Câbles devenu le véritable moteur de l’activité et un marché local qui retrouve des couleurs.

L’export !                                            

Le rayonnement international de OneTech ne se dément pas. Avec 236,3 Mtnd de ventes à l’export ce trimestre (+5,5 %), le groupe signe sa cinquième période consécutive de croissance. Plusieurs facteurs expliquent ce succès :

Innovation et mix produit: la montée en puissance de nouveaux programmes industriels à forte valeur ajoutée.

Mobilité électrique: une reprise de la demande automobile européenne, particulièrement sur le segment électrique, profitant directement au pôle Mécatronique.

Concernant le chiffre d’affaires local a bondi de 19,6 % ce trimestre pour atteindre 45,6 Mtnd. Ce regain d’activité témoigne d’un ancrage commercial renforcé et d’une demande domestique enfin repartie à la hausse.

Une envergure mondiale

Sur l’ensemble de l’année, OneTech franchit la barre des 1 080 Mtnd de chiffre d’affaires. L’international pèse désormais pour 86,2 % du business total, ancrant définitivement le groupe dans les chaînes de valeur mondiales, notamment européennes.

Stratégie «Challenge 2028»

Le groupe ne se contente pas de gérer sa croissance, il prépare demain. Dans le cadre de son plan «Challenge 2028», 36,2 Mtnd ont été investis en 2025 avec des priorités claires :

  1. Excellence opérationnelle: productivité et qualité accrue.
  2. Transition énergétique: réduction de l’empreinte carbone.
  3. Standards ESG: répondre aux exigences de plus en plus strictes des grands donneurs d’ordre mondiaux.

Une santé financière solidifiée

Parallèlement à son expansion, OneTech assainit son bilan. Grâce à une gestion rigoureuse, l’endettement global a chuté de 19% (soit une réduction de 23,4 Mtnd) sur l’année. Cette agilité financière retrouvée permet au groupe d’aborder ses futurs projets de développement avec une sérénité et une autonomie renforcées.

 

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Edito: Investissement, sinon rien

19. Januar 2026 um 10:13

En 2025, l’illusion aura été de courte durée. L’année a moins bien fini qu’elle n’avait commencé. Et à bien des égards, elle a été beaucoup moins rassurante qu’il n’a été dit. Elle a levé le voile sur les vulnérabilités et les fragilités structurelles de l’économie nationale. Elle a même accentué notre décrochage industriel, comme le confirme la trajectoire des échanges extérieurs. Les exportations industrielles poursuivent leur trend baissier quand elles ne chutent pas de manière inquiétante, tout en étant découplées des importations qui explosent contre toute logique. Signe que l’offre de produits locaux stagne, et au pis recule, faute de compétitivité ou sous le coup de boutoir de la déferlante de marchés parallèles qui se sont pleinement affranchis de l’autorité de l’Etat et de toute forme de normalité. Moralité : les importations, quels qu’en soient les raisons, le canal ou le véhicule qui leur servent de levier, suppléent notre production nationale alors qu’historiquement, notre modèle de développement était fondé sur la substitution des importations. Plus que la fin d’un modèle, du reste capable de se réguler et de s’adapter de lui-même, comme cela s’est produit en Asie et ailleurs, c’est la faillite d’un système de gouvernance de politique économique. Il y a de ces retournements de l’histoire dont il faut chercher la raison dans le vide laissé par l’absence de politiques publiques et sectorielles volontaristes et pleinement assumées.

Dans l’histoire contemporaine du pays, on a rarement connu pareil phénomène d’errance économique. Les exportations industrielles, en mal de compétitivité, peinent à se redresser et les importations tous azimuts prennent le relais de la production nationale. Il n’y a pas de mystère à cette situation bancale qui défie les lois de l’économie. La raison en est la panne prolongée de l’investissement, le principal moteur de la croissance. Il est à l’arrêt ou presque.

 

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement. Et comme si cela ne suffisait pas, du fait de son instabilité, elle nourrit un épais brouillard au détriment de l’investissement. La législation sociale, contre-cyclique et à forte connotation politique, limite le champ de développement de l’entreprise sans de réelles garanties de l’emploi. La bureaucratie, qui confine souvent à l’arbitraire, finit par refroidir l’ardeur entrepreneuriale. La digitalisation, qui tarde à se mettre en place, ajoute au désarroi des acteurs économiques. Les coûts indirects, mais non moins visibles générés par la médiocrité des infrastructures de transport, par la défaillance logistique, grèvent les charges des entreprises, érodent leur compétitivité et pèsent au final sur leur décision d’investissement. Le climat délétère, l’atmosphère de paix larvée et l’absence de visibilité ne sont pas de nature à rehausser le moral des chefs d’entreprise. Les difficultés d’accès au crédit bancaire pour les PME/PMI font le reste, mais là, c’est une autre histoire. 

La vraie question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment enclencher le réarmement industriel du pays. A cette précision près que sans un véritable rebond de l’investissement, il n’y a point de salut national. Il ne peut y avoir de croissance saine et durable sans une forte reprise de l’investissement, porté par un vaste dessein national et une vision d’avenir.

Il peut paraître illusoire de vouloir relancer les investissements, booster l’attractivité du site tunisien, par la seule promulgation d’un code d’investissement, aussi accompli sur le papier soit-il. Les leviers et mécanismes de relance sont moins dans le texte que dans notre état d’esprit. Le meilleur code d’investissement aura peu d’effet si notre mentalité, notre perception de l’investisseur restent en l’état. Nous devons entreprendre notre aggiornamento politico-économique, une vaste et profonde révolution culturelle. Nous devons changer d’attitude et de logiciel mental et intellectuel à l’égard des investisseurs, notamment étrangers. La vérité est que nous voulons qu’ils viennent investir chez nous, mais nous n’acceptons pas qu’ils s’enrichissent, alors que leur réussite profitera en premier au pays sous la forme d’investissements supplémentaires. Il ne leur est pas permis, comme aux investisseurs locaux, de s’aventurer dans le domaine réservé de la seule puissance publique, sans qu’il soit d’essence stratégique. Nous sommes l’un des rares pays où l’Administration entend conserver l’intégralité de son pouvoir d’un autre temps : contrôler, régenter et administrer sans que cela soit nécessaire ou utile. On ne peut pas libérer l’investissement sans faire bouger les lignes et changer les choses. On comprend que tout n’est pas possible ici et maintenant et qu’il y a des zones d’interdiction. Soit. Sauf que là où il n’y a pas d’interdit, il ne doit pas y avoir d’autorisations aux issues du reste aléatoires. Cela vaut pour les investisseurs étrangers comme pour le reste. Il faut oser briser ces tabous une fois pour toutes.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle. Et pour cause ! Les pays industrialisés avancés, qui attirent le plus d’IDE en raison de la qualité de leur écosystème, ne disposent pas de code d’investissement, mais d’institutions et d’organismes crédibles et efficaces et de dirigeants dont la parole vaut de l’or. L’APII, la FIPA, l’APIA, la TIA, l’AFI sont certes dans leur rôle, mais cela ne saurait suffire. Car attirer des mégaprojets et des investissements de nouvelle génération hautement capitalistiques trouvent leur dénouement à des niveaux bien plus élevés au sommet de l’exécutif. Les IDE, à haute intensité technologique et à forte valeur ajoutée, sont au cœur de la diplomatie économique. Cela est d’autant plus vrai que le pays est pauvre en minéraux, en gaz, en pétrole, en terres rares et en ressources stratégiques qui suscitent un afflux d’IDE,  mais qui pourraient l’exposer, s’il n’y prend garde, à l’impérialisme belliqueux et à la barbarie de prédateurs qui renouent avec les sombres années du colonialisme et de la politique de la canonnière.

C’est une bénédiction divine d’être à ce point dépourvus de ces richesses extractives. Mais cela ne nous met pas à l’abri des visées impérialistes. La position géopolitique clé de la Tunisie n’a pas que des avantages. D’être ainsi dans l’œil du cyclone donne à réfléchir. Nécessité fait loi.  Autant nous en tenir à nos fondamentaux diplomatiques de toujours qui nous ont valu plus de pays amis et pour ainsi dire pas d’ennemis déclarés : une diplomatie tranquille, fondée sur un souci d’équilibre, proche de la neutralité – avec modération et humilité. Tout en garantissant au plan local un climat politique apaisé, consensuel, loin des querelles, des tensions et des divisions qui font le lit d’ingérences étrangères.

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle.

 

Le code d’investissement, même très élaboré, est certes nécessaire, mais pas suffisant. La crédibilité du pays se joue et se mesure aussi ailleurs. Les investisseurs étrangers ont tout autant besoin d’un code que d’institutions républicaines respectueuses de leurs engagements et de la sécurité juridique des investissements. Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur. Les chefs d’entreprise locaux ne sont pas en reste. Leur réussite, leur notoriété, leurs relations d’affaires et leurs réseaux professionnels sont parmi les principaux véhicules et vecteurs des IDE dans le cadre d’alliances industrielles ou de partenariats stratégiques. Leur manquer de respect, de considération et de reconnaissance revient à priver le pays de réelles opportunités d’investissement étranger. 

Ultime question : l’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé. Il l’a en revanche rétrogradé au plus bas, au point d’en faire une simple variable d’ajustement réduite à sa plus simple expression – moins de 6% de son budget. Autant dire qu’il a sacrifié les investissements d’avenir, privilégié le présent aux dépens du futur, en ménageant ses dépenses de fonctionnement, plutôt que des réformes difficiles, mais vitales pour le pays. Le train de vie de l’Etat n’est pas sans prix. 

 

Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur.

 

Le dire à l’heure de l’entame du plan de développement 2026-2030 ne sera pas de trop. L’investissement public est le principal vecteur de transformation économique, sociale et environnementale. L’Etat doit pouvoir inverser la pente et la trajectoire dangereuse des investissements d’avenir, aujourd’hui en déshérence. Le plan n’en aura que plus de contenu, de chair, de consistance et surtout de cohérence. Il y va de la crédibilité des politiques publiques et de leur capacité de réactiver les leviers de l’innovation, de l’investissement, de l’économie de la connaissance et d’une croissance durable.

 

L’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé.

 

Cet édito est disponible dans le mag. de l’Economiste Maghrébin n°936 du 14 janvier au 28 janvier 2026.

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Noufissa Kessar nommée PDG du groupe marocain d’Al Mada

18. Januar 2026 um 12:39

Le Conseil d’administration d’Al Mada nomme Noufissa Kessar au poste de présidente-directrice générale du groupe, avec effet immédiat.

Al Mada, groupe d’investissement marocain à vocation panafricaine, porte désormais à sa tête une femme, et ce depuis vendredi 16 janvier 2026, nomination qui fait suite au décès de Hassan Ouriagli, à qui le conseil d’administration a rendu « hommage pour son leadership, ses nombreuses réalisations et son dévouement exemplaire au service du groupe, rapportent plusieurs médias marocains et africains ».

« Son engagement a marqué l’histoire d’Al Mada et a fortement contribué à sa position stratégique dans l’économie nationale et africaine », lit-on dans un communiqué d’Al Mada.

A noter que Noufissa Kessar, qui succède donc à Ouriagli, a construit sa carrière au sein du même groupe, d’abord au sein de la banque du groupe, puis à la holding Al Mada en qualité de directrice générale adjointe, où elle a contribué activement aux projets stratégiques et au développement global du groupe.

Elle est diplômée de l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse, et a fait l’essentiel de sa carrière au sein du Groupe Al Mada d’abord au sein d’Attijariwafa Bank où elle a entre autres participé à la création d’Attijari Finances Corp, et ce, avant de rejoindre la holding.

Noufissa Kessar est également administratrice dans certaines filiales du Groupe Al Mada. De ce fait, « sa nomination s’inscrit dans la continuité de l’engagement d’Al Mada en faveur de l’innovation, de la croissance durable et de l’excellence opérationnelle. Sous la direction de Noufissa Kessar, Al Mada consolidera le développement en cours, l’innovation et sa contribution au progrès économique et social du Maroc et à l’international, dans le respect des valeurs fixées par les actionnaires du Groupe Al Mada », ajoute le communiqué.

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De nouveaux mécanismes de financement des entreprises tunisiennes sur les marchés africains

18. Januar 2026 um 09:59

En Tunisie, le capital-investissement et les fonds d’investissement spécialisés (FIS) sont sur le point de se substituer au financement bancaire classique pour soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes en Afrique au sud du Sahara.

C’est autour de cette idée qu’a été organisée, samedi 17 janvier 2026à Tunis, une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement de la croissance des entreprises tunisiennes sur le continent africain, à l’initiative du Conseil d’Affaires tuniso-africain (Tunisia Africa Business Council – TABC), en marge de son Assemblée générale ordinaire.

L’objectif de cette rencontre visait à présenter des solutions financières alternatives capables d’accompagner aussi bien les entreprises déjà présentes sur les marchés africains mais aussi celles souhaitant s’y implanter.

En effet, le capital-risque et les fonds d’investissement sont à même d’entrer dans le capital des entreprises, de renforcer leurs fonds propres et de leur donner les moyens financiers nécessaires pour exporter ou s’implanter durablement en Afrique, estime Anis Jaziri, président de TABC.

L’amélioration des fonds propres constitue un levier indispensable pour développer l’export et les implantations tunisiennes en Afrique, dans un contexte où les banques tunisiennes demeurent peu présentes sur le continent.

Le vice-président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Mohamed Salah Frad, mettra l’accent sur le fait que les Fonds d’investissement spécialisés sont un mécanisme encore méconnu dans le paysage entrepreneurial tunisien. « Il s’agit de fonds introduits par la nouvelle loi transversale relative à la relance de l’investissement en Tunisie, permettant à des fonds domiciliés en Tunisie d’investir à l’étranger sans autorisation préalable, avec des compartiments en devises », expliquera-t-il.

Ces véhicules, régis par le Conseil du marché financier (CMF), commencent à émerger en Tunisie, avec cinq à six fonds déjà opérationnels, et offrent aux entreprises tunisiennes la possibilité de prendre des participations et de s’implanter physiquement à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.

La présidente de l’ATIC, Selma Zouaoui, abonde dans la même direction, soulignant qu’au-delà du crédit bancaire, il existe une palette diversifiée de solutions de financement, allant des fonds d’investissement spécialisés et du capital-investissement à l’assurance-crédit et aux garanties à l’export. Des instruments qu’elle a qualifiés de leviers puissants, mais encore insuffisamment connus.

Selon elle, la rencontre intervient pour combler justement ce déficit de connaissance et à démontrer, de manière concrète, comment ces mécanismes peuvent être mobilisés efficacement pour soutenir l’internationalisation des entreprises.

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APII : 37 329 nouveaux emplois pour une économie dynamique

17. Januar 2026 um 11:11

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) dresse un bilan de l’activité économique, marquant ainsi une dynamique positive qui renforce la confiance des investisseurs.

De ce fait, l’APII annonce des chiffres clés pour une économie en pleine croissance.

En chiffres: 

2 484,3 millions de dinars (MD) d’investissements mobilisés,
3 909 projets concrétisés,
37 329 emplois créés.

Selon le bilan de l’APII publié sur sa page fb, ces indicateurs montrent une confiance des investisseurs dans le potentiel tunisien. Ils contribuent directement à la relance de la croissance économique, à la promotion de l’innovation et à la création d’opportunités d’emploi, dans un contexte national favorable.

Ainsi, l’APII se positionne comme le partenaire privilégié des entrepreneurs et investisseurs. Que ce soit pour une implantation réussie, le démarrage d’une nouvelle entreprise ou l’innovation dans des conditions optimales, l’agence accompagne chaque étape avec expertise et efficacité.

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La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?

16. Januar 2026 um 10:04

À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée depuis plusieurs années. Rien ne laisse entrevoir une inflexion majeure, encore moins un projet de décollage économique à la hauteur des attentes sociales et des aspirations de la jeunesse.

Salah Darghouth *

La dormance désigne cet état intermédiaire où un organisme demeure vivant, mais suspend son élan vital. Il fonctionne au ralenti, non par absence de ressources, mais par prudence, résignation ou incapacité à mobiliser son potentiel. Appliquée à l’économie, la notion décrit un pays qui conserve ses capacités productives humaines, institutionnelles et culturelles, sans parvenir à les transformer en dynamique collective de développement.

La Tunisie d’aujourd’hui correspond cruellement à cette définition. Rien n’y est totalement à l’arrêt : l’économie produit, exporte, échange ; les institutions tiennent ; les services publics assurent tant bien que mal le minimum vital ; les ménages développent des stratégies de survie. Le pays ne s’effondre pas. Mais il ne décolle pas. Il tourne en rond. Il vivote.

Une croissance trop faible pour créer de l’avenir

Cet état de dormance se reflète d’abord dans une croissance économique durablement faible. La croissance mesure l’augmentation de la richesse produite d’une année sur l’autre. Lorsqu’elle est atone, l’économie avance à peine plus vite que sa population, sans dégager le surplus nécessaire pour investir, innover et améliorer durablement les conditions de vie des gens.

Selon les données de la Banque mondiale, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant en Tunisie est restée extrêmement faible au cours des quinze dernières années. Elle n’a dépassé les 2 % qu’en 2012, dans le sillage immédiat de la révolution, et en 2021 et 2022 à la sortie de la pandémie du Covid. En dehors de ces parenthèses, la quasi-stagnation domine.

Une croissance faible ne provoque pas de rupture brutale. Elle engendre un phénomène plus insidieux : l’absence de marges. L’économie crée à peine plus de richesse qu’elle n’en consomme. L’État, les entreprises et les ménages sont enfermés dans une gestion permanente de la contrainte.

L’action publique se replie alors sur l’urgence : salaires, subventions, service de la dette. L’investissement productif stagne. Les infrastructures se dégradent. L’éducation, la santé, la recherche, l’environnement et la culture deviennent des variables d’ajustement. Ce désinvestissement affaiblit la productivité, décourage l’initiative privée, détériore l’emploi et reconduit à… la croissance faible. Le cercle vicieux est enclenché.

Les effets sociaux et politiques de la dormance

Les conséquences dépassent largement le champ économique. La première est la fragilisation de l’État. Avec des recettes fiscales limitées et des besoins sociaux croissants, l’État est contraint à des arbitrages permanents : investissement ou subventions, entretien ou développement, santé ou éducation. Ces choix sous contrainte finissent par user la légitimité publique.

La deuxième est la stagnation, voire l’érosion, du niveau de vie. Les salaires réels ne suivent plus l’inflation. Les ménages ont le sentiment de travailler davantage pour vivre moins bien. Cette frustration nourrit une colère silencieuse.

La troisième conséquence est plus profonde encore : la dégradation du lien social. Lorsque l’économie ne crée plus suffisamment d’opportunités, la société se replie. Les inégalités se figent, parfois s’aggravent. La méritocratie perd sa crédibilité. Le sentiment d’injustice s’installe, alimentant défiance, retrait civique ou radicalisation des discours.

Enfin, l’enlisement dans une croissance durablement faible finit par étouffer l’imaginaire collectif. Le futur cesse d’être une promesse. Il devient une répétition du présent, parfois même une crainte. Or, aucune nation ne se redresse sans croire, au préalable, en sa capacité à avancer.

Une gestion de l’État en mode survie

Face à cette situation, l’État agit comme un médecin de garde permanent : il stabilise, colmate, gère l’urgence. Il empêche la détérioration immédiate, mais ne relance pas l’élan. La politique économique devient une stratégie d’évitement plutôt qu’un projet de transformation.

Les réformes structurelles — ajustement macro-économique, réforme fiscale, transformation numérique, transition énergétique, adaptation démographique, etc. — sont soit différées, soit abordées de manière fragmentaire. Certaines initiatives mal préparées peuvent aggraver les déséquilibres et tétanisé le climat des affaires. C’est cas chez nous, par exemple, des décisions réglementaires (comme celle des chèques bancaires) qui entravent les échanges économiques et freinent la consommation des catégories modestes.

Dans le même temps, le pays se referme progressivement sur lui-même au nom d’une posture souverainiste, financièrement contraignante : investissements manqués, fiscalité pénalisante pour l’entreprise, restrictions et pénuries alimentant l’inflation. Le résultat est un isolement économique qui réduit encore les perspectives de croissance.

Un immense gaspillage de capital humain

Jamais la Tunisie n’a produit autant de compétences, mais jamais elle ne leur a offert si peu d’horizons. Les jeunes diplômés attendent, bricolent, émigrent ou renoncent. L’effort ne garantit plus l’avenir. Le capital humain est sous-utilisé ou exporté. L’énergie se transforme en résignation ou en départ.

Les effets de cette gestion sans souffle sont visibles dans l’espace public : dégradation des services urbains (accentuée par l’absence de conseils municipaux élus), accumulation des déchets, abandon des espaces verts, territoires sacrifiés comme Gabès, où l’environnement est devenu la variable d’ajustement d’une économie à bout de souffle.

La concentration du pouvoir, l’affaiblissement des corps intermédiaires, la méfiance envers l’expertise et les conseils venant de l’intérieur et plus encore envers celle venant de l’étranger ont vidé l’action publique de sa fonction mobilisatrice. Le pouvoir administre, surveille, accuse, mais prend le risque de ne plus inspirer. Quand la politique cesse de donner du souffle, la société retient le sien.

Du réveil au décollage : changer d’échelle ?

Le décollage économique n’est pas un simple rebond conjoncturel. Il ne se résume ni à une embellie statistique ni à une amélioration passagère. Il désigne le moment où une économie franchit un seuil structurel et entre dans une dynamique durable, auto-entretenue et inclusive de création de richesse.

Pour un pays comme la Tunisie, cela implique clairement un changement d’échelle. Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit pas. Elle permet tout au plus de gérer l’existant. Un véritable décollage exige un taux de croissance soutenu, d’au moins 6% par an sur plusieurs années consécutives, condition minimale pour créer suffisamment d’emplois, absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, financer les services publics, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance collective.

Un tel niveau de croissance ne relève ni du miracle ni de l’illusion. Il a été atteint par des pays comparables lorsqu’ils ont introduit les réformes macro-économiques et sectorielles qui s’imposent et mobiliser simultanément l’investissement productif, la montée en gamme de leur économie, l’ouverture maîtrisée sur le monde et une gouvernance publique capable de donner une direction claire et stable.

Un décollage se caractérise notamment par une croissance forte, durable et inclusive, un investissement public et privé orienté vers la production, l’innovation et la transition écologique. Il se caractérise aussi par un élargissement du tissu entrepreneurial, une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, une hausse soutenue de la productivité et une véritable valorisation du capital humain. Il se caractérise enfin et surtout par un État stratège qui a le courage de réformer, planifie sans étouffer, régule sans paralyser et investit là où le marché ne peut agir seul.

Donner l’impulsion, puis mobiliser le pays ?

Dans le contexte institutionnel actuel de la Tunisie, une réalité s’impose : l’impulsion du décollage économique ne peut venir que du sommet de l’État. Le pouvoir est aujourd’hui fortement concentré, l’exécutif dispose de larges prérogatives et le Parlement lui est largement acquis. Aucune dynamique de transformation profonde ne peut émerger sans une volonté politique claire, assumée et portée au plus haut niveau.

Il revient donc en premier lieu au Président de la République de définir une vision économique lisible, cohérente et mobilisatrice, et d’assumer pleinement le choix d’un décollage fondé sur une croissance forte, durable et inclusive, d’au moins 6 % par an. Sans cap clair, sans priorité affichée en faveur de l’investissement, de la création de valeur, de l’emploi et de la confiance, la Tunisie restera enfermée dans la gestion du court terme et son économie en état de dormance.

Mais une impulsion venue du sommet, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être complétée d’une mobilisation ordonnée et responsable de l’ensemble des forces vives du pays. Une fois la direction donnée, l’État doit redevenir un État stratège qui coordonne, arbitre et s’appuie sur les compétences disponibles, plutôt qu’un État qui décide seul dans l’urgence.

Les administrations, les cadres des entreprises publiques et privées, les travailleurs, les responsables syndicaux, les universitaires, les chercheurs, les collectivités locales, la société civile et la diaspora ont alors un rôle essentiel à jouer : transformer la vision en résultats concrets, chacun dans son champ, chacun à sa place.

La Tunisie n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a besoin d’un signal fort, d’un cap assumé et d’un climat de confiance qui libère les initiatives au lieu de les suspecter. Elle dispose d’atouts considérables : une société instruite, curieuse et inventive ; une géographie stratégique ; une mémoire de compromis et de coexistence ; une résilience éprouvée.

Ces atouts ne demandent pas à être inventés. Ils demandent à être libérés.

La stabilité sans horizon est une forme lente de déclin. Reprendre le souffle, c’est redonner de l’air à l’initiative, de la dignité à l’effort, de la confiance au savoir et une direction claire à l’action publique.

L’économie tunisienne doit et peut s’extraire de son état actuel de dormance afin d’initier une dynamique de décollage durable. Toutefois, le décollage repose sur une volonté et un courage politique assumés, un engagement irréversible pour mener toutes les réformes qui s’imposent et une mobilisation collective. Cette volonté, ce courage et cet engagement ne peuvent provenir en tout premier lieu que des plus hautes autorités du pays.  

A bon entendeur…

* Ancien cadre à la Banque Mondiale.

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Wassim Turki : “Les mesures fiscales ne suffisent pas, il faut anticiper les ressources futures”

15. Januar 2026 um 12:20

L’investissement public s’impose comme un levier stratégique pour l’État. Il génère non seulement emplois et croissance économique, mais exerce aussi un effet multiplicateur décisif sur l’économie du pays.

Pour la loi de finances 2026, le taux d’investissement public atteint 8 % du budget de l’État. Passant de 5,4 milliards de dinars en 2025 à 6,3 milliards en 2026, soit une hausse de 0,9 milliard. De ce fait, ce niveau reste toutefois modeste au regard des besoins du pays. Que peut-on en déduire?

Wassim Turki, expert-comptable et consultant émérite, l’a déclaré en exclusivité à leconomistemaghrébin.com à l’issue de l’événement organisé par la CONECT sur la loi de finances 2026 : « Sans engagement ferme de l’État dans les investissements, le secteur privé hésite à suivre, freinant l’élan économique global. »

Il rappelle en l’occurrence que la masse salariale absorbe 90 % des recettes fiscales, rendant ardu le financement des investissements. Cela dit, maintenir 8% dans ce contexte représente un effort louable et un premier pas vers une restructuration budgétaire viable. Pourtant, le vrai défi, selon M. Turki, réside dans l’exécution : une nouvelle route budgétisée en 2022 reste irréaliste après des années, prouvant que les 6 milliards de dinars pèsent moins que la capacité réelle de l’État à les dépenser.

La loi de finances 2026 contient des avancées notables, comme la stabilisation budgétaire et le rééquilibrage de la dette au profit d’une dette intérieure malgré ses risques inflationnistes. Mais six ans pour l’équilibre budgétaire ont paralysé la croissance. « Si l’on reste dans une logique comptable d’équilibre budgétaire, aucune solution n’émerge. Il faut en sortir, s’aventurer, prendre des risques pour créer de la croissance », insiste M. Turki. Tout en ajoutant : « Les mesures fiscales seules n’y suffisent pas; il faut anticiper les ressources futures et investir davantage. »

Par ailleurs, la stabilité fiscale est cruciale. Car un investisseur confronté à des schémas fiscaux changeants d’une année à l’autre voit son risque croître et peine à se développer. Ainsi, l’expert-comptable Wassim Turki suggère de réduire la pression fiscale pour garantir plus de prévisibilité. Il convient de cesser de boucler le budget par la fiscalité seule et de chercher ailleurs.

Partenariats public-privé comme solution

Les partenariats public-privé (PPP) s’imposent comme une réponse idoine pour bâtir des infrastructures structurantes (aéroports comme Tunis-Carthage, ports, stades ou hôpitaux) sans épuiser les finances publiques. Ils mobilisent le privé pour un impact global et progressif sur l’économie.

Une vision à long terme

M. Turki conclut : « C’est vrai que nous ne sommes pas à un équilibre budgétaire parfait, mais il faut d’ores et déjà réfléchir à l’après-équilibre. Car sans création de richesse, cet équilibre générera des manques. Il est urgent de nous projeter dans une logique de croissance et de développement pour les 15 à 20 prochaines années, sans nous limiter à court terme. Cette vision à moyen terme sur 15 ans doit intégrer une perspective bien plus lointaine. Qu’allons-nous faire dans les cinq prochaines années ? Pourquoi ? Quels objectifs atteindre ? C’est une construction progressive, année après année. Mais l’ultime horizon compte : comment voyons-nous le pays, comment doit-il être ? Le plan quinquennal s’inscrit dans cette vision globale, tout comme le budget annuel s’y intègre. Ainsi, nous nous positionnons et nous projetons dans cette croissance, en créant de l’espoir. »

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Arabie saoudite: qu’est‑ce qui change pour les investisseurs étrangers à partir du 1er février 2026 ?

12. Januar 2026 um 09:50

L’Arabie saoudite met le paquet sur l’ouverture économique. L’Autorité des marchés de capitaux (CMA) a annoncé que dès le 1er février 2026, tous les investisseurs étrangers auront un accès direct et sans filtre au marché principal saoudien, supprimant la vieille limitation réservant l’accès aux investisseurs qualifiés. Une décision qui pourrait bien faire danser les portefeuilles financiers de nombreux Tunisiens expatriés.

Cette réforme, relayée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), s’inscrit dans la logique de la Vision 2030, le grand plan du Royaume pour moderniser son économie et attirer davantage de capitaux étrangers. Concrètement, cela signifie que la Tadawul, la principale Bourse saoudienne, devient désormais un terrain de jeu ouvert à tous: entreprises leaders, secteurs stratégiques et titres cotés sont à portée de clic pour quiconque souhaite diversifier ses investissements.

Pour la diaspora tunisienne, déjà nombreuse et dynamique en Arabie saoudite, cette ouverture représente une opportunité en or. Imaginez, après une journée de travail à Riyad ou Djeddah, vous pourriez désormais faire fructifier vos économies directement sur le marché saoudien, sans passer par des intermédiaires compliqués. Et pour ceux qui suivent depuis la Tunisie, c’est l’occasion de participer à l’un des marchés les plus dynamiques du Moyen-Orient, sans même changer de fuseau horaire.

Mais au-delà de l’opportunité financière, cette décision a une portée stratégique. Elle illustre la volonté du Royaume de renforcer sa place sur la scène mondiale, en rendant son marché plus liquide et plus attractif pour les investisseurs internationaux. Les analystes s’attendent à une augmentation significative des flux de capitaux, ce qui pourrait profiter aux entreprises locales et, indirectement, à ceux qui ont le nez pour détecter les bonnes affaires avant les autres.

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Une nouvelle adresse électronique pour les investisseurs: est-ce suffisant?

05. Januar 2026 um 09:16

L’investissement est un moteur clé pour créer des emplois, générer de la richesse et faire avancer l’économie. L’État tunisien s’engage à accompagner rapidement les investisseurs, à résoudre les difficultés et à proposer des solutions concrètes, en particulier pour lever tout blocage ou manquement administratif.

La présidence du gouvernement met à la disposition des acteurs économiques l’adresse suivante: investissement@pm.gov.tn. Elle rappelle également, dans un communiqué, qu’il est recommandé de joindre à votre demande:

  1. Un numéro de téléphone pour contact direct

  2. Une copie de la demande initiale

  3. Tous les documents relatifs au dossier

Le gouvernement rappelle que c’est en unissant les efforts que l’on peut faciliter l’investissement et créer de nouvelles opportunités pour une économie solide et un pays prospère.

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Conseil ministériel restreint: ce que vise la Tunisie en matière d’investissement

02. Januar 2026 um 08:44

La Tunisie s’engage dans une nouvelle étape de sa politique d’investissement. Réuni le 31 décembre 2025 au Palais de La Kasbah, un conseil ministériel restreint a été consacré à la révision du Code de l’investissement, un texte clé que les autorités veulent aligner sur les priorités économiques, sociales et technologiques du pays.

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, ce conseil marque la volonté de l’État de poser les bases d’un cadre plus attractif, plus simple et plus équitable pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Selon la présidence du gouvernement, malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, les autorités estiment que le dispositif actuel reste insuffisant pour répondre aux défis économiques actuels. Le futur Code de l’investissement vise ainsi à créer un environnement plus favorable à la création et au développement des entreprises, tout en tenant compte des mutations économiques mondiales et des exigences technologiques. L’objectif affiché est clair: transformer l’investissement en un véritable moteur de développement durable et inclusif.

Les priorités

Le projet de loi entend orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée produite en Tunisie, le renforcement du contenu technologique des projets et l’amélioration de la capacité exportatrice du pays.

Le texte met également l’accent sur la création d’emplois décents, en particulier au profit des jeunes, et sur le développement de leurs compétences, dans un contexte de chômage structurel élevé.

Autre axe central: la réduction des disparités régionales. Le futur cadre légal vise à encourager les projets à fort impact de développement dans les régions, tout en intégrant la protection de l’environnement et l’équilibre territorial dans les choix d’investissement.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement promet une rupture avec les lourdeurs administratives. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le projet s’inspire des meilleures pratiques internationales.

Parmi les mesures prévues figurent l’unification du cadre juridique de l’investissement, la simplification des procédures et une digitalisation complète du parcours de l’investisseur. Une plateforme nationale dédiée à l’investissement devrait être mise en place, afin de centraliser les démarches et améliorer la transparence.

Le texte prévoit également la création d’un guichet unique pour les investisseurs, ainsi que des conditions assouplies pour les jeunes promoteurs et les nouveaux entrepreneurs, dans l’objectif de faciliter le lancement des projets.

Restaurer la confiance entre l’État et les investisseurs

Au-delà des textes, le gouvernement insiste sur la nécessité d’un changement de pratiques au sein de l’administration. La cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des structures publiques, aux niveaux central, régional et local, à interagir rapidement et positivement avec les investisseurs, à résoudre les blocages et à proposer des solutions concrètes.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à disposition une adresse électronique dédiée, investissement@pm.gov.tn, permettant aux investisseurs de signaler tout retard, blocage administratif ou dépassement des délais légaux.

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Révision du Code de l’investissement : Le gouvernement veut ouvrir une nouvelle ère économique

01. Januar 2026 um 09:52

La cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, a présidé, mercredi 31 décembre 2025 au Palais de la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré à la révision du Code de l’investissement, dans la perspective de nouvelles orientations pour l’investissement en Tunisie.

En ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que ce projet de loi s’inscrit dans les grandes orientations stratégiques de l’État visant à instaurer un nouveau modèle de développement fondé sur la justice sociale et l’équité. Un modèle appelé à refléter les choix des citoyens et leurs aspirations légitimes à une croissance juste et équilibrée.

Sara Zaâfrani Zenzri a rappelé que l’investissement constitue l’un des piliers essentiels de la croissance économique, de la création d’emplois et du renforcement de la compétitivité de l’économie nationale. Elle a indiqué que, depuis l’indépendance, la Tunisie a accordé une attention particulière à l’encadrement juridique de l’investissement, à travers des textes qui ont évolué au rythme des transformations économiques et sociales ainsi que de l’ouverture progressive sur l’économie mondiale. Malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, le cadre actuel demeure, selon elle, perfectible pour atteindre pleinement les objectifs de la politique nationale d’investissement.

La cheffe du gouvernement a précisé que le nouveau projet de loi vise à stimuler l’investissement, à en faciliter la réalisation et à simplifier les procédures, tout en encourageant la création et le développement des entreprises conformément aux priorités de l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée de l’économie tunisienne, le renforcement de sa compétitivité et de sa capacité exportatrice, l’ancrage technologique, l’orientation des investissements vers les secteurs stratégiques, la création d’emplois décents, le développement des compétences des jeunes et la mise en place d’un développement global et équitable respectueux de l’environnement et de l’équilibre régional.

Meilleure efficacité de l’action publique

La révision du Code de l’investissement s’inscrit dans le cadre des grandes réformes structurelles engagées actuellement par l’État. Elle vise à orienter les investissements vers des projets à fort impact de développement, selon une approche globale et intégrée, en adéquation avec les mutations économiques et technologiques, les principes constitutionnels et les choix nationaux en matière de justice sociale et de développement équilibré.

Sara Zaâfrani Zenzri a affirmé que ce projet constitue une réforme structurelle majeure, traduisant les orientations de la présidence de la République en faveur d’une meilleure efficacité de l’action publique, d’une amélioration du climat des affaires et d’un renforcement de la confiance entre l’investisseur et l’État, afin de consolider la compétitivité de l’économie tunisienne aux niveaux régional et international.

Le projet de loi a été présenté dans le détail par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. Celui-ci a indiqué que le texte a été élaboré sur la base des évolutions les plus récentes et des meilleures pratiques internationales. Il vise à renforcer la capacité de la Tunisie à attirer les investisseurs tunisiens et étrangers, à travers une réforme globale reposant sur l’unification du cadre législatif, la simplification des procédures, la digitalisation complète du parcours de l’investisseur et la révision du système des incitations.

Facilitation de l’investissement

Dans le cadre de la facilitation de l’investissement, le projet de loi prévoit notamment l’adoption d’une plateforme nationale dédiée aux investisseurs, l’assouplissement des conditions de réalisation des projets portés par les jeunes et les nouveaux promoteurs, ainsi que la mise en place d’un guichet unique.

En clôture du conseil, la cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des responsables, au niveau central, régional et local, à interagir de manière positive et rapide avec les investisseurs, à les accompagner et à les soutenir afin de lever les obstacles éventuels et de résoudre les difficultés dans les meilleurs délais, dans l’intérêt supérieur du pays.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à la disposition des investisseurs l’adresse électronique investissement@pm.gov.tn, destinée à signaler tout blocage administratif, retard injustifié ou dépassement constaté dans le traitement des dossiers, afin d’assurer une prise en charge rapide et efficace des requêtes.

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Quels sont les meilleurs pays africains où investir en 2026?

31. Dezember 2025 um 10:51

Le rapport Where to Invest in Africa 2025/26 de Rand Merchant Bank (RMB), élaboré en collaboration avec le Gordon Institute of Business Science, dresse un panorama complet de l’attractivité des pays africains pour les investisseurs étrangers et nationaux. Cette analyse couvre 31 économies qui représentent 90 % du PIB du continent, 83 % de sa population et 61 % de sa superficie — offrant une lecture robuste des fondamentaux structurels qui importent réellement pour les investisseurs à moyen et long terme.

Selon le rapport, les Seychelles et l’île Maurice restent en tête du classement, occupant respectivement les 1ᵉʳ et 2ᵉ places des destinations d’investissement du continent. Malgré leur petite taille, ces économies tirent profit d’une forte stabilité macroéconomique, d’une faible corruption et d’un développement humain élevé, trois atouts clés qui inspirent confiance aux investisseurs internationaux.

Derrière elles, les grandes économies africaines continuent de se démarquer :

  • Égypte se place 3ᵉ, grâce à un vaste marché domestique et des réformes structurelles attractives.
  • Afrique du Sud et Maroc occupent les 4ᵉ et 5ᵉ rangs, portés par des marchés sophistiqués et des infrastructures robustes.
  • Ghana, Algérie, Côte d’Ivoire, Tanzanie et Kenya complètent le top 10, chacun bénéficiant de dynamiques spécifiques comme la diversification économique ou l’essor industriel.

Comment ce classement est‑il construit ?

Le rapport ne se contente pas de classer les pays sur des impressions générales. Il s’appuie sur vingt indicateurs regroupés en quatre grands piliers, qui mesurent de façon systématique la capacité d’un pays à attirer et à conserver les investissements. Le premier pilier concerne la performance économique et le potentiel, en prenant en compte la croissance du PIB, le PIB par habitant, la taille du marché et la productivité. Le deuxième pilier porte sur l’accessibilité au marché et l’innovation, en évaluant la connectivité, l’urbanisation, la capacité d’innovation et l’adoption des nouvelles technologies. Le troisième pilier analyse la stabilité économique et le climat d’investissement, en examinant l’inflation, la stabilité monétaire, la gouvernance et l’environnement des affaires. Enfin, le quatrième pilier s’intéresse au développement social et humain, en prenant en considération le niveau d’éducation, les indicateurs de santé, les inégalités et la qualité de vie. Ces quatre dimensions permettent de dresser un classement robuste, basé sur des fondamentaux structurels plutôt que sur des perceptions ou des fluctuations temporaires.

Dans ce classement, la Tunisie se situe plutôt en milieu de tableau (généralement autour de la 12ᵉ position selon la plupart des estimations et données du rapport), reflétant une combinaison de points forts modestes et de problèmes structurels persistants.

 

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Prochainement, un centre sportif pour la jeunesse construit par une société chinoise à Ben Arous

26. Dezember 2025 um 11:57

Le projet de construction du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous a récemment pris une place centrale dans les discussions entre la FIPA-Tunisia et China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), la société publique chinoise affiliée à SINOMACH.

Lors de cette rencontre, Joey Zhou, Directeur Général Adjoint, et Eason Li, Chef de projet, ont eu l’occasion d’échanger avec Jalel Tebib, Directeur Général de la FIPA, sur les perspectives de coopération et les possibilités d’investissements dans de nouveaux projets d’infrastructure en Tunisie. L’accent a notamment été mis sur des secteurs stratégiques comme les aéroports et les ports, qui représentent de véritables leviers pour le développement du pays.

Pour mieux comprendre CAMCE, il faut savoir que cette entreprise publique chinoise, supervisée par le gouvernement central, a été créée pour développer des projets « clés en main » à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle a déjà joué un rôle majeur dans plusieurs projets en Tunisie, renforçant ainsi son image de partenaire fiable pour des investissements ambitieux.

Mais ce n’est pas tout. La Tunisie a de grands projets structurants en cours ou à venir, tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha ou encore le projet Taparura à Sfax. Ces initiatives illustrent parfaitement la volonté du pays de renforcer sa coopération avec ses partenaires internationaux et d’attirer davantage d’investissements étrangers dans ses infrastructures stratégiques. 

En somme, cette rencontre témoigne d’une dynamique encourageante : le dialogue est ouvert, les ambitions sont claires, et la Tunisie continue de se positionner comme un acteur attractif pour les investissements internationaux.

 

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L’Arab Tunisian Bank boucle avec succès son augmentation de capital

Von: hechmi
24. Dezember 2025 um 20:54

ATBArab Tunisian Bank (ATB) a annoncé la clôture réussie de son augmentation de capital réalisée par l’émission de certificats d’investissement. L’opération, réservée à Arab Bank, a été décidée lors de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 28 novembre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de l’ATB passe de 128 millions de dinars tunisiens à 150 millions de dinars. Il se compose désormais de 100 millions d’actions et de 50 millions de certificats d’investissement. La valeur nominale de chacun de ces titres est fixée à 1 dinar tunisien.

Une émission réservée à l’actionnaire de référence

Cette augmentation s’inscrit dans la continuité de la dernière opération menée par la banque. Celle-ci avait porté sur l’émission de 22 millions de certificats d’investissement, proposés au prix de 3,5 dinars tunisiens par certificat. Dans ce cadre, l’actionnaire de référence avait consenti une prime d’émission de 2,5 dinars par titre.

Le recours aux certificats d’investissement permet à la banque de renforcer ses fonds propres sans modifier la structure de contrôle entre les actionnaires. Ce choix technique traduit la volonté de préserver l’équilibre existant entre l’actionnaire de référence et les actionnaires tunisiens.

Un signal de continuité stratégique

Au-delà de l’apport financier, cette opération réaffirme l’engagement durable du groupe bancaire jordanien envers sa filiale tunisienne. Elle s’inscrit dans une logique de continuité du partenariat et de soutien à long terme.

Le renforcement du capital vise à consolider la solidité financière de l’ATB. Il doit permettre à la banque de poursuivre la mise en œuvre de son plan de développement stratégique, dans un contexte bancaire marqué par des exigences accrues en matière de fonds propres et de gestion des risques.

Des objectifs axés sur la croissance et la stabilité

Selon la communication de la banque, cette augmentation de capital s’inscrit dans une démarche de croissance responsable et pérenne. Elle a pour objectif d’accompagner le développement des activités de l’ATB tout en servant les intérêts de ses clients, partenaires et actionnaires.

L’opération constitue ainsi une étape structurante pour la trajectoire financière de la banque, en renforçant ses capacités tout en maintenant la stabilité de sa gouvernance.

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Tunisie : mesures pour simplifier l’ouverture et l’exploitation des entreprises à participation étrangère

Von: walid
23. Dezember 2025 um 11:12

Le développement de l’investissement des entreprises à participation étrangère actives en Tunisie a été au centre de la séance de travail tenue lundi, entre les responsables du ministère de l’industrie, des mines et de l’énergie et des représentants du conseil des chambres mixtes sous la présidence de la ministre de l’industrie, des mines et de l’énergie Fatma Thabet Chiboub.

Selon la page facebook du ministère, la réunion a été une occasion pour l’examen des préoccupations des responsables des entreprises actives notamment dans les secteurs de textiles et de l’habillement, de l’industrie des composantes automobiles et des énergies renouvelables.

L’accent a été mis au cours de cette réunion, sur la facilitation de certaines procédures administratives particulièrement l’obtention des autorisations d’ouverture et d’exploitation des entreprises classées.

 

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Médenine : l’Institut des Régions Arides signe deux partenariats pour renforcer la recherche en santé publique

Von: walid
22. Dezember 2025 um 10:53

L’Institut des Régions Arides de Médenine (IRA) vient de signer deux accords de partenariat avec l’hôpital universitaire de Médenine et l’Association de Sauvegarde de l’Oasis Chenini à Gabès.

Ces accords ont été conclus, en marge des 2èmes Journées de l’Investissement placées sous le thème « Smart investment in Medenine » (18-20 décembre). Ils visent à développer la recherche scientifique en santé publique à travers la réalisation d’études sur le rôle des substances naturelles d’origine animale et végétale dans la lutte contre les maladies.

Dans ce cadre, le directeur de l’IRA, Sghaier Najjari a indiqué que ce partenariat permet de soutenir la recherche scientifique sur la sécurité sanitaire et les dangers sur l’environnement.

De son côté, la directrice générale de l’hôpital universitaire de Médenine, Ahlem Knis a souligné que cette collaboration a pour objectif de renforcer le processus de recherche, de formation et d’innovation en santé publique.

Pour Faten Borbena, présidente de l’Association de Sauvegarde de l’Oasis de Chenini, il s’agit d’œuvrer avec l’Institut des zones arides à réactiver l’unité spécialisée dans la valorisation des déchets oasiens pour la production du fourrage destiné à l’alimentation animale.

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Le géant chinois GRITSIL s’intéresse à de futurs investissements en Tunisie

01. Dezember 2025 um 11:44

Le fabricant chinois GRITSIL, spécialiste mondial des composants en silicone pour l’industrie automobile et la mobilité électrique, examine de près les possibilités d’investissement en Tunisie. Une rencontre stratégique à la TIA a permis de mettre en avant le potentiel du pays comme plateforme nearshore compétitive.

L’Autorité tunisienne pour l’investissement (TIA) a accueilli une délégation de GRITSIL, groupe chinois de premier plan dans le domaine des composants en silicone destinés aux faisceaux électriques, aux applications de mobilité électrique et aux systèmes avancés de batteries.

Accompagnée de l’Association tunisienne de l’automobile (TAA), la délégation s’est informée des opportunités d’implantation dans un écosystème industriel en pleine montée en gamme. Cette visite s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher GRITSIL de ses clients et à renforcer la résilience de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

Une stratégie de nearshoring qui converge vers la Tunisie

GRITSIL accélère son repositionnement nearshore afin de réduire les délais logistiques, sécuriser ses flux industriels et diversifier ses bases de production.

Lors des échanges, les représentants du groupe ont mis en avant la qualité de l’écosystème automobile tunisien, notamment la présence d’acteurs internationaux du câblage, les compétences techniques disponibles localement, la compétitivité opérationnelle, et la situation géographique du pays, idéale pour alimenter les marchés européen et africain.

Cette convergence d’atouts place la Tunisie parmi les options sérieusement envisagées par GRITSIL dans le cadre de sa stratégie mondiale.

Un signal fort pour le positionnement industriel tunisien

La TIA a souligné sa disponibilité à accompagner GRITSIL dans l’étude de faisabilité d’un investissement industriel en Tunisie. L’institution a présenté les dispositifs d’incitation à l’investissement, les mécanismes de facilitation administrative, ainsi que les évolutions réglementaires en faveur des industries innovantes et écoresponsables.

Cet accompagnement vise à offrir un cadre clair et attractif pour les industriels cherchant à s’implanter sur un marché proche de l’Europe et intégré dans des chaînes de valeur mondiales.

Cette rencontre confirme la volonté de la Tunisie de renforcer son statut de hub régional dans l’automobile, l’électromobilité et les technologies avancées. L’intérêt d’un acteur majeur comme GRITSIL constitue un indicateur supplémentaire de la montée en puissance de l’écosystème tunisien et de sa capacité à attirer des investissements à forte valeur ajoutée.

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