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Empfangen — 14. Juni 2026 Französischsprachig

Mondial 2026 | La Tunisie ouvre devant la Suède

14. Juni 2026 um 13:52

L’équipe de Tunisie entrera en lice dans la Coupe du monde de football en rencontrant la Suède, dans le cade du Grupe F, qui comprend aussi le Japon et les Pays-Bas, demain, lundi 15 juin 2026, à 3h00 heure tunisienne, au stade de Monterrey, au Mexique.

Voici la composition probable de l’équipe conduite par Sabri Lamouchi : Mouhib Chamekh, Montassar Talbi, Karim Rekik, Ali Abdi, Yan Valery, Rani Khedira, Ellyes Skhiri, Anis Ben Slimane, Hannibal Mejbri, Elias Saad, Firas Chaouat en pointe.

La rencontre sera arbitrée par l’Argentin Falcon Perez.

Après les deux matches du Qatar et du Maroc qui ont réalisé un nul 1-1 face, respectivement, à la Suisse et au Brésil, les coéquipiers de Hannibal Mejbri vont devoir démarrer la compétition sur une note positive, en évitant la défaite, surtout après le calamiteux 0-5 en amical contre l’Autriche. Selon certains analystes, Amine Ben Hamida sera peut-être aligné, à cet effet, comme un troisième axial. Wait and see…

I. B.

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Trois femmes décèdent dans un accident de la route à Gafsa

14. Juni 2026 um 13:19

Un grave accident de la route survenu ce dimanche matin, 14 juin 2026, dans le secteur de Khamassia, délégation de Sidi Aich, gouvernorat de Gafsa, a coûté la vie à trois femmes.

L’accident est survenu lors d’une collision frontale entre un camion transportant des céréales et une voiture, comme l’a confirmé une source médicale de l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiane de Gafsa à Diwan FM.

Les corps des trois victimes ont été transportés à la morgue de l’hôpital dans l’attente des formalités légales.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances et les causes de l’accident.

I. B.

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Tunisie | Les modalités d’application de l’impôt sur la fortune

14. Juni 2026 um 12:46

La Direction générale des études et de la législation fiscales, relevant du ministère des Finances, a publié la Note générale n° 13 de 2026, expliquant les dispositions de l’article 88 de la loi de finances de 2026 relatives à l’impôt sur la fortune. (Ph. Ministère des Finances, Tunis).

Cette mesure remplace officiellement les dispositions de l’article 23 de la loi de finances de 2023 concernant l’«impôt sur la fortune immobilière», le transformant en un impôt plus large englobant l’«impôt sur la fortune».

La note fournit toutes les modalités d’application de l’impôt sur la fortune dans sa nouvelle définition juridique, notamment suite à la publication par la Direction générale des impôts du calendrier fiscal, qui fixait au 30 juin 2026 la date limite de déclaration de cet impôt.

Dans le cadre de la réforme fiscale en cours et de l’élargissement de l’assiette fiscale, l’«impôt sur la fortune» est entré en vigueur début 2026, conformément aux dispositions de l’article 88 de la loi n° 17 de 2025 portant application de la loi de finances.

Cette nouvelle mesure remplace les dispositions précédentes relatives à l’impôt sur la fortune immobilière (institué par décret en 2022), établissant ainsi une nouvelle approche législative qui englobe tous les types d’actifs, y compris les biens meubles et les actifs financiers, et s’affranchit de la définition restrictive de la propriété immobilière.

Patrimoine net supérieur à 3 millions de dinars

L’impôt sur la fortune vise directement les personnes physiques dont le patrimoine total et les bénéfices nets atteignent ou dépassent 3 millions de dinars tunisiens, calculés au 1er janvier de l’année d’acquisition.

Le législateur a adopté un barème progressif pour le calcul de cet impôt, avec un taux de 0,5 % sur les bénéfices totaux compris entre 3 et 5 millions de dinars et un taux de 1 % sur les bénéfices totaux supérieurs à 5 millions de dinars.

La loi impose à toute personne imposable d’inclure les biens de ses enfants mineurs à charge dans sa déclaration de revenus annuelle, tandis qu’elle exempte les biens de ses enfants majeurs, qui doivent déclarer leurs propres biens séparément. En cas de propriété conjointe ou indivise, chaque personne est tenue de préciser avec exactitude ses droits et parts de propriété sur le formulaire de déclaration de revenus.

Élargissement de l’assiette fiscale

Contrairement à la mesure précédente, limitée aux biens immobiliers, la nouvelle taxe englobe désormais tous les actifs corporels et incorporels. Elle se divise en deux grandes catégories. La première concerne les biens immobiliers, incluant tous les biens et droits réels (pleine propriété, propriété foncière, usufruit et servitude), qu’ils soient construits (appartements, maisons, bureaux, etc.), en construction ou constitués de terrains nus et d’espaces verts.

Leur valeur est déterminée sur la base d’une déclaration sur l’honneur ou d’une évaluation ajustée par l’administration au moyen de mécanismes légaux (théorisation et vérification).

La deuxième catégorie concerne les biens meubles, qui se divisent en biens meubles par nature (tels que les équipements et les véhicules) et en biens meubles par droit, incluant les obligations, les titres, les actions et les participations dans des sociétés.

Les titres cotés en bourse sont évalués selon leur cours de bourse au 31 décembre de l’année précédant l’année d’investissement.

Résidence principale et biens professionnels exonérés

Par ailleurs, la loi de finances de 2026 a approuvé un ensemble d’exonérations stratégiques non prises en compte dans l’assiette fiscale, notamment la résidence principale du contribuable qui est totalement exonérée, indépendamment de sa valeur monétaire ou de sa superficie. Cette exonération s’étend aux annexes construites et non construites ainsi qu’au mobilier qui y est effectivement utilisé.

Les biens immobiliers, les biens meubles et les valeurs mobilières destinés à un usage professionnel sont également exonérés, à condition qu’ils soient inscrits au bilan du contribuable ou fassent l’objet d’une déclaration de revenus professionnels.

Les actions et participations dans des sociétés (sociétés à responsabilité limitée ou sociétés par actions) sont également exonérées si le contribuable (ainsi que ses enfants mineurs) détient directement au moins 50 % du capital social. Les sociétés de personnes et les sociétés à responsabilité limitée sont également exonérées en raison de leur nature professionnelle.

Le législateur a également exonéré les dépôts bancaires et postaux. La loi exempte totalement les fonds déposés dans les banques ou à la Poste tunisienne, y compris les comptes d’épargne logement et scolaire, les comptes d’épargne en actions (CEA), les comptes d’épargne-investissement et les primes versées au titre des contrats d’assurance-vie (ou takaful).

Les véhicules non utilitaires d’une puissance fiscale de 12 chevaux ou moins sont également exonérés, tandis que les véhicules de luxe (d’une puissance supérieure à 12 chevaux) sont soumis à la taxe, sauf s’ils sont utilisés à des fins professionnelles et inscrits dans la comptabilité.

Référence territoriale et délais légaux

La loi, en ce qui concerne la compétence territoriale d’application de l’impôt, établit le principe d’universalité pour les résidents, ce qui signifie que l’impôt s’applique à tous les biens des Tunisiens et résidents de Tunisie, qu’ils soient situés en Tunisie ou à l’étranger. Pour les non-résidents, en revanche, l’impôt est limité aux biens immobiliers et mobiliers situés sur le territoire tunisien.

La loi fixe la fin juin de chaque année comme date limite pour le dépôt de la déclaration annuelle d’impôt et le paiement des sommes dues auprès des centres des impôts compétents (selon le lieu d’établissement ou la résidence principale). Ces déclarations et paiements peuvent également être effectués par voie électronique grâce aux systèmes et méthodes sécurisés mis à disposition par le ministère des Finances afin de simplifier les démarches pour les contribuables.

Il convient de noter que cette procédure, qui doit être mise en œuvre au cours du premier semestre 2026, est pleinement soumise aux dispositions du Code des droits et procédures fiscaux pour tout ce qui concerne les mécanismes de contrôle, le contrôle des infractions, l’imposition de sanctions, d’amendes et de délais de prescription.

D’après Tap.

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Anarchique rue tunisoise !

14. Juni 2026 um 11:12

À quoi peut-on être sensible quand on circule dans les rues du centre de Tunis pourvues souvent de trottoirs exigus et en mauvais état, surchargés de cafés ou de marchandises devant les boutiques, rues soumises au danger provenant non seulement des voitures, mais des trottinettes électriques, mode de transport à la mode, et des motos  pétaradantes croyant évoluer sur un champ de courses et transportant parfois toute une famille composée des deux parents entre lesquels se trouvent un ou deux enfants, tout ce petit monde sans casque ? (Photo : Nawaat).

Jamila Ben Mustapha *  

N’oublions pas, dans cet inventaire, les redoutables taxis collectifs jaunes qui ont été désignés si judicieusement par un de nos humoristes, Imed Ben Hamida, comme étant «de puissants missiles balistiques».

Circuler dans la capitale, c’est ressentir souvent une culpabilité vague et impuissante devant divers aspects de la misère. Ce qui frappe quelquefois parmi les passants qu’on rencontre, c’est que la position verticale qui distingue l’être humain de l’animal est quasi absente chez certains d’entre eux âgés et maigres au regard triste, presque pliés en deux et dont la silhouette commence à correspondre presque parfaitement à un angle droit ou, plus fréquemment, oblique.

Les femmes pauvres, elles, transportent souvent avec elles, sur leur dos et dans chacune de leurs mains, des charges au volume énorme presque aussi grand qu’elles, constituées de bouteilles vides ou de cartons ; et vous vous étonnez qu’on les désigne comme étant «le sexe faible».

La mendicité comme seule perspective

Les mendiants recherchent des endroits stratégiques qui leur permettent de croiser un maximum de passants. Pour cela, ils n’hésitent pas, eux qui n’ont pas les moyens de veiller à leur santé, de s’installer en plein soleil. Même si je sais que mon intervention est vouée d’avance à l’échec, je ne peux m’empêcher de leur demander de se déplacer à l’ombre pour éviter le risque d’insolation.

J’ai été récemment choquée par le cas d’hommes adultes pas trop mal vêtus, qui ont l’air de tout sauf de mendiants, et qui vous arrêtent pour solliciter de l’argent.

Comment réagiraient-ils eux-mêmes si une dame habillée plutôt correctement, s’adressait à eux dans un but identique ?

C’est un spectacle devenu courant de voir des femmes subsahariennes qui mendient et dont les enfants, quand ils deviennent autonomes et peuvent marcher, s’y mettent aussi.

Même si la vie nous a appris que nous subissons surtout plutôt que nous choisissons nos conditions d’existence, je ne peux m’empêcher de penser qu’il est terrible de mettre au monde une progéniture pour lui offrir la mendicité comme seule perspective.

Les passants polis ne sont pas légion

Ce que nous montre aussi la rue concernant une autre catégorie de population, les adolescents, c’est l’obésité de certains d’entre eux, provenant probablement de la «malbouffe», et annonciatrice de problèmes futurs de santé.

Quant aux hommes que l’on croise, ils avancent généralement d’un pas ferme, comme s’ils étaient seuls, s’octroyant toutes les priorités provenant probablement d’un sentiment de supériorité enseigné tout d’abord par leur mère – si fière d’avoir eu un fils ! –, manquant à peine de vous écraser, comme si vous n’existiez pas. Les passants qui sont polis et ont des égards existent aussi, même s’ils ne sont pas légion.

Malgré toutes ces constatations plutôt négatives, y a-t-il un antidote, un baume susceptible de vous arracher un sourire quand vous marchez ?

Il réside, selon nous, dans le fait de croiser de très jeunes enfants qui circulent accompagnés de leurs mères. Qu’ils soient Tunisiens ou Subsahariens, ils sont tous beaux et vous ne pouvez-vous empêcher de leur sourire même si vous pensez au fond de vous-même que, pour leur sécurité, il vaut mieux qu’ils ne répondent pas aux sollicitations des inconnus. Et alors, la réaction peut être, rarement il est vrai, une stupéfaction, une prise de distance, après avoir jeté un regard à leur mère qui a l’air de dire : «Qu’est-ce qui lui prend, à celle-là ?»

Mais, plus généralement au salut de la main que vous leur faites en souriant, ils finissent par répondre par le même geste et un sourire qui illumine leur petit visage, leur jeune mère étant généralement tout à la joie de voir qu’on apprécie son enfant.

* Ecrivaine.

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Tunisie | Les technologies nucléaires pour protéger le patrimoine

14. Juni 2026 um 10:42

La Tunisie mise sur les technologies nucléaires pacifiques pour renforcer la protection de son patrimoine archéologique, historique et artistique. Dans ce cadre, l’Institut national du patrimoine (INP) et le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) ont signé à Tunis un mémorandum-cadre de coopération stratégique portant sur l’utilisation de techniques radiologiques avancées pour la conservation du patrimoine culturel national.

Cet accord, signé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, a été signé par les directeurs généraux des deux institutions : Tarek Baccouche pour l’INP et Haythem Sghaïer pour le CNSTN.

Selon l’INP, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme TUN1015 lancé en janvier 2026 et soutenu par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

L’objectif est d’appliquer des méthodes scientifiques non invasives à l’étude et à la conservation des vestiges archéologiques, des œuvres d’art, des objets historiques et des matériaux organiques ou inorganiques exposés à la dégradation.

Parmi les technologies citées figurent la radiographie non destructive et l’analyse isotopique, outils permettant d’examiner la structure interne des objets, d’identifier leur composition, de détecter toute fracture ou altération et d’acquérir des données utiles à leur restauration sans les endommager.

La coopération entre l’INP et le CNSTN ouvre également la possibilité d’utiliser des techniques radiologiques pour lutter contre les agents biologiques responsables de la dégradation, tels que les champignons, les bactéries et les insectes, particulièrement dangereux pour les matériaux sensibles comme le bois, les textiles, le papier, le cuir et les manuscrits.

Dans cette perspective, les applications nucléaires ne concernent pas la production d’énergie, mais l’utilisation contrôlée et pacifique des rayonnements à des fins scientifiques, diagnostiques et de conservation.

L’initiative tunisienne s’inscrit dans un mouvement international déjà soutenu par l’AIEA, qui encourage le recours aux sciences nucléaires pour l’étude et la protection du patrimoine culturel.

Ces technologies permettent, entre autres, d’améliorer la connaissance des techniques de fabrication anciennes, de vérifier l’authenticité des œuvres et des artefacts, de reconstituer la provenance des matériaux et d’orienter des interventions de restauration plus ciblées.

Pour la Tunisie, pays au riche patrimoine s’étendant de la préhistoire à l’époque moderne, en passant par la civilisation punique, l’époque romaine et la période islamique, ce programme représente une avancée significative vers une gestion de la conservation plus scientifique.

Musées, sites archéologiques et laboratoires spécialisés pourraient bénéficier de nouvelles compétences et de nouveaux équipements, dans un secteur où la protection des artefacts est de plus en plus liée à l’innovation technologique, à la formation et à la coopération internationale.

L’INP, l’institution scientifique et technique chargée de la protection du patrimoine culturel tunisien, dispose déjà d’une expertise multidisciplinaire en archéologie, histoire, ethnographie, architecture, restauration et conservation. Le CNSTN, quant à lui, est l’organisme tunisien spécialisé dans les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires. Le nouvel accord vise donc à conjuguer deux compétences complémentaires : le patrimoine et la technologie.

Conformément à l’approche du projet, les techniques nucléaires doivent devenir un outil au service des politiques de conservation, non pas un substitut au travail des archéologues, restaurateurs et conservateurs, mais bien une composante intégrante des procédures de diagnostic et d’intervention.

I. B.

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Ifsa Africa | L’agroalimentaire comme vecteur d’exportation

14. Juni 2026 um 10:23

La quatrième édition d’Ifsa Africa, le Salon international dédié à l’agroalimentaire, à l’emballage, à la transformation et aux nouvelles technologies, s’est tenu du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions du Kram, au nord de Tunis, avec la participation d’une trentaine de pays.

Cet événement professionnel est dédié à la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, aux technologies de transformation, à l’emballage, à la logistique et aux services destinés au secteur de l’hôtellerie-restauration (HoReCa).

Selon les organisateurs, cette nouvelle édition a permis de renforcer les liens entre producteurs, distributeurs, importateurs, investisseurs et acheteurs internationaux.

Ifsa Africa se présente aussi comme une plateforme d’affaires principalement destinée aux marchés africains, mais également ouverte aux acteurs européens et du Moyen-Orient.

L’édition 2026 a mis l’accent sur l’innovation dans les procédés industriels, les solutions d’emballage, la chaîne du froid, la distribution, la production alimentaire de qualité, les boissons, les produits biologiques, les produits de la mer et les technologies pour la restauration et l’hôtellerie. Et ce à travers des rencontres B2B, des ateliers techniques, des démonstrations et des concours culinaires, visant à favoriser les échanges d’expériences et à créer de nouveaux partenariats.

Ce salon s’inscrit dans la stratégie tunisienne de promotion de l’agroalimentaire comme secteur d’exportation et de renforcement de la position du pays comme plaque tournante du commerce entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée.

L’événement s’est tenu quelques semaines seulement après la signature d’un protocole d’accord entre le Centre de promotion des exportations (Cepex) et ITNC Expo, organisateur du salon, destiné à soutenir l’organisation d’Ifsa Africa et la participation des opérateurs économiques.

Pour la Tunisie, cet événement a représenté également une opportunité de promouvoir ses principales filières, de l’huile d’olive aux dattes en passant par les produits transformés, sur un marché africain en forte croissance, notamment en termes de demande alimentaire, de modernisation de la distribution et d’investissements industriels.

I. B.

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IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains

14. Juni 2026 um 09:31

Le 13 juin 2026, la réalité a rattrapé la fiction. Le gouvernement américain a ordonné à Anthropic, créateur du célèbre chatbot Claude, de bloquer l’accès de ses deux modèles d’IA les plus puissants – Mythos 5 et Fable 5 – à tous les ressortissants étrangers, y compris ceux travaillant au sein même de l’entreprise (source : Al Jazeera, 13 juin 2026). Ce n’est pas une panne. Ce n’est pas un incident technique. C’est un avertissement sans ambiguïté : demain, si vous dépendez d’un modèle américain, votre accès peut être coupé du jour au lendemain, sans recours, sans préavis, sans justification détaillée. Cet article actualise et vulgarise le «Péril juridique américain » à la lumière de cette décision historique, et rappelle les solutions concrètes – comme Zetta-Spark Tunisie – pour reprendre le contrôle de votre souveraineté numérique.

Héni Bouhamed *

Le 12 juin 2026, le Département du Commerce américain a notifié Anthropic d’une ordonnance d’exportation d’urgence (source : The New York Times, 12 juin 2026). Motif officiel : la sécurité nationale. Conséquences immédiates :

– les modèles Mythos 5 (version complète, capable de détecter des vulnérabilités logicielles dormantes depuis des décennies) et Fable 5 (version bridée grand public) sont interdits à tout étranger, où qu’il se trouve ;

– même les employés étrangers d’Anthropic – y compris des alliés canadiens ou britanniques – sont concernés ;

– la société a dû désactiver brutalement l’accès à 17h21, sans délai de grâce (Al Jazeera).

Anthropic a contesté la décision, faisant valoir que GPT-5.5 d’OpenAI possède des capacités similaires sans subir les mêmes restrictions. En vain. «C’est la première fois que le gouvernement dicte aussi directement qui peut ou ne peut pas utiliser un modèle d’IA générique», écrit The New York Times.

Le Monde du 13 juin précise qu’Anthropic «n’a pas pu se conformer aux ordres de l’administration Trump autrement qu’en coupant brutalement l’accès».

Ce que cela change pour vous (même si vous êtes «local»)

Beaucoup d’entreprises et d’administrations non américaines pensent être à l’abri parce qu’elles utilisent l’IA via une API ou un cloud «régional». C’est faux.

L’ordre contre Anthropic confirme la logique du Cloud Act et de la section 702 du Fisa : le droit américain ne suit pas les données, il suit le prestataire. Si votre fournisseur d’IA est américain (OpenAI, Google, Anthropic, Microsoft), vos prompts, vos données sensibles, vos stratégies peuvent à tout moment être exposés ou bloqués par décision unilatérale de Washington.

Les scénarios de crise évoqués dans l’article précédent ne sont plus hypothétiques :

– coupure d’accès à vos agents IA en pleine tension diplomatique ;

– divulgation forcée de vos données confidentielles via un mandat ex parte ;

– injection de biais ou arrêt de service sans préavis.

L’affaire Anthropic est la preuve par l’exemple : si l’Amérique peut le faire à ses propres entreprises, que fera-t-elle à des clients étrangers en situation de conflit ?

Des alternatives souveraines existent (et fonctionnent)

Face à cette menace, des régions entières ont anticipé. Voici des solutions déjà opérationnelles en 2026 pour une IA non dépendante des États-Unis :

TunisieZetta-Spark.com : infrastructure Big Data & IA agentique 100% locale (Hadoop, Spark, LLM locaux). Opérationnel pour clusters critiques ;

Afrique de l’Est : déclaration IA de la Communauté d’Afrique de l’Est – modèles formés sur données locales, stockage local, adoptée avril 2026 ;

Monde arabe : projet Aicto / MeetKai – piles IA souveraines dans 5 pays pilotes, annoncé avril 2026 ;

Inde : Command Core (Arinox/KOGO) – «Agentic AI in a box», totalement déconnectée d’Internet («air-gapped»), commercialisée avril 2026 ;

Royaume-Uni : Whitespace / Oracle Collective – OS souverain pour la défense, déployé sur la Royal Navy et testé opérationnellement.

Ces initiatives prouvent qu’il n’est pas nécessaire de subir. On peut construire ou acheter localement des écosystèmes d’IA souverains.

Alternative concrète pour les Big Data et l’IA agentique

Dans ce mouvement, Zetta-Spark Tunisie propose une réponse adaptée aux entreprises et États qui possèdent déjà des données massives (ministères, banques, industries, opérateurs critiques). Principe fondamental : «Vos données ne quittent jamais votre infrastructure» : 

– déploiement sur vos serveurs, dans votre datacenter, en Tunisie ou ailleurs ;

– pas de prestataire américain → pas de Cloud Act, pas d’ordre soudain de blocage comme chez Anthropic.

  • Modèles agnostiques : Llama 4, Gemma 4, DeepSeek, Qwen, tournant sur vos propres GPU.
  • Connecteurs MCP (Model Context Protocol) en local : vos agents IA lisent vos bases de données, lacs HDFS/Iceberg, sans jamais exposer un octet à l’extérieur.
  • Sécurité renforcée : Kerberos, chiffrement de bout en bout, contrôle d’accès.
  • Maîtrise des coûts : fin des surprises de facturation des tokens.

Ne vous contentez plus d’analyser le passé. Donnez à votre entreprise les agents capables de construire le futur.

Avec Zetta-Spark, une banque traite ses données clients sensibles, un ministère analyse du renseignement, une usine optimise sa maintenance prédictive sans dépendre de la bonne volonté de Washington – ni d’une injonction soudaine à la manière de celle qu’a subie Anthropic.

Le moment d’agir c’est maintenant

L’ordre américain contre Anthropic a été signé à 17h21 un vendredi. À 17h22, des milliers d’utilisateurs étrangers – y compris des alliés – se sont vus privés d’outils critiques. Demain, cela pourrait être votre système de logistique, votre diagnostic médical ou votre analyse de renseignement.

Le droit américain ne vous protégera pas. Les «exceptions» ou «clauses de non-exportation» ne pèseront rien face à une décision exécutive motivée par la «sécurité nationale».

La seule protection durable est l’architecture technique souveraine : code par code, serveur par serveur. Comme l’ont compris l’Afrique de l’Est, le monde arabe, l’Inde ou le Royaume-Uni, l’indépendance numérique se construit dès aujourd’hui.

Zetta-Spark Tunisie vous donne les outils pour transformer votre infrastructure Big Data en un bastion d’IA agentique indépendant – à l’abri des coups de semonce venus de Washington.

* Maître assistant à l’Université de Sfax, co-fondateur et CTO de Zetta-Spark.

Sources :

Le Monde (13 juin 2026) – «Anthropic désactive brutalement ses deux modèles d’IA les plus puissants»

The New York Times (12 juin 2026) – «U.S. Bars Foreigners From Using Anthropic’s Most Advanced A.I. Models».

Al Jazeera (13 juin 2026) – «US orders Anthropic to disable AI models for all foreign nationals».

L’article IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains est apparu en premier sur Kapitalis.

L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes

14. Juni 2026 um 08:40

Dans cet article publié sur son blog, intitulé «Capitaliser sur la liquidité des banques privées pour financer l’économie», l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) propose une analyse approfondie des mécanismes qui freinent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.

Le rôle fondamental du système bancaire est de faire de l’intermédiation financière pour soutenir l’investissement productif et la création d’emplois. Pourtant, en Tunisie, un décalage marquant s’installe : alors que les banques publiques maintiennent un fort niveau d’engagement auprès des structures étatiques, les banques privées affichent un ratio crédits/dépôts particulièrement faible (67,4% à fin juin 2025), et ce, malgré un excellent niveau de liquidité réglementaire.

Pourquoi nos banques privées ne capitalisent-elles pas sur cet excès de liquidité pour financer le secteur privé ? Entre le poids des financements directs accordés au Trésor public, une aversion accrue au risque face à la conjoncture et le maintien de marges d’intermédiation élevées, les facteurs de ce blocage de l’offre sont multiples.

Dans son article, l’IACE propose une analyse approfondie des mécanismes qui grippent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.

Le Trésor public accapare les liquidités bancaires

    Les banques ont essentiellement pour rôle de faire de l’intermédiation financière entre agents à excédent d’épargne et agents à déficit, en utilisant l’épargne des premiers, généralement sous forme de dépôts à court et moyen terme, pour financer les besoins d’investissement des entreprises. Un excès d’intermédiation veut dire un risque élevé pour les banques en cas de panique et de retraits massifs de déposants.

    À l’opposé, une sous-intermédiation signifie un manque de financement qui risque de freiner la croissance de l’économie et la création d’emplois.

    En Tunisie, à première vue, le système bancaire paraît bien diversifié, comptant 23 banques résidentes, y compris d’importantes banques publiques (la STB, BH Bank, BNA, la BTS spécialisée dans les microcrédits, et la Banque de financement des PME), en plus de 13 banques privées et mixtes, et 3 banques islamiques. Mais leur encours de crédit au secteur privé laisse à désirer.

    En effet, le crédit aux entreprises privées dans le secteur de l’industrie n’a augmenté que de 0,1% en 2023 avant de tourner en négatif (-0,3%) en 2024, alors que pour les services, le taux d’augmentation a été respectivement de 2,7% et 2,6 %.

    Le Rapport de supervision bancaire 2024, publié par la BCT, explique ce phénomène par «un ralentissement continu de la demande de financement en rapport avec la persistance de la conjoncture économique difficile et ses répercussions sur les entreprises».

    Toutefois, la faiblesse de la demande de crédits n’explique pas tout, ce qui nécessite une analyse du côté de l’offre du système bancaire.

    Les ressources des banques proviennent essentiellement des dépôts. Sur ce plan, le taux de transformation crédits/dépôts a connu une tendance à la baisse, de 120% avant la pandémie en 2019 (ce qui correspond au maximum réglementaire permis par la BCT), pour atteindre 101,4% en 2023, et la baisse a continué durant la période 2024-2025 selon les données du Bulletin des statistiques financières de la BCT (octobre 2025). Toutefois, ce ratio reste élevé en Tunisie à 96,2% en août 2025, grâce à la dominance des banques publiques, alors que dans des pays où le secteur bancaire appartient essentiellement au privé, comme la France et le Maroc, ce taux est de 91,4% et 89,2%, respectivement.

    Ceci nous conduit au cœur du problème tunisien : les banques publiques continuent à prêter aux entreprises et offices étatiques, ce qui explique un ratio crédit/dépôts pour les trois principales banques publiques de l’ordre de 101,7 % à la fin de décembre 2023 et 97,3 % fin juin 2025.

    À l’opposé, il en va de même pour les trois principales banques privées où le ratio a été nettement plus faible, baissant de 69,4% à 67,4%, durant la même période.

    Ce niveau alarmant pose la question : pourquoi le ratio de transformation est-il trop faible chez nos banques privées, surtout que la liquidité est suffisante.

    En fait, l’indicateur de taux de couverture de liquidité (Liquidity Coverage Ratio-LCR), défini comme étant le ratio du stock d’actifs liquides de haute qualité sur les sorties nettes de trésorerie sur un horizon de 30 jours dans une situation de tension (la valeur estimée des retraits massifs des clients de la banque + les engagements de financement que la banque doit honorer – les entrées de fonds attendues), doit dépasser 100 % selon les accords de Bâle III, suite à la crise financière de 2008.

    En Tunisie, ce minimum réglementaire est largement dépassé, atteignant 138,3% à fin 2025 pour les trois principales banques privées.

    Par conséquent, on peut affirmer avec certitude que nos banques privées ne capitalisent pas sur l’excès de liquidité disponible pour offrir plus de crédit aux entreprises privées.

    Retrait des banques du financement de l’économie productive

    La première explication de cette énigme est la loi n° 10-2024 du 7 février 2024, qui a demandé à la BCT d’accorder des facilités au profit du Trésor public pour un montant de 7 milliards de dinars, une demande qui a été renouvelée avec la loi de finances 2025 et le projet de loi de finances pour 2026,qui a autorisé la BCT à accorder au Trésor public des facilités de financement d’un montant record de 11 milliards de dinars, à zéro intérêt, avec 3 ans de période de grâce et une durée de remboursement de 15 ans. Il est clair que de tels montants limitent la capacité de la BCT d’accorder autant de financement aux banques qu’auparavant.

    La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées dans un contexte économique marqué par une croissance faible, une incertitude élevée et un volume important de créances douteuses.

    Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, les banques adoptent une politique de crédit plus restrictive, privilégient les garanties réelles (hypothèques, cautions personnelles) et limitent leur exposition aux PME, perçues comme plus risquées.

    La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées. Les banques peuvent soit orienter leurs ressources vers le financement de l’État à travers la souscription aux Bons du Trésor, soit conserver une marge bancaire de l’ordre de 4 % ou plus. Cela se traduit par des taux d’intérêt du crédit aux PME avoisinant 11 %, alors que le TMM est autour de 7 %, ce qui renchérit le coût du financement pour le secteur privé et freine l’investissement productif. Ces contraintes sur l’offre de crédit ne sont pas sans conséquences sur la dynamique macroéconomique.

    La croissance économique reste par ailleurs faible, de l’ordre de 2,5% en 2025, même si elle a connu une augmentation par rapport à 1,4% en 2024.

    Pour les prix, toutefois, l’impact reste ambigu. D’un côté, le manque de crédit et, par conséquent, le renchérissement de son coût, poussent les entreprises à augmenter les prix. Mais d’un autre côté, la baisse de la demande globale limite une telle tendance, surtout que l’économie tunisienne s’est trouvée ces dernières années dans un contexte de taux d’intérêt élevés, dus à la politique monétaire restrictive de la Banque centrale. Ce qui explique le ralentissement du taux d’inflation de 9,3% en 2023 à 7,0% en 2024, et à 5,3% en 2025.

    La Banque centrale doit encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque, tout en veillant à ce que cette prudence ne se traduise pas par un retrait du financement de l’économie productive.

    L’objectif est de promouvoir une approche équilibrée, où une meilleure évaluation et gestion des risques permettrait justement de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt que de le restreindre. En ce sens, l’enjeu n’est pas d’opposer gestion du risque et financement de l’économie, mais de faire de la première un levier pour soutenir le second.

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    Le projet Biorest pour améliorer la qualité des dattes bio tunisiennes

    14. Juni 2026 um 08:09

    La filière des dattes biologiques constitue l’un des piliers de l’agriculture biologique en Tunisie et occupe une place de premier plan dans les exportations nationales. Reconnue pour la qualité de ses produits et son potentiel économique, elle contribue de manière significative au rayonnement du savoir-faire tunisien sur les marchés internationaux. Toutefois, des notifications récentes de la présence de résidus de pesticides dans certains lots destinés à l’exportation a mis en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de contrôle et d’accompagnement des acteurs de la filière.

    Face à ces enjeux, un Programme national de gestion des alertes a été mis en place afin d’améliorer durablement la productivité des palmeraies biologiques tout en consolidant la confiance des marchés internationaux dans les dattes biologiques tunisiennes.

    Cette initiative repose sur une approche intégrée qui associe sensibilisation, renforcement des contrôles officiels et consolidation des dispositifs de suivi afin d’agir à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

    Une gestion efficace des risques phytosanitaires

    Le projet Biorest («Appui au développement d’une agriculture biologique durable et résiliente dans un contexte de changement climatique en Tunisie»), financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par la Fao, apporte une contribution essentielle à cette dynamique nationale. Son intervention s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités techniques, institutionnelles et opérationnelles, en soutenant des actions concrètes destinées à améliorer l’adoption par les producteurs des bonnes pratiques conformes aux exigences de l’agriculture biologique.

    L’appui de Biorest permet notamment l’organisation de journées de sensibilisation destinées aux producteurs, aux opérateurs et aux autres acteurs impliqués dans la filière. Ces rencontres constituent un espace privilégié pour partager les connaissances, diffuser les bonnes pratiques et renforcer les compétences techniques nécessaires à une gestion efficace des risques phytosanitaires.

    L’initiative met l’accent sur plusieurs dimensions complémentaires. Elle vise d’abord à mieux faire connaître l’état des alertes enregistrées et les principales substances détectées, afin de sensibiliser les producteurs et les opérateurs aux conséquences économiques et commerciales que peuvent entraîner ces situations. Elle contribue également à rappeler l’importance stratégique des dattes biologiques pour les exportations tunisiennes et la nécessité de préserver la réputation de cette filière sur les marchés internationaux.

    Au-delà du diagnostic, le programme privilégie une approche préventive en diffusant des solutions adaptées aux contraintes spécifiques de l’agriculture biologique.

    Gestion des risques liés aux ravageurs et aux maladies

    Les participants sont ainsi accompagnés dans l’identification des méthodes autorisées pour la gestion des risques liés aux ravageurs et aux maladies, aussi bien dans les palmeraies que dans les unités de transformation.

    Une attention particulière est accordée à la promotion des principes de gestion intégrée des ennemis des cultures (IPM), afin de réduire les risques de contamination tout en préservant l’équilibre écologique des systèmes de production.

    En favorisant une meilleure compréhension des exigences réglementaires et en développant les capacités des différents intervenants, Biorest contribue à instaurer une culture de prévention et de qualité tout au long de la chaîne de valeur.

    L’impact attendu dépasse le seul traitement des alertes. Il s’agit également de renforcer la résilience du secteur face aux défis environnementaux et commerciaux, d’améliorer la conformité des productions aux normes internationales et de consolider la compétitivité de la filière biologique tunisienne.

    En soutenant les institutions nationales dans leurs missions d’encadrement et de contrôle, le projet participe à la création d’un environnement plus favorable au développement durable de l’agriculture biologique.

    À travers cette collaboration, Biorest confirme son rôle de catalyseur des transformations nécessaires pour préserver la confiance des consommateurs, sécuriser les débouchés à l’exportation et accompagner les producteurs dans l’adoption de pratiques innovantes et responsables. Cette action illustre également l’importance des partenariats entre les institutions nationales, les partenaires techniques et les organisations internationales pour relever les défis auxquels sont confrontées les filières agricoles stratégiques et garantir leur développement à long terme.

    Communiqué.

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    Mondial 2026 | Printemps arabe ou été maghrébin ?

    14. Juni 2026 um 07:44

    Il arrive qu’un pays entraîne dans son sillage ses voisins, frontaliers ou culturels, dans l’optique d’un mouvement de fond à caractère économique, politique, culturel… Sportivement, il est incontestable que le Maroc a polarisé les attentions grâce à son équipe nationale de football à onze. Les Lions de l’Atlas sont aujourd’hui la locomotive du football maghrébin et, plus généralement, arabe. (Photo : Achraf Hakimi / Riyad Mahrez / Mohamed Salah).

    Jean-Guillaume Lozato *

    En attendant une uniformisation des progrès arabes en général en matière de football, ce sera vraisemblablement par le Maghreb que passera l’étape de la consolidation, après la construction de 2022 au Qatar, lorsque les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale.

    Le “Maghreb United” est une notion restée jusque-là trop abstraite. Aussi évanescente qu’un slogan publicitaire, qu’un jingle ou qu’un refrain accompagnant un succès musical estival diffusé par les haut-parleurs des plagistes. Mais la forte représentativité nord-africaine au Mondial 2026 pourra pallier les manquements diplomatiques et administratifs du Maghreb Al-Kabir. Avec des équipes qui prouveront que les pays présents à une CAN peuvent s’imposer comme ceux présents à un Euro.

    Le Maroc et les autres

    Inévitablement, le Maroc a pris la tête du leadership arabe dans son ensemble depuis Qatar 2022. Ceci grâce à sa prestation qatarie, mais aussi grâce à une trajectoire suivie depuis la saison 2017-2018 et quelques séquences de jeu bien encourageantes lors de la phase de poules de Russia 2018.

    Des gardiens à la ligne d’attaque, le Royaume chérifien peut compter sur un effectif complet et varié que nous avions déjà détaillé dans nos colonnes.

    C’est oublier que l’Algérie possède également quelques atouts. Une Algérie que l’on a trop vite oubliée après le Mondial 2014. Ce qui représente une mise en suspension potentielle quant aux attentes des supporters des équipes qui auront à se mesurer à elle. Le poste de gardien regroupe quantité, qualité relative mais pas encore entièrement sérénité.

    L’Egypte, de son côté, a été classée à la dernière CAN. L’impact du titre de première du championnat de première division remporté par l’équipe de Zamalek sera-t-il bénéfique ? Le défi sera de transcender les égos afin de rechercher l’équilibre. Avec une option de choix en la possibilité d’exploiter des courses obliques incisives pour l’attaquant Mohamed Salah.

    Pour l’Afrique du Nord, reste la Tunisie qui semble avancer très, trop doucement. Alternant les signes encourageants et les moments d’inquiétude. Mais qui mathématiquement aurait plus de chance de passer le premier tour qu’il y a quatre ans, réparant ainsi l’injustice survenue au Qatar.

    Tout le reste de la sphère arabe sera représenté par l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Irak et la Jordanie. Là, le niveau se situe déjà à un ou deux crans en-dessous selon les cas par rapport à l’Afrique blanche.

    La compétition proprement dite

    Au jeu des prévisions instinctives, Algérie et Maroc devraient pouvoir s’en sortir. Une curiosité intervient : un duel fratricide entre locuteurs arabophones avec Algérie-Jordanie captera les attentions au premier tour. Mais ce duel ne sera certainement pas la seule opposition entre arabisants de la compétition. Ce qui non seulement limitera les chances de représentativité des autres continents, mais qui amplifiera en plus la visibilité arabe.

    Le match Brésil-Maroc, qui s’est achevé ce dimanche 14 juin 2026 sur le score de parité (1-1), avait fait converger tous les regards pour ce qui est la première grosse affiche du premier tour. L’Algérie, elle, devra se mesurer, mercredi 17 juin, à l’Argentine pour son premier match. Une première prise de responsabilité énorme qi ne sera pas sans conséquences. L’Egypte et la Tunisie présentent un avantage en commun : un très bon vivier de gardiens. Ce qui fera certainement la différence dans l’appréhension de la suite de la compétition, contrairement à ce que les effectifs des quatre autres équipes arabes proposent.

    Arabie Saoudite et Irak devraient livrer une meilleure prestation, ou plutôt dans un premier temps une moins mauvaise, que leurs homologues jordanienne et qatarie. Même si cette dernière semble vouloir tirer quelques enseignements à partir du terrain et non plus seulement à partir des effets de marketing, surtout après son match presque perdu mais sauvé à la dernière minute contre la Suisse (1-1). Le fatalisme enraye ou enclenche des actions dans la mentalité orientale. L’Arabie Saoudite possède déjà la carte de l’avantage psychologique en se souvenant du parcours de leurs glorieux ainés quart-de-finalistes à la Coupe du monde 1994 sur le sol… des Etats-Unis !

    La réalité statistique, qui fait intervenir des données réelles mais trop mécaniques par rapport au jeu du football lui-même, a établi selon certaines prévisions (l’économiste allemand Joachim Klement) la victoire des Pays-Bas pour le sacre final. Or, les Pays-Bas auraient de fortes chances de croiser le Maroc soit en seizième soit en huitième de finale. C’est-à-dire qu’ils auront à défier un système de jeu qui pose problème aux équipes qui ont un entrejeu dynamique et omniprésent. Nous sommes donc confrontés à un scénario contestable.

    Une progression d’ensemble de l’activité sportive la plus pratiquée planétairement, ayant pour cadre les prestations des représentantes arabes, est en rodage. Avec en ligne de mire des projections plus tranchantes pour 2030 en Espagne-Portugal-Maroc et 2034 en Arabie Saoudite.

    * Enseignant universitaire et analyste de football.

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    Le poème du dimanche | ‘‘La poésie’’ de Serge Pey

    14. Juni 2026 um 07:18

    Né à Toulouse en 1950, Serge Pey est poète-acteur, performeur, plasticien, universitaire. Fondateur des revues Emeute et Tribu.

    De mère occitane et de père catalan anarchiste, réfugié pendant la guerre d’Espagne, il est marqué dans son enfance par une condition sociale et politique difficile qui scelle sa poésie dans l’engagement et la solidarité, très tôt. Entre situationnisme et surréalisme, elle est action, cri politique, révolte et contestation. Il a séjourné dans les Amériques avant de s’établir en France, en 1980 et publier une œuvre riche et abondante, plus de 150 textes. Sa voix est un vrai art déclamatoire, aujourd’hui ; porte et se distingue dans la poésie française actuelle par la rébellion permanente.

    Tahar Bekri

    La poésie est basse
    Il faut se pencher pour la ramasser
    au milieu des chaises renversées

    La poésie
    n’existe pas isolément
    au-dessus des choses
    assises sur des chaises

    Et pourtant elle est captive
    de ce qui la constitue
    justement en beauté
    quand une chose se lève
    de la chaise

    La poésie
    n’est jamais une vérité
    sans la réalité
    d’une chaise qui s’assoit
    sur une autre chaise

    La poésie va jusqu’au bout
    de l’homme
    qui démonte la chaise
    pour faire du feu

    La poésie est une décision
    qui croit à l’exigence
    des mots d’une chaise démontée

    On a tellement frappé
    sur le nez de cette chaise
    qu’elle continue à saigner
    sans qu’on s’aperçoive
    que c’est un homme
    qui saigne sur elle
    car ses barreaux ont traversé
    son cœur

    La poésie est une chaise
    que l’on saisit par le dossier
    non pour s’asseoir
    mais pour se battre.

    (Remerciements Site : poèmes.co)

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    Empfangen — 13. Juni 2026 Französischsprachig

    Affaire du terrain de Carthage ou quand l’administratif devient pénal

    13. Juni 2026 um 13:38

    Nous publions ci-dessous le commentaire que l’auteur, écrivain, éditeur et, également, habitant de Carthage, a publié sur Facebook, à propos de l’affaire dite du terrain de Carthage qui alimente actuellement une grande polémique, et dans laquelle la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin 2026, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont Azedine Beschaouch, ancien ministre des Affaires culturelles, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son ancien adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire.

    Abdelaziz Belkhodja *

    L’affaire du terrain de Carthage pose d’abord un problème d’information. À ce stade, le public ne dispose pas de tous les éléments du dossier : les délibérations exactes, les contrats, les évaluations foncières, les autorisations de tutelle, les expertises éventuelles et les arguments complets des différentes parties ne sont pas tous accessibles. Il faut donc rester prudent. Mais les éléments connus suffisent déjà à poser une question de fond : comment traiter une décision administrative ancienne lorsqu’elle est contestée plusieurs années plus tard ?

    Le dossier semble s’étendre sur plusieurs décennies. Il y aurait eu une première opération foncière dans les années 1960, une délibération municipale en 2008, une autre en 2011, puis un contrat signé en 2012. Avant de chercher des coupables, il fallait donc d’abord comprendre la chaîne des décisions : qui a décidé quoi, à quelle date, avec quelle autorisation, et sur quelle base juridique ?

    Etablir la chaîne des responsabilités

    C’est là que se trouve le cœur du problème. Une délibération municipale est un acte administratif. Tant qu’elle n’a pas été annulée par le juge administratif, elle est en principe considérée comme valable. Si elle est contestée, il faut d’abord vérifier sa légalité. On ne peut pas transformer automatiquement une décision administrative discutable en infraction pénale.

    Il faut aussi distinguer les responsabilités. Celui qui prend une décision initiale n’a pas le même rôle que celui qui l’exécute plusieurs années plus tard. Si les responsables intervenus en 2011 ou en 2012 n’ont fait qu’appliquer une décision déjà adoptée, leur responsabilité ne peut pas être appréciée comme s’ils avaient eux-mêmes géré toute l’opération.

    Dans ce genre de dossier, la bonne méthode aurait été simple : reconstituer toute la chronologie, examiner les délibérations, vérifier les autorisations de tutelle, évaluer le terrain, calculer l’éventuel préjudice, puis saisir le juge administratif si la légalité des actes est contestée.

    Ensuite seulement, s’il apparaît qu’il y a eu fraude, enrichissement personnel, abus manifeste ou préjudice volontaire, la voie pénale peut être envisagée. Mais elle doit rester l’ultime recours, non le point de départ.

    Les erreurs administratives, les décisions mal préparées, les régularisations anciennes ou les évaluations contestables peuvent être corrigées autrement : annulation d’un acte, révision d’un contrat, expertise indépendante, réparation financière, transaction administrative, réforme des procédures ou sanction disciplinaire. Tout ne doit pas finir devant le juge pénal.

    Une logique de paralysie

    Le recours au mandat de dépôt dans une affaire ancienne, technique et essentiellement documentaire pose donc un problème de proportionnalité. La détention préventive devrait rester exceptionnelle, réservée aux cas où il existe un risque réel de fuite, de pression sur les témoins ou de destruction des preuves. Dans une affaire administrative vieille de plusieurs années, d’autres mesures sont possibles.

    Cette pénalisation excessive a un effet dangereux. Elle installe la peur chez les responsables publics, les élus locaux, les chefs d’entreprise, les acteurs culturels, les associations et tous ceux qui prennent des initiatives. À force de voir des décisions administratives transformées en affaires pénales, chacun finit par préférer ne rien signer, ne rien engager, ne rien autoriser.

    Le résultat est grave : les projets économiques ralentissent, les initiatives culturelles deviennent risquées, les associations hésitent, l’administration se bloque et le pays entre dans une logique de paralysie.

    Un État a le devoir de lutter contre les abus. Mais il doit aussi protéger l’action publique et l’initiative privée contre la peur permanente de la pénalisation. Sans cette sécurité juridique, plus personne n’ose agir. Et lorsqu’une société n’ose plus agir, c’est tout le développement économique, culturel et social du pays qui se trouve bloqué.

    * Ecrivain et éditeur.

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    Polémique autour de l’affaire Azedine Beschaouch

    13. Juni 2026 um 13:06

    L’annonce de l’exécution du mandat d’arrêt émis contre l’ancien ministre Azedine Beschaouch, âgé de 88 ans et souffrant de plusieurs pathologies, continue d’alimenter la polémique, en raison de rapports contradictoires concernant son état de santé et son lieu de détention.

    Hier soir, vendredi 12 juin 2026, la chaîne de télévision nationale a cité des sources qu’elle a qualifiées de fiables, affirmant que M. Beschaouch séjournait depuis hier matin au service de cardiologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis, où il reçoit les soins nécessaires et est placé sous surveillance médicale continue par une équipe spécialisée.

    Cependant, l’avocat Sami Ben Ghazi, membre de son équipe de défense, a annoncé dans un poste sur sa page Facebook qu’«après que la chambre d’accusation a émis un mandat d’arrêt contre son client, le mardi 9 juin, et que ce mandat a été exécuté tard dans la nuit du mercredi 10 juin, il a été emmené de son lit d’hôpital à son domicile par un certain nombre d’agents», ajoutant, citant la sœur de son client, «qu’il n’a pas été autorisé à prendre la bouteille d’oxygène qu’il utilise pour respirer et qu’il souffre de difficultés à se déplacer».

    Cette controverse survient après que la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont M. Beschaouch, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire, dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons de corruption dans une opération de cession de biens municipaux.

    Quoi qu’il en soit, et quelles que soient les accusations portées contre le célèbre archéologue et historien, son âge avancé et son état de santé détérioré ne sauraient faire admettre son incarcération sous quelque condition que ce soit. Le principe de la présomption d’innocence devant toujours prévaloir dans de pareilles situations, le concerné peut bénéficier de la liberté conditionnelle, car il ne risque pas de se dérober à la justice.

    I. B.   

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    Vérand’Art | Quand la poésie devient un chemin d’individuation

    13. Juni 2026 um 09:58

    Dans la soirée du mercredi 4 juin 2026, à Vérand’Art, 9 rue Alturas, Kram-Salammbô, il ne s’est pas simplement tenu une rencontre autour de la poésie. Il s’est ouvert un espace rare, presque devenu clandestin dans nos sociétés saturées de vitesse : un espace où l’humain peut encore entendre ce qui parle en lui avant le bruit du monde.

    Manel Albouchi

    Il y avait des poètes, des lecteurs, des silences aussi. Et quelque chose d’étrange traversait la soirée dès les premiers textes : les voix semblaient se répondre sans s’être concertées, comme si chaque poème venait poursuivre secrètement celui qui l’avait précédé.

    Peu à peu, la rencontre cessait d’être un simple événement culturel. Elle devenait une traversée intérieure collective, comme si la poésie révélait, derrière les individus présents, une architecture invisible de la conscience humaine.

    La soirée commença symboliquement par cette question fondatrice que toutes les civilisations ont tenté de résoudre : comment relier le ciel et la terre ? Comment faire descendre l’invisible dans une existence concrète ? Car écrire n’est peut-être rien d’autre que cela : permettre à une pensée de devenir chair, permettre à une émotion informe de trouver enfin une langue capable de la contenir.

    Le «je» cherche le «nous»

    À cet instant, quelque chose d’essentiel apparaissait déjà : derrière chaque poème se cachait la même interrogation contemporaine. Comment habiter sa propre vie sans disparaître dans le vacarme collectif ?

    Alors le mouvement vers l’autre commença. Le «je» chercha le «nous». Et avec lui surgit toute l’ambivalence humaine. Car dès qu’un groupe se forme, même autour de la beauté, apparaissent aussi les fragilités les plus profondes : le besoin d’être reconnu, les blessures narcissiques, les rivalités silencieuses, les luttes invisibles de pouvoir, cette difficulté si humaine à exister sans se comparer.

    La poésie, le temps d’un soir, n’a pas tenté de masquer cela. Elle a laissé apparaître une vérité beaucoup plus profonde sur notre époque : nous sommes devenus des êtres épuisés de devoir continuellement tenir. Tenir socialement. Tenir économiquement. Tenir psychiquement. Tenir émotionnellement. Et derrière la réponse automatique du «ça va», il existe souvent une fatigue beaucoup plus ancienne : une fatigue d’exister, peut-être même une fatigue de devoir constamment jouer un rôle pour continuer à appartenir au monde.

    C’est précisément là que la soirée prenait une dimension presque philosophique au sens vivant du terme. Car face à la complexité humaine, les réponses simplistes deviennent des violences invisibles. Réduire l’humain à une identité fixe, à une opinion, à une image ou à une fonction sociale finit toujours par mutiler quelque chose de vivant en lui.

    Comme le rappelle Edgar Morin, la complexité n’est pas un problème à éliminer : elle est la condition même de l’existence humaine.

    Et peut-être est-ce justement ce que la poésie tente encore de sauver aujourd’hui : la profondeur intérieure. Non pas compliquer le monde, mais empêcher qu’il soit réduit.

    Sauver la profondeur intérieure

    Au fil des lectures, une autre voie s’ouvrait alors discrètement : celle du recul face à son propre ego, celle d’Henri Michaux. Non comme humiliation de soi, mais comme déplacement intérieur. Apprendre à observer ses masques, reconnaître ses mécanismes de défense, comprendre qu’une identité trop rigide finit souvent par devenir une prison psychique.

    À cet instant, la rencontre dépassait largement le cadre littéraire. Elle prenait presque la forme d’une expérience jungienne collective. Comme si chaque texte faisait traverser une étape du processus d’individuation : rencontrer son ombre, traverser ses contradictions, désidentifier progressivement l’ego, puis revenir au monde avec davantage de présence et moins de domination.

    Et peut-être est-ce pour cela que certains moments de la soirée avaient quelque chose de profondément apaisant. Comme si, pendant quelques instants, la poésie suspendait l’obligation de performance qui épuise désormais les êtres. Elle rappelait discrètement que l’humain ne se construit pas uniquement dans la compétition ou la visibilité, mais aussi dans sa capacité à transmettre, à partager le pain, à laisser circuler la vie au-delà de lui-même.

    Puis vint ce moment presque incandescent : le poème de clôture. Celui de Hichem Ben Ammar. Qui commence par : «Je suis.» Et soudain tout semblait tomber. Les rôles. Les postures. Les identités défensives. Les personnages sociaux que nous passons tant de temps à protéger. Il ne restait plus qu’une présence nue : être.

    Peut-être que la poésie commence exactement là : dans cet espace fragile où l’humain cesse momentanément de vouloir paraître pour recommencer à exister.

    Avec la participation des poètes Hichem Ben Ammar, Ahmed Ben Mahmoud, Mahmoud Chalbi et du jeune Amine Debbiche, ainsi que de Jacques Emmanuel Ottavi, philosophe et psychanalyste, Ibtissem Bejaoui, Zahra Chaouch, Amina Chenik et Chaker Ouahada, cette rencontre aura rappelé une chose essentielle : Dans une époque saturée de bruit, de vitesse et d’identités rigides, la poésie demeure encore l’un des rares lieux où la conscience humaine peut respirer.

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    Tunisie | Le congé du Nouvel an de l’Hégire, mardi ou mercredi

    13. Juni 2026 um 09:36

    Le cabinet du Premier ministre à Tunis a annoncé dans un communiqué qu’à l’occasion du Nouvel an de l’Hégire, les fonctionnaires, les autorités locales et les institutions publiques à caractère administratif bénéficieront d’un jour de congé, à savoir le jour du Nouvel an de l’Hégire 1448, qui sera soit le mardi 16 juin, soit le mercredi 17 juin 2026, selon ce que révélera l’observation du nouveau croissant de lune et conformément à la déclaration de Son Éminence le Mufti de la République tunisienne à ce sujet.

    Astronomiquement, la nouvelle année hégirienne (1 Muharram 1448 AH) devrait tomber le mardi 16 juin 2026, en attendant la confirmation officielle du Mufti de la République suite à l’observation de la nouvelle lune.

    I. B.

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    La responsabilité de la gauche dans l’échec de la transition tunisienne

    13. Juni 2026 um 09:05

    Pour créer les conditions propices à une sortie de crise en Tunisie, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

    Elyes Kasri *

    Tous les avis s’accordent sur la dégradation des indicateurs socio-économiques en Tunisie depuis 2010, devenue pour de nombreux experts une année de référence.

    Bien que la Tunisie ait déjà été en crise, quoique silencieuse économiquement mais visible politiquement et diplomatiquement, la pseudo révolution de 2011 n’a rien amélioré en l’espace de quinze ans au point de faire un nombre grandissant de nostalgiques et de déçus de la démocratie et de développer une aversion des fondements du mode de gouvernance démocratique et de tous ceux qui prétendent s’y attacher.

    Si l’islam politique à travers Ennahdha et sa nébuleuse a été sommé publiquement et judiciairement de rendre des comptes pour ses dérapages et méfaits durant la période post révolutionnaire, la gauche continue à alimenter une culture toxique anti réformes et anti entrepreneuriat faite de mythes socioéconomiques qui mènent inexorablement la Tunisie vers la déconstruction de son tissu entrepreneurial et économique et une croissance anémique, financée par un endettement de plus en plus lourd et onéreux, qui risque d’hypothéquer non seulement les opportunités de relance mais également la souveraineté et l’existence même du pays dans un scenario risquant d’être plus grave que celui de la Commission financière internationale de 1869 qui a pavé la voie à la colonisation française en 1881.

    Une gauche lâche et irresponsable

    Si l’histoire a marqué le rôle courageux et patriotique de la gauche grecque qui a sauvé avec courage et détermination son pays de la faillite en 2009, l’histoire portera un jugement sévère sur la gauche tunisienne qui, quand l’occasion s’est présentée sous feu Béji Caïd Essebsi, a refusé de partager le fardeau du pouvoir ** et les sacrifices requis par les réformes exigées par la situation du pays pour se contenter de faire sans risques de la surenchère qui continue de mener le pays à l’abysse de l’endettement, de la fonte du pouvoir d’achat et de la dégradation inexorable de l’infrastructure et des services publics ainsi que des attributs de la souveraineté nationale.

    Pour créer les conditions propices à une sortie de crise, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche tunisienne est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

    Sans cette remise en question, la gauche tunisienne assumera une lourde responsabilité historique dans tout ce qui découlera de la pente dangereuse dans laquelle glissent l’économie et la souveraineté de la Tunisie depuis 2011.

    * Ancien ambassadeur.

    ** En remportant les élections de 2014, Nidaa Tounes conduit par feu Béji Caïd Essebsi avait tendu la main au Parti des Travailleurs, conduit par Hamma Hammami, pour participer au gouvernement, mais ce dernier a refusé, obligeant les Nidaïstes à s’allier aux islamistes pour pouvoir constituer le gouvernement.     

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    Mourad Zeghidi tient bon et poursuit sa grève de la faim

    13. Juni 2026 um 08:02

    Inès et Meriem Zeghidi ont pu rendre visite en parloir spécial à leur père et frère respectif, le journaliste Mourad Zeghidi, à la prison de Mornaguia où il est incarcéré depuis le 11 mai 2024. Elles ont rendu compte de cette visite dans le commentaire ci-dessous qu’Inès Zeghidi a publié, vendredi 12 juin 2026, sur sa page Facebook. Rappelons que notre confrère a été condamné à 4 ans de prison pour «diffusion de fausses nouvelles» et «délit financier»   

    «La journée d’aujourd’hui fut à la fois heureuse et difficile.

    «Nous avons pu rendre visite à Mourad en parloir spécial, le serrer dans nos bras, l’embrasser et sentir son odeur. Cela ne s’était plus produit pour ses filles depuis octobre 2024, date de la dernière visite spéciale qui leur avait été accordée, et depuis deux ans et deux mois pour sa sœur, depuis son incarcération.

    «C’était un moment avec beaucoup de joie, de larmes et de chaleur humaine, notamment grâce à la présence de Yesmine, venue spécialement de France et des rires de son petit neveu qu’il a laissé nourrisson au moment de son arrestation.

    «Physiquement, Mourad tient bon. Son état de santé se maintient malgré la fatigue et la chaleur.

    «Nous avons longuement discuté avec lui, discussion au cours de laquelle nous lui avons transmis les nombreuses marques de solidarité venues de partout ainsi que les nombreux appels lui demandant de mettre fin à sa grève de la faim.

    «Mourad a cependant décidé de poursuivre sa grève.

    «Il remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui le soutiennent, qui se tiennent à ses côtés et à ceux de sa famille, ainsi que toutes les personnes qui lui ont demandé d’arrêter, en particulier celles et ceux qui ont participé symboliquement à cette grève à ses côtés.

    «Puisqu’il poursuit sa grève, nous continuerons à ses côtés pour ce neuvième jour.

    «De notre côté, nous vous remercions profondément pour toutes les marques d’amour, de solidarité et de soutien.»

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    Comment les drones israéliens génèrent des cibles au-dessus de Gaza

    13. Juni 2026 um 07:51

    Des documents révèlent comment les logiciels d’Intelligence artificielle (IA) et les équipements militaires ont donné à la flotte de drones israéliens des capacités de surveillance et offensives sans précédent.

    Omer Benjakob *

    La flotte de drones des Forces de défense israéliennes a opéré 24 heures sur 24 au-dessus de Gaza et du Liban pendant la guerre actuelle, servant de «générateur de cibles et de renseignement hautement efficace», selon des documents internes obtenus par Haaretz.

    Les documents de l’armée israélienne révèlent des capacités de surveillance de masse et d’IA jusqu’alors non rapportées, intégrées dans les drones déployés dans le nord et le sud depuis 2023.

    Les documents éclairent la manière dont la flotte principale d’Israël, composée de plusieurs dizaines de drones de surveillance et de frappe, a été utilisée pour aider à identifier des cibles et diriger les tirs tant pour les forces aériennes que terrestres. Les capacités reposent fortement sur l’IA et soulignent le rôle accru de l’automatisation dans la guerre moderne.

    Une algorithmisation croissante

    Les documents révèlent également que les drones Hermes 450 (ou Zik, qui signifie étincelle en hébreu) et Hermes 900 (le Kochav, ou étoile), tous deux fabriqués par l’entreprise israélienne Elbit Systems, ont été déployés à une échelle sans précédent dans les premiers mois suivant le 7 octobre 2023. Leurs heures de vol ont été multipliées par cinq, et ils ont survolé presque chaque recoin de Gaza depuis les airs, identifiant et classifiant des cibles pour les attaques, y compris les drones ennemis.

    Les documents, les conversations de Haaretz avec des entrepreneurs de la défense technologique et des responsables de l’armée israélienne, ainsi que les témoignages de soldats au groupe Breaking the Silence, exposent ce qu’une source appelle «l’algorithmisation» croissante des systèmes sans pilote de l’armée israélienne. Les drones jouent un rôle de plus en plus central dans les combats, et leur nombre croissant de missions nécessite le traitement de quantités massives de données pour soutenir différents types de décisions autonomes.

    Selon les documents et les autres sources, cette algorithmisation a commencé bien avant la guerre à Gaza, mais c’est là-bas que les capacités d’IA ont été employées pour la première fois à grande échelle, déployées rapidement après les massacres d’octobre 2023 — peut-être même précipitamment. Au moment de la guerre de cette année contre l’Iran, l’IA avait été intégrée dans tous les systèmes de commandement de l’armée, faisant partie de ce que l’armée israélienne appelle son Usine de données opérationnelles et d’IA. Les drones sont parmi ses principales utilisations.

    Les documents montrent différents types d’automatisation soutenant divers rôles dans les opérations des drones. Ils offrent un aperçu rare de la manière dont des logiciels avancés sont superposés au matériel militaire et aux systèmes d’armes pour étendre leurs capacités.

    Serveur dans le ciel

    Par exemple, les documents révèlent un système jusqu’alors non rapporté connu sous le nom de Serveur dans le Ciel (Server in the Sky, ou SITS). Fonctionnant sur un ordinateur installé sur un drone, l’analyse «embarquée» utilise des algorithmes pour mener un large éventail de missions sans pilote qui exploitent l’analyse et la prise de décision par IA.

    Selon les documents, l’algorithme analyse indépendamment le renseignement recueilli par les capteurs et les caméras des drones, détectant automatiquement les cibles, les classifiant et décidant de les suivre ou de les transmettre — au centre de commandement, aux pilotes de l’armée de l’air ou aux troupes au sol.

    Le serveur et les analyses qu’il exécute permettent également de gérer la flotte de drones de manière autonome, en se répartissant les tâches pendant que les drones surveillent un secteur défini, en transférant la charge entre ces aéronefs sans pilote pour maintenir une visibilité continue. Par exemple, si une couverture nuageuse bloque soudainement la vue d’un drone, ou si un autre doit interrompre sa mission pour esquiver un missile sol-air, la couverture est automatiquement transférée à un autre drone disponible.

    Les documents indiquent que le Serveur dans le Ciel fournit des «recommandations et décisions basées sur l’IA». Ils ne précisent pas, mais décrivent SITS comme faisant partie de «systèmes d’aide à la décision» plus larges. Ces systèmes utilisent des algorithmes avancés pour traiter d’énormes quantités de données de divers types provenant de multiples sources, fournissant aux opérateurs de drones, aux analystes et même aux forces au sol des informations et des recommandations. Bien qu’un humain soit clairement dans la boucle, le système prétend faire plus que simplement traiter des chiffres et fournirait des «analyses narratives avancées».

    En mars, l’armée israélienne a confirmé que l’infrastructure d’IA initialement utilisée par des divisions spécifiques à Gaza était désormais pleinement opérationnelle dans l’ensemble de l’armée. Des responsables ont également confirmé que la flotte de drones offensifs «Storm Clouds» faisait également partie de l’Usine de données opérationnelles et d’IA, parmi d’autres utilisations. Les documents montrent comment des essaims de drones de collecte de renseignement et de frappe ont volé — d’abord au-dessus de Gaza et du Liban, et plus récemment au-dessus de l’Iran et d’autres théâtres — utilisant la vision par ordinateur pour repérer les cibles, les classifier, les cartographier et les partager en vidéo en temps réel avec toutes les forces combattantes.

    Couverture à 360°, 24h/24 et 7j/7

    L’Hermes 450 est entré en service il y a plus de deux décennies et constitue l’épine dorsale de la flotte de drones de l’armée israélienne. Il peut transporter jusqu’à 150 kilogrammes ; la charge utile peut inclure des systèmes comme des caméras avancées, un radar à synthèse d’ouverture qui voit la nuit et à travers les nuages, ainsi que des systèmes d’interception des communications et de renseignement électronique. L’Hermes 900 est entré en service il y a plus d’une décennie. Il peut transporter jusqu’à 350 kilogrammes et rester en vol pendant environ 35 heures, soit près du double de la durée de son prédécesseur.

    Les deux sont également utilisés pour des frappes — un fait connu depuis plus d’une décennie mais dont la publication a été autorisée en Israël seulement en 2022. Selon des rapports étrangers, l’Hermes 450 peut transporter jusqu’à quatre missiles air-sol, l’Hermes 900 jusqu’à huit.

    Les documents décrivent la flotte Hermes comme un «élément central et clé» de l’effort de guerre, menant des missions de défense et d’attaque simultanément. Les drones ont été testés au combat et ont été contraints de décoller de bases aériennes sous le feu ; ils ont opéré à une échelle exceptionnelle sur un terrain de «guerre urbaine» à Gaza et sur un terrain «forestier et végétal» dans le sud du Liban.

    Leur mission centrale est le «soutien aérien rapproché aux forces de l’armée israélienne combattant en milieu bâti» et la «protection des forces à 360 degrés». Les documents indiquent que les capacités d’analyse visuelle des drones ont exposé des caches ennemies et trouvé des combattants attendant en embuscade ; les drones ont choisi des cibles pour les forces au sol ou les ont signalées.

    Ce récit correspond aux témoignages recueillis par Breaking the Silence auprès de soldats ayant servi à Gaza et décrivant une coordination complète entre la flotte de drones et les forces au sol, jusqu’au niveau du bataillon.

    Des hauts responsables de l’armée israélienne ont déclaré à Haaretz que le soutien aérien et le renseignement fournis par les drones à Gaza et au Liban ont joué un rôle essentiel dans la protection des forces. Ils affirment que ce système est très précis et a permis dans de nombreux cas à l’armée de l’air de frapper des forces ennemies opérant à quelques dizaines de mètres des troupes israéliennes. Les drones aident également à prévenir les erreurs de tir ami, en suivant les soldats et en fournissant une large vue d’ensemble visuelle des forces sur le terrain.

    Renseignement et surveillance

    Les documents exposent une autre capacité essentielle de la flotte : un système de surveillance connu sous le nom de Wide Area Persistent Surveillance (WAPS, surveillance persistante sur zone étendue). Elbit a dévoilé un système similaire il y a environ dix ans au salon du Bourget, mais les documents éclairent la manière dont il a été utilisé dans les combats à Gaza et au Liban.

    La charge utile est montée sur l’Hermes 450 ou 900, comprenant un ensemble de 10 caméras avancées utilisant des capteurs électro-optiques qui peuvent capturer visuellement — en temps réel et depuis un seul drone — 80 kilomètres carrés. Cela représente environ un quart de la bande de Gaza. Alors qu’une seule caméra suit une petite zone fixe, le réseau de caméras permet un suivi en direct de nombreuses zones à la fois sur une vaste zone de combat, pour trouver les forces ennemies et les suivre en continu.

    WAPS permet également ce qui semble être une archive massive de toute la couverture visuelle, ce que les documents appellent la «médecine légiste du renseignement» : la capacité de relire la vidéo en temps réel et a posteriori, en rassemblant différents points de vue. Cela permet aux analystes de retracer un objet jusqu’à son point d’origine, ou de reconstruire une chaîne d’événements après les faits. Selon les documents, le système — pour ces deux capacités — s’est avéré « un générateur de cibles et de renseignement particulièrement efficace » à Gaza et au Liban.

    Les documents affirment que le système de surveillance dispose d’une analyse automatique intégrée, comprenant la classification, le tri et des «gardiens». Ce que cela signifie exactement n’est pas clair ; cela pourrait faire partie des décisions automatiques du Serveur dans le Ciel. Dans le monde des algorithmes, les «gardiens» désignent en partie des filtres automatiques qui décident quelles informations sont transmises, et s’il faut déclencher une action ou avertir un opérateur humain.

    Des enquêtes antérieures ont révélé l’utilisation de l’IA par l’armée israélienne et comment sa puissance de calcul massif de données aide à produire et alimenter le «banque de cibles» d’Israël. Dans le magazine +972, le journaliste Yuval Abraham a dénoncé un système automatisé appelé Lavender qui, au cours de la première année de la guerre, analysait d’énormes quantités d’informations et de points de données recueillis par divers moyens sur presque chaque résident de Gaza et évaluait la probabilité qu’une personne donnée puisse être considérée comme un combattant du Hamas.

    Selon l’enquête, les agents de renseignement ont entraîné le système sur des données de terroristes connus, le système prétendant apprendre à trouver des terroristes inconnus dans la population générale. De cette façon, la technologie a transformé des dizaines de milliers de Palestiniens en cibles potentielles, selon l’article. Des sources militaires ont ajouté qu’elles comptaient de plus en plus sur les analyses du système, à savoir sa méthode de classement, même si l’on savait qu’il avait un taux d’erreur de 10 pour cent.

    Au total, les documents obtenus par Haaretz révèlent la partie aérienne de ces systèmes, montrant comment les drones collectent des renseignements que les systèmes d’IA analysent et filtrent, puis alimentent d’autres systèmes jusqu’au soldat sur le terrain.

    Le ministère de la Défense et Elbit n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué à Haaretz : «Les processus opérationnels au sein de l’armée israélienne, y compris l’identification des cibles et la planification des frappes, reposent sur une variété d’outils et de méthodes avancés qui incluent des systèmes de planification et de gestion de l’information. L’armée israélienne utilise les capacités basées sur l’intelligence artificielle uniquement comme outils auxiliaires sans remplacer l’implication et le jugement humain du personnel professionnel et des commandants autorisés.

    «Selon les directives de l’armée israélienne, chaque frappe nécessite une évaluation individuelle par une personne concernant la nature de la cible, l’avantage militaire par rapport aux dommages collatéraux attendus, et un examen des mesures de précaution réalisables dans les circonstances. L’armée israélienne s’engage à utiliser de manière responsable et légale les outils d’information, les données et les technologies avancées, conformément au droit international.»

    Drone contre drone

    Les documents décrivent également une autre capacité non rapportée auparavant : la capacité des drones à détecter les drones hostiles venant du Liban et de Syrie. La guerre qui a éclaté en octobre 2023 a surpris un Israël non préparé face à la menace aérienne grandissante. En 2021, le système de radar monté sur ballon «Sky Dew» d’Israël a été déployé dans le nord, construit spécifiquement pour couvrir les angles morts des radars au sol : repérer les drones volant bas et les missiles de croisière venant du nord et de l’est. Mais six mois après le début de la guerre, un drone du Hezbollah a détruit le système avant qu’il ne devienne opérationnel. Les documents détaillent comment la flotte de drones de l’armée de l’air est devenue un nouvel acteur dans la chasse aux drones : un système électro-optique avancé appelé Spectro, dont l’existence était déjà connue. Le Spectro a été adapté à l’Hermes 900 et converti pour fonctionner avec le Serveur dans le Ciel et repérer les drones hostiles depuis les airs.

    Les documents montrent comment l’armée israélienne a connecté logiciel et matériel : le Serveur dans le Ciel fonctionnait à bord de l’Hermes 900 aux côtés de technologies incluant des capteurs de renseignement électronique et de signaux, des systèmes d’observation et de marquage de cibles, des systèmes de guerre électronique et le radar d’Israel Aerospace Industries.

    Les documents montrent également comment l’idée de lier les capacités d’IA à divers types de capteurs avancés dans toute la flotte de drones a commencé bien avant la guerre à Gaza.

    Les documents révèlent comment, en 2021, une chaîne de combat basée sur l’IA a été présentée à l’ancien chef du renseignement militaire Aharon Haliva. Selon les documents, cela signifiait «l’intégration et la synergie entre les capteurs et l’IA du SIGINT (renseignement d’origine signal) et de la guerre électronique, permettant un cycle complet de collecte — identification — génération de cibles — attaque.»

    Les capacités, selon les documents, ont été développées et intégrées dans les drones, puis utilisées à Gaza, au Liban et, plus récemment, en Iran. Mais Israël n’est pas la seule armée à utiliser ces drones. Selon Elbit, ils ont été exportés vers au moins 20 pays. L’entreprise garde généralement l’identité de ses clients secrète, mais diverses publications ont rapporté que certains des systèmes — y compris la variante offensive — ont été vendus à l’Azerbaïdjan, au Brésil, au Mexique, à la Suisse, aux Philippines, à la Thaïlande et à Singapour. L’Inde construit l’Hermes 900 elle-même dans une coentreprise avec Elbit, et la Serbie l’a acheté dans le cadre d’un vaste accord d’armement de plus de 300 millions de dollars. Les gardes-frontières maritimes [Frontex] de l’Union européenne (UE) ont également acquis ces drones, les utilisant à des fins civiles et de surveillance des frontières. Mardi, le ministère de la Défense a révélé que les exportations de défense d’Israël ont battu un record l’année dernière, bondissant de 30 % pour atteindre près de 20 milliards de dollars [= X 2 par rapport à 2020 et X4 par rapport à 2015, NdT]. Les ventes de drones et de quadricoptères — des hélicoptères à quatre rotors — ont totalisé 800 millions de dollars. La plupart des quadricoptères ont été fabriqués par les trois grandes entreprises d’armement Elbit, Israel Aerospace Industries et Rafael Advanced Defense Systems.

    Source : Haaretz, traduit par Tlaxcala

    * Journaliste spécialisé dans la désinformation et la cybernétique pour le quotidien israélien Haaretz. 

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    Vers un marketing territorial pour l’investissement à Bizerte

    13. Juni 2026 um 07:22

    Dans le cadre de ses efforts pour renforcer l’attractivité économique de la région de Bizerte et promouvoir l’investissement productif, la Conect Bizerte, présidée par Lotfi Sahli, organise une rencontre-débat sur le thème : «Bizerte se mobilise pour l’investissement : vers un nouveau marketing territorial», et ce, le jeudi 18 juin 2026, à l’hôtel El Andalucia à Bizerte.

    Cette rencontre, organisée en collaboration avec comité régional de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) et la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, vise à créer un espace de dialogue et d’échange entre les principaux décideurs, investisseurs et acteurs économiques, partager les expériences et confronter les visions pour contribuer à l’émergence de solutions concrètes visant à rendre l’environnement d’investissement à Bizerte plus attractif et compétitif.

    Une présentation institutionnelle mettra en avant les opportunités d’investissement à Bizerte dans les secteurs suivants : industrie et les zones d’activités ; transport et logistique ; économie bleue et portuaire ; agriculture et agroalimentaire ; tourisme alternatif et digital et services innovants. Elle sera suivie par la présentation d’une enquête sur l’état des lieux de l’investissement à Bizerte (résultats et indicateurs).

    Un premier panel auquel prendront part de représentants des institutions publiques concernées (TIA, APII, APIA, chambres de commerce, centres d’affaires…) portera sur les leviers pour renforcer l’attractivité territoriale : l’écosystème de l’investissement ; la compétitivité territoriale et la visibilité de la région de Bizerte ; les besoins et les attentes du secteur privés ; les procédures des établissements classés et disponibilité des terrains fonciers…

    Un second panel portera sur les moyens d’accélérer et de sécuriser l’investissement régional : la réforme et la simplification des procédures ; l’interlocuteur unique des investisseurs et la gouvernance territoriale ; l’innovation, l’industrie 4.0 et la transformation

    Digitale ; le rôle de la recherche universitaire dans le développement industriel ; l’économie bleue et le tourisme alternatif ; les mécanismes d’appui (Fipa, caisse de dépôt et consignation…)

    Le troisième panel portant sur les mécanismes de financement sera marqué par la participation de représentants des banques. Et la journée sera clôturée par une synthèse sous forme de recommandations et feuille de route.

    I. B.  

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    Empfangen — 12. Juni 2026 Französischsprachig

    Programme du Festival d’El Djem 2026

    12. Juni 2026 um 13:40

    Le Festival international de musique symphonique d’El Djem se tiendra du 11 juillet au 15 août 2026 dans l’amphithéâtre romain de cette ville du centre-est de la Tunisie, un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le programme de cette 39e édition confirme la dimension internationale de cet événement qui, depuis près de quarante ans, réunit musique classique, patrimoine archéologique et dialogue culturel méditerranéen.

    Cette année, des artistes et des orchestres de Tunisie, d’Italie, de France, d’Espagne et d’Autriche se produiront, proposant un programme varié allant de l’opéra à la musique symphonique, du répertoire méditerranéen aux bandes originales de films, a-t-on appris lors de la conférence de presse organisée par les organisateurs le jeudi 11 juin 2026.

    Le concert d’ouverture, le 11 juillet, sera ‘‘Didon et Énée’’, une production de l’Opéra de Tunis. Le 15 juillet, l’Orchestre symphonique de Sousse interprétera ‘‘Tarabiat symphoniques’’ avec la participation de la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani. Le 18 juillet, le public de l’amphithéâtre accueillera la Camerata de Barcelona avec ‘‘Colores de España’’.

    La participation française sera assurée par l’Orchestre L’Orphéon, les 24 et 25 juillet. La première soirée sera consacrée à un hommage à Marcel Khalifé et à un projet dédié aux chants de l’exil, avec la participation du Mehdi Haddjeri Band, de La Cité des Marmots du 93 et ​​d’Ouled El Jem. La seconde soirée mettra à l’honneur deux œuvres emblématiques du répertoire symphonique : le ‘‘Boléro’’ de Maurice Ravel et ‘‘Shéhérazade’’ de Nikolaï Rimski-Korsakov.

    Le mois d’août débutera avec l’Orchestre du Bal de l’Opéra d’État de Vienne. La présence italienne est particulièrement marquante, avec l’Orchestra Instabile di Arezzo (Oida), qui présentera deux concerts : le 6 août, une soirée dédiée à la musique de film, ‘‘De Cinecittà à Hollywood’’, et le 8 août, un programme intitulé ‘‘Naples en Méditerranée’’, présentant quelques-unes des plus célèbres chansons napolitaines. Le programme se poursuivra le 12 août avec l’Orchestre symphonique de Carthage et sera clôturé le 15 août avec le violoniste autrichien Yuri Revich et l’ensemble The Sound.

    Le festival a pour ambition de renforcer le rôle d’El Jem comme pôle culturel et touristique de la Tunisie. Le cadre de l’amphithéâtre (également connu sous le nom de Petit Colisée), l’un des monuments romains les plus impressionnants et les mieux conservés d’Afrique du Nord, demeure la caractéristique distinctive de l’événement : un lieu où le patrimoine antique se mêle à la musique symphonique et contemporaine et à la circulation internationale des artistes.

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