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Tunis-Carthage ferme le classement mondial des aéroports 2025: quel bilan pour la Tunisie et l’Afrique?

09. Januar 2026 um 13:29

Le classement mondial des aéroports 2025 publié par AirHelp a une fois de plus mis en lumière les écarts significatifs entre les hubs aériens internationaux.

Dans cette édition, l’Aéroport de Tunis-Carthage se retrouve à la 250ᵉ place, clôturant ainsi le classement avec un score de 5,73/10. Une position qui contraste fortement avec les aéroports les mieux notés du monde, mais qui offre également une perspective sur les efforts nécessaires pour moderniser l’infrastructure et améliorer l’expérience passager.

A noter que le classement 2025 confirme une stagnation par rapport à l’année 2024. A vrai dire, l’aéroport occupe 239ᵉ place sur 239… déjà le dernier du classement mondial.

Une performance moyenne aux multiples facettes

L’analyse détaillée des indicateurs clés montre des résultats mitigés pour Tunis-Carthage, à savoir; 

  1. Côté ponctualité, une note de 5,4/10: ceci est expliqué par les retards qui demeurent fréquents, et par conséquent, affectant la fiabilité des vols et la confiance des voyageurs. En effet, les passagers subissent parfois des attentes prolongées, ce qui influence négativement l’expérience globale.

  2. Avis des clients (6,4/10): le personnel est apprécié pour son accueil et sa disponibilité, mais les services offerts restent limités.

  3. Restauration et boutiques (6,1/10): l’offre commerciale et gastronomique est encore en deçà des standards internationaux.

Comparativement à d’autres aéroports de la région, Tunis-Carthage est en retrait. L’Aéroport de Rhodes (Grèce) obtient 6,05/10, celui d’Ho Chi Minh (Vietnam) 6,21/10, et Hurghada en Égypte 6,42/10. Ces chiffres révèlent que même sur le plan méditerranéen et africain, la Tunisie a un important travail de rattrapage à réaliser.

Qui des leaders mondiaux?

À l’autre bout du classement, les meilleurs aéroports affichent des scores exceptionnels:

  1. Aéroport du Cap, Afrique du Sud (8,57/10)

  2. Aéroport Hamad de Doha, Qatar (8,52/10)

  3. Aéroport King Khaled de Riyad, Arabie Saoudite (8,47/10)

Ces hubs se distinguent par une combinaison d’infrastructures modernes, de services de qualité et d’expériences passager optimisées. Il est intéressant de noter que l’Afrique n’est pas absente du podium, avec l’Aéroport du Cap en tête, ce qui montre que le continent peut rivaliser avec l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie lorsqu’il y a investissement et stratégie.

Les leviers d’amélioration pour Tunis-Carthage? 

Pour redresser sa position et devenir un véritable hub régional, plusieurs axes sont envisageables. On peut citer:

  • Modernisation des infrastructures : Agrandir les halls, moderniser les terminaux et améliorer la signalisation pour faciliter les déplacements des passagers.

  • Digitalisation et gestion des flux : Réduire les temps d’attente grâce à des solutions intelligentes de contrôle des bagages et de sécurité.

  • Développement de l’expérience passager : Améliorer l’offre commerciale et gastronomique pour répondre aux attentes des voyageurs internationaux.

  • Formation du personnel : Renforcer l’accueil et le service client pour améliorer la satisfaction globale.

Bref, un bon signal pour la Tunisie et l’Afrique

Clore le classement mondial n’est pas une fatalité. C’est un signal clair sur la nécessité de réformes et d’investissements stratégiques. Avec des mesures adaptées, l’Aéroport de Tunis-Carthage pourrait non seulement rattraper son retard, mais aussi contribuer à renforcer la position de la Tunisie comme porte d’entrée aérienne majeure pour l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen.

En regardant le panorama mondial, il est évident que l’Afrique a sa place parmi les leaders aéroportuaires, comme le montre l’exemple de l’Aéroport du Cap. Le défi pour Tunis-Carthage et la Tunisie sera de transformer ce signal d’alerte en une opportunité de développement, d’attractivité et de compétitivité internationale.

 

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Madart Carthage reprend toutes ses activités

07. Januar 2026 um 12:43

Fondé par Raja Ben Ammar et Moncef Sayem en 1994, Madart Carthage est un ciné-théâtre rayonnant sur toute la banlieue nord de Tunis.

Repris par une équipe de jeunes activistes culturels, cet espace a connu une fermeture prolongée afin d’accomplir d’importants travaux de restauration et de maintenance.

Ayant rouvert progressivement durant ces dernières semaines, Madart Carthage vient d’atteindre sa vitesse d’élan et l’a annoncé aujourd’hui à ses nombreux amis et son public.

C’est avec un dessin de Héla Lamine que l’équipe de Madart Carthage a fait part de cette nouvelle sous le signe des retrouvailles.

Welcome back et bonne reprise !

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Aigles de Carthage : Sami Trabelsi et son staff, limogés

05. Januar 2026 um 08:34

Au lendemain de l’élimination de la sélection tunisienne en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la Fédération tunisienne de football a officialisé une rupture à l’amiable avec l’ensemble du staff technique. Une décision qui marque la fin d’un cycle, dans un contexte sportif jugé insuffisant.

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé, dimanche soir, la résiliation à l’amiable des contrats liant l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale. Cette décision intervient moins de 24 heures après l’élimination des Aigles de Carthage en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, disputée au Maroc.

Un premier tour en demi-teinte

La Tunisie a vu son parcours s’arrêter à l’issue d’une rencontre disputée face au Mali, conclue par une séance de tirs au but perdue (3-2), après un match nul (1-1) au terme du temps réglementaire et des prolongations, samedi soir à Casablanca. Une issue cruelle, mais qui n’a pas suffi à masquer les limites affichées tout au long de la compétition.

Lors de la phase de groupes, les Aigles de Carthage n’ont enregistré qu’une seule victoire, obtenue lors du match d’ouverture face à l’Ouganda (3-1). Le reste du parcours s’est résumé à une défaite contre le Nigeria (3-2) et un match nul face à la Tanzanie (1-1), des résultats qui ont permis à la Tunisie d’arracher la qualification pour les huitièmes de finale à la deuxième place du groupe C.

La fédération tourne la page

Sans entrer dans les détails des prochaines orientations techniques, la FTF acte ainsi la fin d’un staff dont le bilan à la CAN n’a pas répondu aux attentes, dans un climat de plus en plus critique autour du rendement de la sélection nationale. Cette rupture ouvre désormais la voie à une nouvelle phase de réflexion, à l’approche des prochaines échéances continentales et internationales.

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Football | La Fédération met fin au contrat du staff technique de l’équipe nationale

Von: Yusra NY
04. Januar 2026 um 22:23

La Fédération tunisienne de football a annoncé, dans la soirée de ce dimanche 4 janvier 2026, la fin de sa collaboration avec le staff technique national.

« Le Bureau a décidé de mettre fin à la relation contractuelle à l’amiable avec l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale première. », lit-on dans le court communiqué publié ce soir et qui était fort attendu.

Cette décision concerne l’entraîneur principal ainsi que l’intégralité de ses adjoints et de l’équipe technique et intervient dans un contexte de reconstruction nécessaire après les récentes performances de l’équipe nationale, en particulier lors de la CAN au Maroc, où les Aigles de Carthage sont sortis par la petite porte en 8e de finale.

Y. N.

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CAN 2025: Pas de quarts de finale pour les Aigles de Carthage

03. Januar 2026 um 23:43

Nous avions espéré. Et ce espoir était encore si grand lorsque l’arbitre du match a donné un carton rouge à un jour malien, synonyme d’expulsion.

Nous avions écrit au cours de la journée de ce 3 janvier 2026, les protégés de Sami Trabelsi étaient attendus par tout un peuple pour une qualification en quarts de finale de cette CAN 2025 contre leur bête noire, les Maliens.

 

Lire aussi: CAN Maroc 2025 : les Aigles de Carthage vont-ils renvoyer leurs homonymes à Bamako ?

 

Mais comme dit l’adage, il n’y a jamais deux sans trois. En effet, avant la rencontre de ce soir, les Aigles du Mali étaient à deux victoires à rien contre les Aigles de Carthage.

Nous avions écrit également que les Tunisiens attendaient des Aigles de Carthage renvoient au bercail leurs homonymes du Mali. Hélas, c’est l’inverse qui s’est produit. A cause d’une stupide faute d’inattention à quelques 2 minutes de la fin du match à la surface de réparation – on ignore d’ailleurs pourquoi la nomme-t-on ainsi -, synonyme de penalty, transformé par Lassine Sinayoko.

Puis deux prolongations de 15 minutes chacune. Vous connaissez la suite.

Comme pour la dernière CAN, l’équipe nationale n’a pas dépassé les huitièmes de finale. Elle rentre deux dimanche à la maison. La tête basse. A coup sûr. Tant elle avait les clés – pardon toutes les clés – pour aller en quarts.

Ne nous dites surtout pas qu’ils avaient la tête au Mondial américain de juin-juillet prochain, comme ils l’ont fait pour ne pas participer à la Coupe arabe des Nations.

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La Tunisie quitte la Coupe d’Afrique des nations

Von: Yusra NY
03. Januar 2026 um 23:47

Malgré les attentes des supporters, la sélection nationale n’a pas réussi à franchir les obstacles nécessaires pour poursuivre l’aventure : La Tunisie a été éliminée, ce samedi 3 janvier 2026, de la Coupe d’Afrique des nations par le Mali au terme de la séance des tirs au but (3/2).

Les Maliens, réduits à dix avant la demi-heure de jeu suite à l’expulsion de Coulibaly, ont quant à eux su faire déjouer les Tunisiens et ont pu arracher leur qualification pour les quarts de finale de la CAN 2025 face à une équipe tunisienne qui a manqué de courage et d’assurance, cumulant les erreurs techniques.

On y a pourtant cru, deux minutes avant la fin de la rencontre suite à un but signé Chaouat, les Tunisiens se voyaient en quart de finale face au Sénégal, mais … tout était à refaire quelques minutes après : Un pénalty est sifflé à cause d’une main de Meriah et Sinayoko a su le transformer en but égalisant à la 96e minute.

Le score n’a pas évolué durant les prolongations et les Maliens ont fini par avoir le dernier mot lors des tirs au but.

La Tunisie sort ainsi par la petite porte face à une déception totale des supporters tunisiens, dont beaucoup déplorent un naufrage technique et un manque criant de vision tactique

Y. N.

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CAN Maroc 2025 : les Aigles de Carthage vont-ils renvoyer leurs homonymes à Bamako ?

03. Januar 2026 um 15:00

Tunisie contre Mali, ou Aigles de Carthage contre Aigles du Mali, c’est l’affiche du jour à la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc « CAN Maroc 2025« .

En ce début de l’année 2026, plus précisément ce 3 janvier, les poulains de Sami Trabelsi sont attendus par tout le peuple tunisien – ou une bonne partie des Tunisiens -, dans l’espoir de lui apporter un peu de sourire.

Les amateurs (tunisiens) de ballon rond souhaitent que la sélection nationale mette enfin fin à la domination malienne en phase finale de la CAN. Pour le moment, en quatre confrontations, les Maliens mènent par deux victoires et deux nuls.

Pour l’autre partie des Tunisiens, une victoire des Aigles de Carthage lui donnerait du baume au cœur, étant donné que dans les autres domaines, c’est le pessimisme qui domine.

Mais pour que ce soit le cas, les joueurs de Sami Trabelsi se doivent de sortir le grand jeu par rapport à celui livré pendant la phase de groupe.

Notre pronostic : victoire des Aigles de Carthage 2-1.

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CAN 2025 | La Tunisie dos au mur

03. Januar 2026 um 10:08

Après une phase de groupe poussive et peu convaincante, l’équipe de Tunisie a le dos au mur : si elle veut poursuivre l’aventure de la Coupe d’Afrique des Nations (CAF Maroc 2025), elle doit battre le Mali, une équipe coriace et accrocheuse, qui lui a toujours posé problème, ce samedi 3 janvier 2026 à 20h00, au Stade Mohammed V de Casablanca. (Ph. Hannibal Mejbri/Lassine Sinayoko).

Latif Belhedi

Les coéquipiers de Hannibal Mejbri, qui alternent le meilleur et le pire, montrant une instabilité qui rend perplexe tous les analystes et plonge leurs supporters dans l’incertitude, ont ce soir une occasion pour se racheter et prouver que leur défaite contre le Nigéria (2-3) et leur match nul contre la Tanzanie (1-1) ont été des accidents de parcours.

Le coach Sami Trabelsi, dont les choix techniques ont été jusque-là très controversés, a lui aussi le dos au mur, car une nouvelle défaite pourrait lui valoir un renvoi sans ménagement, à quelques mois de la Coupe du Monde, la compétition reine à laquelle il avait pourtant réussi à qualifier les Aigles de Carthage.

Au regard de l’histoire

La rencontre de ce soir sera la 16e entre les deux équipes : la Tunisie ayant remporté 7 des 15 derniers matchs, le Mali 5, et 3 se sont soldés par un match nul.

Les deux équipes se sont déjà rencontrées 4 fois en CAN, le Mali restant invaincu (2 victoires, 2 nuls). Ce sera leur première confrontation en phase à élimination directe, leurs 4 précédents face-à-face ayant eu lieu en phase de groupes.

Les deux nations se retrouveront pour la 4e fois consécutive en CAN, après s’être déjà affrontés en 2019, 2021 et 2023, suite à leur première rencontre en phase finale en 1994.

Le Mali avait battu la Tunisie, pays hôte, 2-0 lors de son premier match de la CAN 1994, se qualifiant ainsi pour les 8e de finale aux côtés de la RD Congo, tandis que la Tunisie était éliminée dès la phase de groupes.

Leur rencontre de 2019 s’était soldée par un match nul 1-1 lors de leur 2e match de groupe. Les deux équipes se sont qualifiées : le Mali a terminé premier du groupe et la Tunisie deuxième, devant l’Angola et la Mauritanie.

Lors de l’édition 2021, un penalty d’Ibrahima Koné à la 48e minute a offert au Mali une victoire 1-0 à Limbé, lors de leur premier match du Groupe F. Les deux équipes se sont qualifiées, le Mali terminant 1er du groupe et la Tunisie 3e.

Lors de l’édition 2023, les deux équipes se sont retrouvées pour leur deuxième match de groupe, qui s’est soldé par un match nul 1-1. Lassine Sinayoko a donné l’avantage au Mali dès la 10e minute, avant qu’Hamza Rafia n’égalise pour la Tunisie à la 20e. Le Mali s’est qualifié en tant que premier du groupe, ex aequo avec l’Afrique du Sud et la Namibie, tandis que la Tunisie a été éliminée.

Le Mali a marqué lors de ses 4 confrontations en CAN face à la Tunisie et a conservé sa cage inviolée lors de ses victoires 2-0 et 1-0 en 1994 et 2021. Le Mali a ouvert le score lors de ces quatre rencontres (2 victoires, 2 nuls).

Trois des 5 buts inscrits par le Mali contre la Tunisie en CAN l’ont été en première mi-temps. Sur les 7 buts inscrits lors des confrontations entre ces deux équipes en CAN, 4 l’ont été en première mi-temps, seules les rencontres de 2019 et 2021 ayant vu des buts marqués en seconde période.

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Appel à candidatures pour la 60e édition du Festival international de Carthage

Von: Yusra NY
02. Januar 2026 um 19:30

L’Etablissement national pour la promotion des Festivals et des manifestations culturelles et artistiques à lancé, ce vendredi 2 janvier 2026, un appel à candidatures pour la 60e édition du Festival international de Carthage

Il informe tous les créateurs du secteur artistique et culturel, les imprésarios, ainsi que toutes les structures et institutions concernées par la production et la promotion des œuvres artistiques que les candidatures pour la participation aux différents événements du Festival International de Carthage 2026 sont ouvertes à partir de la date de publication de ce communiqué, et ce, jusqu’au 31 Janvier 2026 inclus.

Les dossiers de candidature doivent être obligatoirement envoyés en ligne via le lien dédié (Le formulaire soit être soigneusement rempli et les documents demandés doivent être actualisés).

Communiqué

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Trafic de cocaïne & réseau international | De lourdes peines contre 10 étrangers

Von: Yusra NY
30. Dezember 2025 um 23:34

La justice a prononcé de lourdes peines dans le cadre de l’enquête menée suite au démantèlement d’un réseau international de trafic de drogue après l’arrestation de mules à l’aéroport de Tunis-Carthage.

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, hier, les membres dudit réseau, dont 6 arrêtés avec plus de 600 capsules de cocaïne dans l’estomac, à des peines de prison de 30 à 40 ans ferme.

Les quatre autres individus, en fuite, ont été condamnés par contumace et font l’objet de mandat de recherche à l’internationale (Interpol).

Y. N.

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CAN 2025 | La Tunisie s’incline face au Nigeria (2-3)

Von: Yusra NY
27. Dezember 2025 um 23:27

Malgré une remontée spectaculaire en fin de match, la Tunisie s’est inclinée face au Nigeria (2-3) et devra valider sa qualification lors de l’ultime journée.

Lors de la première mi-temps la Tunisie a opté pour un bloc bas, préférant jouer la défense et le Nigeria a fini par dicter sa loi, porté par un Osimhen qui a ouvert le score juste avant la pause (44e).

Au retour des vestiaires, le scénario a tourné au cauchemar pour les Aigles de Carthage qui ont encaissé un second but signé par le capitaine nigérian Wilfred Ndidi qui a doublé la mise à la 50e minute, avant que Lookman, profitant d’un moment de flottement dans la défense tunisienne, ne porte le score à 3-0 à la 67e minute.

Dos au mur, la Tunisie a toutefois fait preuve d’un mental d’acier. Le réveil, bien que tardif, a redonné espoir aux supporters et aux joueurs : Montassar Talbi est parvenu à réduire l’écart à la 75e minute, relançant ainsi la dynamique de son équipe.

Les Aigles ont poussé, parvenant même à inscrire un second but à la 87e minute sur un penalty d’Ali Abdi  et la Tunisie n’avait plus qu’un but de retard. Mais malgré sept minutes de temps additionnel et une pression constante le score est resté inchangé…

Le Nigeria a ainsi validé son ticket pour les huitièmes de finale. Pour la Tunisie, rien n’est perdu, mais la prudence reste de mise.

Y. N.

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Ghannouch vibre au rythme du cinéma avec les JCC

26. Dezember 2025 um 16:22

Dans une ambiance festive et en présence de nombreuses personnalités du monde artistique, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont démarré jeudi soir à la Maison de la Culture de Ghannouch dans le gouvernorat de Gabès et se poursuivront jusqu’au 27 décembre.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’une initiative visant à soutenir la décentralisation culturelle au service du rayonnement du cinéma tunisien dans les diverses régions du pays.

Le premier jour a été marqué par la projection du documentaire ” Le Clown de Gaza ” d’Abdul Rahman Sabbah qui a attiré un public nombreux et de tous âges, témoignant de la passion des habitants de Ghannouch pour le cinéma, de leur soif de films et de leur engagement profond envers la cause palestinienne.

Le programme de cette manifestation comprend des ateliers de formation spécialisés dans le domaine de l’interprétation face à la caméra et dans les techniques modernes d’industrie cinématographique dirigées par des experts et des réalisateurs professionnels.

Des projections destinées au public sont également prévues et les cinéphiles auront l’occasion de voir “Une journée presque ordinaire” de Selim Belhiba, “Les enfants de Fatma” d’Abdelhamid Bouchnek et “Pierre-Feuille-Ciseaux ” de Cherifa Benouda qui remporté le prix Prix Ciné-Promesse lors de la 36e édition des JCC ainsi que film tunisien “Ilef” de Saber Bakouch à la clôture de cette manifestation.

De nombreux intellectuels de la région ont convenu que le JCC ont constitué un événement culturel important pour la ville qui a contribué à sa dynamisation culturelle. Ils ont ajouté que cela prouve encore une fois la grande popularité du cinéma dans les différentes régions du gouvernorat de Gabès et  souligné le besoin urgent d’un cinéma dans la région.

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Tunisie–Chine : Discussions sur l’aéroport de Tunis, le port d’Enfidha et Taparura

26. Dezember 2025 um 14:25

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. a été reçue par la FIPA-Tunisia pour faire le point sur des projets en cours et examiner de nouvelles opportunités d’investissement. Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers majeurs, dont l’aéroport de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

La coopération tuniso-chinoise dans le domaine des infrastructures a été au centre d’une rencontre tenue au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie. Les discussions ont réuni les responsables de la FIPA-Tunisia et une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd., filiale du groupe public chinois SINOMACH, autour de projets structurants pour l’économie tunisienne.

Aéroport, port et Taparura à l’ordre du jour

La réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement du projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous, réalisé avec la participation de CAMCE. Elle a également ouvert la voie à l’exploration de nouveaux investissements dans des infrastructures de grande envergure, considérées comme prioritaires pour le développement du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, la réalisation du port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax. Ces chantiers sont présentés comme des leviers clés pour renforcer la connectivité, la logistique et l’attractivité économique de la Tunisie.

Un acteur chinois de premier plan

Le directeur général de la FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant l’importance des investissements déjà réalisés par CAMCE et souligné la dynamique actuelle visant à accélérer la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure, notamment à travers des partenariats public-privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités tunisiennes de consolider la coopération économique avec leurs partenaires internationaux.

China CAMC Engineering Co., Ltd. est une entreprise publique relevant directement du gouvernement chinois, spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle est active dans de nombreux pays et constitue un acteur majeur de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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JCC dans les régions : Une première édition régionale à Ghannouch

Von: walid
24. Dezember 2025 um 22:28

La délégation de Ghannouch accueille, pour la première fois, du 25 au 27 décembre 2025, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) dans les régions, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir la décentralisation culturelle au service du rayonnement du cinéma tunisien dans les diverses régions du pays.

Le programme de cette manifestation qui se tient au Centre culturel de Ghannouche, comprend des ateliers de formation spécialisés dans le domaine de l’interprétation face à la caméra et dans les techniques modernes d’industrie cinématographique dirigées par des experts et des réalisateurs professionnels.

Des projections destinées au public sont également au programme, avec en ouverture la projection du film palestinien “Le Clown de Gaza” d’Abdulrahman Sabbah et en clôture le film tunisien “Ilef” de Saber Bakouch. Les cinéphiles auront également l’occasion de voir ” ne journée presque ordinaire” de Selim Belhiba, “Les enfants de Fatma” d’Abdelhamid Bouchnek et “Pierre-Feuille-Ciseaux ” de Cherifa Benouda qui remporté le prix Prix Ciné-Promesse lors de la 36e édition des JCC, dont la clôture a eu lieu samedi soir à la capitale.

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JCC 2025 – Le soir où la parole a été confisquée

23. Dezember 2025 um 12:54

La cérémonie de clôture de la 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) n’a pas seulement surpris par sa forme inhabituelle : elle a révélé, de manière brutale et publique, une confiscation de la parole au cœur même d’un festival historiquement fondé sur l’expression et le débat.

Une cérémonie de clôture marquée par le malaise

Lors de la cérémonie de clôture de la 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage, un sentiment de vide et d’étrangeté s’est immédiatement imposé, aussi bien aux spectateurs présents dans la salle qu’à ceux qui suivaient l’événement à distance. La salle apparaissait clairsemée et, surtout, plusieurs jurys — au moins deux — étaient absents, non seulement de la scène mais de la salle elle-même. L’absence la plus visible restait celle du jury de la compétition des longs métrages de fiction, pourtant au cœur de toute cérémonie de clôture.

La forme même de cette clôture a accentué le malaise. Les prix ont été annoncés rapidement, sans lecture de motivations, sans discours d’aucune sorte. Les lauréats, appelés sur scène, n’ont pas eu accès à un micro pour remercier ou s’exprimer. Cette absence totale de parole a surpris, voire choqué. Le contraste entre l’importance symbolique d’une clôture et la pauvreté de sa mise en scène a été immédiatement perçu comme problématique.

Des interrogations immédiates et des prises de parole publiques

Dès le soir même, puis le lendemain, les interrogations se sont multipliées. Que s’était-il passé ? Pourquoi les jurys étaient-ils absents ? Pourquoi cette cérémonie semblait-elle privée de toute parole, alors que les JCC se sont toujours revendiquées comme un espace d’expression et de débat ? Ces questions, d’abord murmurées dans les coulisses et sur les réseaux sociaux, ont rapidement pris une dimension publique.

C’est dans ce contexte qu’est apparue la lettre ouverte du réalisateur Brahim Letaief, adressée au Président de la République. Membre du jury Première œuvre – Prix Tahar Chériaa, il portait ainsi la contestation depuis l’intérieur même des instances artistiques du festival. Par ce geste, le débat quittait le seul cadre organisationnel du festival pour être porté sur le terrain institutionnel et symbolique. Peu après, la déclaration du jury de la compétition des longs métrages de fiction est venue apporter un éclairage précis et argumenté sur les raisons de son absence, confirmant qu’il s’agissait d’un désaccord de fond concernant le rôle du jury et la suppression de sa parole lors de la cérémonie.

La publication successive de ces deux textes a provoqué une indignation largement partagée. Cinéastes, professionnels du secteur, mais aussi simples citoyens ont exprimé leur incompréhension et leur colère face à ce qui était désormais perçu non comme un incident isolé, mais comme une atteinte aux principes mêmes sur lesquels le festival s’est construit.

Une prise de position professionnelle : Dorra Bouchoucha et l’ARFT

Dans ce climat, la productrice Dorra Bouchoucha a jugé nécessaire de publier à son tour une mise au point, en français et en anglais. Elle y affirme que, si la décision de priver jurys et lauréats de parole avait été connue à l’avance, elle ne se serait ni déplacée pour la cérémonie de clôture, ni levée pour remettre ou recevoir un prix par intérim. Elle précise également que seule la retransmission en direct sur la chaîne nationale l’a conduite à rester et à monter sur scène.

Surtout, elle insiste sur un point fondamental : elle ne cautionne pas ce qui s’est produit et refuse d’être associée à une démarche qu’elle juge contraire à ses principes et aux fondements mêmes des JCC, construits depuis près de soixante ans comme un espace de parole libre. En rappelant que priver le festival de cette dimension revient à en altérer l’essence, elle rejoint, par un autre biais, les préoccupations exprimées par le jury et par Brahim Letaief.

Dans le même mouvement, l’Association des Réalisateurs de Films Tunisiens (ARFT) a publié, le 22 décembre 2025, un communiqué estimant que la crise survenue lors de cette 36ᵉ édition ne pouvait être réduite à un incident isolé. L’association y évoque des dysfonctionnements structurels et insiste sur la nécessité de préserver l’indépendance du jury et la séparation entre décision artistique et intervention administrative.

À travers ces prises de parole successives, ce qui se dessine n’est pas un simple désaccord ponctuel autour d’une cérémonie, mais une inquiétude profonde concernant la place accordée à la parole artistique, à l’indépendance des jurys et à la lisibilité des processus décisionnels.

Une crise de confiance aux effets durables

À moyen terme, les conséquences de ce qui s’est produit lors de cette clôture risquent d’être à la fois structurelles et symboliques. Dans le fonctionnement d’un festival international, les fragilités ne naissent pas uniquement de difficultés financières ou de défaillances organisationnelles, mais surtout lorsque se fissure le lien de confiance qui unit jurys, cinéastes, producteurs, partenaires et publics. Or, ce qui s’est joué à Carthage touche précisément à ce lien, dans ce qu’il a de plus sensible : la légitimité de la parole artistique.

Fondées en 1966, les Journées cinématographiques de Carthage sont le plus ancien festival du monde arabe et d’Afrique. Elles ont été pensées dès leur origine comme un festival militant, profondément politique au sens noble du terme, conçu comme un espace de visibilité, de débat et de liberté d’expression pour les cinémas d’Afrique, du monde arabe et du Sud global. Cette histoire n’est pas un simple arrière-plan : elle fonde l’identité du festival et conditionne la manière dont ses décisions sont perçues, en Tunisie comme à l’international.

Le risque d’un déclassement symbolique du rôle de juré

L’une des conséquences les plus lourdes de cet épisode concerne la place même du jury au sein des JCC. Aujourd’hui encore, être membre du jury reste un honneur et un engagement symbolique fort, impliquant un investissement personnel important et une responsabilité artistique assumée publiquement.

Or, la 36ᵉ édition introduit un doute majeur : celui de la reconnaissance effective du rôle du jury. Lorsque des jurés expliquent publiquement que leur parole a été empêchée, que leurs motivations n’ont pas été lues et que leur présence sur scène a été rendue impossible, ce n’est pas un simple malaise ponctuel qui s’exprime, mais un signal envoyé à tous les professionnels susceptibles d’être invités à l’avenir.

À moyen terme, ce signal peut avoir un effet dissuasif. Des cinéastes reconnus pourraient hésiter à accepter de siéger dans un jury, ou poser des conditions plus strictes quant au respect de leur rôle et de leur parole. Ce risque est d’autant plus préoccupant que les JCC ne disposent pas, contrairement à d’autres festivals de la région, de la capacité à attirer régulièrement de grandes signatures internationales, comme a pu le faire le Festival international du film du Caire avec Naomi Kawase ou Nuri Bilge Ceylan. Si le prestige symbolique du rôle de juré venait à s’éroder, c’est toute l’architecture institutionnelle du festival qui serait fragilisée.

La lisibilité des prix et la question de la légitimité artistique

La deuxième conséquence touche à la lisibilité et à la valeur symbolique des prix. Les JCC ont historiquement bâti leur réputation sur la clarté de leurs choix artistiques et sur la légitimité de leurs palmarès. Lorsque le processus de remise des prix devient opaque ou semble déconnecté de ceux qui les ont attribués, cette légitimité s’affaiblit.

La question soulevée par Brahim Letaief à propos du Tanit d’Honneur attribué au film La voix de Hind Rajab est, à cet égard, centrale. Si cette interrogation a pu se poser publiquement, c’est précisément parce que le jury a été privé de parole et n’a pas pu expliquer ses motivations lors de la cérémonie de clôture. Jointe au téléphone, la présidente du jury de la compétition des longs métrages de fiction, Najwa Najjar, a affirmé que ce Tanit d’Honneur a bien été décerné par le jury. Il n’en demeure pas moins que le simple fait que cette question ait pu émerger révèle une crise de lisibilité du processus décisionnel et met en cause une ligne rouge essentielle : la séparation entre décision artistique et décision administrative.

L’effacement du débat artistique et l’injustice faite aux films

Une autre conséquence majeure de cette clôture est l’effacement presque total du débat artistique. Au lendemain d’un festival, les discussions devraient porter sur les films, les choix du jury et les désaccords critiques. Or, cette fois, l’attention s’est déplacée presque exclusivement vers la cérémonie elle-même et les controverses qu’elle a suscitées.

Cette situation est injuste pour l’ensemble des professionnels dont le rôle est de prolonger la vie des films par l’analyse, mais surtout pour les lauréats, privés à la fois de parole sur scène et de l’attention médiatique qu’un prix aux JCC est censé leur offrir. Les films n’ont qu’un temps très limité pour exister dans l’espace public. En laissant la clôture occulter totalement les œuvres, le festival a fini par parler de lui-même, au détriment du cinéma.

La mémoire du festival et la peur d’un précédent

Au-delà des effets immédiats, cet épisode est appelé à s’inscrire durablement dans la mémoire des Journées cinématographiques de Carthage. Institution ancienne, les JCC reposent autant sur leurs archives que sur une mémoire professionnelle faite de crises, de ruptures et de moments charnières, qui structurent durablement le rapport des jurés et des cinéastes au festival.

Cette 36ᵉ édition risque ainsi d’être retenue moins pour ses films que comme un moment de rupture. Plus préoccupant encore, elle installe la peur d’un précédent : si la parole des jurys a pu être neutralisée une fois, rien ne garantit qu’elle ne le sera pas de nouveau. Dans les institutions culturelles, ce type de précédent est particulièrement corrosif, car il nourrit le doute, la méfiance et modifie durablement les comportements futurs.

La confiance institutionnelle, une fois entamée, ne se répare pas par des ajustements techniques ou communicationnels. Elle laisse des traces durables et influence la perception des éditions suivantes. C’est cette mémoire silencieuse, mais persistante, qui constitue l’un des risques majeurs pour les JCC.

Une lecture internationale et l’image culturelle de la Tunisie en jeu

Cet épisode a immédiatement fait l’objet d’une lecture internationale dépassant largement le cadre d’une cérémonie de clôture mal organisée. La diffusion multilingue de la déclaration du jury, la lettre ouverte de Brahim Letaief et la prise de position publique de Dorra Bouchouhca ont inscrit l’événement dans un espace discursif global.

Dans les milieux culturels internationaux, les festivals sont perçus comme des baromètres du rapport entre culture, pouvoir et liberté d’expression. Carthage occupe, à ce titre, une place singulière dans l’imaginaire du monde arabe, africain et du Sud global. Lorsque des jurés internationaux expliquent que leur parole a été empêchée, et que des professionnels tunisiens ressentent le besoin de s’exprimer publiquement pour défendre des principes fondamentaux, le signal envoyé dépasse immédiatement le champ du cinéma.

Cette lecture internationale affecte directement l’image culturelle de la Tunisie. Les JCC ont longtemps incarné une vitrine culturelle fondée sur le débat, l’engagement et la liberté d’expression. Ce capital symbolique, construit sur plusieurs décennies, se trouve aujourd’hui fragilisé.

Il ne s’agit pas d’affirmer que cette image est définitivement remise en cause, mais qu’elle entre dans une zone d’incertitude. Or, dans le champ culturel international, l’incertitude est souvent plus dommageable qu’une position clairement assumée. Le silence, l’absence de clarification ou la dilution des responsabilités laissent place à des interprétations durables. Lorsque la liberté de parole semble pouvoir être suspendue, même ponctuellement, c’est l’ensemble du récit culturel national qui est affecté.

Une exigence de clarification

Ce qui s’est produit lors de la clôture de la 36ᵉ édition des JCC ne pourra être ni effacé ni réduit à un simple dysfonctionnement organisationnel. Parce qu’il a été public et largement relayé, cet épisode appelle une clarification à la hauteur de l’histoire du festival.

Nées comme un festival militant, profondément politique au sens noble du terme, les Journées cinématographiques de Carthage ont été conçues comme un espace de résistance, de débat et de liberté d’expression pour les cinémas d’Afrique, du monde arabe et du Sud global. Cette dimension constitue leur ADN même. La priver, même ponctuellement, revient à en altérer la nature profonde.

La question posée par cette 36ᵉ édition dépasse donc largement une cérémonie de clôture. Elle interroge l’avenir même des JCC : resteront-elles fidèles à ce qu’elles ont toujours été — un espace de liberté et de parole — ou accepteront-elles que cette essence soit progressivement fragilisée ?

Neïla Driss

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Aéroport de Tunis-Carthage : 627 capsules de cocaïne découvertes dans l’estomac de ressortissants étrangers

23. Dezember 2025 um 11:40

Les services de sécurité de l’aéroport de Tunis-Carthage ont mis en échec une importante tentative de trafic de drogue impliquant des ressortissants étrangers. Plus de neuf kilogrammes de cocaïne ont été saisis après une opération coordonnée entre police, douanes et autorités judiciaires.

Un réseau international démantelé à l’arrivée d’un vol

Les services de la police des frontières à l’aéroport de Tunis-Carthage ont récemment déjoué une opération de contrebande de grande ampleur. L’intervention a permis la saisie de 627 capsules de cocaïne brute, pour un poids total dépassant neuf kilogrammes, et l’arrestation de membres d’un réseau étranger spécialisé dans le trafic de stupéfiants.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau est composé de ressortissants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, soupçonnés d’acheminer la drogue vers la Tunisie via les points frontaliers aériens.

Des comportements suspects

L’opération a été déclenchée après l’identification de sept passagers africains arrivés à bord d’un vol de la compagnie nationale le 19 décembre. Leur attitude jugée anormalement nerveuse a attiré l’attention des agents, qui ont procédé à leur interception et à un premier interrogatoire.

Les suspects ont nié, dans un premier temps, détenir des substances interdites ou des objets suspects. Un contrôle approfondi de leurs bagages et de leurs effets personnels a alors été ordonné par les services de la douane.

Des capsules ingérées avant l’arrivée en Tunisie

Les vérifications ont permis d’établir que deux des suspects avaient ingéré des quantités importantes de drogue conditionnée sous forme de capsules avant leur arrivée sur le territoire tunisien. Les autres individus ont d’abord nié avoir procédé à des ingestions similaires.

Les sept personnes ont été transférées à la brigade des recherches judiciaires pour la poursuite des investigations, sous la supervision du parquet.

Sur instruction du ministère public, les suspects ont été conduits à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis afin de subir des examens d’imagerie médicale. Les résultats ont confirmé que l’ensemble des individus avait ingéré un nombre important de capsules contenant de la cocaïne.

Outre la drogue, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie d’une somme d’argent en devises étrangères. L’enquête a également permis d’identifier des complices tunisiens opérant sur le territoire national, désormais recherchés et inscrits sur les listes de personnes faisant l’objet d’un avis de recherche.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à lutter contre les réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transfrontalière. Les autorités sécuritaires renforcent la surveillance des passagers arrivant en Tunisie afin de prévenir l’introduction de substances illicites sur le territoire.

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JCC 2025 dans les Casernes : Projection de quatre courts métrages à l’École d’aviation Borj El Amri

Von: walid
22. Dezember 2025 um 22:24

Dans le cadre des activités parallèles de la 36ème session des Journées cinématographiques de Carthage, la 4e édition des ” JCC dans les casernes ” a été inaugurée mercredi 17 décembre 2025 à l’École d’aviation de Borj El Amri, en collaboration avec le ministère de la Défense nationale. L’événement s’est déroulé en présence de M. Kaïs Sghaïer, directeur de l’École d’aviation de Borj El Amri, et de Mme Mounira Mnif, membre du comité directeur des JCC et responsable du service de décentralisation des JCC.

Le directeur de l’École d’aviation de Borj El Amri s’est félicité de l’accueil de cette initiative culturelle au sein de l’institution, soulignant le rôle du cinéma comme puissant vecteur d’inspiration pour les individus, tant civils que militaires. Il a insisté sur l’importance du dialogue et de l’échange critique comme outils essentiels à l’enrichissement intellectuel.

Mme Mounira Mnif a, pour sa part, souligné la solidité et la continuité du partenariat entre le ministère des Affaires culturelles et le ministère de la Défense nationale, notant son impact positif sur le secteur audiovisuel grâce au soutien logistique, à la protection et à l’appui aux productions cinématographiques. Elle a également réaffirmé l’engagement de longue date des JCC en faveur d’un cinéma engagé centrés sur le côté humain et humaniste, insistant sur le fait que l’accès à la culture est un droit fondamental.

Le programme comprenait la projection de quatre courts métrages : le film tunisien « Pierre-Papier-Ciseaux », de Cherifa Benouda, sélectionné en compétition Ciné Promesse, « Café ?», du réalisateur sénégalais Bamar Kane, et « Oranges Road », du réalisateur syrien Sami Farah, tous deux présentés en compétition des courts métrages ; ainsi que le court métrage classique « VISA », de Brahim Letaief.

Pour conclure l’événement, et à l’occasion du 15e anniversaire du déclenchement de la révolution tunisienne, un spot publicitaire spécial produit par la Direction du patrimoine, de l’information et de la culture a été projeté, mettant en lumière le rôle de l’armée pendant la révolution de 2011.

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JCC 2025 : « Roqia » de Yanis Koussim clôt la compétition des longs métrages avec un thriller psychologique saisissant

Von: walid
22. Dezember 2025 um 22:16

Le film algérien “Roqia” réalisé par Yanis Koussim, a clôturé la projection des longs métrages en compétition des 36èmes Journées cinématographiques de Carthage (JCC) du 13 au20 décembre 2025. Ce long métrage a été projeté jeudi soir à l’Opéra de la Cité de la Culture pour sa première tunisienne.

Roqia raconte l’histoire d’un personnage vivant dans un monde imprégné de peur et d’angoisse, où le quotidien se mêle aux séquelles persistantes de violences passées.

Dans ce film, le disciple d’un vieux Raqi (un exorciste musulman) craint que la maladie d’Alzheimer de son maître ne libère le Mal.

Au fil du récit, des bribes d’un passé lié aux années de troubles et de violence en Algérie au début des années 1990 refont surface, transformant l’expérience personnelle en une confrontation avec un mal latent, prêt à ressurgir à tout moment.

Le film ne présente pas une narration linéaire et claire mais événements plutôt fragmentés, laissant au spectateur le soin de relier les points et de comprendre ce qui est visible et ce qui demeure caché. Ce travail est réalisé par la suggestion et l’exploration de la mémoire, plutôt que par une narration directe. Le film s’inscrit dans le genre du “cinéma” psychologique.

Sur le plan technique, le rythme du film est lent et progressif reflété par l’état psychologique des personnages, marqué par la tension et la crise de nerfs. La photographie, tout aussi sombre, avec sa lumière tamisée, évoque les ténèbres qui ont enveloppé l’Algérie des années 90, sans que le réalisateur n’intervienne directement dans la narration. Les scènes d’espaces clos dominent le film, instaurant un sentiment d’insécurité et d’étouffement. Le réalisateur a ainsi eu recours aux gros plans et aux très gros plans pour accentuer la peur et l’angoisse chez le spectateur, renforçant l’aspect horrifique du film et incitant le public à anticiper la suite des événements.

Autre particularité notable figure la quasi-absence de musique. Les scènes s’appuient plutôt sur le silence ou les bruits du quotidien, un choix artistique en accord avec la tonalité psychologique du film.

Le film explore le concept du mal comme une force latente dont l’influence persiste même après la disparition de ses manifestations violentes. Dans ce contexte, il fait indirectement référence à la guerre civile algérienne des années 1990 et aux violences armées qui en ont résulté, perpétrées notamment par le Groupe islamique armé (GIA).

Cependant, l’œuvre n’aborde pas directement cette période d’un point de vue historique, mais se concentre plutôt sur ses conséquences psychologiques et sociales à long terme.

Le film soulève également des questions sur la mémoire collective, les limites de l’oubli et la possibilité de dépasser le passé sans l’affronter. Il suggère qu’ignorer la mémoire pourrait permettre à la violence de ressurgir sous de nouvelles formes, faisant du film une réflexion sur les conséquences de ce conflit.

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JCC 2025 – Déclaration du jury des longs métrages sur son absence à la clôture

Von: Webdo
21. Dezember 2025 um 23:12

Le jury de la compétition des longs métrages de fiction de la 36ᵉ édition des Journées cinématographiques de Carthage, présidé par Najwa Najjar, scénariste et réalisatrice palestinienne, et composé du critique de cinéma français Jean-Michel Frodon, du réalisateur et producteur tunisien Lotfi Achour, de la scénariste et réalisatrice rwandaise Kantarama Gahigiri et du réalisateur et producteur algérien Lotfi Bouchouchi, a publié une déclaration afin d’expliquer son absence, la veille, lors de la cérémonie de clôture du festival.

Rédigée et diffusée simultanément en arabe, en français et en anglais, cette déclaration a été rendue publique le 21 décembre 2025. Elle commence depuis à circuler largement sur les réseaux sociaux, dépassant rapidement le cadre tunisien pour être relayée à une échelle internationale. À travers ce texte, le jury revient sur le déroulement de son travail, les conditions des délibérations, ainsi que sur les circonstances précises ayant conduit à la décision collective de ne pas assister à la cérémonie de clôture.



Déclaration du Grand Jury

Ce fut un grand honneur d’être parmi vous en tant que cinéaste palestinienne et Présidente du jury international du Festival de Cinéma de Carthage. Le directeur du festival, M. Mohamed Tarek Ben Chaâbane, et son équipe ont réuni une sélection remarquablement pensée de 14 films issus d’Afrique et du monde arabe. En ces temps particulièrement sombres — marqués par un génocide en Palestine et par d’immenses souffrances à travers la région — nous avons été rappelés au fait que Carthage a toujours été bien plus qu’un festival. Il est, et a toujours été, un espace de liberté de pensée, d’expression et de conscience.

Notre jury international a visionné les films pendant cinq jours avec le plus grand soin et un profond sens des responsabilités. Nous avons longuement débattu, réfléchi et confronté nos points de vue, nos délibérations finales s’étant étendues sur plus de six heures. Chacun d’entre nous a pris sur son temps personnel, professionnel et familial — cette mission étant exercée à titre bénévole, précision nécessaire au regard de certaines rumeurs — afin d’honorer le cinéma et de juger les œuvres avec rigueur et équité. Nous avons rédigé collectivement des motivations claires expliquant les choix des films primés et avons remis la liste finale au JCC la veille de la cérémonie de clôture.

Le samedi matin, nous avons reçu un appel des JCC nous informant que les films lauréats seraient annoncés et présentés par des personnes autres que les membres du jury. Surpris — cette pratique étant très inhabituelle dans les festivals internationaux — nous avons refusé cette proposition.

Il convient de préciser que, tout au long de ce processus, le JCC a joué un rôle de relais et de soutien, transmettant nos préoccupations de bonne foi et maintenant le dialogue avec nous. Les décisions finales concernant le format de la cérémonie ont toutefois été prises à un niveau institutionnel et administratif dépassant l’autorité directe et la seule discrétion du festival.

Nous avons alors proposé une solution alternative : que les parties concernées puissent prendre connaissance à l’avance de nos motivations écrites et que, si l’enjeu était de faire monter des personnalités sur scène, le jury présente les motivations tandis que les invités remettraient les prix.

Nos préoccupations ont été relayées par les JCC, et nous avons été convoqués à une répétition à 15h30 à l’Opéra. Il nous a été explicitement indiqué que nous étions libres de présenter les motivations et les prix comme nous l’entendions. Après trois heures de répétitions avec l’ensemble des jurys, nous sommes retournés à l’hôtel pour nous préparer à la soirée.

À 19h30, nous avons reçu un nouvel appel nous informant que nous revenions au point de départ : les prix seraient à nouveau remis par d’autres personnes que le jury, et nos motivations ne seraient pas lues. Nous avons alors indiqué qu’une telle décision pourrait entraîner notre absence et demandé que notre position soit transmise aux parties concernées dans l’espoir de parvenir à un compromis. Un nouvel appel, quelques minutes plus tard, nous a confirmé qu’aucun changement n’aurait lieu.

Malgré cela, nous sommes restés dans le hall de l’hôtel jusqu’à 21h15, espérant qu’un dialogue restait possible. Hélas, aucun autre appel n’est arrivé.

Une décision extrêmement difficile a alors été prise à l’unanimité par le jury. Par respect pour notre rôle, notre travail et la responsabilité éthique qui nous était confiée, nous avons choisi de ne pas assister à la cérémonie. Cette décision n’a pas été prise à la légère, mais par principe. Un jury international n’est pas une entité symbolique : il est au cœur de l’intégrité de tout festival. Réduire sa voix au silence revient à fragiliser les fondements mêmes de la liberté cinématographique et de la confiance que des festivals comme Carthage ont toujours incarnées.

Najwa Najjar,
Présidente du Jury

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