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Tourisme en Tunisie : 7,1 millions d’entrées, mais les hôtels perdent des nuitées

09. Oktober 2026 um 20:10

La fréquentation aux frontières reste élevée, mais l’activité hôtelière tunisienne s’essouffle. De janvier à août 2026, les entrées de non-résidents ont légèrement reculé, tandis que les nuitées ont baissé de 2,4% et le taux d’occupation est tombé à 42,7%. Un décalage qui prolonge la question des 177 hôtels fermés : comment transformer les flux touristiques en activité durable pour les établissements ?

Les chiffres racontent deux réalités différentes du tourisme tunisien. Selon les données du ministère du Tourisme et de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la Tunisie a enregistré 7 124 754 entrées de non-résidents au cours des huit premiers mois de 2026, soit une baisse de 0,5% sur un an. Dans le même temps, les hôtels ont totalisé 18,58 millions de nuitées, en recul de 2,4%.

Le taux d’occupation relatif est passé de 44,7% à 42,7%, alors même que la capacité moyenne mise en exploitation a progressé de 2,3%, pour atteindre 179 097 lits. Autrement dit, l’offre disponible a augmenté tandis que son utilisation s’est contractée.

Les entrées aux frontières ne garantissent pas les nuitées

Cette divergence tient d’abord à la différence entre les indicateurs. Les entrées aux frontières comptabilisent les non-résidents qui arrivent en Tunisie, sans signifier qu’ils séjournent dans un hôtel. Les nuitées mesurent, elles, l’activité effective des établissements d’hébergement concernés.

La composition des flux constitue une piste importante. Les marchés maghrébins représentent 50,1% des entrées de non-résidents sur la période, mais leur fréquentation recule de 4,2%. Les arrivées de Libye diminuent notamment de 11,4%, tandis que celles d’Algérie progressent légèrement de 0,8%. À l’inverse, les entrées européennes augmentent de 3,1%.

Des disparités régionales qui accentuent le problème

Les résultats varient fortement selon les destinations. À Sousse, les arrivées hôtelières progressent de 4%, mais les nuitées diminuent de 4%. À Nabeul-Hammamet, les arrivées augmentent de 2,9%, alors que les nuitées reculent de 6%. À Tunis-Côtes de Carthage, leur baisse atteint 11,2%.

À l’inverse, Mahdia enregistre une hausse de 13,8% des nuitées, à 1,14 million, et un taux d’occupation de 61,5%. Ces écarts montrent que la dynamique touristique ne profite pas uniformément aux régions.

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Rémunération des dirigeants des sociétés cotées : Le bénéfice ne fait pas la paie

09. Oktober 2026 um 15:55
Les états financiers individuels 2025, publiés sur le site du CMF (Conseil du marché financier), permettent de rapprocher deux chiffres que les sociétés cotées présentent rarement côte à côte, le résultat net 2025 et ce que coûtent leurs dirigeants. Chez les vingt plus gros bénéficiaires de la Bourse de Tunis, le lien entre les deux […]

Réseaux sociaux – Nous sommes rentrés réellement dans une nouvelle économie

09. Oktober 2026 um 10:36

Avec les réseaux sociaux, nous changeons pratiquement de paradigme. L’attention et les moyens de la capter est au cœur des actions des acteurs du net. Et ce, dans un vécu digital reposant sur les émotions. Encouragé par une prolifération du populisme et de ses travers.

Les réseaux sociaux sont le terrain privilégié des émotions par rapport à celui de la raison ! Jeudi 8 octobre 2026, le professeur Mehdi Mabrouk, universitaire spécialisé en sociologie et ancien ministre de la Culture (2011-2014), est venu défendre cette idée devant les étudiants et enseignants de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI), à l’occasion de la Conférence inaugurale de l’année universitaire 2026-2027 de l’établissement. Une tradition qui n’est autre qu’un événement académique solennel qui marque le début de l’année universitaire.

Thème d’actualité, celui traité par Mehdi Mabrouk (« Les émotions à l’ère digitale et l’économie de l’attention ») a mis en évidence ce que beaucoup d’entre nous ont, sans doute, remarqué. « L’amour, la haine, la peur, la perte de confiance, la jubilation face aux malheurs d’autrui et bien d’autres émotions sont devenus le trait commun de nombreux messages auxquels nous sommes exposés dans le digital », assure le conférencier. Et Mehdi Mabrouk d’ajouter que cette tendance intervient dans un contexte international marqué par une « prolifération du populisme et de ses travers ».

« Affirmer son prestige et défier ses rivaux »

Des émotions qui n’étaient dans le passé qu’un « résidu » ou encore qu’un « déchet » au niveau du discours tiennent aujourd’hui la vedette. Comme du reste cette « extimité » qui consiste pour une personne « à rendre visibles et publics certains fragments de sa vie intime physique ou psychologique ». Et, donc, de s’éloigner de ce qui était un principe sacro-saint : ne pas exposer son « intimité ». L’ancien ministre de la Culture a évoqué, dans ce cadre, le « potlatch », cette « cérémonie traditionnelle pratiquée par les peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique où l’on vient offrir nourriture et biens et affirmer son prestige et défier ses rivaux ».

Et parallèlement à ce vécu, que l’on ne peut que vérifier sur le net, il y a une réelle volonté d’accaparer l’attention de l’internaute sur les messages que l’on partage. D’où cette « économie de l’attention ». Une attention qui constitue un « marché » dans un environnement fait d’une multitude d’informations. Vous l’avez compris, l’attention de ce point de vue est « une ressource rare » et une « marchandise négociable ». Et les acteurs du net se focalisent sur « la capacité des individus à accorder leur attention » sur ce qu’ils disent et montrent. L’attention, un « bien rare » et non plus seulement les « facteurs de production ». Autant dire que nous sommes bel et bien rentrés dans une nouvelle ère économique.

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Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires

09. Oktober 2026 um 06:56

Face à la vague de blocages dans les établissements scolaires en France et à la sévérité du maintien de l’ordre, la crise des lycées a franchi les frontières pour devenir le théâtre d’une bataille d’influence entre Washington et Téhéran. Cette tribune analyse comment cette agitation géopolitique et l’instrumentalisation du débat identitaire servent de diversion pour masquer le malaise social, l’austérité budgétaire et le renoncement aux exigences de l’exemplarité républicaine.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

À Paris, la crise des lycées a largement dépassé le cadre des salles de classe. Elle sert désormais de prétexte à des batailles d’influence étatiques.

Donald Trump a d’abord associé les blocages d’établissements à l’immigration de masse et à un prétendu péril religieux. Dans la foulée, le gouvernement iranien s’est engouffré dans la brèche : Téhéran a convoqué l’ambassadeur de France pour dénoncer la «répression» de manifestations présentées comme pacifiques. Le Quai d’Orsay a répliqué du tac au tac en convoquant l’ambassadeur d’Iran pour dénoncer une manœuvre de désinformation.

Cette diplomatie du muscle masque l’essentiel : pendant que les chancelleries s’écharpent, la parole des lycéens français et leurs revendications concrètes passent à la trappe.

Indignation à géométrie variable

Face à ces ingérences, une question s’impose : la France applique-t-elle les mêmes règles à tout le monde ?

Certes, accuser Téhéran de brimer sa propre population relève d’une réalité documentée. Mais le bilan dramatique des derniers jours est néanmoins établi : selon le ministre de l’Éducation nationale, 215 élèves et 88 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début de la mobilisation. À Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil après une blessure dont les lésions ont été jugées compatibles avec un tir de LBD. À Lens, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade lors d’un rassemblement ; les circonstances exactes de l’incident font l’objet d’une enquête de l’IGPN. Face à cette succession de blessures graves, le ministre de l’Intérieur a annoncé le 7 octobre la suspension des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement lycéen, le temps de faire la lumière sur l’affaire de Lens. Ces faits posent avec une acuité nouvelle la question de la proportionnalité des moyens employés pour maintenir l’ordre face à des manifestants, dont une partie est mineure.

L’autre hypocrisie réside dans le monopole de l’ingérence. Paris et Washington s’arrogent depuis des décennies le droit de dicter la politique intérieure des États souverains, qu’il s’agisse de décréter la légitimité d’un pouvoir au Venezuela ou de redessiner la carte du Moyen-Orient. Pourtant, lorsque la diplomatie iranienne utilise les mêmes leviers pour pointer du doigt les dérives policières occidentales, le Quai d’Orsay crie immédiatement au complot et à la manipulation. L’ingérence serait-elle un privilège exclusivement réservé à l’Occident ?

Diversion sociale et épouvantail identitaire

Ce vacarme géopolitique offre surtout une échappatoire commode à un pouvoir aux abois. Donald Trump l’inévitable a choisi de jeter de l’huile sur le feu en agitant l’épouvantail identitaire, prétendant fallacieusement que l’Islam cherchait à s’emparer du pays. Si Paris feint de s’en offusquer publiquement, cette surenchère sert en réalité de paravent idéal : il est tellement plus facile pour le gouvernement et ses relais médiatiques de saturer l’espace avec des paniques culturelles plutôt que de répondre au réel.

Dans ce climat d’ostracisme, les populations issues de l’immigration risquent de devenir les premières victimes d’un débat toxique, alors même que l’urgence républicaine exige un travail d’intégration, d’égalité et de respect mutuel.

Sur le terrain, les lycéens ne parlent pourtant ni de choc des civilisations ni de religion. Ils protestent contre l’insalubrité des classes, le manque criant de professeurs, la dégradation des locaux et l’austérité budgétaire qui mutile leur avenir. En focalisant l’attention sur les déclarations de Trump ou les communiqués de Téhéran, le pouvoir opère une diversion cynique pour criminaliser le mouvement social et s’exonérer de ses propres responsabilités économiques.

Respecter les principes républicains

La France n’a pas à choisir entre la panique identitaire de Donald Trump et la surenchère opportuniste de Téhéran. La République possède ses propres repères : la laïcité, l’égalité, la liberté d’expression et le droit de manifester dans le calme. Mais la laïcité ne peut se résumer à une posture à géométrie variable ; elle doit redevenir une exigence d’équité et de garanties universelles.

Pour prétendre donner des leçons de démocratie à la terre entière, la France doit d’abord balayer devant sa propre porte. Elle se doit d’être exemplaire en appliquant chez elle les principes qu’elle prétend défendre à l’étranger, loin du cynisme du «faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais». On ne répond pas à la propagande étrangère par du déni ou une répression disproportionnée, mais en respectant le droit et en répondant aux demandes de sa propre jeunesse. La souveraineté commence par cette forme fondamentale de dignité républicaine.

* Médecin algérien au Canada.

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IBSAR : une initiative nationale d’envergure lancée à Tunis pour booster l’emploi des personnes handicapées

Von: farhat
08. Oktober 2026 um 14:59

L’association « Ibsar » pour la culture et le loisir des personnes en situation de handicap a annoncé, ce jeudi à Tunis, le lancement d’une initiative nationale pour promouvoir l’inclusion économique et l’emploi des personnes en situation de handicap.
Lancée dans le cadre de la campagne « Shaghilni », dont le coup d’envoi a été donné en juillet dernier, cette initiative vise à promouvoir l’application effective des lois protégeant leurs droits, selon le président de l’association, Mohamed Mansouri
Le responsable a signalé que les personnes en situation de handicap, notamment visuel et auditif, peinent encore à trouver des emplois et à commercialiser leurs produits, notamment artisanaux.
Les opérations de vente se limitent souvent aux manifestations et foires annuelles, engendrant des dépenses importantes qui ne sont pas toujours couvertes par les revenus générés.
Dans ce contexte, Mansouri a proposé que l’État se charge d’acquérir, dans des proportions déterminées, les produits réalisés par les personnes en situation de handicap afin de garantir la pérennité de leurs activités.
Il a aussi appelé le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle à mettre en place une stratégie à moyen terme visant à adapter les offres de formation aux personnes présentant des déficiences visuelles ou auditives, afin de faciliter leur accès au marché du travail, dans le respect de leur dignité et de leurs spécificités et compétences.
Le président d’Ibsar a également rappelé qu’une étude sur « Les candidats aux conseils locaux », publiée par l’association en 2023 sur un échantillon de 800 personnes présentant des handicaps auditif, visuel ou moteur, avait fait ressortir un taux de pauvreté de 70 % et d’analphabétisme de 90 % parmi les personnes en situation de handicap, tandis que le taux de chômage dépassait 65 %.
De son côté, l’expert consultant en plaidoyer et politiques publiques, Imed Zouaoui, a indiqué que les recommandations qui seront élaborées à l’issue des échanges avec les personnes en situation de handicap lors de cette rencontre seront soumises au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Il a estimé que l’accès des personnes en situation de handicap au marché du travail est tributaire de la garantie de l’accès à l’information, la mise en place d’un environnement adapté, ainsi que de l’élaboration de programmes, et cursus de formation adaptés outre la formation des formateurs et l’adéquation entre les formations dispensées et les offres d’emploi.
Selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024, le nombre de personnes en situation de handicap en Tunisie s’élève à environ 1 373 393, soit 12,2 % de la population âgée de 5 ans et plus.

 

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Jeudi : le ministère de la Famille lance une « Heure de prévention » à l’échelle nationale

Von: tmps
08. Oktober 2026 um 10:02

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées organise jeudi, dans l’ensemble des régions du pays, une manifestation baptisée « Heure de prévention », dans le cadre de l’approche nationale participative visant à prévenir les comportements à risque.

Cette initiative, organisée en coordination avec les délégations régionales chargées de la Femme et de la Famille ainsi qu’avec les ministères, structures publiques et associations concernés, vise à offrir aux familles et aux élèves un espace d’écoute, d’accompagnement, de conseil et de sensibilisation.

Selon un communiqué du ministère, l’objectif est de renforcer la prévention collective face aux phénomènes et comportements à risque, à travers une approche fondée sur la sensibilisation et l’implication des différents acteurs concernés.

La manifestation se tiendra simultanément dans plusieurs établissements et espaces publics à travers les 24 gouvernorats.

Dans le Grand Tunis, des activités sont prévues notamment à l’école primaire 2 Mars à El Khadra (Tunis), à l’école primaire Ariana Sidi Jebali (Ariana), à l’école primaire Imam Sahnoun à la Nouvelle Médina (Ben Arous) et au Centre sectoriel de formation en travaux publics de Sidi Ali Hattab à Mornaguia (Manouba).

Des activités similaires sont également programmées dans les gouvernorats de Bizerte, Jendouba, Béja, Le Kef, Siliana, Zaghouan, Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine, Gabès, Gafsa, Kébili, Tozeur, Médenine et Tataouine.

La manifestation associera les familles, les élèves et les différents intervenants dans les domaines de la sensibilisation, de l’information et de la prévention, afin de promouvoir une culture commune de prévention des comportements à risque.

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TRIBUNE – Core Banking, API et gouvernance de la donnée : la double clé de voûte de la souveraineté financière

08. Oktober 2026 um 09:00

Lors de la 9ème Université d’été de l’ATCF, nous avons soutenu que la transformation du secteur bancaire tunisien ne pouvait plus se réduire à une simple numérisation de surface. Pour répondre aux exigences du Plan de développement 2026-2030, nos établissements doivent développer des capacités réelles : transformer la technologie en efficacité opérationnelle, la donnée en décision stratégique, et l’innovation en souveraineté économique.

 

Cependant, la concrétisation de cette ambition se heurte à une réalité d’ingénierie que l’on ne peut plus éluder. On ne construit pas une banque agile et décisionnelle sur des infrastructures monolithiques et des données cloisonnées. Si le secteur bancaire veut sortir du piège de l’accélération sans transformation, il doit s’attaquer aux deux piliers de sa rénovation d’ingénierie : l’ouverture des architectures informatiques centrales par les API et la sanctuarisation de la donnée financière comme actif stratégique national.

 

Désenclaver le Core Banking sans risque systémique

La rigidité des systèmes d’information centraux (Core Banking Systems) constitue le principal goulot d’étranglement de la place financière. Conçus à une époque où la banque opérait en autarcie, ces systèmes accumulent une dette technologique lourde. Chaque évolution réglementaire ou commerciale y exige des développements complexes, coûteux et lents, incompatibles avec le rythme de l’économie numérique.

Face à ce constat, l’erreur classique consisterait à prôner le remplacement radical du Core Banking par des projets pharaoniques en « Big Bang », aux coûts exorbitants et au risque opérationnel inacceptable. À l’inverse, l’objection sécuritaire frileuse consisterait à maintenir le système verrouillé par peur des cyberattaques.

L’adoption d’une architecture orientée API-first (interfaces de programmation applicative) surmonte ce faux dilemme. L’API n’est pas une brèche dans le système central : elle est au contraire une couche de découplage et d’encapsulation sécurisée. En isolant le cœur de métier derrière des passerelles contrôlées (APIGateways et principes Zero Trust), la banque permet une modernisation progressive et modulaire sans jamais compromettre la stabilité du noyau comptable.

Cette architecture ouverte est le seul moyen pragmatique de faire dialoguer le système bancaire avec les FinTechs, les plateformes de paiement transfrontalières et les réseaux du commerce africain (ZLECAf). Elle transforme une banque d’infrastructure fermée en une plateforme d’intermédiation fluide, capable d’irriguer l’économie réelle sans rompre les chaînes de contrôle.

La donnée financière : un actif souverain, un levier de conformité

Le second chantier touche à la nature même de l’information produite par les banques. La donnée financière a trop longtemps été traitée sous l’angle passif de la preuve comptable et du contrôle a posteriori.

Certains prétendent que l’empilement des contraintes réglementaires et des exigences de la Banque centrale absorberait toutes les ressources au détriment de l’innovation. C’est méconnaître la puissance de l’ingénierie de la donnée. Bien gouvernée, la donnée financière cesse d’être une contrainte pour devenir un actif stratégique souverain et le meilleur allié de la conformité.

Traiter la donnée comme un actif stratégique impose trois exigences fondamentales :

D’abord, la réconciliation et la traçabilité à la source. Un modèle de scoring de crédit, un moteur d’octroi ou un algorithme de détection des risques ne valent que par la fiabilité de leurs intrants. Des données fragmentées ou non réconciliées génèrent une opacité qui paralyse la décision et multiplie les fausses alertes d’inconformité.

Ensuite, la maîtrise du Cloud et la souveraineté. La souveraineté numérique ne signifie pas le repli frileux sur des serveurs locaux sous-dimensionnés, mais la capacité à choisir une architecture hybride où la localisation des données, leur chiffrement de bout en bout et les clauses de réversibilité contractuelle garantissent l’indépendance absolue de l’établissement face aux géants de la technologie.

Enfin, la gouvernance de l’intelligence artificielle. L’intégration de modèles d’analyse avancés et d’outils décisionnels ne produira une valeur réelle que si elle s’accompagne d’une explicabilité des algorithmes, évitant ainsi le piège des décisions « boîte noire » inaudibles par le régulateur.

 

L’infrastructure technique, socle de la souveraineté économique

On ne pilote pas une stratégie d’intégration régionale ou un plan quinquennal de développement avec des flux d’information cloisonnés et des bases de données non auditables. Les architectures ouvertes et la gouvernance de la donnée ne sont pas des sujets purement techniques abandonnés aux seules directions informatiques, ni des postes de dépenses passifs. Ce sont des instruments de politique économique.

Le cycle 2026-2030 exige ce saut de maturité. C’est en modernisant le cœur de ses systèmes par le découplage et en sanctuarisant son patrimoine de données que le secteur bancaire donnera de la substance à sa transformation et bâtira l’infrastructure souveraine de l’économie de demain.

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Pour une loi de finances de rupture

08. Oktober 2026 um 06:00

Avec l’approche du lancement de la saison du débat budgétaire, il est temps de changer d’approche. Depuis des années, les députés restent prisonniers de propositions symboliques ou qui ne mènent qu’à des économies de façade, alors que l’urgence est de remettre l’appareil productif en mouvement.

 

Et cette année, le challenge est encore plus difficile avec l’intention de ne pas augmenter la pression fiscale sur les PME. Comment donc financer l’État, avec tous ses engagements sociaux et son rôle clé, sans étouffer ceux qui produisent ? Certes, la réponse ne réside pas dans une hausse d’impôts, ni dans des coupes budgétaires, mais dans des articles de loi qui libèrent les flux financiers et qui corrigent les distorsions qui pénalisent la production locale. La loi de finances ne pourra pas tout apporter, mais elle constitue l’un des principaux moyens pour initier un tel mouvement.

 

Débloquer la circulation de la liquidité interne

Le problème en Tunisie ne réside pas dans un manque global d’épargne, mais dans sa mauvaise allocation et sa thésaurisation. Les banques regorgent de liquidités ou préfèrent des placements sans risque, tandis que les PME et les porteurs de projets s’asphyxient par manque de fonds de roulement.

La loi de finances peut introduire des dispositions fiscales modulées pour les établissements de crédit qui consacrent un pourcentage minimal de leurs crédits au financement direct de l’investissement productif, de l’innovation et de l’exportation à forte valeur ajoutée. De leur côté, les entreprises peuvent être incitées à réinvestir dans l’extension de l’outil de production et la modernisation technologique.

Celles qui n’ont pas une telle marge de manœuvre et qui se heurtent au mur des garanties réelles ont besoin de l’appui de l’État. Le renforcement des fonds de garantie publics permettrait aux banques de prêter plus facilement sans exiger des garanties disproportionnées.

 

Combattre les rentes et corriger les distorsions

L’économie tunisienne souffre de diverses distorsions, comme les barrières réglementaires lourdes, les régimes privilégiés ou d’autorisations qui protègent des situations de rente, et une concurrence déloyale de l’informel. Libérer la production locale demande un grand nettoyage législatif.

Il faut impérativement rationaliser la fiscalité des intrants industriels. Les entreprises locales subissent des taxes douanières ou fiscales lourdes sur l’importation de leurs matières premières ou de leurs équipements semi-finis, rendant l’importation de produits finis concurrents une solution optimale pour les consommateurs. Il s’agit d’aligner la fiscalité pour que produire localement soit moins coûteux et plus simple qu’importer.

La loi de finances doit aussi intégrer des mesures d’incitation à la régularisation tout en renforçant la traçabilité des flux pour assainir le marché.

 

Optimiser la dépense et l’investissement public productif

L’État ne peut pas se désengager de ses rôles sociaux, mais il doit cesser d’allouer des ressources à des dépenses improductives pour les rediriger vers des effets de levier économiques.

La loi de finances doit lever les verrous juridiques qui pénalisent l’investissement privé, national et international. En même temps, chaque soutien de l’État, allégement fiscal ou subvention accordée à une entreprise ou à un secteur doit être assorti d’objectifs mesurables en termes de création d’emplois, d’intégration locale ou d’exportation. Il est temps de mettre fin aux aides aveugles. L’argent public ne doit profiter qu’à ceux qui génèrent de la croissance organique.

Enfin, les économies réalisées doivent être redirigées vers la formation professionnelle ciblée, en adéquation directe avec les besoins des secteurs porteurs, ce qui garantit aux PME un accès à une main-d’œuvre qualifiée, réduisant ainsi les coûts de formation et de productivité.

L’État va présenter une version qui combine des mesures ciblées et qui préserve les équilibres macroéconomiques. Les députés doivent, par des propositions, transformer le projet qu’ils auront en un instrument de libération des énergies productives. Pour un député, la valeur d’une proposition ne se mesure pas au nombre de bénéficiaires potentiels annoncés, mais à la chaîne de causalité économique qu’elle déclenche. C’est cette logique qui doit guider chaque article soumis à l’examen parlementaire.

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Mobilisation lycéenne : 215 élèves blessés depuis le 18 septembre

07. Oktober 2026 um 09:23
Depuis le début des mobilisations lycéennes, les interventions policières musclées sont au centre des débats. Plusieurs cas de lycéens gravement blessés sont à déplorer.   En bref 215 élèves ont été blessés depuis le début des mobilisations lycéennes. Le mouvement…

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Trump juge « l’islam et l’immigration » responsables du mouvement lycéen en France

07. Oktober 2026 um 08:47
Le président américain a déclaré hier que « l’islam » et une « immigration de masse hors de contrôle » étaient à l’origine de la mobilisation lycéenne. En bref Donald Trump attribue la mobilisation lycéenne française à « l’islam »…

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Et si le Brésil basculait dans le camp Trump ?

07. Oktober 2026 um 07:51

Le spectaculaire succès de Flávio Bolsonaro au premier tour place Lula en position de challenger. Portée par le coût de la vie, l’insécurité et une puissante dynamique conservatrice, l’extrême droite brésilienne n’a jamais semblé aussi proche de reconquérir le pouvoir. Analyse.

 

Séisme politique au Brésil dimanche 4 octobre mais également dans l’ensemble de l’Amérique Latine. Donné favori par tous les sondages sans exception, le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva a été devancé, à la surprise générale, au premier tour par Flávio Bolsonaro. Ainsi, avec 47,06 % des voix contre un peu plus de 45 % pour le président sortant, le fils de l’ancien président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a créé la surprise et aborde désormais le second tour du 25 octobre en position de force.

Pour le camp Bolsonaro, c’est bien la démonstration que le « bolsonarisme » a survécu à son fondateur et peut désormais caresser le rêve de reconquérir le palais présidentiel.

Rejet

Comment expliquer ce spectaculaire basculement ? Primo par la baisse du pouvoir d’achat. Car derrière les chiffres flatteurs de l’économie, un chômage ramené à 5,2 %, une croissance attendue à 2 % au deuxième semestre 2026 et l’inflation en reflux, se cache une réalité beaucoup moins reluisante. Pour une grande partie des Brésiliens, l’embellie reste virtuelle puisqu’elle ne se traduit ni dans le caddie ni dans les factures et encore moins dans les fins de mois. Bref, entre les statistiques qui se veulent rassurantes et le portefeuille des ménages, le fossé est devenu électoralement explosif.

Secundo : par l’emballement de la dette publique qui atteignait 81,9 % du PIB en juin, tandis que les taux d’intérêt restent élevés. Les critiques du gouvernement accusent Lula de ne pas maîtriser suffisamment les dépenses publiques.

Tertio : par le manque de renouvellement du personnel politique au Brésil. « Les gens sont tout simplement épuisés. Ils ont l’impression que la classe politique ne fait que proposer toujours la même chose. Lula va avoir 81 ans à la fin du mois et semble proposer des solutions à des problèmes qui ont déjà plus de 20 ans », affirme Felipe Krause, politologue et ancien diplomate, directeur du département d’études brésiliennes à l’université d’Oxford.

Ensuite, on retrouve l’insécurité et la violence qui constituent un terrain favorable à la droite. En effet, une partie des jeunes électeurs notamment considère que la gauche ne répond pas suffisamment à leurs préoccupations en matière de sécurité.

Ajoutons à ces facteurs le poids croissant des évangéliques, dont une partie rejette les politiques sociales de la gauche, perçues comme de « l’assistanat ».

Jair Bolsonaro en version light

Surfant sur la lassitude des Brésiliens, voire leur mécontentement de la politique du président sortant, le sénateur de 45 ans a ainsi réussi à transformer l’élection en référendum sur le bilan de Lula. Son message est simple : le Brésil aurait besoin de « changement », de moins d’impôts, de davantage de sécurité et d’un pouvoir plus ferme.

Pour les observateurs, son mérité est d’avoir compris que, pour gagner, il n’était pas nécessaire de refaire exactement la campagne de son père. Il s’est présenté comme une version plus modérée de Jair Bolsonaro et a surtout parlé du portefeuille et des préoccupations quotidiennes des Brésiliens. Ces électeurs réclament moins de réglementation, davantage de liberté économique et des réponses plus musclées à l’insécurité.

« La campagne de Flavio Bolsonaro a pratiquement effectué un sans-faute au cours des 30 derniers jours », estime le politologue Creomar de Souza, soulignant sa capacité à parler de la vie chère et des difficultés rencontrées au quotidien.

Virage à droite ?

Rappelons enfin qu’une victoire de Flávio Bolsonaro aurait enfin une portée internationale. Le Brésil rejoindrait ainsi une Amérique latine où les forces conservatrices ont enregistré plusieurs succès récents, notamment en Argentine, en Colombie et au Pérou. Certes, Donald Trump n’a pas officiellement soutenu Flávio Bolsonaro. Mais son influence a pesé sur la campagne. Depuis le procès de Jair Bolsonaro, le président américain a multiplié les droits de douane et les sanctions contre Brasilia, donnant au scrutin brésilien une dimension géopolitique supplémentaire.

Alors, est-il envisageable que le Brésil de Lula vire à droite ? L’électorat brésilien étant assez conservateur, une partie conséquente a été réceptive au message envoyé par Jair Bolsonaro sur la religion, la défense des valeurs familiales, face à un risque d’explosion de la famille traditionnelle si Lula venait à être élu. Son fils a réussi quant à lui à attirer une partie supplémentaire de l’électorat évangélique et catholique traditionnel conservateur. Il est même parvenu à associer Lula et le Parti des travailleurs (PT) à la corruption. En votant pour lui, certains espèrent empêcher le retour de la gauche au pouvoir.

Une stratégie efficace dans un pays où une partie de la population semble désormais davantage préoccupée par son niveau de vie et sa sécurité que par les grands clivages idéologiques. Le Brésil sera-t-il sur le point de devenir le huitième État consécutif en Amérique du Sud, à accorder une victoire présidentielle à une droite prête à s’aligner sur Donald Trump ? Le peuple tranchera le 25 octobre.

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L’IA booste la croissance de l’Asie, mais augmente ses vulnérabilités

07. Oktober 2026 um 06:00

La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique grâce aux exportations liées à l’intelligence artificielle (IA). Toutefois, elle a averti que cette dépendance rend la région vulnérable à un éventuel retournement mondial des dépenses technologiques.

 

La région concernée comprend 23 économies, dont la Chine, le Viêtnam, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande.

 

Moteur d’exportation

L’économie de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait progresser de 4,5 % en 2026, soit 30 points de base de plus que ce que l’institution de Bretton Woods avait prévu en avril. La croissance devrait ralentir à 4,4 % en 2027 puis à 4,3 % en 2028. Le Viêtnam a bénéficié de la plus forte révision à la hausse de ses prévisions parmi les principales économies de la région, de 110 points de base pour atteindre 7,4 %.

Cependant, la force de la région dépend fortement de la fabrication et des exportations liées à l’IA. La croissance du commerce, à l’exclusion des produits liés à l’IA, est faible ou négative. Ces produits ont représenté plus de la moitié de la croissance des exportations dans la plupart de ces pays, en particulier la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Viêtnam avec une proportion de plus de 70 %.

Le risque lié à l’IA se situe du côté des dépenses des principaux payés, essentiellement les Etats-Unis. Les investissements liés à l’IA ont totalisé 6 % du PIB des États-Unis, ce qui est comparable au pic d’investissement dans les technologies de l’information de l’an 2000, et le cycle actuel a progressé plus rapidement que les deux cycles précédents et continue de gagner en vitesse.

 

Les banques doivent faire attention

Le financement qui alimente est estimé à 2 900 milliards de dollars pour la période 2025-2028. Les crédits privés devraient fournir 800 milliards de dollars. L’exposition des banques, en cas de renversement de situation, est une source d’inquiétante.

L’IA est soutenue par une abondante liquidité et pourrait ralentir en raison du récent resserrement des conditions financières. A préciser qu’une correction ne signifie pas nécessairement un effondrement pour le supercycle de l’IA, mais que l’investissement avait devancé la demande réelle selon la Banque mondiale. Un ralentissement de 1 % de la croissance américaine réduit la croissance des autres marchés émergents d’environ 0,6 %, l’impact sur l’investissement étant environ deux fois plus important. Cela a donc des répercussions de taille sur les pays de l’Asie de l’Est en raison de la place prépondérante de la région dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Cela nous mène à une principale conclusion : la domination écrasante des États-Unis dans le secteur technologique fait de la croissance de ces pays asiatiques une extension directe de la chaîne de valeur américaine. C’est une illustration de l’asymétrie de puissance économique et stratégique.

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Programme « Raïdet 2026 » : le délai de candidature prolongé jusqu’au 11 octobre

Von: tmps
06. Oktober 2026 um 09:20

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, lundi, la prolongation, jusqu’au dimanche 11 octobre 2026, du délai de candidature au Programme national pour l’entrepreneuriat féminin et l’investissement « Raïdet », au titre de l’année 2026.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère a appelé les femmes et les jeunes filles porteuses d’idées de projets et souhaitant créer ou développer leurs activités à s’inscrire et à  soumettre leurs dossiers exclusivement via la plateforme numérique Raidet .

Les candidates sont également invitées à renseigner avec précision l’ensemble des données requises, à joindre tous les documents demandés et à déposer un dossier complet, conforme aux conditions requises et accompagné des justificatifs nécessaires, avant l’expiration du délai fixé.

Le programme « Raïdet » vise à soutenir l’initiative privée des femmes, en particulier les femmes et les filles innovantes dans les secteurs porteurs dans tous les gouvernorats, dans les zones prioritaires et dans les quartiers populaires à forte densité de population, en plus de soutenir des projets spéciaux ciblant des groupes spécifiques de femmes en situation de vulnérabilité.

Mis en œuvre jusqu’en 2026, le programme prévoit la création de 3000 projets féminins, à raison de 600 projets par an, pour un financement estimé à 50 millions de dinars sur le budget de l’Etat.

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Ministère de la Famille : lancement de l’action « Une heure de prévention » pour sensibiliser aux comportements à risque

Von: farhat
05. Oktober 2026 um 19:46

Le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées organise, le 8 octobre courant, une manifestation baptisée « Une heure de prévention » qui se tiendra devant les établissements scolaires ainsi que dans plusieurs centres de formation professionnelle et établissements universitaires à travers les différents gouvernorats de la République.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative nationale participative de prévention des comportements à risque, indique le ministère dans un communiqué publié lundi.
Elle vise à prémunir les enfants contre les différents phénomènes et comportements à risque pouvant menacer leur sécurité ainsi que leur équilibre psychologique et physique. Elle a également pour objectif de sensibiliser les élèves et les familles à l’importance de la prévention, notamment face aux risques liés aux drogues, aux substances psychoactives et à l’addiction aux écrans, ainsi que de développer les « compétences de vie », en particulier la capacité à dire non et à résister à la pression des pairs.
La manifestation ambitionne, par ailleurs, de renforcer la sensibilisation des parents et des familles à leur rôle de vigilance, afin de garantir aux enfants une navigation sûre dans l’espace numérique.
Elle entend également renforcer les capacités du personnel éducatif et universitaire à identifier les signes comportementaux permettant de détecter précocement les risques de basculement vers des comportements à risque, tout en contribuant à harmoniser le discours de communication national entre les différentes structures gouvernementales et le tissu associatif régional et local.
« Une heure de prévention » constituera, en outre, un espace réunissant les familles et les élèves aux abords des établissements scolaires, dédié à l’écoute, à l’accompagnement, au conseil, ainsi qu’à la sensibilisation et à l’information sur les comportements à risque et les moyens de prévention.
Selon le ministère, la manifestation se distingue par son organisation simultanée et coordonnée dans les différentes régions du pays, sous la coordination des commissariats régionaux des affaires de la femme et de la famille, en collaboration avec les différents partenaires issus des ministères, des structures publiques et des associations concernées. Des acteurs œuvrant dans les domaines de l’enfance, de la jeunesse et de la santé mentale participeront également à cette initiative, dans le cadre de l’approche nationale participative de prévention des comportements à risque.
Il convient de rappeler que le ministère de la Famille avait lancé, le 27 octobre 2025, l’initiative nationale participative de prévention des comportements à risque, sous le slogan « Un enfant acteur, un enfant en bonne santé ». Il s’agit d’un programme global de sensibilisation et de prévention visant à faire de l’enfant un acteur à part entière, capable d’exercer une influence positive dans son environnement, et à protéger les jeunes générations contre les nouveaux risques, à travers une approche participative associant les familles, les institutions et les associations.

 

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Le couple alimentation – enseignement alimente la hausse des prix

05. Oktober 2026 um 12:51

Les chiffres de l’inflation des neuf premiers mois de 2026 viennent de tomber. Sans surprise, elle a connu un rebond pour s’établir à 5,6 % en glissement annuel, après avoir atteint 5,4 % en septembre.

 

Le moteur de cette dynamique est l’accélération de la hausse des prix des produits alimentaires et de la fourniture scolaire. Les produits alimentaires et les boissons ont affiché une progression de 8,4 % sur un an, un rythme soutenu par la flambée des prix de certains produits frais de première nécessité, à l’instar des volailles (16,5 %), des gousses et fruits frais (16,3 %), de la viande ovine (14,6 %), de la viande bovine (13,0 %) ainsi que des légumes frais (12,9 %). En revanche, un recul est observé sur les prix des huiles alimentaires, avec un repli de 4,1 % sur la même période.

 

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que, sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

 

Par rapport à août 2026, l’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 %. Cette évolution mensuelle est fortement marquée par le coût de la rentrée des classes, le groupe de l’enseignement enregistrant un bond de 3,9 % en raison notamment de la hausse des tarifs de l’enseignement privé (primaire et secondaire), des cours de soutien et des fournitures scolaires. De même, le groupe des produits d’habillement et chaussures a poursuivi sa progression pour atteindre 9,2 % sur un an.

Enfin, l’analyse par régime de prix montre que les produits non encadrés (« libres ») continuent de porter l’essentiel de la pression inflationniste avec une hausse de 6,8 %. Tandis que les produits soumis à un encadrement strict affichent une évolution beaucoup plus modérée de 1,2 %. Le taux d’inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires) s’est quant à lui stabilisé à 4,9 %.

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et, surtout, réformes structurelles pour stimuler durablement l’offre productive.

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Guerre de désinformation contre l’Iran : le ridicule n’a pas de limites

05. Oktober 2026 um 12:26

Si la vraie guerre contre l’Iran a commencé le 28 février de cette année, celle de la désinformation a commencé il y a 47 ans, juste après le renversement du Chah. Cela dit, la guerre de désinformation initiée par les médias et les politiciens d’Occident et d’Israël connait une intensification rageuse depuis six mois.

A mesure que l’Iran résiste aux agresseurs israélo-américains, le désir aveugle de montrer les Iraniens sous un mauvais jour ou d’impliquer leur pays dans des incidents réels ou fabriqués augmente. Les propagandistes israélo-américains recourant de plus en plus aux récits les plus fantaisistes, sans se soucier du ridicule. Pour illustrer ce propos, on citera ici deux exemples aussi fantaisistes l’un que l’autre.

Le premier concerne les péripéties qui ont suivi la tentative de sauvetage du pilote d’avion abattu par les Iraniens le 3 avril 2026 telles que racontées par l’intéressé lui-même dans un entretien télévisé. En effet, le pilote du F-15 abattu qui porte le surnom de ‘’Bravo’’ a été interviewé par CBS News dans l’émission ‘’60 minutes’’.

C’est un fait établi que le F-15 a été abattu dans une région montagneuse de l’Iran et que l’armée américaine a organisé une opération de sauvetage du pilote qui lui a coûté la perte de cinq appareils, dont deux avions de transport C-130, deux hélicoptères et un avion d’attaque A-10.

Voici le déroulement des événements tels que racontés par le pilote. Il a affirmé que son parachute ne s’était pas ouvert lors de son éjection de l’avion de chasse et qu’il avait dû subir une chute libre à une vitesse comprise entre 110 à 175 km/h sans aucun freinage.

La chute lui a brisé le dos, un bras et une épaule. Sa cheville a été également gravement blessée, selon ses dires. Le pilote a ensuite gravi une crête montagneuse de 7 000 pieds (environ 2 100 mètres) avec un corps en piteux état, sans nourriture ni eau. Deux jours plus tard, il fut secouru et, six mois plus tard, il apparut en pleine forme sur CBS. Aucune cicatrice, aucune déficience physique visible.

Cette prouesse surhumaine, hors du commun, miraculeuse même du soldat américain ‘’Bravo’’ dans le ciel iranien, a été rééditée le 30 septembre dans le ciel de l’Arabie saoudite par le plombier israélien Yaniv Hayun sur un vol de la compagnie émiratie ‘’FlyDubai’’ à destination de Tel-Aviv.

Dans ce second exemple tout aussi extraordinaire, on nous raconte qu’un pilote de nationalité omanaise a attaqué au couteau le commandant de bord. Cette agression a provoqué une chute brutale de 17 000 pieds (environ 5 000 mètres) en moins de 60 secondes du Boeing 737, qui volait alors à une altitude de croisière de 10 kilomètres. Pour descendre aussi vite, l’avion était donc en chute libre.

Alors que l’avion piquait du nez à une vitesse effroyable, un plombier israélien eut le temps de faire irruption dans le cockpit, maitriser l’agresseur du commandant de bord et redresser l’avion, sauvant ainsi d’une mort certaine 170 de ses concitoyens. Le plombier réussit à stabiliser l’avion, avant de céder les commandes de l’appareil à deux pilotes qui, miraculeusement, se trouvaient parmi les passagers…

Plus miraculeux encore, pendant la chute libre de l’avion, la cabine est restée parfaitement en ordre : aucun débris ni objet n’était éparpillé sur le sol dans les vidéos mises en ligne par les passagers israéliens qui ont filmé la scène après l’incident. Un gobelet d’eau est resté bien droit sur une tablette déployée. Aucun masque à oxygène n’a été déployé…

Après huit heures passées en Arabie saoudite, l’avion miraculé atterrit à Tel-Aviv. Le plombier a été reçu en héros par Netanyahu sur le tarmac. Il l’a reçu dans ses bras dans une accolade si chaleureuse que l’ami George Galloway l’a qualifiée sarcastiquement de « Mère de toutes les accolades »…

Nous avons eu droit à la cerise sur le gâteau de cette histoire abracadabrante lors de l’entretien que Netanyahu a eu avec le plombier qui portait encore son T-Shirt et ses chaussettes tachées du sang du commandant de bord. A la question légitime de savoir comment il a pu redresser un avion en chute libre, bien qu’il ne soit qu’un simple plombier, il répond à Netanyahu : « J’ai appris à piloter un avion de ligne en regardant l’émission ‘’Air Disasters’’ à la télévision. »

Face à une situation qui tournait au comique burlesque, la mine qu’affichait Netanyahu était celle de quelqu’un qui avait du mal à retenir un éclat de rire hilare. Il réussit néanmoins à se retenir, tout en couvrant d’éloges le « héros » qui lui racontait des foutaises…

Dans ces deux exemples ridiculement fantaisistes, le pays visé est évidemment l’Iran. Dans le premier, les propagandistes voulaient montrer l’incompétence et l’impéritie des Iraniens d’une part, et, d’autre part, la force surnaturelle d’un soldat américain qui, avec un dos brisé, un bras cassé et une cheville tordue a su et pu déjouer pendant deux jours les chercheurs iraniens, avant d’être sauvé par ce que Donald Trump a appelé alors « la plus grande et la plus extraordinaire opération de sauvetage de l’histoire. »

Dans le second exemple, le message vise aussi l’Iran, accusé évidemment par Netanyahu d’être derrière les péripéties du vol ‘’FlyDubai’’ du 30 septembre. Mais « le terrorisme iranien » a été déjoué par un autre surhomme, israélien cette fois, le plombier Yaniv Hayun.

Dans les deux, c’est l’arroseur qui se trouve arrosé. Ce sont les propagandistes américains et israéliens qui se sont couvert de ridicule et c’est le monde entier qui rit aux éclats.

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FIFFS 2026 : à Salé, les récits de femmes voyagent loin

05. Oktober 2026 um 12:02
Le Festival international du film de femmes de Salé a couronné « Hijra », road-movie familial de la Saoudienne Shahad Ameen. Derrière le Grand Prix, le palmarès dessine une édition largement tournée vers les questions de transmission, de liberté et…

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Midterms : la popularité de Donald Trump en chute libre

05. Oktober 2026 um 10:22

Impopularité record, coût de la vie en hausse et majorité républicaine menacée… A un mois des Midterms, Donald Trump joue gros. Dès lors ressurgit une question brûlante : que fera le milliardaire républicain s’il perd ce scrutin majeur ?

 

C’est la question qui se murmure avec insistance à Washington : en cas de défaite des républicains aux Midterms, Donald Trump contestera-t-il à nouveau les résultats, comme il l’avait fait après celle de la présidentielle de 2020 ? En effet, le 6 janvier 2021, le président américain avait appelé ses partisans à marcher sur le Capitole pour tenter de faire obstacle à la certification de la victoire de son rival démocrate, Joe Biden. Cinq ans plus tard, le spectre de cette date maudite qui fut dénoncée comme une tentative de coup d’État, est  toujours dans tous les esprits.

Descente aux enfers

En effet, à un mois des élections de mi-mandat du 3 novembre, les sondages se suivent et se ressemblent. Le président américain est désormais plus impopulaire qu’après l’assaut du Capitole, si bien que certains élus républicains prennent déjà leurs distances avec un président américain qui n’a jamais été aussi impopulaire.

Ainsi, selon le dernier sondage Ipsos pour Reuters, le plancher du président américain s’est effondré puisqu’il ne convainc que 32 % des Américains contre 66 % qui désapprouvent son travail. Pis, il est en net recul, de 9 points, dans l’électorat républicain (73 % satisfaits, contre 82 % le mois précédent).

Le coût de la vie, talon d’Achille de Trump

Comment expliquer cette impopularité en chute libre ? D’abord et surtout par le prix à la pompe. Depuis l’investiture de Donald Trump, et alors que la guerre en Iran a fait flamber les cours de l’énergie, le prix de l’essence a bondi de 42 %, tandis que celui du diesel, carburant incontournable dans les États ruraux et notamment pour les conducteurs de pick-up, s’est envolé de 72 %.

À cette flambée énergétique s’ajoute une autre source de mécontentement, le coût de la vie. Ainsi, trois Américains sur quatre désapprouvent désormais l’action du locataire de la Maison-Blanche dans ce domaine. Et avec des taux des crédits immobiliers à 30 ans dépassant les 7 %, le rêve américain de devenir propriétaire se transforme, pour nombre de personnes qui achètent leur premier logement, en véritable parcours du combattant.

Résultat : après quasiment deux ans de présidence, les nuages ne cessent de s’accumuler au-dessus du président américain, notamment à cause du coût de la vie et de la flambée du prix des carburants, mais aussi de la guerre qu’il a déclenchée en Iran, à l’issue plus incertaine que jamais.

Et ce, d’autant plus que 65 % des adultes américains tiennent désormais les politiques de Donald Trump pour responsables de la hausse persistante des prix, plutôt que des facteurs échappant à son contrôle. Un désaveu qui traduit une lassitude croissante face à son recours massif aux droits de douane, mais aussi un mécontentement grandissant à l’égard de la guerre en Iran.

La Chambre dans la poche ?

Autre casse-tête chinois pour le milliardaire républicain : la bataille de la Chambre des représentants qui s’annonce particulièrement périlleuse. Ainsi, tous les sièges étant renouvelés lors des Midterms, les démocrates ont désormais pris une avance de près de 10 points dans le « generic ballot », cet indicateur qui mesure les intentions de vote en faveur de l’un ou l’autre parti, sans opposer de candidats nommément désignés. En un mois, leur avance a bondi de trois points. De quoi faire sérieusement trembler le camp républicain à l’approche du scrutin.

Le 3 novembre, les Américains renouvelleront l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants, ainsi que 35 des 100 sièges du Sénat. Les républicains ne disposent actuellement que d’une majorité étriquée dans les deux Chambres. Or, les sondages convergent : la Chambre des représentants est désormais à portée de main des démocrates, qui apparaissent en position de force pour reprendre la majorité.

Certes, le redécoupage électoral pourrait permettre aux républicains de limiter les dégâts avec peu de circonscriptions réellement compétitives. Mais plusieurs modèles de référence prédisent une victoire démocrate : le Cook Political Report est le plus conservateur (entre 220 et 230 sièges, avec une majorité à 218) ; celui du Washington Post donne une fourchette de 225 à 232 sièges tandis que Nate Silver obtient une valeur médiane de 242.

La bataille pour le Sénat, incertaine

Au Sénat, la bataille s’annonce en revanche beaucoup plus incertaine. Longtemps donnés favoris pour conserver leur majorité, les républicains voient désormais les démocrates reprendre espoir. Certes, leurs chances de redevenir majoritaires y demeurent plus faibles qu’à la Chambre des représentants, mais les démocrates veulent croire à un retournement de situation. Ils espèrent notamment faire basculer plusieurs sièges en Caroline du Nord, dans le Maine, l’Iowa et l’Ohio, voire créer la surprise en Alaska.

Les rats quittent déjà le navire

Mais, il y a des signes qui ne trompent pas. Plusieurs candidats républicains prennent désormais leurs distances avec Donald Trump, malgré les 32 déplacements annoncés par le président pour venir les soutenir et tenter de galvaniser leur électorat.

Ainsi, Mike Rogers, dans le Michigan, et Ashley Hinson, dans l’Iowa, ont appelé à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Dans le Maine, Susan Collins est même allée plus loin en votant en faveur d’une résolution contraignante, finalement rejetée à une seule voix près.

À la Chambre des représentants, Maria Elvira Salazar, en Floride, a pour sa part diffusé une publicité dénonçant les actions de l’ICE et s’adressant directement au président : « Monsieur le président, certaines de vos mesures de lutte contre l’immigration sont allées trop loin. Les Hispaniques qui vous ont aidé à remporter la Maison-Blanche en 2024 se sentent trahis ».

Autant de fissures qui pourraient annoncer une soirée électorale difficile pour Donald Trump. Verdict le 3 novembre.

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Mobilisation lycéenne : soutien de l’intersyndicale, lettre de Lecornu

05. Oktober 2026 um 10:10
L’intersyndicale de l’Education nationale reste mobilisée en soutien des revendications des lycéens. Le Premier ministre a adressé à ses ministres une lettre pour tenter de débloquer la situation.   En bref L’intersyndicale de l’Éducation nationale réaffirme son soutien aux revendications…

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