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Le mois de juin trop chargé pour les enseignants : course contre la montre

Von: tmps
26. Juni 2026 um 08:26

Dès la fin des examens du troisième trimestre, c’est une course effrénée contre la montre qui attend les profs. Un programme chargé où tous les jours de juin sont pleins. Trop de choses à faire et tout est fixé par des délais à ne pas dépasser. C’est le mois où se profilent le bac, le diplôme de fin de l’enseignement de base, le concours de sixième année, les réunions relatives à ces différents examens nationaux, la correction des devoirs du troisième trimestre, les conseils de classes…

Le mois de juin est effectivement une période particulièrement intense pour les enseignants, marquée par plusieurs responsabilités cruciales liées à la fin de l’année scolaire. Le mois de juin est donc une période charnière qui demande aux enseignants une organisation rigoureuse, une grande disponibilité et une forte capacité d’adaptation. Leur rôle est essentiel pour assurer une transition réussie vers la fin de l’année scolaire et la préparation de la suivante, tout en accompagnant au mieux les élèves dans leurs réussites et leurs difficultés.

Le mois de juin est synonyme d’oisiveté pour les élèves des collèges et des lycées (sauf ceux des classes terminales qui doivent affronter leurs examens). Ils sont déjà en vacances d’été, car depuis fin mai, les examens sont faits. 

Une fin d’année marathonienne

Mais les profs, eux, ont d’autres tâches à accomplir durant tout ce mois et presque sans relâche. En effet, il y a des réunions qui précèdent les examens nationaux (bac et examen de 9e A, concours d’accès aux collèges pilotes) auxquelles les profs sont tenus d’assister, la surveillance pendant les épreuves de ces deux examens nationaux, ce qui peut durer jusqu’à six jours et peut-être plus si le prof est convoqué à surveiller pendant la session de contrôle du bac qui a lieu fin juin. Il y a également les conseils des classes qui se déroulent généralement entre les deux sessions du bac et qui s’étalent sur plusieurs jours selon le nombre de classes dans chaque établissement et les conseils d’orientation qui doivent siéger au mois de juin et auxquels les profs des classes concernées doivent assister pour donner leur avis et leur décision. Ajoutons à cela les bulletins trimestriels et les livrets scolaires qu’il faut remplir avant la fin de l’année. Bref, ils doivent s’acquitter de mille formalités administratives avant de partir en vacances. Ainsi, ceux qui sont invités à surveiller ou à corriger les épreuves de la deuxième session du bac auront à bosser jusqu’au début du mois de juillet. A ce propos, un prof de collège nous a déclaré : «Il est vrai qu’en juin, on ne fait plus de cours et qu’il n’y a plus de soucis pour le programme que nous avons bouclé à temps. Mais le stress demeure jusqu’à la fin du mois de juin. Il y a encore beaucoup de choses à faire selon un calendrier établi d’avance ; nous sommes bousculés par le temps et les délais qu’il faut respecter. Personnellement, cette année, je dois surveiller à l’examen du bac (les deux sessions) et à l’examen de fin d’études de l’enseignement de base (9e année), ce qui va me prendre au moins une dizaine de jours ; et entre-temps, je dois corriger les copies de mes élèves et remettre les résultats à l’administration dans le délai fixé, sans parler des bulletins et des livrets scolaires qu’il faut également remplir et signer avant la fin de l’année. C’est une course endiablée contre la montre ! » Un autre prof du secondaire nous a déclaré : « Les enseignants convoqués aux différents centres de correction pour corriger les copies des candidats aux examens nationaux ne sont pas plus privilégiés : ils ont leur part de fatigue et de stress. Ils sont mobilisés du matin au soir, durant trois ou quatre jours (selon les matières à corriger) parfois dans des conditions de travail peu ou non reposantes : des salles de classe aménagées pour la circonstance que la chaleur du mois de juin rend très chaudes.

 

La correction, une tâche délicate

Ces profs, à qui a été attribuée la responsabilité de la correction des milliers d’épreuves, toutes disciplines confondues, sont parfois débordés, tant ce travail exige de l’attention et de la précision. C’est que souvent, certains correcteurs sont obligés d’avoir un supplément de copies à corriger, en cas d’absence de deux ou trois collègues (ce qui est fréquent). De cette façon, le prof qui a en moyenne 120 copies à corriger peut atteindre 150 copies ou plus, dans la même période, ce qui peut avoir des conséquences graves sur le rendement de ce prof. Heureusement qu’un contrôle systématique est assuré par d’autres profs sur chacune des copies. Certains profs ne supportent pas ces contraintes qui s’exercent sur eux pendant la correction (nombre de copies, délais courts, condition de travail, rémunération par copie peu motivante…) et préfèrent plutôt la surveillance aux épreuves du bac ou du brevet de 9e. Comme cet enseignant qui ne veut plus être convoqué à la correction et qui nous a confié : «La correction des épreuves porte généralement sur un lot de 120 à 150 copies pour chaque correcteur et comme une copie peut réclamer en moyenne un quart d’heure, cela demande de 30 à 40 heures pour corriger toutes les copies, c’est-à-dire, quatre à cinq journées de travail ! Franchement, je préfère être parmi les enseignants-surveillants que d’être correcteur des épreuves ; je ne supporte plus le stress et l’opération en tant que telle est très fatigante, autant passer quelques heures à surveiller dans un centre d’examen et rentrer chez soi à midi pour se reposer. Et puis, je n’aime pas travailler sous la pression du temps. D’ailleurs, mon âge ne supporte plus ce genre de travail, c’est à peine si j’arrive à corriger les copies de mes élèves qui attendent encore sur mon bureau !» Et dire que les professeurs désignés pour la correction des épreuves de fin d’études de l’enseignement de base sont également convoqués à la surveillance des épreuves de l’examen de baccalauréat… «Cette double tâche (corriger et surveiller) n’a pas été d’usage dans toute l’histoire de l’éducation nationale : la tradition veut que ceux qui corrigent ne surveillent pas et inversement. Charger l’enseignant d’accomplir les deux tâches pourrait mener au surmenage et nuire ainsi à l’efficacité escomptée.

Hechmi KHALLADI 



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Quand un peuple vieillit… et vit une désespérance de vie trop longue

20. Juni 2026 um 12:00

Nous avons gagné la bataille de la vie ; il nous reste à gagner celle de sa soutenabilité économique : car le véritable paradoxe tunisien n’est pas démographique. Il est économique.

Pendant des décennies, l’allongement de l’espérance de vie a été présenté comme le symbole ultime du progrès. Plus longtemps nous vivions, plus nous étions censés être heureux, prospères et en bonne santé. Cette conviction reposait sur une réalité statistique simple : partout où la richesse progressait durablement, l’espérance de vie augmentait. En 1980, un Américain vivait en moyenne 74 ans pour un PIB par habitant d’environ 12 500 dollars ; quarante ans plus tard, son revenu dépassait 63 000 dollars tandis que son espérance de vie atteignait près de 77 ans.

La Chine, quant à elle, est passée d’environ 66 ans d’espérance de vie et moins de 300 dollars de PIB par habitant à près de 78 ans et plus de 10 000 dollars de revenu par habitant, réalisant l’une des transformations économiques les plus spectaculaires de l’histoire contemporaine.

 

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À l’autre extrémité du spectre, des pays parmi les plus pauvres du monde, comme le Niger ou le Tchad, affichaient en 1980 une espérance de vie inférieure à 45 ans et un revenu annuel par habitant de quelques centaines de dollars seulement. Quarante ans plus tard, malgré des progrès sanitaires indéniables, leur capacité à financer les besoins d’une population vieillissante demeure limitée. La leçon est simple : vivre plus longtemps n’est une victoire durable que lorsque la richesse progresse au même rythme que la longévité.

C’est précisément le défi auquel la Tunisie est aujourd’hui confrontée. Avant de s’inquiéter de son vieillissement, il convient de mesurer le chemin parcouru :

  • En 1960, un Tunisien vivait en moyenne à peine plus de quarante ans. La mortalité infantile était très élevée, les familles comptaient souvent six ou sept enfants et les conditions sanitaires restaient précaires.
  • Soixante ans plus tard, le paysage est méconnaissable. L’espérance de vie a gagné plus de trente années. La mortalité infantile a été divisée par plus de dix. L’accès à l’éducation, aux soins, à l’eau potable, à l’électricité et aux infrastructures modernes s’est largement généralisé.
  • Le vieillissement de la population n’est donc pas un échec. Il constitue au contraire la preuve d’un succès historique.

 

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Nous avons gagné la bataille de la vie ; il nous reste à gagner celle de sa soutenabilité économique : car le véritable paradoxe tunisien n’est pas démographique. Il est économique. Chaque année, le pays forme des ingénieurs, des médecins, des chercheurs, des informaticiens et des cadres de qualité. Pourtant, une partie d’entre eux peine à trouver un emploi correspondant à ses qualifications, une autre accepte des postes très éloignés de sa formation, tandis que beaucoup choisissent l’émigration ou renoncent à entreprendre.

Ce phénomène n’est pas propre à la Tunisie. L’Irlande d’hier, la Grèce après la crise financière, le Portugal ou la Roumanie ont connu le même paradoxe : former des talents pour les voir créer de la richesse ailleurs. La différence entre les pays qui réussissent et ceux qui stagnent n’est pas la qualité de leurs universités. C’est leur capacité à transformer le savoir en entreprises, en innovation et en emplois.

La véritable question tunisienne n’est donc pas : « Formons-nous assez de compétences ? » Elle est : « Pourquoi tant de compétences réussissent-elles mieux ailleurs que chez nous ? ». Les réponses se trouvent dans les dédales que rencontre une compétence qui veut faire quelque chose et dont nous avons énuméré quelques-uns dans ce qui suit :

  • L’administratif : remplir un formulaire pour obtenir le droit de demander le formulaire suivant.
  • La bureaucratie : prouver que l’on existe à des administrations qui nous connaissent déjà.
  • Les autorisations : attendre plusieurs signatures pour faire ce qu’ailleurs une seule suffit à permettre.
  • Les délais : transformer l’urgence d’un projet en exercice de patience.
  • Les banques : demander des garanties à ceux qui cherchent justement les moyens de les créer.
  • Le financement : expliquer son projet à ceux qui préfèrent financer ce qui existe déjà.
  • La fiscalité : payer aujourd’hui les impôts sur les bénéfices que l’on espère réaliser demain.
  • La réglementation : apprendre les règles du jeu avant de découvrir qu’elles ont changé.
  • Les litiges : parfois durer plus longtemps que les projets eux-mêmes.
  • Les licences et agréments : démontrer sa compétence avant même d’avoir le droit de l’exercer.
  • Le foncier : trouver un terrain avant que le terrain ne trouve un problème.
  • Les devises : exporter facilement, rapatrier simplement… enfin, en théorie.
  • Les infrastructures administratives : apprendre que quelques kilomètres peuvent parfois coûter plusieurs heures.
  • Le chômage des diplômés : former des compétences que d’autres économies se feront un plaisir d’accueillir.

Et malgré tout cela, les entrepreneurs qui restent continuent de créer, les ingénieurs d’innover, les médecins de soigner, les chercheurs de trouver, et les jeunes de croire en leur pays. Mais un autre paradoxe apparaît avec l’allongement de l’espérance de vie. Alors que la Tunisie manque de compétences, d’expertise et de transmission du savoir, des milliers de femmes et d’hommes atteignent chaque année l’âge de la retraite alors qu’ils disposent encore de toute leur expérience, de leur réseau et de leur capacité d’action. Si hier, l’espérance de vie dépassait rarement l’âge de la retraite de quelques années, aujourd’hui, un retraité peut encore avoir devant lui quinze, vingt ou parfois vingt-cinq années de vie active ; n’en déplaise a MR PARKINSON.

 

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Le défi n’est donc plus seulement de financer cette longévité. Il serait heureux aussi d’en tirer parti. La Tunisie gagnerait à adapter sa législation, ses entreprises et ses institutions afin de permettre à ceux qui le souhaitent de continuer à transmettre, conseiller, entreprendre, former et innover. Car dans une société qui vieillit, l’expérience n’est pas une charge. C’est un capital.

Et si cela peut nous consoler, ceux qui partent n’oublient pas toujours ceux qui restent : chaque année, les Tunisiens de l’étranger transfèrent des milliards de dinars vers leur pays ; une des principales sources de devises de l’économie nationale qui constitue une richesse que les géologues pétroliers n’ont jamais découverte : ses compétences. Nous exportons des ingénieurs, des médecins, des chercheurs et des entrepreneurs. Ils nous renvoient des devises, des investissements, des réseaux et du savoir-faire.

Notre principal produit d’exportation n’est peut-être ni le pétrole, ni l’huile d’olive, ni les dattes, c’est de l’intelligence qui ne s’épuise pas lorsqu’on l’exploite, et encore faut-il lui donner une raison de rester… ou de revenir même après la retraite … En devises !

Ibtissem

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Rentrée 2026-2027 : Le ministère promet « zéro poste vacant »

12. Juni 2026 um 19:59

Le ministère de l’Éducation a engagé, dès à présent, la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027. Une réunion tenue vendredi sous la présidence du ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, avec les cadres centraux du ministère, a été consacrée au suivi des principaux chantiers stratégiques de la prochaine année scolaire.

Au cœur des discussions figure la question des ressources humaines. Le ministre a insisté sur la nécessité de couvrir l’ensemble des besoins en enseignants, personnels administratifs et agents d’appui, avec un objectif clairement affiché : éviter toute ouverture d’établissement scolaire avec des postes vacants susceptibles de perturber le déroulement des apprentissages. Cette orientation traduit une volonté de sécuriser le fonctionnement du système éducatif en amont de la rentrée.

Digitalisation des procédures administratives

Le ministère met également l’accent sur la digitalisation des procédures administratives. La préparation de l’opération d’inscription à distance des élèves pour les différents cycles avance selon le calendrier fixé. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes visant à simplifier les services administratifs et à réduire les délais de traitement, tout en améliorant l’accès des familles aux procédures scolaires.

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L’autre volet abordé concerne les infrastructures éducatives. Les travaux de maintenance, de rénovation et d’extension des établissements ont été examinés, dans l’objectif de garantir un environnement scolaire plus adapté et plus sécurisé. L’amélioration des conditions matérielles d’accueil demeure un axe central de la politique éducative, dans un contexte marqué par la pression démographique et les attentes croissantes en matière de qualité de service public.

Anticipation précoce de la rentrée 2026-2027

Au-delà des aspects techniques, cette anticipation précoce de la rentrée 2026-2027 traduit une évolution de la gouvernance du secteur éducatif vers une logique de planification renforcée. L’enjeu est désormais de passer d’une gestion souvent réactive des contraintes à une approche plus structurée, centrée sur la continuité pédagogique et la stabilité des établissements.

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