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Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés

02. August 2026 um 17:17

La collecte de céréales a dépassé 10,752 millions de quintaux, avec une récolte totale estimée à plus de 20 millions de quintaux, alors que la saison de la moisson touche à sa fin avec un taux d’avancement de 98 %.

Ces quantités collectées devraient permettre au pays de réduire le coût de ses importations céréalières et d’améliorer sa balance commerciale alimentaire. En tout cas, selon l’Office des céréales, les quantités de blé dur récoltées suffiront à couvrir les besoins du pays jusqu’en janvier 2027, une échéance qui allégera la facture d’importation de cette matière stratégique, dont la tonne coûte actuellement 350 dollars.

Idem pour la collecte de blé tendre qui a elle aussi presque doublé, passant de 600 mille quintaux l’an dernier à 1,1 million de quintaux cette année, offrant une marge de manœuvre appréciable face à une consommation nationale moyenne de 100 mille tonnes par mois. Une grande partie de ce blé, essentiel à la fabrication du pain, reste toutefois importée pour être transformée en farine, faut-il le rappeler.

Au total, les Tunisiens consomment en moyenne 30 millions de quintaux de céréales par an. Le budget économique tablait initialement sur une récolte moyenne de 19 millions de quintaux pour la saison 2025/2026, mais l’actualisation des données par le ministère de l’Agriculture a revu ce chiffre à la hausse, au-delà des 20 millions de quintaux.

Ce résultat confirme une tendance à l’amélioration amorcée depuis la saison 2024/2025, après plusieurs années marquées par la sécheresse ayant lourdement pesé sur les récoltes céréalières du pays.

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UGTT : Face aux difficultés du pays, l’heure serait à « l’urgence nationale »

02. August 2026 um 11:07

La Tunisie traverse une phase de « grands défis » où les conditions d’un « vivre dignement » se sont fortement dégradées, selon l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Intervenant samedi 1er août 2026 sur les ondes de Diwan FM, Ahmed Jaziri, secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de la centrale syndicale, a alerté sur la situation économique et sociale du pays, évoquant notamment les plaintes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie.

Selon lui, cette situation a conduit le département des études et de la documentation de l’UGTT à élaborer un document intitulé « La Tunisie à la croisée des chemins… Les grands défis et les clés de sortie de crise ». Cette réflexion vise, d’après le responsable syndical, à proposer des pistes de solutions aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

« L’Union travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs nationaux.

Une « urgence nationale » et un dialogue élargi

Ahmed Jaziri a plaidé pour une réunion de toutes les parties concernées afin de réfléchir aux solutions possibles dans les différents secteurs. Il a estimé que la situation nécessite « une urgence nationale » et une « réconciliation nationale globale », basée sur un dialogue réunissant les organisations nationales et la société civile.

Pour lui, la sortie de crise ne peut passer par des décisions individuelles mais exige une approche collective. « La Tunisie a aujourd’hui besoin de ses compétences », a-t-il déclaré, appelant à rassembler les forces vives du pays.

Lire aussi : Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

Le responsable syndical a également adressé son message aux autorités actuelles, qu’il accuse de refuser le dialogue avec l’UGTT et d’autres organisations. Il a estimé que les difficultés actuelles imposent une convergence des efforts entre toutes les parties.

« La Tunisie ne manque de rien »

Défendant la capacité du pays à surmonter ses difficultés, Ahmed Jaziri a affirmé que la Tunisie dispose des ressources nécessaires pour sortir de la crise. « La Tunisie ne manque de rien, chaque crise peut être résolue », a-t-il déclaré, reprenant l’expression populaire selon laquelle « l’union fait la force ».

Il a toutefois pointé du doigt les problèmes de gouvernance, l’absence de suivi et la négligence dans la gestion de certaines institutions publiques, citant notamment le cas de la Compagnie des phosphates de Gafsa comme exemple d’une situation qui s’est dégradée au fil des années.

L’UGTT répond aux accusations sur son rôle dans la crise

Réagissant aux critiques qui accusent l’UGTT d’avoir contribué aux difficultés actuelles du pays, Ahmed Jaziri a rejeté ces accusations. Il a affirmé que l’organisation syndicale avait été marginalisée durant les cinq dernières années et qu’elle avait proposé des solutions sans obtenir de réponse.

« Aujourd’hui, tout est rejeté sur l’UGTT », a-t-il regretté, estimant que la centrale syndicale demeure « une force de proposition et une force de dialogue ».

Pour lui, attribuer les problèmes du pays à l’Union générale tunisienne du travail constitue une manière de détourner l’attention des véritables causes de la crise. « Faire porter les difficultés du pays à l’UGTT est une fuite en avant », a-t-il conclu.

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Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

02. August 2026 um 10:01

La municipalité de Sousse hausse le ton. À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un commerçant jetant des déchets issus de son activité à proximité de conteneurs, les autorités locales ont annoncé qu’elles appliqueraient désormais la loi « avec la plus grande fermeté » contre toute personne portant atteinte à la propreté de la ville.

Cette mise en garde intervient alors que les services municipaux ont mené, ce samedi, une vaste campagne de nettoyage dans plusieurs quartiers de la ville. Les interventions ont concerné notamment Boukhzer, Bouhsina, Oued Ghanim et la rue Abdel Salam Ennabli, où des équipes ont procédé à l’enlèvement de dépôts sauvages, au nettoyage de terrains vagues et à l’évacuation de divers déchets.

Selon la municipalité, ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une campagne régionale de propreté visant à améliorer le cadre de vie, préserver l’environnement et renforcer les indicateurs de propreté de la ville. Les actions ont été réalisées en coordination avec les différents services concernés.

Un commerçant identifié après une vidéo virale

Dans son communiqué, la municipalité explique que l’avertissement fait suite à une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux. Un propriétaire d’un commerce de vente de volailles est accusé d’avoir abandonné les déchets de son activité à côté de conteneurs à ordures.

Lire aussi : Sousse lance une offensive contre les dépassements sur les plages

Les services municipaux, en coordination avec les forces de sécurité, indiquent avoir rapidement identifié le suspect. Un procès-verbal a été dressé à son encontre pour la commission d’un crime environnemental, tandis que les procédures judiciaires prévues par la loi sont en cours.

« Aucune tolérance » pour les atteintes à la propreté

La municipalité affirme qu’elle ne fera preuve d’« aucune indulgence » envers les personnes reconnues responsables de dégradations de l’environnement ou d’atteintes à la propreté urbaine.

Elle précise qu’elle poursuivra, avec les services de sécurité et de contrôle, l’application stricte des dispositions légales contre les contrevenants, estimant que ces mesures sont nécessaires pour protéger la santé publique et garantir le droit des citoyens à un environnement sain.

Enfin, les autorités locales appellent les habitants à adopter un comportement citoyen et à signaler toute pratique nuisible à l’environnement, rappelant que la préservation de la propreté de la ville constitue une responsabilité collective.

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L’édito de Hédi Mechri – Coupures d’électricité et d’eau: le prix de l’immobilisme

02. August 2026 um 06:00

Pénuries d’hier, pénuries d’aujourd’hui, pénuries de toujours. Sauf que d’une vague à l’autre, les tensions, les considérations morales, les drames humains, les coûts économiques et financiers gagnent en complexité, en intensité et en gravité, au point de menacer d’asphyxier l’appareil productif. Des pénuries en temps de paix – de pain, de lait, de sucre, d’huile végétale, de médicaments, en dépit de leur impérieuse nécessité, avec leur cortège de frustration et d’humiliation humaine – paraissent de peu d’importance et de gravité comparées aux coupures d’électricité et d’eau sans aucune indication ni information préalable au gré des capacités de résistance du réseau électrique à bout de souffle.

Les 12 millions de Tunisiens pèsent peu dans le processus d’improvisation. Rien, ni les dégâts, ni les pertes économiques et financières, ni la mise en danger de vies humaines, pas même d’éventuels troubles sociaux, ne semble égratigner l’indifférence et troubler pour ainsi dire la sérénité des dirigeants de la compagnie nationale d’électricité et, au-delà, des gouvernants. Ils sont contraints de naviguer à vue face à l’urgence pour éviter l’effondrement de tout le système qui fera plonger le pays dans le noir, ce fameux black-out, le pire de ce qui peut arriver.

Entre deux maux, la STEG choisit celui qui lui convient le mieux sans qu’il soit perçu comme tel par les ménages, les entreprises, les exploitants agricoles, les cliniques, les laboratoires d’analyses, les hôpitaux et les sociétés de services, qui sont victimes d’énormes dégâts physiques, humains et financiers. La compagnie nationale et son autorité de tutelle exacerbent les tensions à cause de leur silence assourdissant en cherchant à se faire bonne conscience à peu de frais, comme si nécessité faisait loi. Elles semblent vouloir se dédouaner, sans avoir à rendre des comptes. Ce serait céder à la fatalité, au mépris de tous les principes de réalité.

 

D’une année à l’autre, la consommation d’électricité augmente de près de 4 %, moins que le passé en raison de l’atonie de la croissance, mais paradoxalement plus que l’évolution du PIB, phénomène du reste inédit. Ce décalage justifie à lui seul d’élever le niveau de l’offre d’électricité, moyennant de nouveaux investissements d’extension, de capacité, qui n’eurent jamais lieu.

 

On savait depuis longtemps que les étés seraient très chauds, caniculaires même – et celui-ci particulièrement – à cause du réchauffement climatique. Les experts prédisaient, à raison, des pics de température localisés dans le temps et l’espace, frôlant les 50 degrés. Le reste est une affaire de gestion et de mode de gouvernance. D’une année à l’autre, la consommation d’électricité augmente de près de 4 %, moins que le passé en raison de l’atonie de la croissance, mais paradoxalement plus que l’évolution du PIB, phénomène du reste inédit. Ce décalage justifie à lui seul d’élever le niveau de l’offre d’électricité, moyennant de nouveaux investissements d’extension, de capacité, qui n’eurent jamais lieu. Les derniers en date remontent à plus de six ans. La STEG, forte de son expérience, de ses compétences humaines, ne pouvait l’ignorer, elle s’y serait pleinement engagée en dépit de ses difficultés financières.

L’ennui, c’est qu’il lui fallait l’aval de son autorité de tutelle. Celle-ci a longuement traîné, pour des raisons qui lui sont propres, avant de lancer un appel d’offres global en cohérence avec l’impérieuse transition énergétique. Problème : beaucoup d’eau a coulé sous le pont de Carthage avant le dénouement de l’opération. Ce n’est que tout récemment – 7 ans après ou presque – que furent octroyées cinq concessions pour donner plus de chair à notre mix énergétique. Dans l’intervalle, le pays subissait chaque année, à pareille époque, les mêmes scènes de désagrément et de désolation : chute de la productivité, moins de création de richesse, destruction d’emplois, d’outils de production. Et suprême sanction : perte d’attractivité du site Tunisie, peu compatible avec les pratiques à la hussarde de la STEG. Qui s’arroge le droit de couper le courant sans autre forme d’indication et de prévention, au motif que dans l’urgence elle ne pouvait agir autrement. Le gouvernement, pour sa part, se drape dans un silence effarant, loin d’être à son honneur.

Aucun pays n’est à l’abri des aléas et bouleversements climatiques, qui provoquent d’énormes dégâts humains et matériels. À cette différence près que, le jour d’après, les responsables aux commandes des pays sinistrés en tirent les enseignements. Passé le choc initial où il faudrait agir dans l’urgence, parer au plus pressé pour sauver et sauvegarder ce qui peut l’être, commence alors le temps fort de la réflexion, de l’anticipation, des préventions et de l’action sur la durée.

 

Ce n’est que tout récemment que furent octroyées cinq concessions pour donner plus de chair à notre mix énergétique. Dans l’intervalle, le pays subissait chaque année, à pareille époque, les mêmes scènes de désagrément et de désolation : chute de la productivité, moins de création de richesse, destruction d’emplois, d’outils de production.

 

Leur message est clair : envoyer un signal fort à l’adresse du pays pour le rassurer et le sécuriser quant à l’avenir. L’État ne peut se soustraire à une telle mission. Sinon à quoi servirait un gouvernement qui ne saurait assumer une telle responsabilité. Il en a le devoir et l’obligation. Il est comptable de son propre bilan et doit être jugé à l’aune de ses résultats et réalisations. Pour l’heure, ils ne plaident pas en sa faveur : pas de quoi susciter le moindre enthousiasme. Rien qui puisse nous faire rêver ou réenchanter. Où que l’on porte notre regard, il y a très peu d’indices qui puissent nous donner la moindre assurance et nous restituer notre fierté passée. L’économie est à la traîne, l’infrastructure économique et sociale est d’une autre époque quand elle ne menace pas effondrement, les finances publiques sont au plus bas, les entreprises – notamment les PME, fers de lance de l’économie – sont à l’agonie, l’inflation et le chômage achèvent de détruire ce qui reste de la cohésion sociale. Les grands conglomérats économiques et financiers, hier figures de proue de l’économie nationale, ont beaucoup perdu de leur aura, de leur puissance de feu et de leur assurance, faute de visibilité politique.

À quoi s’ajoutent l’incertitude économique et technologique, l’arbitraire administratif et fiscal… Le pays n’investit plus ou à peine, à dose homéopathique. Le taux d’investissement est descendu en dessous de la barre des 10 %. L’épargne nationale s’est volatilisée pour se situer à moins de 6 %. Et personne pendant ce temps dans le corps gouvernemental pour sonner l’alerte au regard de l’étendue du désastre.

 

Le pays n’investit plus dans l’avenir, dans les technologies émergentes, dans l’IA, dans les entreprises 4.0, dans l’éducation et la santé. Les ingénieurs, les universitaires, les médecins, les techniciens qui quittent chaque année le pays dépassent en nombre les nouveaux diplômés.

 

Seul rayon de soleil dans le ciel chargé de nuages, l’annonce du Plan 2026-2030, qui, hélas, pour louable et nécessaire qu’il soit, n’efface pas craintes et appréhensions. Et pour cause : l’essentiel est ailleurs, moins dans les hypothèses sur lesquelles il est construit et qui font débat que sur notre incapacité de réformer et d’oser les transformations économiques et sociales. Celles-ci sont d’autant plus d’une absolue nécessité que le remboursement cette année du service de la dette – 23 M de dinars – équivaut à près de 4 fois la valeur des richesses créées en 2025, année du reste à « forte croissance » : 2,5 %. Résultat des courses : le pays s’enfonce dans un processus de destruction de valeurs, en clair d’appauvrissement structurel. Qu’il persiste encore quelques îlots d’apparente prospérité – mais pour combien de temps encore ? – ne doit pas faire illusion. La précarité, la pauvreté et le déclassement social achèvent de fracturer le pays de long en large… La cohésion sociale se fissure de partout. Le pays n’investit plus dans l’avenir, dans les technologies émergentes, dans l’IA, dans les entreprises 4.0, dans l’éducation et la santé. Les ingénieurs, les universitaires, les médecins, les techniciens qui quittent chaque année le pays dépassent en nombre les nouveaux diplômés. Notre capital humain se rétrécit comme peau de chagrin. On comprend qu’à ce rythme, à cause de cette implacable mécanique, on compromet gravement les chances de redressement de l’économie nationale et le développement du pays. Il est des signes qui ne trompent pas : le recul inquiétant de notre croissance potentielle est à cet égard très significatif et aurait dû nous alerter bien plus tôt.

 

Que faire ? Laisser le temps au gouvernement pour qu’il puisse se « réinventer », agir, réfléchir et travailler sur la durée. Encore faut-il qu’il ait la volonté, la maîtrise de son sujet et la détermination de casser des codes devenus caducs et désuets. Il doit avoir au fond suffisamment de leadership et d’autorité pour oser les nécessaires transformations structurelles qui sont de son ressort.

 

Que faire ? Laisser le temps au gouvernement pour qu’il puisse se « réinventer », agir, réfléchir et travailler sur la durée. Encore faut-il qu’il ait la volonté, la maîtrise de son sujet et la détermination de casser des codes devenus caducs et désuets. Il doit avoir au fond suffisamment de leadership et d’autorité pour oser les nécessaires transformations structurelles qui sont de son ressort. Une chose est sûre : l’économie, pas plus que le pays, ne peut plus supporter un tel immobilisme. Tout laisse à penser ces derniers jours qu’il n’est pas loin de son point de rupture. On l’aura compris, les coupures d’électricité et d’eau sans discernement aucun, devenues pour ainsi dire la norme et la règle, ont exacerbé les frustrations, les tensions, sociales et déstabilisé la marche d’une économie qui peine à se redresser. Il n’en fallait pas plus pour briser tous les espoirs. Le mal est devenu endémique faute de le traiter à la racine par injection annuellement d’investissements conséquents. Où sont passés le mode de gouvernance de la STEG et son autonomie, les politiques sectorielles et publiques en charge du futur ?

 

Les pertes en heures de travail, en productivité et en destruction de richesses, en souveraineté nationale et en attractivité du site Tunisie devraient l’inciter à plus de vigilance et d’humilité… La facture est si lourde qu’elle doit lui faire perdre le sommeil.

 

De tout temps, l’électricité et l’eau ont été les principaux facteurs d’émancipation, de développement, de transformation économique, sociale, sociétale et de souveraineté. La moindre négligence à ce niveau nous expose à des dérapages dont on imagine mal la fin. Le gouvernement serait bien inspiré de faire entendre sa voix et d’évaluer les dégâts, les pertes encourues par les ménages, les acteurs économiques et le pays tout entier, victimes qu’ils sont de ruptures à n’en plus finir d’électricité et d’eau. Les pertes en heures de travail, en productivité et en destruction de richesses, en souveraineté nationale et en attractivité du site Tunisie devraient l’inciter à plus de vigilance et d’humilité. Comme si être la lanterne rouge en matière d’IDE ne suffisait pas au décrochage de l’économie nationale. La facture est si lourde qu’elle doit lui faire perdre le sommeil.

Souveraineté limitée ou volontarisme politique ? Le choix se pose en ces termes. Si le gouvernement persiste dans le déni, il y a peu de choses à attendre et à espérer. Être amené à se poser cette question au moment de la commémoration du 69e anniversaire de la République n’est pas d’un bon présage. L’état de décomposition du pays et la montée de la défiance font craindre le pire.

Cet édito est à retrouver dans le magazine L’Economiste maghrébin n°950 du 29 juillet au 26 août 2026, sous le titre “Ruptures !“

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Le CETIME explore de nouveaux horizons avec l’AIEA

01. August 2026 um 17:51

Une délégation de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et du CNSTN (Centre national des sciences et technologies nucléaires) s’est rendue, jeudi 30 juillet, au Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) pour discuter de perspectives de coopération entre les trois entités.

Suite à cette visite, le CITIME assure que les échanges ont porté sur le partage d’expertise et le développement d’initiatives conjointes au service de l’innovation et de la compétitivité industrielle. Les discussions ont également abordé les programmes de coopération visant à renforcer le développement des technologies nucléaires et radiologiques au service de l’industrie, du contrôle non destructif et de l’amélioration de la qualité industrielle.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information et de promotion des applications des technologies radioactives et nucléaires auprès des organismes exploitant des traceurs et des sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont, en outre, mis en lumière les activités du CETIME en matière d’essais non destructifs (END) utilisant des sources radioactives, ainsi que ses compétences, ses infrastructures et son savoir-faire dans les domaines des essais non destructifs, de la certification, de la formation et de l’accompagnement des industriels.

Noureddine Guizani, directeur général du CETIME, a présenté à cette occasion les deux grands événements que le Centre organisera du 17 au 20 novembre 2026, en partenariat avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF); à savoir le Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026).

Il a souligné l’importance stratégique de ces rendez-vous pour promouvoir les technologies de contrôle non destructif, renforcer les compétences régionales et soutenir le développement du tissu industriel africain.

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Bako Motors exporte les premières voitures électriques vers tunisiennes vers l’Allemagne

01. August 2026 um 16:04

La start-up tunisienne « Bako Motors », spécialisée dans l’industrie de voitures électriques, vient de procéder à sa première exportation de voitures, plus précisément vers l’Allemagne, devenant ainsi la première entreprise tunisienne à obtenir un certificat de conformité européen pour véhicules électriques.

A cette occasion, la directrice générale du Commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Dorra Borji, s’est félicité de l’essor, en Tunisie, de la filière des composants automobiles, laquelle compte actuellement près de 280 entreprises et emploie plus de 95 000 personnes. Selon ses dires, la Tunisie est classée deuxième en Afrique dans ce secteur prometteur, avec des exportations avoisinant les 3,9 milliards de dollars en 2025.

Concertant l’entreprise Bako Motors, Mme Borji assure que le taux d’intégration y dépasse les 40%, étant donné que la start-up collabore avec des sociétés tunisiennes spécialisées dans le textile, l’aluminium, les câbles automobiles, etc.

Lire aussi: Bako Motors décroche l’homologation ECE

Le directeur général de Bako Motors, Boubaker Siala, a indiqué que 20 véhicules électriques seront exportées vers l’Allemagne, dans le cadre de cette opération d’exportation. Il ajoute que sa start-up a déjà réussi à conquérir cinq marchés étrangers, à savoir l’Italie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Allemagne.

Il importe de noter que « Bako Motors » prévoit l’exportation de 88 voitures, durant l’exercice 2026, et de 800 véhicules en 2027.

Située à la zone industrielle El Mghira (gouvernorat de Ben Arous), la start-up, qui emploie actuellement 68 personnes, est parvenue à vendre plus de 400 voitures sur le marché local, depuis sa création, il y a quatre ans.

Rappelons que la loi de finances 2026 a accordé des avantages fiscaux significatifs au secteur de véhicules électriques, ce qui prouve la détermination du gouvernement à s’orienter vers une économie verte et d’être à la page de progrès technologiques.

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Dès le 30 juillet, l’humanité vit à crédit sur les ressources de la planète

01. August 2026 um 11:25

À partir du 30 juillet 2026, l’humanité entre en « déficit écologique ». Autrement dit la situation où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la Terre est capable de régénérer sur une période donnée, généralement une année.

En effet, selon les calculs de Global Footprint Network, toutes les ressources que la Terre peut produire et régénérer en une année ont déjà été consommées, entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026. Les cinq derniers mois de l’année seront donc financés au détriment du capital naturel de la planète, souligne l’ONG.

Le constat est sans appel : au rythme actuel de consommation, il faudrait 1,73 planète Terre pour répondre durablement aux besoins de l’humanité. Si le « Jour du dépassement » survient six jours plus tard qu’en 2025 (c’était le 23 juillet), ce léger décalage ne reflète aucun progrès, tient à préciser Global Footprint Network. « Il s’explique principalement par une révision des méthodes de calcul liées à l’absorption du carbone par les océans, et non par une baisse de notre empreinte écologique ».

En effet, depuis plus de cinquante ans (c’est-à-dire depuis 1976), la consommation mondiale dépasse la capacité de régénération des écosystèmes. « Forêts, terres agricoles, ressources en eau, poissons, minerais et métaux rares sont exploités à un rythme qui fragilise durablement les équilibres naturels », explique l’organisation non gouvernementale. Et ce sont les pays les plus développés qui restent les principaux moteurs de cette surexploitation, avec une consommation moyenne de ressources six fois supérieure à celle des pays à faible revenu. Pour les experts, sans changement rapide des modes de production et de consommation, le déficit écologique continuera de se creuser, aggravant la raréfaction des ressources, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Les premières victimes en seront les pays eous-développés ou en développement.

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La jeunesse au cœur des efforts de prévention de la drogue en Tunisie

31. Juli 2026 um 20:19

Les volontaires des Nations unies en Tunisie ont participé à une session spéciale dédiée à la prévention de l’usage des drogues et visant à promouvoir des comportements sains et renforcer la résilience des communautés

Dans le cadre du partenariat entre le Programme des volontaires des Nations unies (VNU) au Maghreb et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en Tunisie, une activité de sensibilisation a été organisée au bureau de l’ONUDC mettant en avant les approches fondées sur les données probantes, conformément aux standards internationaux.

Cet évènement a permis de souligner le rôle essentiel des jeunes volontaires dans la sensibilisation, la promotion de comportements sains et la contribution à des communautés plus résilientes.

Les missions des Volontaires des Nations Unies affectés au bureau de l’ONUDC bénéficient du soutien de l’Ambassade de Suisse en Tunisie, rappellent les organisateurs.

Communiqué

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Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

31. Juli 2026 um 14:00

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

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STEG : 40 % des climatiseurs en Tunisie non conformes et énergivores

31. Juli 2026 um 13:17

La forte progression de l’usage de la climatisation résidentielle constitue désormais l’un des principaux facteurs de tension sur le système électrique tunisien. Maha Alaya, responsable au sein du département stratégie et planification stratégique de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), estime que près de 40 % des climatiseurs acquis par les consommateurs tunisiens ne répondent pas aux normes d’efficacité énergétique. Ce qui entraîne une consommation excessive d’électricité et accentue la pression sur le réseau national.

Intervenant lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé le 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, Maha Alaya a dressé un état des lieux des défis énergétiques auxquels la Tunisie est confrontée. Et ce, dans un contexte marqué par une hausse continue de la demande électrique et des épisodes de forte chaleur.

Elle a expliqué que la consommation d’électricité n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années, atteignant des niveaux particulièrement élevés depuis 2024. Cette dynamique s’est encore renforcée en 2025 et 2026, notamment sous l’effet de la hausse des températures et du recours massif à la climatisation.

A cet égard, elle noté que la dernière période estivale a illustré cette pression croissante sur le système électrique, avec des niveaux de consommation ayant parfois dépassé les capacités de production nationale, y compris les volumes importés depuis l’Algérie.

Maha Alaya, responsable au sein du département de la stratégie et de la planification stratégique de la STEG

La climatisation résidentielle, principal moteur de la hausse de la demande

Ainsi, Maha Alaya précise que cette augmentation ne s’explique pas principalement par une progression de l’activité industrielle ou par une accélération économique, mais essentiellement par l’explosion de la climatisation dans les ménages.

Elle a indiqué que le parc national de climatiseurs a atteint environ 2,794 millions d’appareils en 2024, générant une consommation estimée à 2 016,8 GWh. Une évolution qui pèse fortement sur la courbe de charge électrique, particulièrement durant les périodes de pointe estivales.

Les études menées par la STEGSTEG montrent également une transformation des habitudes des ménages. Alors qu’auparavant l’analyse portait principalement sur le premier ou le deuxième climatiseur installé dans un logement, les données récentes révèlent une progression importante du nombre de foyers équipés de trois voire quatre appareils.

Cette tendance s’est accentuée après les épisodes de canicule enregistrés en 2024, poussant de nombreux Tunisiens à installer davantage de climatiseurs, notamment dans les chambres et les cuisines.

Selon la responsable de la STEG, l’écart entre les périodes creuses et les pics de consommation atteint désormais près de 2 500 MW. Ce qui nécessite une évolution des comportements des consommateurs afin de mieux maîtriser la demande et réduire la pression sur le réseau.

L’efficacité énergétique au cœur de l’équation

Au-delà du nombre croissant de climatiseurs, Maha Alaya a insisté sur la question de leur performance énergétique. Le choix d’équipements moins efficaces représente, souligne-t-elle, un facteur aggravant pour le système électrique tunisien.

Elle a souligné que l’acquisition de climatiseurs de classe énergétique élevée, notamment ceux de catégorie A, demeure encore insuffisamment répandue auprès des consommateurs. Les appareils non conformes consomment davantage d’électricité et contribuent directement à la dégradation de la performance énergétique globale.

Cette problématique intervient alors que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique. Avec notamment l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une part de 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2035 et une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

Le stockage et les énergies renouvelables, nouveaux piliers du système électrique

Face à l’augmentation continue de la demande, la STEG mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur les solutions de stockage capables d’assurer davantage de flexibilité au réseau.

Maha Alaya a cité plusieurs projets structurants, notamment l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie d’une capacité de 600 MW, la centrale à cycle combiné de Skhira de 650 MW, ainsi que des projets photovoltaïques associés à des systèmes de stockage.

Parmi ces initiatives figure également la future station de transfert d’énergie par pompage à Tabarka, d’une capacité comprise entre 400 et 600 MW, qui permettra de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande afin de la mobiliser lors des pics de consommation. Ce projet devrait contribuer à réduire les émissions de CO₂ à hauteur d’environ 25 000 tonnes par an.

Vers un réseau électrique plus intelligent

La responsable de la STEG a également mis en avant le rôle de la modernisation du réseau électrique à travers le déploiement des technologies « Smart Grid ».

À fin 2026, environ 80 000 compteurs intelligents basse tension et près de 25 000 compteurs moyenne tension ont déjà été installés. Ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion de la consommation, de réduire les pertes sur le réseau, d’optimiser la distribution et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Pae ailleurs, Maha Alaya assure que la transition énergétique tunisienne est entrée dans une nouvelle phase, où le stockage devient un élément central, aussi bien pour les installations industrielles que pour les solutions résidentielles.

Dans ce cadre, la STEG a récemment élaboré un guide consacré au stockage résidentiel, destiné à accompagner les consommateurs dans l’adoption de nouvelles solutions énergétiques. Une évolution qui pourrait renforcer l’autonomie énergétique des ménages. Tout en contribuant à alléger la pression exercée sur le réseau national durant les périodes de forte demande.

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Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

31. Juli 2026 um 13:15

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

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Prosol Économique : la STEG ouvre le solaire à 65 000 familles avec des crédits sur 10 ans

31. Juli 2026 um 12:03

À l’heure où la Tunisie cherche à renforcer sa résilience énergétique et à accélérer sa transition vers des sources d’énergie plus durables, le photovoltaïque résidentiel apparaît comme un levier stratégique. C’est dans cette perspective que le programme Prosol Économique a été présenté lors du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis : Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé mardi 28 juillet 2026 avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie.

Réunissant experts, acteurs institutionnels et professionnels du secteur, cette rencontre a permis de mettre en lumière les mécanismes destinés à faciliter l’accès des ménages tunisiens à l’énergie solaire, notamment à travers les dispositifs d’accompagnement financier. Intervenant lors de ce séminaire, Hend Ennaifer, directrice commerciale et marketing de la STEG, a détaillé l’évolution du programme Prosol et l’émergence d’une nouvelle formule destinée à toucher une catégorie plus large de consommateurs : Prosol Économique.

Lancé en 2024, ce mécanisme vise les ménages dont la consommation électrique annuelle se situe entre 1 200 et 1 800 kWh. Selon la responsable de la STEG, le dispositif représente un potentiel d’environ 65 000 ménages, avec pour objectif de rendre le photovoltaïque accessible à des foyers qui ne pouvaient pas nécessairement intégrer les premières générations du programme.

Contrairement à une simple aide à l’équipement, Prosol Économique repose sur un écosystème associant plusieurs acteurs, notamment la STEG, les institutions financières et les installateurs. Le principe repose sur un financement par crédit, dont le remboursement est directement intégré à la facture d’électricité de la STEG, permettant ainsi de réduire la contrainte liée au coût initial de l’installation.

Le dispositif prévoit également des conditions financières incitatives, avec des crédits bénéficiant de taux bonifiés à 3 %, grâce au soutien du Fonds de transition énergétique et de la Nama Facility. La durée de remboursement est fixée à 10 ans, afin d’adapter l’investissement aux capacités financières des ménages ciblés.

Pour Hend Ennaifer, le développement du photovoltaïque résidentiel dépasse la seule dimension technologique. Il constitue désormais un choix stratégique visant à construire une transition énergétique plus inclusive, en donnant aux citoyens la possibilité d’accéder à une énergie propre, durable et plus abordable.

Cette ambition s’inscrit dans une approche plus large de justice énergétique. Selon la responsable de la STEG, l’objectif est de ne pas limiter la transition aux ménages disposant déjà des moyens financiers nécessaires, mais d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires grâce à des mécanismes adaptés aux différentes catégories de consommateurs.

Toutefois, plusieurs défis restent à relever pour accélérer la diffusion du solaire résidentiel. Les acteurs du secteur soulignent notamment la nécessité de simplifier davantage les procédures administratives et de réduire les délais de traitement des dossiers afin de renforcer la confiance des citoyens et d’accélérer le rythme des installations.

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Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement

31. Juli 2026 um 11:58

La Tunisie avance sur deux fronts pour se tailler une place dans la course aux carburants verts: d’un côté, la recherche universitaire éclaire la voie technique; de l’autre, les grands groupes internationaux mettent déjà l’argent sur la table.

Le e-kérosène, un atout de compétitivité

Le professeur Mohamed Sadok Guellouz, chercheur en génie énergétique interrogé par la TAP en marge d’un atelier à Tunis, plaide pour trois chantiers prioritaires: développer les carburants verts, moderniser le réseau électrique et rapprocher davantage laboratoires et industriels.

Il ajoute que d’après une récente étude, la Tunisie pourrait, d’ici 2050, sortir de ses usines un e-kérosène facturé un quart de moins qu’en Europe et un cinquième de moins qu’aux États-Unis, un avantage tarifaire qui pourrait faire des ports et aéroports du pays des escales de choix pour l’aviation et le transport maritime en quête de décarbonation. Autre chantier évoqué: la STEG explorerait la piste d’un barrage-réservoir à Oued El Meleh, dans le gouvernorat de Jendouba, avec une capacité annoncée de 400 à 600 MW pour stocker l’électricité renouvelable sur de longues périodes.

Trois mégaprojets tournés vers l’export

Sur le terrain, la plateforme Attaqa recense trois initiatives d’envergure. Un groupe saoudien s’est engagé sur une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’hydrogène vert, quasi entièrement dédiée à l’export. Autre chantier de taille: celui associant TotalEnergies et l’autrichien Verbund, qui doit démarrer en 2030 avec 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an avant de viser le million de tonnes; la facture s’annonce lourde, entre 8 milliards d’euros pour le lancement et jusqu’à 40 milliards une fois le projet à pleine puissance. Troisième pilier: l’ammoniac vert, avec une unité prévue dans la zone industrielle de Gabès.

À terme, Tunis vise l’exportation de 6,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an vers l’UE d’ici 2050, via un corridor transitant par l’Italie.

Un terrain accessible pour les investisseurs

Entre recherche appliquée et mégacontrats internationaux, la filière hydrogène offre un terrain encore largement accessible: électrolyse, stockage, infrastructures portuaires ou sous-traitance industrielle sont autant de niches où des acteurs tunisiens, publics comme privés, pourraient se positionner avant que le marché ne se referme.

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L’APIA valide 6,7 MDT d’investissements agricoles

31. Juli 2026 um 10:21

La Commission d’octroi des avantages relevant de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a approuvé, lors de sa septième réunion au titre de l’année 2026, trois opérations d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche maritime pour un montant global de 6,7 millions de dinars (MDT).

Réunie jeudi 30 juillet 2026 sous la présidence de la directrice générale de l’APIA, Inji Doggui Hanini, la commission a validé des projets portant sur la création, l’extension et le renouvellement d’activités agricoles dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

Par ailleurs, trois prêts fonciers ont été accordés au profit de jeunes promoteurs agricoles afin de leur permettre d’acquérir des terres destinées à la réalisation de projets agricoles. Ces terrains couvrent une superficie totale de 27,3 hectares répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine, pour une valeur globale estimée à 410 mille dinars.

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre du programme de la Commission d’octroi des avantages pour l’année 2026, visant à soutenir l’investissement agricole, encourager la création de projets et renforcer l’accompagnement des investisseurs, notamment les jeunes promoteurs.

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L’industrie aérienne appelle l’Afrique à harmoniser les programmes API et PNR

30. Juli 2026 um 14:07

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l’Association des compagnies aériennes d’Afrique australe (AASA) et l’Association du transport aérien international (IATA) exhortent les États africains à déployer les systèmes d’information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR). Et ce, conformément aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Les trois organisations estiment que ces dispositifs, destinés à renforcer la sécurité aux frontières et à faciliter les déplacements des voyageurs, doivent reposer sur un cadre juridique harmonisé, limiter la collecte des données au strict nécessaire et garantir leur utilisation à des fins exclusivement sécuritaires, précisent-elles dans communiqué.

L’AFRAA, l’AASA et l’IATA demandent également que le financement des programmes API et PNR soit assuré par les gouvernements, conformément aux recommandations de l’OACI. Elles mettent en garde contre l’instauration de redevances à la charge des compagnies aériennes ou des passagers. Tout en estimant qu’une telle mesure renchérirait le coût du transport aérien, affaiblirait la connectivité du continent et réduirait les retombées économiques de l’aviation.

Les trois organisations réaffirment enfin leur volonté de collaborer avec les États africains afin de déployer des systèmes conformes aux standards internationaux, conciliant sécurité, efficacité opérationnelle et compétitivité du transport aérien.

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Algérie : le solaire freiné par la réglementation

30. Juli 2026 um 11:38

L’avenir du programme solaire algérien dépendra moins de l’abondance des ressources naturelles que de la capacité du pays à transformer ses ambitions en projets rentables et finançables.

C’est la principale conclusion d’un rapport publié récemment par PV Magazine, spécialisé dans les questions énergétiques, qui appelle à des réformes structurelles afin de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs.

S’appuyant sur les conclusions d’une table ronde organisée par la Middle East Solar Industry Association, le rapport souligne que l’Algérie dispose d’atouts naturels exceptionnels, notamment un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, de vastes espaces disponibles et une position géographique stratégique. Toutefois, ces avantages ne suffisent plus à eux seuls à attirer les capitaux internationaux en l’absence d’un cadre réglementaire et financier stable.

Le document rappelle que le système électrique algérien repose encore presque exclusivement sur le gaz naturel, qui constitue à la fois le principal combustible utilisé pour la production d’électricité et une source essentielle de recettes d’exportation. Dans ce contexte, le développement de l’énergie solaire apparaît comme un levier économique permettant de réduire la consommation intérieure de gaz et de réserver davantage de volumes aux exportations ou aux industries à forte valeur ajoutée.

15 GW de solaire et un réseau à renforcer

L’Algérie est appelée à lancer un programme visant à installer 15 gigawatts de capacité solaire. À ce stade, les projets en cours de réalisation représentent environ 3,2 gigawatts, alors que la demande nationale d’électricité continue de progresser. Ce qui impose d’accélérer la mise en œuvre des projets et de sécuriser des mécanismes de financement pérennes.

Les auteurs estiment que le modèle actuel, piloté par Sonelgaz à travers le financement des projets et les appels d’offres publics, a permis d’engager la première phase du programme. En revanche, le développement du marché nécessitera une participation accrue des investisseurs privés, notamment via des modèles de producteurs indépendants d’électricité (IPP), des contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) et des mécanismes contractuels plus transparents.

Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer les infrastructures électriques. Le développement des réseaux de transport, des postes de transformation et des capacités de stockage est jugé indispensable, la majorité des futurs parcs solaires étant implantée dans le sud du pays et sur les Hauts-Plateaux, loin des principaux centres de consommation.

Quid des systèmes de stockage et des projets d’hydrogène vert?

Les systèmes de stockage, notamment les batteries, sont appelés à jouer un rôle central dans le futur système énergétique algérien. Ils permettront de stocker l’électricité produite durant les périodes de fort ensoleillement, de renforcer la stabilité du réseau et d’alimenter les sites industriels ainsi que les zones isolées.

Le choix des technologies constitue un autre enjeu majeur. Le rapport recommande de privilégier des équipements capables de résister aux températures élevées et aux conditions poussiéreuses caractéristiques du climat algérien, afin d’assurer la fiabilité des installations et de réduire le coût de production de l’électricité sur le long terme.

Concernant le développement industriel, les auteurs considèrent que l’exigence d’un contenu local de 35 % constitue une étape importante pour structurer une filière nationale. Cet objectif devra toutefois être accompagné d’investissements dans les capacités industrielles et d’ingénierie, la formation de la main-d’œuvre et le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales.

Le rapport souligne enfin que les projets d’hydrogène vert représentent une perspective stratégique pour l’Algérie. Leur succès dépendra néanmoins de la disponibilité d’une électricité renouvelable à faible coût, d’un cadre d’investissement attractif et d’infrastructures adaptées aux besoins de production et d’exportation.

En conclusion, PV Magazine estime que la réussite de la transition énergétique algérienne sera désormais évaluée à l’aune de la capacité du pays à bâtir un marché de l’investissement crédible, reposant sur des projets bancables, un réseau électrique modernisé, des solutions de stockage performantes et une base industrielle nationale capable de soutenir les ambitions du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

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Ain : la justice saisie après des chants racistes lors d’une féria

30. Juli 2026 um 11:32
« Et on s’en fout, on n’aime pas les bougnoules. » Ces propos racistes ont été entonnés pendant la féria de Marboz, le week-end dernier. Le préfet de l’Ain a saisi la justice. En bref Une vidéo montrant des chants…

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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

29. Juli 2026 um 15:06

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

29. Juli 2026 um 14:28

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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