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Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde

30. Juli 2026 um 12:43

La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

Khémaïs Gharbi *

Les nations ne sont pas seulement menacées par les armes. Elles le sont tout autant par les mots, les rumeurs, les manipulations et les divisions savamment entretenues. Depuis toujours, les puissances qui convoitent un pays savent qu’il est souvent plus efficace de dresser un peuple contre lui-même ou contre ses voisins que de l’affronter directement.

La Tunisie n’échappe pas à cette réalité. Située au cœur de la Méditerranée, ouverte sur l’Europe, appartenant au Maghreb et au monde arabe, elle occupe une position géostratégique qui suscite naturellement l’intérêt de nombreux acteurs internationaux. Chacun défend ses intérêts, parfois de manière légitime, parfois en cherchant à influencer les équilibres régionaux.

Lorsque les difficultés économiques, les tensions sociales et les incertitudes politiques fragilisent un pays, celui-ci devient plus vulnérable aux campagnes d’influence. Les frustrations populaires peuvent alors être orientées vers des adversaires désignés, parfois sans rapport avec les véritables causes des problèmes. Il devient alors facile de semer les graines de la discorde.

L’une des méthodes les plus efficaces consiste à détériorer les relations entre deux peuples qui ont pourtant bâti, au fil des siècles, une histoire commune faite de solidarité, de respect et de bon voisinage. Les liens entre la Tunisie et l’Algérie ne sont pas le fruit du hasard. Ils se sont forgés dans la géographie, dans l’histoire, dans les échanges humains, économiques et culturels, mais aussi dans les épreuves traversées ensemble.

Une histoire de solidarité, de respect et de bon voisinage

Ces deux peuples n’ont jamais construit leur relation sur la confrontation. Au contraire, ils ont appris à vivre côte à côte, à s’entraider lorsque les circonstances l’exigeaient et à préserver une frontière parmi les plus paisibles de la région. Cette réalité historique mérite d’être protégée.

C’est précisément parce que cette relation est solide qu’elle peut devenir la cible de ceux qui auraient intérêt à la fragiliser. Il suffit parfois d’une déclaration sortie de son contexte, d’une phrase interprétée de manière malveillante, d’une polémique amplifiée sur les réseaux sociaux ou d’une campagne de désinformation pour tenter de transformer un geste de solidarité en sujet de discorde.

Récemment encore, une déclaration du président algérien Abdelmadjid Tebboune **, exprimée dans un esprit de soutien à la Tunisie, a été exploitée par certains pour tenter d’y voir une ingérence ou un motif de polémique. Les réseaux sociaux se sont rapidement transformés en caisse de résonance où les interprétations les plus excessives ont parfois pris le pas sur la raison.

L’histoire de notre région offre pourtant une leçon qu’il serait dangereux d’oublier. Les divergences politiques, même profondes, ne doivent jamais faire oublier l’essentiel lorsque les intérêts supérieurs d’un peuple sont en jeu.

La crise de Bizerte en 1961 en est l’une des plus belles illustrations. À cette époque, les relations entre le président Habib Bourguiba et le président Gamal Abdel Nasser étaient particulièrement tendues. Les désaccords étaient publics, parfois virulents, et semblaient difficilement conciliables.

Mais lorsque la Tunisie affronta la France lors de la bataille de Bizerte, les querelles s’effacèrent devant l’intérêt supérieur de la nation tunisienne. L’Égypte apporta immédiatement son soutien politique, militaire et diplomatique à la Tunisie. Bourguiba, le gouvernement tunisien et le peuple accueillirent avec émotion cette solidarité venue d’un pays frère. Ce geste démontrait qu’au-delà des divergences, il existait une conscience commune face à une menace extérieure.

Nasser avait cité à cette occasion un proverbe qui illustrait la vieille sagesse du monde arabe : «Moi et mon frère contre notre cousin ; moi, mon frère et notre cousin contre l’étranger.» 

Derrière cette formule se cache une vérité politique intemporelle : les différends entre frères ne doivent jamais devenir une arme entre les mains de ceux qui cherchent à les diviser.

Faire face avec discernement aux tentatives de manipulations

C’est précisément cette sagesse que nous gagnerions à retrouver aujourd’hui. Les désaccords peuvent exister entre gouvernements, les opinions peuvent diverger, mais ils ne devraient jamais conduire les peuples à oublier tout ce que l’histoire, la géographie et les sacrifices communs ont construit entre eux.

Les véritables amis d’un peuple ne cherchent pas à l’isoler de ses voisins ; ils cherchent au contraire à renforcer les liens qui contribuent à sa stabilité. La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

L’histoire enseigne une leçon simple : les peuples qui se laissent diviser servent souvent les intérêts d’autres qu’eux-mêmes. À l’inverse, ceux qui savent préserver leurs relations de confiance renforcent leur souveraineté et leur capacité à faire face aux défis.

Les Tunisiens ont toujours fait preuve de discernement face aux tentatives de manipulation. Il faut espérer qu’ils continueront à exercer cet esprit critique, en refusant les discours qui cherchent à fabriquer des ennemis là où l’histoire a construit des frères.

Les graines de la discorde ne germent que lorsqu’on les arrose. À chacun de veiller à ce que la sagesse, la mémoire et le respect mutuel soient plus forts que les semeurs de division.

* Ecrivain et traducteur.

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Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  

30. Juli 2026 um 09:40

La dernière sortie du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie **, que de nombreux Tunisiens trouvent déplacée voire insultante, repose la question des accords sécuritaires et de défense conclus le 7 octobre 2025 entre Tunis et Alger et surtout leur définition de la menace terroriste et leurs modalités opératoires, dont on sait très peu de choses. (Photo :

Elyes Kasri *

L’absence de communication à ce sujet de la part des autorités tunisiennes suscite de sérieuses appréhensions surtout au vu des nombreuses suspicions et même des confidences attribuées à d’anciens responsables sécuritaires algériens sur des liens troubles entre les services spéciaux du pays voisin et certains groupes terroristes et même, semble-t-il, certaines actions terroristes commises en Tunisie notamment au cours des années 2012-2013.

La relation trouble du régime algérien avec le terrorisme et la quête démocratique nécessite une clarification des accords et des engagements sécuritaires et de défense bilatéraux afin d’éviter que la crainte de l’inconnu et des précédents attribués au régime algérien ne fassent passer la crise de confiance entre les deux peuples à un sentiment plus profond et plus durable de nature à creuser un fossé entre les deux voisins condamnés par l’histoire et la géographie à coexister pacifiquement et en bonne entente.

Les Tunisiens qui brandissent l’épouvantail d’Israël et du sionisme international et ne prêtent pas attention à ceux qui vouent une haine tenace à la Tunisie et nourrissent des desseins maléfiques à son égard, gagneraient à regarder de plus près la véritable et actuelle menace à leur pays en se posant de simples questions :

– qui occupe des territoires tunisiens riches en hydrocarbures et en ressources hydrauliques ?

– qui assèche les cours d’eau qui ont depuis l’aube des temps irrigué la Tunisie ?

– qui a enraciné la contrebande en Tunisie ?

– qui a organisé des attaques et des actions terroristes contre la Tunisie comme à Gafsa en 1980 ?

– quelles sont la nationalité et l’origine des dirigeants les plus sanguinaires des groupements islamistes qui ont sévi en Tunisie ?

– qui inonde la Tunisie avec des migrants illégaux subsahariens qui la mettent dans une situation inextricable d’être considérée comme une menace à la citadelle Europe, pourtant notre principal partenaire économique, ou envisager un rapatriement dépassant les moyens logistiques disponibles ou contribuer au dessein déstabilisateur d’une guerre civile au risque d’un remplacement démographique ?

– qui cherche à isoler la Tunisie sur la scène internationale en utilisant le chantage énergétique et terroriste ?

– qui exprime par ses actions et ses propos le plus de mépris pour la Tunisie ?

– qui cherche à gommer l’indépendance et la souveraineté de la Tunisie en la traitant ou même en la décrivant comme une province ?

Un pays qui n’arrive pas à définir la menace réelle à sa stabilité et à sa souveraineté est une proie facile et à moitié conquise.

* Ancien ambassadeur.

** S’exprimant devant la presse, le 27 juillet 2026, le président algérien a menacé, sans les nommer, ceux qui veulent «déstabiliser» la Tunisie. Il a employé une expression populaire algérienne virulente («nous détruirons la tente de ses parents») par allusion aux entités qui chercheraient à déstabiliser la Tunisie. Selon lui, la Tunisie est visée uniquement en raison de sa proximité avec l’Algérie. Traduire : certains acteurs chercheraient à fragiliser le voisin tunisien pour mieux isoler et affaiblir l’Algérie.

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À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge !

30. Juli 2026 um 08:29

Alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, le président Donald Trump fait feu de tout bois pour ne pas les perdre afin de conserver la majorité au Congrès. Trump ne cesse ces derniers temps de raviver la fameuse peur rouge* (Red Scare) qui a jadis hanté l’Amérique à l’époque de l’URSS. Aujourd’hui, il n’y a plus d’URSS mais il ne cesse de vouloir faire peur à l’électorat américain avec la montée en puissance de l’aile gauche socialiste du Parti démocrate. 

Imed Bahri

Donald Trump est sans doute et avant tout un enfant de la guerre froide. Trois mois avant la naissance du président américain, Winston Churchill prononçait un discours historique à Fulton, dans le Missouri, qui marquait le début d’une lutte existentielle qui allait durer des générations entre le capitalisme occidental et le communisme soviétique, rappelait le correspondant du Guardian à Washington Robert Tait. Déplorant la propagation du communisme soviétique en Europe de l’Est après la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, Churchill –qui n’était alors plus Premier ministre britannique– avertissait son auditoire, le 5 mars 1946, «qu’un rideau de fer s’est abattu sur le continent».

Ce fut le prélude à une menace de confrontation nucléaire entre Washington et Moscou, qui déclencha une véritable «peur rouge» (Red Scare) aux États-Unis, alimentée par l’hystérie. Cette peur menaça l’exécution d’espions condamnés et fut illustrée par la chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur républicain Joe McCarthy qui prétendait avoir obtenu des listes d’agents communistes travaillant au sein du département d’État et dans d’autres secteurs clés de la vie américaine.

Trump ravive la menace communiste et l’agite à nouveau

La traque des communistes a certainement été un thème omniprésent dans la petite enfance de Trump. Étonnamment, Roy Cohn, principal conseiller de McCarthy et artisan des poursuites fédérales contre les espions soviétiques Julius et Ethel Rosenberg, exécutés pour trahison, le mentor et l’avocat de Donald Trump quelques décennies plus tard, alors que ce dernier gravissait les échelons du secteur immobilier new-yorkais. Roy Cohn était aussi l’avocat de la pègre et surtout du mafieux Anthony Salerno alias Fat Tony.

«Pendant de nombreuses années, le communisme et les communistes ont été le principal ennemi des États-Unis», a déclaré Harvey Klehr, professeur émérite à l’université Emory et spécialiste de l’histoire des relations entre les États-Unis et le communisme. Il poursuit : «Il y a évidemment eu des moments où la situation a pu être exagérée, voire dégénérer, mais il y avait d’excellentes raisons de s’en inquiéter».

La paranoïa a diminué relativement après la censure de McCarthy par le Sénat en 1954 mais ne s’est apaisée qu’après l’effondrement des régimes communistes d’Europe de l’Est en 1989 et la dissolution de l’Union soviétique deux ans plus tard.

Aujourd’hui, 37 ans après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, Trump la ravive. Dans une série de discours très médiatisés, il a désigné une idéologie que des millions d’Américains sont trop jeunes pour connaître comme la plus grande menace pour les États-Unis.

«Une génération après avoir combattu et gagné la guerre froide contre la menace communiste, nous assistons aujourd’hui à une résurgence de cette menace sur notre sol, notamment de la part de nouveaux arrivants qui adhèrent à des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre réussite», a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé au Mont Rushmore le 3 juillet, à la veille du 250e anniversaire des États-Unis. Et il a promis de «vaincre rapidement les communistes» et de «les exiler».

Haro sur le maire de New York Zohran Mamdani !

Que ce sujet ne soit pas un cas isolé a été confirmé par un nouveau rapport de 100 pages du département d’État, publié cette semaine et intitulé «Cuba: capitale du communisme du XXIe siècle». «Depuis près de sept décennies, le régime cubain mène une campagne de subversion soutenue contre les États-Unis», indique le rapport, affirmant que les plus hautes sphères du gouvernement américain ont été infiltrées. «Aujourd’hui, ce réseau entretient toujours des liens avec de puissantes organisations à but non lucratif de gauche, des collectifs anti-ICE, des groupes socialistes et des organisations militantes marxistes à travers les États-Unis», poursuit le rapport.

La résurgence de l’animosité anticommuniste a été alimentée par le récent succès de candidats démocrates se revendiquant «socialistes démocrates», notamment le maire de New York Zohran Mamdani.

Une série de candidats de gauche, soutenus par les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), ont remporté les primaires démocrates après le triomphe de Mamdani, dont Darializa Avila Chevalier, qui a détrôné le représentant sortant de New York, Adriano Espaillat, en juin. Chevalier a fait l’objet d’un examen minutieux en raison d’un compte Twitter, désormais supprimé, qui faisait l’éloge de l’idéologie marxiste et de figures historiques du communisme comme Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine.

Amalgame délibéré entre socialistes démocrates et communistes à la soviétique

Plusieurs personnalités démocrates et progressistes ont ridiculisé les attaques de Trump, qui amalgame à tort le socialisme –un terme pouvant désigner des gouvernements démocratiques dans plusieurs pays européens– avec le communisme de type soviétique.

«C’est clair ! La nouvelle ligne du parti consiste à associer les communistes à tous les crimes et à tous les délits», a écrit Ruth Ben-Ghiat, historienne du fascisme, sur X. Elle ajoute: «Créer un sentiment de menace communiste pour justifier une répression de la droite. Une vieille tactique utilisée lors des coups d’État et des prises de pouvoir fascistes».

Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de New York et membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a qualifié l’étiquette de communiste de «ridicule». «Ils veulent nous traiter de communistes parce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez que l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Canada sont mieux lotis que nous, et que nous dépensons le plus d’argent pour les pires soins de santé du monde développé», a-t-elle déclaré aux journalistes.

Cara Tobe, porte-parole des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), interrogée sur la présence de communistes parmi les membres de l’association, a déclaré: «Les membres cotisants de notre organisation ont des opinions politiques diverses, mais nous sommes tous unis sous la bannière du socialisme démocratique. Il est inquiétant, mais pas surprenant, que Donald Trump souhaite exiler ses opposants car il est de plus en plus évident que nos idées convainquent les Américains. Le socialisme l’emporte sur le fascisme!».

Pourtant, certains commentateurs affirment que l’accusation de Trump n’est pas sans fondement. «La question communiste n’est pas un épouvantail», a déclaré Klehr, qui a précisé que la DSA comptait une «composante communiste très importante».

Fondée en 1982 par Michael Harrington, militant et écrivain de gauche, la DSA a été créée selon une constitution excluant les membres des organisations de tendance léniniste. Klehr a indiqué que cette disposition avait été abrogée, ce qui a entraîné un afflux de nouveaux membres radicaux. Il a comparé cette infiltration au sein du Parti travailliste britannique par la tendance trotskiste au début des années 1980, infiltration qui a conduit à l’adoption de politiques de gauche et à une défaite électorale cuisante face aux conservateurs de Margaret Thatcher. Cette faction a été exclue en 1985 par le chef du Parti travailliste de l’époque Neil Kinnock. «La DSA a évolué et un nombre important de personnes se réclamant du marxisme-léninisme ou du communisme ont rejoint les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) et y ont accédé à des postes importants», a déclaré Klehr.

33% des Américains ne considèrent pas le communisme comme une menace

Bill Galston, chercheur à la Brookings Institution et ancien conseiller en politique intérieure à la Maison-Blanche sous Bill Clinton, a affirmé : «Certains membres des DSA sont présents depuis des décennies et se souviennent de la lutte entre la gauche démocratique et la gauche antidémocratique, et en particulier entre communistes et socialistes. Leur position est donc très tranchée».

Deux articles récents du magazine The Atlantic ont mis en lumière le vif débat concernant les qualifications des candidats des DSA et leur potentiel à catalyser un changement idéologique au sein du Parti démocrate.Cependant, Galston qui est un «enfant de la gauche» autoproclamé et dont le grand-père s’est présenté à plusieurs reprises comme candidat communiste à New York s’est interrogé sur la capacité de l’étiquette «communiste» collée par Trump à trouver un écho au-delà de sa base Maga. Il a cité un récent sondage Economist/YouGov demandant aux électeurs dans quelle mesure le communisme représentait une menace pour les États-Unis. Environ 18% l’ont qualifié de «menace majeure», 25% de «menace mineure» et 33% ont déclaré qu’il ne s’agissait «pas d’une menace».

«Trump a 80 ans, et pour lui, l’étiquette ‘‘communiste’’ lui vient tout naturellement car elle faisait partie intégrante de la lutte contre le communisme interne et contre l’Union soviétique, ennemi communiste externe, qui a contribué à forger sa personnalité», a déclaré Galston. Il ajoute: «Les Américains plus âgés, ceux qui se souviennent de la guerre froide, sont plus sensibles à cette prétendue menace que les jeunes Américains. Il s’adresse à un parti politique dont le soutien est majoritairement composé d’Américains âgés. On peut donc considérer cela comme faisant partie de la stratégie globale de mobilisation de la base électorale de Trump. Il prêche des convaincus et il sait intuitivement qui compose ce public».

Inquiétudes quant à la santé de la démocratie américaine

Galston a également attribué la résurgence des craintes anticommunistes à une vieille incapacité, répandue chez les Américains, à saisir les subtilités de la terminologie politique, une confusion dont les détracteurs de Trump affirment qu’elle le concerne également.

Cependant, Klehr a soutenu que cette tendance annonçait une menace plus large pour la démocratie et les valeurs libérales, une menace qui, selon lui, émanait de l’extrême gauche et de l’extrême droite.

«Donald Trump serait incapable de distinguer un communiste d’un socialiste démocrate ou même d’un martien mais d’autres personnes très intelligentes comprennent parfaitement la différence et son importance», a-t-il déclaré. Il ajoute : «C’est le même genre de chose qui s’est produit à droite il y a quelques années, lorsque divers extrémistes de droite, néonazis et racistes ont commencé à infiltrer le Parti républicain, ont remporté des primaires, se sont implantés et y sont toujours. Je pense que certains de ces phénomènes se produisent au sein même du Parti démocrate et c’est dangereux à double titre. Cela soulève de sérieuses inquiétudes quant à la santé de notre société démocratique. Le souvenir du communisme s’estompe et pourtant… certaines de leurs revendications sont là».

* La «peur rouge» (Red Scare) désigne deux périodes de fort développement de l’anticommunisme aux États-Unis. La première débute avec la révolution d’Octobre de 1917 et se termine en 1920. La seconde, avec le maccarthysme qui se déroule dans les années 1950 dans le contexte de la guerre froide.

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A qui profite la guerre contre l’Iran ?

30. Juli 2026 um 07:22

Alors que la guerre contre l’Iran reprend de plus belle, le seul vainqueur de cette débauche de violences et de destructions semble être la Chine et ce, sans avoir levé le petit doigt ni tiré un seul coup de feu. La guerre menée par le président américain Donald Trump contre la République islamique – pour le compte d’Israël, autre bénéficiaire –, a accompli ce dont la Chine rêvait depuis longtemps : rendre les États du Golfe moins dépendants des États-Unis. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman, qui ont été très affectés par cette guerre dont le prétendu parapluie américain n’a pas su les en protéger, recherchent, aujourd’hui, à rééquilibrer leurs relations internationales en se tournant vers la Chine.

Habib Glenza, à Lodz.

Alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’est enlisé et son issue est devenue imprévisible, les villes et les infrastructures de la région du Golfe en ont été des cibles collatérales. Conséquence inattendue : les États du Golfe se sont divisés en deux camps : le premier est composé des Émirats arabes unis, désireux de rester proches des États-Unis et d’Israël. Tandis que le second comprend l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman et peut-être la Turquie et l’Irak, qui recherchent un équilibre entre le maintien de bonnes relations avec les États-Unis, l’amélioration de leurs relations avec l’Iran et un rapprochement stratégique avec la Chine, la superpuissance de demain.

L’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite

L’accord nucléaire conclu par Donald Trump avec l’Arabie saoudite le 22 juillet 2026 est sans aucun doute motivé par la crainte que la Chine ne gagne en influence dans une région traditionnellement dominée par les États-Unis.Ce pacte indique que Washinton souhaite maintenir un statu quo, même si un tel accord va lui attirer les foudres de son principal allié au Moyen-Orient : Israël.

«Les pays du Moyen-Orient souhaitent développer leur infrastructure nucléaire et ils le feront même sans l’implication des États-Unis. Washington commence à le reconnaître», a déclaré à la BBC Yusuf Can, expert du Moyen-Orient pour le cabinet de conseil Amena Strategies. Avec cet accord nucléaire, a-t-il ajouté, «les États-Unis disent en substance : vous n’êtes pas obligés de travailler avec la Chine. Vous pouvez travailler avec nous.»

Même si l’Arabie saoudite cesse de se rapprocher de la Chine, la guerre a d’autres retombées qui ont renforcé la position de la Chine, comme le besoin urgent du monde en matière de technologies d’énergies renouvelables. L’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie en Chine, soit 40 % de plus qu’aux États-Unis et qu’en Europe.

La guerre a placé les énergies renouvelables et les véhicules électriques au sommet de l’agenda mondial, alors que les prix du pétrole s’envolent, et la Chine est le pays de référence dans ce domaine. Ce pays domine environ 91 % de la capacité mondiale de production de panneaux solaires et 89 % de la capacité de production de batteries de stockage en lithium-ion.

Les entreprises chinoises produisent également environ 70 % des technologies d’énergie propre, ce qui signifie que plus la guerre contre l’Iran s’éternise et plus le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué, plus des pays investiront dans ce secteur vital désormais contrôlé par la Chine.

Chute du dollar au profit des monnaies asiatiques 

La guerre a également contribué à modifier la domination du dollar dans le commerce mondial, accélérant une tendance naissante. Selon Bloomberg, l’Iran a autorisé plusieurs pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz à condition qu’ils paient en monnaie officielle chinoise, le renminbi, ou en cryptomonnaie.

Le Wall Street Journal rapporte que la Chine encourageait déjà le commerce en renminbi pour permettre à des pays comme l’Iran et la Russie de contourner les sanctions américaines.

Enfin, la Chine s’impose comme une superpuissance capable d’exercer son influence sans conflits, tandis que l’Amérique est apparue comme une puissance adoptant une approche chaotique et agressive pour contraindre les autres nations à se plier à sa volonté.

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Tunisie – Union africaine | Cap sur l’industrialisation et le développement des échanges

29. Juli 2026 um 21:52

L’Ambassadeur de la République tunisienne en Côte d’Ivoire a pris part aux travaux de la réunion ministérielle conjointe de la 9ᵉ session du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et de la 5ᵉ session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l’industrie et les mines, tenue à Abidjan du 20 au 24 juillet 2026.

Il était accompagné d’une délégation composée de M. Kamel Hendaoui, Directeur général de la promotion des petites et moyennes entreprises au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et de M. Mohamed Rachid Ben Ammar, Conseiller des services publics à la Direction de l’Union africaine au ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Placée sous le thème « Financer l’industrialisation en Afrique pour un développement durable », cette réunion s’est conclue par l’adoption d’une Déclaration ministérielle définissant une feuille de route visant à renforcer le financement de l’industrialisation en Afrique, à travers la mobilisation des ressources nationales, la promotion de l’investissement productif, l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que le développement des corridors économiques et des chaînes de valeur régionales, en vue de soutenir la transformation économique du continent.

La participation de la délégation tunisienne s’inscrit dans l’engagement constant de la Tunisie en faveur des initiatives de l’Union africaine visant à promouvoir l’intégration économique du continent et le développement d’un partenariat économique mutuellement bénéfique entre les pays africains, tout en consolidant la présence économique tunisienne sur les marchés africains.

Communiqué

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Le SNJT solidaire avec Hichem Snoussi condamné à six mois de prison

29. Juli 2026 um 21:41

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé la condamnation à six mois de prison prononcée par le tribunal de première instance de Tunis à l’encontre de Hichem Snoussi, journaliste et ancien membre de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle audiovisuelle (Haica).

Cette décision de justice fait suite à une plainte pénale déposée en 2019 par Nabil Karoui suite à la publication, par Hichem Snoussi sur son compte personnel Facebook d’un document détaillant la liste des actionnaires de la chaîne Nessma TV ( dont faisait partie le plaignant, alors candidat à la présidentielle et qui niait alors toute possession ou participation dans le capital de ce média lors de la campagne électorale ).

Le SNJT indique que Hichem Snoussi a formé opposition contre ce jugement rendu par défaut et que le tribunal de première instance de Tunis a accepté cette démarche sur la forme et a reporté l’examen de l’affaire au mois d’octobre prochain.

Y. N.

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Quand le président du Parlement interdit le téléphone aux députés en séance plénière

29. Juli 2026 um 15:44

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, interdit aux députés l’usage du téléphone portable pendant les séances au sein de l’hémicycle ; tout contrevenant sera déféré devant le parquet.

Quelle magnifique leçon d’ironie que nous offre ce Parlement ! Ce sont ces mêmes députés qui avaient  soutenu le décret-loi 54, texte ayant conduit à des poursuites contre des citoyens pour des publications sur les réseaux sociaux.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

29. Juli 2026 um 13:57

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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Tunisie | Prêt de la Berd pour relancer le secteur du phosphate

29. Juli 2026 um 12:06

Vue de Carthage et de la Kasbah, la coupole du Bardo, siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ne sert plus qu’à adopter les accords de prêts contractés par le gouvernement. Pour ce qu’elle coûte aux contribuables, au moins, elle sert à quelque chose, dirait l’autre : donner un semblant de vernis démocratique à des décisions régaliennes imposées par le pouvoir exécutif. Cela s’appelle une démocratie représentative… en trompe l’œil.

Pour ne pas déroger à une habitude bien installée dans leurs mœurs, les députés ont approuvé, mardi 28 juillet 2026, le projet de loi autorisant une garantie de l’État pour un prêt de 110 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) pour relancer le secteur du phosphate, qui a perdu une grande partie de son poids dans l’économie nationale au cours des quinze dernières années. Le projet a été adopté par 58 voix pour, 9 abstentions et 13 voix contre.

Ce prêt est destiné à financer un programme global de modernisation des opérations minières et d’amélioration de la performance environnementale.

Lors de la séance plénière au Palais du Bardo, présidée par Ibrahim Bouderbala, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a exposé les détails du programme d’investissement, soulignant que «le financement permettra l’acquisition de nouveaux équipements miniers et la construction de l’usine Capsa», une unité de pointe dédiée au traitement des eaux usées par filtration à haute pression.

Ce prêt s’accompagne d’une subvention d’assistance technique de 7 millions d’euros ; le remboursement est échelonné sur 10 ans, incluant une période de grâce de 3 ans.

Selon le ministre, ce plan devrait accroître la capacité d’extraction de la CPG d’environ 30 %, tout en améliorant la qualité et la continuité de la production. Un volet important du projet porte sur la durabilité environnementale : le nouveau système permettra de porter le taux de réutilisation des eaux industrielles de 60 % à 90 %, réduisant ainsi la dépendance aux ressources en eaux souterraines dans un contexte de pénurie d’eau croissante.

Dans son intervention, M. Abdelhafidh a relevé que «la contribution du secteur des phosphates au produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie a chuté, passant d’environ 4 % à 0,8 %», illustrant la gravité de la crise qui frappe l’une des sources historiques majeures d’exportation et de devises du pays. Le ministre a attribué ce recul à la vétusté des installations, aux difficultés d’approvisionnement en eau, à la situation financière précaire des entreprises publiques, dont la CPG, ainsi qu’à des problèmes structurels accumulés au fil du temps.

Le gouvernement, a-t-il expliqué, considère le recours à l’emprunt pour financer des investissements productifs comme un «choix nécessaire pour soutenir la croissance économique, l’emploi et la compétitivité». Et de souligner que le ratio de la dette publique tunisienne par rapport au PIB se maintient autour de 82 %, affirmant que «seule une augmentation de la production et du taux de croissance permettra une réduction progressive de ce fardeau»
L’un des moments forts du débat a porté sur la future structure industrielle de la chaîne de valeur du phosphate en Tunisie. Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de «préserver le caractère public des entreprises stratégiques du secteur», excluant toute privatisation. Il a également annoncé la nomination d’un PDG commun pour la CPG et le Groupe chimique tunisien (GCT) ; cette mesure vise à renforcer la coordination opérationnelle et pourrait, à terme, conduire à la fusion des deux entités, considérées comme complémentaires au sein d’une même chaîne industrielle.

Toutefois, de nombreux députés ont exprimé des réserves quant à la gestion du secteur, réclamant «davantage de transparence» sur les causes de la baisse de la production, la situation de l4endettement de la CPG et le rendement réel des financements garantis par l’État.

Plusieurs intervenants ont également plaidé pour une refonte globale de la gouvernance des entreprises publiques, la modernisation des infrastructures de transport du minerai, l’élaboration d’une stratégie sectorielle à long terme et des garanties renforcées concernant le respect des normes environnementales — en particulier dans la région de Gabès, qui pâtit depuis longtemps de la pollution liée à l’industrie des engrais.

L’approbation de ce prêt s’inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement tunisien visant à relancer un secteur jugé vital pour la balance commerciale nationale. L’objectif affiché est de rétablir progressivement les capacités de production, de stimuler les exportations et de renforcer la contribution de l’industrie du phosphate à la croissance économique, grâce à des investissements dans les technologies d’extraction, la durabilité environnementale et la restructuration de la gouvernance des principales entreprises publiques du secteur.

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ARP : feu vert à une garantie de 110 millions d’euros pour la CPG, les débats se poursuivent

29. Juli 2026 um 10:32

L’Assemblée des représentants du peuple a levé, mardi soir, sa séance plénière, avant une reprise attendue ce mercredi matin pour poursuivre l’examen des projets de loi inscrits à l’ordre du jour. 

Au cours de cette séance, tenue en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont adopté le projet de loi n°49 de 2026 approuvant une convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette garantie porte sur un financement de 110 millions d’euros en faveur de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), auquel s’ajoute une subvention de 7 millions d’euros accordée par la BERD.

Ce financement permettra l’acquisition d’équipements miniers modernes, la modernisation du transport du phosphate ainsi que l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement des eaux usées. Le texte a été adopté par 58 voix pour, 13 contre et neuf abstentions.

Les députés ont ensuite entamé l’examen du projet de loi n°50 de 2026, relatif à une convention de garantie conclue avec la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC). Cet accord porte sur une opération de mourabaha de 70 millions de dollars destinée au Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation des matières premières nécessaires à ses activités.

La séance a ensuite enchaîné avec l’examen du projet de loi n°51 de 2026, portant sur une convention de garantie entre la Tunisie et une institution islamique de financement du commerce, liée à un accord de murabaha au bénéfice du Groupe chimique pour importer des engrais et des matières premières. Les textes 49 à 52 de 2026 figurent parmi les projets jugés urgents par le Parlement.

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Al-Sissi à Kaïs Saïed : l’Égypte prête à soutenir la Tunisie face aux incendies

28. Juli 2026 um 13:40

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a eu, mardi, un entretien téléphonique avec le président de la République tunisienne, Kaïs Saïed.

Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, cet échange s’inscrit dans le cadre de la coordination continue entre les deux pays. Le président égyptien a entamé la conversation en adressant ses félicitations à la Tunisie à l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Il a salué la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, fondées sur une histoire commune et des liens établis entre les deux peuples. Il a également rappelé que l’année en cours marque le 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte.

Au cours de l’entretien, Abdel Fattah al-Sissi a exprimé la solidarité de l’Égypte avec la Tunisie face aux incendies ayant touché plusieurs zones du pays. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à fournir le soutien nécessaire dans ce cadre.

Le président égyptien a également souligné l’importance de renforcer les voies de coopération bilatérale et de mettre en œuvre les résultats de la commission mixte supérieure ainsi que les différents mécanismes de coopération existants. Et ce, afin de traduire la dynamique politique entre les deux pays en résultats concrets au service des deux peuples.

De son côté, le président Kaïs Saïed a exprimé son appréciation pour l’attention accordée par le président égyptien au renforcement des relations entre les deux pays ainsi qu’à l’intensification de la concertation et de la coordination politique à tous les niveaux.

Le chef de l’État tunisien a présenté les efforts engagés pour lutter contre les incendies, préserver les ressources de l’État et protéger la sécurité ainsi que les biens des citoyens. Il a également exprimé sa reconnaissance pour la solidarité et le soutien manifestés par le président égyptien dans ce contexte.

L’entretien a également porté sur les évolutions régionales et internationales d’intérêt commun. Abdel Fattah al-Sissi a évoqué la situation actuelle dans la région, marquée par une reprise des tensions. Tout en mettant en garde contre les conséquences possibles d’une nouvelle escalade généralisée. Il a également présenté les efforts de l’Égypte pour rapprocher les positions des parties concernées.

À cette occasion, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et diplomatiques, de réduire l’escalade et de contenir les tensions afin d’éviter l’élargissement des crises et de préserver la sécurité et la stabilité régionales.

Ils ont enfin souligné l’importance de renforcer la coordination et la concertation entre les deux pays sur les différentes questions régionales, notamment face aux défis actuels.

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Les propos du président algérien sur la Tunisie font réagir d’anciens diplomates

28. Juli 2026 um 13:09

L’intervention du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie a suscité de vives réactions, notamment chez plusieurs anciens diplomates.

Ahmed OunaïesPour l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaïes, il existe d’abord un rapprochement profond entre les peuples tunisien et algérien. Il salue toute initiative qui confirme la fraternité et le destin commun qui unissent les deux nations, jugeant cette dynamique conforme aux leçons de l’histoire et aux préoccupations partagées entre voisins.

Toutefois, il émet une réserve importante : cette fraternité ne doit pas rester enfermée dans un cadre strictement bilatéral entre Tunis et Alger. » Les mêmes sentiments doivent s’étendre à l’ensemble des peuples du Grand Maghreb », a‑t‑il insisté, tout en reconnaissant que ce projet régional peine encore à se concrétiser.

Ahmed Ounaïes a réaffirmé que la reconnaissance d’un destin commun et d’une fraternité profonde entre la Tunisie et l’Algérie trouve un écho sincère au sein de la société tunisienne. Mais, a‑t‑il ajouté, il ne faut pas se limiter à cette seule bilatéralité : ces valeurs doivent embrasser les cinq peuples du Maghreb Tunisie, Libye, Algérie, Maroc et Mauritanie.

Pour l’ancien chef de la diplomatie tunisienne, aucune crise traversée par la région n’a jamais légitimé une solidarité limitée à deux pays seulement : cette nécessité, selon lui, s’impose toujours à l’échelle des cinq peuples du Maghreb.

 

Où en est la retenue … algérienne?

Pour sa part, l’ancien diplomate Ezzeddine Zayani estime, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, que, sur le plan diplomatique, les propos du président Tebboune étaient très maladroits et peu convenables. « On ne traite pas de questions sécuritaires, politiques ou autres de cette manière dans une déclaration télévisée. On n’a pas le droit de parler d’un autre pays sans son consentement »,  a‑t‑il précisé.

 

Il rappelle que la diplomatie algérienne est habituellement connue pour sa retenue. « Ce n’est pas une diplomatie qui agit avec témérité ni qui s’exprime à tort et à travers. Mais, franchement, il aurait été préférable que le président Tebboune choisisse des termes beaucoup plus mesurés, au lieu de tenir des propos brusques concernant des affaires qui relèvent des Tunisiens. Ce n’est pas ainsi que la diplomatie doit fonctionner ».

Le diplomate rappelle que la diplomatie a toujours rejeté ce genre de procédés et de déclarations intempestives, qui ne servent ni les intérêts des deux pays ni l’idée d’un bon voisinage, et qui donnent l’impression de vouloir s’arroger un droit de regard sur ce qui se passe chez le voisin. “Normalement, tout cela aurait pu être traité discrètement ».

Et Zayani de poursuivre : « Sous le régime de Ben Ali, les relations étaient gérées diplomatiquement, par des contacts directs entre dirigeants”, a‑t‑il ajouté. “ Je n’ai rien contre l’Algérie, au contraire. C’est un pays que nous avons souvent soutenu et qui aurait pu faire mieux dans ses relations avec nous. Mais, malheureusement, les faits sont là : c’est une grave maladresse de la diplomatie algérienne de s’exprimer ainsi, comme si la Tunisie relevait de son autorité. C’est inadmissible et inacceptable ».

Pas acceptable…

Toujours selon l’ancien diplomate, « La Tunisie traverse certes des difficultés internes, mais elle finira par trouver ses propres solutions. Il est temps, surtout, de renforcer le front intérieur et de privilégier des solutions tunisiennes aux problèmes tunisiens, plutôt que d’exposer nos différends à l’extérieur. On reproche souvent à l’opposition de faire appel à l’étranger pour déstabiliser le régime en place, alors qu’on trouve normal que le président Tebboune tienne de tels propos. Ce n’est pas acceptable. Il faut mettre fin à cette logique. Au fond, il n’y a que la Tunisie qui compte. Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous partageons tous le même cadre : la Tunisie. Il est donc temps de calmer le jeu, de mettre fin aux exactions et de trouver des solutions tunisiennes ».

Interrogé sur une éventuelle réaction du ministère des Affaires étrangères, il a répondu non : l’objectif serait plutôt d’éviter d’envenimer davantage la situation. « À mon avis, il n’y aura pas de réaction officielle », a‑t‑il ajouté.

Il a conclu : « La Tunisie doit reprendre son souffle. Il faut instaurer un dialogue national réunissant des acteurs qui reconnaissent clairement l’État civil. La Tunisie ne peut relever d’aucune obédience religieuse ou politique étrangère. Nous sommes Tunisiens, et nous le resterons. »

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Défense | L’expertise tunisienne au service du déminage en Libye

28. Juli 2026 um 12:49

La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul) veut tirer parti de l’expertise tunisienne pour renforcer les capacités libyennes en matière de déminage, de neutralisation des engins explosifs et de gestion des restes d’explosifs de guerre.

Une délégation du Service de lutte antimines des Nations Unies (Unmas) — dirigée par Ulrika Richardson, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et coordonnatrice résidente et humanitaire pour la Libye — a récemment visité le Centre d’excellence tunisien de lutte contre les engins explosifs improvisés, situé à Bizerte, dans le nord de la Tunisie.

Selon un communiqué de la Manul, les discussions ont porté sur d’éventuels programmes de coopération spécialisée, notamment la formation de personnel libyen à la neutralisation des munitions non explosées, à l’élimination des engins explosifs et à la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI).

Mme Richardson a souligné que l’expertise développée par le centre tunisien pourrait compléter les capacités existantes au sein des institutions libyennes, contribuant ainsi à protéger les civils, à réduire les risques d’explosions accidentelles et à renforcer la sécurité en Libye et dans la région. Des attachés militaires italiens et allemands ont également pris part à cette visite.

Le centre de Bizerte, créé en 2015 et récemment reconnu par l’Unmas, mène des activités de formation et de renforcement des capacités aux niveaux national et régional pour lutter contre les EEI et procéder au déminage.

Selon les données des Nations Unies, les incidents liés à des engins explosifs en Libye ont causé au moins 175 décès et 312 blessures depuis mai 2020.

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Bayt Mal Al-Qods organise un tournoi pour les enfants maqdessis

28. Juli 2026 um 09:48
Trois mille enfants maqdessis ont bénéficié du premier tournoi de mini-football, réunissant des équipes des camps d’été participant au programme « Écoles d’été », mis en œuvre par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif avec l’appui du Royaume du Maroc. En…

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Andy Burnham, de Culcheth au 10, Downing Street !

28. Juli 2026 um 08:51

L’accession d’Andy Burnham (Labour Party, parti Travailliste), 56 ans. au poste de Premier ministre représente bien plus qu’un changement à la tête de l’exécutif britannique pour de nombreux habitants du nord de l’Angleterre, c’est un moment symbolique attendu de longue date puisqu’il devient le premier Premier ministre originaire de la région depuis Harold Wilson, près d’un demi-siècle auparavant. Dans The Guardian, Richard Partington affirme que les partisans de Burnham voient en son ascension une réhabilitation de la dignité des communautés du Nord longtemps marginalisées au profit de Londres et du Sud. Il estime que le nouveau Premier ministre doit relever un défi de taille à savoir prouver que ses racines du Nord peuvent influencer des politiques susceptibles de changer la vie des gens. 

Imed Bahri

Dans le paisible village de Culcheth, dans le Cheshire, où Burnham a grandi, les habitants se souviennent encore du jeune homme qui fréquentait le pub local, le Cherry Tree, supportait Everton et écoutait The Smiths, avant de devenir l’une des figures politiques les plus importantes de Grande-Bretagne.

Richard Partington indique que ce même pub fut le témoin d’une période charnière de la vie de Burnham, lorsqu’il y retourna en 1989, alors qu’il étudiait à l’université de Cambridge, souffrant de ce qu’il appelait le «syndrome de l’imposteur», le sentiment de ne pas appartenir à l’élite universitaire.

Là, dans l’atmosphère villageoise et au son de la musique, il commença à forger son identité du Nord, qui deviendra plus tard un élément central de son discours politique.

Les habitants de Culchesth perçoivent Burnham comme différent de l’image traditionnelle de l’homme politique londonien. Certains disent qu’il est «l’un des nôtres», quelqu’un qui comprend le quotidien des gens ordinaires et qui n’a pas fait ses études dans une école privée ni évolué dans un milieu politique élitiste. Cependant, d’autres préviennent que l’identité locale ne suffit pas et que le véritable test sera sa capacité à améliorer les conditions économiques et sociales.

Le modèle mancunien

Burnham arrive à Downing Street fort d’une longue expérience de la gestion du Grand Manchester, où il a été maire et s’est attaché à renforcer le rôle des collectivités locales dans l’économie, les transports et les services. Son modèle mancunien*, fondé sur des partenariats public-privé, s’inscrit dans sa vision plus large d’une redistribution du pouvoir hors de Westminster.

L’une de ses premières initiatives fut l’ouverture du bureau «N°10 du Nord» à Manchester (par référence au 10, Downing Street, bureau et résidence du Premier ministre britannique), un geste symbolique témoignant de sa volonté de décentraliser les décisions politiques et économiques vers le nord du pays. Il insiste sur le fait que son objectif est de parvenir à une «croissance harmonieuse dans toutes les régions», et pas seulement dans les grandes villes et les zones proches de la capitale.

Partington souligne que l’histoire de Burnham est intimement liée à celle de cette région industrielle, marquée par le déclin des mines et des industries traditionnelles. Enfant, il fut témoin des conséquences des fermetures de mines et du déclin d’industries qui faisaient vivre des milliers de familles sous le gouvernement de la Dame de fer, Margaret Thatcher.

Lors de la grève des mineurs de 1984, Burnham passait près des lieux de protestation. Cette expérience a profondément marqué sa vision politique, notamment sa conviction de la nécessité de soutenir les communautés les plus durement touchées par les transformations économiques.

Toutefois, Warrington, le quartier d’origine de Burnham, ne se résume pas aux zones dites du «Mur rouge» –ainsi nommées car elles étaient autrefois des bastions travaillistes– qui ont souffert du déclin industriel. Ce quartier englobe des zones prospères et d’autres plus défavorisées, des secteurs où les technologies et l’énergie nucléaire sont présentes mais aussi des problèmes comme la fermeture de commerces et la hausse du coût de la vie. Par conséquent, certains habitants estiment que le véritable défi de Burnham sera de prouver que son projet a une portée plus que symbolique.

Un politique proche du peuple

Burnham bénéficie d’un large soutien grâce à son style accessible, notamment suite à ses actions lors de crises telles que l’attentat de Manchester Arena en 2017 et son implication dans la vie locale. Ses partisans estiment que sa capacité à comprendre et à dialoguer avec les citoyens a été un facteur clé de son succès politique.

Cependant, la route à parcourir est semée d’embûches. Le nouveau gouvernement doit faire face à d’importantes difficultés économiques, à des collectivités locales surendettées et à des désaccords concernant le logement, l’énergie et les dépenses publiques.

Par ailleurs, le renforcement des pouvoirs locaux –un pilier central de son programme– soulève des questions quant à la capacité de ces régions à gérer efficacement leurs ressources.

Néanmoins, nombreux sont ceux qui, dans le nord de l’Angleterre, perçoivent l’arrivée de Burnham comme un tournant dans le paysage politique britannique. Après des décennies où beaucoup d’habitants du nord avaient le sentiment que les décisions importantes étaient prises à Londres, loin de leurs réalités, un Premier ministre est arrivé au pouvoir, incarnant la mémoire et les défis de ces communautés.

Le plus grand défi pour Burnham reste sa capacité à transformer son ascension personnelle, de fils d’une zone industrielle à Premier ministre, en une histoire plus large de reconstruction de la confiance entre le gouvernement et les régions qui se sont longtemps senties marginalisées.

* Mancunien est ce qui est relatif à la ville de Manchester.

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‘‘14 Janvier : L’enquête’’ | Chronique d’une méprise annoncée

28. Juli 2026 um 07:54

Que nous apporte 15 années après les faits la lecture de ce livre écrit deux ans après ce qu’il a été convenu de définir comme la Révolution du Jasmin ? Beaucoup de choses. Même si on peut se poser des questions sur la facilité avec laquelle les auteurs ont eu accès à des documents issus des ministères de l’Intérieur ou de la Défense, qui en Tunisie comme ailleurs, ont pour habitude de classifier les sujets sensibles sur des dizaines d’années.

Dr Mounir Hanablia *

Deux années est un délai trop court pour déroger à la règle lorsqu’il s’agit de ce qu’on ne peut qualifier juridiquement que de mutinerie d’une partie au moins de l’élite des forces de sécurité ; quelles qu’en eussent été les raisons.

On a ainsi appris incidemment que ce sont bien ces mêmes unités qui avaient vidé les résidences de la famille du dictateur déchu de ses biens les plus précieux ; pour les mettre en lieu sûr afin d’en empêcher le pillage par la populace. C’est bien la seule fois où ce fait est reconnu en tant que tel, même si l’explication qui en est rapportée demeure largement discutable.

On doit donc considérer que d’une certaine manière cette documentation a été fournie en dehors des circuits hiérarchiques normaux par ceux qui avaient un intérêt à le faire.

Mais pour commencer par le commencement, il y a la fameuse méprise qui a fait le tour du monde sur les identités des Bouazizi, Tarek le marchand ambulant qui s’est immolé, et le blogueur Mohamed dont étant toujours vivant le nom est devenu à tort le symbole de la révolte contre Ben Ali.

Prise d’otage, «snipers» et comités de quartiers

L’ouvrage est un récit détaillé des derniers moments du régime de Ben Ali, dont la chute avait été en réalité annoncée en 2008 avec les évènements du Bassin minier, lorsque le président américain Barack Obama dans ce qui apparaissait comme un dernier avertissement avait enjoint au dictateur d’apporter les réformes politiques nécessaires. Les rôles joués dans sa chute par Samir Tarhouni des brigades antiterroristes de la police et Sami Sik Salem des unités de protection de la présidence sont évidemment mis en exergue.

Selon les auteurs du livre, les deux hommes, sans aucune coordination, sans aucune couverture de leurs supérieurs, ont empêché la fuite de la famille du dictateur pour l’un, et obligé pour l’autre les représentants timorés du régime à prononcer la destitution de celui dont ils n’avaient été que les larbins. Mais on ignorait alors que l’édifice vermoulu du pouvoir menaçait de s’écrouler, et un simple coup de pied a finalement suffi pour l’abattre.

C’est ainsi qu’on peut qualifier «la prise d’otages» des membres du clan Trabelsi à l’aéroport de Tunis-Carthage empêchés de quitter le territoire, ainsi que les «réquisitions» de Mohammed Ghannouchi, Abdallah Kallel, et Fouad Mbazaa, sommés d’assumer leurs responsabilités et de prononcer la vacance du pouvoir, d’abord provisoire, puis définitive, face aux caméras de la télévision, en étant ainsi pris à témoins par l’ensemble du peuple tunisien.

Les fameux snipers ?  Une Intox qui a fait florès, inventée par les blogueurs, ou par Abdelwahab Abdallah, à moins que ce ne fut Ridha Grira, le ministre de la Défense, et les médias, en particulier Larbi Nasra, le patron de la chaîne télévisée Hannibal, s’en sont emparés pour en faire une réalité dans l’esprit du public, des détenteurs du pouvoir et des forces de l’ordre.

L’habileté a été dans son usage politique d’en faire assumer la responsabilité à Ali Seriati, qui en convainquant le dictateur de partir, sa sécurité n’étant plus assurée, avait endossé à son corps défendant le rôle utile du comploteur. Cela arrangeait beaucoup de monde du plus haut sommet de l’État aux agents sur le terrain chargés de s’opposer aux manifestants.

En inventant les Comités de quartier chargés de traquer les snipers, Ridha Grira, ou bien peut être Rachid Ammar, a envoyé la populace courir après sa propre queue.

Ainsi le 14 Janvier 2011 aurait-il été ce fait imprévisible dans la chaîne des événements sanglants ayant débuté le 17 Décembre 2010 et dont la fuite du dictateur n’aurait été que le résultat accidentel ? Les auteurs du Livre l’affirment, en en faisant on aurait envie de dire une fabrication tunisienne à 100%, sans doute pour faire vibrer la fibre nationaliste. Celle qui a fait de la fuite du dictateur l’acte fondateur d’une ère nouvelle, sans ironie, qualifiée de Printemps Arabe. Celle qui a fait du peuple tunisien le digne maître de son propre destin, le fossoyeur des dictatures du monde arabe, et un acteur devenu majeur dans l’Histoire du monde.

Le peuple égaré balise la voie pour l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir

Néanmoins, le rôle joué par l’Internet, ce bras armé du Pentagone dans la guerre mondiale de l’information, pour ne pas avoir été ignoré, semble largement sous-estimé. Dans la croisade pour la démocratie ce sont les ambassades et les ONG américaines qui ont formé les blogueurs dont le rôle a été déterminant dans l’encadrement des masses face à l’appareil létal du pouvoir, depuis les lancements des mots d’ordre de mobilisation et de dispersion en passant par les parcours des manifestations et le ciblage des structures du pouvoir, en particulier les postes de police et de la garde nationale.

Il ne suffit pas de dire que les supporters du Club Africain ou de l’Espérance de Tunis possédaient l’organisation nécessaire et qu’ils étaient rompus aux affrontements avec la police. Il est vrai qu’en 2014, on n’appréciait pas encore l’impact réel de la toile sur le comportement des foules et que des sociétés comme Cambridge Analytica n’étaient pas encore connues.

Tout comme les manifestants, les blogueurs ont risqué leurs vies, parfois pour un avenir meilleur, et quelques-uns l’ont perdue. D’autres comme certains membres des unités spéciales de la sécurité l’avaient également risquée en empêchant les rats de quitter le navire parce qu’ils ne voulaient pas servir de boucs émissaires à la dictature et à la répression.

De là à dire qu’il n’y a pas eu d’intervention étrangère, il n’y a qu’un pas qu’on ne peut pas franchir. L’Italie et l’Algérie, gazoduc oblige, ne pouvaient pas rester les bras croisés face à la déliquescence entamée un mois auparavant, de l’autorité en Tunisie. Chacun y est allé de sa partition, même si on ne sait pas encore de quelle manière. Il faudrait aller à Rome pour en avoir la preuve. Et le port de Bizerte occupe une position trop stratégique pour l’Otan entre les bassins oriental et occidental de la Méditerranée.

En réalité, la nomination de Béji Caïd Essebsi au poste de Premier ministre provisoire, n’avait d’autre objectif en préparant l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir, que de lier irrémédiablement le sort du pays au marché international, par le biais de la dette odieuse.

Il est par conséquent tout à fait inutile de chercher ce qu’a fait la CIA durant les journées révolutionnaires : elle a probablement fait comme en Ukraine, en Géorgie, ou en Iran.

Samir Tarhouni et Sami Sik Salem ont-ils donc été des héros ? Certainement puisqu’ils ont endossé à un moment crucial la volonté du peuple, et qu’ils en ont payé le prix fort. Malheureusement, il est apparu qu’il existait une large dichotomie entre celle-ci et celle de sa classe politique. Et cette dichotomie est devenue méprise lorsque, convaincu d’être libre, il a choisi pour le gouverner ceux qui se souciaient le moins de sa prospérité et de sa sécurité. Ainsi le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré. Avait-il réellement le choix ? 

* Médecin de libre pratique.

‘‘14 Janvier, l’enquête’’ de Abdelaziz Belkhodja et Tarak Cheikhrouhou, Apollonia Editions, Tunis 2013, 200 Pages. La traduction arabe est parue en 2014.

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Coupures d’électricité : une séance parlementaire sans le gouvernement

27. Juli 2026 um 14:30

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé, ce lundi 27 juillet 2026, une séance plénière consacrée aux coupures récurrentes d’électricité et aux interruptions de l’approvisionnement en eau qui les ont accompagnées. Et ce, dans un contexte marqué par des chaleurs fortes.  Les débats se sont ouverts en l’absence des représentants du gouvernement.

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a souligné que cette séance visait à examiner les difficultés rencontrées par le pays et à s’inspirer des expériences d’autres États. Et ce, afin d’engager des réformes de fond dans le secteur.

Plusieurs députés ont critiqué la gestion de cette crise par l’exécutif. 

Dans ce contexte, une large partie des députés a regretté l’absence des membres du gouvernement lors de cette séance; alors que l’exécutif avait été informé à l’avance de sa tenue. Mais aussi le manque de communication du gouvernement sur les causes des coupures récurrentes. 

Par ailleurs, notons à cet égard que les conséquences de ces délestages sont lourdes pour les citoyens. Il en va de même pour  les industriels et les acteurs économiques. 

Au cours des débats, la députée Fatma Mssedi a, pour sa part, appelé « le gouvernement à présenter des solutions ». 

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Le Secours islamique porte plainte contre Marine Hamelet

27. Juli 2026 um 10:15
Le Secours islamique France a déposé une plainte pour « diffamation publique » contre la députée RN du Tarn-et-Garonne, Marine Hamelet, au début du mois devant le tribunal judiciaire de Paris. En bref Le Secours islamique France a porté plainte…

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Palestine. Ces Entreprises qui font honte à la France

24. Juli 2026 um 12:42
Il semble qu’on a beau se cacher derrière des prête-noms bien commodes, on est toujours rattrapé par la vérité du terrain. Devant le silence complice des autorités françaises, ce sont ainsi pas moins de cinq organisations non gouvernementales (ONG) qui…

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Bayt Mal Al-Qods soutient les commerçants palestiniens d’Al-Qods

24. Juli 2026 um 09:22
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras exécutif du Comité Al-Qods, présidé par le Roi Mohammed VI, a achevé, jeudi 23 juillet à Al-Qods, une série de formations dans le domaine de l’import-export au profit des commerçants palestiniens de la Ville…

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