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Vie, digital et innovation : la STAR accélère sa mutation et prépare l’avenir

17. Juni 2026 um 22:06

 STAR Assurances a clôturé l’exercice 2025 avec une croissance de ses primes émises de 12%, supérieure à celle du marché de l’assurance.

Sa part de marché se consolide ainsi à 11,35%, contre 11,29% un an plus tôt. Ces résultats, présentés le 17 juin 2026 lors de la communication financière consacrée à l’exercice, confirment selon Laurent Thuillier, directeur général depuis fin avril 2025, la position de leader de la compagnie.

Le marché tunisien de l’assurance a atteint environ 4,3 milliards de dinars en 2025, en hausse de 11,4%, après une progression de 10,8% en 2024 : deux années consécutives de croissance à deux chiffres. C’est surtout l’assurance vie qui tire cette dynamique, avec 1,36 milliard de dinars de primes, en croissance de 16,34%, et qui représente désormais 31,4% du marché global. Cette progression s’explique par les besoins en épargne, les incitations fiscales et une prise de conscience accrue des risques financiers depuis la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, la STAR a accéléré la diversification de son portefeuille, historiquement dominé par l’automobile. Ce segment recule de 46,1% à 45,7% entre 2024 et 2025, au profit de la vie, dont la part progresse de 12,6% à 13,6%. Le produit d’épargne A affiche une croissance de 57% sur l’année, et 85% des agents du réseau, auparavant quasi exclusivement orientés vers le non-vie, ont vendu au moins une assurance police vie en 2025 — une transformation significative pour un réseau qui était encore non-vie il y a deux ou trois ans.

Un contexte macroéconomique plus favorable

Cette performance s’inscrit dans une économie tunisienne en amélioration. Le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025, contre 1,4% en 2024, porté par l’agriculture, les services comme l’hôtellerie et les transports, les activités informatiques et plusieurs branches industrielles. L’inflation poursuit sa décrue, de 7% en 2024 à 5,6% en 2025, dans un contexte de deux baisses du taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base chacune, en mars 2025 puis début 2026 — même si des risques de reprise de l’inflation pourraient remettre en cause cette tendance.

Le déficit budgétaire s’est encore réduit grâce à la maîtrise des dépenses publiques, tandis que la dette publique reste élevée mais stable, à 82,1% du PIB. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens de l’étranger ont limité les pressions sur le compte courant, malgré un creusement du déficit commercial lié à une hausse des importations de 5,5%, contre seulement 2,6% pour les exportations. La notation de la dette souveraine tunisienne a par ailleurs été relevée à B par l’agence Fitch.

Plusieurs évolutions réglementaires ont marqué l’année : la réforme du chèque, qui a renforcé l’utilisation des traites, et la réforme du code du travail, qui s’est traduite pour la STAR par l’embauche de 46 personnes en 2025 et par la transformation quasi systématique des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée — une pratique que la compagnie appliquait déjà avant qu’elle ne devienne obligatoire. Le secteur financier a également vu se renforcer la supervision, via les accords entre le Conseil du marché financier et le Comité général des assurances, ainsi que le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment, accentué encore en 2026. Une caution de 20% a par ailleurs été instaurée sur l’ensemble des contrats de services.

Digitalisation, nouveaux produits et image de marque

La plateforme MyStar, qui permet aux clients de consulter leur portefeuille et d’effectuer cotations, souscriptions et paiements, s’est enrichie en 2025 de l’intégration du produit d’épargne . La compagnie a également déployé des terminaux de paiement permettant le règlement des primes en trois ou six fois par carte bancaire, en complément du paiement au comptant, et a intégré la plateforme E-CONSTA, mise en place par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances fin 2025 pour réduire la fraude.

Côté produits, la STAR a renforcé son offre multirisque professionnelle, agricole et entreprises, avec l’intégration systématique d’une protection juridique couvrant les honoraires d’avocats, désormais proposée aux professionnels comme aux particuliers. L’assurance junior, lancée en 2024, s’est vue enrichie d’une extension de garantie sur le soutien scolaire à domicile. Un accord signé en août 2025 avec une société privée propose désormais un système de télésurveillance par médaillon ou bracelet, équipé d’un détecteur de chute et d’une balise GPS, destiné aux personnes vulnérables, notamment âgées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Sur le plan de l’image de marque, le réseau d’agences rénovées atteint plus de 60 unités, dont 28 rénovées en 2025 seulement. Ces efforts ont permis à la STAR d’être élue marque de l’année pour la troisième ou quatrième année consécutive en 2025, et quatre de ses produits  ont été distingués comme produits de l’année.

Des engagements RSE affirmés

La compagnie met en avant ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale : des formations dispensées au personnel sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, des bus collectifs gratuits pour les collaborateurs, l’installation de 128 panneaux photovoltaïques sur le toit du siège, et la poursuite de programmes de soutien scolaire auprès de plusieurs écoles. Un partenariat avec la société tunisienne Bako Motors, fabricante de petites voitures électriques, vise à proposer des offres dédiées aux acquéreurs de véhicules électriques, tandis que le concept Starlab, lancé il y a plus d’un an, développe des partenariats stratégiques avec des start-up actives dans l’assurtech, la legaltech ou l’intelligence artificielle, avec la possibilité d’y prendre des participations.

Une ambition centrée sur la qualité pour 2026-2028

Le statut de leader de la STAR ne constitue pas une fin en soi pour son directeur général, qui le qualifie de simple complément à une ambition plus large : faire de la compagnie la référence du marché en matière de qualité des produits, des services et de la relation client. Trois principes guident cette ambition — être prévisible, fiable et simple — déclinés en cinq axes stratégiques pour la période 2026-2028.

Le premier axe consiste à délivrer cette expérience de qualité, via une segmentation client renforcée, une meilleure lisibilité des conditions contractuelles et la poursuite du programme de rénovation des agences. Le second vise une meilleure rentabilité : si la rentabilité technique progresse, le ratio combiné intégrant les frais généraux reste négatif, ce qui impose de poursuivre la sélection des risques, la surveillance du portefeuille, la lutte antifraude et la diversification au-delà de l’automobile. Le troisième axe porte sur l’excellence opérationnelle, à travers la finalisation des investissements technologiques engagés et un meilleur contrôle des opérations. Le quatrième vise de nouvelles opportunités de croissance, par des partenariats renforcés, le développement de l’inclusion financière et celui des filiales existantes. Le cinquième axe renforce l’approche sociétale de la compagnie, entre protection de l’environnement, inclusion assurantielle et bien-être des collaborateurs.

La filialisation de l’activité vie en bonne voie malgré un léger retard

Sur le plan opérationnel, la migration de l’infrastructure informatique de la STAR doit s’achever dans les prochaines semaines, et le déploiement des outils comptables et techniques sera finalisé en 2026, ouvrant la voie à une feuille de route de la donnée pouvant déboucher sur un data warehouse ou un outil de gestion de la relation client.

Le chantier le plus avancé reste la filialisation de l’activité vie, engagée avant l’arrivée de Laurent Thuillier à la tête de la compagnie, dans le cadre d’un partenariat stratégique renforcé avec la Société tunisienne de banque, déjà partenaire de l’assureur. Initialement prévu pour avril 2026, ce projet connaît un léger décalage lié aux délais d’obtention des agréments réglementaires, mais devrait se concrétiser avant la fin de l’année. L’objectif est de créer un pôle d’expertise unique en Tunisie, dédié à la gestion des contrats, à la souscription, à la gestion des sinistres et à l’animation commerciale, ouvert aux réseaux existants de la STAR ainsi qu’à d’autres partenaires bancaires ne disposant pas encore d’un tel accord.

 

 

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Le carburant propulse les prix des importations américaines

17. Juni 2026 um 18:29

Les prix des importations américaines ont augmenté plus que prévu en mai, sous l’effet de fortes hausses des prix des carburants et des biens d’équipement, ce qui a entraîné la plus forte augmentation annuelle en près de quatre ans.

Les prix à l’importation ont augmenté de 1,9 % le mois dernier, après une hausse révisée à la hausse de 2,0 % en avril, a annoncé mardi 16 juin le Bureau des statistiques du travail américain. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une augmentation de 1,0 % des prix à l’importation (hors droits de douane), après une hausse de 1,9 % annoncée précédemment pour avril.

Au cours des douze mois précédant mai, les prix à l’importation ont augmenté de 6,7 %. Il s’agit de la plus forte hausse annuelle depuis août 2022, après une augmentation de 4,2 % en avril. La guerre israélo-américaine a fait flamber les prix du pétrole, alimentant les pressions inflationnistes. Washington et Téhéran ont annoncé dimanche être parvenus à un accord sur les modalités d’un cessez-le-feu et de la réouverture du détroit d’Ormuz, même si cet accord reste conditionné à la fin des hostilités au Liban.

L’inflation à la consommation a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans en mai, tandis que les prix à la production ont enregistré leur plus forte hausse en plus de 3 ans, selon les données gouvernementales publiées la semaine dernière. La hausse des pressions inflationnistes et la solidité du marché du travail ont accru les chances d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, mais les économistes estiment que le seuil d’un nouveau resserrement reste élevé.

Les responsables de la banque centrale américaine devaient entamer mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. Les analystes prévoient que la Fed maintiendra son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais pourrait adopter une politique moins accommodante. Les prix des carburants importés ont augmenté de 12,5 % le mois dernier, après une hausse de 18,6 % en avril. Les biens d’équipement importés ont progressé de 1,3 %. La forte activité d’investissement dans le domaine de l’intelligence artificielle contribue à cette hausse.

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La Tunisie sur le point de lancer un centre commercial africain stratégique

17. Juni 2026 um 15:22

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), dans le cadre des préparatifs du lancement officiel des procédures de réalisation d’un centre commercial africain multidisciplinaire à Tunis, qui comprendra également une représentation de la banque.

Selon le ministère, ce projet vise à renforcer l’accès des produits et services tunisiens aux marchés africains, tout en offrant un appui financier et technique aux entreprises tunisiennes, notamment celles actives dans l’exportation et l’importation au sein de l’espace africain.

Lors de cette rencontre, le ministre a salué la qualité du partenariat entre la Tunisie et Afreximbank, en particulier dans le soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au développement du système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), auquel la Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à adhérer en février 2024.

Il a également mis en avant le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans la promotion du commerce intra-africain. Il a rappelé que la Tunisie soutient les secteurs prioritaires et dispose d’entreprises publiques capables de renforcer leur présence sur le continent grâce à la qualité de leurs services et à leur crédibilité à l’international.

Le ministre a aussi évoqué plusieurs initiatives stratégiques liées à l’intégration économique africaine, notamment le corridor commercial continental africain terrestre, dont la zone franche des activités logistiques et commerciales de Ben Guerdane et le poste frontalier de Ras Jedir constitueront des points de départ vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne enclavés.

De son côté, la délégation d’Afreximbank a exprimé sa satisfaction quant au soutien apporté par les autorités tunisiennes pour le lancement de ce projet. Elle a également fait part de sa volonté d’élargir davantage la coopération avec la Tunisie, dans les secteurs public et privé, et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur développement en Afrique à travers divers mécanismes de financement, facilités et garanties.

Afreximbank est une institution financière multilatérale regroupant 52 États membres. Elle figure parmi les principaux bailleurs de fonds des gouvernements africains et des entreprises privées du continent, avec pour missions principales le financement du commerce, le développement des exportations, ainsi que le soutien à l’industrialisation et au développement économique en Afrique.

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Exécution du budget 2026 : les députés veulent des clarifications

17. Juni 2026 um 14:42

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a fixé plusieurs priorités pour les prochaines semaines, avec notamment l’examen de l’exécution du budget de l’État 2026, l’application de l’impôt sur la fortune et l’avancement du projet de Code des changes.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le président de la commission, Maher Ketari, a annoncé la programmation prochaine d’une séance d’audition avec le ministère des Finances afin d’évaluer l’état d’avancement de l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2026 et de faire le point sur les principaux indicateurs ainsi que sur les défis rencontrés.

La commission prévoit également de solliciter les autorités compétentes pour obtenir des données détaillées sur les participations de l’État dans les entreprises et établissements publics depuis 2010.

Lire aussi: Exécution du budget de l’État à fin novembre 2024 : bilan et perspectives

Les députés ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’auditionner des représentants du ministère des Finances au sujet de la note explicative publiée récemment concernant les modalités d’application de la disposition relative à l’impôt sur la fortune. Cette démarche vise à clarifier l’interprétation retenue par l’administration, les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les éventuelles difficultés pratiques liées à l’application de cette mesure fiscale.

Dans le même cadre, les membres de la commission ont demandé au ministère des Finances de fournir un état détaillé des dispositions de la loi de finances en vigueur ayant déjà fait l’objet de textes d’application, ainsi que de celles pour lesquelles le cadre réglementaire n’a pas encore été finalisé. L’objectif est de permettre un suivi plus précis de l’exécution des mesures adoptées par le Parlement.

Le budget 2027 en point de mire

Les députés ont également souligné l’importance d’achever la révision de la loi organique du budget avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027. La question d’un éventuel recours à une loi de finances rectificative au cours de l’année a aussi été soulevée. Plusieurs élus estiment que les évolutions enregistrées dans certaines hypothèses économiques et financières ayant servi de base à l’élaboration de la loi de finances initiale justifient un débat sur cette option. Ils ont ainsi appelé le gouvernement à préciser sa position et à évaluer la nécessité d’un tel ajustement.

Concernant le projet de Code des changes, les députés ont considéré que le texte est désormais suffisamment mûr pour passer à l’examen détaillé de ses articles, après l’achèvement des auditions des différentes parties prenantes et structures concernées.

Certains membres de la commission ont enfin proposé la création d’un comité technique restreint chargé de centraliser et d’analyser les propositions formulées lors des auditions. Cette instance aurait pour mission d’aider à l’élaboration des amendements et à la préparation des débats article par article du futur Code des changes.

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Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

17. Juni 2026 um 14:06

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

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Classement CPPI 2025 : Radès relégué en bas de tableau

17. Juni 2026 um 10:23

Le classement 2025 du CPPI de la Banque mondiale confirme un écart marqué entre les principaux ports africains et méditerranéens, avec une nette domination de Tanger Med. Tandis que Radès figure en bas de tableau régional.

Le port de Radès occupe en 2025 la 251e place mondiale et la 13e position en Afrique selon le Container Port Performance Index (CPPI) publié par la Banque mondiale et S&P Global. Cet indicateur repose sur la mesure du temps total passé par les navires à quai, incluant l’attente et les opérations de manutention. Dans ce cadre, la position de Radès reflète une performance opérationnelle inférieure aux standards internationaux, caractérisée par des délais de traitement plus longs que ceux observés dans les ports les plus efficients.

Le port de Tanger Med se distingue nettement en occupant la 6e place mondiale du CPPI 2025. Ce qui en fait le premier port africain du classement. Cette performance s’explique par un haut niveau d’automatisation, une organisation logistique intégrée et une forte fluidité des opérations. Le contraste avec Radès est significatif, Tanger Med évoluant dans le cercle restreint des hubs mondiaux les plus performants. Alors que le port tunisien se situe dans la seconde moitié du classement global.

Port Saïd et l’avantage du canal de Suez

Le port de Port Saïd en Égypte fait partie des infrastructures africaines les mieux positionnées dans le CPPI 2025. Sa performance est portée par sa localisation stratégique à l’entrée du canal de Suez, qui génère un trafic intense et une rotation rapide des navires. Cette configuration lui permet de maintenir un niveau d’efficacité supérieur à la moyenne régionale, même s’il demeure en retrait par rapport à Tanger Med.

Djibouti, une progression portée par les investissements

Le port de Djibouti occupe une position intermédiaire dans le classement CPPI 2025 avec un score de 62,6 points. Il se distingue comme l’un des ports africains les mieux classés après les leaders régionaux. Cette dynamique s’appuie sur la modernisation des infrastructures et le développement du terminal de Doraleh, qui renforcent progressivement la fluidité des opérations portuaires et son rôle de plateforme logistique régionale.

Une hiérarchie portuaire clairement structurée

L’analyse comparative du CPPI 2025 met en évidence une hiérarchie nette entre les ports étudiés. Tanger Med s’impose comme un hub mondial de référence, Port Saïd confirme son rôle stratégique dans le corridor du canal de Suez, Djibouti poursuit une trajectoire de montée en puissance, tandis que Radès reste en retrait sur les indicateurs d’efficacité opérationnelle. Ces écarts traduisent essentiellement des différences de productivité portuaire, de modernisation des équipements et de capacité à réduire les temps d’escale, critères centraux de l’indice de la Banque mondiale.

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Entrepreneurs : jusqu’à 1/2 million de dinars pour transformer les idées vertes en entreprises

17. Juni 2026 um 10:13

Économie verte, bleue ou circulaire : les jeunes promoteurs tunisiens peuvent désormais bénéficier de financements avantageux allant jusqu’à 500000 dinars (ou 1/2 million de dinars), sans intérêts et avec trois années de grâce. Une opportunité que le ministère de l’Environnement entend mettre au service de l’investissement durable et de l’emploi.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Dalenda Ezzedine, chargée de l’Unité d’accompagnement des investisseurs au ministère de l’Environnement, a annoncé le lancement d’une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans les domaines de l’économie verte, bleue et circulaire.

Cette initiative vise à encourager les projets respectueux de l’environnement, à soutenir l’investissement durable et à favoriser la création d’emplois décents. Elle s’inscrit également dans les efforts déployés pour renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux défis environnementaux et climatiques.

Le dispositif repose sur un fonds de 20 millions de dinars mobilisé par le ministère de l’Environnement. Les porteurs de projets peuvent obtenir un prêt couvrant jusqu’à 50 % du coût total de leur investissement, avec un plafond fixé à 500.000 dinars par bénéficiaire.

Des conditions de financement avantageuses

L’un des principaux avantages de ce mécanisme réside dans son taux d’intérêt nul. Les bénéficiaires accèdent ainsi à un financement sans frais financiers, dans des conditions particulièrement favorables au lancement et au développement de leurs activités.

La durée de remboursement est fixée à dix ans, incluant une période de grâce de trois ans durant laquelle aucun remboursement n’est exigé. Cette mesure permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour lancer leurs projets, consolider leur activité et atteindre un niveau de rentabilité suffisant avant le début des échéances.

Modalités de candidature et accès au programme

Le programme restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026, dans la limite des ressources disponibles.

Pour bénéficier de ce financement, les porteurs de projets doivent télécharger le formulaire dédié sur la plateforme officielle du ministère de l’Environnement. Une fois le dossier constitué, la demande doit être déposée auprès des banques partenaires du dispositif, chargées de l’étude et du traitement des dossiers conformément aux procédures en vigueur.

À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement entend faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et accélérer l’émergence de projets innovants capables de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

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Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents

17. Juni 2026 um 10:08

Le « tableau de bord sur la compétitivité tunisienne de l’économie tunisienne » réalisé par l’ITCEQ en mai 2026 indique que les indicateurs de compétitivité de l’économie tunisienne montrent des évolutions différenciées sur la période récente.

Le PIB de la Tunisie progresse de 0,2 % en 2023 à 1,6 % en 2024 puis 3,2 % en 2025. Et ce, dans un contexte de reprise progressive de l’activité industrielle, de regain de certains secteurs exportateurs et de raffermissement de la demande intérieure.

Sur le plan externe, la part de marché des biens tunisiens sur le marché de l’Union européenne s’établit à 0,52 % en 2023 puis 0,53 % en 2024; contre 0,42 % en 2022. Une évolution associée notamment à la hausse des exportations d’huile d’olive liée à l’augmentation du prix moyen à l’export. La part de marché interne passe quant à elle de 43,1 % en 2022 à 51,6 % en 2025.

De son côté, le compte extérieur courant enregistre une amélioration avec un déficit moyen de 2,1 % entre 2023 et 2025, contre 6,9 % sur la période 2020-2022, en lien avec la reprise du secteur touristique et la hausse des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger.

Pour sa part, le déficit budgétaire recule de 9,7 % du PIB en 2020 à 5,4 % en 2025, sous l’effet de l’évolution des recettes fiscales, de la maîtrise de la masse salariale et de la baisse des dépenses de compensation, notamment énergétiques.

Quant à l’endettement extérieur exprimé en pourcentage du revenu national brut disponible, il diminue de 62,7 % en 2020 à 44,1 % en 2024. Et ce, dans un contexte de remboursement du principal de la dette extérieure à long terme et de recours accru aux emprunts intérieurs. L’inflation atteint 8,3 % en 2022 puis 9,4 % en 2023, avant de reculer à 5,3 % en 2025.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers représentent 1,9 % du PIB en 2025 contre 1,3 % en 2023; et 11,5 % de la formation brute de capital fixe contre 8,1 % en 2023, avec une concentration dans le secteur manufacturier, suivi de l’énergie et des services. Le taux d’investissement demeure à 16 % du PIB sur la période 2021-2025. Tandis que l’ICOR recule pour atteindre 5,5 en 2025. Le taux d’épargne nationale se situe à 5 % en 2024 et 6 % en 2025.

La pression fiscale s’établit à 25,4 % en 2023, 25,1 % en 2024 et 24,7 % en 2025. La part des créances impayées passe de 15,7 % en 2024 à 16,8 % en 2025. Le marché boursier enregistre une progression avec un volume des transactions de titres à 2,9 % du PIB en 2025 contre 1,8 % en 2023, et une capitalisation boursière à 18,9 % du PIB contre 16 % en 2023.

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Les dattes tunisiennes occupent 47 % du marché sénégalais

17. Juni 2026 um 09:56

La coopération économique entre la Tunisie et le Sénégal s’est intensifiée à l’occasion d’une mission organisée à Dakar et Diamniadio du 10 au 13 juin 2026.

Cette opération, conduite par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), a mobilisé 12 entreprises tunisiennes. Elle a également généré plus de 200 rencontres B2B avec une centaine d’opérateurs sénégalais.

Le Sénégal demeure le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne en termes d’exportations de dettes, avec environ 47 % du marché, 50 % de l’huile d’olive et 30 % du couscous.

Il faut rappeler que la mission a débuté le 10 juin 2026 à Dakar, avec l’organisation d’un forum d’affaires Tunisie-Sénégal à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, et sous l’égide de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Il a été coorganisé par le CEPEX et la Chambre syndicale nationale des conseillers en exportation.

Une participation tunisienne visible à Senefood et Senepack

Du 11 au 13 juin 2026, la délégation tunisienne a pris part à la 13e édition du salon « Senefood » et « Senepack » 2026. L’événement s’est tenu au Centre des Expositions de Diamniadio et a réuni plus de 150 exposants venus d’une dizaine de pays, ayant enregistré quelque 7 000 visiteurs professionnels.

Lire : La Tunisie en force au Salon Senefood & Senepack 2025 à Dakar

Selon le CEPEX, ce salon constitue une plateforme majeure pour les industries agroalimentaires et de l’emballage en Afrique de l’Ouest. Il permet de suivre les dynamiques du marché régional, et est à même de favoriser les échanges entre producteurs, distributeurs et importateurs.

A noter que la Tunisie était représentée par un pavillon de 45 m², où douze entreprises ont exposé leurs produits, avec une offre couvrant plusieurs produits: huile d’olive, dattes, vins, pâtes alimentaires, biscuiterie et autres fertilisants…

Renforcement des échanges commerciaux

En marge du salon, plusieurs rencontres de réseautage ont été organisées à Dakar, ayant réuni la délégation tunisienne et des opérateurs économiques sénégalais.

De plus, des visites d’entreprises ont été effectuées auprès d’importateurs et de distributeurs locaux. Ce qui a permis une meilleure compréhension des circuits de distribution.

À l’issue de cette mission, le CEPEX fait état de plusieurs résultats probants, notamment en termes de contacts commerciaux pour les entreprises tunisiennes et de nouvelles opportunités d’affaires.

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Les sept priorités pour le Sommet du G7 d’Évian ?

16. Juni 2026 um 15:32

Le Sommet des chefs d’État et de gouvernement du G7 se tient à Evian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026. A cette occasion, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni ainsi que l’Union européenne cherchent à développer des réponses aux défis qu’ils partagent dans un contexte international particulièrement volatil et incertain. Lequel est marqué par la multiplication des conflits, l’accentuation des déséquilibres économiques, la fragilisation de la gouvernance mondiale et aussi le recul des financements consacrés à l’aide au développement, souligne une note de la diplomatie française.

Au passage, on rappelle que le G7 a été créé à l’initiative de la France « pour répondre au premier choc pétrolier en 1975 ». Au fil des années, l’organisation a établi « un cadre de dialogue pour résoudre les crises », mais aussi en réaffirmant « les principes démocratiques, de prospérité économique et de coopération internationale. Ils demeurent fondamentaux dans l’action collective du groupe ».

Dans cette optique, « la France entend faire de sa présidence du G7 2026 un moment de convergence et d’action concrète sur les grands défis de notre temps, mais aussi sur les crises géopolitiques ». D’ailleurs, afin de rebâtir « des coopérations indispensables », l’Hexagone a invité, cette année, cinq pays à participer au Sommet d’Evian, à savoir le Kenya, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud et l’Egypte. Comme vous pouvez le constater, le Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) a été ignoré cette année.

Voici les sept priorités du sommet G7 d’Évian :

1. Créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée

Dans un environnement international marqué par une forte volatilité économique et financière, la France et ses partenaires travailleront, à Evian, à la résorption des déséquilibres macroéconomiques excessifs d’une manière coopérative et coordonnée, et à obtenir des engagements collectifs concrets. Concurrence prédatrice, surcapacités industrielles, sous-investissement, surendettement et dérégulation : ces déséquilibres menacent la prospérité et la stabilité économique des nations, favorisent les replis protectionnistes au détriment de tous et portent en germe des crises financières, économiques et géopolitiques.

2. Construire un nouveau consensus sur la solidarité internationale

Lors de sa présidence du groupe, la France entend promouvoir un nouveau consensus sur des partenariats internationaux plus justes, plus efficaces et mieux coordonnés. Ce nouveau consensus sur les objectifs et le périmètre de notre politique de solidarité reposera sur une rationalisation des instruments et une démonstration de l’efficacité des actions menées dans une approche mutuellement bénéfique. Le G7 et les pays partenaires travailleront à renforcer la complémentarité de leurs actions dans les pays en développement afin d’améliorer l’impact concret des politiques d’aide et de soutien.

3. Renforcer les chaines de valeur des minerais critiques

L’essor des énergies renouvelables et du numérique accentue la dépendance de nos technologies à une quantité et une variété croissante de métaux critiques et minéraux rares, indispensables à la production des technologies bas carbone, des batteries, de semi-conducteurs ou d’équipements numériques.

Un nombre réduit d’acteurs occupe aujourd’hui une position dominante dans ce secteur stratégique, grâce à sa maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’extraction jusqu’au raffinage et à la transformation industrielle. Dans ce contexte, la France souhaite encourager la diversification des chaînes d’approvisionnement et renforcer les chaînes de valeur des minerais critiques, sous les aspects industriels, de financement, commercial, de traçabilité et de transparence, de stockage et de recyclage.

En travaillant avec ses partenaires du G7, la France souhaite créer des partenariats mutuellement bénéfiques et mieux sécuriser l’approvisionnement en ressources essentielles.

4. Protéger les mineurs en ligne

La protection de l’enfance en ligne constitue une priorité commune aux membres du G7. Dans la continuité du Sommet pour l’Action sur l’IA organisé en 2025 à Paris, les chefs d’État et de gouvernement échangeront sur plusieurs initiatives destinées à mieux protéger les mineurs face à l’usage des plateformes numériques.

5. Lutter contre le narcotrafic

La lutte contre les flux illicites est un objectif partagé des pays du G7. Elle s’articule autour de la lutte contre la criminalité organisée, en particulier le trafic de drogues et le financement du terrorisme. Alors que les ports constituent une voie d’entrée significative des drogues sur les territoires des pays du G7, ce dernier doit s’engager davantage pour la sécurisation des ports et une meilleure coordination internationale en la matière.

6. Lutter contre le cancer

Pour la première fois depuis la création du G7, la lutte contre le cancer constituera une priorité du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. La France souhaite engager ses partenaires afin de réduire la mortalité et d’augmenter l’espérance de vie des personnes atteintes d’un cancer. L’ambition portée par la France est de soutenir la recherche et le partage de données entre pays du G7 ainsi que de maintenir des objectifs chiffrés et inscrits dans le temps.

7. Échanger sur les crises géopolitiques

Les discussions porteront en particulier sur la guerre en Ukraine et le conflit au Proche et Moyen-Orient. Sur l’Ukraine, il s’agit de bâtir de la convergence pour poursuivre le soutien à l’Ukraine et obtenir une paix solide et durable, qui donne toute clarté à l’Ukraine et à l’Europe sur leur sécurité à l’avenir. Sur le Moyen-Orient, les échanges porteront notamment sur le rétablissement de la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz et les conditions d’une stabilité durable dans la région.

D’après diplomatie.gouv.fr

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Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

16. Juni 2026 um 10:24

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

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Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

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SOTETEL : dividende de 0,600 DT et 2,74 MDT distribués

15. Juni 2026 um 17:01

L’Assemblée générale ordinaire de SOTETEL a approuvé la distribution d’un dividende de 0,600 dinar par action au titre de l’exercice 2025, pour une enveloppe globale d’environ 2,74 MDT.

Réunie le 12 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de SO.T.E.TEL a décidé la distribution d’un dividende de 0,600 DT par action au titre de l’exercice 2025.

Le montant total des dividendes à distribuer s’élève à près de 2,74 millions de dinars et concerne 4,57 millions d’actions. La date de détachement du dividende a été fixée au 9 septembre 2026. Le paiement interviendra le 11 septembre 2026.

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Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger atteignent 3,6 milliards de dinars

15. Juni 2026 um 13:13

Les transferts de fonds effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger ont atteint 3.669 millions de dinars. Soit environ 3,6 milliards de dinars, à la fin du mois de mai 2026. C’est ce que révèlent les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie.

Ce montant enregistre une progression de 4,5 % par rapport à la même période de l’année 2025, où ces transferts s’élevaient à 3,510 millions de dinars.

Exprimés en dollars américains, ces flux financiers représentent environ 1,267 milliard de dollars (soit près de 1,26 milliard de dollars), sur la base d’un taux de change moyen mensuel de 1 dollar = 2,894 dinars, enregistré à la fin du mois de mai dernier.

Ces transferts demeurent une source importante de devises pour l’économie tunisienne, contribuant au soutien des équilibres financiers extérieurs du pays.

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La BCE est prête à relever ses taux d’intérêt en juillet

15. Juni 2026 um 11:45

La Banque centrale européenne (BCE) est prête à relever ses taux d’intérêt pour la deuxième fois consécutive lors de sa prochaine réunion, si le choc provoqué par la guerre au Moyen-Orient l’exige, selon Joachim Nagel, membre du Conseil des gouverneurs.

Les effets de la guerre sont trop importants pour être ignorés, ce qui rend nécessaire la hausse des taux d’intérêt, même si la situation s’améliore rapidement, a dernièrement déclaré le président de la Bundesbank, Nagel Joachim. La hausse des coûts de l’énergie a un impact sur les autres prix et affecte l’inflation sous-jacente, a-t-il ajouté.

« Le Conseil des gouverneurs se réunira en juillet pour sa prochaine réunion de politique monétaire. Nous n’écartons aucune option et restons prêts à réagir, si nécessaire. Notre approche, fondée sur des données probantes et menée réunion après réunion, demeure la plus appropriée »…

Les répercussions du conflit se font sentir en Europe, où les prix à la consommation ont augmenté de plus de 3 % en mai et où l’activité économique est en chute libre. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti que le choc énergétique se propageait à l’ensemble de l’économie.

Dans ce cadre, les marchés anticipent deux nouvelles hausses de taux de 25 points de pourcentage, décidées par la gouverneure et ses collègues, afin de freiner la forte flambée des prix. Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, la prochaine mesure pourrait intervenir dès juillet si la situation ne s’améliore pas d’ici là.

Les prévisions trimestrielles de la BCE publiées au cours de la semaine du 8 juin indiquent une accélération de la hausse des prix à la consommation au cours des deux prochaines années, la croissance économique étant pénalisée par l’affaiblissement de la demande. « C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous contenter de “regarder passer”. Une hausse des taux d’intérêt serait une mesure nécessaire, même si la situation devait s’améliorer rapidement », a ajouté Nagel.

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Excès de liquidités, mais crédit aux entreprises en panne : l’alerte de l’IACE

15. Juni 2026 um 11:04

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a publié une analyse intitulée « Capitaliser sur la Liquidité des Banques Privées pour Financer L’Economie ». L’étude examine pourquoi les banques privées tunisiennes n’augmentent pas leur offre de crédit au secteur privé, malgré une liquidité suffisante. Ce manque de financement freine la croissance et la création d’emplois.

L’étude de l’IACE relève que le crédit aux entreprises privées du secteur industriel n’a progressé que de 0,1 % en 2023. Il a ensuite chuté de 0,3 % en 2024. Le secteur des services, lui, a enregistré des hausses de 2,7 % puis 2,6 %. Le Rapport de supervision bancaire 2024 de la BCT attribue ce ralentissement au repli de la demande de financement, lié à la conjoncture économique difficile. L’étude juge cette explication incomplète. Elle appelle à analyser aussi l’offre bancaire.

Le constat central porte sur le taux de transformation crédits/dépôts. Ce taux atteignait 120 % avant la pandémie en 2019, soit le plafond réglementaire fixé par la BCT. Il est tombé à 101,4 % en 2023, puis a continué de baisser sur 2024-2025 pour atteindre 96,2 % en août 2025. Ce niveau reste toutefois élevé en Tunisie par rapport à des pays où le secteur bancaire appartient majoritairement au privé, comme la France (91,4 %) et le Maroc (89,2 %). Les banques publiques expliquent cet écart.

L’étude de l’IACE souligne en effet un fossé marqué entre les deux catégories d’établissements. Le ratio crédit/dépôts des trois principales banques publiques s’élevait à 101, 7% fin décembre 2023, puis 97,3 % fin juin 2025. Celui des trois principales banques privées, lui, n’atteignait que 69,4 %, puis 67,4 %, sur la même période.

L’étude juge ce ratio alarmant. La liquidité disponible chez les banques privées est en effet largement suffisante. Leur taux de couverture de liquidité (LCR) atteint 138,3 % à fin 2025, bien au-delà du minimum de 100 % exigé par les accords de Bâle III. L’étude affirme ainsi que les banques privées ne capitalisent pas sur cet excès de liquidité pour offrir davantage de crédit aux entreprises privées.

L’étude avance trois explications. La première tient à la loi n° 10-2024 du 7 février 2024. Cette loi a autorisé la BCT à accorder des facilités au Trésor public pour 7 milliards de dinars. La loi de finances 2025 et le projet de loi de finances 2026 ont porté ce montant à 11 milliards de dinars, à taux zéro, avec trois ans de période de grâce et 15 ans de remboursement. Ces montants limitent la capacité de la BCT à refinancer les banques.

La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées. Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, ces banques privilégient les garanties réelles. Elles restreignent aussi leur exposition aux PME.

La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées, de l’ordre de 4 % ou plus. Les banques privilégient le financement de l’État via les Bons du Trésor. Cela se traduit par des taux de crédit aux PME avoisinant 11 %, contre un TMM autour de 7 %. Le coût du financement augmente et l’investissement productif en pâtit.

L’étude relie ces contraintes sur l’offre de crédit à la faiblesse persistante de la croissance économique. Celle-ci atteint 2,5 % en 2025, contre 1,4 % en 2024. L’inflation, elle, a ralenti : de 9,3 % en 2023, elle est passée à 7,0 % en 2024, puis à 5,3 % en 2025.

L’IACE recommande à la Banque centrale d’encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque. Cette prudence ne doit toutefois pas se traduire par un retrait du financement de l’économie productive. L’objectif est de transformer la gestion du risque en levier pour faciliter l’accès au crédit des entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt qu’en frein.

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Meuble Intérieurs : 27,3 MDT de CA en 2025, repli confirmé

15. Juni 2026 um 08:38

La Société Atelier du Meuble Intérieurs a annoncé une révision de ses états financiers consolidés de l’exercice 2025. Et ce, à la suite de l’intégration de sa nouvelle filiale en France, remplaçant les données publiées le 21 mai 2026 au Bulletin officiel.

Le groupe Meuble Intérieurs a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 27,3 millions de dinars (MDT) en 2025; contre 29,2 millions de dinars un an auparavant. Soit un recul de 6,5 %.

Le résultat net consolidé part du groupe s’est établi à 2,63 MDT, contre 2,82 millions de dinars (MDT) en 2024. Enregistrant ainsi une baisse de 6,7 %.

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Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique

15. Juni 2026 um 07:35
L’inflation durablement excessive et la crise économique tunisienne mettent en évidence les limites d’un État qui oscille entre interventionnisme tatillon et inefficace et incapacité régulatrice. D’où les effets psychologiques, sociaux et politiques cumulés.   Il y a des moments dans…

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Tunisie – Le 30 juin 2026, premier paiement du nouvel impôt sur la fortune!

14. Juni 2026 um 10:39

Retenez bien cette date, si vous êtes assujetti à l’impôt sur la fortune.: mardi 30 juin 2026

Dans une note explicative qu’il vient de publier, le ministère des Finances détaille « les modalités d’application du nouvel impôt sur la fortune », instauré par la loi de finances 2026. Il y est indiqué que « la première déclaration ainsi que le paiement de cet impôt doivent être effectués au plus tard le 30 juin 2026 ». Ce nouvel impôt, qui remplace l’ancien impôt sur la fortune immobilière créé en 2023, concerne « les personnes physiques dont la valeur nette de l’ensemble des biens et actifs atteint ou dépasse 3 millions de dinars au 1er janvier de l’année d’imposition ».

Ensuite, la note rappelle que le taux est fixé à 0,5 % pour la tranche comprise entre 3 et 5 millions de dinars et à 1 % pour la part dépassant 5 millions de dinars. Les biens des enfants mineurs à charge doivent être intégrés à la déclaration du contribuable.

Contrairement à l’ancien dispositif limité aux biens immobiliers, le nouvel impôt couvre l’ensemble du patrimoine, notamment les biens immobiliers, les véhicules, les équipements, les actions, les obligations et les parts sociales. Les résidents sont imposés sur leurs biens situés en Tunisie et à l’étranger, tandis que les non-résidents ne sont concernés que par les actifs détenus en Tunisie.

Ceci étant, la loi prévoit plusieurs exonérations, notamment pour la résidence principale, les biens affectés à une activité professionnelle, certaines participations dans les sociétés, l’épargne bancaire et postale, les contrats d’assurance-vie ainsi que les véhicules de faible puissance fiscale.

Les déclarations et paiements peuvent être effectués auprès des recettes des finances ou via les plateformes électroniques du ministère.

Ce nouvel impôt s’inscrit dans le cadre de la réforme fiscale visant à élargir l’assiette de l’impôt.

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Office du commerce : l’urgence de réformer le stockage et la distribution

14. Juni 2026 um 10:21

Il faut un changement radical en matière de mode de fonctionnement des centres de stockage et de distribution relevant de l’Office  du commerce de la Tunisie (OCT) et de réaliser un saut qualitatif dans les méthodes de travail adoptées et les mécanismes d’analyse des indicateurs du marché.

C’est le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, qui s’exprimait lors d’une réunion, samedi 13 juin au Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Il estime que le rôle des centres de stockage et de distribution ne devrait plus se limiter aux tâches traditionnelles, mais plutôt  devenir une force de proposition active pour moderniser le système de distribution et renforcer la gestion des stocks de produits de base, optimisant ainsi l’efficacité des interventions.

Dans cette optique, relève un communiqué du département du Commerce, Abid a mis en relief le rôle social de l’office dans la mise en œuvre de la politique de l’État et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, rappelant qu’il demeure l’une des principales structures pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

L’OCT a réussi, ces derniers temps, rappelle-t-il, à surmonter une série de difficultés et de défis tout en maintenant un rythme d’approvisionnement stable et sans tensions notables pour les produits de base.

A noter que cette rencontre a permis de présenter plusieurs exposés axés autour des activités des centres, des futurs projets d’investissement, dans les centres de stockage et de distribution, des applications informatiques utilisées, des nouveaux projets de numérisation et de gouvernance de la gestion des activités de stockage et de distribution, en plus du projet de stratégie de l’Office de commerce de Tunisie pour la période 2026-2030.

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Minerais essentiels : la ruée mondiale qui redessine le commerce

13. Juni 2026 um 12:05

Selon un rapport de la CNUCED qui vient d’être publié, la transition énergétique provoque un bouleversement sans précédent du commerce mondial des minerais stratégiques. Lithium, cobalt, nickel, cuivre, terres rares : ces matières premières, indispensables aux technologies propres, voient leur demande exploser.

D’ici 2040, les besoins en lithium devraient bondir de 353 %, ceux en graphite de 131 %. Les batteries, véhicules électriques, centres de données et semi-conducteurs sont les principaux moteurs de cette fièvre minière, souligne la CNUCED dans son rapport.

Mais l’offre, elle, reste très concentrée. Quelques pays contrôlent l’essentiel des ressources. En 2025, la RDC produisait 74 % du cobalt mondial, l’Indonésie 67 % du nickel, et la Chine 69 % des terres rares. Surtout, Pékin domine le raffinage (l’étape la plus rentable) pour le lithium, le cobalt et les terres rares. L’Indonésie, elle, raffine 43 % du nickel planétaire, rappelle l’organisme onusien.

Face à cette dépendance, les États durcissent leur politique commerciale. Depuis 2020, près d’une centaine de nouvelles mesures à l’exportation ont été adoptées : licences, taxes, voire interdictions. Objectif : sécuriser l’approvisionnement national et capter davantage de valeur ajoutée. La RDC, la Chine et l’Indonésie sont les plus actives.

Parallèlement, les partenariats internationaux se multiplient. Sur 73 accords analysés par la CNUCED, 58 ont été signés depuis 2022. Ils couvrent exploration, extraction, raffinage et recyclage. Mais les pays en développement restent souvent cantonnés aux activités amont, sans bénéficier des technologies ou du transfert de compétences.

Le message de l’institution onusienne est clair : sans coopération internationale renforcée, le commerce des minerais essentiels risque soit d’enfermer les pays producteurs dans un simple rôle extractif, soit de fragmenter les marchés en blocs rivaux.

Pour réussir la double transition – bas carbone et numérique – il faudra à la fois diversifier les sources, mieux recycler, et associer équitablement les pays en développement à la création de valeur. La politique commerciale a un rôle décisif à jouer. Mais elle ne pourra agir seule.

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