Festival de la chanson : Saber Rebaï nie sa nomination

© Mosaique FM

© Mosaique FM
Ce partenariat, de plus de 1 milliard de dollars sur cinq ans, devait soutenir la lutte contre le VIH/SIDA et le paludisme, renforcer la santé maternelle et infantile, et améliorer la préparation aux épidémies. Il impliquait également un cofinancement zambien de 340 millions de dollars.
Le projet comprenait toutefois des dispositions controversées : le financement était lié à un engagement bilatéral dans le secteur minier et au partage de données sur les pathogènes sur dix ans. Ces clauses ont suscité des inquiétudes concernant la souveraineté du pays et l’usage futur des informations collectées.
Des ONG locales et internationales ont critiqué ces conditions, estimant qu’elles privilégiaient les intérêts des entreprises minières au détriment des programmes de santé essentiels pour la population zambienne.
La Zambie n’est pas un cas isolé en Afrique. Le Zimbabwe a interrompu un accord similaire de 367 millions de dollars. Tandis que le Kenya voit l’application de son Memorandum of Understanding suspendue par la justice pour des motifs de protection des données.
Pour le président Hakainde Hichilema, cette décision reflète la volonté de renforcer l’autonomie nationale et de réduire la dépendance à l’aide étrangère. Alors que Washington conditionne de plus en plus son soutien à des objectifs stratégiques et économiques.
L’article Souveraineté : la Zambie dit non à un accord de santé avec les Etats-Unis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La Banque mondiale a publié le 18 février 2026 un rapport sans appel: pour continuer à se développer tout en faisant face aux bouleversements climatiques, Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars sur les 25 prochaines années. Un chiffre colossal pour une petite île qui, pourtant, ne représente qu’une infime fraction des émissions mondiales de CO₂, à peine 0,01%.
Intitulé «Mauritius Country Climate and Development Report (CCDR)», le rapport souligne que Maurice subit de plein fouet des conséquences d’une crise qu’elle n’a presque pas créée. Montée des eaux, cyclones plus violents, sécheresses, inondations: les risques sont concrets, et ils touchent directement le quotidien des Mauriciens. Un tiers de la population vit sur le littoral. Le tourisme, colonne vertébrale de l’économie, dépend d’une nature préservée. La pêche nourrit des familles entières. Tout cela est aujourd’hui menacé.
Concrètement, à quoi servirait cet argent?
Sur les 5,6 milliards, 4,2 milliards iraient à des investissements climatiques directs: protéger les côtes, renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, mieux gérer l’eau. Le reste, 1,4 milliard, financerait des réformes économiques profondes pour rendre le pays moins vulnérable sur le long terme: tourisme durable, pêche responsable, énergies renouvelables.
Ramenés à l’échelle du temps, ces montants représentent environ 2,3% du PIB par an jusqu’en 2030, puis moins de 1% les années suivantes. C’est considérable, mais la Banque mondiale est claire: ne rien faire coûterait encore plus cher, jusqu’à 4% du PIB perdu d’ici 2050.
Un État aux marges étroites
Le problème, c’est que Maurice arrive à ce rendez-vous avec un niveau d’endettement déjà élevé. L’État ne peut pas tout porter seul. Le rapport appelle donc le secteur privé — banques, assureurs, fonds de pension — à prendre sa part, à condition que le gouvernement crée un cadre suffisamment sûr pour encourager ces investissements. Le déficit de financement climatique est estimé à 213 millions de dollars par an d’ici 2030: combler ce gouffre exigera une mobilisation collective, publique et privée.
Ce rapport est un avertissement, mais aussi une feuille de route. Maurice a les atouts pour relever ce défi, à condition d’agir maintenant, et ensemble.
L’article Ce petit pays africain doit trouver 5,6 milliards de dollars pour faire face au climat est apparu en premier sur Managers.
«Le Ramadan est un mois de spiritualité, mais aussi un moment qui modifie profondément nos habitudes alimentaires, hydriques et de sommeil. Chez le patient insuffisant cardiaque, ces changements peuvent être neutres… ou parfois déstabilisants», note Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, qui donne dans le post Facebook reproduit ci-dessous des indications et des conseils pour les patients atteints du cœur en vue d’un jeûne sans problèmes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le jeûne entraîne une réduction des apports hydriques pendant la journée avec augmentation de la viscosité sanguine ; une concentration hormonale différente (en particulier le système rénine-angiotensine) ; une modification du rythme veille-sommeil ; et parfois des excès alimentaires le soir.
Chez un patient stable, cela peut être bien toléré, mais chez un patient fragile, cela peut favoriser la déshydratation, l’hypotension, l’insuffisance rénale fonctionnelle et une surcharge si excès de sel à l’iftar, le repas de rupture du jeûne.
Pour le traitement, il y a quelques principes simples à suivre et des règles à respecter : les diurétiques plutôt après l’iftar ; l’hydratation répartie entre iftar et souhour ; une surveillance quotidienne du poids ; et un contrôle de la tension et du pouls.
Cependant, il convient d’arrêter le jeûne immédiatement s’il y a un essoufflement inhabituel, une prise de poids rapide (>2 kg en 48h), malaise, vertige ou fatigue extrême.
Au final l’idée qu’un patient insuffisant cardiaque ne doit jamais jeûner est fausse : si la maladie est stable et suivie médicalement, cela peut être possible, mais la décision doit être personnalisée, jamais automatique.
Le Ramadan n’est pas une épreuve pour le cœur. Il doit être vécu avec sagesse, équilibre et avis médical.
L’article Jeûne du Ramadan | Prudence pour les insuffisants cardiaques est apparu en premier sur Kapitalis.
Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? C’est pour répondre à cette question que l’auteur a réalisé une étude publiée en anglais publiée sur le site de l’Arab Reform Initiative, dont nous avons traduit les extraits ci-dessous.
Sofiane Jaballah *
Depuis l’implantation du complexe chimique en 1972,Gabès s’est imposée comme l’un des foyers emblématiques de la conflictualité écologique en Tunisie. La dégradation progressive des oasis, la pollution atmosphérique et marine, la multiplication des maladies respiratoires et des cancers ont façonné, chez une partie de la population, le sentiment de vivre dans un territoire sacrifié au nom d’un modèle de développement imposé d’en haut. Cette situation nourrit un vécu d’injustice environnementale et de vulnérabilité sociale, où se croisent enjeux sanitaires, économiques, territoriaux et symboliques.
Les épisodes d’asphyxie collective de l’automne 2025, touchant notamment des élèves, s’inscrivent dans ce contexte de crise prolongée, mais prennent la forme d’un moment de rupture : un événement qui rend visible ce qui était déjà ressenti, et qui transforme un risque chronique en sujet de conflit public.
C’est dans cette séquence que la campagne Stop Pollution–Gabès se déploie, au croisement entre mobilisation citoyenne, production de contre-discours et remise en cause du modèle chimico-industriel dominant.
Ce papier analytique et critique, se propose d’interroger ce que cette campagne fait à la fois au conflit écologique local, et à la culture contestataire tunisienne. Il s’agit d’en analyser les formes d’action, les cadrages, les acteurs et les registres de politisation qu’elle met en jeu, dans un contexte national marqué par la fermeture du champ politique et la recomposition des modes de protestation.
Les questions de recherche peuvent être formulées ainsi : Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? Quels cadrages du problème, quels adversaires, quels horizons de solution construit-elle, et avec quels répertoires d’action ? Comment cette campagne redéfinit-elle les formes de politisation en Tunisie post-2011, en contestant moins un gouvernement qu’un modèle de développement, et en faisant de la revendication d’un air respirable et d’une vie sans cancer un nouveau langage du politique ?
La séquence ouverte à Gabès à l’automne 2025 montre que l’on ne peut plus saisir les mobilisations locales uniquement à partir des vieux schèmes de la «protestation sociale» pour l’emploi ou contre la cherté de la vie.
En transformant un épisode aigu de pollution, des asphyxies d’élèves, des fuites de gaz, une panique sanitaire, en campagne de mouvement social structurée, Stop Pollution-Gabès donne à voir une recomposition profonde de la culture contestataire tunisienne.
La campagne ne surgit ni dans le vide, ni sur le seul registre de l’émotion : elle s’inscrit dans une histoire longue d’injustice environnementale documentée par la recherche, dans des décennies de sacrifices imposés au nom de l’industrialisation, et dans un sentiment durable de relégation territoriale. C’est parce que ce «déjà-là» scientifique, sanitaire et social existe que l’événement de 2025 peut fonctionner comme bifurcation et non comme simple fait divers.
L’analyse a montré que Stop Pollution-Gabès répond aux critères d’une campagne de mouvement social au sens de Tilly et Tarrow : séquence de revendications publiques continues, cadrage cohérent du problème, désignation d’adversaires, répertoire d’action diversifié, alliances multi-sectorielles, inscription dans la durée.
Le travail de cadrage est central : diagnostic d’un modèle de développement toxique, identification de responsables (complexe chimique, choix étatiques, déni institutionnel), formulation d’un horizon alternatif fondé sur le droit à la vie, à la santé et à un environnement non mortifère. Cette opération de framing permet de passer d’une indignation localisée à une cause partagée, trans-classe et trans-générationnelle, dont les slogans, les visuels et les hashtags fixent la grammaire («Nous voulons vivre» ; «Gabès s’asphyxie» ; «Démanteler les unités »).
Loin d’être «apolitique», cette campagne repolitise autrement : non pas en se positionnant sur l’axe classique régime/opposition, mais en contestant le cœur des politiques publiques de développement.
La comparaison avec la [campagne protestataire antérieure] Manich Msameh éclaire cette spécificité. Là où Manich Msameh visait un objectif défensif et ad hoc, empêcher une loi de réconciliation perçue comme un retour des élites corrompues, Stop Pollution–Gabès porte un projet de transformation radicale du modèle socio-économique. Moins politisé en apparence (absence de partis, de mots d’ordre sur le changement de régime, revendication d’«apolitisme»), le mouvement est en réalité plus politique dans son contenu : il ne conteste pas seulement un texte de loi ou un gouvernement, mais un régime de production du social qui accepte la maladie et la mort comme externalités ordinaires de la croissance. La revendication ne porte plus sur «plus d’emplois» dans un complexe chimique premier employeur de la région, mais sur le refus d’un emploi et d’une richesse qui tuent. En ce sens, Gabès propose une bifurcation écologique de la contestation.
Le rôle de certains acteurs collectifs et individuels, comme l’UGTT régionale et des figures civiques, apparaît décisif dans cette transformation. La centrale syndicale confère au mouvement un surcroît de légitimité, de capacité d’organisation et de puissance numérique, en certifiant que la cause écologique relève aussi de la justice sociale et du monde du travail. De son côté, un ingénieur-activiste comme Ammar incarne la montée en puissance d’un leadership expert qui articule contre-expertise scientifique, indignation morale et répertoires numériques, reliant l’échelle locale à des registres transnationaux de justice environnementale. Ensemble, ces ressources prolongent le conflit au-delà du moment de crise, le traduisent en campagne d’un mouvement social et lui donnent une épaisseur stratégique qui dépasse largement la seule réaction à l’événement.
Enfin, la trajectoire de la relation entre Stop Pollution-Gabès et la présidence de la République montre comment un conflit socio-écologique peut reconfigurer les lignes de la légitimité politique.
En ouvrant la «boîte de Pandore» par un second discours qui criminalise implicitement la mobilisation, le président rompt symboliquement avec une partie de la population de Gabès qui voyait encore en lui un possible allié. Celui qui se disait porteur de la volonté populaire devient, pour beaucoup, l’incarnation d’un État qui persiste à asphyxier une région au nom de la rentabilité industrielle.
La politisation se déplace alors : du modèle de développement vers la figure présidentielle elle-même, sans que le mouvement ne bascule pour autant dans une opposition partisane classique. C’est là l’un des apports majeurs de ce cas : montrer comment, dans la Tunisie post-2011, la conflictualité écologique devient un nouveau langage du politique, capable de déplacer les frontières entre gouvernants et gouvernés, entre «peuple» et «élites», entre centre et périphérie.
Cet article invite à considérer Gabès non comme une «exception écologique», mais comme un laboratoire socio-politique. Il suggère que les futurs conflits centraux ne porteront peut-être plus d’abord sur le partage du pouvoir institutionnel ou sur la seule question de l’emploi, mais sur la possibilité matérielle de vivre, de respirer et de rester sur place. Autrement dit, la lutte de Gabès ne réclame pas seulement la fermeture d’unités polluantes : elle met en scène, au présent, une bataille pour définir ce que «vivre dignement» signifie dans une Tunisie traversée par la crise climatique, les inégalités territoriales et l’épuisement des modèles de développement hérités.
Au-delà de l’analyse rétrospective, la séquence ouverte par Stop Pollution–Gabès invite à une projection prudente mais sociologiquement fondée. Par sa structuration horizontale, son inscription territoriale profonde et la nature même de ses revendications, la campagne semble porteuse d’un horizon stratégique difficilement neutralisable par les instruments classiques du pouvoir.
Revendiquer le droit de respirer, de vivre sans maladie et sans mort prématurée, ne renvoie ni à une idéologie ni à une doctrine religieuse, il s’agit d’une exigence vitale, transversale, qui excède les clivages politiques ordinaires et échappe aux dispositifs habituels de délégitimation.
Forte de plus d’une décennie d’expérience militante, de savoirs accumulés, de mémoire des promesses non tenues et de pratiques de mobilisation éprouvées, Stop Pollution–Gabès ne se contente plus de réagir aux crises ; elle anticipe, documente, organise et inscrit le conflit dans la durée.
Face à un système politique qui multiplie les tactiques de court terme sans proposer de stratégie crédible de sortie du modèle extractiviste, la campagne dessine progressivement un futur possible : celui d’une ville affranchie du complexe chimique, non comme utopie abstraite, mais comme trajectoire construite par la praxis collective. En ce sens, Gabès avance, lentement, «conflictuellement», mais résolument, vers la reconfiguration de son destin urbain, écologique et social, faisant de la justice environnementale non plus une revendication marginale, mais un principe organisateur du devenir politique local.**
* Sociologue, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC-Tunis).
** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.
L’article Gabès et la nouvelle culture protestataire en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.
À l’occasion d’un workshop dédié aux réseaux électriques et aux énergies renouvelables, les responsables tunisiens du secteur de l’énergie ont rencontré leurs homologues belges et européens à Bruxelles
Ce déplacement, soutenu par l’ambassade de Tunisie en Belgique, marque une étape clé dans l’acquisition du savoir-faire technique nécessaire à la gestion future du projet Elmed.
A cette occasion, Sahbi Khalfallah, Ambassadeur de Tunisie à Bruxelles, a reçu une délégation du ministère tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des Mines et de responsables à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).
Pour rappel, le projet Elmed est une infrastructure monumentale décrite comme un «pont énergétique» entre l’Italie (station de Partanna en Sicile) et la Tunisie ( Mlaabi dans le Cap Bon), qui reliera les grands systèmes électriques de l’Europe et de l’Afrique du Nord.
Sur une longueur totale d’environ 220 kilomètres (dont environ 200 km en câble sous-marin) avec une capacité de 600 MWh ce «pont énergétique» sera construit dans le plein respect de l’environnement et vise « à assurer une plus grande sécurité, durabilité et résilience dans l’approvisionnement en énergie, ainsi que le développement des échanges d’électricité produite à partir de sources renouvelables ».
Y. N.
L’article Elmed | La Tunisie et ses partenaires européens intensifient les préparatifs à Bruxelles est apparu en premier sur Kapitalis.
Il faut souligner qu’en Tunisie le chômage des jeunes diplômés demeure l’un des défis socio-économiques majeurs, avec une acuité particulière dans les régions intérieures comme le gouvernorat du Kef. Faible diversification économique, mobilité réduite, raréfaction des investissements : les contraintes structurelles limitent les perspectives d’insertion professionnelle.
A cet égard, les jeunes femmes sont particulièrement exposées, cumulant obstacles d’accès au marché du travail et manque d’opportunités adaptées à leurs compétences. Dans ce contexte, les dispositifs classiques d’employabilité peinent à produire des résultats durables. C’est précisément sur ce terrain que le projet YAZ entend innover, considérant que le chômage n’est pas une fatalité.
L’originalité de YAZ réside dans la convergence qu’il opère entre la valorisation culturelle et les compétences digitales avancées. En s’appuyant sur les industries culturelles et créatives – souvent regroupées sous le concept d’« économie orange » -, le projet transforme la richesse patrimoniale locale en ressource économique.
Au cœur du dispositif : le métier émergent de Digital Fashion Creator. À l’intersection du design, de la création artistique et des technologies numériques, cette spécialisation ouvre l’accès à des marchés globaux tout en préservant l’ancrage identitaire. Les participantes sont formées à la conception digitale, à la modélisation et aux outils de création numérique, avec une orientation assumée vers le freelancing et la collaboration à distance. Avec un objectif clair : inscrire les bénéficiaires dans les dynamiques internationales du travail créatif, sans les contraindre à l’exode.
![]()
Au-delà d’un simple programme de formation, YAZ revendique une transformation des trajectoires professionnelles. L’approche privilégie l’autonomisation économique par l’entrepreneuriat et l’acquisition de compétences transférables.
Dans un marché du travail marqué par la digitalisation accélérée, les industries créatives numériques occupent une place croissante. En positionnant les jeunes du Kef sur ces segments porteurs, le projet entend dépasser les logiques d’assistance pour installer une dynamique de création de valeur.
Le projet s’inscrit dans une dynamique collaborative impliquant plusieurs acteurs. Outre l’Association Cirta pour la Culture et la Jeunesse, YAZ bénéficie du soutien technique et financier de la Coopération suisse.
À l’échelle nationale, un partenariat opérationnel a conclu avec Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), afin d’assurer un ancrage institutionnel et un accompagnement structuré des bénéficiaires.
Cette logique multi-acteurs vise à consolider un écosystème local favorable à l’innovation, condition essentielle à la durabilité du projet.
Au-delà du Kef, YAZ ambitionne de devenir un modèle reproductible dans d’autres territoires confrontés à des défis similaires. En articulant inclusion économique, valorisation du patrimoine et transformation numérique, l’initiative esquisse une alternative aux schémas traditionnels de développement régional.
La question demeure toutefois centrale : cette hybridation entre culture et numérique peut-elle s’imposer comme levier structurel de croissance au Kef mais aussi au niveau national ?
Si sa viabilité à long terme se confirmait, YAZ pourrait contribuer à repositionner les industries culturelles et créatives au cœur des stratégies nationales d’employabilité. Une perspective qui, dans une Tunisie en quête de nouveaux moteurs de développement, mérite une attention soutenue.
L’article Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La nouvelle politique de Trump augmenterait les droits de douane au-delà du niveau maximal autorisé sur les exportations européennes. Et notamment sur le fromage, le beurre, certains produits agricoles, ainsi que divers plastiques, textiles et produits chimiques. C’est ce qu’indiquent des personnes connaissant bien l’évaluation de ces taux par l’UE, d’après un rapport publié mercredi 25 février par Bloomberg.
A noter qu’après que la Cour suprême américaine a invalidé l’utilisation par Trump d’une loi d’urgence pour imposer ses droits de douane réciproques dans le monde entier; le président américain a annoncé un nouveau droit de douane mondial. Il serait de 10 %, qu’il a menacé de porter à 15 %, mais qu’il n’a pas encore mis en œuvre. Ce droit est imposé en sus des taux dits de « la nation la plus favorisée » et peut rester en vigueur pendant cinq mois.
A cet égard, relevons que l’accord commercial UE-États-Unis, conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, impose un droit de douane de 15 % sur la plupart des exportations européennes vers les États-Unis. Tout en supprimant les droits de douane sur de nombreux produits américains entrant dans l’UE.
De son côté, le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, s’est entretenu à plusieurs reprises avec Jamieson Greer et Howard Lutnick pour évoquer les implications de l’arrêt de la Cour suprême. Selon des sources proches du dossier, la Commission et les États membres souhaitent tous deux respecter l’accord UE-États-Unis négocié l’été dernier, malgré l’incertitude actuelle.
« Il nous faudra deux ou trois mois pour nous assurer que la refonte des droits de douane est conforme à nos engagements », a déclaré M. Greer à Bloomberg TV mercredi. « Nous attendons également de l’UE et du Royaume-Uni qu’ils respectent leurs engagements », a-t-il ajouté.
L’article Les surtaxes américaines coûtent 4,2 milliards € aux exportateurs européens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Le gouvernement tunisien met en place de nouvelles mesures pour encourager l’achat de voitures électriques et hybrides. Un bonus écologique de 10 000 dinars sera versé aux entreprises, institutions publiques, collectivités locales et certains professionnels, comme les taxis dans un projet pilote.
Ces véhicules bénéficient d’avantages fiscaux comme exonération des droits de douane et de la taxe à la consommation, TVA réduite à 7%, et frais d’immatriculation et taxe annuelle de circulation réduits de moitié. L’État prend également en charge une partie des intérêts bancaires pour faciliter l’acquisition par les particuliers et les professionnels.
L’objectif, fixé par la Loi de finances 2026, est d’atteindre 50 000 voitures électriques en circulation et d’installer 5 000 bornes de recharge sur tout le territoire d’ici 2030.
L’article Primes de 10 000 DT pour les voitures électriques en Tunisie est apparu en premier sur Managers.
Dans une interview avec le célèbre éditorialiste et commentateur américain de droite Tucker Carlson, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, exprime des idées fort peu diplomatiques voire explosives où, citant le verset (15) de la Genèse dans la Bible, a cru pouvoir affirmer que tout le Moyen-Orient (Palestine, Jordanie, Liban, Syrie, Irak), mais aussi des parties de l’Egypte et l’Arabie saoudite, devrait appartenir aux Juifs.
Mohamed Larbi Bouguerra *

Ces déclarations ont scandalisé le journaliste israélien Gideon Levy qui s’est interrogé dans une chronique parue dans ‘‘Haaretz’’ du 22 février 2026 : «Existe-t-il des accélérateurs d’antisémitisme ou des pourvoyeurs de positions anti-israéliennes plus grands que ceux qui poussent Israël à devenir un empire régional, tout cela à cause d’une promesse biblique délirante faite il y a 3 000 ans ?»
Il est clair que Huckabee n’a jamais lu ‘‘Le traité sur la tolérance’’ de Voltaire qui écrivait en 1763 : «Les mahométans sont des usurpateurs depuis plus de mille ans (du bien des juifs). Si les juifs raisonnaient ainsi aujourd’hui, il est clair qu’il n’y aurait d’autre réponse à leur faire que de les mettre aux galères. Ce sont à peu près les seuls cas où l’intolérance paraît raisonnable.» (Edition Folio, p. 107)
Ce monsieur Huckabee a été un pasteur chrétien baptiste puis est devenu gouverneur de l’Arkansas puis deux fois candidat à la présidentielle.
En tant que baptiste, il attend la venue du Messie en Terre Sainte. C’est alors, dit la Bible dans l’Apocalypse, qu’il convertira tous les juifs. S’ils refusent, il les passera au fil de l’épée.
Comprenne qui pourra !
* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS (Université Paris VI).
L’article Quand l’ambassadeur américain en Israël se lâche grave est apparu en premier sur Kapitalis.
En 2025, le déficit énergétique atteint 6,3 Mtep, soit près de 65 % des besoins nationaux. Les subventions aux hydrocarbures représentent 9 % du budget de l’État, limitant les marges de manœuvre pour l’investissement public et les dépenses sociales.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Déficit énergétique | 6,3 Mtep (2025) |
| Dépendance énergétique | ≈ 65 % |
| Subventions énergétiques | ≈ 9 % du budget de l’État |
| Objectif renouvelable | 35 % de la production électrique d’ici 2030 |
| Projet ELMED | 600 MW |
| Emplois créés (concessions) | ≈ 300 emplois permanents |
L’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production électrique d’ici 2030 prend une dimension stratégique majeure. Selon les comparaisons de coûts des acteurs publics, le kWh solaire et éolien est aujourd’hui compétitif par rapport aux centrales thermiques alimentées par combustibles importés.
Cependant, les projets énergétiques nécessitent un financement structuré. La mobilisation du secteur privé via les partenariats public-privé (PPP) et le régime des concessions permet de limiter l’exposition financière de l’État tout en conservant son rôle de régulateur. L’alignement des projets sur des critères ESG renforce leur attractivité pour les investisseurs internationaux.
Par ailleurs, le projet ELMED, d’une capacité de 600 MW, relie la Tunisie au réseau européen. Il améliore la sécurité d’approvisionnement et la flexibilité du système électrique. Mais son succès dépend de la modernisation du réseau et de sa capacité à absorber des flux supplémentaires.
La montée des renouvelables soulève des enjeux techniques et humains. La gestion de l’intermittence nécessite des investissements dans les réseaux et les outils de pilotage. Les concessions ont déjà généré ≈ 300 emplois permanents. Développer des filières locales de maintenance et d’ingénierie renforcera les retombées économiques régionales.
En somme :
Lever les verrous administratifs, moderniser le réseau et investir dans les compétences locales sont des impératifs pour transformer chaque mégawatt produit localement en un levier de souveraineté. Dans ce contexte, la transition énergétique n’est pas une option différée : c’est aujourd’hui la clé pour sécuriser l’avenir économique et énergétique de la Tunisie, et faire de la dépendance d’hier un avantage stratégique pour demain.
————————
Sources : données publiques nationales, déclarations officielles, analyses sectorielles.
L’article Transformer la dépendance énergétique en levier stratégique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
Un nombre record de 129 journalistes et professionnels des médias ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions en 2025, dont les deux tiers par Israël, a déclaré mercredi 25 février 2026 le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans son dernier rapport.
Le nombre de journalistes tués dans le monde a atteint un record pour la deuxième année consécutive, après 124 décès recensés en 2024, dont les deux tiers également tués par Israël, relève l’organisation indépendante. Le CPJ recense depuis plus de 30 ans les attaques contre la presse.
Israël a été responsable de la mort de 86 journalistes en 2025. Ils sont, à plus de 80%, Palestiniens. Dans ce classement du crime abject, l’Etat hébreu devance de très loin le Soudan (9), le Mexique (6), la Russie (4), et les Philippines (3).
L’État hébreu est aussi responsable de 81 % des 47 assassinats ciblés de journalistes classés comme «meurtres» par l’organisation dans son rapport.
«Dans un contexte de tensions croissantes à travers le monde, le mépris d’Israël pour la vie des journalistes – et pour le droit international censé les protéger – est sans précédent», note le rapport. Il ajoute : «Depuis que le CPJ a commencé à compiler ces données en 1992, Israël a tué plus de journalistes que tout autre gouvernement, faisant de la guerre israélo-palestinienne (qui inclut les massacres perpétrés par Israël à Gaza ainsi que ses attaques meurtrières au Liban, au Yémen et en Iran) la plus meurtrière jamais enregistrée pour les journalistes.»
Le CPJ écrit, également : «Si couvrir la guerre est intrinsèquement dangereux, Israël a franchi un nouveau cap en ciblant délibérément et illégalement les journalistes. En 2025, le CPJ a recensé 47 cas de journalistes assassinés en raison de leur travail, Israël étant responsable de 81 % de ces assassinats. Le nombre total de ces assassinats ciblés pourrait être bien plus élevé. Compte tenu des restrictions extrêmes imposées à Gaza, notamment l’interdiction d’accès à la presse étrangère indépendante, la destruction des infrastructures de communication, les déplacements massifs de population et les pertes humaines considérables, il est difficile d’enquêter sur les circonstances de chaque décès. La plupart des preuves contemporaines ayant été détruites, le nombre exact de journalistes palestiniens à Gaza délibérément ciblés par Israël restera peut-être à jamais inconnu.»
I. B.
L’article CPJ | Israël a tué 86 journalistes en 2025 est apparu en premier sur Kapitalis.
Le Financial Times, citant des sources bien informées et se référant à des documents russes confidentiels qu’il a consultés, a révélé les détails d’un accord secret irano-russe prévoyant une commande iranienne de systèmes de défense aérienne russes d’une valeur de 545 millions de dollars en juillet de l’année dernière, quelques jours seulement après la fin de la guerre des douze jours.
Imed Bahri
Ces révélations interviennent alors que les États-Unis déploient une force militaire considérable au Moyen-Orient, sur fond de menaces du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran s’il ne conclut pas à un «bon accord» concernant son programme nucléaire.
Le journal britannique indique que l’accord signé à Moscou en décembre dernier oblige la Russie à livrer 500 lanceurs mobiles Verba et 2500 missiles 9M336 à Téhéran sur une période de trois ans.
Les négociations ont eu lieu entre Rosoboronexport (l’agence d’État russe chargée des exportations d’armement) et un représentant du ministère iranien de la Défense à Moscou.
Le journal précise que Rouhollah Katibi, un haut responsable du ministère iranien de la Défense basé à Moscou, a coordonné l’accord. Il avait auparavant contribué à la vente de centaines de missiles balistiques à courte portée Fateh-360 à la Russie, destinés à être utilisés en Ukraine.
Les États-Unis ont imposé des sanctions à Katibi en 2024, l’accusant d’agir pour le compte du ministère iranien de la Défense. Le département du Trésor américain l’a qualifié de trait d(union entre le gouvernement russe et le ministère iranien de la Défense.
Le système Verba est l’un des systèmes de défense aérienne les plus avancés de la Fédération de Russie. Il s’agit d’un missile sol-air portable à guidage infrarouge, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones.
Ce système permet aux forces terrestres de déployer rapidement des défenses dispersées sans dépendre d’installations radar fixes, plus vulnérables aux attaques.
Selon les termes du contrat, les livraisons sont prévues en trois phases entre 2027 et 2029.
Un ancien haut responsable américain a déclaré : «La Russie a peut-être perçu cet accord comme un moyen de rétablir ses relations avec l’Iran après son incapacité apparente à soutenir son allié lors de la guerre de douze jours contre Israël». Il a ajouté : «Ils souhaitent que l’Iran reste un partenaire. Par conséquent, même s’ils n’ont pas pu intervenir pendant la crise, ils tenteront de renouer les liens par la suite».
Le FT a cité une source proche du dossier qui a déclaré : «Il est probable qu’un petit nombre de ces systèmes aient été livrés à l’Iran dès le début». L’ambassadeur d’Iran à Moscou Kazem Jalali l’a également laissé entendre en confirmant plusieurs vols récents entre Moscou et Téhéran.
Un avion-cargo russe Iliouchine Il-76TD a effectué au moins trois vols entre Mineralnye Vody, dans le Caucase du Nord, et la ville iranienne de Karaj au cours des dix derniers jours. Au moins un autre appareil du même type est arrivé en Iran en provenance de la même région fin décembre. L’Iran aurait également reçu jusqu’à six hélicoptères d’attaque russes Mi-28 en janvier et aurait commencé à en utiliser un à Téhéran ce mois-ci.
Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies (un groupe de réflexion basé à Moscou) a expliqué que «si certaines unités étaient livrées et déployées en Iran, il est peu probable qu’elles améliorent significativement la défense globale de Téhéran en cas de nouvelle guerre contre Israël ou les États-Unis».
Cependant, M. Pukhov a souligné que ce nouveau système pourrait rendre beaucoup plus dangereuses les opérations américaines impliquant des hélicoptères et des avions volant à basse altitude, tactiques récemment utilisées pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. «Si une attaque héliportée comme celle contre Maduro devait se produire, ce système pourrait s’avérer très utile aux Iraniens. Si les missiles sont confiés aux bonnes personnes au bon moment, ils peuvent causer d’importants dégâts» du côté américain, a-t-il ajouté.
Nicole Grajewski, professeure assistante à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste des relations stratégiques irano-russes, a déclaré : «Cet accord témoigne d’un changement de stratégie pour Téhéran après la destruction de ses défenses aériennes par Israël l’an dernier». Elle a ajouté : «Contrairement aux systèmes de défense aérienne stratégiques russes de plus grande envergure, tels que les S-300 et S-400, le Verba ne nécessite pas de formation ni d’intégration poussées et peut être déployé beaucoup plus rapidement. Aucun de ces transferts ne modifiera fondamentalement la capacité de l’Iran à rivaliser avec les forces armées les plus avancées au monde mais ils pourraient prolonger le prochain conflit».
Le FT rappelle que Téhéran a fourni à Moscou des drones et des missiles pendant la guerre russo-ukrainienne. Les deux pays ont également signé un traité visant à renforcer leurs relations bilatérales en janvier 2025 et l’Iran a cherché à acquérir deux escadrons de chasseurs Soukhoï Su-35 de pointe auprès de la Russie.
En juin 2025, la confrontation militaire la plus directe et la plus violente entre l’Iran et Israël a éclaté lorsque Tel-Aviv, avec le soutien militaire direct des États-Unis, a lancé une série de frappes aériennes ciblant trois installations nucléaires iraniennes clés.
Cette guerre a marqué un tournant radical dans le cours du conflit régional, Washington s’engageant, pour la première fois, ouvertement et immédiatement dans des opérations offensives. Cela a entraîné la destruction massive des infrastructures de défense de Téhéran et a plongé toute la région au bord d’un conflit ouvert, qui a pris fin après l’annonce par le Pentagone et l’armée israélienne du succès des «frappes chirurgicales» ayant permis de détruire les principales cibles dont des réacteurs et des installations d’enrichissement vitaux.
L’intensification de l’activité militaire américaine durant ce mois de février s’inscrit dans la continuité des conséquences de cette guerre. Washington cherche à tirer profit de la supériorité aérienne acquise l’été dernier pour imposer de nouvelles conditions nucléaires à Téhéran, tandis que ce dernier s’efforce de reconstruire au plus vite ses systèmes de défense en concluant ces accords avec Moscou pour l’acquisition de missiles portables Verba, dans le but de créer une défense aérienne au sol capable de pallier les vulnérabilités techniques révélées par les douze jours de la précédente guerre.
L’article Les dessous de l’accord d’armement russo-iranien est apparu en premier sur Kapitalis.
La deuxième édition du concours régional Artiterroir, organisée par la Délégation régionale de l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat) et le Hub Design Nabeul, avec l’appui du projet Pampat (Onudi/Seco), sous le thème : «Les produits du terroir de Nabeul, source d’inspiration pour l’artisanat local», a été clôturée lors d’une cérémonie tenue mardi 24 février 2026 à Dar Machat.
Cette édition a rassemblé 23 participants représentant différentes activités artisanales, principalement la céramique, produit artisanal emblématique de la région.
Les créations ont mis en avant des techniques innovantes et créatives, traduisant une évolution des savoir-faire traditionnels vers des formes contemporaines.
Le concours a mis à l’honneur les trois produits phares du terroir de Nabeul : la fleur de bigaradier, symbole sensoriel et agricole de la région ; la harissa, à travers son ingrédient central, le piment rouge ; et la figue de barbarie, notamment celle de Bouargoub, reconnue pour sa qualité. Ces produits ont servi de source d’inspiration pour la création d’objets artisanaux pensés comme des cadeaux et souvenirs porteurs de sens.


Le premier prix a été attribué à Lotfi Boughzela pour une création originale de peinture sur verre inspirée du piment rouge de la harissa. «J’ai souhaité traduire la force symbolique du piment rouge à travers une approche artistique contemporaine qui valorise notre identité culinaire», a-t-il déclaré.
Le deuxième prix a été décerné à Maha Mami pour deux créations en céramique mettant en valeur la fleur de bigaradier. «La fleur de bigaradier est un symbole sensoriel fort de Nabeul ; j’ai choisi de la mettre en valeur à travers un décor en relief finement modelé, afin d’en souligner la délicatesse et l’élégance», a-t-elle expliqué.
Le troisième prix a été remis à Rahma Bouaoun, déjà lauréate en 2025, pour une création en céramique mettant à l’honneur la figue de barbarie. «Après une première distinction en 2025, j’ai souhaité relever un nouveau défi en proposant une interprétation revisitée de la figue de barbarie, à travers une approche contemporaine», a-t-elle commenté.
Au-delà de la compétition, le concours vise à renforcer le lien entre artisanat, agriculture et tourisme. En développant des objets inspirés des produits du terroir, les artisans contribuent à enrichir l’offre de souvenirs authentiques, adaptés à un tourisme culturel et alternatif, complémentaire au tourisme balnéaire. Ces créations permettent aux visiteurs d’emporter avec eux une part de l’identité de Nabeul, à travers des pièces uniques ancrées dans le territoire.
Les créations primées seront exposées dans un espace dédié lors du Salon de la Création Artisanale, prévu du 27 mars au 5 avril 2026 au Parc des Expositions du Kram, offrant ainsi une visibilité nationale aux lauréats.


Depuis l’année dernière, l’Onat met davantage en avant les produits du terroir et travaille en étroite collaboration avec les acteurs des secteurs agroalimentaire et touristique, afin de positionner l’artisanat comme un pilier de l’attractivité touristique de la région.
La cérémonie s’est tenue en présence de représentants de l’Onudi Tunisie, de l’ambassade de Suisse ainsi que des membres du comité de pilotage de la Stratégie nationale de valorisation et de promotion des produits du terroir. Cette stratégie, initiée par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche en partenariat avec l’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia), vise à structurer et à promouvoir les produits du terroir comme leviers de développement économique et d’attractivité touristique. Sa mise en œuvre bénéficie de l’appui du Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (Pampat), mis en œuvre par l’Onudi avec le financement du Secrétariat d’État à l’Économie de la Confédération Suisse (Seco).
Dans le cadre du déploiement national du concours Artiterroir, la région de Kairouan constitue la deuxième zone pilote où la première édition du concours est actuellement en cours de réalisation et les résultats seront annoncés prochainement.
Les créations portent sur trois produits emblématiques de la région : la figue de barbarie d’El Ala, la rose et l’huile d’olive Oueslati, confirmant ainsi la volonté de dupliquer ce modèle dans d’autres régions, afin de créer des synergies entre agriculture, artisanat et tourisme et de générer davantage de valeur ajoutée au niveau local.
Communiqué.
L’article Artisanat | Lauréats du concours Artiterroir à Nabeul est apparu en premier sur Kapitalis.