La Banque mondiale a publié le 18 février 2026 un rapport sans appel: pour continuer à se développer tout en faisant face aux bouleversements climatiques, Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars sur les 25 prochaines années. Un chiffre colossal pour une petite île qui, pourtant, ne représente qu’une infime fraction des émissions mondiales de CO₂, à peine 0,01%.
Intitulé «Mauritius Country Climate and Development Report (CCDR)», le rapport souligne que Maurice subit de plein fouet des conséquences d’une crise qu’elle n’a presque pas créée. Montée des eaux, cyclones plus violents, sécheresses, inondations: les risques sont concrets, et ils touchent directement le quotidien des Mauriciens. Un tiers de la population vit sur le littoral. Le tourisme, colonne vertébrale de l’économie, dépend d’une nature préservée. La pêche nourrit des familles entières. Tout cela est aujourd’hui menacé.
Concrètement, à quoi servirait cet argent?
Sur les 5,6 milliards, 4,2 milliards iraient à des investissements climatiques directs: protéger les côtes, renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, mieux gérer l’eau. Le reste, 1,4 milliard, financerait des réformes économiques profondes pour rendre le pays moins vulnérable sur le long terme: tourisme durable, pêche responsable, énergies renouvelables.
Ramenés à l’échelle du temps, ces montants représentent environ 2,3% du PIB par an jusqu’en 2030, puis moins de 1% les années suivantes. C’est considérable, mais la Banque mondiale est claire: ne rien faire coûterait encore plus cher, jusqu’à 4% du PIB perdu d’ici 2050.
Un État aux marges étroites
Le problème, c’est que Maurice arrive à ce rendez-vous avec un niveau d’endettement déjà élevé. L’État ne peut pas tout porter seul. Le rapport appelle donc le secteur privé — banques, assureurs, fonds de pension — à prendre sa part, à condition que le gouvernement crée un cadre suffisamment sûr pour encourager ces investissements. Le déficit de financement climatique est estimé à 213 millions de dollars par an d’ici 2030: combler ce gouffre exigera une mobilisation collective, publique et privée.
Ce rapport est un avertissement, mais aussi une feuille de route. Maurice a les atouts pour relever ce défi, à condition d’agir maintenant, et ensemble.
Entre les maquettes et la réalité, il y a tout un monde ! Avec des prix du pétrole en baisse et que le président américain Donald Trump fait pression pour davantage les baisser, les recettes de l’Arabie saoudite ne sont plus celles qui étaient prévues et par conséquent, le Royaume est entré dans une phase de déficit budgétaire. Résultat : les mégaprojets connaissent des ajustements, des reports ou des annulations. Finie la folie des grandeurs des années précédentes, place à l’austérité !(Photo : Le mégaprojet The Cube à Riyad est à l’arrêt).
Imed Bahri
The Chosun Daily, journal sud-coréen anglophone, estime que l’Arabie saoudite, autrefois guidée par l’ambition financière, se montre désormais plus prudente. La construction du gigantesque bâtiment «Cube» (Mukaab), prévu au cœur de Riyad, est à l’arrêt.
Dans le cadre de son projet de réforme nationale Vision 2030, l’Arabie saoudite ambitionnait de créer des villes miniatures au milieu du désert. Cependant, face à des prix du pétrole toujours inférieurs au seuil de 90 à 110 dollars le baril nécessaire à l’équilibre budgétaire, le Royaume a officiellement annoncé l’annulation de plusieurs mégaprojets et le retrait de leurs plans de mise en œuvre.
Des mégaprojets à l’arrêt
Reuters a rapporté que l’Arabie saoudite a suspendu la construction du Cube et a entrepris de réévaluer sa viabilité financière et ses priorités stratégiques. Le Cube, une structure cubique de 400 mètres de côté, devait inclure un dôme piloté par intelligence artificielle et une ziggourat (édifice en forme de pyramide à étages constitué de plusieurs terrasses superposées) de 300 mètres de haut. Le projet avait suscité un intérêt international, certains affirmant qu’il pourrait contenir l’équivalent de 20 Empire State Buildings. Toutefois, tous les travaux de construction sont à l’arrêt depuis le début des fouilles.
Le cabinet de conseil immobilier britannique Knight Frank a estimé le coût de développement du projet Neo Cube, cube compris, à environ 50 milliards de dollars. Cependant, la valeur réelle des contrats attribués aux entreprises de construction n’a pas dépassé jusque-là les 100 millions de dollars. La date d’achèvement prévue du projet a également été repoussée de dix ans, de 2030 à 2040.
Les mégaprojets, symboles de la Vision 2030, ont subi des réductions, des reports ou des refontes successives. The Line (La Ligne), la ville linéaire qui constitue le cœur de Neom, est en cours de refonte, avec une réduction significative par rapport aux 170 kilomètres initialement prévus.
Le mégaprojet Neom risque de rester encore longtemps dans les cartons.
Retards pour insuffisance budgétaire
Les Jeux asiatiques d’hiver de 2029, initialement prévus à la station de montagne de Trogina, ont également été reportés sine die, sans explication officielle. Toutefois, l’opinion générale est que l’achèvement du projet d’ici 2029 est devenu difficile en raison des retards de construction et des insuffisances budgétaires. Une source sur place a déclaré : «Il est absolument impossible que nous soyons prêts d’ici 2029».
Ces développements sont dus à la chute des prix du pétrole. Les cours mondiaux ont dégringolé aux alentours de 60 dollars le baril. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix compris entre 90 et 110 dollars le baril pour équilibrer son budget. Les prix actuels sont nettement inférieurs. Avec les investissements massifs liés à la Vision 2030, le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre environ 5% du PIB. Les mégaprojets sont devenus les cibles prioritaires pour «accélérer les choses».
Les pressions exercées par l’administration du président américain ont également contribué à la baisse des prix du pétrole. Trump a déclaré publiquement au Forum de Davos en janvier de l’année dernière : «Je demanderai à l’Arabie saoudite et à l’Opep de baisser les prix du pétrole».
Déjà, huit pays de l’alliance Opep+, dont l’Arabie saoudite, ont mis en œuvre une augmentation de leur production quotidienne de 411 000 barils à partir d’avril 2025, soit trois fois plus rapide que les estimations du marché. Des augmentations de même ampleur se sont poursuivies en mai et juin.
L’Agence américaine d’information sur l’énergie (U.S. Energy Information Administration – EIA) a prévu une baisse du prix du pétrole brut Brent, passant de 81 dollars le baril en 2024 à 68 dollars en 2025, puis à 61 dollars en 2026. Quant à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle a également anticipé un ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, conjugué à une offre excédentaire persistante. Bien que l’Arabie saoudite ait augmenté sa production face à la baisse des prix du pétrole, cette mesure a finalement pesé davantage sur ses finances.
Le Fonds d’investissement public (PIF), moteur financier de la Vision 2030, doté d’un actif d’environ 925 milliards de dollars, a également réorienté ses priorités. Ce fonds, contrôlé de facto par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, a épongé 8 milliards de dollars de pertes liés à des mégaprojets tels que Neom fin 2024. Depuis, il a réorienté ses investissements vers des secteurs plus rentables comme la logistique, l’intelligence artificielle et l’exploitation minière.
Ajustements en fonction des priorités
«Des ajustements, des reports ou des annulations peuvent être effectués en fonction des priorités», a déclaré le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, en décembre dernier, autorisant de fait la restructuration de projets. Parallèlement, l’Arabie saoudite réoriente ses ressources vers les infrastructures nécessaires aux événements déjà programmés tels que l’Exposition universelle 2030 et la Coupe du monde de 2034.
Face à la montée des pressions financières, l’Arabie saoudite s’intéresse également aux ultra-riches. Bloomberg a rapporté que le Royaume envisageait d’accorder des droits de résidence privilégiés aux personnes fortunées dont le patrimoine dépasse 30 millions de dollars ainsi qu’aux propriétaires de yachts de luxe. Ce plan vise à attirer des capitaux étrangers et des particuliers fortunés vers des projets stratégiques tels que Neom, le complexe touristique de la mer Rouge et la rénovation de Riyad. L’Arabie saoudite cherche à attirer à la fois des capitaux et des particuliers grâce à une version saoudienne du visa doré (Golden visa). Cependant, des questions subsistent quant à sa compétitivité, étant donné que les Émirats arabes unis disposent déjà d’un système de visa doré et offrent des permis de séjour de dix ans.
Ainsi, l’Arabie saoudite, qui s’était lancée dans la construction de mégapoles à un rythme soutenu grâce aux revenus pétroliers, a commencé à ralentir la cadence face à la baisse des prix du pétrole. Les observateurs estiment que la Vision 2030, qui promeut une ère post-pétrolière, est désormais confrontée à une véritable épreuve dans un contexte de pénurie de pétrole.
Les entreprises sud-coréennes n’ont pas été épargnées par les répercussions de cette évolution. Au premier semestre 2025, la valeur des commandes à l’étranger pour les entreprises de construction sud-coréennes a chuté de 20% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est principalement due à la réduction et au report des commandes liées au projet Neom. Une cimenterie sud-coréenne implantée en Arabie saoudite, qui fournissait du béton prêt à l’emploi à un consortium, a interrompu sa production et a procédé à des licenciements en raison de la forte diminution des volumes liés à Neom.
Lorsque des commandes sont retardées, les chantiers et les chaînes d’approvisionnement sont les premiers touchés. Si les volumes provenant de projets saoudiens comme Neom diminuent, les performances des entreprises locales de construction et de matériaux de construction au Moyen-Orient sont inévitablement et directement impactées.
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“Toute entreprise de travaux publics qui ne respecterait pas ses engagements dans la réalisation des projets dans la région, selon le rythme requis, verra son contrat résilié et sera remplacée par une autre entreprise”, a déclaré, mardi, le ministre de de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, lors d’une visite de travail dans la région de Gafsa.
Dans une déclaration aux médias, Zouari a indiqué que le ministère œuvrera à accélérer l’achèvement des projets en cours de réalisation dans la région, afin qu’ils voient le jour au cours de l’année 2026, d’autant plus qu’un certain nombre d’entre eux connaissent des difficultés et des retards dans le rythme d’exécution.
Et d’ajouter que son département a programmé plusieurs projets pour l’année administrative 2026, dont l’aménagement et l’entretien de la route locale n° 899, pour un coût estimé à près de 50 millions de dinars. Il a précisé que le projet est actuellement au stade de publication de l’appel d’offres, soulignant que l’examen des offres débutera dans les prochains jours, en vue du lancement des travaux au début de l’année 2026.
Il a, d’autre part, annoncé que l’appel d’offres relatif au projet d’aménagement de la route nationale n°15, reliant les gouvernorats de Kasserine et de Gafsa, sera lancé dans les prochaines semaines, ajoutant que cette route constitue un danger pour la sécurité des usagers.
Le ministre a, à ce sujet, indiqué avoir autorisé le déploiement d’équipes pour combler les crevasses et les trous sur cette route, à titre de mesure urgente, parallèlement au lancement de l’appel d’offres, afin que les travaux démarrent au début de l’année 2026, avec un renforcement prévu durant la saison estivale.
Par ailleurs, Zouari a souligné que le ministère a accordé les autorisations nécessaires aux entreprises pour la réalisation des projets publics, tout en assurant les facilités requises et en œuvrant à lever les différentes difficultés, notamment celles liées à l’approvisionnement en matériaux de construction.
Il a, d’autre part, précisé que les travaux de réalisation d’une partie des pistes agricoles débuteront au cours de l’année prochaine, sur une distance estimée à environ 38 kilomètres, ajoutant que l’appel d’offres sera lancé dans les prochaines semaines.
Evoquant le plan de développement 2026-2030, il a fait savoir qu’il est dans sa phase finale, avant sa transmission au Conseil national des régions et des districts ainsi qu’à l’Assemblée des représentants du peuple, en vue d’entamer ensuite la mise en œuvre des projets qui y sont inscrits.
La Tunisie avance vers l’élaboration d’un référentiel national de financement de la biodiversité, un cadre destiné à mobiliser les ressources publiques et privées pour enrayer la dégradation accélérée de ses écosystèmes, sous l’effet conjugué du changement climatique, de la surexploitation des ressources naturelles et des pressions exercées par les activités agricoles et industrielles.
Pays à la biodiversité méditerranéenne et saharienne riche mais fragile, la Tunisie fait face à des menaces croissantes. La raréfaction de l’eau, la dégradation des sols agricoles, la désertification, la pollution industrielle et urbaine, ainsi que la surexploitation des ressources marines et forestières affectent durablement les équilibres naturels. Ces pressions pèsent également sur des secteurs clés de l’économie, en particulier l’agriculture, fortement dépendante des services écosystémiques, et accentuent la vulnérabilité du pays face aux chocs climatiques.
C’est dans ce contexte que le Fonds mondial pour la nature WWF-Afrique du Nord et le Conseil Bancaire et Financier (CBF) sont en train de mener des démarches pour finaliser ce référentiel visant à structurer et orienter les flux financiers en faveur de la biodiversité. L’objectif est d’intégrer la protection de la nature dans les politiques économiques et financières, en couvrant, pour la première version du référentiel, le secteur agricole et le secteur industriel, selon le WWF-Afrique du nord.
Le futur cadre doit permettre d’identifier les besoins de financement, de coordonner les interventions des différents acteurs et d’améliorer la traçabilité des ressources consacrées à la conservation et à la restauration des écosystèmes. Il ambitionne également de favoriser des investissements contribuant à des pratiques agricoles durables, à la réduction des pollutions industrielles, à la réhabilitation des sites dégradés et à une gestion plus rationnelle des ressources naturelles.
Il y’a lieu de rappeler que la Tunisie s’est inscrit dans la dynamique du programme international BIODEV2030, porté par le Fonds mondial pour la nature (WWF), dans l’objectif d’engager les secteurs économiques dans la réduction de leurs impacts sur la biodiversité.
Des engagements volontaires avec plusieurs secteurs considérés comme prioritaires ont été signés dans ce cadre. Ces engagements portent notamment sur l’intégration du critère biodiversité dans les chaînes de valeur, l’amélioration des pratiques sectorielles et la mobilisation de financements à impact positif pour la nature.
Le secteur bancaire figure parmi les premiers à s’être engagé, à travers le Conseil Bancaire et Financier (CBF), qui regroupe les établissements financiers du pays.
Pour les promoteurs du projet, le référentiel national de financement de la biodiversité constitue un levier stratégique pour atténuer les risques écologiques et économiques auxquels la Tunisie est confrontée. En orientant les investissements vers des modèles plus durables, il vise à renforcer la résilience des filières productives et à aligner les politiques nationales avec les engagements internationaux de la Tunisie en matière de biodiversité et de développement durable.
À terme, l’enjeu est de faire de la biodiversité non plus une contrainte, mais un pilier de la stabilité économique et sociale, dans un pays particulièrement exposé aux effets du changement climatique.
Le CBF et le WWF-Afrique du Nord avaient signé, en mai 2024, une convention cadre triennale marquant un engagement commun pour la préservation de la biodiversité et visant à intégrer des pratiques financières durables et réduire l’empreinte écologique des activités financières.
Il s’agit également d’un partenariat stratégique entre le CBF et WWF-Afrique du Nord pour la protection de l’environnement et le développement d’une finance engagée dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la nature.
Bildungsminister Noureddine Nouri hat am Dienstag, 14. Oktober 2025, in einer Plenarsitzung in Anwesenheit des Präsidenten des Nationalrats der Regionen und Bezirke, Imed Derbali, die Mehr