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Empfangen — 27. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Sarra Zaafrani Zenzri représente la Tunisie au 3ème Sommet Russie-Afrique à Moscou

27. Oktober 2026 um 17:13

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, effectue une visite officielle en Russie à la demande du président de la République, Kaïs Saïed, pour participer aux travaux du troisième Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, lit-on dans un communiqué publié mardi 27 courant, par la présidence du gouvernement.

Le sommet sera présidé par le président Russe, Vladimir Poutine, en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains. Un forum économique et humanitaire se tiendra, en marge de cette rencontre, sur le thème « Agir ensemble pour développer une coopération mutuellement bénéfique et renforcer les capacités de chaque pays africain », selon la TAP.

Des sessions de dialogue seront, également, organisées autour de plusieurs thématiques, notamment :« La souveraineté : fondement du développement », « L’économie d’un ordre mondial souverain », « La coopération sociale et humanitaire et le capital humain », ainsi que « La technologie et l’innovation au service de l’amélioration de la qualité de vie ».

Le sommet examinera, en outre, les moyens de renforcer la coopération économique entre la Russie et les pays africains, notamment, dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la santé, des infrastructures, de l’énergie, des technologies et de l’éducation, indique la même source.

Sarra Zaafrani Zenzri aura plusieurs entretiens bilatéraux et prendra part aux séances plénières et aux sessions de dialogue. Elle sera accompagnée, lors de cette visite, par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, ainsi que par une délégation composée de responsables de la présidence du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères.

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TRIBUNE – LLM et banques tunisiennes : de la fascination technologique à l’ingénierie de la décision

27. Oktober 2026 um 15:43

Dans la continuité de nos réflexions sur la gouvernance des données bancaires et la modernisation des systèmes d’information, une question s’impose : comment les grands modèles de langage peuvent-ils concrètement améliorer la décision bancaire tunisienne, sans créer de nouvelles dépendances ? Car si ces outils promettent de révolutionner le travail intellectuel, leur valeur économique ne réside pas dans la génération automatique de texte, mais dans leur capacité à transformer une information dispersée en décisions vérifiables. Le passage du prototype à la productivité mesurable exige une ingénierie d’exécution rigoureuse : gouvernance des accès, intégration aux systèmes d’information et contrôle humain.

Oscillant entre fascination pour des capacités conversationnelles inédites et crainte d’une automatisation incontrôlée, le débat autour de l’intelligence artificielle générative peine à offrir aux décideurs économiques une grille de lecture opérationnelle. La prolifération des modèles de langage s’accompagne trop souvent de discours vagues sur la transformation numérique, masquant les véritables enjeux d’ingénierie et d’organisation. L’urgence n’est plus à la découverte créative, elle est à l’évaluation économique.
Pour arbitrer efficacement, le décideur doit d’abord dépouiller la technologie de sa charge mythologique. Un grand modèle de langage n’est ni une conscience artificielle, ni une banque de données universelle ayant assimilé l’intégralité du savoir humain. Il s’agit d’un système informatique entraîné sur d’immenses jeux de données textuelles pour apprendre des distributions de probabilités entre unités linguistiques. Lorsqu’il est sollicité, le modèle ne réfléchit pas au sens humain du terme. Il génère séquentiellement des unités de texte en calculant, à chaque étape, la suite la plus plausible compte tenu du contexte fourni en entrée.
Comprendre cette nature probabiliste est fondamental pour le manager : le modèle ne produit pas une vérité absolue, mais une proposition linguistique plausible. Sa valeur d’usage ne réside donc pas dans l’abandon de l’analyse à l’algorithme, mais dans sa capacité à préstructurer, synthétiser et rapprocher des flux d’informations complexes afin de préparer l’arbitrage humain.

Au-delà du gain de temps : le risque de la soumission cognitive

Ce signal d’alarme n’est pas théorique. Moulay Hafid Elalamy, fondateur du groupe Saham et ingénieur informaticien de formation, l’a formulé avec une clarté qui mérite d’être prise au sérieux : « Auparavant, la technologie améliorait les capacités humaines. Aujourd’hui, elle remplace les êtres humains. » S’exprimant au forum Entrepreneurs on the Move à Casablanca le 17 octobre 2026, il a pointé un risque plus insidieux encore que le remplacement de l’emploi, celui de la soumission cognitive : la tendance croissante à accepter les réponses générées par l’IA comme des vérités définitives, sans comparaison, sans recul, sans jugement indépendant.
Pour les pays du Sud mondial, qui n’ont ni participé à la conception de ces modèles ni défini les corpus sur lesquels ils ont été entraînés, ce risque prend une dimension supplémentaire : adopter des outils dont les biais, les angles morts et les erreurs systémiques leur sont largement invisibles. C’est précisément pourquoi l’ingénierie de contrôle n’est pas une option défensive, c’est la condition sine qua non d’un déploiement souverain.

De la réduction des délais à la productivité mesurée

L’argument le plus fréquemment avancé en faveur des modèles de langage est le gain de temps. Or, en matière de gestion d’entreprise comme d’administration publique, la réduction du temps de rédaction ou de recherche documentaire ne garantit pas automatiquement une hausse de productivité globale.
Si un algorithme produit une note de synthèse en dix secondes mais exige deux heures de vérification minutieuse pour corriger des erreurs factuelles ou des biais d’interprétation, le gain net est nul – voire négatif en termes de gestion du risque. La productivité réelle se mesure en soustrayant les coûts de vérification et de correction des gains de rapidité, rapportés au taux d’erreurs évitées et à la qualité des décisions. C’est cette équation complète – et non le seul temps de génération – qui détermine la valeur économique réelle de l’outil.
Nous avons montré dans une tribune récente que le véritable test de la transformation numérique bancaire ne sera pas le nombre d’applications lancées, mais la qualité des décisions de crédit produites. Les modèles de langage s’inscrivent exactement dans cette logique : ils ne valent que par ce qu’ils font améliorer dans la chaîne de décision – instruction des dossiers, analyse du risque, suivi des engagements. Mais cette amélioration ne devient effective que si l’organisation définit des protocoles stricts de contrôle : qui valide la sortie algorithmique, selon quelles grilles d’audit et avec quelle responsabilité décisionnelle ?

Gouvernance, sécurité et pertinence des architectures

L’intégration des modèles de langage au sein des organisations soulève des défis de gouvernance trop souvent sous-estimés. La sécurité et la confidentialité des données constituent le premier enjeu. L’utilisation de techniques d’ancrage documentaire comme le RAG (Retrieval-Augmented Generation) permet de limiter les réponses du modèle à un corpus interne vérifié. Toutefois, le RAG n’est pas un bouclier magique : il ne garantit ni l’absence d’erreurs si la source est incomplète ni la confidentialité des données si l’architecture sous-jacente est perméable. Une gouvernance rigoureuse exige le contrôle strict des habilitations d’accès, le traçage systématique des requêtes et le cloisonnement des flux d’information confidentiels.
Le choix raisonné des architectures constitue le deuxième défi. L’automatisation par systèmes multi-agents — où plusieurs instances spécialisées d’intelligence artificielle collaborent — est souvent présentée comme l’aboutissement de la discipline. En réalité, cette architecture ajoute une couche de complexité, de latence et de coût financier qui ne se justifie que sur des processus métiers très structurés et à forte valeur ajoutée. Pour la majorité des cas d’usage administratifs ou managériaux, des workflows plus simples et déterministes restent plus sûrs et plus faciles à auditer.

L’enjeu d’exécution pour les banques tunisiennes

Le PLF 2027 pose des objectifs ambitieux en matière d’investissement productif et de financement des PME. Atteindre ces objectifs suppose des banques capables d’instruire plus vite, de mieux évaluer le risque et de suivre plus précisément leurs engagements. C’est exactement le type de gains que les modèles de langage peuvent produire — à condition que leur déploiement soit gouverné, audité et mesuré par des indicateurs de résultat.
Pour les banques publiques tunisiennes, l’enjeu ne se situe pas dans la course au développement de modèles fondamentaux souverains, chantier financièrement inaccessible à ce stade. Il réside dans la maîtrise de l’ingénierie d’intégration. Exploiter la donnée non structurée (rapports d’activité, bilans sectoriels, garanties) peut réduire les délais d’octroi de financements aux projets productifs. Automatiser le suivi d’avancement des engagements en croisant rapports de terrain, déblocages de crédits et indicateurs de performance est techniquement accessible aujourd’hui. Dans le secteur exportateur, l’analyse automatisée des réglementations européennes et africaines peut accélérer la mise en conformité des entreprises tunisiennes — directement en lien avec le dispositif d’assurance-crédit export introduit dans le PLF 2027.
La transformation numérique des dix dernières années a consisté à informatiser les formulaires et à numériser le papier. La phase qui s’ouvre avec les modèles de langage concerne la valorisation méthodique du capital intellectuel et décisionnel accumulé dans nos organisations — et sa conversion en décisions bancaires plus rapides, plus précises et plus traçables.
La valeur ne se jouera pas dans la fascination pour l’outil génératif. Elle se jouera dans la rigueur de l’exécution : former des compétences locales capables d’auditer les algorithmes, sécuriser les architectures informatiques, et surtout comprendre que l’intelligence artificielle ne remplace pas la décision, elle la prépare.

Un modèle de langage qui produit sans qu’on vérifie n’est pas un outil de productivité. C’est un risque organisationnel déguisé en gain de temps. Et dans le cycle 2026-2030, la Tunisie n’a pas les marges pour confondre les deux.

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L’ATB accélère son programme « L’École Numérique » : inauguration du 20e laboratoire informatique au lycée Abou Kacem Chebbi à Médenine et déploiement majeur à Sfax

27. Oktober 2026 um 15:35

Dans le cadre de son engagement de premier plan en faveur de la modernisation de l’enseignement en Tunisie et du renforcement de l’accès aux technologies, l’Arab Tunisian Bank (ATB) poursuit la mise en œuvre de son programme national « L’École Numérique ». La banque a célébré, le samedi 24 octobre 2026, l’inauguration de son 20e laboratoire informatique au lycée Abou Kacem Chebbi à Médenine. L’événement s’est déroulé en présence des hauts responsables de l’ATB et des autorités régionales, représentées notamment par M. Ali Messaadi, délégué régional de l’Éducation.

Ce jalon symbolique s’inscrit dans une dynamique d’accélération du programme. En effet, le mercredi 21 octobre 2026, l’ATB a également inauguré ses 18e et 19e laboratoires informatiques dans le gouvernorat de Sfax, respectivement au collège Mohamed Jammoussi et au collège Chihia, en présence des cadres de la banque et des représentants locaux du ministère de l’Éducation.

Des espaces technologiques de pointe au service des régions

Chacun de ces trois nouveaux espaces a été doté d’équipements technologiques modernes : des ordinateurs de dernière génération, un grand écran tactile interactif, des scanners, des imprimantes ainsi qu’un accès Internet haut débit.
Afin de garantir la pérennité et l’impact pédagogique de ces investissements, des sessions de formation approfondies ont été orchestrées au profit des enseignants du lycée de Médenine et des deux collèges de Sfax. Ces formations leur permettront de maîtriser pleinement les nouveaux outils et de faciliter l’intégration des technologies numériques dans leurs pratiques quotidiennes d’enseignement.

« L’École Numérique » : un partenariat institutionnel durable

Inscrit dans le cadre de l’engagement sociétal de la banque, ce projet national s’appuie sur la convention cadre conclue entre l’ATB et le ministère de l’Éducation en juin 2017. Il traduit la volonté ferme de l’institution financière d’accompagner l’État dans la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’égalité des chances pour les élèves des différentes régions de la Tunisie.
Les récentes réalisations de Sfax et de Médenine témoignent de la continuité de cet effort et de l’importance accordée par la banque à la préparation des jeunes générations aux défis de demain.

Une impulsion managériale forte pour l’inclusion des jeunes

Ce déploiement à grande échelle marque une nouvelle étape stratégique, fortement portée par la Direction Générale de la banque.
« L’extension de ce programme aux établissements scolaires de Sfax et de Médenine est le fruit d’une volonté institutionnelle profonde. Je tiens à saluer l’implication personnelle, constante de notre Directeur Général, M. Riadh Hajjej, qui a fait de l’inclusion numérique une priorité absolue de sa feuille de route. Grâce à sa vision et à son impulsion directe, nous accélérons le déploiement de ces espaces technologiques indispensables pour l’avenir de la jeunesse tunisienne », a déclaré Mme Noura Jebali, Directrice Marketing et Communication de l’ATB, en marge des cérémonies d’inauguration.

Forte du succès de ces 20 premiers laboratoires, l’ATB prévoit de poursuivre le déploiement de son programme citoyen afin de couvrir, à terme, d’autres régions de la Tunisie, réaffirmant sa posture de partenaire financier et sociétal de référence.

D’après communiqué 

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432 millions de dinars de prêts pour l’autoroute Bou Salem-Fernana

27. Oktober 2026 um 15:17

La Tunisie a signé mardi à Tunis deux accords de prêt d’un montant total de 432 millions de dinars avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). Le financement est destiné à la construction de l’autoroute reliant Bou Salem à Fernana et à l’aménagement de pistes rurales dans 21 gouvernorats.

Les accords ont été signés par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur général et président du conseil d’administration du FADES, Faouzi Youssef Al-Hunaif.

Sur l’enveloppe totale, 288 millions de dinars sont consacrés au projet de l’autoroute Bou Salem-Fernana, dont le coût global est estimé à 685 millions de dinars. Le projet prévoit notamment la construction d’environ 40 kilomètres de route, l’aménagement de la rocade de Jendouba et le dédoublement de la route régionale n° 59. Il vise à moderniser les infrastructures de transport et à renforcer les liaisons entre la capitale et les régions du Nord-Ouest.

Les 144 millions de dinars restants financeront l’aménagement et la réhabilitation de 253 kilomètres de pistes rurales réparties sur 21 gouvernorats. Évalué à 170 millions de dinars, ce projet doit contribuer au désenclavement des zones rurales et à leur meilleure connexion aux centres de services de base.

Près de 12 milliards de dinars de financements depuis 1974

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a souligné l’importance de la contribution du FADES au financement des projets de développement en Tunisie. Depuis 1974, le Fonds a participé au financement de 67 projets dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, l’industrie, l’énergie, le transport et la santé, pour une enveloppe globale avoisinant les 12 milliards de dinars.

Le ministre a également indiqué que le Fonds avait accordé à la Tunisie un appui technique d’une valeur totale de 83 millions de dinars. Il a exprimé le souhait de voir cette coopération se poursuivre, notamment à travers le financement de nouveaux projets inscrits dans le Plan de développement 2026-2030.

De son côté, Faouzi Youssef Al-Hunaif a estimé que ces deux accords consolidaient le partenariat entre la Tunisie et le FADES et ouvraient la voie à de nouveaux projets conformes aux orientations de développement du pays.

Il a, par ailleurs, salué l’initiative du président de la République, Kaïs Saïed, d’accueillir en Tunisie les réunions annuelles des institutions financières arabes, prévues les 28 et 29 avril 2027.

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Tunisie : vers la régularisation de plus de 3 200 puits agricoles profonds non autorisés

27. Oktober 2026 um 14:32

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé l’examen, en séance plénière inaugurale de la nouvelle session parlementaire, d’une proposition de loi visant à régulariser la situation juridique des puits agricoles profonds non autorisés, construits avant le 10 décembre 2024.

Le texte prévoit une régularisation moyennant le paiement d’un montant d’environ 3 500 dinars. Il vise notamment à recenser ces ouvrages, à encadrer leur exploitation et à renforcer le contrôle des ressources hydriques, à travers l’installation de compteurs intelligents et le suivi des opérations de pompage. L’objectif est de limiter l’épuisement des nappes phréatiques, de préserver les ressources en eau et de garantir la pérennité de l’activité agricole ainsi que l’approvisionnement des zones rurales en eau potable.

Selon des données communiquées par le directeur général des ressources en eau au ministère de l’Agriculture, Aïssa Halimi, le nombre de puits agricoles profonds non autorisés est passé de 205 en 2010 à près de 3 229 en 2024. Les volumes d’eau extraits ont, quant à eux, progressé de 205 à 827 millions de mètres cubes durant la même période.

La proposition permettrait également aux exploitants concernés de bénéficier des avantages prévus par la législation relative à l’investissement et aux avantages fiscaux.

Par ailleurs, les représentants du ministère ont annoncé la conception d’une plateforme numérique dédiée à la régularisation, qui sera opérationnelle après la publication du texte réglementaire correspondant.

La Commission parlementaire de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, hydrique et de la pêche avait approuvé à l’unanimité la version amendée de la proposition le 25 juin 2026.

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Russie – Afrique : la Tunisie parmi les premiers partenaires commerciaux de Moscou

27. Oktober 2026 um 14:10

La Tunisie compte parmi les plus importants partenaires commerciaux africains de la Russie, a déclaré mardi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, lors d’une conférence de presse tenue au Centre russe de presse, à la veille du 3e Forum Russie-Afrique.

Elle précise que les échanges commerciaux entre la Russie et le continent ne cessent de progresser et ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, l’essentiel étant réalisé avec quatre pays d’Afrique du Nord : la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et le Maroc.

Devant plus de 200 journalistes, responsables et représentants de médias originaires de plus de 38 pays africains, Mme Zakharova a présenté l’Afrique comme un « acteur clé » de la politique étrangère russe. Cette coopération repose, a-t-elle affirmé, sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et le partage des avantages.

Interrogée sur la place de l’Afrique dans l’approche multipolaire de Moscou, elle a renvoyé au Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie, adopté par décret présidentiel le 31 mars 2023, dont une section est consacrée au continent. Dans ce texte, la Russie se dit solidaire des États africains dans leur volonté d’instaurer un monde polycentrique plus équitable et d’éliminer les inégalités sociales et économiques. Elle y affirme aussi vouloir soutenir l’affirmation de l’Afrique comme centre distinctif et influent du développement mondial.

Lire aussi — Moscou courtise l’Afrique : un troisième sommet pour contrer l’isolement et sécuriser ses marchés

La porte-parole a également passé en revue le réseau diplomatique, culturel et de formation professionnelle russe en Afrique, que Moscou entend renforcer en préservant les valeurs et traditions locales. La Russie compte travailler avec les États, notamment à travers les commissions intergouvernementales, pour surmonter les difficultés et développer la sécurité énergétique et alimentaire.

Elle a par ailleurs souligné l’importance de la coopération dans le domaine des médias : formations, conventions, accords de partenariat, transferts de technologies, visites et échange d’expertises entre médias russes et africains.

Enfin, Mme Zakharova a remercié les pays africains de ne pas avoir cédé aux pressions internationales et d’être restés fidèles à leurs positions sur des causes qu’elle a qualifiées de justes.

Le 3e Forum Russie-Afrique se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre 2026. Les travaux porteront notamment sur les perspectives de coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement, de l’énergie, des technologies et de la sécurité alimentaire.

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Tunisie : le Salon de l’économie verte revient les 5 et 6 novembre sous le signe de l’IA

27. Oktober 2026 um 14:01

La Tunisie accueillera, les 5 et 6 novembre 2026, la troisième édition du Salon de l’économie verte, du financement responsable et du développement durable, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), à Tunis. Cette édition se tiendra sur le thème « L’intelligence artificielle au service de la Terre : innover pour un monde durable ».

Les organisateurs précisent que cette manifestation vise à renforcer le positionnement de la Tunisie à la croisée de la transformation numérique et des enjeux environnementaux. Et ce, en mettant l’intelligence artificielle au service du développement durable et de la lutte contre les défis écologiques, notamment l’aggravation du stress hydrique aux niveaux national et régional.

Six axes structureront les travaux du salon : l’optimisation de la gestion des ressources naturelles, notamment les sols, l’eau, les forêts et la biodiversité ; la gestion intelligente du cycle de l’eau ; la transition énergétique et la décarbonation ; l’agriculture durable et de précision ; l’économie circulaire et la gestion intelligente des déchets ; ainsi que le développement de l’innovation au service du développement durable.

Un programme axé sur l’innovation et les solutions concrètes

Le programme prévoit des conférences internationales, des tables rondes et des ateliers de formation spécialisés. Il comprendra également la présentation de solutions innovantes, des rencontres professionnelles entre entreprises et la mise en avant de projets de start-up.

À ce titre, 20 jeunes entreprises ont été sélectionnées pour participer au concours « Startup Challenge : l’intelligence artificielle au service de la Terre », consacré aux solutions fondées sur l’intelligence artificielle pour répondre aux défis environnementaux.

Les organisateurs entendent également favoriser l’innovation durable à travers plusieurs initiatives pratiques. Des espaces de démonstration permettront de tester des solutions d’intelligence artificielle dans des conditions réelles. Des rencontres entre start-up et investisseurs seront organisées, parallèlement à un espace dédié à l’eau, destiné à présenter des solutions intelligentes pour la gestion des ressources hydriques.

Un hackathon de 48 heures, organisé en amont du salon, réunira par ailleurs des participants autour du développement de solutions basées sur l’intelligence artificielle pour relever des défis environnementaux.

Des acteurs publics, privés et internationaux attendus

La manifestation réunira des représentants des secteurs public et privé, notamment des ministères chargés de l’Environnement, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, des Technologies de la communication, de l’Énergie et de l’Économie.

Des start-up technologiques, des centres de recherche, des entreprises et des entrepreneurs sont également attendus, aux côtés de banques, d’investisseurs, d’institutions de financement vert et de partenaires internationaux, dont l’Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Banque mondiale.

Pour les entreprises participantes, le salon constituera une occasion de présenter leurs produits, leurs services et leurs solutions innovantes, de renforcer leur visibilité auprès des professionnels et de développer de nouvelles opportunités de partenariat, d’affaires et d’investissement.

Les organisateurs tablent sur la participation d’environ 1 500 personnes et de 30 exposants pour cette troisième édition, organisée en partenariat avec des structures académiques, institutionnelles et scientifiques, ainsi qu’avec des établissements de recherche et d’enseignement supérieur.

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UNIMED : une perte fiscale plombe les résultats du 1er semestre (-15 %)

27. Oktober 2026 um 12:31

La société pharmaceutique UNIMED a terminé le premier semestre 2026 avec un bénéfice de 8,8 millions de dinars (MDT) contre 10,4 MDT au premier semestre de l’année précédente. Ce qui correspond à une baisse de 15,2 %. Pourtant, le résultat d’exploitation affiche une progression de 15,5 % à 20,6 MDT.

Parallèlement, les revenus du premier semestre d’UNIMED marquent un recul de 10,8 %, impactés par la baisse de la sous-traitance export. Alors que les charges d’exploitation ont connu une baisse plus prononcée de 18,5 %. Pour leur part, les charges financières ont reculé de 3,2 à 2 MDT sur la même période.

Le management de l’entreprise pharmaceutique explique cette baisse du bénéfice net par la constatation, au cours du premier semestre 2026, de la perte définitive résultant du contrôle fiscal. Et ce, à la suite d’un accord conclu avec l’administration fiscale, pour un montant de 4,4 MDT, ainsi qu’une perte sur mise au rebut de stocks de 1,8 MDT.

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Russie : les exportations maritimes de céréales chutent de 62 % en septembre

27. Oktober 2026 um 12:18

Les exportations maritimes de céréales russes ont reculé de 61,9 % sur un an en septembre, à près de deux millions de tonnes, sous l’effet de l’effondrement des expéditions depuis les ports de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Au total, les exportations maritimes russes ont atteint six millions de tonnes depuis le début de la campagne, correspondant à une baisse de 61,9 % par rapport à la même période de la saison précédente.

Les terminaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ont été particulièrement touchés : leurs expéditions ont chuté de 93,7 % en septembre, à environ 300 000 tonnes. Les attaques de drones ukrainiens et les perturbations du trafic maritime ont contraint les exportateurs russes à rechercher des itinéraires alternatifs.

Les ports du nord-ouest de la Russie sont ainsi devenus un débouché majeur. Plus de 60 % des céréales exportées par voie maritime y ont été chargées en septembre. Les expéditions via les ports de la mer Baltique ont atteint 1,2 million de tonnes, contre seulement 47 400 tonnes un an auparavant. Cette réorientation ne suffit toutefois pas à compenser les volumes perdus dans le Sud.

D’autres voies progressent également. Les exportations via la mer Caspienne, principalement à destination de l’Iran, ont augmenté de 45,7 %, à 400 000 tonnes. Les expéditions depuis les terminaux de l’Extrême-Orient ont progressé de 43,1 %, à 50 000 tonnes. Ces évolutions illustrent la réorganisation des circuits d’exportation céréalière de la Russie dans un contexte de guerre et de perturbation des infrastructures portuaires. La capacité des routes de remplacement à absorber durablement les volumes détournés reste toutefois limitée.

L’accord céréalier reste dans l’impasse

Par ailleurs, la Russie examine plusieurs propositions visant à sécuriser le transport des céréales en mer Noire et poursuit ses discussions avec la Turquie et d’autres pays. Mais à ce stade, il n’y a aucune perspective de relance de l’accord céréalier conclu en 2022 sous l’égide de l’ONU.

Elle étudie différentes propositions pour garantir la sécurité du transport des céréales en mer Noire, a déclaré lundi 26 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, cité par l’agence Interfax.

Conclue en juillet 2022 avec la médiation de la Turquie et des Nations unies, l’Initiative céréalière de la mer Noire avait permis l’exportation sécurisée de près de 33 millions de tonnes de produits agricoles ukrainiens. La Russie s’en est retirée en juillet 2023, dénonçant les obstacles persistants à ses propres exportations de produits alimentaires et d’engrais.

Depuis, Ankara tente de favoriser un mécanisme garantissant le passage des navires commerciaux, alors que Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des risques pesant sur la navigation.

La recherche d’un dispositif de sécurité intervient dans un contexte de fortes tensions militaires en mer Noire. La reprise des exportations à grande échelle dépendra notamment de garanties jugées acceptables par les parties et de la capacité à protéger les navires et les installations portuaires.

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Finance islamique : Banque Zitouna lance une offre sur-mesure pour les pharmaciens

27. Oktober 2026 um 12:15

La Banque Zitouna signe une convention de partenariat avec l’Ordre des Pharmaciens afin d’offrir à ses adhérents des conditions préférentielles et une gamme complète de produits conformes à la finance islamique, tant sur le plan personnel que professionnel.

L’accord entre la Banque Zitouna et les pharmaciens adhérents comporte trois points clés. A savoir : la gestion du stock & des fonds de roulement consistant en le financement des approvisionnements via la solution Mourabaha (Tamouil Chiraet) ; les investissements et la modernisation constituent le second volet du partenariat et ont trait au financement d’équipements, de véhicules et développement des officines via la solution Ijara ; enfin, des avantages exclusifs, en l’occurrence des tarifs préférentiels, des offres packagées de services bancaires et des solutions de bancassurance offrant un cadre fiscal avantageux. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué de la banque.

À travers ce partenariat, la Banque Zitouna réaffirme son engagement auprès des secteurs stratégiques de l’économie en proposant des solutions financières adaptées aux enjeux de chaque profession.

D’après communiqué

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La Tunisie alerte ses exportateurs sur quatre nouvelles réglementations libyennes

27. Oktober 2026 um 12:02

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations appelle les entreprises tunisiennes à anticiper les nouvelles exigences réglementaires en Libye. Et ce, notamment en matière d’enregistrement des entreprises, d’importation de pesticides agricoles, de protection des marques et de représentation commerciale.

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié, le 26 octobre 2026, une note de veille consacrée à quatre nouveaux textes législatifs et réglementaires libyens. Lesquels sont susceptibles d’avoir des répercussions sur les activités commerciales et exportatrices des entreprises tunisiennes vers la Libye. Diffusée par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, cette note vise à informer les opérateurs économiques des évolutions du cadre juridique libyen et à les aider à anticiper les éventuelles difficultés administratives et réglementaires.

Les textes concernés portent sur l’enregistrement des entreprises économiques, l’importation de pesticides agricoles, les critères juridiques et techniques d’appréciation de la similitude des marques commerciales ainsi que les conditions d’octroi des agences commerciales étrangères.

À travers cette démarche, les autorités tunisiennes entendent renforcer l’accompagnement des entreprises souhaitant accéder au marché libyen. Et ce, en leur permettant de mieux maîtriser les procédures applicables et de sécuriser leurs opérations d’exportation et de distribution.

Quatre textes réglementaires à surveiller

Le premier texte est la décision du Conseil des ministres libyen n° 348 de 2026 relative au projet de numéro économique unifié. Celui-ci vise à structurer l’enregistrement des entreprises et les transactions commerciales. Tout en favorisant la transformation numérique et la coordination entre les administrations concernées.

Face à cette évolution, les exportateurs tunisiens sont invités à vérifier en amont les informations relatives à leurs partenaires libyens et à s’assurer que les formalités requises ont été accomplies avant la conclusion des contrats ou l’expédition des marchandises.

Le deuxième texte, la décision du ministre libyen de l’Économie et du Commerce n° 343 de 2026, encadre l’importation des pesticides agricoles et des produits chimiques destinés à l’usage agricole, ainsi que le commerce des intrants agricoles. Il prévoit des exigences techniques, des documents de conformité et des procédures spécifiques pour l’importation de ces produits.

Les entreprises tunisiennes opérant dans ce secteur sont ainsi appelées à vérifier les conditions d’origine et de conformité applicables, à préparer les documents techniques exigés et à se renseigner auprès des autorités libyennes compétentes sur les certificats, analyses et autorisations nécessaires. La note recommande également de demander des précisions sur le champ d’application de la décision et les éventuelles dérogations.

Marques commerciales : anticiper les risques de litige

Le troisième texte correspond à la décision n° 270 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce. Laquelle fixe les critères juridiques et techniques permettant d’apprécier la similitude entre les marques commerciales. L’objectif est de disposer de critères de référence pour examiner les situations de conflit potentiel entre marques, conformément à la législation libyenne.

Dans ce contexte, les entreprises tunisiennes sont encouragées à enregistrer leurs marques en Libye, à vérifier préalablement qu’elles ne présentent pas de similitudes susceptibles d’entraîner des conflits avec des marques existantes et à conserver les justificatifs d’enregistrement et de propriété. Ces précautions visent à protéger leurs droits et leurs intérêts commerciaux sur le marché libyen.

Le quatrième texte porte sur le règlement encadrant l’octroi des agences commerciales étrangères, annexé à la décision n° 319 de 2026 du ministre libyen de l’Économie et du Commerce. Il définit les conditions applicables aux agences commerciales, à la distribution et à la représentation des entreprises étrangères en Libye, ainsi que les obligations relatives aux agents, aux mandants, aux contrats d’agence, à l’enregistrement et à la conformité réglementaire.

Les entreprises tunisiennes travaillant avec des agents ou des distributeurs en Libye sont donc invitées à examiner leurs contrats afin de vérifier leur conformité avec les nouvelles dispositions. Elles sont également appelées à se renseigner sur les modalités d’application du règlement aux contrats existants, les éventuelles périodes transitoires et les dérogations prévues.

L’ensemble de ces recommandations vise à permettre aux opérateurs tunisiens d’anticiper les changements réglementaires et de limiter les risques de blocage des transactions ou de retard dans l’accès de leurs produits au marché libyen.

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PLF 2027 : les députés réclament davantage de moyens pour l’Intérieur et la Défense

27. Oktober 2026 um 11:25

Les députés ont appelé à mobiliser les crédits budgétaires nécessaires au bon fonctionnement des institutions sécuritaire et militaire, lors d’une séance préparatoire consacrée à l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027, tenue lundi 26 octobre 2026.

Dans un communiqué, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) indique que la réunion a été consacrée à l’examen des principaux indicateurs et chiffres relatifs aux deux budgets, ainsi qu’aux projets et programmes prévus pour 2027.

Les élus ont salué les résultats obtenus par les institutions sécuritaire et militaire dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, ainsi que dans la protection des frontières. Ils ont insisté sur l’importance de leur fournir les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions dans les meilleures conditions, tout en renforçant la prise en charge sanitaire et sociale de leurs agents.

Les crédits budgétaires et les projets de 2026 au cœur des discussions

Les discussions ont également porté sur l’état d’avancement des projets inscrits au budget 2026, la répartition des crédits entre les différents programmes et la prise en compte des orientations du Plan de développement 2026-2030 dans le projet de budget pour 2027.

Concernant la mission de l’Intérieur, les députés se sont intéressés aux mesures prévues pour mettre en œuvre la politique de sécurité, lutter contre les différentes formes de criminalité, prévenir les catastrophes et les accidents, améliorer l’utilisation des ressources et renforcer la préparation des services concernés.

S’agissant de la Défense nationale, les échanges ont notamment porté sur les projets de développement du système de prise en charge sanitaire et sociale des agents du ministère, ainsi que sur la contribution de l’institution militaire à l’effort national de développement.

Le budget de la mission de la Défense nationale s’articule autour de trois programmes opérationnels : l’intervention militaire, le soutien logistique et technique, et la prise en charge des militaires. Il comprend également un programme de commandement et de soutien.

L’examen des deux budgets se poursuivra la semaine prochaine

Cette séance préparatoire a été organisée par la Commission de la défense et de la sécurité et des forces armées, en vue de préparer les réunions conjointes avec la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des questions juridiques du Conseil national des régions et des districts, conformément au décret n° 1 du 13 septembre 2024 encadrant les relations entre les deux institutions.

La commission poursuivra, à partir de la semaine prochaine, l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre de ces séances conjointes.

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Présidentielle brésilienne : Lula l’emporte, Trump essuie un revers

27. Oktober 2026 um 11:19

Contre toute attente, Lula rempile à la tête du Brésil et inflige un revers à l’extrême droite. Une victoire qui contrarie les ambitions de Donald Trump en Amérique latine et porte un coup d’arrêt, au moins provisoire, à la poussée trumpiste sur le continent. De quoi provoquer la colère du président américain, prompt à dénoncer une élection « truquée ».

 

C’est une divine surprise. À rebours de tous les sondages, qui annonçaient une victoire de l’extrême droite, le président de gauche sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, vient de décrocher un nouveau mandat à la tête du Brésil avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 % pour son adversaire. Une victoire qui barre la route au retour de l’extrême droite, incarnée par le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. Pourtant, ce dernier bénéficiait du soutien des milieux d’affaires et d’une partie des puissantes Églises évangéliques. Mais, au terme de cette bataille électorale serrée, c’est finalement la voix des urnes qui a tranché.

« La portée du résultat dépasse les frontières brésiliennes », assure  Armelle Enders, professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris 8 et directrice du laboratoire de l’Institut français de géopolitique. « C’est une victoire pour les démocrates du monde entier. Lula représente un rempart et c’est très important. Sa trajectoire est absolument exceptionnelle, pas seulement au Brésil mais sur la scène internationale. Je vois cette victoire comme une digue contre l’autoritarisme à l’échelle internationale » a-t-elle encore ajouté.

Lire aussi – Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

 

Mais comment expliquer ce retournement spectaculaire entre les deux tours ? D’abord, la perspective d’une victoire de Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro a manifestement fait peur à une partie de l’électorat brésilien ; le mandat chaotique de son père s’étant achevé par une défaite électorale, suivie d’une tentative de coup d’État qui lui a valu une condamnation à la prison (sept ans). Entre les deux tours, Lula a ainsi engrangé près de dix millions de voix supplémentaires. Un retournement spectaculaire, vu que jamais, jusqu’alors, un candidat arrivé en deuxième position au premier tour d’une présidentielle brésilienne n’avait réussi à inverser une telle tendance. Lula l’a fait !

Ensuite, une mobilisation électorale exceptionnelle, qui a permis au président sortant de creuser un écart décisif avec son adversaire. Un résultat que le malheureux candidat refusait d’accepter, renouant avec la stratégie de contestation des résultats électoraux dont son père avait fait une arme politique. Dans un premier temps, Flavio Bolsonaro avait annoncé son intention de demander l’annulation du scrutin, dénonçant la prolongation des horaires d’ouverture des bureaux de vote le 25 octobre. Une accusation pour le moins paradoxale, puisqu’il avait lui-même réclamé cette prolongation.

Un sérieux revers

Incontestablement, il s’agit d’une victoire éclatante pour l’icône de la gauche brésilienne, 81 ans, mais également d’un sérieux revers pour Donald Trump et son ambition d’étendre l’influence américaine sur le continent.

Ces derniers mois, n’avait-il pu se réjouir du virage à droite amorcé au Chili, au Pérou, en Bolivie et en Colombie, après l’Argentine ; autant de pays où des dirigeants, à des degrés divers, ont repris à leur compte les thèmes et les méthodes du trumpisme, confortant les ambitions de Washington de remodeler le paysage politique latino-américain ?

 

Lire également – Brésil : Lula, la revanche du bilan social

 

Or, durant sa campagne, le « vieux lion » a brandi l’étendard de la souveraineté face aux pressions commerciales et diplomatiques des États-Unis. « La victoire de Lula est un revers pour Donald Trump, qui misait beaucoup sur celle de Bolsonaro pour parachever sa volonté de reprendre le contrôle de l’Amérique latine », estime un observateur politique, ajoutant que « même si le président américain s’est gardé d’apporter un soutien explicite au fils Bolsonaro ».

Dés lors, le locataire de la Maison Blanche finira-t-il par accepter le fait accompli ? Après l’intervention américaine au Venezuela, en janvier dernier, qui s’est soldée par l’enlèvement de Nicolás Maduro, le Brésil, membre des BRICS et fervent défenseur du multilatéralisme sous l’impulsion de Lula, apparaissait comme l’un des derniers grands obstacles à la volonté de Washington de placer l’Amérique du Sud sous sa tutelle. Brasilia a d’ailleurs été la cible de droits de douane punitifs, dictés par des considérations politiques, mais qui se sont révélés contre-productifs. La victoire de Lula contraint désormais Donald Trump à composer avec un dirigeant qui lui tient tête. Elle pourrait ainsi ouvrir la voie à un dialogue plus respectueux entre Washington et Brasilia durant les deux dernières années du mandat du milliardaire.

A noter que le Brésil, première économie d’Amérique du Sud, représente à lui seul environ la moitié du PIB et de la population du continent. Membre du G20 et des BRICS, il entretient des liens étroits avec la Chine et entend préserver jalousement sa marge de manœuvre face aux grandes puissances.

Un air de déjà-vu

Mais, mauvais joueur et fidèle à sa stratégie de contestation des résultats électoraux qui lui sont défavorables, le président américain s’est empressé, lundi 26 octobre, de dénoncer des élections « truquées » au Brésil, au lendemain de la réélection surprise de Luiz Inácio Lula da Silva face à son allié Flávio Bolsonaro. « C’était tellement corrompu, tellement lamentable », a déclaré Trump, proche allié du sénateur conservateur défait. « Franchement, cela ressemblait à une nouvelle élection truquée », a lancé le milliardaire républicain. Une accusation qui fait écho à sa propre contestation de la défaite de 2020 et à ses récentes tentatives de jeter le doute sur les élections de mi-mandat du 3 novembre, à l’approche desquelles son Parti républicain risque de perdre le contrôle du Congrès. Mais c’était un autre temps, une autre époque.

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Fiscalité : le 28 octobre, date limite pour la déclaration mensuelle

27. Oktober 2026 um 11:03

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle que le mercredi 28 octobre 2026 constitue le dernier délai légal pour le dépôt de la déclaration mensuelle d’impôt pour les personnes morales non soumises à l’obligation de déclaration et de paiement à distance.

Dans ses précédents communiqués, l’administration fiscale a appelé les contribuables concernés à déposer leurs déclarations avant l’expiration du délai légal, afin d’éviter tout retard.

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Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

27. Oktober 2026 um 10:38

Le président américain Donald Trump a mis en doute, lundi 26 octobre, la régularité de l’élection présidentielle brésilienne remportée par Luiz Inácio Lula da Silva qui a été réélu dimanche avec 51,79 % des suffrages valides, contre 48,21 % pour son rival Flávio Bolsonaro, selon les résultats officiels.

« Je n’ai pris parti pour personne, mais cela ressemblait à une autre élection truquée », a déclaré Trump à des journalistes. Dans la foulée, il juge « très étrange » la prolongation de deux heures du vote dans certains bureaux, décidée en raison de difficultés liées aux transports et aux conditions météorologiques.

Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti libéral et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait lui aussi contesté le résultat, allant jusqu’à réclamer l’annulation du scrutin, avant de se raviser et d’abandonner cette demande, tandis que son parti a reconnu les résultats qui donnent la victoire à président sortant.

Cependant, le camp Bolsonaro envisage désormais une procédure judiciaire contre Lula, l’accusant d’abus de pouvoir politique et économique durant la campagne. Cette initiative pourrait notamment porter sur des annonces gouvernementales intervenues avant le scrutin.

Au premier tour, organisé le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47,03 % des suffrages valides, devant Lula, crédité de 45,16 %. Le président sortant a renversé la tendance au second tour, recueillant plus de 64,2 millions de voix. C’est un précédent au Brésil depuis le retour de la démocratie dans les années 1980.

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Tribune – Contrats d’objectifs 2026-2030 : qui pilote, qui exécute et comment mesurer les résultats ?

27. Oktober 2026 um 10:00

La circulaire n° 07 de 2026 de la Présidence du Gouvernement, publiée le 19 octobre, ouvre une nouvelle séquence dans la réforme des entreprises et établissements publics tunisiens. Consacrée à la préparation des contrats d’objectifs et des contrats-programmes pour la période 2026-2030, elle place au centre du dispositif une question essentielle : comment traduire les orientations stratégiques de l’État en engagements opérationnels, financés, suivis et évalués ?

 

Le principe est déterminant. Les entreprises publiques ne peuvent être durablement pilotées à travers des orientations générales, des budgets annuels et des objectifs dont la réalisation n’est pas systématiquement mesurée. La réforme suppose une articulation entre stratégie, ressources, responsabilités et résultats. Mais la portée d’une circulaire ne se mesure pas à sa publication. Elle dépend de sa traduction dans les pratiques de gestion, dans les mécanismes de financement et dans la capacité des organes de gouvernance à corriger les écarts d’exécution.

 

Du contrat administratif au contrat de performance

Le contrat d’objectifs ne doit pas devenir un document supplémentaire dans une chaîne administrative déjà complexe. Sa fonction est d’établir un engagement réciproque entre l’État actionnaire et l’entreprise publique, dans le respect des compétences de chacun. Pour l’État, il s’agit de préciser les objectifs stratégiques, les missions attendues, les moyens mobilisables et les conditions de suivi. Pour l’entreprise, il s’agit de traduire ces orientations en programmes réalisables, assortis d’indicateurs, d’échéances et de responsabilités clairement identifiées.

Cette logique implique de distinguer trois niveaux. Le premier est celui de la stratégie : quelles missions l’entreprise doit-elle remplir et quelle contribution doit-elle apporter au développement économique et social ? Le deuxième est celui de l’exécution : quels projets, quels investissements, quelles ressources humaines et quels systèmes de gestion permettront d’atteindre les objectifs ? Le troisième est celui de l’évaluation : quels résultats ont effectivement été obtenus, à quel coût et dans quels délais ?

La cohérence entre ces trois niveaux constitue la condition de crédibilité du dispositif. Un objectif de développement de l’activité, par exemple, ne peut être évalué uniquement à travers les ressources budgétaires mobilisées. Il doit être rapproché des services effectivement rendus, de la qualité produite, des délais de réalisation et de la soutenabilité financière des engagements.

Qui fait quoi dans la chaîne de responsabilité ? La réussite de cette démarche exige une répartition explicite des responsabilités. L’État actionnaire définit les orientations relevant de ses prérogatives et fixe les attentes en matière de performance. Les ministères de tutelle assurent la cohérence sectorielle, suivent la préparation des contrats et veillent à leur articulation avec les stratégies publiques. Les structures compétentes en matière de finances publiques doivent apprécier les engagements financiers, leur soutenabilité et les conditions d’allocation des ressources.

Les conseils d’administration ont la responsabilité de traduire ces orientations en stratégies d’entreprise, d’approuver les plans d’action et de suivre leur exécution. Les directions générales assurent la mise en œuvre opérationnelle, organisent la mobilisation des moyens, identifient les risques et rendent compte des résultats.

Les contrôleurs d’État interviennent dans le cadre de leurs attributions. Les organes de contrôle et d’audit contribuent, chacun selon son mandat, à vérifier la régularité des opérations, la fiabilité de l’information et la maîtrise des risques. Cette répartition ne doit pas conduire à multiplier les validations sans clarifier la décision finale. Une gouvernance efficace suppose que chaque étape possède un responsable, un délai et une procédure d’escalade lorsque le traitement d’un dossier est bloqué.

Le contrat d’objectifs doit ainsi devenir un instrument de coordination et de redevabilité, et non un mécanisme de transfert indistinct des responsabilités.

 

Des indicateurs qui mesurent les résultats, pas seulement les moyens

La circulaire met l’accent sur la performance et le rétablissement des équilibres financiers. Pour produire des effets, cette orientation doit se traduire par des indicateurs adaptés à la mission de chaque entreprise. Les indicateurs financiers peuvent porter sur l’évolution des charges, la capacité d’autofinancement, la qualité des recettes, les besoins de trésorerie et la soutenabilité de l’endettement. Les indicateurs opérationnels doivent mesurer les délais, la productivité, la qualité des prestations, la disponibilité des services et le respect des calendriers d’investissement.

À ces mesures doivent s’ajouter des indicateurs de résultat économique et social : investissements effectivement réalisés, services rendus aux usagers, couverture territoriale, amélioration de la qualité et contribution aux objectifs sectoriels. Une distinction demeure indispensable : un moyen mobilisé n’est pas un résultat obtenu. Un investissement engagé n’est pas nécessairement un projet achevé. Un système informatique livré ne garantit pas, à lui seul, une amélioration de la productivité.

Chaque contrat devrait donc comporter une situation de référence, des objectifs annuels, des cibles à l’horizon 2030 et des modalités de vérification. Les écarts constatés doivent donner lieu à une analyse de leurs causes et à des mesures correctives documentées.

Cette évaluation doit aussi tenir compte des contraintes qui échappent directement à la responsabilité des dirigeants : retards de décision, financements non disponibles, autorisations en attente ou objectifs publics modifiés en cours d’exécution. La responsabilisation n’a de sens que si elle repose sur des engagements réalistes, des moyens identifiés et des responsabilités effectivement maîtrisables.

 

Le financement public doit suivre une logique de résultats

L’un des enjeux les plus importants de la réforme réside dans l’articulation entre les objectifs assignés et les ressources accordées. Lier davantage le financement aux résultats peut améliorer la discipline de gestion et la transparence de l’utilisation des fonds publics. Mais cette logique exige des règles précises. Elle doit distinguer les financements destinés à couvrir des missions de service public, les investissements productifs, les besoins de restructuration et les aides répondant à des contraintes exceptionnelles.

Une entreprise chargée d’une mission sociale ou territoriale ne peut être évaluée exclusivement selon les mêmes critères de rentabilité qu’une entité exerçant une activité commerciale concurrentielle. Les obligations de service public doivent être explicitées, leurs coûts estimés et leurs modalités de compensation rendues transparentes. De même, la recherche d’autofinancement ne saurait remplacer l’analyse économique des projets. Les investissements doivent être appréciés selon leur faisabilité, leurs coûts complets, leurs risques, leurs délais de réalisation et les bénéfices attendus.

Le financement conditionné aux résultats ne doit donc pas devenir une sanction automatique en cas d’écart. Il doit reposer sur une évaluation objective, une distinction entre les causes internes et externes des difficultés et un mécanisme de correction adapté. L’enjeu est de mieux utiliser les ressources publiques, de réduire les dépenses inefficaces et de préserver les investissements nécessaires à la continuité et à l’amélioration des services.

 

Les banques publiques : une déclinaison spécifique de la réforme

Pour les banques publiques, la logique des contrats d’objectifs doit être adaptée aux particularités du secteur bancaire. Leur performance ne se limite ni au résultat comptable ni au volume des crédits distribués. Elle doit intégrer la solidité financière, la qualité des actifs, le coût du risque, la maîtrise des charges, la conformité réglementaire, la sécurité des systèmes d’information et la qualité du service rendu aux clients.

Elle doit également apprécier la contribution au financement de l’économie réelle : accompagnement des PME, financement de l’investissement productif, amélioration des délais de traitement et qualité de l’analyse des dossiers. Ces objectifs doivent rester compatibles avec la solvabilité des emprunteurs, la maîtrise du risque et les exigences prudentielles. Les conseils d’administration et les directions générales doivent pouvoir décliner ces orientations dans des plans bancaires cohérents, sans confusion entre les responsabilités de l’État actionnaire, celles des organes de gestion et celles de la Banque centrale de Tunisie en matière de supervision prudentielle.

La transformation numérique doit s’inscrire dans cette même logique. La modernisation des systèmes de banque centrale, l’intégration des données, l’automatisation des processus et le développement des services numériques doivent être évalués à partir de leurs effets concrets sur les coûts, les délais, la qualité du service et la maîtrise des risques. La technologie n’est pas un résultat en soi. Elle est un levier dont la valeur doit être démontrée.

 

2026-2030 : organiser le suivi et corriger les écarts

Pour éviter que les contrats ne restent des engagements formels, leur mise en œuvre devrait reposer sur un dispositif de suivi périodique. Une première étape consiste à établir un diagnostic de référence pour chaque entreprise : situation financière, performance opérationnelle, engagements en cours, risques majeurs et besoins d’investissement. La deuxième consiste à traduire les orientations en programmes annuels, avec des responsables identifiés, des échéances et des ressources associées. La troisième repose sur un tableau de bord périodique permettant de comparer les résultats aux objectifs et de détecter rapidement les retards.

Les ministères de tutelle devraient disposer d’une vision consolidée des réalisations, des obstacles et des décisions attendues. Les conseils d’administration devraient examiner les écarts relevant de la gestion des entreprises. Les arbitrages nécessitant une décision interministérielle ou gouvernementale devraient être transmis à l’autorité compétente dans des délais définis.

Un bilan annuel, complété par une évaluation à mi-parcours, permettrait d’apprécier non seulement le respect des engagements, mais également leur pertinence au regard de l’évolution de l’environnement économique.

La transparence doit enfin accompagner ce processus. La publication de synthèses de performance, dans le respect des obligations légales et des informations protégées, renforcerait la lisibilité de l’action publique et permettrait de distinguer les moyens engagés des résultats réellement obtenus.

 

L’exécution, véritable mesure de la réforme

La circulaire n° 07 de 2026 donne un cadre à la préparation des contrats d’objectifs et des contrats-programmes pour 2026-2030. Sa portée réelle dépendra désormais de la qualité des contrats élaborés, de la cohérence des financements, de la clarté des responsabilités et de la régularité de l’évaluation. La réforme des entreprises publiques ne se gagnera pas par la multiplication des documents de planification, mais par la capacité à relier chaque objectif à un responsable, chaque programme à des moyens identifiés et chaque engagement à un résultat vérifiable.

Le défi n’est donc pas seulement de contractualiser la performance. Il est de construire une administration capable de décider dans les délais, des organes de gouvernance capables de piloter et des entreprises capables de rendre compte.

 

Entre l’objectif annoncé et le résultat obtenu, il y a l’exécution. C’est dans cet espace que se jouera la crédibilité des contrats 2026-2030 et, avec elle, une part essentielle de la réforme des entreprises publiques tunisiennes.

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Un numéro vert pour le soutien psychologique aux élèves

27. Oktober 2026 um 09:12

Le numéro vert 80106080, dédié aux élèves, entre en service ce mardi 27 octobre 2026. Il permettra aux élèves de bénéficier de services d’écoute, d’orientation et de soutien psychologique assurés par des spécialistes.

Le service sera accessible du lundi au vendredi, de 9h30 à 15h30, afin de permettre aux élèves de bénéficier d’un accompagnement psychologique adapté à leurs besoins.

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Serbie – Législatives : le mouvement étudiant renverse le pouvoir après quatorze ans de domination de Vučić

27. Oktober 2026 um 08:56

La liste soutenue par le mouvement étudiant serbe a remporté les élections législatives anticipées du 25 octobre avec 52,9 % des voix, mettant fin à quatorze années de domination politique d’Aleksandar Vučić. Cette victoire ouvre cependant une période d’incertitude sur la formation du prochain gouvernement et l’avenir démocratique du pays.

La Serbie connaît un tournant politique majeur. La liste étudiante, constituée de candidats issus de la société civile, a remporté une large victoire aux élections législatives anticipées du 25 octobre, face à la coalition du président nationaliste Aleksandar Vučić. Selon les résultats préliminaires, publiés lundi 26 octobre, elle a recueilli 52,9 % des suffrages et pourrait obtenir environ 140 des 250 sièges du Parlement, contre une centaine pour le camp au pouvoir.

Après quatorze ans de domination politique, Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite. Le résultat consacre deux années de manifestations, de blocages universitaires et de campagnes de terrain menées dans les grandes villes comme dans les régions rurales. Le mouvement est né après l’effondrement, en novembre 2024, d’un auvent de la gare de NoviSad, qui avait causé la mort de 16 personnes. Les étudiants ont dénoncé la corruption et les défaillances des autorités, transformant progressivement la contestation en un mouvement national réclamant davantage de transparence et une réforme des institutions.

La liste étudiante a choisi de présenter des candidats issus de différents milieux professionnels, notamment des médecins, des universitaires, des juristes et des représentants de la société civile. Son objectif était de dépasser les clivages traditionnels et de rassembler les électeurs opposés au pouvoir en place. La campagne s’est concentrée sur la lutte contre la corruption, l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit. La participation électorale, proche de 70 %, témoigne de la forte mobilisation autour du scrutin.

Cette victoire ne garantit toutefois pas une transition sans difficultés. Le mouvement, qui n’est pas structuré comme un parti politique traditionnel, devra maintenir son unité, constituer une équipe gouvernementale et traduire ses revendications en réformes concrètes. Il devra également composer avec les réseaux administratifs et politiques liés au pouvoir actuel.

Un enjeu pour les Balkans et l’Union européenne

La défaite de Vučić pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières serbes. Candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2012, la Serbie entretient des relations étroites avec Moscou et Pékin, tout en dépendant largement de ses échanges économiques avec l’Europe des 27.

Les institutions européennes ont salué le résultat et exprimé leur disponibilité à accompagner les réformes démocratiques. Bruxelles devra cependant concilier le soutien à une éventuelle transition institutionnelle avec ses attentes concernant l’État de droit, les relations avec la Russie et les tensions régionales, notamment autour du Kosovo.

La portée internationale de cette victoire reste incertaine. Le mouvement étudiant a surtout fait campagne sur les enjeux intérieurs et n’a pas encore précisé toutes les orientations de sa future politique étrangère.

Pour la Serbie, le défi commence désormais après les urnes : transformer une mobilisation citoyenne exceptionnelle en institutions plus transparentes et durables, sans décevoir les attentes élevées de la population.

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Recul des cours du pétrole sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

27. Oktober 2026 um 08:31

Les prix du pétrole ont reculé mardi 27 octobre, les perspectives de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce mardi, sur fond d’espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 0,57 %, à 115,15 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) perd 0,43 %, à 101,32 dollars. Cette évolution intervient après plusieurs séances de forte hausse…

Les marchés ont été soutenus par les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs partenaires régionaux. Des représentants du Qatar se sont rendus à Téhéran lundi 26 courant, tandis que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également engagé des discussions avec les autorités iraniennes. Les quatre pays ont convenu de poursuivre le dialogue afin de renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité.

Toutefois, le recul des cours reste limité par les menaces pesant sur les infrastructures énergétiques saoudiennes. D’ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir attaqué des stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l’aéroport de Riyad, attaques qui n’ont pas été confirmées les autorités saoudiennes.

La sécurité du transport maritime constitue un autre facteur de tension. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant le début du conflit opposant les USA et l’Israël et l’Iran, reste exposé aux perturbations. Les attaques contre des navires commerciaux se sont multipliées en octobre, accentuant les inquiétudes des opérateurs. Dans ce contexte, les perspectives diplomatiques pourraient continuer à influencer les cours, mais une nouvelle escalade militaire risquerait de relancer rapidement les prix.

Les marchés pétroliers restent ainsi pris entre deux forces opposées : l’espoir d’une désescalade susceptible de sécuriser les flux énergétiques et la persistance de menaces sur les infrastructures et les routes maritimes stratégiques.

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Kaïs Saïed au Conseil des ministres :  » Les décisions sont à venir »

27. Oktober 2026 um 08:29

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, dans la journée du lundi 26 octobre, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres.
Le chef de l’État a ouvert cette réunion en abordant plusieurs questions liées essentiellement à la situation sociale et économique du pays, notamment le fonctionnement des services publics et la hausse des prix. Il a souligné la nécessité de répondre à toutes les demandes du peuple et de surmonter les difficultés auxquelles il est confronté, quelle qu’en soit l’origine.

Il a également réaffirmé que la guerre contre la corruption se poursuivra et que le peuple tunisien recouvrera l’intégralité de ses droits, sans aucune diminution. Selon lui, le poids de la responsabilité exige de chacun de faire preuve de l’esprit du combattant sur le front, ajoutant que les attentes du peuple tunisien ne seront pas déçues, malgré la gravité des difficultés et l’âpreté de la bataille.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que le peuple tunisien a choisi d’être libre, et que les accusations portées contre lui concernent précisément sa revendication de liberté et d’émancipation. « Ces accusations, oui ; malheur à celui qui a menti, calomnié et accusé à tort », a-t-il déclaré.
Kaïs Saïed a estimé que toutes les tentatives visant à entraver ce parcours se briseront face à la volonté du peuple, affirmant que le cours de l’histoire avance et qu’il n’y a pas de retour en arrière.

 » Les décisions sont à venir. Il ne s’agira ni de déclarations ni de communiqués. Le communiqué le plus éloquent sera celui qui suivra la victoire », a-t-il poursuivi, malgré ceux qui imaginent que l’échec sera l’issue de ce parcours ou qui ont misé sur les pièges qu’ils ont tendus et les espaces de conflit qu’ils ont dessinés, que ce soit de leur propre initiative ou en réponse à des injonctions qui aspirent encore à la domination et au colonialisme.
 » Notre grand peuple a voulu et veut, et sa volonté se réalisera. L’heure de la victoire viendra, malgré celui qui a été presque un mal et qui continue de comploter », a-t-il conclu.

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