❌

Normale Ansicht

Empfangen — 24. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Brésil : Lula et Bolsonaro face à face

24. Oktober 2026 um 19:20

Les sondages montrent que le président de gauche Lula da Silva et son rival de droite Bolsonaro sont quasiment à égalité, la décision devant se jouer lors du dernier débat.

Il ne reste qu’une journée avant le second tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 25 octobre, qui opposera le président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, au candidat populiste de droite, Flavio Bolsonaro. Les deux candidats sont au coude à coude dans les intentions de vote. Si trois sondages réalisés la semaine dernière donnaient une légère avance à Bolsonaro, l’institut PonteDataa enregistré vendredi 23 octobre 50 % des intentions de vote pour les deux candidats. On s’attend donc à un duel aussi serré qu’il y a quatre ans, lorsque Lula da Silva l’avait emporté avec 50,9 % des voix face au père de Flavio Bolsonaro, JairMessiasBolsonaro, actuellement emprisonné pour tentative de coup d’État.

Le centre se rétrécit

Flavio Bolsonaro avait remporté à la surprise générale le premier tour des élections le 4 octobre, avec 47 % des voix contre 45 %. Dans le même temps, son camp de droite a raflé de nombreux sièges au Congrès, principalement aux dépens des partis du centre modéré. Les sondages publiés la semaine suivant le premier tour donnaient même à Bolsonaro une avance de six points. La semaine dernière, cependant, Lula est parvenu à reprendre l’ascendant grâce à des rassemblements de masse à travers le pays, mais aussi en renouvelant sa présence sur les réseaux sociaux. Bolsonaro, à l’inverse, avait limité sa campagne aux manifestations de rue, fort de sondages favorables. Ce choix s’est avéré erroné. Il mobilise désormais lui aussi ses partisans pour des rassemblements dans tout le pays, à l’approche du second tour.

La rivalité entre la gauche, proche de Lula da Silva, et l’extrême droite, menée par Bolsonaro, façonne la vie politique brésilienne depuis une décennie. Cette polarisation est responsable de la disparition des partis centristes et de l’absence d’une alternative, d’une troisième voie, comme le souligne le politologue Marco Aurelio Nogueira dans un entretien avec DW. « La polarisation entre Lula et le bolsonarisme a paralysé la vie politique brésilienne et tout ce qui n’appartenait ni à l’un ni à l’autre camp a disparu. ». Cette situation est exacerbée par les réseaux sociaux. « Les algorithmes se nourrissent des conflits et valorisent la contestation. » Face à ces contradictions, il n’y a pas de place pour une troisième voie.

Le… modéré Bolsonaro

Le fait que Flavio Bolsonaro, contrairement à son père en 2022, ait pu vaincre Lula da Silva, âgé de près de 81 ans, le 25 octobre, Nogueira l’attribue à la présence plus apaisée du sénateur de 45 ans. « JairMessiasBolsonaro était une personnalité rude et rhétoriquement agressive. Flavio Bolsonaro, en revanche, apparaît plus modéré et renouvelle l’image esthétique du bolsonarisme. Il communique avec habileté, publie des vidéos de qualité et aborde également les questions liées au travail, comme l’instauration de la semaine de cinq jours. »

En promettant de réduire la durée légale du travail, Lula da Silva a récemment marqué des points dans la campagne électorale. Alarmé par la progression de Lula dans les sondages, Flavio Bolsonaro a abandonné son opposition et a voté la semaine dernière en faveur de la semaine de cinq jours. Il semble également moins radical sur le plan fiscal.

Le débat crucial

Les attaques personnelles autour de la question de savoir qui est le plus corrompu ont depuis longtemps laissé les électeurs froidement indifférents, explique le politologue Nogueira. « Les scandales et les accusations mutuelles sont incessants. De ce fait, leur impact sur la campagne électorale est globalement neutre. L’électeur moyen fait la sourde oreille et n’accorde plus beaucoup d’importance à ces accusations au moment de choisir son candidat. »

Le premier débat entre les deux candidats a eu lieu dimanche. Aujourd’hui, vendredi, à deux jours du second tour, Lula et Bolsonaro s’affrontent pour la deuxième fois. L’issue du débat de dimanche dépendra peut-être de leur comportement : selon les experts, la clé sera de garder son sang-froid, le contenu passant probablement au second plan.

L’article Brésil : Lula et Bolsonaro face à face est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz

24. Oktober 2026 um 16:47

Le groupe pétrolier saoudien Aramco étudie une augmentation de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, qui pourrait atteindre 10 millions de barils par jour, contre environ 7 millions actuellement. Cette stratégie vise à sécuriser les exportations du royaume face aux perturbations des routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient.

Saudi Aramco envisage de renforcer les capacités de son oléoduc Est-Ouest afin de pouvoir acheminer jusqu’à 10 millions de barils de pétrole brut par jour vers la mer Rouge. Son directeur général, Amin Nasser, indique que le groupe menait des études techniques pour augmenter les capacités de transport et examiner d’autres itinéraires d’exportation. L’oléoduc relie les zones de production de l’est de l’Arabie saoudite au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Sa capacité actuelle avoisine 7 millions de barils par jour, dont environ 2 millions destinés aux raffineries saoudiennes. Le projet d’extension doit permettre au royaume de réduire sa dépendance aux expéditions transitant par le détroit d’Ormuz, particulièrement exposé aux tensions régionales.

Cette infrastructure est devenue un axe essentiel pour maintenir les exportations saoudiennes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les perturbations du trafic maritime et les attaques visant des installations énergétiques ont souligné la vulnérabilité des principales voies d’approvisionnement mondiales.

Diversifier les routes d’exportation

L’augmentation de capacité s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des approvisionnements. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, avait déjà évoqué, le 12 octobre, la possibilité de porter la capacité d’acheminement par oléoducs vers des destinations situées hors du Golfe à 10 millions de barils par jour dans un délai de deux à trois ans.

À plus court terme, le royaume envisage également de convertir temporairement un gazoduc pour transporter du pétrole brut. Cette opération pourrait ajouter environ 1,2 million de barils par jour en sept à huit semaines, avec un potentiel d’augmentation supplémentaire moyennant des investissements. Cette solution resterait toutefois temporaire, le gazoduc devant retrouver sa fonction initiale avant la période estivale de forte demande de gaz.

Aramco étudie parallèlement d’autres itinéraires d’exportation et le développement de capacités de stockage à l’étranger. L’objectif est de maintenir les livraisons aux clients internationaux en cas d’interruption d’une route maritime ou d’une infrastructure.

Un marché toujours sous tension

Les efforts saoudiens interviennent alors que les perturbations du conflit ont fortement entamé les stocks mondiaux de pétrole. Amin Nasser estime que la crise a entraîné la perte d’environ 3 milliards de barils d’approvisionnement brut et que la reconstitution des réserves pourrait prendre du temps, même après une normalisation de la situation.

Le dirigeant anticipe par ailleurs une hausse de la demande mondiale d’environ 3 millions de barils par jour à la fin du conflit, sous l’effet de la reprise de la consommation et du renouvellement des stocks.

L’extension de l’oléoduc pourrait offrir davantage de souplesse aux exportations saoudiennes, mais elle ne supprimerait pas les risques pesant sur les infrastructures et les routes maritimes. Sa portée dépendra notamment des délais de réalisation, des investissements nécessaires et de l’évolution de la sécurité régionale.

L’article L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première…

24. Oktober 2026 um 14:39

La Banque centrale de Turquie vient d’abaisser son taux directeur de 37 % à 36 %, réduisant pour la première fois depuis janvier le coût de son principal instrument monétaire.

Le Comité de politique monétaire, présidé par Fatih Karahan, a réduit de 100 points de base le taux des opérations de pension à une semaine (repo). Le taux de prêt au jour le jour a également été ramené de 40 % à 39 %, tandis que le taux d’emprunt au jour le jour est passé de 35,5 % à 34,5 %. La décision était largement anticipée par les marchés. Selon les données officielles, l’inflation annuelle en Turquie est revenue à 29,7 % en septembre, son niveau le plus faible depuis novembre 2021, contre 31,5 % en août.

La Banque centrale estime que les dernières données sur les prix et les indicateurs avancés confirment le ralentissement de la tendance sous-jacente de l’inflation. Les statistiques d’activité signalent également une demande intérieure toujours faible, tandis que les répercussions des chocs d’offre sur les prix domestiques restent limitées.

L’institution demeure toutefois prudente. Les tensions géopolitiques continuent de maintenir les prix de l’énergie à des niveaux élevés, ce qui constitue un risque de hausse pour l’inflation. Elle affirme vouloir conserver une politique monétaire restrictive jusqu’à l’établissement de la stabilité des prix…

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, en février dernier, l’institution avait suspendu ses réductions de taux et utilisé des instruments de financement plus coûteux pour contenir les pressions sur la livre et les prix. Elle avait rétabli son taux directeur de référence à la fin août, tout en maintenant une approche prudente.

Une crise financière en toile de fond

La décision intervient également dans un contexte de turbulences sur le marché turc des fonds d’investissement. Les autorités ont ordonné la liquidation de 131 fonds, représentant environ 20 milliards de dollars d’actifs, après une crise qui a affecté des centaines de milliers d’investisseurs.

Pour atténuer les tensions de liquidité, la banque centrale avait augmenté les financements par opérations de pension et assoupli certaines limites de crédit destinées aux petites et moyennes entreprises. Le ministre des Finances, Mehmet Şimşek, a indiqué que les remboursements aux investisseurs concernés demeuraient limités au regard du nombre de personnes affectées.

Cette crise ajoute une contrainte à la conduite de la politique monétaire : la banque centrale doit soutenir la liquidité et limiter les risques de contagion, sans relancer les pressions inflationnistes.

Un assouplissement sous surveillance

La baisse du taux directeur marque une reprise prudente de l’assouplissement monétaire, mais ne signifie pas que la lutte contre l’inflation est achevée. La trajectoire des prix de l’énergie, l’évolution de la livre turque et la stabilité du système financier resteront déterminantes pour les prochaines décisions.

La Banque centrale indique qu’elle continuera à ajuster le rythme et l’ampleur de ses décisions en fonction des données, avec un objectif d’inflation de 5 % à moyen terme. Le maintien de conditions monétaires restrictives, malgré la réduction du taux directeur, doit permettre de poursuivre la désinflation sans compromettre davantage l’activité économique.

L’article La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre

24. Oktober 2026 um 11:44

L’activité économique dans la zone euro a ralenti en octobre, selon les données préliminaires de S&P Global publiées vendredi 23 octobre, car l’affaiblissement de la demande, la hausse des coûts de l’énergie et les pressions inflationnistes croissantes ont limité la dynamique de croissance du secteur privé.

L’indice PMI composite a reculé à 51,9 points, contre 53,1 points en septembre, atteignant son plus bas niveau en quatre mois. Malgré ce ralentissement, l’activité économique est restée en expansion pour le quatrième mois consécutif, même si elle a connu sa plus faible croissance sur la période.

Dans le secteur des services, l’indice correspondant a chuté à 51,7 points, contre 53,0 le mois précédent, atteignant ainsi son plus bas niveau en deux mois. Parallèlement, l’indice de production manufacturière s’est établi à 52,4 points, contre 53,6, tandis que l’indice PMI manufacturier a reculé à 52,4 points, contre 52,9, son niveau le plus bas du trimestre.

Dans le même temps, les nouvelles commandes ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme nettement plus lent, témoignant de la prudence des entreprises et de la faible croissance de la demande. Les nouvelles commandes à l’exportation ont continué d’augmenter pour le troisième mois consécutif, après une longue période de contraction qui a duré près de quatre ans et demi.

La situation de l’économie française est particulièrement préoccupante, l’activité du secteur privé s’étant contractée à nouveau après une reprise temporaire en septembre. À l’inverse, l’Allemagne et le reste de la zone euro ont maintenu des taux de croissance positifs, bien qu’inférieurs à ceux du mois précédent.

L’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, Chris Williamson, a déclaré que les données étaient cohérentes avec une croissance trimestrielle du PIB d’environ 0,3 %, mais a souligné que la dynamique économique montrait des signes d’affaiblissement.

Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie a accéléré l’augmentation des coûts des intrants, notamment dans le secteur manufacturier, tandis que l’emploi est resté globalement stable. Les entreprises semblent moins optimistes quant aux perspectives pour l’année prochaine, la combinaison d’une inflation persistante et d’un ralentissement de la croissance alimentant les inquiétudes concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

L’article Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Collaborer avec l’industrie sans sacrifier la science : le double impact, mode d’emploi à inventer

24. Oktober 2026 um 15:29

Loin d’être une double contrainte, la collaboration entre science et industrie peut produire, de façon systématique, des bénéfices dans les deux sphères. C’est l’enseignement central que le Pr Pascal Le Masson (MINES ParisTech-PSL) a tiré de son ouvrage Science et Société à l’aune du double impact.

Pascal Le Masson a présenté son livre, le 20 octobre 2026 à Tunis, dans l’amphithéâtre de la Business School, lors du cycle « Science et Société » organisé par le Centre de Recherche Collaborative et d’Innovation (CRCI) de l’Université Centrale Group. Deux séries de résultats étayent cette thèse : un lien avec l’industrie figure dans l’histoire de nombreux travaux couronnés par le prix Nobel, et les thèses menées en partenariat avec une entreprise ne sacrifient pas la production scientifique.

Pour l’industriel, s’associer à la science semble synonyme de lenteur, d’exigence de publication et de résultats peu opérationnels. Pour le scientifique, devoir en plus se rendre utile à l’industrie est une charge sans garantie de gain. Les laboratoires de l’École des Mines laissaient pourtant entrevoir une autre réalité. Selon Pascal Le Masson, travailler avec l’industrie y fait naître des idées originales et des énigmes nouvelles, étrangères à la science normale comme à la science à la mode. Les partenaires industriels, eux, n’attendent pas des solutions, mais des connaissances surprenantes dont ils règlent ensuite les détails d’application. Restait à savoir si cet échange gagnant-gagnant était exceptionnel. L’ouvrage entend montrer qu’il peut être systématique et qu’il faut en comprendre le fonctionnement.

Des ferments lactiques à CRISPR

Le chercheur l’illustre par l’histoire des « ciseaux ADN » CRISPR-Cas9, qui ont valu à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna le prix Nobel en 2020. La représentation spontanée y voit une science fondamentale dont les applications découlent en cascade. Quentin Plantec, dont la thèse porte sur ce sujet, raconte une autre histoire, qui commence en amont.

À l’origine, une entreprise produit des ferments lactiques, ceux des yaourts et des fromages. Un ferment de qualité ne fait pas « tourner » le lait, ce qui suppose qu’il ne soit pas attaqué par des virus de bactéries, les bactériophages. En étudiant de longues lignées bactériennes, l’entreprise repère des comportements de résistance qu’elle ne parvient pas à interpréter et s’adresse à un laboratoire scientifique.

Les chercheurs préviennent qu’ils ne résoudront pas son problème, mais l’anomalie les intéresse, car les théories de l’immunité prévoyaient que cela ne devait pas fonctionner ainsi. Leur étude révèle que l’ADN de la bactérie contient des marqueurs CRISPR, entre lesquels s’intercalent des séquences très inhabituelles, variables d’une lignée à l’autre. Ce sont des fragments découpés dans l’ADN des virus attaquants, conservés puis réintégrés dans le génome bactérien. Il s’agit d’une immunité acquise, apprise au contact du virus, qui permet ensuite à la bactérie de lui résister.

Pour la science, la publication correspondante a été bien plus citée, et pendant très longtemps, que celles de Charpentier et Doudna. L’industriel a pu en retour optimiser la résistance de ses bactéries et obtenir des ferments de bien meilleure qualité, grâce à une assurance qualité fortement accrue, le tout bien avant le prix Nobel.

Ce qui intéresse Pascal Le Masson, ce sont les conditions de ce double gain. À aucun moment les deux parties ne se sont entendues sur un objectif commun : les scientifiques visaient l’immunologie et la reconnaissance académique, l’industriel la qualité de sa production. Il a suffi de s’accorder pour discuter, des objectifs divergents pouvant coexister. Les connaissances apportées par l’industriel surprenaient et enrichissaient les scientifiques, tandis que celles des scientifiques offraient à l’industriel des pistes originales à exploiter. Selon le chercheur, les théories de la conception permettent de rendre compte de ce résultat contre-intuitif.

Les prix Nobel : un lien avec l’industrie plus fréquent qu’attendu

Pour savoir si ce cas est isolé, Quentin Plantec a soumis l’hypothèse à deux tests opposés. Le premier porte sur la recherche dite fondamentale, avec une épreuve volontairement exigeante : les prix Nobel. Le doctorant a pris tous les prix décernés depuis l’origine en physique, en chimie et en médecine, jusqu’à 2016. Pour chacun, il a recherché si l’article princeps, rédigé alors que son auteur était encore peu connu, avait été produit en lien avec l’industrie, puis il a compté ces cas décennie par décennie.

Contre toute attente, ces prix ne relèvent pas du passé. On cite volontiers IBM ou General Electric, mais comme un phénomène propre au milieu du XXe siècle. Or, depuis le début du siècle, une part significative des prix Nobel est obtenue en lien avec une collaboration industrielle. Pour Pascal Le Masson, la recherche à double impact est présente sans qu’on en ait toujours conscience, et elle contribue au moins en partie à expliquer ces distinctions. Une première communication en tirait une provocation : collaborer avec l’industrie serait une nouvelle recette pour obtenir le prix Nobel.

Les thèses CIFRE : l’industrie n’empêche pas la science

Le second test prend le chemin inverse avec une recherche réputée très appliquée, celle des thèses relevant du mécanisme  Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE). Dans ce dispositif français, le doctorant est embauché par une entreprise et travaille avec un laboratoire académique, dans un cadre tripartite. Une thèse sur dix lancée en France est une thèse CIFRE, soit un quota d’environ 2000 par an, pour un dispositif peu coûteux et discret dans le budget de l’État. Selon Pascal Le Masson, les travaux de Quentin Plantec, parmi d’autres, ont contribué à souligner son intérêt, et le nombre de thèses CIFRE augmente régulièrement depuis quelques années. Il précise avoir travaillé de près avec la directrice de l’agence qui le gère.

L’étude repose sur un échantillon de 613 thèses CIFRE, dont le doctorant a examiné, à l’arrivée, l’impact industriel et l’impact scientifique. L’hypothèse de départ était une corrélation négative : des thèses scientifiques qui publient mais déposent peu de brevets, des thèses appliquées riches en brevets mais pauvres en publications, et peut-être quelques thèses intermédiaires.

Les résultats infirment ce schéma et dessinent trois groupes. Le premier réunit des thèses surtout académiques, peu productrices d’applications, ce qui n’étonne pas le chercheur : les entreprises, notamment les groupes industriels très scientifiques, ne s’intéressent pas aux seules applications. Le deuxième regroupe des thèses à fort impact industriel, matérialisé par des brevets. Il n’existe pas de relation entre le degré d’implication industrielle d’une thèse et son volume de publications : ces thèses publient autant que les autres. Le troisième, de l’ordre de 10 à 15 % des thèses, associe collaboration industrielle et excellentes publications, ce que Pascal Le Masson qualifie de double impact intensif. Un même dispositif produit ainsi des profils très divers. Le chercheur y voit une boîte à outils riche, que les acteurs configurent selon leurs préoccupations, là où l’on supposait un modèle pauvre de recherche impliquée.

L’article Collaborer avec l’industrie sans sacrifier la science : le double impact, mode d’emploi à inventer est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Caisses noires, espionnage, pétrodollars : le gendre de Trump au cœur d’un scandale explosif

24. Oktober 2026 um 11:24

Selon une enquête explosive publiée par Vanity Fair, Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, aurait été au cœur d’un réseau financier aux ramifications diplomatiques sensibles. Des accusations graves, que ses avocats rejettent catégoriquement et qui restent à ce stade à établir.

 

Tous les ingrédients d’un véritable roman d’espionnage sont réunis dans ce dossier explosif : des comptes secrets de près de deux milliards de dollars alimentés par les princes du Golfe, un iPhone piraté par Moscou et, au cœur de cette intrigue, un bénéficiaire de premier plan, à savoir Jared Kushner, l’époux de la fille chérie de Donald Trump, la belle Ivanka…

Selon un livre à paraître aux États-Unis, intitulé « Princes et voleurs : le plan secret de Jared Kushner et Mohammed ben Zayed pour remodeler le Moyen-Orient », dont le magazine américain Vanity Fair a publié jeudi 22 octobre quelques extraits particulièrement savoureux, les services de contre-espionnage néerlandais seraient parvenus à pirater l’iPhone personnel de Jared Kushner grâce à un transfuge russe. L’exploitation des conversations aurait mis au jour des éléments troublants : entre 2017 et 2018, le gendre de Donald Trump, alors conseiller parmi les plus proches du président et émissaire spécial au Moyen-Orient durant son premier mandat, aurait eu accès à des comptes bancaires secrets transférés via l’Azerbaïdjan et alimentés à hauteur de près de deux milliards de dollars par l’émir d’Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane. Ainsi que par le prince héritier et dirigeant de facto du royaume wahhabite, Mohammed ben Salmane (MBS).

Toutefois, il faut souligner que ces allégations reposent sur des sources anonymes, et aucun document bancaire ni autre preuve publique n’a été présenté permettant une vérification indépendante. Donc, la prudence est de mise.

L’ombre d’Israël

Toujours selon Matthew Cole, auteur de l’ouvrage attendu en librairie le 27 octobre, dont cette enquête aura nécessité quatre années de travail, les espions néerlandais observent notamment Jared Kushner se connecter à un premier compte bancaire domicilié aux Émirats arabes unis chez First Abu Dhabi Bank, présidée par Tahnoon ben Zayed, frère du président émirati, Mohammed ben Zayed al-Nahyane émirati MBZ.

Le mécanisme financier décrit est complexe. A partir de 2017, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis auraient injecté quelque 750 millions de dollars sur ce compte, en transitant par une banque azerbaïdjanaise, dans un pays régulièrement mis en cause pour des affaires de blanchiment d’argent.

Officiellement, le compte appartient à la fondation caritative émiratie Watani Al Emarat. Jared Kushner, alors chargé notamment du dossier israélo-palestinien et des relations avec les monarchies du Golfe, n’en serait pas le propriétaire, mais disposerait d’une autorisation lui permettant d’effectuer des transactions. Matthew Cole décrit ce compte comme une slush fund, autrement dit une caisse noire qui aurait servi à financer des opérations diplomatiques officieuses au Moyen-Orient.

Rappelons à ce propos que le président émirati Mohammed ben Zayed a noué très tôt des liens étroits avec l’entourage de Donald Trump. En décembre 2016, soit un mois avant l’investiture du président américain, il rencontre Jared Kushner à New York. Les deux hommes entretiennent ensuite des échanges réguliers sur WhatsApp, avec une ambition commune : redessiner les équilibres au Moyen-Orient en favorisant notamment un rapprochement entre Israël et les monarchies du Golfe. Une stratégie qui se concrétisera en 2020 avec la signature des accords d’Abraham.

Toujours selon l’enquête de Matthew Cole, le président émirati aurait dans un deuxième temps versé plus d’un milliard de dollars, toujours via l’Azerbaïdjan, sur un second compte destiné à Jared Kushner, avec des fonds déposés chez la Banque centrale d’Israël sur le conseil de Benyamin Netanyahou, un ami intime de la famille Kushner.

Autre allégation explosive. D’après l’ouvrage, Jared Kushner, le dirigeant des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane auraient initialement discuté de la création d’un fonds de plus de dix milliards de dollars. Parmi les objectifs évoqués figuraient l’annulation de l’accord sur le nucléaire iranien, la promotion de la position de ben Salmane et un accord israélo-palestinien. Cette idée a finalement été abandonnée et les fonds ont été transférés sur des comptes distincts.

Déni

Les avocats du gendre de Donald Trump nient catégoriquement et dénoncent même « des accusations scandaleuses et catégoriquement fausses […] complètement délirantes ». Ils attaquent notamment le manque de preuves matérielles de l’article, qui ne présente, au-delà des affirmations de sources anonymes, « aucun relevé bancaire, aucun justificatif de virement, aucun numéro de compte, aucune date de transaction ni aucun autre élément vérifiable », ont-ils déploré.

Du pain béni pour les démocrates

Si les révélations de Matthew Cole venaient à être confirmées, Jared Kushner pourrait s’exposer à des poursuites pour corruption, si des contreparties étaient établies, ou pour avoir agi au profit d’une puissance étrangère sans en avoir informé les autorités américaines.

De quoi alimenter les investigations des démocrates au Congrès, qui s’intéressent déjà aux liens financiers du gendre de Donald Trump avec les monarchies du Golfe et à ses éventuels conflits d’intérêts. À l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre, les démocrates pourraient, s’ils reprenaient le contrôle de la Chambre des représentants, convoquer Jared Kushner pour l’interroger sous serment. Affaire à suivre.

L’article Caisses noires, espionnage, pétrodollars : le gendre de Trump au cœur d’un scandale explosif est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ezzeddine Zayani : « La contestation lycéenne en France rebat les cartes de la campagne présidentielle »

24. Oktober 2026 um 10:48

Entre un désordre mondial de plus en plus instable et une France traversée par la colère lycéenne et les tensions politiques, les points de rupture se multiplient. L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani décrypte, dans cet entretien, une crise aux multiples facettes, sociale, économique et identitaire et ses possibles répercussions sur les Tunisiens résidant en France.

Interview. 

Comment analysez-vous ce qui se passe en France ces dernières semaines, entre les manifestations lycéennes, les violences et la mobilisation… ?

Je dirais, sans exagérer, qu’il s’agit d’une crise à multiples facettes. Il y a ce que nous voyons, mais aussi ce qui est larvé, caché, ce que l’on cherche à laisser dans l’opacité. Il faut rappeler également que le mouvement lycéen est d’abord né de revendications légitimes : des établissements dignes de ce nom, des conditions d’études correctes et la défense d’une école publique accessible. C’est d’abord le refus de l’abandon de quelque chose qui a fait la puissance de la France : l’éducation gratuite et de qualité.  

Plus encore, cette colère serait également liée à la dégradation des services publics, à la crise économique et à l’endettement de l’État français. Les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens, les professeurs non remplacés, les classes surchargées et les inégalités scolaires entre territoires. Ce qui fait que la contestation lycéenne en France va sans doute rebattre les cartes de la campagne présidentielle de 2027. 

Certains y voient une récupération politique du mouvement lycéen, notamment par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Partagez-vous cette lecture ?

 Absolument. Il y a eu, à mon avis, un véritable hold-up de cette manifestation lycéenne. C’est une aubaine pour ceux qui cherchent à faire autre chose que d’aboutir sereinement aux revendications des lycéens. De ce fait, l’approche de l’élection présidentielle de 2027 explique en grande partie cette instrumentalisation.

La France insoumise, le Parti socialiste, la droite et l’extrême droite cherchent chacun à se positionner. Les dés sont jetés, chacun connaît les visées de l’autre. La droite tente d’exploiter cette situation extrêmement difficile pour démontrer qu’elle est capable de maintenir l’ordre. 

La droite et l’extrême droite ont-elles réussi à imposer l’idée que les violences seraient le fait de Maghrébins, d’Arabes ou d’immigrés en situation irrégulière ?

A priori, non. Il n’y a pas eu un déferlement vers Marine Le Pen. Ce qui est remarquable, c’est que La France insoumise n’a pas baissé les bras et a tenu bon. Médiapart a rapporté les propos d’un commissaire des services de renseignement affirmant avoir reçu une consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon, tandis que des policiers contestaient l’attribution des violences à LFI. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a, pour sa part, accusé les Insoumis d’avoir « jeté de l’huile sur le feu » en dénonçant une instrumentalisation des services de renseignement.

 Ce démenti de Médiapart a eu un effet considérable. Il y a encore des garde-fous : les gens du pouvoir ne peuvent plus commercialiser certaines manipulations comme avant. 

François Hollande et Dominique de Villepin ont-ils joué un rôle dans ce basculement ?

 Oui. J’ai suivi la déclaration de François Hollande, qui s’est élevé contre cette façon d’accuser gratuitement La France insoumise. Et Dominique de Villepin a montré, une fois de plus, que c’est le sage qui parle. Quand le sage parle, les autres doivent écouter.  Selon lui, ces réactions constituent “un coup de semonce important. On ne peut pas, dans une véritable démocratie, accuser sans preuves. La démocratie n’est pas encore perdue”.

Pourquoi l’extrême droite insiste-t-elle autant sur l’islam, l’immigration et l’origine des casseurs ?

Parce qu’elle veut faire campagne avec cela. Elle veut faire passer dans les esprits des électeurs, surtout les plus âgés, l’idée que les casseurs sont des Maghrébins, des Arabes ou des immigrés en situation irrégulière. Or, ce n’est pas si simple. A mon humble avis, je pense que les Français ne sont plus disposés à absorber « n’importe quoi ».

 

L’extrême droite veut faire campagne avec cela. Elle veut faire passer dans les esprits des électeurs, surtout les plus âgés, l’idée que les casseurs sont des Maghrébins, des Arabes ou des immigrés en situation irrégulière.

 

La crise française est-elle donc davantage économique et sociale qu’identitaire ?

 Oui. La crise véritable de la France ne se situe pas au niveau de ces tartes à la crème : islam, immigration, Arabes. Elle est au niveau de l’endettement, du pouvoir d’achat et des choix économiques, notamment liés aux conséquences de la guerre en Ukraine. Ce sont des erreurs que l’on a essayé de camoufler par des vidéos, des annonces et des déclarations complètement fausses. 

Pensez-vous que ce mouvement va s’essouffler, notamment avec les vacances scolaires ?

Peut-être. Les autorités comptent beaucoup sur cet élément : les vacances, mais aussi peut-être l’apaisement grâce à ce que le gouvernement propose. La preuve, on parle de 3 500 enseignants contractuels affectés pour parer au manque et aux vacances de postes. 

Avec l’approche des échéances électorales et la montée de l’extrême droite, n’y a-t-il pas une inquiétude pour les Tunisiens vivant en France ?

 Il faut faire très attention. Ceux qui n’ont pas la nationalité française doivent rester neutres et ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de la France. En revanche, les binationaux ont le droit de s’exprimer sur leur pays d’adoption, mais dans la légalité, jamais en tant que casseurs. La France aura toujours besoin d’une Tunisie qui regorge de compétences, et nous avons besoin d’eux. Il faut retrouver l’équilibre qui existait du temps de De Gaulle et de Chirac.

 

La France aura toujours besoin d’une Tunisie qui regorge de compétences, et nous avons besoin d’eux. Il faut retrouver l’équilibre qui existait du temps de De Gaulle et de Chirac.

 

Quel rôle jouent les médias français dans ce climat de tension, notamment après les tirs de Trappes et La Verrière vendredi 23 octobre ?

Le rôle des médias français est particulièrement délicat dans une période de forte tension. La manière dont un fait divers ou un acte criminel est relayé peut contribuer à éclairer l’opinion publique, mais aussi, involontairement ou non, à nourrir un climat de peur et de méfiance. Ce qui s’est passé le 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière est d’abord un drame humain. Un homme de 39 ans a ouvert le feu depuis sa voiture, causant la mort d’une personne et blessant cinq autres, dont une enfant de 12 ans. D’ailleurs, le Parquet national antiterroriste s’est saisi du dossier, évoquant des assassinats en relation avec un mobile potentiellement raciste.

À ce stade, la prudence s’impose. Tant que l’enquête n’a pas permis d’établir l’ensemble des faits et des motivations, il est important d’éviter toute généralisation. Un acte criminel, aussi grave soit-il, ne doit pas être transformé en accusation contre une communauté, une origine ou une religion.

Certains médias sont régulièrement critiqués pour une couverture jugée trop axée sur la sécurité et l’identité. Il appartient toutefois à chacun d’apprécier le traitement de l’information. L’essentiel est de rappeler que les médias ont une responsabilité : informer avec rigueur, respecter la présomption d’innocence et distinguer clairement entre un individu, un acte et une communauté.

 

Je l’espère. Il y a deux signaux très importants. Le premier, ce sont les élections de mi-mandat (midterms, ndlr) du 3 novembre aux États-Unis. Leurs résultats seront très importants,

 

Dans un contexte électoral tendu, cette rigueur est encore plus nécessaire. La France a besoin d’un débat apaisé, fondé sur les faits, et non d’amalgames susceptibles d’alimenter les peurs et les divisions.

Ce désordre mondial va-t-il s’estomper pour laisser place à un nouvel ordre mondial, ou est-il encore trop tôt pour le dire ?

 Je l’espère. Il y a deux signaux très importants. Le premier, ce sont les élections de mi-mandat (midterms, ndlr) du 3 novembre aux États-Unis. Leurs résultats seront très importants, car ils dévoileront un autre visage de cette Amérique.

Ces élections de mi-mandat renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 sièges du Sénat. Les manifestations dans les grandes universités américaines seront-elles suivies dans les urnes ? C’est le premier signal que nous devons suivre de près. Le second, ce sont les élections en Israël. Si les Israéliens veulent la paix, ils devront sanctionner Netanyahou. Une fois cela fait, peut-être nous pourrons nous remettre à espérer et retrouver un certain optimisme. 

L’article Ezzeddine Zayani : « La contestation lycéenne en France rebat les cartes de la campagne présidentielle » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

24 octobre : le développement ne se finance pas sans que l’on s’y intéresse

24. Oktober 2026 um 09:37

En 1972, l’Assemblée générale des Nations Unies a instauré la Journée mondiale d’information sur le développement (résolution 3034(XXVII)). L’idée tient en une phrase : le développement n’avance que si les citoyens, et d’abord les jeunes, en comprennent les enjeux. Elle est célébrée chaque 24 octobre, comme la Journée des Nations Unies, et l’actualité lui donne aujourd’hui un poids particulier.

L’aide publique au développement des pays du Comité d’aide au développement de l’OCDE a reculé de 23,1 % en 2025, la plus forte baisse jamais enregistrée. Elle devrait encore diminuer de 6,9 % en 2026, et les principaux bailleurs ont programmé des réductions au moins jusqu’en 2028. Derrière ces pourcentages, il y a des dispensaires, des écoles et des programmes humanitaires qui ralentissent. 

La Tunisie n’est pas à l’écart de ce mouvement. Elle a reçu 1,23 milliard de dollars d’aide publique au développement nette en 2023, dont 170 millions alloués par les États-Unis, selon les données de la Banque mondiale. Cette aide reste fortement concentrée autour d’un nombre limité de partenaires, si bien que le repli d’un seul grand bailleur se ressent vite sur les projets de terrain. Le texte de l’ONU rappelle que des millions de personnes restent sous-alimentées, sans instruction ou au chômage, et que le développement échoue si les privilèges indus et les écarts extrêmes de richesse persistent. Mobiliser l’opinion n’est donc pas un exercice de communication. Les pays riches doivent expliquer pourquoi l’effort est commun, et les pays en développement doivent dire ce qu’il apporte et ce qu’il coûte. Cette tâche revient d’abord aux acteurs nationaux : écoles, médias, institutions.

Le savoir est l’autre terrain de cette inégalité. Dans le monde, environ 2,2 milliards de personnes restent hors ligne, surtout dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En Tunisie, 85,9 % des 10-70 ans utilisent Internet, mais les écarts sont nets : 99,2 % chez les 18-24 ans contre 54,1 % chez les 60-70 ans, 23 % chez les personnes non scolarisées, et 69,1 % chez celles gagnant au plus 600 dinars contre 95,9 % à partir de 2 500 dinars. La géographie compte aussi : l’accès à Internet atteint 85,6 % à Ben Arous, mais 59,7 % à Sidi Bouzid. Et 73,9 % des ménages n’ont pas d’ordinateur, un taux qui atteint 90,2 % en milieu rural.

Pour l’ONU, la réponse passe par la recherche, des technologies adaptées à chaque pays, des infrastructures, des compétences et des transferts de technologie à des conditions convenues d’un commun accord.

Alors que l’aide recule, informer sur le développement devient plus nécessaire que jamais : une opinion qui ne comprend pas l’enjeu ne soutiendra pas l’effort.

L’article 24 octobre : le développement ne se finance pas sans que l’on s’y intéresse est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %

24. Oktober 2026 um 10:20

La Banque centrale de Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %, pour la deuxième réunion consécutive, alors que les frappes ukrainiennes contre ses raffineries continuent de perturber l’approvisionnement en carburants et d’alimenter les pressions inflationnistes.

Selon une enquête de Bloomberg (publiée le 23 octobre) auprès de onze économistes, la quasi-totalité des analystes anticipent un statu quo monétaire. Un seul prévoit une réduction de 25 points de base. La décision intervient alors que l’institution cherche à ramener l’inflation vers son objectif de 4 %, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie et la persistance d’anticipations inflationnistes élevées.

Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont ramené l’activité de raffinage à des niveaux particulièrement bas et provoqué des tensions sur l’approvisionnement en carburants. Certaines installations récemment remises en service ont de nouveau été endommagées, retardant le rétablissement des capacités de production.

La hausse des prix de l’essence se répercute sur les transports routiers et la logistique, augmentant les coûts supportés par les entreprises. Elle risque également d’entraîner des hausses de prix dans d’autres secteurs, si les ménages et les entreprises anticipent une inflation durablement plus élevée.

Selon les données du ministère russe de l’Économie, l’inflation annuelle était estimée à 7,15 % au 19 octobre, au-dessus de la fourchette de 6 à 7 % retenue par la banque centrale pour la fin de l’année. Les anticipations d’inflation des ménages ont légèrement reculé en octobre, à 13,2 %, mais demeurent élevées.

Natalia Milchakova, analyste chez Freedom Finance Global, estime que les conséquences des frappes de drones sur les raffineries ne peuvent être ignorées et que la hausse des prix des carburants continuera probablement d’alimenter les anticipations inflationnistes.

Un arbitrage difficile pour la Banque centrale

Le maintien d’un taux directeur élevé vise à freiner la demande, à contenir les anticipations de hausse des prix et à éviter que les augmentations initiales ne se diffusent durablement à l’ensemble de l’économie. Cette politique renchérit toutefois le crédit pour les entreprises et les ménages.

Les entreprises russes réclament un assouplissement monétaire afin de réduire le coût de leurs emprunts, de préserver leurs marges et de relancer leurs investissements. Mais une baisse prématurée des taux pourrait compliquer le ralentissement de l’inflation, alors que les perturbations de l’offre énergétique continuent de peser sur les prix.

La gouverneure de la Banque centrale, Elvira Nabioullina, doit s’exprimer lors d’une conférence de presse après la publication de la décision. L’institution devra notamment évaluer la persistance du choc énergétique, l’évolution des anticipations d’inflation et les effets des conditions monétaires restrictives sur l’activité économique…

L’article La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs

24. Oktober 2026 um 09:58

Les tarifs du transport maritime de pétrole atteignent des niveaux records, avec des revenus dépassant un million de dollars par jour pour les superpétroliers VLCC dans le golfe Persique.

Face à cette flambée, la Chine, Taïwan et la Corée du Sud cherchent à réduire leurs coûts en limitant leurs achats de brut, en privilégiant des navires de plus petite taille et en recourant davantage aux contrats d’affrètement à long terme.

Selon des données de Signal Ocean, les importations chinoises de pétrole brut devraient s’établir entre 9,2 et 9,3 millions de barils par jour au quatrième trimestre 2026, contre une moyenne de 11,6 millions en 2025. Les données d’octobre font déjà état d’un ralentissement des arrivées, dans un contexte de prix du Brent supérieurs à 100 dollars le baril et de coûts de transport pouvant atteindre 40 dollars par baril.

Dans le même temps, les raffineurs d’autres pays asiatiques recherchent des solutions alternatives pour transporter le pétrole afin de limiter leur exposition aux tarifs de fret élevés des VLCC. Un cas typique est celui de la compagnie pétrolière d’État taïwanaise CPC qui, selon des négociants, a acheté la semaine dernière six cargaisons de pétrole pour le transport par Aframax, au lieu d’utiliser deux ou trois VLCC, comme c’est généralement le cas.

Ce choix témoigne de la tendance à privilégier les pétroliers de plus petite taille, malgré des taux de fret qui restent particulièrement élevés dans cette catégorie…  Les raffineries sud-coréennes suivent également une stratégie similaire, utilisant une combinaison d’affrètements sur le marché spot, de navires avec des contrats à long terme et de navires Aframax plus petits.

L’exemple de SK Energy, la plus grande entreprise de raffinage de Corée du Sud, illustre bien les coûts auxquels les importateurs sont encore confrontés.

Le prochain pari sur le marché du fret

L’évolution de la situation en Asie crée une nouvelle réalité pour le marché des pétroliers, qui a enregistré ces derniers mois des taux de fret sans précédent. Le 8 octobre, l’indice journalier équivalent à l’affrètement à temps des VLCC (TCE) du Baltic Exchange avait atteint un niveau record de 937 767 dollars par jour, tandis que les taux de fret pour des expéditions spécifiques en provenance du Golfe persique ont maintenant dépassé 1 million de dollars.

La faible disponibilité actuelle de navires demeure un facteur clé soutenant le marché. Cependant, la prudence des raffineurs chinois, les solutions de transport alternatives proposées par d’autres importateurs asiatiques et l’attente des affréteurs pourraient affecter la demande de nouvelles cargaisons.

La question cruciale est de savoir si ces mesures seront suffisamment longues et importantes pour limiter la pression sur les capacités disponibles.

À l’heure actuelle, aucun signe de correction générale des tarifs des VLCC n’est visible. Cependant, les premières réactions des principaux acheteurs de pétrole indiquent que leur capacité à absorber les coûts de transport élevés n’est pas illimitée.

L’article Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Campagne céréalière : 110 000 tonnes d’ammonitrate programmées à l’importation

24. Oktober 2026 um 09:31

La Tunisie prévoit d’importer environ 110 000 tonnes d’ammonitrate pour répondre aux besoins de la campagne des grandes cultures 2026-2027. Le stock disponible s’élève actuellement à 69 000 tonnes, tandis que les préparatifs se poursuivent pour assurer l’approvisionnement des agriculteurs en engrais et en semences.

Ces données ont été présentées jeudi par des représentants du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, lors d’une séance d’audition devant la commission de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et hydrique et de la Pêche au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée aux préparatifs des campagnes céréalière et des dattes.

Sur les 69 000 tonnes d’ammonitrate disponibles, 63 000 tonnes sont stockées au centre de Kabolâat et 6 000 tonnes à l’usine de Gabès.

1,458 million d’hectares programmés pour les grandes cultures

Pour la campagne 2026-2027, les superficies prévues pour les grandes cultures atteignent 1,458 million d’hectares, dont 77 000 hectares consacrés aux céréales irriguées.

Concernant les semences sélectionnées, environ 232 000 quintaux avaient été mis à la disposition des régions de production entre août et le 16 octobre 2026, sur un programme prévisionnel de 492 000 quintaux de semences subventionnées.

Les besoins en semences contrôlées d’orge sont estimés à 100 000 quintaux, alors que les quantités disponibles ne dépassent pas 12 000 quintaux.

La préparation des terres se poursuit également. Le taux d’avancement des labours profonds atteint 64 %, contre 55 % pour le premier labour de reprise et 17 % pour le deuxième.

Renforcer l’approvisionnement et l’encadrement agricole

Le ministère entend sécuriser les besoins de la campagne et renforcer l’accompagnement technique des agriculteurs. Le programme prévu comprend des ateliers régionaux, des journées d’information sur le terrain et des formations destinées aux agriculteurs et aux techniciens.

Un programme national de rationalisation de la fertilisation des grandes cultures est également prévu afin de mieux adapter les apports aux besoins des sols. En parallèle, une plateforme numérique consacrée à la collecte et à la gestion des échantillons de sol à l’échelle nationale est en cours de préparation. Les analyses ont déjà été achevées dans 17 gouvernorats.

Les autorités prévoient aussi d’accélérer les semis sur les superficies céréalières programmées, d’étendre les surfaces bénéficiant d’une irrigation d’appoint dans les régions du Nord et d’affiner l’évaluation des besoins en semences ordinaires contrôlées d’orge.

L’accélération des procédures d’octroi des crédits saisonniers figure également parmi les priorités, afin de permettre aux agriculteurs de recevoir les semences sélectionnées dans les délais requis.

Les députés alertent sur les pénuries et les pertes de récolte

Lors des débats, plusieurs députés ont soulevé les difficultés liées au manque de semences sélectionnées et de produits phytosanitaires, ainsi qu’aux retards de distribution. Ils ont également pointé l’insuffisance de l’encadrement agricole et mis en garde contre les répercussions de ces contraintes sur la production.

Les élus ont appelé à renforcer l’accompagnement des agriculteurs, à leur fournir des informations actualisées et à multiplier les possibilités de formation. Ils ont aussi plaidé pour une stratégie intégrée de lutte contre les maladies des cultures, fondée notamment sur une meilleure exploitation des résultats de la recherche scientifique afin de protéger la santé végétale.

Les pertes de céréales ont également été évoquées. Selon les interventions des députés, elles pourraient atteindre 30 %, notamment en raison du vieillissement du parc de moissonneuses-batteuses. Les élus ont ainsi demandé le renouvellement des équipements de récolte.

Lutter contre la spéculation sur les semences et les engrais

Les représentants du ministère ont appelé à intensifier les contrôles sur le terrain, en coordination avec les différentes parties concernées, afin de lutter contre les pratiques spéculatives et la vente de semences et d’engrais à des prix illégaux.

Ils ont également souligné la nécessité de faciliter l’obtention, par les agriculteurs, des attestations requises pour leur approvisionnement en ammonitrate.

En réponse aux préoccupations exprimées, les représentants du ministère ont réaffirmé leur volonté de renforcer la formation des agriculteurs, notamment pour adapter la fertilisation aux caractéristiques des sols, et de mobiliser davantage les résultats de la recherche scientifique au service de l’amélioration des pratiques agricoles.

L’article Campagne céréalière : 110 000 tonnes d’ammonitrate programmées à l’importation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Unimed : résultat net de 8,82 MDT au premier semestre 2026, en baisse de 15,2 %

24. Oktober 2026 um 09:09

Le bénéfice net d’Unimed recule de 15,2 % au premier semestre 2026, à 8,82 MDT (millions de dinars). Le résultat d’exploitation progresse pourtant de 15,6 %.

L’Unité de Fabrication de Médicaments (Unimed), société pharmaceutique basée à Kalaa Kébira (Sousse), a enregistré un résultat net de 8 819 217 dinars tunisiens. Un an plus tôt, il s’élevait à 10 406 100 dinars. Les revenus reculent de 10,8 %, à 64 492 396 dinars contre 72 322 191 dinars. Le résultat par action ressort à 0,276 dinar, contre 0,325 dinar.

Le résultat d’exploitation progresse de 15,6 %, à 20,61 MDT contre 17,84 MDT. En revanche, le résultat des activités ordinaires avant impôt baisse de 18,7 %, à 12,45 MDT contre 15,30 MDT. Les autres pertes ordinaires passent de 0,10 MDT à 6,57 MDT. Les notes aux comptes y rangent une perte définitive de 4,4 MDT issue d’un contrôle fiscal, après un accord avec l’administration. Elles mentionnent aussi une perte de 1,8 MDT sur la mise au rebut de stocks (1 726 631 dinars dans le tableau des flux de trésorerie). Les amendes et pénalités, inscrites sur une ligne distincte, s’élèvent à 376 581 dinars. Enfin, l’impôt sur les sociétés s’établit à 3,63 MDT, contre 4,90 MDT.

L’export recule de 39 %

Les ventes à l’export baissent de 39 %, à 13,28 MDT contre 21,77 MDT. La société attribue ce recul principalement à un client important de la sous-traitance. Ce client n’a pas renouvelé ses commandes au cours de la période. À l’inverse, les ventes locales progressent de 1,3 %, à 51,21 MDT contre 50,56 MDT.

Les dotations aux amortissements et aux provisions s’établissent à 2,45 MDT, contre 10,36 MDT un an plus tôt. Ce poste inclut une reprise nette de 2,57 MDT sur les provisions pour risques et charges. Au premier semestre 2025, une dotation de 2,63 MDT avait été comptabilisée. Par ailleurs, la provision pour risques divers, classée en passifs non courants, s’élève à 7,05 MDT. Elle était de 9,62 MDT au 31 décembre 2025.

Capitaux propres et bilan

Les capitaux propres atteignent 100,11 MDT au 30 juin 2026, contre 111,29 MDT au 31 décembre 2025. L’assemblée générale ordinaire du 17 juin 2026 a décidé une distribution de 20 MDT. Celle-ci a été versée en septembre 2026. Le bilan de fin juin affiche 20 020 825 dinars de dividendes à payer. Le total du bilan est de 192,48 MDT, contre 195,16 MDT fin 2025. De leur côté, les emprunts non courants s’élèvent à 14,34 MDT, contre 17,59 MDT.

Les flux de trésorerie d’exploitation atteignent 15,15 MDT, contre 3,89 MDT un an plus tôt. Les acquisitions d’immobilisations ont mobilisé 2,20 MDT. Le solde net des flux d’investissement est un décaissement de 2,04 MDT. Le financement se solde, lui, par un décaissement net de 11,01 MDT. Il combine 16,72 MDT d’emprunts encaissés et 27,73 MDT de remboursements. Au final, la trésorerie de clôture s’établit à 8,25 MDT. Elle était de 6,15 MDT au 31 décembre 2025 et de 16,71 MDT au 30 juin 2025.

L’article Unimed : résultat net de 8,82 MDT au premier semestre 2026, en baisse de 15,2 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Huile d’olive : l’État mobilise 150 millions de dinars pour acheter la production nationale

24. Oktober 2026 um 08:53

Un Conseil ministériel restreint, présidé vendredi par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, au palais du gouvernement à la Kasbah, a adopté une série de mesures pour soutenir la filière oléicole durant la campagne 2026-2027. Au programme : le financement des achats d’huile d’olive tunisienne, des crédits bonifiés aux petits agriculteurs, le soutien au stockage et le renforcement des exportations d’huile conditionnée.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, ces mesures visent à accompagner l’ensemble de la filière, de la récolte à la commercialisation, en passant par la transformation et le stockage, tout en préservant la qualité du produit et en renforçant sa compétitivité sur les marchés internationaux.

150 millions de dinars pour les achats d’huile d’olive

Sur le volet du financement, l’État prévoit de soutenir l’Office national de l’huile (ONH) dans l’achat de la production nationale, à travers un financement mobilisé auprès des banques publiques et privées, à hauteur de 150 millions de dinars. Cette enveloppe doit permettre à l’Office de jouer son rôle de régulation du marché et de soutenir les agriculteurs et les producteurs.

Les petits agriculteurs bénéficieront également de crédits à des conditions préférentielles, pour un montant total de 20 millions de dinars, accordés par l’intermédiaire de la Banque tunisienne de solidarité (BTS). Ils seront, par ailleurs, prioritaires pour l’octroi des subventions destinées à l’acquisition d’équipements de récolte mécanique.

Le projet de loi de finances 2027 prévoit également la création d’une ligne de financement de 100 millions de dinars sur la période 2027-2030. Gérée par la Banque nationale agricole (BNA), elle permettra d’accorder des crédits saisonniers et d’investissement à des taux préférentiels aux petits agriculteurs et aux opérateurs de la filière oléicole.

Jusqu’à 60 000 tonnes d’huile d’olive à stocker

Pour soutenir les prix et contribuer à l’équilibre du marché, l’ONH pourra, si nécessaire, mettre en œuvre un programme de stockage portant sur des quantités pouvant atteindre 60 000 tonnes d’huile d’olive. Le stockage sera assuré auprès des opérateurs du secteur pendant trois mois, avec une prime de stockage et une prime supplémentaire destinée aux agriculteurs, dans la limite d’une enveloppe globale de 20 millions de dinars.

Le projet de loi de finances 2027 prévoit également la mise en place d’un mécanisme permanent de financement du stockage, à travers la création d’un compte spécial du Trésor baptisé « Compte de la filière huile d’olive ». Celui-ci financera les primes de stockage ainsi que l’entretien des entrepôts et des citernes de l’ONH.

Davantage de soutien aux exportations d’huile conditionnée

Le gouvernement entend également renforcer la valeur ajoutée des exportations tunisiennes. Les aides au transport maritime et aérien accordées aux exportateurs d’huile d’olive par le Fonds de promotion des exportations seront maintenues en 2027. La subvention au transport maritime de l’huile conditionnée passera ainsi de 50 % à 60 %.

Un programme spécifique sera, en outre, élaboré pour accompagner les jeunes entreprises exportatrices d’huile d’olive conditionnée. Il devra les aider à renforcer leurs capacités techniques et commerciales et à préparer des stratégies d’accès aux marchés étrangers.

Une stratégie nationale de communication et de promotion sera également mise en place afin de faciliter l’accès à de nouveaux marchés porteurs, d’intensifier les négociations commerciales et de mieux exploiter les cadres de coopération africains et internationaux.

Le programme prévoit aussi d’accroître les exportations d’huile d’olive conditionnée et biologique, avec l’objectif de doubler les volumes actuels. Le gouvernement entend notamment encourager les hôtels et les restaurants à utiliser de l’huile d’olive tunisienne conditionnée et commercialisée sous une marque. De son côté, l’ONH sera chargé de promouvoir des quantités d’huile conditionnée à des prix tenant compte des coûts de production et du pouvoir d’achat des consommateurs.

Un accompagnement renforcé des petits agriculteurs

Au-delà des mesures financières et commerciales, le gouvernement prévoit d’intensifier les programmes de formation et d’accompagnement technique des agriculteurs, notamment en matière de qualité, de taille des oliviers, de lutte contre les maladies et de mécanisation.

Les banques publiques et privées sont appelées à assurer les financements nécessaires aux petits agriculteurs durant les différentes étapes de la campagne, de la récolte à la commercialisation, en passant par la transformation et le stockage. La Banque centrale de Tunisie interviendra également auprès des établissements bancaires afin de faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement et de favoriser le rééchelonnement de leurs dettes.

Enfin, les textes réglementaires seront révisés pour maintenir la prime destinée à encourager l’exportation d’huile d’olive conditionnée, en y intégrant les emballages d’une capacité supérieure à trois litres et allant jusqu’à cinq litres.

Les mesures annoncées comprennent également l’amélioration des accords conclus avec les partenaires économiques, la réalisation d’une étude stratégique sur les perspectives de développement de la filière oléicole et l’élaboration d’un plan de restructuration de l’Office national de l’huile.

L’article Huile d’olive : l’État mobilise 150 millions de dinars pour acheter la production nationale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale

24. Oktober 2026 um 08:28

De la France à l’Albanie, en passant par la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique, les mobilisations sociales se multiplient en Europe. Derrière des revendications parfois différentes, une même inquiétude se dessine : la dégradation du pouvoir d’achat, la difficulté d’accéder au logement et le sentiment d’un déclassement social…

En Italie, la colère a gagné le transport routier. Depuis la mi-octobre, des transporteurs manifestent contre l’envolée du prix du gazole et l’augmentation des coûts d’exploitation, jugés incompatibles avec la rentabilité de leurs entreprises. Les blocages de routes et d’accès portuaires dans le sud du pays ont perturbé la distribution des marchandises, provoqué des pénuries dans certains supermarchés et compliqué l’approvisionnement de plusieurs secteurs industriels. Face à cette pression, le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé, jeudi 22 octobre, de nouvelles aides aux transporteurs, aux agriculteurs et aux pêcheurs. Les mouvements ont commencé à s’atténuer en Sicile et en Calabre, sans que le conflit soit pour autant définitivement réglé.

Les manifestations des dernières semaines ont pris des formes diverses, allant des rassemblements pacifiques aux affrontements avec les forces de l’ordre et aux dégradations de biens publics et privés. En France, en Italie et en Belgique, plusieurs mobilisations contre la vie chère ont été émaillées de violences. En Grèce, étudiants, enseignants, élèves et fonctionnaires sont également descendus dans la rue le mercredi 21 octobre pour dénoncer le coût de la vie.

À Thessalonique, une banderole résumait le rapprochement entre les mobilisations française et grecque : les mêmes difficultés et les mêmes préoccupations sociales, malgré des contextes nationaux différents.

Le pouvoir d’achat au cœur des tensions

La hausse des prix alimentaires, de l’énergie et des dépenses courantes continue de peser sur les budgets des ménages. Même lorsque l’inflation ralentit, les prix ne reviennent généralement pas à leur niveau antérieur. Les revenus les plus modestes, qui consacrent une part importante de leurs ressources aux dépenses indispensables, sont particulièrement exposés.

Selon des données d’Eurostat analysées par Euronews, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées dans l’Union européenne ont augmenté de 34 % entre août 2021 et août 2026. Dans le même temps, le pouvoir d’achat du salaire minimum brut, mesuré à travers la quantité de nourriture qu’il permet d’acheter, a diminué de 6 % à Malte, de 5 % en Espagne et de 4 % en France.

Cette comparaison ne prend toutefois en compte ni les impôts, ni les loyers, ni l’ensemble des dépenses des ménages. Elle illustre néanmoins les difficultés rencontrées par une partie des salariés pour maintenir leur niveau de vie…

Le logement, facteur majeur de mécontentement

Dans de nombreuses villes européennes, la hausse des loyers et des prix immobiliers rend l’accès au logement particulièrement difficile pour les jeunes et les ménages modestes. Les coûts du crédit immobilier accentuent les difficultés des accédants à la propriété, tandis que les locataires disposent de moins de ressources pour faire face aux autres dépenses.

Au Portugal et en Espagne, les collectifs de défense du droit au logement réclament des mesures contre la flambée des loyers et une amélioration de l’offre accessible. En Italie, les protestations associent également les préoccupations liées aux prix à des revendications sur les salaires, les services publics et les conditions d’éducation.

En France, les mobilisations mettent en avant le coût de la vie, les moyens accordés aux services publics et les difficultés rencontrées par les étudiants. En Belgique, des rassemblements ont également dénoncé les dépenses liées à l’éducation et les conditions de travail.

Des mouvements distincts, une défiance commune

Si ces mobilisations partagent des préoccupations économiques, elles ne constituent pas pour autant un mouvement européen unifié. Les revendications, les organisations à l’origine des rassemblements et les réponses des gouvernements varient d’un pays à l’autre.

Les violences observées dans certaines villes ont conduit les autorités à renforcer les mesures de sécurité. Les blocages des transporteurs italiens soulignent, de leur côté, la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement lorsque les entreprises ne parviennent plus à absorber la hausse de leurs coûts. Dans les deux cas, les pouvoirs publics sont confrontés à une même difficulté : répondre à des revendications économiques pressantes sans aggraver les contraintes budgétaires ni désorganiser davantage l’activité.

Les tensions ont également des répercussions sur les marchés financiers. En France, la hausse des rendements obligataires et l’élargissement de l’écart avec les taux allemands reflètent notamment les inquiétudes des investisseurs face aux finances publiques et à l’instabilité politique. L’Italie et la Belgique connaissent également des tensions sur leurs marchés obligataires.

La multiplication des manifestations souligne ainsi la difficulté des gouvernements européens à concilier contraintes budgétaires, maîtrise de l’inflation et attentes sociales. Pour les ménages comme pour les entreprises de transport, l’enjeu dépasse désormais le seul ralentissement de la hausse des prix : il s’agit de préserver une capacité réelle à se loger, à consommer, à travailler et à maintenir des activités économiquement viables.

L’article Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Intermat Paris 2027 : la CCITF réunit les acteurs tunisiens de la construction, le 3 novembre, à Tunis

24. Oktober 2026 um 08:03

Une matinée d’échanges consacrée aux enjeux du secteur et aux opportunités de coopération à l’échelle africaine.

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), représentante officielle du réseau Promosalons en Tunisie, organise le mardi 3 novembre 2026, à Tunis, une rencontre dédiée aux enjeux et perspectives du secteur de la construction et des infrastructures. L’événement coïncide avec la présentation du salon Intermat Paris 2027.

Un plateau d’intervenants institutionnels et professionnels

La matinée s’ouvrira sur un mot de bienvenue de Khelil Chaibi, président de la CCITF. Elle réunira des représentants du ministère de l’Équipement et de l’Habitat et de la Fédération nationale des entrepreneurs de bâtiment et des travaux publics (FNEBTP). Guillaume Schaeffer, directeur d’Intermat, et Laura Sanchez, directrice de la communication du salon, participeront également à la rencontre.

Au programme

Les échanges s’articuleront autour de plusieurs axes :

  • Intermat Paris 2027 : présentation de ce salon international de référence des solutions et technologies durables pour la construction, ainsi que de ses temps forts ;
  • African Summit 2027 : perspectives d’investissement, grands projets d’infrastructures et opportunités de développement sur le continent africain ;
  • Infrastructures en Tunisie : enjeux, priorités et perspectives pour les acteurs du secteur à travers les grands projets en cours ;
  • Innovation, décarbonation et performance : les nouvelles dynamiques qui transforment les métiers de la construction et des travaux publics ;
  • Retours d’expérience : témoignages d’acteurs tunisiens du secteur.

Favoriser la coopération

Entreprises, institutions, organisations professionnelles et experts seront réunis autour des grands défis de la filière. Cette rencontre ambitionne de favoriser les échanges, de mettre en lumière les opportunités du marché tunisien et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération et de développement à l’échelle africaine.

L’article Intermat Paris 2027 : la CCITF réunit les acteurs tunisiens de la construction, le 3 novembre, à Tunis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 23. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Plasturgie : Tunis et Paris renforcent leur coopération industrielle

23. Oktober 2026 um 16:42

La Tunisie et la France entendent renforcer leur coopération industrielle dans les secteurs de la plasturgie et des matériaux composites. Organisée du 19 au 22 octobre 2026, une mission économique française en Tunisie a permis à des entreprises des deux pays d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat et d’échange d’expertise.

Selon les informations publiées sur la page Facebook officielle de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, les rencontres ont favorisé l’établissement de contacts directs entre les entreprises tunisiennes et françaises, ainsi que l’identification de domaines de coopération prometteurs, notamment dans l’innovation et la fabrication industrielle. Ces échanges visent à faciliter la mise en place de partenariats industriels et commerciaux communs.

Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, en collaboration avec des institutions bancaires et économiques françaises, cette mission s’est déroulée en partenariat avec un groupement industriel français spécialisé dans les plastiques et les matériaux composites, ainsi qu’avec l’Association tunisienne des industriels du plastique.

Le programme a notamment été marqué par un forum d’affaires tuniso-français consacré à ces deux secteurs. Des représentants d’entreprises industrielles, d’organisations professionnelles et d’acteurs économiques des deux pays s’y sont réunis pour examiner la situation du secteur, ses perspectives de développement et les possibilités de coopération et d’investissement.

Les discussions ont mis en avant la complémentarité entre les écosystèmes industriels tunisien et français. L’innovation et le partage d’expériences ont également été soulignés comme des leviers pour améliorer la compétitivité des entreprises et renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une démarche de coopération engagée en septembre 2025. Une délégation de 14 entreprises implantées en Tunisie s’était alors rendue dans la région française d’Auvergne-Rhône-Alpes afin de découvrir son écosystème industriel dans les secteurs des plastiques et des matériaux composites.

L’article Plasturgie : Tunis et Paris renforcent leur coopération industrielle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens

23. Oktober 2026 um 16:07

Plafonnées à 30 % puis 20 % selon Leith Ben Bechr, agriculteur et fondateur du Syndicat national des agriculteurs de Tunisie (Synagri), les marges des détaillants en fruits et légumes atteindraient 45 à 50 % dans certains cas, faute de contrôles capables de remonter jusqu’à l’arrière-boutique.

Semaine après semaine, le panier des ménages tunisiens s’alourdit. Leith Ben Bechr refuse pourtant de désigner un seul coupable. À ses yeux, la flambée des prix tient à la fois à un choc climatique, à des coûts de production en hausse, à un commerce de détail mal surveillé et à une administration qui pénalise ceux qui travaillent dans les règles. C’est sur le dernier maillon de la chaîne, celui que le consommateur côtoie chaque jour, qu’il se montre le plus sévère.

Au détail, des marges hors contrôle

Le commerce de gros est encadré : la marge y est limitée à 13 %. Au détail, rappelle-t-il, les commerçants en fruits et légumes peuvent appliquer 30 % sur les 100 premiers dinars, puis 20 % au-delà. La réalité s’en éloignerait nettement. Dans certains cas, avance-t-il, la marge réelle friserait 45 à 50 %.

Les moyens de contourner la règle sont connus, mais difficiles à prouver. Un commerçant peut acheter 70 % de sa marchandise à 5 dinars et le reste à 8, ou convaincre son fournisseur de majorer la facture. Face à un contrôleur, le reçu d’achat justifie alors un prix de vente plus élevé. Or les inspecteurs, trop peu équipés, n’arrivent pas toujours jusqu’à l’arrière-boutique pour confronter stocks et justificatifs. Le consommateur, lui, ne s’y trompe pas : riche ou modeste, il perçoit ces écarts, même quand leur poids sur son budget paraît limité.

La canicule, un coup dur pour la tomate

À ces pratiques s’ajoute un facteur que nul ne maîtrise. Une canicule exceptionnelle, prolongée pendant un mois et demi, a frappé les cultures à un moment critique : les fleurs de tomate ont avorté, comme celles d’autres fruits et légumes. Or, entre la fin de l’été et l’automne, l’offre devrait être plus généreuse, à un prix convenable pour l’acheteur comme pour le producteur.

La tomate, dont le prix pèse particulièrement ces jours-ci sur les budgets, résume bien le problème. Fruit frais et périssable, elle ne se conserve pas en chambre froide : quand la production faiblit, l’effet se lit aussitôt sur les étals, sans stock pour amortir le choc. Les cultures dont le prix est connu dès les semis, surtout les céréales subventionnées, échappent à cette volatilité, puisque leur achat est garanti.

Des coûts de production qui ne cessent de grimper

Faut-il y voir un enrichissement des producteurs ? Leith Ben Bechr le conteste. D’après lui, leurs coûts progressent régulièrement d’une année à l’autre, sans s’emballer. Les intrants échappent en effet presque totalement à l’encadrement des prix. Seul l’azote ammoniacal, d’ailleurs en rupture, est concerné. Herbicides, engrais NPK, nitrates et phosphates, importés pour l’essentiel de France, d’Allemagne ou d’Espagne, ne font l’objet que d’un contrôle à peine perceptible, dans une opacité qu’il déplore, y compris sur l’origine des produits.

Tous les producteurs ne sont pas à la même enseigne. Les maraîchers s’en sortent mieux que les céréaliers, eux-mêmes plus à l’aise que les éleveurs. Le sort de ces derniers relève, selon lui, de la responsabilité de l’État, qui maintient des prix administrés trop bas. Les céréales, intégralement collectées par l’Office des céréales, bénéficient depuis trois ans d’un prix de 140 dinars le quintal, assorti d’une prime de production, légèrement supérieur aux cours du marché, surtout pour le blé dur.

L’agriculteur, souligne encore le fondateur de Synagri, travaille « sans filet de sécurité ». Il peut s’assurer contre l’incendie ou la grêle, mais aucune couverture accessible n’existe contre les excès de froid ou de chaleur, pourtant responsables des pertes les plus lourdes. Les taxes, elles, ne manquent pas, jusque sur l’achat d’un tracteur.

Les intermédiaires, des coupables trop commodes ?

Leith Ben Bechr invite aussi à nuancer le procès des intermédiaires. Les dépôts de distribution, que certains surnomment « magasins de la faim », ne sont pas des œuvres de bienfaisance, concède-t-il, mais ils remplissent une fonction indispensable : un grossiste en produits alimentaires doit stocker de grandes quantités pour approvisionner des dizaines de points de vente. La chasse à l’accaparement, légitime dans son principe, finit selon lui par semer la crainte chez des opérateurs en règle, sans toujours inquiéter les véritables fraudeurs.

Une administration à deux vitesses

Sa critique s’étend à l’ensemble du cadre administratif. Pour créer une unité de production, une huilerie d’une capacité inférieure à 2 000 kg par jour par exemple, un exploitant doit monter un cahier des charges de 17 pages, qui demande un mois de préparation, dans un système qu’il décrit comme un héritage bureaucratique de l’époque coloniale. Pendant ce temps, les décharges contrôlées ferment et les enjeux de santé publique et d’environnement restent sans réponse. Tatillonne d’un côté, absente de l’autre, cette administration à deux visages entrave l’activité économique sans pour autant protéger l’environnement, estime-t-il.

Les pistes pour faire baisser les prix

De ce diagnostic, Leith Ben Bechr tire plusieurs orientations. Il réclame d’abord un contrôle réellement efficace du commerce de détail, avec des inspecteurs équipés et habilités à vérifier stocks et justificatifs d’achat. Vient ensuite la transparence sur les prix et l’origine des intrants, dont le coût pèse sur toute la chaîne. Il plaide également pour une assurance accessible contre les aléas climatiques, pour la fin du nivellement par le bas des prix payés aux éleveurs, ainsi que pour un allègement fiscal et une simplification des procédures.

Reste une question de méthode, conclut-il : les agriculteurs doivent être associés aux décisions qui les concernent, faute de quoi les mesures resteront déconnectées du terrain.

L’article Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?

23. Oktober 2026 um 16:05

Les prochaines législatives pourraient se tenir en novembre ou décembre 2027, selon l’Isie. Les municipales restent possibles avant mars 2027, sous réserve d’une décision politique.

 Les prochaines élections législatives pourraient avoir lieu en novembre ou décembre 2027. Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, l’a indiqué vendredi 23 octobre 2026, en marge d’une réunion du conseil de l’Instance. Le mandat de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP) arrivera à son terme en mars 2027, et les préparatifs du prochain scrutin seront engagés en conséquence.

Les municipales, de leur côté, pourraient encore être organisées avant mars 2027, a affirmé le porte-parole. Leur tenue dépendrait toutefois d’une décision politique et de la convocation officielle des électeurs. Toutes les conditions seraient réunies, a assuré le porte-parole, sur les plans législatif, logistique et humain. L’achèvement du cadre juridique a été évoqué, avec la promulgation du décret-loi n° 8 de 2023 et du texte relatif à la loi organique des municipalités. Les municipales se dérouleraient en un seul tour, a-t-il également souligné, ce qui faciliterait leur organisation. Lors de sa réunion du 5 octobre 2026, le conseil de l’Isie avait examiné les préparatifs des prochaines échéances électorales, ordonné la révision de plusieurs décisions réglementaires et approuvé les comptes financiers annuels de l’Instance.

L’article ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast

23. Oktober 2026 um 15:39

La Tunisie rejoint la deuxième édition du programme AeroSTAR, lancé par Boeing et Amideast pour initier les lycéens aux carrières de l’aviation et de l’aérospatiale. Le pays accueillera également, à l’été 2027, le camp régional du programme ainsi que la cérémonie de remise des diplômes, réunissant les équipes lauréates d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Maroc, de Tunisie et des Émirats arabes unis.

L’annonce a été faite à Tunis lors d’une cérémonie de signature, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, du ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, ainsi que de représentants des ministères des Affaires étrangères et des Transports et de Tunisair. Boeing était représenté par Wael Zaoud, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et Amideast par Annie Stetler, directrice nationale pour la Tunisie.

Lire aussi : Kamel Besbes : « La Tunisie doit se doter d’une veille scientifique et technologique dans le spatial »

Destiné aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, AeroSTAR propose une formation de 60 heures combinant ateliers interactifs, visites de terrain, mentorat et projets d’équipe. À l’issue du parcours, les participants présentent leurs projets devant des professionnels du secteur dans le cadre d’un concours national. Les équipes gagnantes accèdent ensuite au camp régional.

Pour l’ambassadeur Bill Bazzi, ce programme « préparera les élèves d’aujourd’hui aux cieux de demain en offrant aux jeunes Tunisiens, ainsi qu’à leurs pairs de la région, l’opportunité de se connecter directement avec des professionnels du secteur et de découvrir le monde de l’aviation de première main ». Tout  en permettant aux jeunes Tunisiens et à leurs pairs régionaux de découvrir l’aviation et d’échanger directement avec des professionnels du secteur.

Le ministre Rachid Amri a, de son côté, salué le renforcement de la coopération tuniso-américaine dans l’aviation civile. Il a estimé que l’arrivée d’AeroSTAR en Tunisie témoigne de la confiance placée dans les compétences et le potentiel des talents tunisiens.

Wael Zaoud a souligné que la participation tunisienne vise à préparer la prochaine génération de professionnels de l’aviation, dans un contexte de croissance du trafic aérien. « Le programme montrera aux élèves qu’il existe de nombreuses carrières passionnantes dans notre secteur, au-delà des métiers de pilote ou de membre d’équipage de cabine », a-t-il indiqué.

La première édition d’AeroSTAR, menée de février à octobre 2026, a réuni 216 diplômés dans cinq pays de la région. Plus de 90% des participants ont déclaré avoir développé un intérêt accru pour les carrières aéronautiques et aérospatiales.

Le recrutement pour la deuxième cohorte a débuté en octobre 2026. La nouvelle édition vise plus de 250 étudiants en Égypte, Jordanie, Koweït, Maroc, Tunisie et Émirats arabes unis. Les candidats tunisiens peuvent postuler via le site d’Amideast.

Avec communiqué

L’article Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Abdelkarim Harouni est sorti de prison

23. Oktober 2026 um 15:39

L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.

Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.

Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.

L’article Abdelkarim Harouni est sorti de prison est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌