Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 22. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

CMF alerte : ESG et MACF, la transparence verte s’impose !

22. Januar 2026 um 20:25

Le Conseil du marché financier (CMF), avec l’Ordre des experts comptables de Tunisie (OECT), a tenu le 22 janvier 2026 à Tunis un colloque sur les obligations de divulgation ESG et le mécanisme d’ajustement carbone aux Frontières (MACF).​

Cet événement intervient dans le cadre du plan CMF pour la durabilité et la finance verte, aidant les sociétés cotées et acteurs du marché à anticiper les règles de transparence sur les critères ESG et la tarification carbone internationale.​

De ce fait, les débats ont porté sur les priorités du CMF en finance verte et le communiqué ESG-MACF à inclure dans les comptes 2025.

Par ailleurs, un panel a réuni en l’occurrence les ministères des Finances, de l’Environnement et la CITET. Et ce dans le but de débattre et d’échanger sur la transition énergétique, la décarbonation ainsi que les exigences réglementaires.​

Enfin, un échange avec sociétés cotées, experts-comptables et parties prenantes a clarifié les mises en œuvre pratiques. Le CMF confirme son engagement pour une transparence accrue, l’intégration de la durabilité et le respect des normes mondiales extra-financières.

Ce qui fait que les sociétés cotées devront intégrer  les états financiers de l’exercice 2025  les facteurs ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) et le MACF, marquant une rupture avec les pratiques antérieures focalisées sur le financier pur.

En outre, les commissaires aux comptes et parties prenantes devront valider ces données extra-financières, entraînant des changements dans les processus comptables, des coûts additionnels pour la collecte d’informations durabilité, et une exposition accrue aux mécanismes carbone mondiaux comme le CBAM européen ( Carbon Border Adjustment Mechanism), ou mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

L’article CMF alerte : ESG et MACF, la transparence verte s’impose ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trois ans et demi de prison ferme contre Borhane Bssaïes et Mourad Zeghidi

22. Januar 2026 um 20:10

Ce jeudi, le tribunal de Tunis a condamné les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bssaïes à trois ans et demi de prison ferme avec amende, dans une affaire de fraude fiscale, selon une source judiciaire.

Cette décision intervient suite à un rejet préalable de leur libération par la chambre criminelle le 5 janvier, avec renvoi de l’audience au 22 janvier.

 

L’article Trois ans et demi de prison ferme contre Borhane Bssaïes et Mourad Zeghidi est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ministère de l’Intérieur: Neutralisation d’une cellule terroriste à Majel Bel Abbès

22. Januar 2026 um 19:58

Les forces de l’ordre ont neutralisé une cellule terroriste de quatre membres dans une zone frontalière de la délégation de Majel Bel Abbès, du gouvernorat de Kasserine à l’issue d’une traque menée ces derniers jours.

Le ministère de l’Intérieur souligne la poursuite ininterrompue des opérations à travers tout le pays pour contrer toute menace contre la sécurité de la Tunisie et de ses citoyens.  Selon le communiqué de l’intérieur a souligné comme suit: « Notre nation demeure à jamais précieuse, sécurisée et altière, repoussant indéfiniment les assauts du terrorisme sur ses remparts inébranlables. »

L’article Ministère de l’Intérieur: Neutralisation d’une cellule terroriste à Majel Bel Abbès est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Iran se tourne vers les cryptomonnaies pour se prémunir contre la crise du rial

22. Januar 2026 um 18:29

La Banque centrale iranienne a acheté pour plus de 500 millions de dollars d’actifs numériques indexés sur le dollar au cours de l’année écoulée. Et ce, afin d’atténuer la crise monétaire et de contourner les sanctions américaines. C’est ce que révèle un rapport de la société d’analyse blockchain Elliptic, publié mercredi 21 janvier.

La Banque centrale d’Indonésie (CBI), qui tente de gérer des défis économiques imbriqués ayant déclenché des manifestations meurtrières ces dernières semaines en Iran, a effectué deux achats de stablecoin USDT, indexé sur le dollar américain, en avril et mai 2025, selon Elliptic, qui cite des documents divulgués et ses propres recherches.

Jusqu’en juin 2025, la plupart des fonds transitaient par une plateforme d’échange de cryptomonnaies iranienne, où les utilisateurs pouvaient détenir des USDT, les échanger contre d’autres cryptomonnaies ou les vendre contre des rials, rapporte encore la même source. Après l’attaque dont la plateforme a été victime en juin de la part d’un groupe pro-israélien, les flux ont changé : les USDT ont été convertis en d’autres actifs et transférés vers différentes blockchains.

L’économie iranienne est largement coupée des marchés financiers et des banques mondiales depuis que Donald Trump a abandonné l’accord nucléaire historique en 2018 et imposé de lourdes sanctions et pénalités au pays.

Les restrictions imposées aux exportations de pétrole iraniennes, principale source de devises étrangères du pays, ont épuisé ses réserves de change, tout comme l’incapacité du pays à rapatrier ses recettes d’exportation et son exclusion du système bancaire SWIFT. Cette situation a limité la capacité de la Banque centrale d’Iran à défendre la valeur du rial et à lutter contre une inflation galopante.

Ainsi, relaie aussi Elliptic, la Banque centrale d’Iran (CBI) semble utiliser le stablecoin pour enrayer l’effondrement du rial et traiter les paiements liés au commerce international. Cette pratique permettrait à l’Iran de développer un mécanisme bancaire résistant aux sanctions et un système financier parallèle capable de détenir des fonds en dollars américains hors de portée des autorités américaines.

Par ailleurs, notons que les autorités iraniennes ont imposé de sévères restrictions sur l’accès à Internet et aux réseaux téléphoniques depuis le 8 janvier. Date à laquelle les manifestations ont pris une ampleur considérable et les forces de sécurité ont lancé une répression meurtrière contre les manifestants.

Dans un rapport publié la semaine dernière, la société d’analyse blockchain Chainalysis a estimé que le secteur des cryptomonnaies en Iran atteindra 7,78 milliards de dollars en 2025. Et ce, alors que de plus en plus d’Iraniens tentent de protéger leurs actifs contre l’inflation galopante et recherchent des alternatives aux dollars et aux euros de plus en plus chers.

L’article L’Iran se tourne vers les cryptomonnaies pour se prémunir contre la crise du rial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mohamed Ali Nafti: « La Tunisie, un partenaire fiable et responsable du système onusien »

22. Januar 2026 um 17:59

Dans un contexte de défis globaux croissants, le ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé ce jeudi une réunion clé avec la Coordinatrice Résidente des Nations Unies en Tunisie, Rana Taha, et les représentants des agences onusiennes. L’objectif étant de  consolider les liens historiques et tracer les contours d’une coopération renforcée pour les années à venir.

Lors de son allocution d’ouverture, Mohamed Ali Nafti a salué la solidité des relations tuniso-onusiennes, ancrées dans la confiance mutuelle, le respect et un engagement partagé pour le multilatéralisme. Face aux crises successives, tensions géopolitiques et fluctuations économiques, il a réaffirmé la conviction tunisienne que l’action collective via les Nations Unies reste une « nécessité stratégique incontournable » pour la stabilité et le développement.

Le ministre a exprimé la gratitude des autorités tunisiennes pour l’appui technique, financier et institutionnel de l’ONU, particulièrement vital face aux défis économiques, sociaux et climatiques actuels. Tout comme il a rappelé le soutien à l’initiative présidentielle de 2025, placée sous le signe du renforcement de la coopération avec l’Organisation à l’occasion de son 80e anniversaire.

Les domaines couverts par cette collaboration sont cruciaux : développement humain et inclusion sociale, santé, protection sociale, éducation, jeunesse, égalité des genres, gouvernance, État de droit, gestion des migrations, protection des vulnérables, ainsi que les transitions numérique, industrielle et environnementale.

Une annonce majeure a marqué l’événement : le Ministère assurera, en tandem avec l’ONU et les structures nationales, la coordination de l’élaboration du nouveau Cadre de coopération pour 2027-2031. Ce document sera aligné sur le Plan national de développement économique et social 2026-2030, garantissant une cohérence parfaite avec les priorités tunisiennes.

De son côté, Mme Rana Taha a loué la Tunisie comme partenaire actif dans la promotion du multilatéralisme. Elle a réitéré l’engagement onusien à accompagner le pays dans son parcours de développement, en respectant scrupuleusement le principe d’appropriation nationale. La Coordinatrice a évoqué l’initiative « ONU 80 » du Secrétaire Général, visant à moderniser l’Organisation pour une efficacité accrue face aux défis contemporains, via une mobilisation optimale des ressources pour des programmes transformatifs.

La séance s’est poursuivie par des présentations des agences onusiennes sur leurs actions en cours – enfance, santé, développement industriel, autonomisation des femmes, gestion des migrations et infrastructures, suivies d’un dialogue interactif. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération, l’optimisation des programmes et la mobilisation de financements innovants pour un impact concret auprès des populations et régions les plus vulnérables.

En clôture, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé le rôle de la Tunisie comme partenaire fiable et responsable au sein du multilatéralisme onusien. Il a plaidé pour un système international plus équitable en matière de financement du développement, tenant compte des spécificités nationales et des défis persistants.

En somme, cette réunion illustre la volonté tunisienne de placer la coopération internationale au cœur de sa stratégie de résilience et de croissance.

L’article Mohamed Ali Nafti: « La Tunisie, un partenaire fiable et responsable du système onusien » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Inde-Afrique : Renforcer les partenariats

22. Januar 2026 um 17:01

Parler d’un partenariat entre l’Inde, un pays, et l’Afrique, un continent de 54 pays, peut sembler asymétrique. Pourtant, deux facteurs le justifient : l’empathie et le soutien apportés à l’Afrique par l’Inde sont réciproquement accompagnés de l’admiration et du respect que la plupart des Africains éprouvent pour le succès de l’Inde en tant que plus grande démocratie mondiale et économie majeure à la croissance la plus rapide. Chacun, avec 1,4 milliard d’habitants, peut aider l’autre à réaliser sa vision d’une bonne gouvernance et de prospérité. Ainsi, l’évolution du partenariat entre l’Inde et l’Afrique dans les années 2020 est un sujet d’intérêt mondial.

Le partenariat Inde-Afrique doit être évalué selon quatre dimensions essentielles : multilatérale, continentale, régionale et bilatérale.

  1. La dimension multilatérale

Elle commence avec les Nations unies, où l’Inde et l’Afrique ont collaboré fructueusement pendant des décennies pour atteindre des objectifs communs, notamment la décolonisation, le développement économique, le maintien de la paix et la réforme de l’ONU. Aujourd’hui encore, l’Inde participe aux opérations de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud, en République centrafricaine et au Sahara occidental. Dans un contexte où le multilatéralisme est fortement mis à l’épreuve, les deux parties continuent de coordonner leurs actions pour maintenir la réforme de l’ONU, en particulier celle du Conseil de sécurité, à l’ordre du jour. La diplomatie proactive de l’Inde soutient des questions mondiales telles que l’aide au développement de l’Afrique, l’allégement de la dette, la transition énergétique juste et la croissance inclusive.

Une contribution majeure de l’Inde a été son leadership ferme, en tant que présidente du G20 en 2022–2023, pour faire accepter la demande de longue date de l’Afrique concernant l’adhésion pleine du Union africaine au G20. De plus, lors de la première expansion des BRICS, l’Inde a eu le privilège de soutenir l’entrée de l’Égypte et de l’Éthiopie dans ce forum influent.

  1. La dimension continentale

Elle a pris de l’importance avec le lancement du Sommet du Forum Inde-Afrique en 2008, suivi de deux autres sommets en 2011 et 2015. Il avait été prévu de tenir le quatrième sommet en 2020, mais la pandémie de COVID-19 et d’autres facteurs ont empêché sa tenue. Les indications officielles suggèrent désormais que le prochain sommet pourrait avoir lieu en 2026. Cela est nécessaire, car la géopolitique évolue rapidement, au détriment des intérêts du Sud global. L’Inde, en tant que « voix du Sud global », et l’Afrique, en tant que cœur du Sud global, doivent créer une opportunité de dialogue franc et complet afin de développer une stratégie mutuellement acceptable pour leurs objectifs communs.

  1. La dimension régionale

Elle concerne les efforts passés de l’Inde pour développer des liens de coopération avec certaines Communautés économiques régionales afin de diversifier et d’approfondir la coopération économique. Ces efforts ont été soutenus par les principales chambres de commerce indiennes, telles que le CII et le FICCI, par le biais d’interactions régulières avec l’EAC, le COMESA et le SADC. Il est désormais nécessaire de relancer ces initiatives en offrant un leadership politique. Les experts estiment que ces communautés économiques régionales restent des plateformes utiles pour accroître le commerce, l’investissement et la collaboration dans les minéraux stratégiques, ainsi que pour introduire les technologies numériques en Afrique.

  1. La dimension bilatérale

Elle constitue le canal le plus important pour consolider les relations entre l’Inde et les pays africains. En tenant compte de l’étendue du continent et du nombre important de pays concernés, l’Inde a ouvert 18 nouvelles ambassades ces dernières années. Elles sont désormais opérationnelles, reliant les autorités indiennes, les entreprises, les think tanks et autres acteurs à leurs homologues africains.

Le dialogue politique et diplomatique s’est déroulé par le biais d’échanges de visites de haut niveau, repris après une pause de trois ans due à la COVID-19. Entre 2022 et 2025, l’Inde a organisé 12 visites de très haut niveau, au cours desquelles le président, le vice-président ou le Premier ministre indien a discuté avec les dirigeants de 17 pays africains. Ces visites montrent que les intérêts de l’Inde s’étendent à l’Afrique de l’Ouest, du Nord et de la Corne de l’Afrique, tout en maintenant son rayonnement diplomatique traditionnel en Afrique de l’Est et australe.

De plus, lors de la gestion de la pandémie de Covid-19, l’Inde s’est trouvée en première ligne, fournissant vaccins, médicaments et équipements médicaux aux pays africains. Cela contrastait avec la regrettable pratique de certains pays occidentaux, qui laissaient leurs excédents de vaccins inutilisés plutôt que de les partager avec les populations africaines lorsqu’elles en avaient le plus besoin.

Deux domaines nécessitent une attention particulière dans ce partenariat :

Le commerce et la coopération économique : ils constituent la priorité absolue des deux parties. Le commerce de l’Inde avec l’Afrique était estimé à 103 milliards de dollars en 2025, et New Delhi vise à le porter à 200 milliards de dollars d’ici 2030. Les investissements cumulés de l’Inde en Afrique, s’élevant à 80 milliards de dollars, doivent également être accrus et diversifiés, avec une feuille de route concrète proposée par les chefs d’entreprise et les gouvernements.

Le soft power : la culture, l’éducation, le développement des compétences et le leadership intellectuel offerts par les universités, think tanks, médias et ONG. Un plan concerté doit être élaboré pour renforcer les interactions au niveau des populations, afin que les 2,8 milliards de personnes concernées puissent mieux se connaître et interagir qu’elles ne le font aujourd’hui.

Le partenariat multidimensionnel Inde-Afrique a un avenir prometteur. Cependant, les acteurs principaux des deux régions doivent consacrer davantage de temps, d’attention et de ressources financières pour le porter au niveau supérieur.

 

Rajiv Bhatia

 

———————-

Ambassadeur Rajiv Bhatia est chercheur distingué au Gateway House, Mumbai. Il a été Haut-Commissaire de l’Inde au Kenya, en Afrique du Sud et au Lesotho, et Directeur général du Indian Council of World Affairs (ICWA) de 2012 à 2015. Son livre India-AfricaRelations:Changing Horizons (Routledge, 2022) a reçu un accueil critique très favorable.

L’article Inde-Afrique : Renforcer les partenariats est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ambassade US à Tunis : Appel à notes CPAIG 2026

22. Januar 2026 um 17:00

L’Ambassade des États-Unis à Tunis annonce l’ouverture de l’appel à notes conceptuelles pour le programme de subventions de mise en œuvre de l’Accord sur les biens culturels 2026 (CPAIG). Financé par l’inter-agence américaine « Cultural Antiquities Task Force » (CATF), ce programme soutient la protection du patrimoine contre le pillage, le vol et le trafic illicite.

 

Les subventions varient de 25 000 à 150 000 dollars, pour des projets d’une à trois ans. La date limite de soumission des notes conceptuelles est fixée au dimanche 8 février 2026 à 23h59 (heure de Tunis). Les candidatures tardives seront écartées.

Éligibilité et objectifs

Ouvert aux universités tunisiennes et américaines, ONG, entités publiques tunisiennes, organisations internationales et institutions gouvernementales, le CPAIG cible des initiatives alignées sur les priorités bilatérales. Les projets doivent répondre à des besoins locaux tout en servant la politique étrangère américaine, en perturbant les réseaux terroristes et criminels via la lutte contre le trafic d’antiquités.

Contexte stratégique

Ces accords bilatéraux protègent les collectionneurs américains contre les objets pillés et favorisent le partage légal à des fins éducatives. Ils renforcent aussi la coopération policière et les liens bilatéraux.

 

Pour plus d’informations:   https://tn.usembassy.gov/freedom-250-call-for-concept-notes-for-cultural-property-agreement-implementation-grants-cpaig/

Avec communiqué

L’article Ambassade US à Tunis : Appel à notes CPAIG 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Maroc – Inflation 2025 : les prix augmentent, mais sans emballement

22. Januar 2026 um 16:17

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) du Maroc vient de publier les données sur les prix pour l’année 2025. Il en ressort que l’IPC – pour Indice des prix à la consommation – annuel moyen a enregistré une hausse modérée de 0,8 %.

Le HCP du Maroc explique cette évolution par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5 %, dans une note d’information. Toujours selon le HCP, les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 2,6 % pour le « Transport » à une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Par conséquent, l’indicateur d’inflation sous-jacente (qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics) a donc connu une hausse de 0,8 % au cours de l’année 2025 par rapport à 2024, rapporte Finances News.

Les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées dans les régions suivantes : Fès avec 1,7 %, Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %), Settat (1,1 %), Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), Agadir et Tanger (0,8 %), Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al-Hoceima (0,5  %), Béni Mellal (0,4 %) et Marrakech (0,2 %).

Cependant, en décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre. « Cette variation est le résultat du repli de 0,3 % de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires ».

En novembre, les prix des produits agroalimentaires ont connu forte diminution au niveau des « huiles et graisses » (3,9 %), « fruits » (2,8 %) et des « viandes » (1,2 %).

En revanche, les prix ont augmenté de 3,3 % pour les « Poissons et fruits de mer », de 2, 8% pour les « Légumes », de 0,6 % pour le « Lait, fromage et œufs » et de 0,4 % pour le « Café, thé et cacao », ajoute le HCP.

Par ailleurs, seuls les « carburants » au niveau des produits non alimentaires ont enregistré une baisse des prix de 0,5 %, souligne le site marocain.

L’article Maroc – Inflation 2025 : les prix augmentent, mais sans emballement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Hommage à Ridha Ben Zaied 

22. Januar 2026 um 15:41

C’est avec une profonde émotion que l’ensemble du cabinet EY Tunisie rend hommage à l’une de ses figures fondatrices, Ridha Ben Zaied, décédé le 21 janvier 2026.

Co-fondateur du cabinet en 1987, Ridha Ben Zaied fut l’un des bâtisseurs essentiels et a marqué son histoire. Il a joué un rôle déterminant dans la structuration de notre cabinet, en œuvrant avec conviction à son intégration au réseau EY dès 1990, ouvrant ainsi la voie à de grandes ambitions avec une dimension internationale résolument marquée.

Si sa maîtrise de l’audit et de l’expertise comptable faisait autorité, c’est surtout sa vision et les valeurs d’intégrité et de justesse qu’il incarne qui commandaient le respect. Visionnaire et audacieux, il a conçu et structuré le département Fiscalité et Compliance, insufflant une dynamique de modernité et d’anticipation. Il n’a jamais hésité à explorer de nouveaux champs, à développer de nouveaux métiers et, surtout, à investir dans les talents et à leur faire confiance, convaincu que l’avenir d’un cabinet se construit avant tout par les femmes et les hommes qui le composent.

Mais au-delà du professionnel accompli, c’est l’homme que nous pleurons aujourd’hui. Ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés gardent le souvenir d’une personnalité profondément humaine, animée par des valeurs fortes, une grande bienveillance et une rare capacité d’écoute et de rassemblement.

Ridha Ben Zaied laisse derrière lui un héritage durable et le souvenir d’un homme d’exception.

À sa famille et à ses proches, nous adressons nos condoléances les plus sincères et l’expression de notre soutien le plus respectueux.

Allah Yarhmou.

Les Associés et l’ensemble des collaborateurs d’EY Tunisie

Avec communiqué.

L’article Hommage à Ridha Ben Zaied  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Les avoirs nets en devises stables à 25 milliards de dinars ou 105 jours d’importation

22. Januar 2026 um 15:27

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier ses indicateurs monétaires, révélant une stabilité des avoirs nets en devises à 25 064 MDT. Ces réserves couvrent 105 jours d’importation, un niveau confortable qui renforce la résilience face aux pressions extérieures sur le dinar.

Par ailleurs, les billets et monnaies en circulation ont grimpé à 26 902 MDT, reflétant une liquidité accrue dans l’économie tunisienne.

Quant au volume global de refinancement, il s’établit à 11 490 MDT, signe d’une politique monétaire prudente pour soutenir les banques sans excès d’injection de liquidités.

Ces chiffres interviennent dans un contexte de défis économiques persistants, où la BCT maintient un équilibre entre le contrôle de l’inflation et le financement de l’économie réelle.

L’article Tunisie – Les avoirs nets en devises stables à 25 milliards de dinars ou 105 jours d’importation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’or atteindra 5 400 dollars l’once fin 2026, selon Goldman Sachs

22. Januar 2026 um 15:21

Goldman Sachs a relevé ses prévisions sur le prix de l’or d’ici fin 2026 à 5 400 dollars l’once; contre 4 900 dollars l’once précédemment. Il attribue cette hausse à la diversification des investissements du secteur privé et des Banques centrales sur les marchés émergents.

L’or a atteint un record historique de 4 887,82 dollars l’once mercredi 21 janvier. Le métal précieux, considéré comme une valeur refuge, a bondi de plus de 11 % depuis début 2026. Il poursuit ainsi sa forte tendance haussière, après une hausse de 64 % l’an dernier.

Selon Reuters, Goldman Sachs indique dans une note : « Nous prévoyons que les investisseurs privés en diversification, dont les achats visent à se prémunir contre les risques liés à la politique mondiale et qui ont entraîné la hausse soudaine de nos prévisions de prix, ne liquideront pas leurs avoirs en or en 2026. Ce qui relèvera de fait le point de départ de nos prévisions de prix. »

L’article L’or atteindra 5 400 dollars l’once fin 2026, selon Goldman Sachs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ces pays musulmans qui rallieront le « Conseil de paix » de Trump

22. Januar 2026 um 14:32

L’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, l’Indonésie, le Pakistan et le Qatar ont accepté l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre le soi-disant « Conseil de paix », a déclaré mercredi 21 janvier le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué conjoint auquel participaient également les Émirats arabes unis.

Selon l’annonce, chaque pays signera son accord d’adhésion selon ses propres procédures juridiques.

Trump a invité des dizaines de dirigeants du monde entier à participer à cette initiative. Riyad a salué les « efforts de paix » du président américain, même si des diplomates craignent que ce Conseil ne nuise au travail des Nations unies.

Bien avant les Émirats arabes unis, le Maroc et Bahreïn ont annoncé avoir accepté l’invitation de Trump.

L’article Ces pays musulmans qui rallieront le « Conseil de paix » de Trump est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Noureddine Taboubi appelle à l’union des syndicalistes

22. Januar 2026 um 14:22

Lors de l’ouverture, ce jeudi, des travaux du Bureau administratif national de l’UGTT, à l’occasion de son 80e anniversaire, Noureddine Taboubi a appelé à des solutions unifiant le front syndical, insistant sur le rôle exclusif des structures légitimes pour les décisions internes et affirmant l’unité de l’organisation malgré les divergences.

Le porte-parole Sami Tahri a annoncé un communiqué imminent pour une réunion urgente fixant une nouvelle date à la grève générale, annulée le 21 janvier faute de signature de l’avis dans les délais requis (seul le secrétaire général pouvant signer).

Noureddine Taboubi, qui a repris ses fonctions le 14 janvier après s’être rétracté de sa démission du 23 décembre 2025, fait face à des divisions internes sur la date du congrès électif (mars 2026 ou report à 2027).

L’article Noureddine Taboubi appelle à l’union des syndicalistes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – France : l’INNORPI et l’INPI s’accordent sur un programme de travail

22. Januar 2026 um 14:17

L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) France ont récemment signé leur programme de travail 2026–2027.

Ce programme porte sur trois axes majeurs, à savoir : l’animation de l’Alliance francophone de la propriété intellectuelle et le partage d’expertise en matière de propriété intellectuelle, notamment à travers des actions de formation, a rapporté l’INNORPI.

Cet accord porte également sur la promotion de la propriété intellectuelle. En effet, la signature du programme en question intervient suite à une visite effectuée par une délégation tunisienne de l’INNORPI, menée par son Directeur général, Nafâa Boutiti, au début de 2026, en France, à l’occasion de la tenue de la commission mixte annuelle (INNORPI/INPI).

La réunion de la commission a permis de dresser le bilan des actions menées et de définir ensemble des priorités à venir.

La même source a rappelé que la rencontre s’inscrit dans le cadre d’un partenariat ancien et constructif entre les deux offices, dont la coopération s’est encore renforcée avec la création de l’Alliance francophone de la propriété intellectuelle, inaugurée en octobre 2024.

Et d’ajouter que l’INNORPI participe à l’ensemble des rencontres et des travaux, contribuant ainsi au dynamisme et au rayonnement de l’Alliance.

L’article Tunisie – France : l’INNORPI et l’INPI s’accordent sur un programme de travail est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Droits de douane : l’Europe fait front malgré le revirement de Trump

22. Januar 2026 um 12:00

Les dirigeants de l’Union européenne se réuniront, jeudi 22 janvier, malgré la décision du président américain Donald Trump de renoncer à ses menaces d’imposer des droits de douane à certains pays européens en lien avec le dossier du Groenland. C’est ce qu’a indiqué un porte-parole du Conseil européen.

Ce sommet extraordinaire avait été annoncé dimanche 18 janvier par le président du Conseil européen, Antonio Costa, afin d’assurer « une coordination renforcée compte tenu de l’importance des récents développements » concernant le Groenland.

Dans un message publié dans la soirée de mercredi 21 janvier sur Truth Social, Donald Trump a déclaré avoir évoqué avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, les contours d’un « futur accord concernant le Groenland et, plus largement, toute la région arctique », qu’il a qualifié d’« accord à long terme ». Il a également confirmé que les droits de douane prévus pour entrer en vigueur le 1er février ne seraient finalement pas appliqués…

Du côté de Copenhague, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a salué l’annonce de Donald Trump concernant l’abandon des droits de douane. « Ce qui compte pour nous, c’est de mettre un terme à cette situation dans le respect du peuple groenlandais. Le fait que Trump affirme qu’il n’aura pas recours à la force est un signal positif, mais il demeure clair qu’il nourrit une ambition que nous ne pouvons accepter », a-t-il déclaré.

Sur le plan de la sécurité, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a tenu à rassurer le président américain lors de leur rencontre en marge du Forum économique mondial de Davos. « Vous pouvez être absolument certain que si les États-Unis sont un jour attaqués, vos alliés seront à vos côtés. C’est une garantie totale », rappelant notamment l’engagement de l’OTAN en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.

Trump confond l’Islande et le Groenland !

Enfin, une note plus légère a marqué ces échanges diplomatiques : Donald Trump a confondu à plusieurs reprises le Groenland avec l’Islande, décrivant le territoire comme « un grand et magnifique morceau de glace » et l’appelant « Islande » à au moins quatre reprises. « Finalement, il veut l’Islande et non le Groenland, alors tout va bien », a plaisanté un diplomate européen au Forum de Davos.

Cette confusion a été renforcée par les propos de Billy Long, ambassadeur américain désigné en Islande, qui a ironisé en affirmant que l’Islande pourrait devenir le 52ᵉ État américain et qu’il en serait le gouverneur. Des déclarations accueillies avec amusement mais aussi une certaine inquiétude dans les milieux diplomatiques européens.

L’article Droits de douane : l’Europe fait front malgré le revirement de Trump est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Hyundai Tunisie renouvelle son engagement en faveur de la santé visuelle des enfants

22. Januar 2026 um 11:48

Hyundai Tunisie renouvelle son engagement en faveur de la santé visuelle des enfants à travers une deuxième édition solidaire.

Dans le cadre de son engagement en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), Hyundai Tunisie a organisé, le dimanche 18 janvier 2026, la deuxième édition de sa journée de consultations ophtalmologiques gratuites dédiée aux enfants, confirmant ainsi la continuité de son action sociétale en faveur de la santé et du bien-être des plus jeunes.

Réalisée en partenariat avec l’association « Un sourire pour tous » et l’Association Arc en Ciel, cette initiative s’est déroulée dans les locaux de l’Association Arc en Ciel, à Sidi Daoud. Elle s’inscrit dans la volonté de Hyundai Tunisie d’offrir aux enfants un accès essentiel aux soins visuels. Contribuant ainsi à leur bien-être et à de meilleures conditions d’apprentissage.

Cette journée a permis à 50 enfants de bénéficier d’un parcours de santé visuelle complet, comprenant des consultations et dépistages ophtalmologiques assurés par le Club de Vision, des tests de vue réalisés avec l’appui de l’opticienne Mme Olfa Khemakhem (OPTIMUM), ainsi que la prise en charge intégrale des lunettes optiques par Hyundai Tunisie pour les enfants nécessitant une correction visuelle. À l’issue des examens, des enfants ont été identifiés comme ayant besoin de lunettes, qui leur seront fournies gratuitement, apportant un soutien concret à des familles souvent confrontées à des difficultés d’accès à ce type de soins.

La santé visuelle des enfants représente un enjeu majeur pour leur éducation, leur épanouissement personnel et leur avenir. Consciente de cette réalité, Hyundai Tunisie poursuit son engagement en faveur de la prévention et de l’accompagnement des jeunes, en mettant en place des actions à fort impact humain, au plus près des besoins des communautés locales.

À travers cette deuxième édition, Hyundai Tunisie confirme sa volonté d’inscrire ses actions RSE dans la durée, en s’appuyant sur des partenariats associatifs engagés et des professionnels de santé mobilisés pour une cause commune. Cette initiative illustre l’ambition de la marque de contribuer activement à un développement plus solidaire et inclusif, en accordant une attention particulière aux domaines essentiels que sont la santé, l’éducation et l’inclusion sociale.

Fidèle à ses valeurs, Hyundai Tunisie continue ainsi de multiplier les projets concrets et durables, avec pour objectif de créer un impact positif et pérenne, au service des générations d’aujourd’hui et de demain.

 

Source communiqué

L’article Hyundai Tunisie renouvelle son engagement en faveur de la santé visuelle des enfants est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’ Université de Tunis El Manar prouve l’excellence tunisienne mondiale

22. Januar 2026 um 11:46

Une chose est sûre: l’enseignement supérieur a bel et bien sa place sur la scène mondiale. Puisque l’Université de Tunis El Manar – UTM – en est la preuve éclatante.

D’après l’édition 2026 du classement Times Higher Education (THE) par discipline, l’Université de Tunis El Manar (UTM) confirme son statut de leader maghrébin et s’impose au sommet mondial.

Dans une compétition féroce regroupant 2 191 universités de 115 pays, l’UTM domine non seulement en Tunisie, mais aussi le Maghreb dans plusieurs domaines clés.

De ce fait, elle occupe la première place nationale dans toutes les catégories évaluées et rayonne régionalement :

  • Économie et Gestion (301+) : 1ère en Tunisie, au Maghreb et en Afrique du Nord.
  • Ingénierie (501+) : 1ère en Tunisie.
  • Médecine et Santé (601+) : 1ère en Tunisie et au Maghreb.
  • Informatique (601+) : 1ère en Tunisie.
  • Biologie et Sciences de la Vie et de la Terre (601+) : 1ère en Tunisie (à égalité avec quatre autres universités tunisiennes).
  • Sciences Physiques (801+) : 1ère en Tunisie.

Positionnée à 568e dans six disciplines, l’UTM démontre une régularité exceptionnelle, fruit d’un engagement rigoureux en qualité pédagogique, impact scientifique et transfert technologique vers l’industrie.

Ce qui fait que ce succès renforce le rayonnement de l’université publique tunisienne comme pôle d’excellence et d’innovation, prête à relever les défis globaux de demain.

L’article L’ Université de Tunis El Manar prouve l’excellence tunisienne mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le dollar s’apprécie suite au changement de position de Trump sur le Groenland

22. Januar 2026 um 11:27

Le dollar a conservé ses gains de la nuit de mercredi à ce jeudi, après que le président américain Donald Trump a déclaré avoir retiré sa menace d’imposer des droits de douane à plusieurs États européens membres de l’OTAN, faisant état d’un accord avec l’OTAN sur le contrôle du Groenland.

Cela a entraîné une forte baisse du franc suisse, valeur refuge, par rapport à son plus haut niveau des trois dernières semaines. L’or a également chuté par rapport à son plus haut historique. Le dollar américain s’est stabilisé à 1,1685 face à l’euro ce jeudi, après avoir progressé de 0,3 % lors de la séance précédente. Il est également resté stable à 0,7953 franc suisse après avoir bondi de 0,7 % durant la nuit.

Le dollar australien a atteint son plus haut niveau en 15 mois grâce à une amélioration de l’appétit pour le risque et à des données montrant une baisse inattendue du taux de chômage.

Le yen reste sous pression et oscille toujours près d’un plus bas historique face à l’euro… La Banque du Japon entame, jeudi 22 janvier, une réunion de politique monétaire de deux jours, mais les opérateurs n’anticipent aucun changement. Elle avait relevé ses taux d’intérêt lors de sa précédente réunion, en décembre dernier.

Le dollar australien, sensible au risque, a donc progressé de 0,4 % pour atteindre 0,6791 dollar américain, un niveau inédit depuis octobre 2024. Il a également atteint son plus haut niveau depuis juillet 2024 à 107,52 yens.

L’article Le dollar s’apprécie suite au changement de position de Trump sur le Groenland est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie face à la recomposition géo-économique mondiale : de l’arrière-boutique au hub intégré de solutions

22. Januar 2026 um 11:00

Invité, mercredi 21 janvier 2026, pour nous éclairer un peu plus sur la recomposition géoéconomique mondiale, Mondher Khanfir, conseiller en politique publique, livre à leconomistemaghrebin.com son analyse quant à la position de la Tunisie face à cette problématique. Et surtout ce que notre pays devrait faire pour devenir un « hub intégré de solutions ».

Pour commencer, l’expert rappelle : « Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a bénéficié d’une véritable rente de proximité avec l’Europe. La géographie, l’histoire et l’alignement réglementaire ont facilité une insertion rapide dans les chaînes de valeur industrielles européennes, mais selon une fonction largement subalterne allant de la sous-traitance à l’assemblage, en passant par la compétitivité par les coûts et la faible capture de valeur ».

Mais M. Khanfir affirme que « ce modèle, longtemps présenté comme une réussite pragmatique, atteint aujourd’hui un plafond de verre structurel. La tectonique des plaques géo-économiques mondiales s’accélère et avec elle l’obsolescence des stratégies fondées uniquement sur la proximité et les avantages comparatifs statiques ».

Il poursuit son analyse en soulignant que « l’affrontement stratégique entre les États-Unis et la Chine, la montée en puissance progressive des BRICS élargis, et la fragilisation du modèle de croissance européen redéfinissent profondément la centralité du Sud de la Méditerranée. Dans ce contexte, l’accord récemment conclu entre l’Union européenne et le Mercosur agit comme un signal faible mais révélateur : sous pression, l’Europe diversifie ses alliances stratégiques bien au‑delà de son voisinage immédiat. Ce mouvement, rationnel du point de vue européen, tend cependant à reléguer ses partenaires historiques du Sud de la Méditerranée à une dernière ligne stratégique ».

D’ailleurs, « pour la Tunisie, dit-il, l’enjeu n’est donc plus de défendre coûte que coûte sa place dans un ancien modèle en fin de cycle, mais de changer radicalement de fonction dans les chaînes de valeur globales ».

Selon l’analyste, « cette urgence est dictée par une Europe désormais en mode survie stratégique. L’UE n’est plus la puissance normative confiante des années 2000. Elle évolue dans un environnement où le commerce, la technologie et l’énergie sont devenus des instruments de puissance. Prise en étau entre l’agressivité industrielle américaine– matérialisée par l’Inflation Reduction Act et ses 369 milliards de dollars de subventions ciblées– et la puissance systémique chinoise, l’UE adopte une posture défensive ».

Et le conseil en politique publique d’avertir : « Dans ce repli, la Méditerranée du Sud risque d’être perçue avant tout comme un espace de gestion des risques migratoires et sécuritaires, plutôt que comme un véritable espace de projection industrielle. Pour la Tunisie, le danger est celui d’un déclassement silencieux : rester un atelier périphérique, dépendant de décisions exogènes, sans capacité de négociation stratégique ».

Impératif de changer de logiciel

Cela dit, tout ne semble pas négatif dans cette recomposition économique mondiale, assure Mondher Khanfir. En effet, « … cette fragmentation du monde ouvre une fenêtre d’opportunité inédite pour les pays capables de passer d’une économie de facteurs à une économie de fonctions. Le véritable enjeu n’est plus d’attirer davantage d’usines, mais de devenir un fournisseur de solutions. Un hub intégré ne vend ni des heures de travail à bas coût, ni des incitations fiscales temporaires, ni du foncier industriel bon marché. Il vend de la fiabilité, de la fluidité, de la résilience et une capacité d’orchestration systémique. Dans cette nouvelle grammaire économique, le couple énergie–logistique constitue le levier le plus puissant pour transformer l’infrastructure tunisienne en service indispensable ».

Pour ce faire, notre vis-à-vis énumère les secteurs/domaines qui nécessitent une attention particulière, entre autres celui de l’énergie. Il estime que, « sur le front énergétique, la transition européenne génère une demande structurelle en électricité verte, en hydrogène et en solutions de décarbonation industrielle. Avec un gisement solaire estimé à plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, la Tunisie dispose d’un actif stratégique majeur ». Cependant, indique-t-il, « l’enjeu n’est plus seulement de produire de l’électricité renouvelable pour la consommation domestique, mais de structurer une véritable place régionale de solutions énergétiques. Cela suppose la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur : ingénierie de projets complexes, intégration réseau, stockage d’électricité, gestion de la flexibilité et interconnexions euro-méditerranéennes. Dans une économie de fonctions, le kilowattheure tunisien n’est plus un coût subi ; il devient une valeur captée. Il se monétise localement par l’intégration de l’« avantage carbone » dans les coûts de production industrielle et se valorise à l’international comme un service énergétique premium, contribuant directement à la sécurité énergétique européenne ».

Il poursuit : « Cette ambition énergétique ne peut se matérialiser sans une transformation profonde du système logistique. La position géographique de la Tunisie, au cœur du détroit de Sicile par lequel transite près de 20 % du commerce maritime mondial, doit cesser d’être un slogan pour devenir un véritable mécanisme de capture de valeur. Aujourd’hui, les coûts logistiques représentent environ 20 % du prix de revient des produits tunisiens, contre moins de 9 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Cet écart est un handicap compétitif majeur. En investissant dans des ports intelligents, des systèmes d’information interopérables et une gouvernance logistique intégrée, la Tunisie peut se positionner comme un intégrateur régional capable d’offrir stockage intelligent, transformation légère et distribution multimodale vers l’Afrique ».

L’exemple de la Zone économique spéciale AGROTECH Khadhra–Ghadamès

Cette vision de hub intégré de solutions trouve une application concrète dans le projet de Zone Économique Spéciale AGROTECH Khadhra–Ghadamès [1]. Située à la frontière entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie. Cette zone, d’une superficie potentielle de 50 kilomètres carrés, pourrait transformer le Sahara en un moteur de croissance africain. Le projet repose sur une approche systémique articulée autour du nexus eau–énergie–agriculture–écosystème. En combinant énergies renouvelables à grande échelle, technologies de purification et de recyclage de l’eau, et agriculture intelligente, cette plateforme ambitionne de démontrer que les zones arides peuvent devenir productives, résilientes et exportatrices, explique Mondher Khanfir.

L’Agro‑Technopole Khadhra–Ghadamès n’est pas conçue comme une enclave, ajoute-t-il, mais comme le cœur d’un corridor transsaharien reliant Zarzis à Agadez. La création d’un port sec connecté au port de Zarzis par des infrastructures ferroviaires et routières modernes constitue la colonne vertébrale de ce dispositif. Ce hub logistique permettrait de formaliser et de sécuriser des flux aujourd’hui largement informels. Tout en offrant une infrastructure de classe mondiale pour les échanges entre l’Afrique du Nord et le Sahel. Les technologies numériques – traçabilité, données en temps réel, gestion intelligente des flux – y jouent un rôle central.

Et ce n’est pas tout, parce qu’au‑delà de l’économie, ce projet intègre une dimension sociale et humaine essentielle, comme souligne notre expert. Inspirée par l’expérience de Rjim Maatoug, la ZES Khadhra–Ghadamès prévoit des solutions mobiles d’accès à la santé et à l’éducation pour les communautés nomades, respectant leurs modes de vie, tout en les intégrant à une dynamique de développement. Il s’agit d’une infrastructure verte, inclusive et durable, pensée comme une vitrine technologique et sociale pour l’Afrique.

Rompre avec « l’attentisme stratégique »

« La réalisation d’une telle ambition suppose toutefois une rupture nette avec l’attentisme stratégique. Elle exige une doctrine claire de souveraineté productive et une ingénierie financière audacieuse. Le recours à des partenariats public‑privé institutionnels est indispensable pour mobiliser les investissements massifs nécessaires à la modernisation des infrastructures énergétiques, logistiques et numériques ».

Enfin, la diplomatie économique tunisienne doit devenir proactive et multi-alignée. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les échanges entre le Nord et le Sud du Sahara sont appelés à croître significativement. La Tunisie a l’opportunité de se positionner comme pivot naturel de ces flux, en sécurisant les chaînes de valeur globales, tout en diffusant des solutions technologiques adaptées aux réalités africaines.

La Tunisie se trouve aujourd’hui à un point de bifurcation historique. Elle peut choisir le confort relatif de l’arrière-boutique européenne, au risque de voir ses avantages s’éroder lentement sous la pression de la concurrence mondiale. Ou elle peut assumer une ambition de hub systémique, fondée sur des fonctions à haute valeur ajoutée. Dans un monde d’alliances volatiles et de rivalités ouvertes, la proximité géographique ne garantit plus la prospérité. Seule la capacité à devenir indispensable le permet. La véritable question n’est donc pas de savoir si la Tunisie a les moyens de cette ambition, mais si elle peut encore se permettre de ne pas les avoir. La Tunisie ne doit plus seulement être proche de l’Europe ; elle doit en devenir une solution.

——————————

[1]Projet porté par le TABC et présenté en avant-première au sommet TICAD 8 tenu en 2023 à Tunis

L’article La Tunisie face à la recomposition géo-économique mondiale : de l’arrière-boutique au hub intégré de solutions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌