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Empfangen — 02. August 2026 Französischsprachig

Les maladies cardiaques et neurologiques, principales causes de mortalité chez les femmes en Tunisie

02. August 2026 um 14:01

Selon une étude médicale tunisienne récente, dont les résultats ont été révélés par Diwan FM, les femmes présentent un risque de décès plus élevé que les hommes en raison de maladies de l’appareil circulatoire — telles que les affections cardiaques et l’hypertension artérielle — ainsi que de troubles touchant le système nerveux, les articulations et le métabolisme.

Cette étude, publiée dans une revue scientifique et fondée sur des statistiques de 2022 de l’Institut national de la santé, a utilisé un indice de mortalité. Elle a mis en évidence une hausse notable, chez les femmes, des maladies rhumatismales (avec un taux de 2), suivies des troubles du système nerveux (1,27), des maladies endocriniennes et métaboliques (1,22) et des maladies de l’appareil circulatoire (1,21).

L’étude a détaillé ces taux chez les femmes, mettant en évidence un indice de 2,24 pour les maladies cardiaques et l’hypertension artérielle, de 1,67 pour la maladie d’Alzheimer, de 1,50 pour la démence et de 1,23 pour les maladies cérébrovasculaires.

En revanche, ces mêmes données ont révélé que les principales causes de décès chez les hommes étaient avant tout les tumeurs malignes (avec un indice de 0,78), suivies des causes externes (0,63), puis des maladies respiratoires chroniques telles que le cancer du poumon (0,21).

Les médecins ayant mené l’étude ont conclu que cet écart de mortalité résultait de différences biologiques, soulignant la nécessité d’intégrer une approche fondée sur le genre dans la planification de la santé, la prévention et l’organisation des soins — tout en tenant compte de l’âge et des facteurs régionaux — afin de réduire ces disparités.

I. B.

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Bourse de Tunis | Suspension de cotation à la suite des fortes baisses du Tunindex

02. August 2026 um 13:29

La Bourse de Tunis a activé le mécanisme de suspension temporaire des cotations — connu sous le nom de « coupe-circuit automatique» — lors des séances des 28 et 29 juillet 2026. Cette mesure a été prise après que l’indice Tunindex a enregistré une baisse supérieure à 3 % au cours d’une même séance.

Cette suspension a été décidée conformément à l’article 3.7 du règlement de négociation en vigueur, a indiqué Sonia Ben Fredj, présidente de la Bourse de Tunis et directrice générale de la société de bourse BH Investissement, dans une déclaration à l’agence Tap. Elle a affirmé que cette mesure ne constitue pas une disposition exceptionnelle, mais plutôt un mécanisme standard de gestion des risques de marché — visant notamment à protéger les investisseurs — utilisé par la majorité des bourses à travers le monde.

La responsable a expliqué que ce mécanisme vise à garantir le bon fonctionnement du marché lors de baisses de cours significatives, en permettant aux investisseurs de réévaluer leurs décisions et en freinant les réactions susceptibles d’exacerber la volatilité du marché.

Il convient de noter que l’article 3.7 du règlement de négociation prévoit deux niveaux d’intervention : le premier est déclenché lorsque le Tunindex enregistre un recul de 3 %, entraînant une suspension des cotations d’une heure durant laquelle les investisseurs peuvent annuler leurs ordres et réévaluer leurs décisions à la lumière des informations disponibles ; le second niveau est activé lorsque la baisse atteint 5 %, provoquant la suspension de la séance de cotation pour le reste de la journée.

Elle a également souligné l’importance de replacer les récents mouvements du marché dans leur juste contexte. Avant cette phase de correction, le Tunindex avait enregistré une performance exceptionnelle, atteignant un sommet le 17 juillet 2026 — avec des gains de 60,24 % et de 35 % au cours de l’année 2025 — dans le sillage d’une tendance portée par les indicateurs positifs de la plupart des sociétés cotées.

Mme Ben Fredj a relevé que cette tendance haussière perdure depuis six ans, reflétant la dynamique positive que connaît le marché tunisien ces derniers temps, malgré la crise économique et financière en vigueur dans le pays.

Dans de telles situations, les corrections de marché et les prises de bénéfices anticipées — amorcées le 20 juillet (date à laquelle l’indice a reculé de 1,09 %) — sont considérées comme des phénomènes naturels et récurrents sur les marchés financiers. Elles ne signalent pas, en soi, un retournement de la tendance globale du marché ni une détérioration des fondamentaux financiers des sociétés cotées. En effet, les états financiers de 2025 de ces entreprises ont largement témoigné de résultats solides, une tendance confirmée par les indicateurs du premier semestre 2026.

Les professionnels et les experts du marché considèrent généralement ce recul comme une correction technique saine et attendue, faisant suite à la forte tendance haussière observée récemment sur le marché.

Les échanges ont repris dans des conditions normales après la mise en œuvre du mécanisme prévu par le règlement de négociation.

La Bourse de Tunis a réaffirmé son engagement à garantir le bon déroulement des transactions ainsi qu’à préserver la sécurité, la transparence et l’intégrité du marché. Elle a également souligné sa collaboration continue avec les parties prenantes et les organismes concernés, des efforts visant à consolider la confiance des investisseurs et à renforcer la solidité du cadre réglementaire et opérationnel du marché financier tunisien.

Il convient de noter que l’indice de référence de la Bourse de Tunis, le  Tunindex, a clôturé la séance du 29 juillet 2026 sur une hausse de 1,3 %, avec un volume de transactions dépassant les 30 millions de dinars.

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La Tunisie enregistre 220 décès par noyade chaque année

02. August 2026 um 12:59

Malgré les efforts déployés pour renforcer le dispositif de sauvetage, les noyades demeurent un défi majeur pour la sécurité publique en Tunisie, qui compte 1 300 kilomètres de côtes et des centaines de plages propices à la baignade notamment lors de la saison estivale.

Selon les données officielles, les plages tunisiennes ont enregistré 31 décès par noyade au cours de la saison de baignade 2025 (de juin à octobre), contre 34 lors de la saison 2024. Parallèlement, les unités de la Protection civile ont mené des milliers d’opérations de sauvetage ; au pic de la saison, en août, le rythme des interventions a atteint environ 24 opérations par heure, incluant des cas de noyade ainsi que divers autres incidents en mer.
Les statistiques nationales — compilées depuis 2020 sous la supervision du ministère de la Santé et avec la participation de diverses parties prenantes — indiquent que la Tunisie enregistre en moyenne environ 220 décès par noyade chaque année ; ces incidents surviennent en mer, dans des barrages, des puits, des piscines, des canaux d’irrigation et divers autres plans d’eau.

Dans ce contexte, le Dr Mohamed Ridha Arrab, chef de la sous-direction des urgences médicales et de la médecine de catastrophe à l’Office national de la protection civile, a déclaré aux médias que les unités de la protection civile avaient réussi à sauver 454 personnes de la noyade au cours de la dernière saison, tout en enregistrant environ 90 décès dans leur périmètre d’intervention. Il a toutefois précisé que ces chiffres diffèrent des statistiques nationales globales, qui regroupent des données provenant de sources variées.

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Tozeur | Financements italiens à des agriculteurs de Dhafria

02. August 2026 um 09:34

Quinze agriculteurs de la délégation de Tamerza, dans le gouvernorat de Tozeur, dans le sud-ouest de la Tunisie, ont reçu récemment la notification de l’octroi de financements destinés à la réalisation de projets agricoles, dans le cadre du Programme de développement rural intégré soutenu par la Coopération italienne.

Selon l’agence Tap, les décisions d’attribution ont été remises aux bénéficiaires, issus de catégories vulnérables.

Chaque financement s’élève à environ 10 000 dinars tunisiens — pour un montant total de 150 000 dinars — et vise à encourager les investissements dans les périmètres irrigués de la localité de Dhafria.

Cette initiative s’inscrit dans le «Projet de développement rural intégré dans les délégations de Hazoua et Tamerza», lancé en 2020 et mis en œuvre par le Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Tozeur. Le programme dispose d’un budget global d’environ 5,9 millions d’euros, dont près de 5,1 millions ont été mis à disposition par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (Maeci) par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

I. B.

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La Tunisie face à son déficit énergétique | L’hydrogène vert est-il la panacée ?

02. August 2026 um 08:57

La Tunisie a perdu beaucoup de temps avant de prendre des mesures concrètes pour faire face à son déficit énergétique qui se creuse d’une année à l’autre, dépassant aujourd’hui 60%. Heureusement que ses partenaires européens sont là pour lui rappeler ses urgences et lui proposer des projets structurants de partenariat énergétique, presque clé en main. Mais ces projets, notamment ceux relatifs à la production et à l’exportation de l’hydrogène vert vers l’Europe, ne sont pas, dans leur majorité, éco-friendly. Au contraire, leur impact sur l’environnement risque d’être important et la lourde facture sera payée par les générations futures… Quand on laisse aux autres le soin de régler nos problèmes, on accepte tout ce qu’ils nous proposent et on en subit forcément les conséquences.

Latif Belhedi   

La Tunisie s’apprête à transformer son potentiel solaire et éolien en une nouvelle industrie de l’hydrogène vert, principalement destinée au marché européen, grâce à deux grandes initiatives internationales et à un projet de production d’ammoniac vert dans la zone industrielle de Gabès, ce qui ne va pas, on l’imagine, faire plaisir aux Gabésiens, qui souffrent déjà de la pollution industrielle induite par les installations du Groupe chimique tunisien (GCT).

Le premier projet repose sur un accord signé avec la société saoudienne Acwa Power, spécialisée dans les énergies renouvelables.

Ce projet, structuré en trois phases, prévoit à terme une capacité de production d’environ 600 000 tonnes d’hydrogène vert par an, destinées à l’exportation vers l’Europe. L’initiative devrait inclure de grandes installations solaires et éoliennes, des électrolyseurs ainsi que des infrastructures de traitement de l’eau et de transport du produit.

Le second projet, baptisé H2 Notos, est développé par TE H2 — une coentreprise entre TotalEnergies et Eren Groupe — en partenariat avec la compagnie d’électricité autrichienne Verbund.

L’hydrogène sera produit dans les régions du sud

Le protocole d’accord avec le gouvernement tunisien a été signé en mai 2024. Le plan prévoit une première phase portant sur environ 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an, avec la possibilité d’atteindre ultérieurement un million de tonnes. L’hydrogène sera produit dans le sud de la Tunisie par des électrolyseurs alimentés par des installations solaires et éoliennes, à partir d’eau de mer dessalée.

Selon les estimations relayées par la plateforme spécialisée Attaqa, les investissements pour H2 Notos pourraient s’élever à environ 8 milliards d’euros lors de la phase initiale et atteindre jusqu’à 40 milliards d’euros à long terme.

Il s’agit toutefois d’évaluations préliminaires : le projet en est encore au stade des études techniques, financières et de faisabilité, et aucune décision finale d’investissement n’a encore été prise.

Le troisième volet de la stratégie tunisienne, comme le souligne le journal gouvernemental La Presse, concerne la production d’ammoniac vert, principalement utilisé dans l’industrie des engrais. Une première unité pilote, raccordée aux installations du GCT, est prévue dans la zone industrielle de Gabès.

Le projet devrait comprendre un parc photovoltaïque de 8 mégawatts, une usine de dessalement, un électrolyseur et une unité de synthèse d’ammoniac. La capacité initiale indiquée dans la feuille de route est d’environ 220 tonnes d’hydrogène et 630 tonnes d’ammoniac vert par an, destinées principalement au marché intérieur.

L’installation constituerait donc une première expérience industrielle, plutôt qu’un mégaprojet comparable aux initiatives d’Acwa Power et d’H2 Notos.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale pour l’hydrogène vert, élaborée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie avec le soutien de l’agence de coopération pour le développement allemande GIZ. Le plan vise une production totale d’environ 8,3 millions de tonnes d’hydrogène vert et de ses dérivés d’ici 2050, dont 6 millions de tonnes destinées à l’exportation et 2,3 millions de tonnes au marché intérieur.

Pour atteindre l’Europe, Tunis mise principalement sur le SoutH2 Corridor — un axe énergétique d’environ 3 300 kilomètres conçu pour relier l’Algérie et la Tunisie à l’Italie, puis à l’Autriche et à l’Allemagne.

Cette infrastructure, portée notamment par l’entreprise italienne Snam, devrait s’appuyer largement sur des gazoducs existants convertis pour le transport d’hydrogène et afficher une capacité supérieure à quatre millions de tonnes par an.

Le projet a reçu le soutien politique de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne, officialisé par une déclaration signée à Rome le 21 janvier 2025.

Les conséquences environnementales pour la région de Gabès

Des études de faisabilité sont actuellement menées par les opérateurs, la mise en service des installations étant prévue pour le début de la prochaine décennie.

La mise en œuvre de ces programmes reste conditionnée par la disponibilité de financements, le développement de dizaines de gigawatts de nouvelles capacités d’énergie renouvelable, l’établissement d’une réglementation régissant l’usage des sols et de l’eau, ainsi que la construction d’infrastructures d’exportation.

Une attention particulière est portée à l’impact du dessalement dans un pays confronté à une pénurie d’eau croissante, ainsi qu’aux conséquences environnementales pour la région de Gabès, déjà affectée par la pollution issue des industries chimique et du phosphate.

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Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques

02. August 2026 um 08:09

Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.

Larbi Benbouhali *

Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?

Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.

Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.

1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.

2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.

3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.

4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.

Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente

Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.

La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).

Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.

Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.

Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :

1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet ;

• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026 ;

• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.

2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.

3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.

4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.

Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.

Des recommandations en guise de conclusion :

Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.

2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un «mini-plan Marshall» d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.

Pourquoi ?

On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières…

3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.

4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).

Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.

5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.

À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.

À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.

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Les hypertendus doivent se prémunir contre la déshydratation

02. August 2026 um 08:00

Les patients souffrant d’hypertension artérielle doivent se prémunir impérativement contre la déshydratation, qui peut provoquer une chute de tension — ou, dans certains cas, une hausse brutale — entraînant des complications de santé susceptibles de compromettre leur bien-être.

Cet avertissement a été lancé par Dre Lilia Zakhama, cheffe du service de cardiologie de l’hôpital des Forces de sécurité intérieure à La Marsa, dans une déclaration à l’agence Tap, samedi 1er août 2026, qui a recommandé aux patients de boire de l’eau en quantité suffisante, d’éviter l’exposition au soleil aux heures les plus chaudes et d’adopter une alimentation adaptée pour prévenir la déshydratation.

Les médicaments antihypertenseurs, notamment les diurétiques, accélèrent la déshydratation, en particulier chez les personnes âgées, augmentant ainsi les risques de vertiges, de chutes et de fractures.

Deux hypertendus sur trois l’ignorent

D’autres facteurs peuvent contribuer à l’hypertension artérielle — tels qu’une consommation excessive de sel (plus de 5 grammes par jour), de sucre et de graisses —, a aussi averti Dre Zakhama, en encourageant la population à adopter une alimentation saine et à pratiquer la marche une fois la vague de chaleur passée.

La praticienne a également souligné l’importance d’un dépistage précoce de l’hypertension dès l’âge de 18 ans, ainsi que des bilans de santé réguliers à partir de 30 ans, avertissant que l’hypertension affecte divers organes et entraîne d’autres pathologies, notamment des maladies rénales, des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.

Dans une déclaration précédente à la Tap, Lilia Zakhama — s’exprimant en tant que présidente de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire (STCCC) — a indiqué qu’un Tunisien sur trois souffre d’hypertension artérielle, ce qui représente environ trois millions d’adultes ; il est à noter que les deux tiers d’entre eux ignorent qu’ils sont atteints de cette affection, qu’elle a qualifiée de «silencieuse».

I. B.

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Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie

02. August 2026 um 07:37

Marginalisée par le pouvoir exécutif, exclue du dialogue social dont elle fut historiquement l’un des principaux piliers et son influence considérablement réduite sur la scène politique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tente d’exister, tant bien que mal, en s’invitant, de temps en temps, dans le débat national, par des déclarations de ses dirigeants à peine relayées par les médias, en attendant des jours meilleurs. (Photo: Slaheddine Selmi, SG de l’UGTT).

Latif Belhedi

L’organisation s’est rappelée au souvenir des Tunisiens, hier, samedi 1er août 2026, en communiquant sur un document de son département d’études intitulé «La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour surmonter la crise», qui souligne le caractère désormais structurel des difficultés du pays.

La Tunisie dispose des ressources nécessaires pour renouer avec la croissance, mais cela nécessite des réformes structurelles, une stratégie économique à long terme et un dialogue national sur les grands choix économiques et sociaux, a-t-elle souligné dans ledit document, qui insiste sur les enjeux clés de la crise : le poids de la dette publique (qui dépasse 80% du PIB), la faiblesse de l’investissement, la dépendance énergétique, notamment du gaz algérien, la perte de pouvoir d’achat, la fuite des compétences et la pression sur les ressources hydriques.

Selon l’UGTT, le rythme de la croissance (entre 1,5 et 2,5 %, bon an mal an) demeure insuffisant pour réduire le chômage et financer adéquatement les services publics.

Au chapitre des recommandations, la centrale syndicale appelle l’Etat à soutenir l’investissement productif, à simplifier les procédures administratives et à développer les énergies renouvelables ainsi que les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises.

Le rapport appelle également à la réforme des entreprises publiques sur la base d’objectifs vérifiables, tout en maintenant le contrôle de l’État sur les secteurs stratégiques. Position du reste partagée par le président de la république Kaïs Saïed, qui rejette catégoriquement toute idée de cession, totale ou partielle, de ces entreprises qui croulent sous les déficits et les dettes et pèsent lourdement sur les finances publiques.

Concernant les ressources en eau, l’UGTT appelle à prendre des mesures contre le gaspillage et prône le recours au dessalement et aux eaux usées traitées.

Les réformes relatives aux subventions, à la fiscalité et aux entreprises publiques, ils ne peuvent être adoptées unilatéralement ; elles doivent faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et s’accompagner d’une répartition équitable des coûts, souligne l’organisation syndicale, Prix Nobel de la Paix en 2015 pour son rôle important dans la conduite du dialogue national, mais qui peine à retrouver le rôle central qui fut le sien dans le dialogue politique et social dans le pays.

La Tunisie, conclut l’UGTT, peut tirer parti de sa proximité avec les marchés européens et africains, de son capital humain qualifié et de ses infrastructures relativement développées.

Toutefois, la relance dépendra de la capacité à bâtir un nouveau modèle fondé sur l’investissement, la productivité, la bonne gouvernance et la justice sociale.

Vers une réconciliation nationale globale

Intervenant, samedi, dans l’émission ‘‘Houna Tunes’’, sur Diwan FM Ahmed Jaziri — secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de l’UGTT — a souligné que la Tunisie fait face à des défis majeurs et que les conditions nécessaires à un niveau de vie décent ont disparu, notant que les citoyens se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie.

M. Jaziri a ajouté que la situation actuelle du pays a incité le département des études et de la documentation de l’Union à présenter le document analytique intitulé «La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour résoudre la crise», dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la nation, affirmant : «Le syndicat travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie.»

M. Jaziri a souligné au passage la nécessité pour toutes les parties concernées par la recherche de solutions à la crise multisectorielle que traverse le pays de s’unir et de parvenir à une réconciliation nationale globale. Rejetant les démarches unilatérales, qui caractérise le pouvoir exécutif depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception, il a prôné un dialogue inclusif associant toutes les organisations et la société civile pour faire face à la situation — une crise nécessitant, selon lui, l’instauration de l’état d’urgence pour remettre la Tunisie sur la bonne voie — tout en rappelant que le pays a actuellement besoin de toutes ses compétences professionnelles, dont beaucoup le quittent pour des cieux plus cléments.

M. Jaziri a ajouté que ce message s’adresse à l’actuel gouvernement qui, a-t-il affirmé, refuse d’engager le dialogue avec l’Union et d’autres organisations, insistant sur le fait que la situation exige un effort concerté de toutes les parties.

Tout en soulignant que le syndicat a ses propres idées et sa propre stratégie, et que la Tunisie ne manque de rien, le responsable syndical a affirmé que toute crise peut être résolue et que «les fardeaux partagés sont légers» (comme le dit l’adage).

Par ailleurs, M. Jaziri a soutenu que la mauvaise gouvernance, le manque de suivi et la négligence ont conduit les institutions étatiques à la ruine, citant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) comme exemple flagrant.

En réponse à ceux qui imputent la crise actuelle du pays au syndicat, M. Jaziri a déclaré que l’UGTT est marginalisée depuis cinq ans et que ses propositions sont restées sans réponse. «Aujourd’hui, on rejette tout sur le syndicat, qui est une force positive et un vecteur de dialogue», a-t-il déclaré, qualifiant cette tentative de rejeter la responsabilité des problèmes du pays sur le syndicat de «fuite en avant» etune tentative d’éluder les véritables problèmes.

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Le poème du dimanche | ‘‘Le fleuve et la mort’’ de Badr Chaker As-Sayyab

02. August 2026 um 07:30

Né en 1926 à Jeykour, dans la région de Bassora, au sud de l’Irak, Badr Chaker As-Sayyab est poète, enseignant d’arabe et d’anglais, journaliste, ayant pratiqué différents métiers.

Nationaliste aux idées de gauche, il est membre du Parti communiste irakien, qu’il quittera en 1959. Il est considéré comme l’une des voix majeures de la poésie arabe contemporaine. Avec son premier recueil, Azharun dhabila (Fleurs fanées), il est à l’origine du vers libre arabe, mouvement qu’il fonde avec sa compatriote Nazik Al-Malaika, en 1947-48.

Pourchassé, emprisonné, exilé, sa poésie est un chant vibrant de liberté et de nostalgie pour son village, simple et démuni.

Moderniste, son lyrisme est d’une musicalité rare, avec des rythmes brefs, langoureux, aux métaphores pionnières, célébrant avec tristesse et mélancolie l’enfance et la réalité des pauvres.

Au corps fragile, il passera ses dernières années, malade et luttera contre la maladie de Charcot, en vain. Il meurt au Koweit en 1964 où il était soigné.

Il laisse plus de dix-sept recueils dont nombre sont traduits, et parmi les plus appréciés, notamment, sa Chanson de la pluie (1960).

Tahar Bekri

Bouweyb*

O Bouweyb !

Des cloches de tour égarée au fond de la mer

L’eau dans les jarres le crépuscule dans les arbres

Des jarres suintent des cloches de pluie

Leur verre fond plaintif

Bouweyb  O Bouweyb !

Mon sang noirci de nostalgie

O Bouweyb 

Mon fleuve triste comme la pluie !

Comme j’aimerais courir dans l’obscurité

Serrer mes mains porter le désir d’une année

Dans chaque doigt comme si je t’apportais des offrandes

De blé et de fleurs

Comme je voudrais t’apercevoir entre les lits des collines

Pour voir la lune

Tumultueuse entre tes rives

Semant les ombres remplissant les paniers

D’eau de poissons et de fleurs !

Me plonger en toi et suivre la lune

Ecouter les graviers au fond parvenir

Au chant de milliers d’oiseaux sur les arbres

Forêt de larmes es-tu ou fleuve ?

Les poissons qui veillent s’endorment-ils à l’aube ?

Et ces étoiles restent-elles toujours à attendre ?

Nourrissant de soie des milliers d’aiguilles

Et toi ô Bouweyb !

Comme j’aurais aimé savoir ramasser les coquillages

Pour bâtir une demeure

Où brillent les eaux verdoyantes et les arbres

Comme les étoiles et la lune

Et m’en irais tôt le matin du flux à la mer

La mort est un monde étrange qui fascine les enfants

Sa porte secrète était en toi Bouweyb !

Bouweyb ô Bouweyb !

Vingt ans sont passés chaque année comme des siècles

Aujourd’hui quand s’abat l’obscurité

Et me trouve au lit sans sommeil                    

Mon cœur frémit arbre au lever du jour

Les branches les oiseaux et les fruits en silence

Je sens des larmes et du sang comme la pluie

Suinter du triste monde

Des cloches de morts dans mes veines

Vibrent dans la résonance

De mon sang noirci de désir

Pour une balle dont le froid transperce

Les profondeurs de ma poitrine

Comme un enfer brûlant les ossements

J’aurais aimé courir soutenir les combattants

Serrer mon poing puis gifler le destin

J’aurais aimé me noyer dans mon sang jusqu’au fond

Pour porter le fardeau avec les Humains

Et ressusciter la vie ma mort est une victoire

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

* Nom du fleuve.                                                       

Copyright Tahar Bekri

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Empfangen — 01. August 2026 Französischsprachig

Tunisie l Reprise de l’approvisionnement normal du marché en eau en bouteille

01. August 2026 um 12:55

L’approvisionnement du marché en eau en bouteille est revenu à son rythme normal. Cette situation fait suite à la reprise de la production en continu dans toutes les installations, après un bref arrêt observé cette dernière semaine dans certaines usines en raison de dommages matériels causés par des coupures d’électricité.

C’est ce qu’a assuré Lassaâd Mzah, président de la Chambre professionnelle des producteurs de boissons non alcoolisées, cité par Mosaique, indiquant qu’une normalisation totale de l’approvisionnement du marché devrait intervenir d’ici le début de la semaine prochaine. Cela dépendra de la stabilité de l’alimentation électrique et d’une consommation rationnelle, a-t-il cependant averti, expliquant que les réserves stratégiques d’eau embouteillée sont généralement épuisées au cours du mois d’août, en raison de la hausse de la consommation. Par conséquent, la production quotidienne couvre — et dépasse légèrement — les besoins de consommation, sans permettre la constitution de stocks supplémentaires.

Tout en assurant que toutes les installations produisant de l’eau en bouteille fonctionnent à pleine capacité, Lassaâd Mzah a appelé la Steg à mettre fin aux coupures de courant récurrentes qui affectent les unités de production et exhorté les consommateurs à rationaliser leur rationnelle pour réduire la pression actuelle sur le marché.

Le responsable syndical a souligné, par ailleurs, que les producteurs d’eau en bouteille n’ont pas augmenté leurs prix malgré la hausse des coûts de production et du prix du plastique. Il a également démenti toute pénurie de plastique destiné à l’emballage, précisant que si certaines installations pouvaient connaître une baisse de leurs stocks, cela n’avait pas affecté le volume de production.

Il convient cependant de signaler que plusieurs commerçants, notamment les détaillants, ont profité de la pénurie de la dernière semaine pour augmenter les prix de l’eau en bouteille.

I. B.

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Football | Youcef Belaili prêt à rempiler pour une saison avec l’Espérance

01. August 2026 um 12:29

L’attaquant algérien Youcef Belaïli (34 ans) est en passe de trouver un accord pour poursuivre son aventure avec l’Espérance sportive de Tunis, suite à des évolutions positives dans les négociations pour le renouvellement de son contrat au cours des dernières heures.

Selon Mosaïque, Belaïli a pris l’initiative de contacter la direction de l’Espérance ce samedi 1er août 2026, acceptant la dernière offre du club : un contrat d’une saison prenant effet dès la levée de la sanction imposée au joueur par la Fifa.

Lors des échanges avec les dirigeants, le joueur a réaffirmé sa pleine disposition à continuer avec le club tunisois avec lequel il passé les plus belles heures de sa carrière footballistique, exprimant son souhait d’apporter une contribution sportive significative la saison prochaine et d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs.

Les prochaines heures devraient voir la finalisation des détails entre les deux parties, avant la signature officielle du contrat et l’annonce définitive du renouvellement de la collaboration.

Une fois les formalités accomplies, Youcef Belaïli rejoindra le stage de préparation du club «Sang et Or», actuellement en cours à Gammarth, en vue du début de la nouvelle saison.

L’ailier gauche algérien a beaucoup manqué aux Espérantistes la saison écoulée après sa blessure lors du derby face au Club africain qui a nécessité une opération chirurgicale l’ayant éloigné des terrains pendant plusieurs mois. Ensuite, il a beaucoup louvoyé, laissant dire, par médias algériens interposés, qu’il était intéressé par une expérience avec le Mouloudia d’Alger. Il n’en est rien, puisqu’il a rapidement repris langue avec le président de l’Espérance Hamdi Meddeb et le vice-président Chokri El Ouaer pour reprendre du service au Parc B. Plus tôt il reprendra les entraînements, mieux serait pour lui et pour son équipe.

I. B.

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Chronique critique des puissances mondiales (2026–2036)

01. August 2026 um 10:28

Je me surprends à relire la carte du monde comme on relit une page déjà annotée : les mêmes noms, les mêmes mers, les mêmes détroits, et pourtant une autre grammaire du pouvoir. Dans la prochaine décennie, l’équilibre des forces ne ressemblera ni à un duel pur entre deux empires, ni à une harmonie multipolaire où chaque pôle serait net, stable, raisonnable. Ce sera plutôt une physique instable de la puissance, faite d’élans et de retenues, de coalitions improvisées, de dépendances converties en leviers, et d’une question obsédante : qui peut encore promettre la sécurité — énergétique, technologique, militaire, alimentaire — sans payer un prix politique intérieur trop élevé ?

Zouhaïr Ben Amor *

Les vieilles métriques (PIB, effectifs militaires, réserves de change…) restent nécessaires, mais elles cessent d’être suffisantes : on peut être riche et fragile, armé et paralysé, connecté et vulnérable. D’une certaine manière, la décennie qui vient prolonge un basculement déjà visible dans les diagnostics des grandes institutions : la croissance mondiale paraît appelée à rester «stable mais médiocre», avec des risques orientés vers le bas, parce que les tensions géopolitiques, la volatilité financière et la fragmentation géoéconomique ne sont plus des accidents mais des paramètres structurels (IMF, 2024). La Banque mondiale décrit elle aussi un monde où l’incertitude et les frictions deviennent un vent de face durable, et où la mondialisation ne s’effondre pas : elle se recompose par segments, par alliances, par exclusions (World Bank, 2025).

Ce qui change, au fond, c’est la place prise par la sécurité économique. On ne parle plus seulement de commerce, on parle d’accès ; plus seulement d’avantages comparatifs, on parle de goulets d’étranglement ; plus seulement d’efficience, on parle de redondance. Les dépendances, autrefois tolérées parce qu’elles semblaient rationnelles, deviennent des vulnérabilités à cartographier, à réduire, parfois à instrumentaliser. Le pouvoir, alors, se niche moins dans la capacité de produire «tout» que dans la capacité de rendre les autres incapables de se passer de vous dans «quelques» secteurs clés — et, symétriquement, dans l’art de se ménager des alternatives crédibles.

Les Etats-Unis, l’Union européenne et la Chine

Les États-Unis abordent cette période avec une force qui demeure globale — monnaie, innovation, alliances, projection militaire — mais avec une sensibilité accrue au risque de dépendance stratégique. La relocalisation partielle des semi-conducteurs et l’obsession des chaînes d’approvisionnement, visibles dans la politique industrielle américaine récente, révèlent moins un repli qu’une réécriture des conditions de l’ouverture : l’accès au marché et aux technologies n’est plus un acquis, c’est une relation, donc un rapport de force (White House, 2024). Cette posture peut rendre l’influence américaine plus conditionnelle, parfois plus transactionnelle, car les arbitrages intérieurs (coûts budgétaires, cohésion sociale, cycles politiques) deviennent une contrainte stratégique à part entière.

L’Union européenne, elle, reste un paradoxe vivant : puissance de marché et de normes, capable d’imposer des standards, mais encore hésitante quand il faut convertir la richesse en capacité matérielle — énergie, défense, matières premières, production. L’adoption d’un cadre visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières critiques signale une prise de conscience tardive : l’autonomie n’est pas un slogan, c’est une industrialisation, des investissements, des permis, des infrastructures, et souvent des conflits locaux autour de l’acceptabilité (EU, 2024). L’Europe peut gagner en poids stratégique si elle assume le coût de la souveraineté ; sinon elle restera un arbitre économique exposé, puissant mais perméable.

La Chine demeure, pour sa part, l’acteur le plus difficile à placer sur une carte simple. Sa profondeur industrielle et ses ambitions technologiques en font un rival systémique, mais sa trajectoire dépend d’un équilibre délicat entre contrôle politique et dynamisme économique, entre puissance projetée et confiance interne. Dans les analyses des risques macrofinanciers, elle reste un centre de gravité autant qu’une source potentielle de chocs, tant son poids dans le commerce mondial et certaines chaînes de valeur demeure élevé (IMF, 2024). Or plus elle est incontournable, plus les autres cherchent à réduire l’incontournable ; et plus ils y parviennent, plus elle se sent menacée et politise à son tour les interdépendances. La boucle est presque mécanique.

Les enjeux démographiques, économiques et technologiques

Le cœur techno-industriel de la décennie, ce sont les semi-conducteurs, l’IA, le cloud, la cybersécurité, mais aussi ce que l’on appelle, d’un ton trop neutre, les «minéraux critiques». La transition énergétique, loin d’être une simple affaire de volonté climatique, reconfigure les dépendances : moins de pétrole importé pour certains, plus de cuivre, de lithium, de nickel, de cobalt, de graphite, de terres rares — et surtout plus de capacité de raffinage, de transformation, de recyclage. L’Agence internationale de l’énergie insiste sur le fait que ces marchés concentrent des risques de rupture, non seulement par la géologie mais par la géopolitique et la lenteur des projets (IEA, 2024b). Dans cette perspective, la puissance se lit aussi dans des ports, des usines, des câbles, des stocks, et dans l’aptitude des États à accélérer sans fracturer leur contrat social.

La démographie, elle aussi, cesse d’être un arrière-plan. Les projections des Nations Unies rappellent un vieillissement rapide dans de nombreux pays riches et en Chine, tandis que l’Afrique et l’Asie du Sud continuent de prendre du poids (UN DESA, 2024). Vieillir, ce n’est pas seulement compter davantage de retraités : c’est durcir la contrainte budgétaire, raréfier certaines compétences, modifier la tolérance au risque, et parfois réorienter les priorités nationales. À l’inverse, une société jeune n’est pas automatiquement puissante : elle peut être dynamique, inventive, expansive, ou bien frustrée, fragmentée, vulnérable. La puissance démographique devient puissance réelle quand elle s’adosse à l’éducation, aux infrastructures, à l’emploi productif, à une gouvernance qui tient.

C’est ici que l’Inde s’impose comme la grande puissance «en fabrication». Son avenir ne se résume pas à sa taille : il dépendra de sa capacité à créer des emplois à grande échelle, à absorber une jeunesse urbaine, à sécuriser son énergie, à renforcer son appareil productif, tout en naviguant entre les blocs sans se laisser enfermer. Dans un monde de fragmentation, ce sont souvent les acteurs capables de choisir dossier par dossier — et non camp par camp — qui gagnent une marge de manœuvre disproportionnée.

Autour des grands pôles, les puissances-charnières prennent de l’importance : hubs logistiques, financiers, énergétiques, industriels, diplomatiques. Le Moyen-Orient n’est plus seulement un théâtre énergétique : il devient un espace d’investissement, de médiation, de modernisation technologique, parfois de rivalité d’influence, où les capitaux circulent comme un outil géopolitique. L’Asie du Sud-Est, avec ses stratégies de diversification industrielle, profite des redéploiements de chaînes de valeur. Dans ce monde, le pouvoir n’est pas toujours d’imposer ; il est aussi de se rendre indispensable, ou d’offrir des alternatives.

Le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance

Et pendant que l’économie se politise, la guerre — ou la possibilité de la guerre — redevient un organisateur des décisions. Le Sipri observe une hausse marquée des dépenses militaires mondiales, signe que le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance (Sipri, 2025). Ce n’est pas seulement une question d’armements ; c’est une question d’industrie et de temps. La guerre longue, celle qui consomme des munitions, use des matériels, exige une logistique continue, remet au centre la capacité de production, la robustesse des chaînes d’approvisionnement, la standardisation, la formation.

Dans ce cadre, l’Otan insiste sur la résilience, l’adaptation et la solidarité, comme si l’alliance se pensait de nouveau comme un mécanisme de préparation au risque majeur, pas seulement comme un forum de gestion (Nato, 2024). Mais la force d’une alliance dépend aussi de la politique intérieure de ses membres, de la crédibilité des engagements, du partage du fardeau et de l’intégration rapide d’innovations (drones, guerre électronique, cyber, spatial). Parallèlement, la dissuasion nucléaire redevient un facteur de tension psychologique : non parce qu’elle rend la guerre certaine, mais parce qu’elle rend l’erreur plus coûteuse et les crises plus dangereuses (Sipri, 2024).

La décennie à venir sera une décennie de zones grises : sabotage, cyberattaques, pressions économiques, coercition maritime, guerre de l’information, militarisation du droit. Ces pratiques brouillent la perception de la puissance : elles permettent à des acteurs plus faibles d’infliger des coûts, et à des acteurs plus forts de nier leur implication, créant une atmosphère de suspicion qui rigidifie les alliances et encourage la surenchère. Dans ce monde, l’équilibre ne se voit pas toujours : il s’éprouve.

Alors je reviens à une idée simple, presque brutale : l’équilibre global ne sera pas «équilibré». Il sera asymétrique et parfois incohérent, fait de dominations sectorielles. On peut exceller dans l’IA et dépendre d’un détroit ; contrôler une monnaie mondiale et manquer de main-d’œuvre ; dominer le raffinage et manquer d’alliés ; posséder une armée redoutable et une économie sous plafond.

Les États-Unis resteront probablement la première puissance globale par la combinaison unique de capacités militaires, financières, technologiques et d’alliances, mais leur influence sera plus conditionnelle.

La Chine restera le rival central, mais sa marge dépendra de sa capacité à maintenir son dynamisme tout en évitant qu’une coalition durable de «contre-dépendance» ne se consolide. L’Union européenne peut devenir un pôle plus autonome si elle accepte le coût de la souveraineté matérielle. L’Inde peut être un gagnant relatif si elle réussit sa transformation interne. Et autour d’eux, les puissances-charnières tireront parti d’une polarisation incomplète.

Mais tout cela peut être reconfiguré par ce que l’on sous-estime systématiquement : les chocs de résilience. L’énergie, même en transition, reste un champ de vulnérabilités et de risques ; l’AIE souligne l’ampleur des investissements requis pour une électrification accélérée, sous peine de nouvelles tensions (IEA, 2024a). Le climat, l’eau, l’alimentation, les infrastructures, les dettes, les migrations : autant de facteurs qui échappent aux scénarios trop propres.

Dans un tel contexte, la puissance se mesurera aussi à la capacité d’absorber des chocs sans basculer dans la crise politique, à la solidité des institutions, à la confiance sociale, à la capacité de planifier sans étouffer.

Et si je devais laisser une phrase en suspens, comme on laisse un repère dans la marge d’un carnet, ce serait celle-ci : la décennie à venir ne départagera pas seulement «qui est le premier», elle départagera «qui tient». Qui tient l’effort industriel, qui tient la cohésion sociale, qui tient les alliances, qui tient les chaînes d’approvisionnement, qui tient la légitimité politique quand les coûts s’accumulent.

Dans un monde où l’histoire s’écrit moins en conquêtes éclatantes qu’en capacités d’endurance, c’est peut-être la vraie mesure de la puissance.

Bibliographie
EU. (2024). Regulation (EU) 2024/1252 establishing a framework for ensuring a secure and sustainable supply of critical raw materials.
IEA. (2024a). World Energy Outlook 2024.
IEA. (2024b). Global Critical Minerals Outlook 2024.
IMF. (2024). World Economic Outlook, October 2024: Policy Pivot, Rising Threats.
NATO. (2024). Washington Summit Declaration (10 July 2024).
SIPRI. (2024). Sipri Yearbook 2024.
SIPRI. (2025). Trends in World Military Expenditure, 2024 (Fact sheet).
UN DESA. (2024). World Population Prospects 2024 Revision.

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Le dinar tunisien surévalué face au dollar

01. August 2026 um 09:36

Une enquête internationale révèle, sans fard et sans anesthésiant diplomatique, ce que les Tunisiens savent déjà de manière empirique, à savoir que le consommateur tunisien paie objectivement plus cher, en dollars, pour un hamburger que son homologue américain, alors même que le revenu moyen tunisien reste très largement inférieur au revenu américain.

Moktar Lamari *

‘The Economist’’ a mis à jour, 31 juillet 2026, son fameux indice Big Mac, cet outil né en 1986 qui soufflera cette année ses quarante bougies — un âge respectable pour un sandwich qui a fait plus pour la pédagogie monétaire mondiale que des générations de rapports du FMI empilés les uns sur les autres. L’auteur saisit l’occasion pour appliquer cet instrument, aussi gourmand qu’implacable, au dinar tunisien, et répondre une bonne fois pour toutes à la question qui taraude tout Tunisien revenant d’un séjour à l’étranger, portefeuille dégarni : notre monnaie est-elle surévaluée ou sous-évaluée face au dollar et à l’euro ?

La réponse, comme l’annonce le titre, tient en une phrase et une métaphore de cuisson : trop cuit en dollars, à point en euros.

Le principe de l’indice est d’une simplicité presque insolente, et c’est précisément ce qui en fait la force pédagogique. Le Big Mac est fabriqué selon des standards quasi identiques partout dans le monde — même pain, même steak haché, même sauce secrète, même laitue élastique — avec plus de soixante ingrédients calibrés avec la même rigueur d’un pays à l’autre. On tient compte des mêmes ingrédients et on observe leurs prix pour la suite.

Où que vous l’achetiez, vous achetez donc, en théorie, exactement la même chose : un concentré calorique universel, taillé sur mesure pour comparer le pouvoir d’achat réel des monnaies. Il suffit alors de comparer son prix converti en dollars, pays par pays, pour savoir si une devise est chère ou bon marché par rapport à sa «vraie» valeur d’achat.

Aux États-Unis, 100 dollars permettent d’acheter environ 16 Big Mac. La même somme convertie en euros, en yuan ou en yen devrait, en théorie, acheter le même nombre de sandwiches si les monnaies étaient parfaitement alignées sur leur pouvoir d’achat réel.

Ce n’est jamais le cas : 100 dollars n’achètent, sur le marché des changes, que 87 euros ou 677 yuans, révélant à quel point les devises mondiales se sont éloignées de leur juste valeur — la gourmandise du hamburger dévoilant, sandwich après sandwich, la triche silencieuse des banques centrales.

L’indice ne prétend pas remplacer les calculs savants du taux de change effectif réel (TCER), cet instrument que les économistes manient avec la componction d’un chirurgien et que le citoyen moyen ne comprend, en général, absolument rien.

C’est précisément pour cela que l’astuce du Big Mac fonctionne : elle vulgarise, en un seul produit comestible, ce que des institutions comme la Banque mondiale mettent trois ans à publier avec un décalage statistique digne d’un courrier envoyé par dromadaire.

Sur 54 économies comparées, seules 7 affichent un résultat contradictoire entre l’indice Big Mac et les mesures savantes de la Banque mondiale — un taux de fiabilité qui devrait clouer le bec aux esprits chagrins qui n’y voient qu’un gadget marketing bon pour amuser les foules à l’heure du déjeuner.

Le dinar trop cher face au dollar

Passons maintenant à l’exercice qui intéresse vraiment le lecteur : où se situe précisément notre dinar dans ce grand classement mondial du sandwich ?

Un Big Mac tunisien coûte aujourd’hui environ 20 dinars. Converti au taux de change courant du marché — autour de 2,95 dinars pour un dollar —, cela donne un prix en devise américaine d’environ 6,78 dollars. Or, aux États-Unis, ce même Big Mac se vend 6,12 dollars selon la dernière mise à jour de l’indice. On ne tient pas compte des taxes.

Le calcul est imparable : le dinar tunisien apparaît surévalué d’environ 11% face au dollar américain. Une estimation antérieure, publiée par Business News en novembre 2025 sur la base d’un prix américain légèrement plus bas (5,79 dollars), aboutissait à une surévaluation encore plus marquée, de l’ordre de 17%. Selon la période de référence retenue, la fourchette réaliste se situe donc entre 11% et 17% — dans tous les cas, un dinar visiblement trop cuit, calciné même, face au billet vert. Une correction de cette surévaluation pourrait être dénoncée par les exportateurs tunisiens… ou même les organisations internationales.

Face à l’euro, en revanche, la cuisson devient nettement plus raisonnable — un dinar à point, ni trop saignant ni trop grillé. Ces mêmes 20 dinars, convertis au taux de change courant d’environ 3,38 dinars pour un euro, donnent un Big Mac tunisien équivalent à 5,92 euros.

Or, le Big Mac de la zone euro, qui s’échange à 7 dollars sur les marchés selon la dernière publication, correspond à environ 6,48 euros une fois reconverti au taux EUR/USD courant.

Le Big Mace tunisien coûte donc, en euros constants, près de 9% de moins que son cousin européen : le dinar apparaît ici légèrement sous-évalué face à la monnaie unique, presque à l’équilibre — un paradoxe seulement apparent, puisqu’il s’explique par le fait que l’euro lui-même est actuellement surévalué d’environ 15% face au dollar selon le même indice.

Autrement dit, notre dinar est trop cher pour l’Américain qui débarque à Tunis avec ses billets verts et sa fringale de burger, mais reste cuit juste comme il faut pour le touriste français ou allemand qui compte en euros — un détail qui n’échappera pas aux professionnels du tourisme, qui pourront désormais expliquer à leurs clients américains, en connaissance de cause, pourquoi leur addition leur semble étrangement salée.

Maintenir artificiellement une monnaie «forte» via le contrôle des changes

Comprenons bien ce que cela signifie concrètement, au-delà du plaisir gustatif. Un dinar «fort» sur le papier — celui qu’on brandit fièrement au bureau de change comme preuve de stabilité monétaire — masque en réalité une économie peu compétitive à l’exportation et des prix intérieurs élevés par rapport au pouvoir d’achat réel des ménages.

Le dinar tunisien s’échange dans un marché fermé, encadré, largement non convertible pour les particuliers — ce qui l’empêche de subir le test de vérité qu’affrontent quotidiennement les monnaies flottantes.

Le Big Mac, lui, ne connaît pas cette pudeur réglementaire : il révèle, sans fard et sans anesthésiant diplomatique, que le consommateur tunisien paie objectivement plus cher, en dollars, pour un hamburger que son homologue américain, alors même que le revenu moyen tunisien reste très largement inférieur au revenu américain.

C’est un peu comme payer le prix d’un plat trop cuit qu’on vous présente comme cuisiné à la perfection — sauf qu’ici, personne ne vous a prévenu au moment de passer commande.

Ce paradoxe éclaire d’ailleurs, à sa manière goulue, le débat récurrent sur la non-convertibilité du dinar tunisien : maintenir artificiellement une monnaie «forte» via le contrôle des changes, plutôt que de la laisser flotter et trouver son véritable niveau, revient à se raconter une histoire rassurante pendant que les fondamentaux économiques — productivité stagnante, dépendance aux importations, déficit commercial chronique — continuent, eux, de se dégrader sans complexe, un peu à la manière d’un appétit qu’on croit contenir en serrant simplement la ceinture d’un cran.

En attendant que le dinar tunisien daigne un jour retirer du feu sa cuisson excessive face au dollar — tout en conservant sa juste cuisson face à l’euro —, le Big Mac, lui, continuera de trôner, imperturbable et calorique, comme le juge de paix le plus digeste de l’économie mondiale.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.

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En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie

01. August 2026 um 08:12

Suite à l’article publié dans votre journal et intitulé ‘‘Les menaces réelles de la stabilité tunisienne’’ de M. Elyes Kasri, je ne peux, en tant que citoyen algérien profondément attaché à l’axe Tunis- Alger, rester silencieux face à des accusations aussi graves portées contre l’Algérie. En tant que fervent partisan des relations algéro-tunisiennes, j’ai souhaité apporter un éclairage factuel, juridique et historique afin de déconstruire certaines approximations qui nuisent à une analyse sereine de la géopolitique de notre région.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

Qu’un ancien ambassadeur, ayant exercé les plus hautes fonctions de représentation de l’État tunisien à l’étranger, se prête à un tel pamphlet à charge est particulièrement regrettable.

Une lecture lucide des relations tuniso-algériennes

Face à la récurrence d’analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, et à un discours nourri de contrevérités, d’approximations historiques, économiques et juridiques, il apparaît indispensable de rétablir les faits.

L’auteur de l’article porte, une fois de plus, des accusations particulièrement graves contre le voisin algérien. Habitué des réquisitoires à charge, il s’appuie malheureusement sur des contresens historiques et des approximations géopolitiques qui masquent les réalités de notre région.

Il me paraît indispensable de substituer l’émotion à la rigueur des faits, des traités et de notre histoire commune. Au-delà des postures individuelles, la responsabilité impose le respect des faits, du droit international et des engagements qui unissent nos deux nations.

1. Frontières terrestres – Un cadre juridique définitif et incontestable : affirmer que l’Algérie occupe des territoires tunisiens relève d’une méconnaissance flagrante du droit international.

Les frontières terrestres entre nos deux pays ne souffrent d’aucune ambiguïté. Elles ont été définitivement délimitées par l’accord du 20 mars 1970, puis consolidées par la convention du 19 mars 1983. Ce cadre juridique bilatéral a définitivement réglé les contentieux hérités de la période coloniale.

Agiter aujourd’hui le spectre d’une prétendue spoliation territoriale constitue un anachronisme qui ne repose sur aucune réalité juridique.

2. Sécurité énergétique – L’Algérie, partenaire constant et non prédateur : accuser l’Algérie de nuire à la Tunisie sur le plan énergétique est un non-sens économique. C’est exactement l’inverse qui se produit.

Grâce au gazoduc TransMed, l’Algérie fournit entre 65 % et 70 % du gaz naturel indispensable à la production d’électricité tunisienne. Ce partenariat stratégique, assorti de facilités de paiement durant les périodes de difficultés macroéconomiques, constitue le véritable poumon énergétique de la Tunisie.

On ne cherche pas à déstabiliser un pays que l’on contribue quotidiennement à alimenter en énergie.

En géopolitique, les intentions réelles ne se mesurent pas aux rumeurs, mais aux flux économiques. Fragiliser l’axe énergétique Alger-Tunis ne pénaliserait pas l’Algérie : cela infligerait une double peine à l’économie et aux consommateurs tunisiens.

3. Stress hydrique – L’impératif de la coopération face au changement climatique : imputer le stress hydrique tunisien à une prétendue volonté d’assèchement de ses ressources de la part de l’Algérie relève d’une aberration scientifique.

L’ensemble du Maghreb subit les conséquences du changement climatique. Bien loin de s’opposer sur cette ressource vitale, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont signé à Tripoli un accord historique visant à mettre en place un mécanisme commun de gestion des eaux souterraines du Système aquifère du Sahara septentrional. Cet accord garantit un échange transparent de données et une exploitation équitable des ressources.

Si l’on suivait le raisonnement développé dans cet article, il faudrait croire que l’Algérie consacrerait ses journées à assécher les nappes phréatiques communes tout en subventionnant le gaz qui éclaire les foyers tunisiens. Une telle contradiction ne résiste pas une seconde à l’épreuve des faits.

4. Flux transnationaux – Ne pas confondre crises subies et manœuvres politiques : réduire les phénomènes de contrebande et les flux migratoires subsahariens à de prétendues manœuvres algériennes constitue un raccourci simpliste.

La contrebande frontalière pénalise d’abord l’économie algérienne, en détournant massivement des produits fortement subventionnés par l’État, notamment les carburants et les produits alimentaires.

Quant à la crise migratoire, elle est continentale. Avec des milliers de kilomètres de frontières sahéliennes, l’Algérie en subit les effets au même titre que la Tunisie. Présenter cette réalité comme une stratégie de déstabilisation revient à occulter le rôle des réseaux criminels de passeurs ainsi que les insuffisances des politiques migratoires européennes.

5. Vérités historiques – Gafsa et la lutte contre le terrorisme : l’exercice de désinformation atteint son paroxysme lorsque l’auteur tente de réécrire l’histoire en attribuant à l’Algérie les événements tragiques de Gafsa en 1980.

Les archives historiques établissent clairement que cette agression contre la Tunisie du Président Habib Bourguiba fut organisée par le régime libyen de l’époque. L’Algérie s’y était opposée **.

De la même manière, suggérer une quelconque complaisance de l’Algérie envers le terrorisme constitue une insulte à la mémoire de toute la région.

L’Algérie a payé un tribut humain considérable durant la décennie noire pour éradiquer ce fléau. Forte de cette expérience douloureuse, elle constitue aujourd’hui un partenaire essentiel de la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme, grâce à un échange permanent de renseignements et à une coopération opérationnelle le long de la frontière commune.

Notre destin commun face aux défis du siècle

La doctrine de sécurité nationale algérienne repose sur un principe simple : une Tunisie instable constitue une menace directe pour la sécurité de l’Algérie.

Alger n’a donc aucun intérêt politique, économique ou sécuritaire à fragiliser Tunis.

L’amitié algéro-tunisienne n’est ni un slogan ni une formule diplomatique. Elle est une réalité géographique, historique et humaine, scellée notamment par le sang versé à Sakiet Sidi Youssef.

On ne badine pas avec la mémoire des martyrs.

Prétendre que l’Algérie entretient un lien avec le terrorisme revient à insulter la mémoire des militaires algériens et tunisiens tombés sous les mêmes balles, notamment dans le massif du Chaambi. La sécurité frontalière n’est pas une faveur : elle est notre tranchée commune.

Diviser pour régner demeure une vieille recette coloniale. À qui profiterait une discorde durable entre Alger et Tunis ? Certainement pas à nos deux peuples. Fragiliser notre voisinage immédiat, c’est ouvrir la porte aux ingérences étrangères qui rêvent de transformer le Maghreb en terrain de rivalités géopolitiques.

Enfin, l’auteur pousse le contresens diplomatique jusqu’à accuser l’Algérie d’exercer un prétendu chantage énergétique ou terroriste afin d’isoler la Tunisie sur la scène internationale.

Comment peut-on sérieusement prêter à Alger la volonté d’isoler un pays dont elle défend régulièrement les intérêts dans les enceintes internationales, rappelant constamment que la stabilité de la Tunisie constitue une condition essentielle de la sécurité régionale ?

Qu’un ancien ambassadeur, censé incarner la retenue, la nuance et le sens de l’État, se laisse aller à des accusations gratuites est profondément regrettable.

La diplomatie n’est ni le lieu des ressentiments personnels ni celui des invectives. Elle exige de la hauteur de vue.

En cherchant à diaboliser le partenaire algérien, l’auteur ne fragilise pas l’Algérie ; il affaiblit sa propre crédibilité et dessert les intérêts stratégiques profonds de la Tunisie.

* Médecin algérien résident au Canada.

** L’implication d’éléments de l’armée algérienne dans l’organisation de cette attaque de Gafsa a été prouvée et documentée par des historiens (NDLR).

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Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré

01. August 2026 um 07:28

Les images de Ceuta **, l’enclave espagnole en terre africaine, reviennent régulièrement hanter les écrans. Des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes franchissent une frontière, parfois au péril de leur vie, tandis que d’autres sont rapidement reconduits vers leur pays. L’actualité de ces derniers jours, avec des dizaines de milliers de passages suivis d’un retour massif vers le Maroc, rappelle une évidence : les migrations ne disparaissent jamais sous l’effet des seuls barbelés. Elles ne font que changer de visage.

Khemaïs Gharbi *

Le débat public se focalise souvent sur les chiffres, les contrôles aux frontières ou les conséquences politiques de ces mouvements. Pourtant, la véritable question est ailleurs : pourquoi tant de personnes sont-elles prêtes à quitter leur foyer, leur famille, leur culture et parfois leur dignité pour tenter leur chance de l’autre côté d’une frontière ?

Le démographe et sociologue François Héran rappelle avec raison que l’immigration doit être abordée avec rigueur, en s’appuyant sur des faits plutôt que sur les émotions ou les slogans. Les données méritent d’être examinées avec précision, sans exagération ni minimisation. C’est à cette condition que le débat démocratique peut échapper aux caricatures et aux surenchères populistes, qui font le lit de l’extrême droite raciste et xénophobe en Europe.

La richesse mondiale répartie de manière inégale

Mais derrière les statistiques se cache une réalité plus profonde. Depuis des décennies, la richesse mondiale est répartie de manière profondément inégale. Une partie importante de l’humanité demeure exclue des bénéfices de la mondialisation, alors même que les moyens de communication lui montrent quotidiennement le niveau de vie auquel elle n’a pas accès.

L’Afrique paie un tribut particulièrement lourd à cette injustice. Continent riche en ressources naturelles, en jeunesse et en potentiel humain, elle continue pourtant à voir une partie de ses enfants chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent pas chez eux : un emploi, un avenir, une sécurité ou simplement l’espoir d’une vie meilleure.

Aucun mur, aucune clôture, aucune politique de refoulement ne pourra durablement contenir une espérance plus forte que la peur. L’histoire de l’humanité montre que les migrations accompagnent les grands déséquilibres économiques et politiques. Elles en sont souvent la conséquence plus que la cause.

La véritable réponse ne réside donc pas uniquement dans le renforcement des frontières. Elle suppose un effort international beaucoup plus ambitieux en faveur du développement, de l’éducation, de la stabilité politique, de la création d’emplois et d’un partage plus équitable des richesses. Permettre à chacun de vivre dignement dans son pays reste la politique migratoire la plus humaine, la plus efficace et la moins coûteuse à long terme.

Pour un ordre international plus juste

Tant que les écarts de richesse continueront de se creuser entre les régions du monde, les mouvements migratoires resteront une réalité durable. On pourra en modifier les itinéraires, en ralentir les flux ou en déplacer les points de passage, mais on n’en supprimera jamais les causes profondes.

Les événements de Ceuta ne constituent donc pas une exception. Ils sont le symptôme d’un monde dont les déséquilibres n’ont jamais été véritablement corrigés. Tant que cette injustice perdurera, la migration demeurera moins un problème à résoudre qu’un appel à construire un ordre international plus juste.

* Ecrivain et traducteur.

** Entre le 30 et le 31 juillet 2026, près de 50 000 à 60 000 migrants, en grande majorité des jeunes hommes et des adolescents, ont traversé illégalement la frontière depuis le Maroc, en forçant le passage par la terre et par la mer dans des conditions chaotiques. Cet afflux massif, marqué par des dizaines de morts en mer, a entraîné l’envoi de l’armée par Madrid et un renforcement des contrôles frontaliers en Europe.

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Empfangen — 31. Juli 2026 Französischsprachig

Scoutcar, un nouvel acteur de l’automobile en Tunisie

31. Juli 2026 um 13:08

Plus de 200 000 téléchargements en six mois, une note supérieure à 4,6/5 sur Google Play et une présence sur Android, iOS et le web : Scoutcar prend une place croissante dans le paysage automobile tunisien. Au-delà des annonces, la plateforme développe une approche fondée sur la transparence des prix, la donnée et la construction d’un écosystème automobile à 360°.

Dans un contexte économique où l’achat d’une voiture représente un investissement important pour les ménages tunisiens, la question du prix et de la valeur réelle d’un véhicule devient essentielle.

Trouver une voiture à vendre n’est plus difficile. En revanche, savoir si son prix est cohérent, disposer de toutes les informations nécessaires et comparer correctement plusieurs véhicules reste plus complexe.

C’est précisément sur ce constat que s’est construit Scoutcar accessible sur le web Scoutcar.tn : rendre l’achat et la vente automobile plus simples, plus transparents et mieux documentés.

Une plateforme spécialisée face aux limites des annonces généralistes

Facebook Marketplace et les réseaux sociaux ont largement simplifié la mise en relation entre particuliers. Mais ces plateformes sont conçues pour vendre aussi bien un meuble qu’un téléphone ou une voiture.

Or, une automobile nécessite un niveau d’information beaucoup plus important : modèle et version exacte, année, kilométrage, motorisation, transmission, équipements, état ou encore positionnement du prix par rapport au marché.

Lorsque ces informations sont absentes ou peu structurées, l’acheteur doit effectuer lui-même une grande partie du travail de recherche et de comparaison.

Scoutcar propose une approche différente avec un environnement entièrement dédié à l’automobile, où les données du véhicule sont structurées et où des outils spécifiques viennent accompagner la décision.

La plateforme ne cherche donc pas uniquement à multiplier les annonces : elle veut améliorer la qualité de l’information disponible autour de chaque véhicule.

Construire une référence de la valeur automobile en Tunisie

Cette logique prend tout son sens avec l’un des piliers de Scoutcar : l’estimation de la valeur des véhicules sur le marché tunisien.

Combien vaut réellement une voiture aujourd’hui en Tunisie ?

Pour le vendeur, cette question permet de déterminer un prix cohérent. Pour l’acheteur, elle permet d’évaluer si le prix demandé correspond aux réalités du marché.

Avec le développement de la plateforme, les annonces, les prix et l’activité des utilisateurs permettent également d’obtenir une lecture de plus en plus riche des tendances du marché automobile local.

Scoutcar construit ainsi progressivement une référence de la valeur marchande automobile en Tunisie, fondée sur les spécificités et les données de son propre marché.

Cette dimension dépasse largement la relation entre acheteur et vendeur. Une meilleure connaissance de la valeur marchande peut également présenter un intérêt pour les assureurs, experts automobiles, sociétés de financement, concessionnaires et autres professionnels qui doivent régulièrement apprécier la valeur d’un véhicule.

À terme, la donnée devient ainsi l’un des actifs centraux de Scoutcar : non seulement pour faciliter une transaction, mais aussi pour contribuer à donner au marché automobile tunisien davantage de lisibilité et de transparence.

Plus de 200 000 téléchargements en six mois

Cette approche a rapidement trouvé son public.

En seulement six mois, Scoutcar a dépassé les 200 000 téléchargements, avec une note supérieure à 4,6/5 sur Google Play.

Lien de téléchargement Android

Lien de téléchargement iOS

La plateforme est disponible sur Android et iOS, ainsi que sur le web, permettant d’accéder à l’écosystème Scoutcar depuis un smartphone comme depuis un ordinateur.

Mais derrière ces interfaces se trouve surtout une véritable infrastructure.

Scoutcar est porté par une société structurée, une équipe et une infrastructure technologique complète, conçues pour gérer la croissance de la plateforme, traiter la donnée automobile et accueillir progressivement de nouveaux services.

Un choix stratégique accompagne également cette construction : les serveurs et les données de Scoutcar sont hébergés en Tunisie.

Cette infrastructure locale s’inscrit dans une démarche de souveraineté des données, avec la volonté de maintenir les données de la plateforme sur le territoire tunisien.

Le positionnement est cohérent : une plateforme tunisienne, construite autour des réalités du marché tunisien, avec une infrastructure et des données hébergées en Tunisie.

Le neuf et l’occasion réunis dans un même environnement

Scoutcar ne se limite pas au marché de l’occasion. La plateforme propose également les catalogues des véhicules neufs commercialisés en Tunisie, avec les modèles, versions, caractéristiques et prix, ainsi qu’un outil permettant de comparer plusieurs véhicules.

L’utilisateur peut ainsi passer de la recherche d’un véhicule d’occasion à l’étude d’un modèle neuf et comparer les différentes possibilités depuis un même environnement.

Cette approche ouvre également une relation différente avec les concessionnaires et représentants des marques automobiles en Tunisie.

Scoutcar peut devenir pour eux un point de rencontre avec des utilisateurs déjà engagés dans un parcours automobile : recherche d’un modèle, comparaison, estimation d’un véhicule actuel ou préparation d’un futur achat.

La présence simultanée du neuf et de l’occasion permet également d’avoir une vision plus globale de la vie économique d’un véhicule, de son prix neuf jusqu’à son évolution sur le marché de seconde main.

Vers un écosystème automobile à 360°

La vision de Scoutcar dépasse désormais la marketplace.

L’objectif est d’accompagner progressivement le conducteur pendant tout le cycle de vie de son véhicule : rechercher et comparer, connaître sa valeur, acheter, vérifier, assurer, entretenir, laver, recharger puis, un jour, revendre.

Cette stratégie se matérialise notamment avec FCRTunisie.eu, plateforme consacrée aux besoins liés à l’acquisition de véhicules dans le cadre du régime FCR.

Elle passe également par un écosystème de partenaires couvrant différents métiers de l’automobile : assurance, entretien, vérification, lavage à domicile, solutions de recharge électrique et autres services destinés aux conducteurs.

L’idée est simple : des besoins aujourd’hui traités auprès de multiples acteurs peuvent progressivement être accessibles depuis un même environnement numérique.

Scoutcar ne veut donc plus être une application que l’on installe uniquement lorsqu’on souhaite changer de voiture. L’objectif est qu’elle devienne utile pendant toute la durée de possession du véhicule.

Un appel aux acteurs du secteur automobile

Pour construire cet écosystème, Scoutcar souhaite également renforcer sa collaboration avec les professionnels du marché tunisien.

Concessionnaires, constructeurs et représentants de marques, assureurs, organismes de financement, experts, garages, centres d’entretien, acteurs de la recharge et prestataires de services automobiles ont vocation à participer à cette transformation.

Le partenariat ne consiste pas seulement à afficher une marque sur la plateforme. L’enjeu est d’intégrer les professionnels au parcours réel du conducteur, au moment où leur service devient pertinent.

Avec plus de 200 000 téléchargements en six mois, Scoutcar a franchi rapidement une première étape. Son développement s’inscrit désormais dans une vision plus large : réunir donnée automobile, valeur marchande, véhicules neufs et d’occasion et services à 360° dans un même écosystème.

Une plateforme tunisienne, des données hébergées en Tunisie et une connaissance construite autour du marché local : Scoutcar entend inscrire durablement sa marque dans l’automobile tunisien et devenir un réflexe digital pour chaque conducteur.

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Décès de Franco Baresi | Une légende du football italien

31. Juli 2026 um 10:41

Le football italien est en deuil. Franco Baresi, ancien capitaine de l’AC Milan et figure majeure de Squadra Azzurra, est décédé à l’âge de 66 ans. Sa disparition marque la fin d’une époque, celle des grands joueurs qui ont construit leur légende par la fidélité, la régularité et l’excellence.

Né en 1960 en Lombardie, Baresi a consacré toute sa carrière professionnelle à l’AC Milan. Arrivé au club très jeune, il est rapidement devenu un pilier de l’équipe avant d’en porter le brassard de capitaine pendant de nombreuses années. Son nom restera à jamais associé à l’histoire des Rossoneri.

Défenseur d’exception, il se distinguait par son intelligence de jeu, son anticipation et sa capacité à organiser toute une ligne défensive. Sa vision tactique et son calme sous pression ont fait de lui une référence mondiale à son poste, bien au-delà des frontières italiennes.

Dans les années 1980 et 1990, il fut l’un des artisans du Milan AC qui a dominé le football européen. Aux côtés de Paolo Maldini, Alessandro Costacurta, Ruud Gullit, Frank Rijkaard et Marco van Basten, il a participé à une période dorée ponctuée par plusieurs titres nationaux et trois Coupes d’Europe.

Sous le maillot de la sélection italienne, Baresi a également connu les sommets. Il faisait partie de l’équipe sacrée championne du monde en 1982 et a disputé la finale de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

Au-delà des trophées, Franco Baresi restera comme un modèle de professionnalisme et de fidélité. Dans un football souvent dominé par les changements et les carrières courtes, il représente une autre vision du sport : celle d’un joueur entièrement dévoué à son club et à ses couleurs.

Son héritage dépasse les statistiques. Il laisse l’image d’un capitaine respecté, d’un défenseur élégant et d’un monument dont le nom restera gravé dans la mémoire du football mondial.

Djamal Guettala 

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Bizerte au cœur d’un partenariat technologique tuniso-omanais

31. Juli 2026 um 10:16

L’ambassadeur du Sultanat d’Oman en Tunisie (également ambassadeur non-résident auprès de l’État de Libye), Hilal Ben Abdallah Assinaoui, a effectué, jeudi 30 juillet 2026, une visite de courtoisie et de travail dans la région de Bizerte. Au centre de la visite : le déploiement du contrat formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Lotfi Sahli

Le diplomate, qui était accompagné de son conseiller, Zaher Sulaiman Al Abri, a été accueilli au Coworking Business Center (CBC) de Zarzouna par l’équipe dirigeante du Consortium GUAMobility menée par Borhene Dhaouadi. Il est venu étudier les moyens de concrétiser un partenariat technologique et industriel entre les deux pays, et notamment dans la région de Bizerte. Cette visite, qui s’inscrit dans la continuité des échanges institutionnels, vise à tirer profit de l’ingénierie tunisienne, tout en posant les bases d’une dynamique de coopération économique régionale à fort impact territorial.

Etaient présents à cette réunion de travail : Faouzi Ben Aïssa, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est (CCINE), Lotfi Sahli, président Conect Bizerte, Raouf Golli, promoteur dans le secteur aquacole, ainsi qu’un représentant du groupement MAP / Arlynk.

La rencontre a eu lieu dans le sillage du déploiement du contrat d’une durée de 18 mois formalisé entre le gouvernement omanais et le Consortium international tuniso-franco-canadien GUAMobility –regroupant les compétences de GIS, DTA et Innovitech.

Ce projet pionnier porte sur la conception de la Stratégie nationale des mobilités aériennes avancées (Advanced Air Mobility – AAM) du Sultanat d’Oman, positionnant Mascate comme la toute première capitale au monde à se doter d’une telle feuille de route globale et structurée.

Les enjeux clés de cette transformation reposent sur la création d’une véritable «économie de basse altitude» (Low Altitude Economy), destinée à décongestionner les axes terrestres tout en modernisant l’ensemble du maillage national de transport.

Concrètement, l’étude pilotée par les experts tunisiens et internationaux définit l’intégration harmonieuse des nouvelles technologies aéronautiques, notamment l’usage intensif de drones civils et logistiques, ainsi que l’introduction progressive des aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL).

Vitrine technologique et rayonnement international

Le programme couvre un spectre d’intervention exhaustif, articulé autour du cadre réglementaire, des normes de sécurité aérienne, des infrastructures d’accueil physiques et numériques (vertiports, centres de contrôle), de la soutenabilité environnementale et de la planification urbaine intelligente (Smart Cities).

Le choix porté sur le consortium GUAMobility témoigne d’une reconnaissance internationale incontestable du savoir-faire tunisien en matière d’innovation territoriale et de gestion de projets d’infrastructures du futur.

En marge de la présentation de l’état d’avancement des travaux stratégiques et des prochaines échéances du programme AAM, le Sultanat d’Oman a été officiellement invité à participer à l’événement phare BigTech Tunisia 2026, prévu à Tunis les 13 et 14 octobre prochain. Cette vitrine internationale réunira plus de 1 000 rendez-vous B2B, 100 intervenants internationaux et 40 investisseurs de premier plan venus de divers pays africains et méditerranéens.

Ce ralliement permettra à Oman, représenté par ses principales institutions gouvernementales aux côtés de son Autorité de l’aviation civile (CAA), de présenter en exclusivité mondiale son modèle pionnier de développement territorial et d’intégration des technologies émergentes. L’ambassadeur omanais a confirmé l’engagement ferme de son pays à faire de ce rassemblement un moment fort de synergie et de transfert technologique bilatéral.

Vers un axe triangulaire avec la Libye

Au-delà du volet aéronautique et technologique, la visite s’est élargie à une concertation économique réunissant des acteurs clés de la région de Bizerte, CCINE, Conect, ainsi que le groupement MAP / Arlynk.

Les discussions ont abouti au projet d’organisation, d’ici la fin de l’année 2026, d’une mission économique et industrielle d’entreprises tunisiennes vers le Sultanat d’Oman. Plusieurs filières stratégiques à forte valeur ajoutée ont été ciblées : l’industrie maritime et les constructions navales ; les équipements liés au secteur de l’énergie (Oil & Gas) ; l’industrie agroalimentaire ; l’ingénierie spécialisée et les services à haute valeur technologique.

Pour prolonger cette dynamique d’intégration commerciale, les participants ont enfin étudié l’opportunité d’une mission conjointe impliquant les partenaires économiques libyens de la CCINE. Tirant parti de la double accréditation diplomatique de l’ambassadeur omanais, cette initiative triangulaire (Tunisie-Oman-Libye) – envisageable à Tunis ou à Tripoli – vise à favoriser les investissements croisés et à bâtir de nouvelles chaînes de valeur régionales dans les domaines industriels, logistiques et technologiques.

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Tunisie | Banques publiques et gouvernance par l’intérim

31. Juli 2026 um 09:36

Des vacances de poste s’étalant sur deux ou trois ans, des prolongations répétées pour des dirigeants ayant dépassé l’âge légal de la retraite… La gestion par l’intérim est devenue une réalité dominante de la gouvernance en Tunisie, et pas seulement dans le secteur bancaire public, où les trois principaux établissements (STB, BNA et BH) sont dirigés par des intérimaires depuis plus de deux ans. Les faits du terrain le prouvent : cette situation d’exception n’est pas un simple retard administratif, mais le symptôme direct d’un État actionnaire paralysé par l’absence de vision et le report stratégique. Analyse d’une impasse et voies de sortie.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Aucune analyse financière ou stratégique du secteur bancaire public ne peut faire l’impasse sur une réalité opérationnelle majeure : l’instabilité prolongée à la tête des directions générales. Gérer des institutions de la taille de la BNA, de la BH ou de la STB par le biais d’intérims ou de gestions provisoires sur de longues périodes expose ces établissements à des vulnérabilités structurelles profondes.

Par nature et par cadre réglementaire, une période d’intérim confine les dirigeants dans une posture de «gestion conservatoire» des affaires courantes. Dans un environnement bancaire hautement concurrentiel et soumis à des exigences réglementaires strictes, il devient quasi impossible pour des directions temporaires d’engager des réformes stratégiques majeures, de piloter des projets lourds de transformation digitale ou de restructurer les portefeuilles d’actifs à long terme.

L’absence de doctrine avant le retard de nomination

L’accumulation de ces vacances de pouvoir au sommet de la finance publique ne découle pas d’une simple lenteur bureaucratique. Elle est le produit direct des hésitations de l’État actionnaire à définir clairement le mandat de ses banques. Recherche-t-on des banques commerciales pures, capables de rivaliser sur le marché avec une totale agilité ? Ou vise-t-on des bras armés de développement, destinés principalement à absorber les chocs économiques ?

Faute d’une doctrine claire en matière d’allocation du capital public, le décideur se trouve incapable de définir le profil de leadership requis, enfermant les institutions dans un cercle vicieux d’attentisme.

Pour sortir de la gestion des crises par le report et réinstaurer une dynamique de développement, le modèle de gouvernance des banques publiques doit s’articuler autour de quatre leviers méthodologiques.

Pour mettre fin à l’incertitude des intérims, il est impératif d’établir un processus institutionnel et transparent de sélection des dirigeants. Cela implique le lancement d’appels à candidatures basés sur un cahier des charges technique rigoureux, à l’abri des considérations conjoncturelles, et l’appui de comités d’évaluation indépendants garantissant le choix des compétences.

Assujettir la direction à des «contrats d’objectifs et de performance»

Un dirigeant bancaire ne doit plus bénéficier d’un mandat ouvert sans indicateurs précis. Un contrat de performance pluriannuel doit être conclu entre l’État et le nouveau directeur général, fixant clairement les ratios de rentabilité, les seuils de tolérance au risque, les jalons de la digitalisation ainsi que les engagements réciproques de l’État en cas de missions de service public explicitement confiées.

Pour garantir l’efficacité de la gestion bancaire, il convient d’assurer un environnement préservant les équipes dirigeantes des interférences. Cela passe par une indépendance totale des comités de crédit et de risques, afin que les décisions d’octroi de concours financiers et d’investissement reposent exclusivement sur des critères économiques et scientifiques.

L’atteinte de la limite d’âge sans solution de remplacement préparée traduit une faiblesse dans la planification de la continuité managériale. Une réforme structurelle exige une stratégie proactive de détection et de montée en compétences des deuxièmes et troisièmes lignes d’encadrement interne, garantissant des transitions fluides sans perturber le fonctionnement des banques.

L’intérim n’est ni une solution ni un choix de gestion ; c’est un gel du temps institutionnel et un report des exigences de croissance.

Les banques publiques ne retrouveront pas leur solidité et leur compétitivité par le simple comblement mécanique des vacances de postes, mais par le courage de mettre fin à l’improvisation, d’installer des gouvernances pérennes et de les responsabiliser sur des résultats mesurables.

* Ingénieur informaticien et cadre de banque.

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Tourisme et énergie | Sept solutions pour limiter la surconsommation d’électricité

31. Juli 2026 um 08:49

Après les récentes coupures intempestives d’électricité et d’eau en Tunisie, dues à la hausse de la consommation d’énergie en raison de la canicule et de la mauvaise gouvernance du secteur énergétique, l’économie en général et le tourisme en particulier risquent d’en être durement affectés. Par ailleurs, les changements climatiques qui s’accélèrent vont rendre encore plus difficile l’accès à l’électricité et à l’eau potable, et pas seulement durant l’été. Alors que notre pays, qui dispose d’un littoral de 1300 km et d’une moyenne de 240 jours d’ensoleillement par an, est censé ne pas manquer d’eau ni d’électricité s’il avait suffisamment de stations de dessalement de l’eau de mer et de centrales d’énergie solaire photovoltaïque. Certes, l’installation de ces systèmes coûte cher ; en revanche la consommation est presque gratuite et propre. Dans le contexte de ces problématiques, nous proposons des solutions pour baisser la consommation d’électricité et développer l’énergie solaire avec stockage dans les hôtels et les établissements touristiques.

Habib Glenza, à Lodz.

Le secteur hôtelier est réputé pour être énergivore. Selon un rapport de l’Agence de la transition écologique (Ademe) la consommation moyenne d’un hôtel en France est de 241 kWh/m2/par an.

En Tunisie, la consommation moyenne dépasse ce chiffre, entre autres pour satisfaire le client à tout prix.

La satisfaction des clients passe par le confort. En plein hiver, un vacancier s’attend à avoir un système de chauffage performant dans sa chambre d’hôtel. De la même manière, à partir d’un certain niveau de standing, la présence d’une climatisation permet de satisfaire les clients par temps de canicule. Pour apporter un bon niveau de confort aux vacanciers, le recours à l’énergie est indispensable.

Le comportement des vacanciers n’est pas le même à l’hôtel qu’à leur domicile : ils n’utilisent pas de la même manière les appareils électriques qui sont mis à leur disposition (utilisation intensive du chauffage, de l’électricité et même de l’eau).

Les bâtiments récents dédiés au tourisme possèdent une performance énergétique supérieure aux hébergements plus anciens : la rénovation énergétique de ces derniers, qui passe notamment par un renforcement de l’isolation, est un chantier de taille pour de nombreux hôtels.

La crise économique et le changement climatique imposent aujourd’hui au secteur du tourisme de modifier en profondeur ses usages afin de limiter lasurconsommation électrique. Depuis 2019, l’objectif est de favoriser la sobriété énergétique des bâtiments, ce qui exige des acteurs du tourisme une maîtrise énergétique des bâtiments   

Nous présentons ci-dessous sept solutions permettent de réduire directement les factures d’électricité des établissements touristiques en Tunisie:

1. Installer un système de contrôle de la consommation électrique : pour faire des économies d’énergie, les hôtels peuvent faire installer un système de gestion des consommations électriques. 

Aujourd’hui, il existe des systèmes de gestion de la consommation de l’électricité qui apportent des solutions pour maîtriser la consommation de l’électricité dans le secteur du tourisme. Ils consistent à contrôler en temps réel l’état de fonctionnement du réseau électrique et des consommations 24h/24. En cas de suspicion de surconsommation, ce système déclenche l’alarme. Ainsi, l’appareil peut détecter une consommation anormale de l’énergie dans un cottage ou une chambre en particulier. L’alimentation pourra être coupée à distance dans ce logement le temps que la cause soit identifiée (climatiseur ou chauffage allumé dans un hébergement inoccupé, etc.). 

Ce dispositif peut être combiné à un autre système de gestion de la consommation de l’eau dans les hôtels permettant une maîtrise optimale de la consommation de cette précieuse denrée.

2Équiper les hôtels avec des installations photovoltaïques et des batteries de stockage de l’énergie : dans un pays touristique qui compte en moyenne 200 jours ensoleillés par an, le recours à l’énergie solaire devient impératif. Tout d’abord elle est propre, car elle n’émet pas de gaz à effet de serre (on parle d’énergie décarbonée), parce qu’elle est gratuite et inépuisable. 

Certes, l’investissement coûte cher mais la consommation est presque gratuite. En plus, elle assure une autonomie électrique à 100 % pendant la basse et moyenne saison et plus de 75 % pendant la haute saison. Il s’agit d’une technique très efficace pour réduire ses factures d’électricité.    

3. Privilégier des appareils basse consommation pour équiper votre hôtel : la classe énergétique des appareils qui équipent votre établissement de tourisme peut permettre de limiter la surconsommation électrique et donc de diminuer les factures. Privilégiez des appareils électroménagers de classe A+++ qui consomment 20 à 50% de moins que les équipements A+.

4. Placer des détecteurs de présence dans les hébergements : pour éviter que les vacanciers oublient d’éteindre la lumière dans leur logement, l’installation de détecteurs de présence peut être une bonne idée. Ils peuvent également être placés dans les parties communes de l’hôtel, à l’intérieur comme à l’extérieur (parking, chemin piéton).

5. Faire le bon choix pour les luminaires intérieurs et extérieurs :  privilégier l’utilisation des LED pour éclairer votre établissement de tourisme vous permettra de consommer jusqu’à 10 fois moins qu’avec des ampoules basse consommation. Pensez également à nettoyer les ampoules de temps en temps pour gagner en luminosité.

6. Intégrer vos salariés à la lutte contre la surconsommation électrique : la lutte contre le gaspillage de l’électricité commence par l’implication de votre équipe. Éteindre les équipements de bureau plutôt que de les laisser en veille, ne pas laisser la lumière allumée toute la journée à la réception alors qu’il fait jour… Ce sont parfois les petits gestes qui permettent de tendre vers de belles économies de consommation énergétique.

7. Sensibiliser les clients pour améliorer leur implication : optimiser les dépenses énergétiques dans le secteur du tourisme est possible à condition de prendre des mesures fortes pour limiter au maximum la surconsommation électrique.                                               

Les clients peuvent également faire leur part durant leur séjour dans hôtel. En affichant les consommations électriques par individu dans l’hébergement, les vacanciers peuvent prendre conscience de leur usage de l’énergie. Une liste de conseils simples à suivre pour réduire la consommation électrique en vacances peut également être mise à disposition.

Pour tous ceux qui veulent savoir plus sur la production de l’énergie photovoltaïque avec stockage, cliquez sur ce lien.

A suivre

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