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Zone euro : la croissance atteint 0,4 % au troisième trimestre

31. Oktober 2026 um 11:26

L’économie de la zone euro a progressé de 0,4 % au troisième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, selon la première estimation d’Eurostat.

À l’échelle de l’Union européenne, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5 %, après une progression de 0,7 % au trimestre précédent. Sur un an, la croissance atteint 1,3 % dans la zone euro et 1,5 % dans l’ensemble de l’UE. Ces chiffres préliminaires restent susceptibles d’être révisés à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

L’Irlande affiche la progression trimestrielle la plus élevée parmi les pays disposant de données, avec une hausse de 5,5 %. Ce résultat contribue fortement à la performance globale de la zone euro, même si les chiffres irlandais doivent être interprétés avec prudence en raison de la volatilité de l’activité des multinationales. Hors Irlande, la croissance de la zone euro serait limitée à environ 0,2 %, selon des économistes cités par l’Associated Press.

L’Espagne et les Pays-Bas enregistrent chacun une croissance de 0,6 %, tandis que l’Allemagne progresse de 0,2 %. L’économie italienne stagne, alors que le PIB français recule de 0,1 %. Ces écarts illustrent les difficultés persistantes des principales économies industrielles européennes, confrontées à des coûts de production élevés et à une demande encore fragile.

Le coût de l’énergie pèse sur les perspectives

Cette résistance relative intervient dans un environnement économique marqué par la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Le renchérissement des hydrocarbures alourdit les dépenses des ménages, augmente les coûts des entreprises et complique les perspectives de reprise.

L’inflation dans la zone euro a atteint 3,8 % en septembre, selon les données rapportées par l’Associated Press, s’éloignant davantage de l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE). L’institution a néanmoins maintenu ses taux directeurs lors de sa réunion de jeudi, dans un contexte où elle doit arbitrer entre la maîtrise des prix et le soutien à une activité économique modérée.

La persistance des tensions énergétiques pourrait toutefois compliquer cet équilibre. Une transmission durable de la hausse du pétrole aux prix des biens et des services risquerait de prolonger l’inflation et de peser sur le pouvoir d’achat. Elle pourrait également contraindre la BCE à envisager un nouveau resserrement monétaire, au risque de renchérir davantage le crédit pour les ménages et les entreprises.

Une résilience encore fragile

La croissance du troisième trimestre montre que l’économie européenne continue de progresser malgré les incertitudes géopolitiques. Elle ne suffit cependant pas à écarter le risque d’un ralentissement plus marqué si les prix de l’énergie restent élevés et si la consommation s’affaiblit.

Les prochaines estimations d’Eurostat permettront de préciser l’ampleur de cette croissance et sa répartition entre les États membres. Pour la zone euro, le principal défi reste de préserver l’activité sans laisser les tensions énergétiques alimenter une nouvelle spirale inflationniste.

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Tourisme algérien sur la Tunisie : à qui profite la rumeur ?

À quelques semaines du début de la haute saison, de nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux algériens affirment que les ressortissants algériens se rendant en Tunisie par voie terrestre ne pourraient plus bénéficier de l’allocation touristique de 750 euros à partir du 20 juillet 2026.

Chaque année ou presque, à l’approche de la saison estivale, la Tunisie subit son lot de rumeurs concernant les conditions de voyage des touristes algériens. Certaines relèvent du simple malentendu, d’autres s’avèrent plus fantaisistes, voire parfois mensongères.

La dernière en date concerne une prétendue exclusion des voyageurs terrestres algériens du bénéfice de l’allocation touristique de 750 euros. Une information largement relayée sur les réseaux sociaux, mais qui ne repose à ce jour sur aucun fondement officiel. Dès lors, une question se pose : à qui profitent réellement ces rumeurs ?

Cette information a rapidement suscité des interrogations parmi les voyageurs habitués à partir en vacances en Tunisie en voiture ou par bus en voyages organisés.

Pourtant, après vérification auprès des textes actuellement en vigueur et des communications officielles disponibles, aucune décision de cette nature n’a été annoncée par les autorités algériennes.

Aucun changement officiel à ce jour

L’allocation touristique instaurée par la Banque d’Algérie demeure régie par les dispositions actuellement applicables depuis juillet 2025. Le dispositif prévoit un montant annuel de 750 euros pour les voyageurs algériens majeurs, sous certaines conditions liées notamment à la durée du séjour à l’étranger.

Droit de change : le texte officiel de Bank of Algeria

Contrairement aux affirmations relayées en ligne, les voyages effectués par voie terrestre continuent d’être intégrés au dispositif. Les procédures existantes prévoient même des justificatifs spécifiques adaptés à ce mode de transport, notamment les documents liés au passage frontalier et aux formalités de change.

À ce jour, ni la Banque d’Algérie, ni le ministère algérien des Finances, ni aucune autre institution officielle n’ont publié de texte annonçant l’exclusion des voyageurs se rendant en Tunisie par la route.

Le seul point régulièrement rappelé par les autorités concerne la lutte contre les abus et les détournements de l’allocation touristique. Celle-ci demeure strictement personnelle et ne peut être cédée ou utilisée à d’autres fins que celles prévues par la réglementation.

La prudence doit être de mise

Les professionnels du tourisme recommandent aux voyageurs de se référer exclusivement aux communications émanant des institutions officielles algériennes et des établissements bancaires habilités avant d’organiser leur séjour.

Les réseaux sociaux demeurent un vecteur rapide de diffusion de l’information, mais également de propagation de fausses nouvelles qui peuvent parfois prendre une ampleur importante en quelques heures.

En l’état actuel des choses, rien ne permet d’affirmer que les voyageurs algériens se rendant en Tunisie par la route perdront le bénéfice de l’allocation touristique. Les textes en vigueur demeurent inchangés et les droits des voyageurs terrestres restent pleinement reconnus.

Seule certitude cependant, la décision des autorités algériennes depuis le début 2026 de doubler les taxes pour les véhicules et de restreindre certains moyens de locomotion qui reste en vigueur.

Lire aussi: De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie

Dans les milieux touristiques, certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à s’interroger sur l’origine récurrente de ce type de rumeurs. Sans avancer de preuves formelles, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’elles pourraient émaner de parties ayant tout intérêt à orienter les vacanciers algériens vers d’autres destinations pour des considérations essentiellement commerciales et mercantiles. Une hypothèse qui revient régulièrement à mesure que s’approche chaque haute saison touristique.

La Tunisie continue donc de figurer parmi les destinations préférées des vacanciers algériens. Au cours de l’année 2025, la barre des 4 millions de visiteurs ayant franchi la frontière avait même été dépassée.

©Destination Tunisie

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