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La Tunisie élabore un cadre de financement de la biodiversité

31. Dezember 2025 um 13:10

La Tunisie poursuit l’élaboration d’un cadre national de financement de la biodiversité, destiné à mobiliser des ressources publiques et privées pour lutter contre la dégradation des écosystèmes dans un contexte marqué par le changement climatique, l’exploitation des ressources et les pressions liées aux activités agricoles et industrielles. (Ph. Parc naturel de Jebel Ghorra à Jendouba, une montagne située à la frontière entre l’Algérie et la Tunisie).

Le bureau Afrique du Nord du Fonds mondial pour la nature (WWF) et le Conseil bancaire et financier (CBF) finalisent les procédures relatives à cet instrument, afin d’intégrer la conservation de la nature aux politiques économiques et financières.

La première version devrait couvrir spécifiquement les secteurs agricole et industriel. Les promoteurs souhaitent que ce modèle permette d’identifier les besoins de financement, de coordonner les interventions des différents acteurs et d’améliorer la traçabilité des ressources allouées à la conservation et à la restauration des écosystèmes.

Parc naturel Jebel Khroufa, Jendouba/Béja.
Parc naturel Mejen Ech Chitan – Bizerte

Les priorités incluent les investissements dans des pratiques agricoles durables, la réduction de la pollution industrielle, la réhabilitation des sites dégradés et une gestion plus rationnelle des ressources naturelles.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme international Biodev2030, qui vise à inciter les secteurs économiques à réduire leur impact sur la biodiversité.

En Tunisie, le processus inclut également un dialogue avec le secteur financier : le 23 mai 2024, la CBF et le WWF Afrique du Nord ont signé un accord-cadre triennal pour promouvoir des pratiques de finance durable et intégrer des critères environnementaux, dont la biodiversité, dans les décisions d’investissement et les évaluations des risques.

Parc national El Feija – Jendouba.
Parce naturel Jebel Chitana – Béja.

Biodev2030, est un projet financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et coordonné par Expertise France. Il est mis en œuvre dans plusieurs pays pilotes, dont la Tunisie, avec pour objectif de concilier développement et protection des écosystèmes par l’évolution des pratiques de production.

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Tunisie – Environnement : jusqu’à 100.000 DT d’amende pour les pollueurs industriels

14. November 2025 um 12:24

Le ministère de l’Environnement a annoncé un durcissement important du dispositif de contrôle et de sanction des pollutions industrielles. Lors de la séance plénière du 13 novembre 2025 consacrée à la présentation du budget 2026, le ministre Habib Obeid a précisé que les entreprises en infraction s’exposent désormais à des amendes allant de 50.000 à 100.000 dinars, en fonction de la gravité des dépassements constatés.

Selon le ministre, les équipes du département procèdent à des inspections, des analyses environnementales et des constats techniques. En cas de récidive, le dossier est transmis à l’autorité qui a délivré la licence, ouvrant la voie à un retrait éventuel de l’autorisation d’exploitation.

Un passif lourd : 71 entreprises déjà épinglées

Ce durcissement intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires de pollution industrielle. Plus tôt cette année, le ministère avait identifié 71 entreprises responsables de rejets illégaux dans l’Oued Meliane et sur les plages de la banlieue sud de Tunis, conduisant à 86 procès-verbaux.

Le nouveau cadre de sanctions vise à renforcer l’efficacité de ces actions de contrôle.

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Tunisie : 71 entreprises polluent l’oued Meliane et les plages de la banlieue sud

Déchets et dépôts sauvages : un projet de loi pour pénaliser davantage

Le gouvernement prépare également un renforcement du cadre légal contre les dépôts anarchiques.

Le projet de loi n°87, déjà déposé devant le Parlement, prévoit :

  • des amendes de 100 à 5 000 dinars pour le jet de déchets,
  • jusqu’à six mois de prison pour les infractions graves,
  • des sanctions à l’encontre des transporteurs clandestins,
  • et une responsabilité accrue des municipalités.

Selon le ministre, la lutte contre les dépôts sauvages est menée en coordination avec le ministère de l’Intérieur.

Lire aussi:

Tunisie : Un projet de loi pour sanctionner le jet de déchets, avec amendes et prison à la clé

Un système sous pression : 10.000 tonnes de déchets par jour

Habib Obeid a rappelé que la Tunisie fait face à une surcharge structurelle :

  • 10.000 tonnes de déchets sont générées chaque jour,
  • réparties entre 16 décharges contrôlées, dont la plupart sont saturées.

Dans le Grand Tunis, où la production atteint 2700 tonnes/jour, le ministère prépare la mise en place de quatre unités de valorisation destinées à moderniser le traitement des déchets.

Le ministre a également annoncé un programme d’assainissement visant 136 quartiers populaires, ainsi que le déblocage de 37 projets d’infrastructures sur les 40 qui étaient en suspens.

Lire aussi:

2700 T de déchets par jour : le Grand Tunis prépare quatre unités de valorisation

Valorisation énergétique : une feuille de route jusqu’en 2050

Dans un second volet, le ministère mise sur la transformation des déchets en énergie. Une station pilote sera lancée en 2025, en partenariat avec la STEG. Le gouvernement a déjà publié un arrêté autorisant les unités électriques fonctionnant à partir de déchets, et prépare un texte supplémentaire pour reconnaître officiellement le combustible alternatif (RDF).

Ces orientations s’inscrivent dans une feuille de route élaborée par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et des partenaires internationaux, qui prévoit des scénarios de valorisation énergétique jusqu’en 2050.

Littoral, secteurs spécialisés et recherche : un dispositif renforcé

Le ministre a annoncé deux enveloppes majeures pour la protection du littoral : 60 millions d’euros dédiés aux interventions prioritaires dans les zones les plus exposées (Sousse, Nabeul, Bizerte, Monastir, Mahdia) et 240 millions de dinars alloués à des opérations encadrées par l’Agence de protection du littoral.

Parallèlement, le secteur du traitement des déchets spécialisés s’est consolidé avec 9 entreprises agréées pour les déchets de soins et 2 entreprises autorisées pour les déchets pharmaceutiques. La question du marjine, résidu issu de la filière oléicole, fait enfin l’objet d’un programme de recherche scientifique mobilisant des experts afin d’identifier des solutions de valorisation durable.

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À Gabès, l’innovation agricole face à une mer empoisonnée

04. November 2025 um 07:09

Une première édition sous un ciel gris

Initialement prévue en octobre, la première édition du salon Innov Agri Water Expo 2025 se tiendra finalement du 12 au 15 novembre à Gabès, selon la Radio Nationale Tunisienne.
Organisé par ART Event en partenariat avec l’Union régionale des agriculteurs, l’événement doit réunir chercheurs, ingénieurs et entreprises autour des technologies agricoles et hydriques.
Un pari ambitieux pour une région longtemps marquée par la pollution industrielle, qui cherche aujourd’hui à se réinventer sous le signe de la durabilité.

La mer comme rappel

Gabès reste, plus qu’aucune autre ville tunisienne, le symbole d’un développement à double tranchant.
Les fumées du Groupe chimique tunisien enveloppent encore la baie ; les rejets de phosphogypse couvrent les rivages d’une poussière grise.
Le 1ᵉʳ octobre 2025, Kaïs Saïed avait dénoncé un « assassinat de l’environnement », évoquant une situation « criminelle » qui se prolonge depuis des décennies.
Dans les quartiers côtiers, l’expression n’a rien d’excessif : les habitants parlent d’une mer sans poissons et d’un air saturé de soufre.

L’écologie comme promesse

C’est dans ce décor qu’arrive le salon Innov Agri Water Expo.
Sur les affiches : capteurs intelligents, irrigation solaire, recyclage des eaux usées.
Dans les rues : une colère ancienne, mêlée de curiosité.
Beaucoup redoutent un exercice de communication verte.
D’autres veulent croire qu’à Gabès, l’innovation pourrait devenir un début de réparation.

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Tunis se lève pour Gabès : Marche citoyenne contre la pollution industrielle

26. Oktober 2025 um 11:42

Des centaines de citoyens ont battu le pavé, samedi 25 octobre à Tunis, pour faire entendre la voix d’un Sud oublié. À l’appel du mouvement « Stop Pollution », une marche organisée dans le quartier Lafayette, en soutien aux habitants de Gabès, étranglés depuis des décennies par la pollution industrielle du Groupement Chimique Tunisien (GCT).

La colère de Gabès monte jusqu’à Tunis

Partie du siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), la marche s’est achevée devant le siège du GCT, symbole d’un système industriel jugé « toxique ». Banderoles à la main, les manifestants ont réclamé le démantèlement des unités chimiques installées à Gabès et la garantie du droit fondamental à un environnement sain.

« Nous sommes ici parce que Gabès étouffe », a lancé Saber Ammar, membre du mouvement Stop Pollution. Selon lui, les récents cas d’asphyxie parmi les habitants, y compris des élèves, témoignent d’une urgence sanitaire ignorée. « Cette mobilisation, c’est un cri pour le droit de vivre, tout simplement », a-t-il ajouté.

« Gabès n’est pas un sacrifice »

Devant le siège du GCT, les slogans ont fusé : « Gabès veut respirer », « Stop aux crimes environnementaux », « La santé n’est pas négociable ». Les orateurs ont dénoncé un système où les promesses politiques se succèdent sans effet, et où la dégradation écologique continue de menacer la faune, les cultures et les habitants.

Les associations locales exigent une solution structurelle, loin des mesures cosmétiques telles que les simples recrutements ou l’extension du complexe chimique. À leurs yeux, seule la délocalisation des unités polluantes peut mettre fin à cette catastrophe lente.

Cette marche est la deuxième en une semaine, preuve d’une mobilisation grandissante autour du drame environnemental de Gabès. Depuis plus de dix ans, le mouvement Stop Pollution, né en 2012, se bat contre les atteintes à la santé publique et la destruction des écosystèmes, non seulement à Gabès mais aussi à Gafsa et dans d’autres régions minières du pays.

Le message, aujourd’hui, est clair : Gabès ne veut plus être le prix à payer du développement industriel.

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