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Programme « Raïdet 2026 » : le délai de candidature prolongé jusqu’au 11 octobre

Von: tmps
06. Oktober 2026 um 09:20

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, lundi, la prolongation, jusqu’au dimanche 11 octobre 2026, du délai de candidature au Programme national pour l’entrepreneuriat féminin et l’investissement « Raïdet », au titre de l’année 2026.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère a appelé les femmes et les jeunes filles porteuses d’idées de projets et souhaitant créer ou développer leurs activités à s’inscrire et à  soumettre leurs dossiers exclusivement via la plateforme numérique Raidet .

Les candidates sont également invitées à renseigner avec précision l’ensemble des données requises, à joindre tous les documents demandés et à déposer un dossier complet, conforme aux conditions requises et accompagné des justificatifs nécessaires, avant l’expiration du délai fixé.

Le programme « Raïdet » vise à soutenir l’initiative privée des femmes, en particulier les femmes et les filles innovantes dans les secteurs porteurs dans tous les gouvernorats, dans les zones prioritaires et dans les quartiers populaires à forte densité de population, en plus de soutenir des projets spéciaux ciblant des groupes spécifiques de femmes en situation de vulnérabilité.

Mis en œuvre jusqu’en 2026, le programme prévoit la création de 3000 projets féminins, à raison de 600 projets par an, pour un financement estimé à 50 millions de dinars sur le budget de l’Etat.

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Ministère de la Famille : lancement de l’action « Une heure de prévention » pour sensibiliser aux comportements à risque

Von: farhat
05. Oktober 2026 um 19:46

Le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées organise, le 8 octobre courant, une manifestation baptisée « Une heure de prévention » qui se tiendra devant les établissements scolaires ainsi que dans plusieurs centres de formation professionnelle et établissements universitaires à travers les différents gouvernorats de la République.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative nationale participative de prévention des comportements à risque, indique le ministère dans un communiqué publié lundi.
Elle vise à prémunir les enfants contre les différents phénomènes et comportements à risque pouvant menacer leur sécurité ainsi que leur équilibre psychologique et physique. Elle a également pour objectif de sensibiliser les élèves et les familles à l’importance de la prévention, notamment face aux risques liés aux drogues, aux substances psychoactives et à l’addiction aux écrans, ainsi que de développer les « compétences de vie », en particulier la capacité à dire non et à résister à la pression des pairs.
La manifestation ambitionne, par ailleurs, de renforcer la sensibilisation des parents et des familles à leur rôle de vigilance, afin de garantir aux enfants une navigation sûre dans l’espace numérique.
Elle entend également renforcer les capacités du personnel éducatif et universitaire à identifier les signes comportementaux permettant de détecter précocement les risques de basculement vers des comportements à risque, tout en contribuant à harmoniser le discours de communication national entre les différentes structures gouvernementales et le tissu associatif régional et local.
« Une heure de prévention » constituera, en outre, un espace réunissant les familles et les élèves aux abords des établissements scolaires, dédié à l’écoute, à l’accompagnement, au conseil, ainsi qu’à la sensibilisation et à l’information sur les comportements à risque et les moyens de prévention.
Selon le ministère, la manifestation se distingue par son organisation simultanée et coordonnée dans les différentes régions du pays, sous la coordination des commissariats régionaux des affaires de la femme et de la famille, en collaboration avec les différents partenaires issus des ministères, des structures publiques et des associations concernées. Des acteurs œuvrant dans les domaines de l’enfance, de la jeunesse et de la santé mentale participeront également à cette initiative, dans le cadre de l’approche nationale participative de prévention des comportements à risque.
Il convient de rappeler que le ministère de la Famille avait lancé, le 27 octobre 2025, l’initiative nationale participative de prévention des comportements à risque, sous le slogan « Un enfant acteur, un enfant en bonne santé ». Il s’agit d’un programme global de sensibilisation et de prévention visant à faire de l’enfant un acteur à part entière, capable d’exercer une influence positive dans son environnement, et à protéger les jeunes générations contre les nouveaux risques, à travers une approche participative associant les familles, les institutions et les associations.

 

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Le couple alimentation – enseignement alimente la hausse des prix

05. Oktober 2026 um 12:51

Les chiffres de l’inflation des neuf premiers mois de 2026 viennent de tomber. Sans surprise, elle a connu un rebond pour s’établir à 5,6 % en glissement annuel, après avoir atteint 5,4 % en septembre.

 

Le moteur de cette dynamique est l’accélération de la hausse des prix des produits alimentaires et de la fourniture scolaire. Les produits alimentaires et les boissons ont affiché une progression de 8,4 % sur un an, un rythme soutenu par la flambée des prix de certains produits frais de première nécessité, à l’instar des volailles (16,5 %), des gousses et fruits frais (16,3 %), de la viande ovine (14,6 %), de la viande bovine (13,0 %) ainsi que des légumes frais (12,9 %). En revanche, un recul est observé sur les prix des huiles alimentaires, avec un repli de 4,1 % sur la même période.

 

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que, sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

 

Par rapport à août 2026, l’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 %. Cette évolution mensuelle est fortement marquée par le coût de la rentrée des classes, le groupe de l’enseignement enregistrant un bond de 3,9 % en raison notamment de la hausse des tarifs de l’enseignement privé (primaire et secondaire), des cours de soutien et des fournitures scolaires. De même, le groupe des produits d’habillement et chaussures a poursuivi sa progression pour atteindre 9,2 % sur un an.

Enfin, l’analyse par régime de prix montre que les produits non encadrés (« libres ») continuent de porter l’essentiel de la pression inflationniste avec une hausse de 6,8 %. Tandis que les produits soumis à un encadrement strict affichent une évolution beaucoup plus modérée de 1,2 %. Le taux d’inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires) s’est quant à lui stabilisé à 4,9 %.

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et, surtout, réformes structurelles pour stimuler durablement l’offre productive.

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Guerre de désinformation contre l’Iran : le ridicule n’a pas de limites

05. Oktober 2026 um 12:26

Si la vraie guerre contre l’Iran a commencé le 28 février de cette année, celle de la désinformation a commencé il y a 47 ans, juste après le renversement du Chah. Cela dit, la guerre de désinformation initiée par les médias et les politiciens d’Occident et d’Israël connait une intensification rageuse depuis six mois.

A mesure que l’Iran résiste aux agresseurs israélo-américains, le désir aveugle de montrer les Iraniens sous un mauvais jour ou d’impliquer leur pays dans des incidents réels ou fabriqués augmente. Les propagandistes israélo-américains recourant de plus en plus aux récits les plus fantaisistes, sans se soucier du ridicule. Pour illustrer ce propos, on citera ici deux exemples aussi fantaisistes l’un que l’autre.

Le premier concerne les péripéties qui ont suivi la tentative de sauvetage du pilote d’avion abattu par les Iraniens le 3 avril 2026 telles que racontées par l’intéressé lui-même dans un entretien télévisé. En effet, le pilote du F-15 abattu qui porte le surnom de ‘’Bravo’’ a été interviewé par CBS News dans l’émission ‘’60 minutes’’.

C’est un fait établi que le F-15 a été abattu dans une région montagneuse de l’Iran et que l’armée américaine a organisé une opération de sauvetage du pilote qui lui a coûté la perte de cinq appareils, dont deux avions de transport C-130, deux hélicoptères et un avion d’attaque A-10.

Voici le déroulement des événements tels que racontés par le pilote. Il a affirmé que son parachute ne s’était pas ouvert lors de son éjection de l’avion de chasse et qu’il avait dû subir une chute libre à une vitesse comprise entre 110 à 175 km/h sans aucun freinage.

La chute lui a brisé le dos, un bras et une épaule. Sa cheville a été également gravement blessée, selon ses dires. Le pilote a ensuite gravi une crête montagneuse de 7 000 pieds (environ 2 100 mètres) avec un corps en piteux état, sans nourriture ni eau. Deux jours plus tard, il fut secouru et, six mois plus tard, il apparut en pleine forme sur CBS. Aucune cicatrice, aucune déficience physique visible.

Cette prouesse surhumaine, hors du commun, miraculeuse même du soldat américain ‘’Bravo’’ dans le ciel iranien, a été rééditée le 30 septembre dans le ciel de l’Arabie saoudite par le plombier israélien Yaniv Hayun sur un vol de la compagnie émiratie ‘’FlyDubai’’ à destination de Tel-Aviv.

Dans ce second exemple tout aussi extraordinaire, on nous raconte qu’un pilote de nationalité omanaise a attaqué au couteau le commandant de bord. Cette agression a provoqué une chute brutale de 17 000 pieds (environ 5 000 mètres) en moins de 60 secondes du Boeing 737, qui volait alors à une altitude de croisière de 10 kilomètres. Pour descendre aussi vite, l’avion était donc en chute libre.

Alors que l’avion piquait du nez à une vitesse effroyable, un plombier israélien eut le temps de faire irruption dans le cockpit, maitriser l’agresseur du commandant de bord et redresser l’avion, sauvant ainsi d’une mort certaine 170 de ses concitoyens. Le plombier réussit à stabiliser l’avion, avant de céder les commandes de l’appareil à deux pilotes qui, miraculeusement, se trouvaient parmi les passagers…

Plus miraculeux encore, pendant la chute libre de l’avion, la cabine est restée parfaitement en ordre : aucun débris ni objet n’était éparpillé sur le sol dans les vidéos mises en ligne par les passagers israéliens qui ont filmé la scène après l’incident. Un gobelet d’eau est resté bien droit sur une tablette déployée. Aucun masque à oxygène n’a été déployé…

Après huit heures passées en Arabie saoudite, l’avion miraculé atterrit à Tel-Aviv. Le plombier a été reçu en héros par Netanyahu sur le tarmac. Il l’a reçu dans ses bras dans une accolade si chaleureuse que l’ami George Galloway l’a qualifiée sarcastiquement de « Mère de toutes les accolades »…

Nous avons eu droit à la cerise sur le gâteau de cette histoire abracadabrante lors de l’entretien que Netanyahu a eu avec le plombier qui portait encore son T-Shirt et ses chaussettes tachées du sang du commandant de bord. A la question légitime de savoir comment il a pu redresser un avion en chute libre, bien qu’il ne soit qu’un simple plombier, il répond à Netanyahu : « J’ai appris à piloter un avion de ligne en regardant l’émission ‘’Air Disasters’’ à la télévision. »

Face à une situation qui tournait au comique burlesque, la mine qu’affichait Netanyahu était celle de quelqu’un qui avait du mal à retenir un éclat de rire hilare. Il réussit néanmoins à se retenir, tout en couvrant d’éloges le « héros » qui lui racontait des foutaises…

Dans ces deux exemples ridiculement fantaisistes, le pays visé est évidemment l’Iran. Dans le premier, les propagandistes voulaient montrer l’incompétence et l’impéritie des Iraniens d’une part, et, d’autre part, la force surnaturelle d’un soldat américain qui, avec un dos brisé, un bras cassé et une cheville tordue a su et pu déjouer pendant deux jours les chercheurs iraniens, avant d’être sauvé par ce que Donald Trump a appelé alors « la plus grande et la plus extraordinaire opération de sauvetage de l’histoire. »

Dans le second exemple, le message vise aussi l’Iran, accusé évidemment par Netanyahu d’être derrière les péripéties du vol ‘’FlyDubai’’ du 30 septembre. Mais « le terrorisme iranien » a été déjoué par un autre surhomme, israélien cette fois, le plombier Yaniv Hayun.

Dans les deux, c’est l’arroseur qui se trouve arrosé. Ce sont les propagandistes américains et israéliens qui se sont couvert de ridicule et c’est le monde entier qui rit aux éclats.

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FIFFS 2026 : à Salé, les récits de femmes voyagent loin

05. Oktober 2026 um 12:02
Le Festival international du film de femmes de Salé a couronné « Hijra », road-movie familial de la Saoudienne Shahad Ameen. Derrière le Grand Prix, le palmarès dessine une édition largement tournée vers les questions de transmission, de liberté et…

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Midterms : la popularité de Donald Trump en chute libre

05. Oktober 2026 um 10:22

Impopularité record, coût de la vie en hausse et majorité républicaine menacée… A un mois des Midterms, Donald Trump joue gros. Dès lors ressurgit une question brûlante : que fera le milliardaire républicain s’il perd ce scrutin majeur ?

 

C’est la question qui se murmure avec insistance à Washington : en cas de défaite des républicains aux Midterms, Donald Trump contestera-t-il à nouveau les résultats, comme il l’avait fait après celle de la présidentielle de 2020 ? En effet, le 6 janvier 2021, le président américain avait appelé ses partisans à marcher sur le Capitole pour tenter de faire obstacle à la certification de la victoire de son rival démocrate, Joe Biden. Cinq ans plus tard, le spectre de cette date maudite qui fut dénoncée comme une tentative de coup d’État, est  toujours dans tous les esprits.

Descente aux enfers

En effet, à un mois des élections de mi-mandat du 3 novembre, les sondages se suivent et se ressemblent. Le président américain est désormais plus impopulaire qu’après l’assaut du Capitole, si bien que certains élus républicains prennent déjà leurs distances avec un président américain qui n’a jamais été aussi impopulaire.

Ainsi, selon le dernier sondage Ipsos pour Reuters, le plancher du président américain s’est effondré puisqu’il ne convainc que 32 % des Américains contre 66 % qui désapprouvent son travail. Pis, il est en net recul, de 9 points, dans l’électorat républicain (73 % satisfaits, contre 82 % le mois précédent).

Le coût de la vie, talon d’Achille de Trump

Comment expliquer cette impopularité en chute libre ? D’abord et surtout par le prix à la pompe. Depuis l’investiture de Donald Trump, et alors que la guerre en Iran a fait flamber les cours de l’énergie, le prix de l’essence a bondi de 42 %, tandis que celui du diesel, carburant incontournable dans les États ruraux et notamment pour les conducteurs de pick-up, s’est envolé de 72 %.

À cette flambée énergétique s’ajoute une autre source de mécontentement, le coût de la vie. Ainsi, trois Américains sur quatre désapprouvent désormais l’action du locataire de la Maison-Blanche dans ce domaine. Et avec des taux des crédits immobiliers à 30 ans dépassant les 7 %, le rêve américain de devenir propriétaire se transforme, pour nombre de personnes qui achètent leur premier logement, en véritable parcours du combattant.

Résultat : après quasiment deux ans de présidence, les nuages ne cessent de s’accumuler au-dessus du président américain, notamment à cause du coût de la vie et de la flambée du prix des carburants, mais aussi de la guerre qu’il a déclenchée en Iran, à l’issue plus incertaine que jamais.

Et ce, d’autant plus que 65 % des adultes américains tiennent désormais les politiques de Donald Trump pour responsables de la hausse persistante des prix, plutôt que des facteurs échappant à son contrôle. Un désaveu qui traduit une lassitude croissante face à son recours massif aux droits de douane, mais aussi un mécontentement grandissant à l’égard de la guerre en Iran.

La Chambre dans la poche ?

Autre casse-tête chinois pour le milliardaire républicain : la bataille de la Chambre des représentants qui s’annonce particulièrement périlleuse. Ainsi, tous les sièges étant renouvelés lors des Midterms, les démocrates ont désormais pris une avance de près de 10 points dans le « generic ballot », cet indicateur qui mesure les intentions de vote en faveur de l’un ou l’autre parti, sans opposer de candidats nommément désignés. En un mois, leur avance a bondi de trois points. De quoi faire sérieusement trembler le camp républicain à l’approche du scrutin.

Le 3 novembre, les Américains renouvelleront l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants, ainsi que 35 des 100 sièges du Sénat. Les républicains ne disposent actuellement que d’une majorité étriquée dans les deux Chambres. Or, les sondages convergent : la Chambre des représentants est désormais à portée de main des démocrates, qui apparaissent en position de force pour reprendre la majorité.

Certes, le redécoupage électoral pourrait permettre aux républicains de limiter les dégâts avec peu de circonscriptions réellement compétitives. Mais plusieurs modèles de référence prédisent une victoire démocrate : le Cook Political Report est le plus conservateur (entre 220 et 230 sièges, avec une majorité à 218) ; celui du Washington Post donne une fourchette de 225 à 232 sièges tandis que Nate Silver obtient une valeur médiane de 242.

La bataille pour le Sénat, incertaine

Au Sénat, la bataille s’annonce en revanche beaucoup plus incertaine. Longtemps donnés favoris pour conserver leur majorité, les républicains voient désormais les démocrates reprendre espoir. Certes, leurs chances de redevenir majoritaires y demeurent plus faibles qu’à la Chambre des représentants, mais les démocrates veulent croire à un retournement de situation. Ils espèrent notamment faire basculer plusieurs sièges en Caroline du Nord, dans le Maine, l’Iowa et l’Ohio, voire créer la surprise en Alaska.

Les rats quittent déjà le navire

Mais, il y a des signes qui ne trompent pas. Plusieurs candidats républicains prennent désormais leurs distances avec Donald Trump, malgré les 32 déplacements annoncés par le président pour venir les soutenir et tenter de galvaniser leur électorat.

Ainsi, Mike Rogers, dans le Michigan, et Ashley Hinson, dans l’Iowa, ont appelé à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Dans le Maine, Susan Collins est même allée plus loin en votant en faveur d’une résolution contraignante, finalement rejetée à une seule voix près.

À la Chambre des représentants, Maria Elvira Salazar, en Floride, a pour sa part diffusé une publicité dénonçant les actions de l’ICE et s’adressant directement au président : « Monsieur le président, certaines de vos mesures de lutte contre l’immigration sont allées trop loin. Les Hispaniques qui vous ont aidé à remporter la Maison-Blanche en 2024 se sentent trahis ».

Autant de fissures qui pourraient annoncer une soirée électorale difficile pour Donald Trump. Verdict le 3 novembre.

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Mobilisation lycéenne : soutien de l’intersyndicale, lettre de Lecornu

05. Oktober 2026 um 10:10
L’intersyndicale de l’Education nationale reste mobilisée en soutien des revendications des lycéens. Le Premier ministre a adressé à ses ministres une lettre pour tenter de débloquer la situation.   En bref L’intersyndicale de l’Éducation nationale réaffirme son soutien aux revendications…

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Bagnolet : de l’eau non potable au collège Georges-Politzer

05. Oktober 2026 um 09:24
L’eau du collège Georges-Politzer, en Seine-Saint-Denis, a été jugée non potable depuis le mois de février, sans que rien n’ait été mis en œuvre jusqu’à présent.   En bref Un premier signalement concernant l’eau du collège a été fait le…

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Espagne – Crise du logement : Sanchez convoque des élections anticipées le 29 novembre

05. Oktober 2026 um 09:20

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, vient d’annoncer la tenue d’élections législatives anticipées le dimanche 29 novembre, trois jours après le rejet par le Parlement des mesures de son gouvernement pour répondre à la crise du logement. Un Conseil des ministres extraordinaire doit se réunir dès ce matin pour dissoudre les chambres.

Dans une allocution solennelle depuis le palais de la Moncloa, le dirigeant socialiste a appelé les Espagnols à lui donner « une majorité bien plus large, progressiste », afin de mener les réformes en suspens, de « faire plier les élites » et de poursuivre la transformation du pays. Le scrutin était initialement prévu à la mi-2027, selon RFI.

Le revers de vendredi 2 octobre a ravivé les doutes sur la capacité du gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez à se maintenir jusqu’à l’échéance normale de la législature. Au pouvoir depuis huit ans, le chef du gouvernement est par ailleurs fragilisé par des scandales de corruption touchant son entourage proche, dont son épouse et son frère, ainsi que des collaborateurs clés du Parti socialiste.

Lire aussi – Espagne : la crise du logement ravive la contestation à Madrid

Les sondages les plus récents placent le Parti populaire (PP), principale formation conservatrice d’opposition, devant les socialistes. Le PP réclamait régulièrement des élections anticipées depuis plusieurs mois. Eh bien, c’est maintenant chose faite. Mais malin qui saura prédire avec certitude le prochain vainqueur de ces élections.

Pour revenir à la crise du logement, celle-ci s’est brutalement aggravée ces dernières semaines avec l’expulsion à Madrid de Maricarmen Abascal, 87 ans, devenue un symbole. Contrainte de quitter l’appartement où elle vivait depuis sept décennies après son rachat par une société d’investissement qui voulait augmenter son loyer de 275 %, elle a déclenché une vague de manifestations et l’installation d’un campement de militants en plein cœur de la capitale. Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Madrid et dans plusieurs autres grandes villes du pays pour réclamer un “logement digne“.

Comme dans de nombreux pays européens, la pénurie de logements abordables est l’un des principaux problèmes sociaux de l’Espagne. Les plateformes de location touristique, comme Airbnb, et les fonds d’investissement sont accusés de faire flamber les prix en rachetant des biens et en réduisant l’offre pour les résidents.

Par ailleurs et sur le plan international, si Pedro Sanchez perdait ces élections, ce serait un coup dur pour les Palestiniens et les Iraniens et par ricochet une bonne nouvelle pour Donald Trump et les Israéliens. Mais on n’en est pas là.

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Election présidentielle au Brésil : un choix politique et géopolitique

05. Oktober 2026 um 08:06

Première puissance économique et politique d’Amérique latine, le Brésil joue son destin géopolitique à l’occasion de l’élection présidentielle. Le président de gauche Lula da Silva, 80 ans, candidat à un quatrième mandat, est garant d’une stratégie d’indépendance à l’égard des Etats-Unis, alors que son adversaire d’extrême droite Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023), engagerait le pays sur la voie de la vassalisation et de l’alignement sur les Etats-Unis. Donald Trump a d’ailleurs reconnu suivre cette élection et ses résultats.

L’élection du fils Bolsonaro consacrerait, plus largement, le mouvement de bascule (géo)politique d’un sous-continent marqué par l’élection depuis les années 2020 de présidents d’extrême-droite : Nayib Bukele (au Salvador), mais aussi Javier Milei (en Argentine), Laura Fernandez (au Costa Rica), Keiko Fujimori (au Pérou), José Antonio Kast (au Chili), Abelardo de la Espriella en Colombie). Tous sont inspirés et soutenus par le président américain Donald Trump.

 

Le Brésil, puissance globale émergente

Si le Brésil est la première puissance latino-américaine, son ambition est d’incarner une « puissance globale émergente ». Au-delà de sa superficie et de sa démographie, le Brésil s’érige au premier rang des puissances économiques latino-américaines (avec près de 50 % du PIB de l’Amérique du Sud) et entre la 8ᵉ et la 10ᵉ économie mondiale selon les fluctuations des taux de change (selon les estimations du FMI pour 2025).

Fort de ressources naturelles d’une exceptionnelle richesse (en minerais, notamment), le Brésil est l’une des principales puissances industrielles (avec des secteurs importants dans les domaines de l’énergie, de la sidérurgie, de l’aéronautique) et agro-alimentaires du monde. Son secteur tertiaire, celui des services (banques et assurances, télécommunications, commerce, tourisme) est également performant.

En outre, la voix politico-diplomatique du Brésil est une voix forte au sein de l’ordre régional et une voix désormais audible sur la scène internationale grâce en particulier au charisme et au volontarisme du président Lula da Silva. Ce dernier défend une vision du monde articulant « anti-impérialisme », volonté d’émancipation par rapport à l’influence traditionnelle des Etats-Unis sur le sous-continent et refondation du multilatéralisme et de la gouvernance internationale (en vue de renforcer sa représentativité et son efficacité), où le Brésil a vocation à assurer un rôle d’intermédiaire entre les puissances mondiales et les pays en développement. Un discours ambitieux qui traduit la volonté du géant sud-américain d’intégrer le jeu mondial. Reste que son influence internationale et son leadership régional demeurent relatifs, voire contestés.

Les limites à la stratégie de puissance

La dynamique de puissance du Brésil pâtit de fragilités ou vulnérabilités internes et des résistances de ses voisins quant à l’acceptation de son leadership.

D’une part, le Brésil souffre de diverses sources de vulnérabilités internes : de très fortes disparités territoriales et inégalités socio-économiques, le pays étant l’un des plus inégalitaires du monde ; une croissance économique très volatile et donc irrégulière, phénomène lié en particulier à une dépendance aux exportations de matières premières et à une sensibilité aux fluctuations des prix mondiaux ; une corruption et une criminalité organisée (source d’insécurité) endémiques.

D’autre part, bien que le Brésil bénéficie clairement du statut de « première puissance » latino-américaine, l’exercice de son hégémonie se heurte aux politiques et stratégiques antagoniques de ses voisins : les divergences idéologiques et stratégiques entre les Etats de la région (en particulier sur les rapports avec les Etats-Unis) affaiblissent la capacité d’impulsion et d’influence du Brésil ; la concurrence croissante d’acteurs extérieurs (les Etats-Unis, mais aussi la Chine) réduit la capacité de Brasilia à structurer durablement l’espace sud-américain.

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TRIBUNE – Le couloir du Sud de l’hydrogène vert : de l’accord diplomatique à l’ingénierie d’exécution euromaghrébine

04. Oktober 2026 um 07:40

La récente rencontre au sommet à Alger entre le président, Abdelmadjid Tebboune, le ministre tunisien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne et d’Italie marque le passage d’une vision géopolitique globale à une feuille de route opérationnelle. L’accélération du projet de Couloir Sud de l’Hydrogène Vert (SoutH2 Corridor) ­- une artère de 3 300 kilomètres conçue pour transporter plus de 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe centrale via la Tunisie et l’Italie – concrétise l’axe stratégique euromaghrébin.

 

Comme nous le soulignions en juillet dernier, la Tunisie dispose d’un positionnement géographique et institutionnel unique pour agir en tiers de confiance de l’axe euro-africain. Mais face à ce méga projet d’infrastructures, une question fondamentale se pose : la Tunisie se contentera-t-elle de percevoir des redevances de transit passives, ou saura-t-elle s’imposer comme un copropriétaire industriel et technologique de la chaîne de valeur ?

Le piège historique des grands pipelines intercontinentaux réside dans la logique d’extraction pure : traverser un territoire en laissant des infrastructures de passage sans irriguer le tissu économique local. Des voix critiques s’élèvent déjà pour dénoncer un risque d’« extractivisme vert », où le Nord capterait l’énergie propre tout en déléguant au Sud la pression sur les ressources.

Pour le cycle 2026-2030, la doctrine tunisienne doit imposer une contrepartie d’intégration industrielle stricte. L’accord de transit doit s’accompagner d’investissements directs dans le dessalement d’eau de mer par énergies renouvelables, garantissant que la production d’hydrogène ne prélève pas une seule goutte dans les nappes phréatiques du pays, et d’un transfert technologique sur l’assemblage et la maintenance des électrolyseurs. La Tunisie ne prêtera pas seulement ses côtes pour les tuyaux ; elle hébergera les unités de conversion, de compression lourde et de certification.

 

La Tunisie comme interface de conformité et de certification numérique

L’accès au marché européen de l’énergie décarbonée exige le respect de normes réglementaires drastiques : traçabilité stricte de l’empreinte carbone, critères de durabilité de l’Union européenne et sécurisation des données de flux. C’est ici que la Tunisie doit faire valoir son capital immatériel et la solidité de son secteur bancaire et numérique.

En couplant l’infrastructure énergétique, déjà renforcée par le projet d’interconnexion électrique sous-marine ELMED de 600 MW entre Cap Bon et la Sicile, à une numérisation souveraine (IoT industriel, traçabilité par registres sécurisés et IA prédictive de gestion de flux), la Tunisie peut devenir la plateforme d’audit et de certification énergétique de l’axe Maghreb-Europe. Garantir la conformité technique et environnementale des molécules d’hydrogène injectées constitue un rôle stratégique à haute valeur ajoutée que ni les fournisseurs bruts ni les acheteurs finaux ne peuvent assumer seuls avec la même neutralité.

Lire aussi : ELMED, ou LE projet du siècle entre la Tunisie et l’Italie

L’objection récurrente face à ces mégaprojets réside dans leur coût financier : comment la Tunisie, sous contrainte budgétaire, peut-elle financer sa participation à des investissements chiffrés en milliards d’euros ?

Prétendre financer ces infrastructures sur le budget de l’État serait une erreur d’ingénierie. L’opportunité réside dans la structuration de financements mixtes (Blended Finance) et de partenariats public-privé (PPP) internationaux, adossés aux garanties des institutions financières européennes (BEI, BERD) et aux mécanismes de crédit carbone. Le secteur bancaire tunisien et maghrébin doit s’organiser en consortium pour agir en co-arrangeur de ces financements complexes, garantissant ainsi que les retours sur investissement et les flux de trésorerie irriguent le système financier national.

 

Régulation et gouvernance : transformer l’urgence diplomatique en vitesse d’exécution

Face à la concurrence féroce d’autres pays du Nord de l’Afrique pour capter la rente énergétique européenne, le principal risque pour la Tunisie n’est pas technologique, mais administratif. La lourdeur des circuits d’autorisation et l’absence d’un cadre réglementaire dédié à l’hydrogène vert risquent de décourager les investisseurs.

Le message délivré à Alger par la présence conjointe des ministres tunisien, algérien, italien, allemand et autrichien démontre que la volonté politique au plus haut sommet est acquise. L’urgence du cycle 2026-2030 exige désormais de traduire cette alliance diplomatique en un cadre réglementaire d’exception : une « Fast-Track » administrative, un guichet unique d’investissement énergétique et un code de l’hydrogène clair.

 

En alliant souveraineté industrielle, rigueur de certification et rapidité d’exécution, la Tunisie a l’occasion historique de transformer son positionnement géographique en une puissance d’ingénierie au service du continent.

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Tunisie | Accès gratuit aux musées et monuments ce dimanche 4 octobre

03. Oktober 2026 um 20:50

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.

L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :

Le premier dimanche de chaque mois,
Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,
Le 18 mai : Journée internationale des musées
Les jours fériés.

Liste des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts

« Profitez de cette occasion pour découvrir la richesse patrimoniale de la Tunisie et visitez les musées, sites et monuments », commente l’AMVPPC

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SOS Villages d’Enfants Gammarth ouvre un nouveau siège à Tunis

Von: tmps
02. Oktober 2026 um 13:44

L’association SOS Villages d’enfants Tunisie inaugurera, demain samedi, le nouveau siège de SOS village d’enfants Gammarth qui sera situé au 19, avenue Slimane Rezgui, El Menzah 9, à Tunis.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le directeur de SOS village d’enfants Gammarth, Rami Ben Salah a souligné que cette initiative vise à se rapprocher des familles, des partenaires et des donateurs et à faciliter le contact avec eux.

À cette occasion, une journée portes ouvertes sera organisée de 10h00 à 17h00 pour permettre au public de découvrir les programmes et activités de l’association ainsi que ses mécanismes d’intervention en faveur des enfants et des jeunes sans soutien familial, a-t-il indiqué.

Selon Ben Salah, SOS village d’enfants Gammarth assure actuellement la prise en charge et l’accompagnement de 4.135 enfants et jeunes et ambitionne de porter ce nombre à près de 5.000 au cours de la prochaine période.

Dans le cadre de l’évolution de ses mécanismes de prise en charge et d’intégration, le programme « familles intégrées » a été développé pour favoriser l’insertion progressive des enfants sans soutien familial dans leur environnement social et leur quartier, au-delà du cadre des villages SOS.

Quelque 16 maisons intégrées ont ainsi été mises en place dans le Grand Tunis. Chaque maison accueille une mère, une tante et quatre enfants, leur offrant un cadre de vie familial et davantage ouvert sur la communauté.

SOS village d’enfants Gammarth dispose par ailleurs de cinq bureaux, dont quatre dans le Grand Tunis et un à Nabeul, qui proposent un accompagnement aux familles et aux enfants, notamment sur les plans scolaire et psychologique.

Ces structures interviennent également pour l’amélioration et l’équipement des logements, le renforcement des capacités des familles, ainsi que la fourniture de fournitures scolaires et l’octroi de bourses aux élèves et étudiants.

Un bureau installé à proximité de la place Barcelone, à Tunis, intervient spécifiquement auprès des familles du quartier de Hay Hlel et de leurs enfants, notamment en matière de soutien psychologique et de prévention des comportements à risque.

Quelque 345 enfants ont jusqu’à présent bénéficié de ses services.

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Moussem d’Assilah : une petite ville marocaine au cœur des grands débats

02. Oktober 2026 um 11:47
Du 2 au 18 octobre, Assilah accueille la session d’automne de la 47e édition de son Moussem culturel international. Dans cette cité de la côte atlantique, artistes, écrivains, chercheurs et diplomates se retrouvent autour de l’Afrique, du monde arabe et…

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Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?

01. Oktober 2026 um 09:06

La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’article 24 du décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.

Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?

En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.

Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.

Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l’identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d’un contenu avant de le transmettre.

De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique

Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.

Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.

Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).

La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?

La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.

La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d’une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.

Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.

La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.

L’IA ajoute une nouvelle dimension

L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.

Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?

Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.

La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d’un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.

La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.

La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.

Vers une culture de la responsabilité numérique

Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.

Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.

La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.

La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.

La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.

Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.

C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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L’Europe face au dilemme des canons et du beurre

01. Oktober 2026 um 07:56

Les leaders des grandes économies européennes ont réclamé des coupes de plusieurs centaines de milliards d’euros dans le prochain budget 2028-2034 de l’Union. Les efforts consentis pour financer la défense de l’Europe ne passeront pas sans en payer le prix.

 

Six pays d’Europe soutiennent cette démarche. Il s’agit de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède. L’importance de cet appel est qu’ils financent près de 40 % de l’ensemble des contributions des États membres au budget.

La Commission européenne avait déjà présenté ses propositions depuis l’été, avec des projections de 2 000 milliards d’euros. Pour qu’il soit adopté, il faut l’unanimité des 27 États membres. Outre la défense, les dépenses iront en priorité à la compétitivité, l’innovation et la lutte contre l’immigration clandestine.

Plus tôt dans l’année, le FMI a prévenu qu’une nouvelle ère de budgets de sécurité renforcés signifierait que les gouvernements feraient bientôt face à des choix cornéliens quant aux coupes à opérer pour financer la défense. Il a qualifié ce phénomène par l’arbitrage « entre les canons et le beurre ».

 

Mauvais momentum

Le contexte est compliqué, avec la flambée des coûts d’emprunt des États, l’inflation galopante et la croissance molle dans la majeure partie du Vieux continent. Il y a plein d’inquiétudes concernant la hausse des déficits budgétaires dans divers pays de l’UE.

La meilleure illustration vient de l’Hexagone. La France est appelée à réduire drastiquement ses dépenses pour ramener son déficit national de 5,1 % à la ligne directrice européenne fixée à 3 %. Les rendements des obligations souveraines du pays sont à leur plus haut sur plusieurs décennies, valant des coûts d’emprunt parmi les plus élevés au sein du G7.

Par ailleurs, l’Autriche et la Finlande font actuellement l’objet de la procédure européenne de déficit excessif.  Parmi les autres pays soumis à cette procédure figurent également l’Italie, la Pologne et la Belgique.

Et comme le budget de l’UE est payé par ses citoyens, la source du financement de cet effort ne peut provenir que d’efforts douloureux d’assainissement des comptes de chaque pays. Il n’y aura pas de souveraineté européenne sans des finances publiques saines.

 

A la diplomatie de jouer

Cela concerne directement la Tunisie. Il est logique de voir les fonds de voisinage réduits ou, au meilleur des cas, rester stables. L’argent réalloué au réarmement de l’Europe pourrait se faire au détriment des programmes d’aide traditionnels via la politique de voisinage. Idem pour les partenariats stratégiques qui pourraient être ralentis.

De plus, le contrôle des frontières et la lutte contre la migration sont un pilier de la logique sécuritaire de l’UE. Cela implique la protection des frontières sud. Les financements accordés aux pays partenaires seront de plus en plus conditionnés à la gestion des flux migratoires, à la surveillance maritime et à la lutte antiterroriste.

Cela ne colle pas nécessairement avec les besoins de ces pays, comme la Tunisie, qui a besoin davantage d’investissements dans les infrastructures et de soutien aux PME. La diplomatie jouera un rôle important afin de trouver le juste équilibre. Car, nous avons besoin d’une Europe en bonne santé économique, mais aussi en paix.

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Quand le Maghreb entre dans le scénario du cinéma français

30. September 2026 um 11:30
Longtemps cantonnés aux marges des récits, les héritages maghrébins ont progressivement gagné le centre du cinéma français. Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027, le Palais de la Porte Dorée retrace plus de six décennies de films, de carrières…

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Blocus des lycées : mouvement généralisé et violences condamnées

29. September 2026 um 09:13
Hier (28 septembre), le mouvement de blocus des lycées s’est étendu. Outre la passe d’armes politique habituelle, le monde de l’éducation attend des réponses concrètes.   En bref 180 établissements ont été concernés par le mouvement lundi 28 septembre. 164…

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L’héritage de Fatema Mernissi rencontre le cinéma québécois

22. September 2026 um 13:33
Du 28 septembre au 3 octobre, le Festival international du film de femmes de Salé, aux portes de Rabat, rend hommage à Fatema Mernissi et met le cinéma québécois à l’honneur. Pour sa 19ᵉ édition, le festival fait dialoguer la…

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