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Fraude au bac | Mandats de dépôt contre 9 élèves à Siliana

06. Juni 2026 um 21:52

Le parquet près le Tribunal de première instance de Siliana a émis, hier, des mandats de dépôt à l’encontre de neuf élèves pour tricherie lors des épreuves du baccalauréat.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient en application du décret relatif à la répression de la fraude dans les examens nationaux, d’autant que les élèves ont été pris en flagrant délit avec des kits oreillettes.

Les faits se sont déroulés jeudi, dans l’un des lycées de la délégation de Bouarada, où les élèves impliqués, âgés de 18 et 19 ans, utilisaient des écouteurs pour recevoir de l’aide à distance, ajoute la même source.

Les candidats et leurs complices ont été arrêtés et ont fait l’objet d’un mandat de dépôt.

Y. N.

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Hatem Amira nommé DG de MAE Assurances   

06. Juni 2026 um 12:49

Le conseil d’administration de la Mutuelle Assurance de l’Enseignement (MAE Assurances) a annoncé la nomination de Hatem Amira au poste de directeur général de la société, à compter du 1er  juin 2026, succédant à Lassâad Zarrouk, qui dirigeait l’entreprise depuis 2017.

M. Amira a occupé plusieurs postes de direction et de haute responsabilité dans le secteur des assurances, notamment celui de directeur général du Bureau unifié automobile tunisien (Buat), avant de prendre la direction générale de la Fédération tunisienne des compagnies d’assurance (Ftusa) en 2020. À ce titre, il a activement contribué au développement du secteur des assurances en Tunisie, en renforçant sa représentation et en défendant ses intérêts.

Fort d’une carrière remarquable de plus de trente ans dans l’assurance et la gouvernance du secteur, M. Amira aura pour mission de poursuivre le développement de MAE Assurances, de renforcer sa position sur le marché et de soutenir ses ambitions de croissance et d’innovation afin de servir au mieux les intérêts de ses membres et de répondre à leurs attentes.

Par cette nomination, MAE Assurances réaffirme son engagement en faveur du développement et de la modernisation continus, tout en consolidant son rôle d’acteur majeur du secteur de l’assurance coopérative en Tunisie.

Fondée en 1962, MAE Assurances compte plus de 300 000 adhérents et emploie plus de500 individus.

L. B.

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Pollution | 9,5 kg de plastique par kilomètre de côte tunisienne  

06. Juni 2026 um 11:54

Awatef Larbi, chargée de la Direction générale de l’environnement et de la qualité de la vie au ministère de l’Environnement, a confirmé qu’environ 80 % des déchets qui atteignent la mer proviennent de la terre ferme, ajoutant que des études menées le long du littoral tunisien ont montré que les déchets plastiques, notamment les produits à usage unique, constituent la principale composante de la pollution observée sur les plages.

Dans une déclaration à l’agence Tap, Mme Larbi a indiqué que les opérations de surveillance et de suivi réalisées en coopération avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont révélé que 77 % de la pollution enregistrée sur les plages étudiées est de type plastique. Elle a ajouté que les études ont relevé la présence d’environ 9,5 kilogrammes de plastique par kilomètre de côte tunisienne.

Le ministère de l’Environnement a confirmé avoir identifié plusieurs zones prioritaires confrontées à d’importants niveaux de déchets plastiques et met actuellement en œuvre des initiatives pour réduire ce phénomène dans plusieurs destinations côtières et insulaires, telles que Djerba, Kerkennah et Monastir.

Ces initiatives s’inscrivent dans des projets visant à rendre ces zones moins dépendantes du plastique et plus respectueuses de l’environnement.

Dans ce contexte, le ministère a révélé qu’une étude menée dans la ville de Monastir a montré qu’environ 317 kilogrammes de déchets plastiques ont été générés à la suite de certains événements sportifs. Ce chiffre, a précisé le ministère, illustre l’ampleur du défi lié aux habitudes de consommation et de gestion des déchets.

Mme Larbi a également indiqué que son ministère avait élaboré un certain nombre de stratégies et de programmes connexes, notamment la Stratégie nationale pour la transition écologique, qui met l’accent sur la consommation et la production durables et la lutte contre diverses formes de pollution, ainsi que la Stratégie nationale pour un littoral sans plastique visant à réduire le flux de déchets plastiques dans la mer et à minimiser son impact environnemental.

Il reste, cependant, l’essentiel, à savoir la traduction des plans élaborés en actions concrètes, et c’est là où la bureaucratie tunisienne montre son inefficacité chronique, car les problèmes qui perdurent, qu’ils soient environnementaux ou autres, sont généralement constatés depuis longtemps et leurs solutions identifiées. Mais celles attendent d’être traduits dans la réalité. Et c’est là où le bât blesse.  

I. B.    

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Lifestyle : Entre Bab Djedid et Bab Menara, Rania réveille Dar Dou

06. Juni 2026 um 10:12

Depuis un mois, Dar Dou accueille ses premiers visiteurs dans un écrin ensoleillé de la rue Ben Rejeb, dans l’ancien quartier andalou de la médina de Tunis.

À quelques pas de Bab Djedid, à l’embouchure de la rue du Riche, la rue Ben Rejeb s’étire en longueur jusqu’à la rue Mohsen et Hammam Daoulatli.

C’est là, dans un quartier qui oscille entre mémoire khorassanide et legs andalou que Rania a eu un coup de foudre irrésistible pour une ancienne demeure quasiment en ruines et ayant changé de mains à plusieurs reprises.

Cinq années plus tard, Dar Dou vient de voir le jour et offre un havre de paix non loin de Bab Menara et ses souks traditionnels.

Comme les nombreuses maisons d’hôtes de la médina, Dar Dou contribue à la gentrification des quartiers environnants et offre une expérience de qualité au cœur d’une maison ancestrale.

Originalité de cette demeure : elle possède deux puits dont l’un servait à cultiver un jardin aujourd’hui disparu. C’est au cours des travaux de rénovation que Rania a littéralement découvert ce puits dont l’accès était caché sous une cloison.

Restaurée, embellie et mise aux normes d’un accueil personnalisé, la maison aux deux puits mise sur la sérénité dans l’intimité. Seulement trois chambres, un patio convivial et une salle à manger qui ouvre directement sur une cuisine lumineuse.

Après plus de trois ans d’un chantier aux multiples aléas, Rania savoure l’instant. Grâce à son implication, la maison jadis en ruines n’est plus qu’un souvenir fixé par quelques photos.

Forte de son désir de revenir vers le quartier paternel et d’une volonté d’exceller, Rania qui est également photographe, rayonne et partage ses créations qui s’affichent sur les murs de Dar Dou après avoir animé l’une des portes de Tunis.

Désormais, jour après jour, Rania apporte son rêve à une médina qui frémit et réapprend un art de vivre qui l’avait longtemps désertée.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

06. Juni 2026 um 09:38

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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Banques tunisiennes | Retard numérique et illusion de rattrapage

06. Juni 2026 um 09:46

Dans une tribune publiée ici même le 30 mai dernier, j’ai tenté de nommer ce que le piratage de My TT a rendu visible : non pas un incident technique isolé, mais le symptôme d’une faillite de gouvernance structurelle appelée le «triangle interdit». Des lecteurs m’ont interpellé avec une question simple et redoutable : d’accord pour le diagnostic — mais par où commence-t-on ? C’est à cette question que je tente de répondre aujourd’hui.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Depuis la parution de cette tribune, plusieurs responsables m’ont contacté pour me confirmer, en privé, ce que tout le monde sait mais que personne ne dit officiellement : le triangle interdit n’est pas une exception tunisienne. C’est notre mode de fonctionnement institutionnel par défaut.

On me répondra que des chantiers sont en cours — et c’est vrai. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a engagé des réflexions sur l’interopérabilité. Des appels d’offres de modernisation ont été lancés. Des comités se réunissent. Mais un chantier ouvert n’est pas un chantier livré, et une réflexion institutionnelle n’est pas une décision exécutée. Ce que j’observe de l’intérieur, c’est que la vitesse de ces chantiers reste dictée par le rythme du triangle interdit — non par l’urgence du marché.

Ce constat m’a conduit à une conviction que j’assume pleinement : notre plus grand danger aujourd’hui n’est pas le retard numérique. C’est l’illusion du rattrapage.

Nos banques publiques déploient des applications mobiles. Elles annoncent des projets d’intelligence artificielle (IA). Elles recrutent des consultants en transformation digitale. Et pendant ce temps, les circuits décisionnels restent paralysés, les bases de données restent fragmentées, et les ingénieurs les plus compétents continuent de voter avec leurs pieds vers le secteur privé ou l’étranger.

Numériser le dysfonctionnement ne produit pas une banque moderne. Cela produit un dysfonctionnement à grande vitesse, avec une interface soignée.

C’est cela, le piège du miroir : se regarder se transformer sans jamais transformer l’essentiel.

Ce que nous refusons de regarder en face

On cite l’Inde à tort et à travers dans les colloques sur la souveraineté numérique. On me dira que la comparaison est intenable : l’Inde dispose de ressources humaines et financières sans commune mesure avec les nôtres. C’est exact. Mais ce n’est pas la leçon indienne qui m’intéresse ici — c’est sa méthode.

L’UPI, ce système de paiement instantané qui traite aujourd’hui des volumes comparables à Visa à l’échelle mondiale, n’a pas émergé d’un budget colossal. Il a émergé d’une discipline de séquençage : une décennie d’investissement dans l’invisible avant de lancer le visible. Un système d’identification souverain, des comptes bancaires universels pour les populations non bancarisées, une couche d’interopérabilité construite avant que quiconque ne parle d’application.

L’Inde n’a pas commencé par l’interface. Elle a commencé par le socle.

La Tunisie veut son équivalent de l’UPI. Mais a-t-elle posé sa couche d’identification numérique souveraine ? L’interopérabilité entre le registre civil, les bases fiscales et les systèmes bancaires est-elle aujourd’hui une réalité opérationnelle — ou une promesse de feuille de route dont on reparlera lors du prochain Forum de l’investissement ?

L’Estonie, elle, a compris une vérité que nous continuons d’inverser : la transformation numérique de l’État a commencé par une réforme de gouvernance. Les applications ont suivi. Jamais l’inverse. Et si l’on objecte que l’Estonie est un petit pays sans héritage administratif lourd — soit. Mais la leçon n’est pas dans la taille du pays. Elle est dans l’ordre dans lequel les décisions ont été prises.

Plus près de nous, le Maroc a tiré en 2024 une leçon que nous devrions méditer : une seule décision réglementaire ciblée — la fin du monopole de la monétique interbancaire — a libéré plus d’énergie transformatrice que dix ans de stratégies nationales de digitalisation.

Nos banques privées ont d’ailleurs certains des mêmes blocages organisationnels. Mais les banques publiques portent une responsabilité supplémentaire : elles financent l’économie réelle, les PME, les régions, les secteurs que le privé ne veut pas.

C’est précisément parce qu’elles occupent cette position stratégique irremplaçable que leur transformation n’est pas optionnelle.

Et à l’échelle continentale, le Système de Paiement et de Règlement Panafricain connecte désormais 19 pays et plus de 150 banques commerciales pour permettre les transactions en devises locales, sans passer par des correspondants hors du continent. Le Caire vient d’en devenir le siège. La Tunisie, qui se targue d’ambitions transsahariennes, peut-elle se permettre d’observer cette architecture de l’extérieur ? Rester en marge n’est pas un choix souverain. C’est un abandon de terrain habillé en prudence.

Quatre ruptures, dans l’ordre où elles doivent venir

Ces trajectoires ne sont pas des modèles à copier. Ce sont des miroirs qui permettent de formuler avec précision ce que nous devons faire — et dans quel ordre. Car l’ordre est tout.

Première rupture : gouverner avant de déployer. La matrice Raci n’est que le point de départ. Ce qu’il faut instaurer, ce sont des comités de gouvernance de la donnée et de l’IA rattachés directement aux conseils d’administration. Certains y verront une énième couche bureaucratique. C’est l’inverse : c’est précisément l’absence de ces instances qui force chaque décision technologique à remonter vers des arbitrages informels où le triangle interdit reprend la main.

La souveraineté numérique commence par décider qui, dans notre pays, est responsable de la donnée bancaire nationale. Pas de la gérer. D’en répondre.

Deuxième rupture : traiter le core banking comme une urgence nationale. La dette technologique de nos banques publiques n’est pas un problème budgétaire informatique. C’est un risque systémique. Un système de core banking vieillissant rend toute ouverture API coûteuse et toute interopérabilité avec les fintechs périlleuse. J’entends déjà l’argument des contraintes budgétaires — il est réel. Mais le coût de la non-modernisation est systématiquement omis du calcul : chaque année d’immobilisme rend la migration suivante plus complexe, plus risquée et plus chère. Le vrai luxe que nous ne pouvons pas nous permettre, c’est le statu quo.

Troisième rupture : déployer une IA de back-office avant une IA de vitrine. J’anticipe l’objection des plus impatients : attendre le back-office, n’est-ce pas trop lent face à la concurrence ? Non — parce que déployer une IA sur des données fragmentées et des processus opaques ne produit pas de l’IA. Cela produit de l’automatisation de l’erreur. Les modèles de scoring prédictif pour financer les TPME, la détection d’anomalies dans les flux de paiement, l’automatisation des processus de conformité : ce sont ces outils invisibles qui transforment réellement une institution. Un chatbot ne réforme pas une banque. Une architecture de données souveraine, si.

Quatrième rupture : renverser le rapport au capital humain. Je l’écris en sachant que c’est la partie la plus contestée — y compris en interne. On m’objectera que remettre en cause les grilles de rémunération, c’est s’attaquer aux acquis sociaux. Ce n’est pas ce que je propose. Je propose de créer, à côté des statuts existants, des filières spécifiques pour les compétences numériques rares — data engineers, experts en cybersécurité, architectes cloud — avec des conditions attractives. Non pas pour détruire ce qui existe, mais pour cesser de financer la compétitivité de nos concurrents avec nos propres cerveaux formés à nos frais.

La vraie question de 2026

Un pays ne se développe pas avec des diagnostics. Il se développe quand quelqu’un, quelque part dans la chaîne de commandement, accepte de porter la responsabilité de l’exécution — avec un nom, un délai, et une obligation de résultat.

My TT était un avertissement. Il en viendra d’autres, plus graves, si nous continuons de confondre l’affichage numérique avec la transformation numérique. La différence entre les deux n’est pas technique. Elle est de courage institutionnel.

La Tunisie Software n’est pas une destination. C’est un choix. Et comme tout choix stratégique qui mérite ce nom, il commence par décider ce à quoi on renonce — les rentes, les monopoles, les matrices de responsabilité floues et les consensus qui ne blessent personne parce qu’ils ne décident rien.

On ne bâtit pas une souveraineté numérique avec des intentions. On la bâtit avec des institutions capables de les exécuter. **

* Ingénieur informatique et cadre de banque.  

** Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas refléter la position officielle d’une autorité publique ou d’une institution privée.

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Khomsa, la main qui protège les Tunisiens

06. Juni 2026 um 09:30

La khomsa, la main protectrice, des vestiges de l’antique Carthage aux taxis de la Tunisie moderne, c’est une longue histoire méditerranéenne de protection, de foi, d’artisanat et de mémoire collective

Paolo Paluzzi

On la retrouve au-dessus des portes des maisons de la médina, accrochée aux rétroviseurs des taxis, gravée sur des bijoux de mariage en argent, peinte sur des poteries de Nabeul, brodée sur des trousseaux de naissance, ou encore transformée en ornement contemporain sur des téléphones et des souvenirs.

Il s’agit de la khomsa, la main à cinq doigts, qui demeure en Tunisie l’un des symboles les plus reconnaissables de protection contre le mauvais œil, mais aussi l’un des signes les plus riches de l’histoire culturelle du pays.

Symbole de protection contre le mauvais œil

Le mot vient de l’arabe «khamsa», qui signifie cinq. Cinq comme les doigts de la main, mais aussi, dans l’interprétation islamique populaire, comme les cinq piliers de l’islam.

En Occident, elle est souvent connue sous le nom de «Main de Fatma», en référence à Fatima Al-Zahra, fille du prophète Mohamed. Dans le monde juif séfarade et mizrahi, elle est également associée à la «main de Miriam».
Au Maghreb, cependant, la khomsa est souvent antérieure aux définitions religieuses qui l’ont adoptée par la suite : c’est un talisman, un ornement, un souvenir de famille, un signe apotropaïque, un objet d’usage et de transmission.

Le British Museum décrit la khomsa comme une amulette courante au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, utilisée par les musulmans et les juifs pour conjurer «le mauvais œil».

La khomsa tunisienne s’inscrit dans une continuité symbolique s’étendant sur près de trois mille ans, qu’il ne faut pas interpréter comme une lignée linéaire et ininterrompue, mais comme une sédimentation d’images, de croyances et de gestes protecteurs.

Une survivance de la Carthage punique

Dans le monde punique, avant l’arrivée de l’islam en Ifriqiya, la main ouverte figurait déjà dans l’iconographie religieuse associée à Carthage et à la déesse Tanit, principale divinité féminine du panthéon carthaginois.

Le musée du Bardo conserve des collections puniques comprenant des ex-voto dédiés à Baal Hammon et Tanit, tandis que les collections des musées tunisiens témoignent de la place centrale de cet héritage dans l’histoire religieuse antique du pays.

La force de la khomsa réside précisément dans son caractère transculturel. À Carthage, elle symbolise la protection de la déesse mère. Dans la culture islamique populaire, elle devient la main de Fatma et se charge de références à la bénédiction, au foyer et à la famille.
À Djerba, île où la présence juive est indissociable de l’histoire locale, la khomsa peut aussi être interprétée comme la main de Miriam. L’Unesco, en inscrivant Djerba sur la Liste du patrimoine mondial, décrit l’île comme un territoire marqué par la coexistence de différentes communautés et confessions, organisées selon un modèle d’habitat qui s’est développé autour du IXe siècle dans un environnement aride.

En Tunisie, la khomsa est avant tout un objet domestique. Elle est suspendue aux seuils des portes pour protéger la maison, près des berceaux pour préserver les nouveau-nés des regards envieux, et portée autour du cou des mariées comme un présent symbolisant leur passage à la vie conjugale. Sa présence n’est pas seulement religieuse, elle est aussi sociale. Elle symbolise la continuité entre les générations, notamment chez les femmes : la grand-mère qui offre, la mère qui préserve, la fille qui porte ou réinvente. La géographie de son artisanat s’étend sur tout le pays.

Un symbole de la continuité entre les générations

À Tunis, le point de référence est la médina et en particulier l’univers des orfèvres, avec la tradition des bijoux en argent travaillé. À Djerba, les mémoires juives et artisanales s’entremêlent dans un travail minutieux. À Nabeul, la main se fait céramique émaillée, souvent bleue et verte, pour les murs et les portes. À Sejnane, au nord, le langage des formes féminines en terre cuite, inscrit par l’Unesco en 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, rappelle comment les motifs géométriques et protecteurs de la Tunisie rurale font partie d’un savoir transmis principalement par les femmes.

La khomsa est ainsi une sorte de petit atlas méditerranéen. Sa silhouette embrasse le monde phénicien-punique, Rome, les cultures amazighes, l’islam, le judaïsme nord-africain, l’artisanat ottoman et les influences coloniales européennes. C’est pourquoi elle perdure même dans la modernité urbaine. Elle n’est plus seulement une amulette de seuil ou un pendentif de mariage.

C’est un logo, un tatouage, un pendentif, un objet touristique, une icône du design.

Mais sa fonction symbolique reste inchangée : veiller sur ceux qui regardent, repousser le mal, protéger ceux qui entrent et ceux qui sortent. Dans un pays traversé par des millénaires de conquêtes, de migrations et d’échanges, la khomsa continue de transmettre une vérité essentielle sur la Tunisie : l’identité n’est pas un bloc figé, mais une stratification.

Une main ouverte qui a changé de noms, de croyances et de matières, mais qui demeure reconnaissable. Un petit signe, assez léger pour tenir dans la paume d’un enfant, et pourtant assez ancien pour embrasser Carthage, Djerba, la médina de Tunis et la Méditerranée.

Traduit de l’italien.

D’après ANSAmed.

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«Appareil secret» d’Ennahdha | Un «simulacre de procès» (CRLDHT)

06. Juni 2026 um 08:58

Dans un communiqué publié ce samedi 26 juin 2026, où il commente l’issue de l’affaire dite de «l’appareil secret d’Ennahdha», le Comité pour le respect des libertés et droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) parle d’«un verdict d’une sévérité sans précédent dans l’histoire politique contemporaine de la Tunisie».

Le 2 juin 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire dite de «l’appareil secret» attribué au mouvement islamiste Ennahdha, qui était associé au pouvoir en Tunisie entre janvier 2012 et juillet 2021.

Les condamnations prononcées sont parmi les plus lourdes jamais enregistrées dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, rappelle l’Ong tunisienne basée à Paris : Mustapha Khedher a été condamné à laréclusion criminelle à perpétuitéassortie de 96 années de prison supplémentaires. Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Aïfi ainsi que sept autres accusés ont été condamnés à la perpétuité assortie de 76 années de prison supplémentaires. Fathi Beldia écopé de la perpétuité assortie de 50 années supplémentaires, Abdelaziz Daghsnide la perpétuité assortie de 37 années supplémentaires, Kamel Bedoui de la perpétuité assortie de 32 années supplémentaires et Samir Hannachi de la perpétuité assortie de 30 années supplémentaires.

Rached Ghannouchi, président historique du mouvement Ennahdha et ancien président du Parlement, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 années de prison supplémentaires. Ali Larayedh, ancien chef de gouvernement, a été condamné à 42 ans de prison, Kaïs Bakkar à 48 ans, Belhassen Nakkach à 46 ans et Ali Ferchichi à 34 ans. Tous les condamnés sont en outre placés sous surveillance administrative pendant cinq années après l’exécution de leur peine.

Le CRLDHT estime, dans le même communiqué, que les chefs d’accusation graves ayant fondé ce procès n’ont pas de «lien judiciairement établi» avec les assassinats des dirigeants de gauche Chokri Belaïd (6 février 2013) et Mohamed Brahmi (25 juillet 2013).

«Contrairement à une perception largement répandue dans l’opinion publique, les personnes condamnées dans le dossier de l’‘‘appareil secret’’ n’ont pas été jugées pour avoir assassiné Chokri Belaïd ou Mohamed Brahmi, ni pour avoir ordonné directement ces assassinats», note l’Ong, en précisant que «les poursuites ont porté principalement sur l’existence présumée d’une organisation parallèle clandestine, sur des activités de renseignement et de collecte d’informations en dehors des structures légales de l’État, sur la détention et l’exploitation de documents confidentiels, ainsi que sur diverses infractions qualifiées de terroristes ou portant atteinte à la sûreté de l’État.»

«Malgré les tentatives répétées d’associer dans le débat public l’affaire de l’‘‘appareil secret’’ aux assassinats politiques de 2013, les décisions judiciaires rendues à ce jour n’ont pas consacré l’existence d’un lien pénal direct entre les personnes condamnées dans ce dossier et les auteurs matériels ou les commanditaires des assassinats», insiste le CRLDHT, qui s’interroge sur le déroulement du procès, son contexte politique et la nature même des accusations retenues. Il voit dans la «sévérité exceptionnelle» des verdicts prononcés «une volonté politique de parvenir à des condamnations exemplaires contre les principales figures d’Ennahdha.»

Le CRLDHT conclut en dénonçant «un véritable simulacre de procès, marqué par de graves atteintes aux principes fondamentaux de la justice équitable.» Etexprime sa «profonde inquiétude face à l’instrumentalisation croissante de l’appareil judiciaire comme instrument de règlement des conflits politiques.»

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Mondial 2026 : La FIFA versera 5000 dollars par jour aux clubs pour chaque international

06. Juni 2026 um 09:19

A la veille de la Coupe du monde 2026, la FIFA a officialisé une revalorisation majeure des compensations financières accordées aux clubs qui mettent leurs joueurs à disposition des sélections nationales. L’instance mondiale prévoit une enveloppe record de 355 millions de dollars, répartie entre les qualifications et la phase finale du tournoi.

Une indemnité minimale de 5000 dollars par jour et par joueur

La FIFA a annoncé que les clubs libérant leurs joueurs pour la Coupe du monde 2026 recevront au minimum 5000 dollars par jour et par international durant la phase finale de la compétition.

Cette indemnité de base sera complétée par une part variable calculée en fonction de la participation effective du joueur. Le montant final tiendra notamment compte de sa présence sur la feuille de match ainsi que de son temps de jeu durant le tournoi. Les modalités définitives seront communiquées après la compétition.

Une enveloppe globale portée à 355 millions de dollars

Cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme de soutien financier aux clubs mis en place par la FIFA. L’organisation avait déjà annoncé en septembre dernier une hausse de 70% des montants alloués par rapport au Mondial 2022 au Qatar. L’enveloppe totale atteindra ainsi 355 millions de dollars.

Pour la première fois, 100 millions de dollars seront consacrés aux rencontres qualificatives. Les clubs ayant mis leurs joueurs à disposition des sélections pour les 905 matches de qualification percevront environ 2360 dollars par joueur et par rencontre.

La phase finale du Mondial bénéficiera pour sa part de 250 millions de dollars. Les 5 millions de dollars restants seront destinés à des programmes de développement du football de clubs à travers le monde, conformément à l’accord conclu entre la FIFA et l’Association européenne des clubs.

Organisée du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la prochaine Coupe du monde marquera l’entrée en vigueur du nouveau format à 48 sélections, contre 32 auparavant.

Cette réforme fera passer le nombre total de rencontres de 64 à 104, augmentant mécaniquement la durée de mise à disposition des joueurs et les compensations versées aux clubs.

Des recettes record pour la FIFA

Portée par l’expansion de sa compétition phare, la FIFA table sur des revenus sans précédent. L’instance prévoit 13 milliards de dollars de recettes sur le cycle 2023-2026, soit une progression de 72% par rapport à la période précédente.

Pour la seule année 2026, les revenus attendus sont estimés à 8,9 milliards de dollars, illustrant l’ampleur économique prise par la Coupe du monde dans sa nouvelle formule.

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Nouvelles perspectives pour le partenariat Tunisie – Italie

06. Juni 2026 um 06:54

Tunis se prépare à accueillir le Forum d’affaires Tunisie-Italie, les 24 et 25 juin 2026. Cet événement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations économiques entre les deux pays et vise à consolider le rôle de la Tunisie comme partenaire privilégié de l’Italie en Méditerranée.

Latif Belhedi

Cet événement est organisé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), en collaboration avec le ministère tunisien des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, l’Agence pour la promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

6,5 milliards d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Il intervient dans un contexte de développement des relations économiques bilatérales. Comme l’indique l’ICE sur ses réseaux sociaux, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 6,5 milliards d’’euros en 2025, confirmant ainsi la position de Rome comme deuxième partenaire commercial de la Tunisie et premier client européen de notre pays.

Les importations tunisiennes d’Italie ont atteint 3,4 milliards d’euros, témoignant d’une relation économique de plus en plus intégrée tout au long des chaînes de valeur industrielles.

Le choix des secteurs au cœur du forum reflète les priorités industrielles et stratégiques communes aux deux pays. Selon Agenzia Nova, les discussions porteront sur les transitions énergétique et numérique, les industries de pointe – notamment pharmaceutiques, automobiles, de technologies innovantes et de matières premières critiques – ainsi que sur les secteurs traditionnels tels que le textile, l’agriculture et l’aquaculture, confrontés aux enjeux de durabilité et de compétitivité internationale. Une attention particulière sera également portée aux infrastructures de transport et à la logistique.

La Tunisie, plateforme de nearshoring

Ces dernières années, la Tunisie a lancé ou planifié une série de projets de modernisation des ports, des réseaux ferroviaires et routiers, ainsi que des plateformes logistiques, afin de renforcer son rôle de plaque tournante entre l’Europe et l’Afrique. Ceci ouvre d’importantes perspectives aux entreprises italiennes dans les domaines de l’ingénierie, de la construction, des services portuaires et des technologies de mobilité.

Le forum de Tunis revêt également une importance géopolitique. Dans un contexte international marqué par la recherche de chaînes d’approvisionnement plus courtes et plus résilientes, la Tunisie est de plus en plus considérée comme une plateforme de nearshoring pour les entreprises européennes. Sa proximité géographique avec l’Italie, la présence de plus de 900 entreprises italiennes déjà implantées dans le pays et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée constituent des atouts majeurs qui favorisent de nouveaux investissements productifs.

Le forum offrira aux institutions financières, aux agences de développement et aux entreprises un espace d’échange sur les outils de soutien aux partenariats économiques bilatéraux. Ce cadre inclut également les initiatives promues dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique promu par l’Italie et les programmes de coopération économique visant à promouvoir les investissements durables, le transfert de technologies et le développement des compétences.

Le 24 juin sera consacré aux présentations institutionnelles, aux séances plénières et aux tables rondes sectorielles, tandis que le 25 juin sera dédié aux rencontres interentreprises (B2B) entre entreprises italiennes et tunisiennes. Ce format B2B est l’un des aspects les plus attendus de l’événement, permettant aux entreprises d’établir des contacts directs, d’explorer des partenariats industriels et commerciaux et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement.

Pour l’Italie, ce forum représente une opportunité de consolider sa présence économique sur l’un des marchés les plus dynamiques d’Afrique du Nord.

Pour la Tunisie, cet événement est une vitrine pour attirer des capitaux, des technologies et des expertises dans des secteurs jugés stratégiques pour la modernisation de l’économie nationale. Dans un contexte méditerranéen de plus en plus central dans les équilibres économiques régionaux, le partenariat entre Rome et Tunis continue de se renforcer grâce à une coopération qui dépasse le simple cadre commercial et vise à construire des chaînes d’approvisionnement industrielles intégrées entre les deux rives.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim | Le SNJT exprime sa préoccupation

05. Juni 2026 um 23:35

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa vive inquiétude suite à l’annonce de la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi.

Dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin 2026, le SNJT a affirmé suivre avec une « grande préoccupation » la situation de Mourad Zeghidi, qui a choisi cette forme de protestation pour dénoncer la poursuite de sa détention et ce qu’il considère comme une atteinte flagrante à ses droits fondamentaux.

Tout en réaffirmant son « soutien total et indéfectible » au journaliste dans son combat pacifique, le syndicat a exprimé ses profondes craintes quant aux répercussions médicales de cette grève de la faim.

« Nous appelons notre confrère à suspendre sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique et psychologique, et pour permettre aux structures juridiques et de défense des droits de l’homme de poursuivre efficacement leurs efforts de soutien », lit-on encore dans le communiqué.

Le SNJT a fermement renouvelé son rejet de toute « instrumentalisation des textes juridiques » visant à restreindre la liberté d’expression ou à criminaliser les prises de position des professionnels des médias.

Y. N.

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Classement FIFA : La Tunisie progresse avant le grand défi du Mondial

05. Juni 2026 um 15:19

A quelques jours de son entrée en lice en Coupe du monde, la sélection tunisienne enregistre une progression au classement FIFA. Les Aigles de Carthage gagnent trois places et occupent désormais le 44e rang mondial, tout en conservant leur position parmi les principales nations du football africain.

Cette évolution intervient dans un contexte particulier pour la sélection nationale, engagée dans les derniers réglages avant la Coupe du monde.

Une progression malgré une préparation contrastée

Cette remontée au classement intervient quelques jours après la défaite concédée face à l’Autriche (0-1) lors d’un match amical de préparation. Malgré ce revers, la Tunisie a réussi à gagner des positions dans la hiérarchie mondiale, preuve que les résultats enregistrés au cours des derniers mois continuent de produire leurs effets.

A l’échelle continentale, les hommes de Sabri Lamouchi occupent la septième place africaine. Ils restent derrière le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, l’Algérie, l’Égypte et la Côte d’Ivoire, mais devancent des sélections de référence comme le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Mali.

Des adversaires mieux classés dans le groupe F

Le nouveau classement met également en lumière l’ampleur du défi qui attend les Tunisiens lors du Mondial.

Dans le groupe F, la sélection nationale devra affronter plusieurs équipes mieux classées sur la scène internationale. Les Pays-Bas figurent dans le Top 10 mondial avec une septième place, tandis que le Japon et la Suède restent des adversaires reconnus pour leur régularité au plus haut niveau.

Le Maroc confirme son statut de référence africaine

Au sommet du football mondial, l’Argentine retrouve la première place devant l’Espagne, tandis que la France recule au troisième rang. L’Angleterre, le Portugal, le Brésil et les Pays-Bas complètent le haut du classement.

Sur le continent africain, le Maroc poursuit sa remarquable progression et demeure la sélection la mieux classée d’Afrique. Les Lions de l’Atlas occupent désormais la huitième place mondiale, devant plusieurs grandes nations européennes et sud-américaines.

La Belgique, prochain adversaire de la Tunisie en match amical, figure également parmi les dix meilleures sélections de la planète avec une neuvième place mondiale.

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Deme Group va draguer trois sites portuaires tunisiens…

05. Juni 2026 um 12:15

Deme Group, géant belge du dragage maritime, a annoncé, dans un communiqué de presse publié le 3 juin 2026, la signature d’un contrat d’un montant de 50 millions d’euros avec l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), l’autorité publique tunisienne qui gère les infrastructures portuaires nationales, pour effectuer les travaux de dragage des ports tunisiens.   

Selon E4T, le projet couvre trois sites stratégiques : Sousse, Menzel-Bourguiba/Bizerte, et Radès/La Goulette. Et les travaux se dérouleront en deux phases. D’abord, la construction de digues de confinement dans les ports de Menzel-Bourguiba et Sousse — deux ports séparés de plus de 200 kilomètres, ce qui exige, selon Deme, «une planification minutieuse et une logistique optimisée». Ensuite, le dragage extensif dans les trois zones, à l’aide d’un engin spécialisé, le trailing suction hopper dredger (TSHD), une drague aspiratrice traînante qui nettoie les fonds marins.

La gestion des matériaux dragués sera différenciée selon les sites : à Sousse et Menzel-Bourguiba, les sédiments seront réutilisés pour de la remblayage terrestre ; à Bizerte, approche hybride entre remblayage et immersion offshore ; à Radès et La Goulette, tout sera pompé à terre vers une zone désignée. Zéro gaspillage affiché, efficacité maximale revendiquée.

Deme Group, coté à Euronext Bruxelles, a 150 ans d’expérience et a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2025.

I. B.

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L’Athénée Thalasso & Spa Djerba obtient le prestigieux Label Spa-A à Paris

Une distinction qui vient consacrer l’excellence du centre et renforcer son positionnement parmi les acteurs majeurs du wellness en Méditerranée.

L’Athénée Thalasso & Spa Djerba vient d’obtenir le prestigieux Label Spa-A, décerné par l’Association Française des Spas, à l’issue de sa participation à la 18ᵉ édition du Forum HOTEL&SPA, rendez-vous international de référence dédié aux professionnels du spa, du bien-être et de l’hôtellerie de luxe, qui s’est tenu récemment à Paris.

Cette distinction constitue une certification de référence dans l’univers du spa et du bien-être haut de gamme. Elle est attribuée aux établissements répondant à des standards particulièrement exigeants et repose sur une évaluation approfondie portant notamment sur la qualité des protocoles de soins et des prestations, le niveau d’hygiène, de sécurité et de conformité, l’expertise, la formation et le professionnalisme des équipes, la qualité de l’accueil et de l’expérience client, ainsi que l’organisation globale et le management des espaces de bien-être.

Au-delà d’une reconnaissance symbolique, le Label Spa-A représente un véritable gage de qualité et de confiance pour une clientèle internationale exigeante et constitue un repère de performance pour les acteurs du secteur. Cette reconnaissance vient confirmer le niveau d’excellence de l’établissement et consolider sa crédibilité sur la scène internationale du wellness et de l’hôtellerie de luxe.

Une présence remarquée au Forum HOTEL&SPA 2026

Cette distinction intervient dans le cadre de la participation de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba à la 18ᵉ édition du Forum HOTEL&SPA, organisée cette année sous le thème de la longévité et de l’hospitalité. L’événement a réuni des experts internationaux issus des principaux marchés anglophones et francophones du spa, du wellness et de l’hospitalité.

Dans ce contexte, l’Athénée Thalasso & Spa Djerba a été convié à prendre part à cette rencontre internationale à travers une invitation d’exception réservée à des établissements de référence du secteur du luxe et du bien-être. L’établissement y était représenté par son Directeur, Kaïs Nabli.

Cette participation confirme le positionnement de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba comme un acteur engagé dans l’évolution du spa de destination et de la thalassothérapie haut de gamme en Méditerranée.

La longévité au cœur des nouvelles tendances du bien-être

Tout au long de cette 18ᵉ édition, les échanges ont mis en lumière une transformation profonde de l’industrie du bien-être, où la notion de longévité devient un pilier central de l’hospitalité contemporaine. Les intervenants ont souligné que les établissements de luxe évoluent désormais vers des expériences globales intégrant prévention, équilibre de vie et personnalisation des soins.

Dans cette dynamique, le spa ne se limite plus à une offre de relaxation, mais s’impose comme un levier stratégique de l’hospitalité moderne et durable.

Une référence méditerranéenne du spa et de la thalassothérapie

Situé à Djerba au sein de l’hôtel Radisson Blu Palace Resort & Thalasso Djerba, l’Athénée Thalasso & Spa s’inscrit pleinement dans cette évolution en développant une approche globale du bien-être fondée sur la qualité des protocoles de soins, l’expertise des équipes et une attention constante portée à l’expérience client.

L’établissement se positionne aujourd’hui comme une référence du spa et de la thalassothérapie en Méditerranée, reconnu pour son exigence opérationnelle et sa capacité à intégrer les standards internationaux du secteur.

Une reconnaissance qui conforte les ambitions de l’établissement

Cette double actualité – obtention du Label Spa-A et participation au Forum HOTEL&SPA 2026 – marque une étape importante dans le développement de l’Athénée Thalasso & Spa Djerba. Elle confirme le standing de l’établissement comme marque experte du bien-être et du spa de destination, engagée dans une dynamique d’innovation, de qualité et de rayonnement international.

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Pour son 20e anniversaire, l’Athénée Thalasso & Spa Djerba se rapproche de la marque ‘Cinq Mondes’

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De Fayeche à Belgacem | La sexualité du Tunisien entre sacré et profane

05. Juni 2026 um 09:30

«Quelle est, pour toi, la femme idéale ?» Mon patient esquissa un sourire narquois au coin de sa bouche avant de répondre : «Je la veux Rabaa El Adawia le jour et Cicciolina la nuit. Je la veux aussi dévouée qu’une mystique soufie et aussi libre qu’une héroïne pornographique». Il la veut, somme toute, une femme capable de réunir deux mondes que tout oppose : la pureté sacrée et la jouissance profane. La sexualité du Tunisien a-t-elle pour socle la dualité sacré/profane ?

Adnene Khaldi *

Tout semble confirmer cette hypothèse : à commencer par l’histoire de Sidi Omar El Fayeche dans les années 1970 qui illustrait bien la dualité du sacré/profane. C’était un homme psychotique qui déambulait nu dans les ruelles de Tunis, refusant tout vêtement et balbutiant des mots incompréhensibles qui confirmaient bien la dissociation de sa pensée.

Plutôt que de voir dans sa nudité une indécence et dans son délire une folie, les femmes de la ville préféraient percevoir une sainteté : elles le visitaient pour avoir sa baraka et pour écouter ses prophéties. Le sacré devenait alors le voile qui recouvrait sa nudité, rendant supportable la vue de son sexe offert et exhibé (d’ailleurs Fayeche en arabe veut dire celui qui exhibe).

Le basculement du profane au sacré est fulgurant puisque, traditionnellement, la mixité entre hommes et femmes est encadrée par des normes vestimentaires strictes et par une forte régulation du rapport au corps. Pourtant, dans cet espace particulier, des femmes pour lesquelles la nudité est habituellement proscrite semblent suspendre, momentanément, cet interdit. Comme si ce lieu devenait un espace d’exutoire symbolique où ce qui est défendu dans l’ordre social pouvait être réinvesti sous une forme licite, voire sacralisée. On pourrait y voir une forme de retournement du sens de l’interdit : «Vous nous interdisez l’accès au corps masculin au nom du sacré ; nous allons alors utiliser précisément ce registre du sacré pour contourner cette interdiction et lui donner une autre signification».

Retournement du sens de l’interdit

Ce qui était condamné devient ainsi le support même d’une libération psychique et corporelle. Ce détour permettait alors de desserrer, au moins provisoirement, le poids d’une sexualité vécue comme interdite ou culpabilisante.

Le phénomène Sidi Omar El Fayeche montre bien que ces structures sont loin d’être hermétiques et statiques, le sacré et le profane se traversent l’un l’autre, ce qui souligne la porosité de leurs frontières.

60 ans plus tard, cette structure psychosexuelle n’a pas disparu, elle est bien là dans toute sa splendeur : le phénomène Belgacem le guérisseur en est la parfaite illustration. Il s’agit d’un escroc qui se fait passer pour un guérisseur spirituel. Il aurait attiré plus de 900 femmes en leur faisant croire qu’il était capable de les débarrasser du «djinn amoureux» qui les habitaient ainsi que d’autres maladies incurables ou encore des problèmes de retard de grossesse, au moyen de ce qu’il appelait le «sperme pur».

Le faux guérisseur convainquait ses victimes qu’un «djinn amoureux» habitait leur corps et qu’il pouvait l’en expulser en recourant à des pratiques occultes consistant en des séances de rapports sexuels avec elles. Son génie criminel lui a insufflé d’utiliser intuitivement l’arme imparable du sacré/profane : il forgea alors l’expression «sperme pur». Condensant en elle-même la dialectique du sacré et du profane, elle fonctionne comme un oxymore où se nouent le religieux et l’obscène, le pur et l’impur, le sacré et le charnel.

La pénétration transgressive devient tout à coup bénie et sacrée. Belgacem sait que ça fonctionne, il n’a pas l’ombre d’un doute sinon il ne se mettrait pas en danger de se faire démasquer. Il semble persuadé de l’efficacité de son dispositif symbolique sinon comment comprendre que même des femmes instruites et universitaires aient pu être prises dans cette logique d’emprise.

Si ce mécanisme opère avec une telle efficacité, c’est parce qu’il vient activer une structure psychosexuelle déjà présente dans l’imaginaire collectif, latente mais disponible, qu’il suffit d’effleurer pour la voir émerger. L’articulation entre sacré et profane semble ainsi constituer l’un des soubassements symboliques majeurs de la sexualité en Tunisie.

La circoncision et le tasfih comme lieux du sacré/profane

La circoncision est l’opération inaugurale qui inscrit ontologiquement et scelle à jamais le Tunisien (et le musulman en général) dans la dialectique du sacré/profane. Cette opération symbolique s’appelle la tahara autrement dit la purification sacré d’un organe potentiellement profanateur, tels que la luxure, la fornication, le péché, la turpitude, la souillure, le désir et le désir interdit, la non-maîtrise pulsionnelle, les figures du satyre et de l’hubris.

La tahara inscrit dans la chair une marque indélébile qui structure en profondeur l’univers psychique du Tunisien. Elle opère un clivage symbolique fondamental de l’être entre le sacré et le profane, un clivage qui structure également sa manière de percevoir le monde extérieur.

Il devient alors légitime de se demander dans quelle mesure cette incorporation clivante de l’être entre sacré et profane joue un rôle dans le mindset des extrémistes islamistes violents ? Veulent-ils à tout prix chasser du plus profond de leur être le profane et installer autour d’eux et en eux un monde intégralement sacré et épuré ?

Dans un autre registre, on peut interroger la manière dont la dichotomie sacré/profane structure la dynamique du désir chez l’homme tunisien.

En clinique, j’ai reçu de nombreux patients dont la dysfonction érectile provenait d’une incapacité à érotiser la future épouse, devenue trop sacrée. Leur parcours sexuel, marqué par le recours aux prostituées – figures du profane –, avait verrouillé un clivage : d’un côté, la femme respectable, objet de vénération mais désinvestie du désir ; de l’autre, la femme interchangeable, seule habilitée à recevoir la charge érotique. C’est le mécanisme même de la dissociation érotique.

En miroir de la circoncision se déploie l’exigence de virginité, comme son corollaire culturel et symbolique. L’hymen n’est pas que membrane anatomique mais une preuve morale. Sa présence est lue comme signe de pureté ; sa rupture comme indice de profanation, elle assure le passage du pur au profane.

Une autre pratique qui corrobore le sacré/profane est le rituel du tasfih, c’est cette pratique magique et donc profane au service de la virginité sacrée. Ici, c’est un «double loop» : le profane qui permet le sacré mais par la même il va permettre une autorisation implicite à des «jeux sexuels sans pénétration», ou même à des rapports, car la fille reste symboliquement vierge. Sa vertu est «protégée» par la magie, quoi qu’il arrive.

La littérature comme support du sacré/profane 

Le sacré/profane traverse la littérature aussi, le roman de Faouzia Zouari, ‘‘Le corps de ma mère’’ est particulièrement édifiant à ce sujet. Il s’agit d’un récit autobiographique et familial centré sur la figure de la mère qui est une femme bédouine à la personnalité à la fois autoritaire, secrète et tragique. Elle incarne l’ordre moral : la pudeur, le silence, l’honneur, le contrôle du corps féminin et l’interdit autour du sexe. Elle est la gardienne du sacré familial. Son autorité impose une frontière stricte entre pur et impur, haram et halal. Tout commence quand la mère plonge dans le coma, autrement dit, elle se rapproche symboliquement du sacré et c’est à ce moment précis que le profane resurgit : les secrets sexuels, les turpitudes du corps, les frustrations, les désirs enfouis et surtout la féminité longtemps occultée derrière le rôle maternel sacralisé. Encore une fois, ici, le coma ou plutôt le sacré dévoile ce qu’il est censé taire.

Autrement dit, plus la mère se rapproche symboliquement du sacré et de l’au-delà, plus son humanité profane devient racontable. Il y a là un oxymore central du livre : le sacré ne protège le secret qu’en préparant son dévoilement.

Un champ de négociation entre honte et désir

La sexualité tunisienne n’oppose pas simplement le sacré au profane, elle les noue ensemble. Le désir n’y est pas hors du religieux ; il le traverse, le conteste, l’absorbe, parfois même le mime. Et la société, loin de se libérer de cette tension, semble continuer à l’habiter comme une évidence culturelle. Au fond, rien n’a vraiment disparu depuis les années 1970. Les noms changent, les pratiques se déplacent, les discours se modernisent, mais la structure demeure. Le sacré continue d’avoir besoin du profane pour se définir ; le profane continue d’emprunter au sacré sa puissance de légitimation. Et dans cette zone grise, la sexualité du Tunisien reste moins un espace de liberté qu’un champ de négociation entre honte, pouvoir, pureté et désir

* Psychothérapeute TCCE / Sexologue clinicien. 

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Marjane Satrapi, une voix majeure de l’Iran s’éteint à Paris

05. Juni 2026 um 06:57

L’autrice, dessinatrice et réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi est décédée ce jeudi 4 juin à Paris à l’âge de 56 ans. Figure incontournable de la bande dessinée contemporaine et intellectuelle engagée, elle laisse derrière elle une œuvre qui a profondément marqué le regard porté sur l’Iran dans le monde.

Révélée au début des années 2000 par ‘‘Persepolis’’, récit autobiographique consacré à son enfance durant la révolution iranienne et à son parcours d’exil, Marjane Satrapi avait su transformer une histoire personnelle en un témoignage universel sur la liberté, l’identité et la condition humaine. Traduit dans des dizaines de langues, l’ouvrage est devenu un classique international avant d’être adapté au cinéma dans un film d’animation récompensé au Festival de Cannes.

Née en 1969 à Rasht, en Iran, Satrapi avait quitté son pays à l’adolescence avant de s’installer durablement en France. Son œuvre, à la croisée de l’intime et du politique, n’a jamais cessé d’interroger les conséquences des révolutions, de l’exil et des systèmes autoritaires sur les individus.

Au-delà de son activité artistique, elle s’était imposée comme l’une des voix les plus écoutées de la diaspora iranienne. Ces dernières années, elle avait notamment pris position en faveur du mouvement «Femme, Vie, Liberté», né après la mort de Mahsa Amini, devenant une porte-parole influente des aspirations démocratiques d’une partie de la société iranienne.

Son indépendance d’esprit s’était encore illustrée en 2025 lorsqu’elle avait refusé la Légion d’honneur française, dénonçant ce qu’elle considérait comme les contradictions de la politique menée par Paris à l’égard de Téhéran. Un geste qui avait suscité un large débat dans les milieux intellectuels et politiques.

La disparition de Marjane Satrapi intervient moins d’un an après celle de son époux, le producteur et scénariste suédois Mattias Ripa. Dans les nombreux hommages publiés depuis l’annonce de son décès, artistes, écrivains et responsables politiques saluent une femme qui aura consacré son œuvre et sa parole à la défense des libertés individuelles.

Avec Marjane Satrapi disparaît une artiste dont les créations ont permis à des millions de lecteurs de découvrir une autre réalité de l’Iran, loin des clichés et des simplifications. Son héritage demeure celui d’une femme qui a fait du dessin, de l’écriture et du cinéma des instruments de dialogue entre les cultures et de résistance face aux oppressions.

Djamal Guettala

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Tunisie | Mourad Zeghidi en grève de la faim

04. Juni 2026 um 22:57

Le journaliste Mourad Zeghidi a décidé d’entamer une grève de la faim afin de protester contre son maintien en détention et ce qu’il qualifie « d’acharnement judiciaire » à son encontre.

C’est ce qu’a fait sa voir sa famille dans un communiqué publié dans la soirée de ce jeudi 4 juin 2026, lequel précise que la situation du journaliste franchit un palier inquiétant après une détention et des procédures qui durent depuis plus de deux ans.

Mourad Zeghidi a choisi de recourir à la grève de la faim et sa famille décrit une décision « douloureuse et lourde de conséquences », tout en exprimant son angoisse face aux répercussions physiques et psychologiques de ce choix redoutant ainsi une dégradation rapide de son état de santé général.

« Nous lançons un appel urgent à toutes les personnes attachées à la justice, aux droits humains et à la liberté d’expression — journalistes, organisations de la société civile, personnalités publiques, citoyennes et citoyens — afin qu’elles se mobilisent et expriment leur solidarité avec Mourad Zeghidi », lit-on encore dans le communiqué, qui se conclut sur une demande claire : l’arrêt immédiat des procédures et la libération sans condition du journaliste.

Y. N.

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Affaire Zied El Heni | L’audience en appel fixée

04. Juni 2026 um 19:48

La Cour d’appel de Tunis a fixé la date du procès en appel du journaliste Zied El Heni, qui comparaîtra devant sa 17ème chambre criminelle.

C’est ce qu’a annoncé le comité de soutien du journaliste, en précisant que l’examen en appel a été fixé pour le vendredi 12 juin 2026. Les poursuites reposent sur des accusations « d’atteinte à autrui à travers les réseaux publics de communication ».

Pour rappel, Zied El Heni avait été condamné en première instance à une peine d’un an de prison ferme. Selon son comité de soutien, l’origine de cette affaire remonte à des déclarations publiques dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier de son confrère, le journaliste Khalifa Guesmi.

Y. N.

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Cour d’appel | La demande de libération du rappeur Samara rejetée

04. Juni 2026 um 19:13

La Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi 3 juin 2026, la demande de mise en liberté provisoire déposée par la défense du rappeur Samara.

La justice a également décidé de le renvoyer, aux côtés d’autres co-accusés, devant une juridiction criminelle pour y être jugés pour constitution d’une entente en vue de faire le trafic de stupéfiants ainsi que le blanchiment d’argent.

Pour rappel, cette affaire a éclaté fin janvier 2025 après l’arrestation des accusés en flagrant délit par les unités de la Garde nationale de la région de Laouina dans le cadre d’une enquête pour consommation et trafic de drogues.

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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

04. Juni 2026 um 18:19

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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