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Gestern — 06. Juni 2026Haupt-Feeds

Nouvelles perspectives pour le partenariat Tunisie – Italie

06. Juni 2026 um 06:54

Tunis se prépare à accueillir le Forum d’affaires Tunisie-Italie, les 24 et 25 juin 2026. Cet événement s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations économiques entre les deux pays et vise à consolider le rôle de la Tunisie comme partenaire privilégié de l’Italie en Méditerranée.

Latif Belhedi

Cet événement est organisé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), en collaboration avec le ministère tunisien des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, l’Agence pour la promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

6,5 milliards d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Il intervient dans un contexte de développement des relations économiques bilatérales. Comme l’indique l’ICE sur ses réseaux sociaux, les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 6,5 milliards d’’euros en 2025, confirmant ainsi la position de Rome comme deuxième partenaire commercial de la Tunisie et premier client européen de notre pays.

Les importations tunisiennes d’Italie ont atteint 3,4 milliards d’euros, témoignant d’une relation économique de plus en plus intégrée tout au long des chaînes de valeur industrielles.

Le choix des secteurs au cœur du forum reflète les priorités industrielles et stratégiques communes aux deux pays. Selon Agenzia Nova, les discussions porteront sur les transitions énergétique et numérique, les industries de pointe – notamment pharmaceutiques, automobiles, de technologies innovantes et de matières premières critiques – ainsi que sur les secteurs traditionnels tels que le textile, l’agriculture et l’aquaculture, confrontés aux enjeux de durabilité et de compétitivité internationale. Une attention particulière sera également portée aux infrastructures de transport et à la logistique.

La Tunisie, plateforme de nearshoring

Ces dernières années, la Tunisie a lancé ou planifié une série de projets de modernisation des ports, des réseaux ferroviaires et routiers, ainsi que des plateformes logistiques, afin de renforcer son rôle de plaque tournante entre l’Europe et l’Afrique. Ceci ouvre d’importantes perspectives aux entreprises italiennes dans les domaines de l’ingénierie, de la construction, des services portuaires et des technologies de mobilité.

Le forum de Tunis revêt également une importance géopolitique. Dans un contexte international marqué par la recherche de chaînes d’approvisionnement plus courtes et plus résilientes, la Tunisie est de plus en plus considérée comme une plateforme de nearshoring pour les entreprises européennes. Sa proximité géographique avec l’Italie, la présence de plus de 900 entreprises italiennes déjà implantées dans le pays et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée constituent des atouts majeurs qui favorisent de nouveaux investissements productifs.

Le forum offrira aux institutions financières, aux agences de développement et aux entreprises un espace d’échange sur les outils de soutien aux partenariats économiques bilatéraux. Ce cadre inclut également les initiatives promues dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique promu par l’Italie et les programmes de coopération économique visant à promouvoir les investissements durables, le transfert de technologies et le développement des compétences.

Le 24 juin sera consacré aux présentations institutionnelles, aux séances plénières et aux tables rondes sectorielles, tandis que le 25 juin sera dédié aux rencontres interentreprises (B2B) entre entreprises italiennes et tunisiennes. Ce format B2B est l’un des aspects les plus attendus de l’événement, permettant aux entreprises d’établir des contacts directs, d’explorer des partenariats industriels et commerciaux et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement.

Pour l’Italie, ce forum représente une opportunité de consolider sa présence économique sur l’un des marchés les plus dynamiques d’Afrique du Nord.

Pour la Tunisie, cet événement est une vitrine pour attirer des capitaux, des technologies et des expertises dans des secteurs jugés stratégiques pour la modernisation de l’économie nationale. Dans un contexte méditerranéen de plus en plus central dans les équilibres économiques régionaux, le partenariat entre Rome et Tunis continue de se renforcer grâce à une coopération qui dépasse le simple cadre commercial et vise à construire des chaînes d’approvisionnement industrielles intégrées entre les deux rives.

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Bac 2026 : Un enseignant écroué dans une affaire de vente de matériel de triche

04. Juni 2026 um 16:21

La justice a ordonné l’incarcération de cinq personnes, dont un enseignant du secondaire et un étudiant, dans le cadre d’une enquête portant sur la commercialisation de dispositifs destinés à la triche aux examens du baccalauréat. L’affaire a été mise au jour après la surveillance de plusieurs pages Facebook faisant la promotion de ces équipements.

Une enquête lancée après la surveillance de pages Facebook

Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a émis, mercredi 3 juin 2026, des mandats de dépôt à l’encontre des cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de vente de matériel destiné à faciliter la triche lors des examens nationaux.

L’affaire trouve son origine dans des investigations menées par les agents de la sous-direction des recherches économiques et financières relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani.

Les enquêteurs ont repéré plusieurs pages et comptes Facebook qui faisaient la promotion et la commercialisation de moyens de fraude destinés aux candidats aux examens nationaux, notamment au baccalauréat.

Les investigations ont permis, dans un premier temps, d’identifier les personnes derrière ces comptes avant d’élargir les recherches pour déterminer l’étendue du réseau.

Cinq personnes arrêtées

À l’issue des opérations menées par les services spécialisés, cinq suspects ont été interpellés. Les forces de sécurité ont également procédé à la saisie d’une quantité de matériel présenté comme étant destiné à la triche lors des épreuves du baccalauréat.

Les personnes arrêtées ont ensuite été déférées devant la justice, qui a décidé leur placement en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.

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SIAME : seulement un mandataire de justice

04. Juni 2026 um 14:32

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) annonce une modification de son régime de mandataires de justice.

Une ordonnance du Tribunal de première instance de Tunis, rendue le 18 mai 2026, prévoit la recomposition du collège des mandataires de SIAME. Leur nombre se réduit de trois à un seul membre. Dès lors, le mandataire de justice Faouzi BEN SALEM assure désormais seul la mission de contrôle des actes de gestion de la société.

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Arrestation de Khaled Krichi, ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité

03. Juni 2026 um 19:01

L’ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi, a été placé en détention en exécution d’un mandat de dépôt émis par la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis. Il est poursuivi dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière et à plusieurs infractions connexes. La décision judiciaire a été mise à exécution aujourd’hui.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

D’après une source informée citée par Mosaïque FM, le dossier concerne des accusations de corruption financière, de falsification de documents, ainsi que de détention et d’utilisation de documents falsifiés.

Les poursuites portent également sur l’exploitation présumée de la qualité de fonctionnaire public dans le but d’obtenir un avantage indu, ainsi que sur des actes susceptibles de causer un préjudice à l’administration en violation des réglementations applicables.

La même source indique que les faits reprochés incluent également l’acceptation présumée, directement ou indirectement, d’avantages, de dons, de promesses ou de bénéfices en lien avec l’exercice d’une fonction publique ou destinés à faciliter l’accomplissement d’actes relevant de cette fonction.

Exécution du mandat de dépôt

L’affaire est examinée par la chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Le mandat de dépôt a été exécuté ce mercredi, conduisant à l’incarcération de Khaled Krichi dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.

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Détournement de 360.000 dinars : Un directeur d’agence bancaire condamné à 12 ans de prison

03. Juni 2026 um 10:32

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé une peine de 12 ans de prison à l’encontre d’un directeur d’agence bancaire reconnu coupable de détournement de fonds. Un employé de la même agence, poursuivi dans le cadre du même dossier, a également été condamné.

Le tribunal a par ailleurs ordonné aux deux prévenus de payer solidairement une amende dépassant les 300.000 dinars.

Des irrégularités découvertes lors d’un audit interne

L’affaire trouve son origine dans un contrôle mené par les services d’audit et d’inspection interne de l’établissement bancaire. Les vérifications effectuées ont permis de relever plusieurs anomalies dans la gestion des comptes de l’agence.

Les investigations internes ont notamment révélé un déficit financier important ainsi qu’une série de détournements de fonds dont le montant cumulé excède 360.000 dinars.

Une enquête judiciaire après la plainte de la banque

À la suite de ces découvertes, la direction de la banque a déposé une plainte auprès des autorités compétentes, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers le directeur de l’agence et l’un de ses collaborateurs. Après leur interpellation et leur présentation devant la justice, les deux hommes ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a ainsi prononcé les condamnations à leur encontre, assorties d’une amende solidaire de plus de 300.000 dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

02. Juni 2026 um 20:47

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Tunisie | Verdicts dans l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha

Von: Yusra NY
02. Juni 2026 um 20:24

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mardi 2 juin 2026, ses verdicts dans l’affaire de « l’appareil secret » du parti islamiste Ennahdha. Les peines prononcées vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité.

Une source judiciaire a confirmé à l’agence Tap que le tribunal a reconnu les accusés « coupables de constitution et d’adhésion à une entente terroriste sur le territoire national, de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste, ainsi que d’autres infractions prévues par la loi de lutte contre le terrorisme ».

Les verdicts prononcés par le tribunal vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité, visant notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Ali Larayedh a écopé de 42 ans de prison, Rached Ghannouchi a été condamné à perpétuité, assortie de 30 ans de prison et Fathi Baldi à perpétuité, assortie de 50 ans de prison tout comme Mustapha Kheder, perpétuité, assortie de 96 ans de prison.

La même source a ajouté que Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Al-Aifi, Abdelaziz Deghsni, Kamel Bedoui et Samir Hannachi ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de dizaines d’années de prison.

Le tribunal a également condamné Kais Bekkar à 48 ans et à Belgacem Naccache 46 ans ainsi que trois autres accusés à 18 ans de prison, quatre à 12 ans, et deux à 10 ans de prison.
Ali Ferchichi : 34 ans de prison.

Au total, 35 prévenus étaient poursuivis dans cette affaire à caractère terroriste, comptant de hauts dirigeants du parti Ennahdha, de hauts cadres de la sécurité, ainsi que Mustapha Kheder, principal suspect dans le dossier connexe de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur.

Pour rappel, le dossier a été ouvert au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, les deux figures de gauche assassinées respectivement en février et juillet 2013.

Y. N.

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« Appareil secret » : Le procès lié à Ennahdha entre dans sa dernière ligne droite

02. Juni 2026 um 15:54

Le procès lié à ce que les autorités judiciaires désignent comme l’affaire de la « structure parallèle » ou l »appareil secret » associée au mouvement Ennahdha a franchi une étape décisive ce mardi 2 juin 2026. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a clôturé les dernières phases de la procédure avant de mettre le dossier en délibéré, en vue du prononcé du jugement.

Concrètement, cela signifie que les débats judiciaires sont désormais terminés. Le tribunal a entendu les accusés, examiné les éléments du dossier et écouté les plaidoiries des avocats. La prochaine étape ne dépend plus des parties au procès, mais uniquement des juges, qui doivent désormais analyser l’ensemble des pièces avant de rendre leur décision.

Une procédure marquée par plusieurs étapes d’audition

Lors de l’audience de clôture, les juges ont procédé à la phase dite d’« ultime audition » des accusés. Le dossier a notamment impliqué plusieurs personnalités politiques et sécuritaires connues.

Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du mouvement Ali Larayedh, ainsi que d’autres anciens responsables sécuritaires et cadres politiques. Les auditions ont été organisées en plusieurs séances successives, durant lesquelles ont été entendus les principaux accusés, les personnes poursuivies en liberté ainsi que les représentants des services sécuritaires impliqués dans le dossier.

Les plaidoiries des avocats ont également été entendues avant la clôture définitive des débats.

Un dossier complexe impliquant plusieurs catégories d’accusés

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne 35 personnes poursuivies à des degrés divers. Parmi elles, certaines sont en détention dans le cadre de cette affaire, dont des figures politiques de premier plan comme le président du mouvement Rached Ghannouchi, tandis que d’autres sont poursuivies dans des dossiers connexes ou comparaissent en liberté.

Lire aussi : Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

Le dossier comprend également des personnes en fuite. Les chefs d’accusation, tels qu’ils apparaissent dans la procédure judiciaire, s’inscrivent dans le cadre des affaires traitées par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce qui explique la compétence de cette juridiction spécialisée.

Une affaire ouverte depuis 2022

Ce dossier remonte à l’année 2022, à la suite d’une plainte déposée par la défense des deux figures politiques assassinées en 2013, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. L’affaire a d’abord été instruite par le parquet du tribunal de première instance d’Ariana, avant d’être transférée en septembre 2023 au pôle judiciaire antiterroriste, seul compétent pour ce type de contentieux.

Les parties civiles estiment que ce dossier s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes liées aux assassinats politiques de 2013, en lien avec d’autres volets judiciaires encore en cours d’examen.

Où en est-on aujourd’hui ?

Sur le plan strictement procédural, la phase d’instruction et de jugement est désormais achevée. Le tribunal a clos les débats et mis l’affaire en délibéré. Cela signifie que les juges se retirent pour examiner le dossier en interne, sans nouvelles interventions des avocats ou des accusés.

Aucune nouvelle audience n’est prévue à ce stade. Le procès entre ainsi dans sa dernière phase, celle de la décision judiciaire finale. Le verdict sera rendu lors d’une audience ultérieure dont la date sera fixée par le tribunal.

Dans ce type de procédure criminelle, le délibéré peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines selon la complexité du dossier et le volume des pièces à examiner. Le jugement attendu constituera donc l’aboutissement d’un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années et marqué par de multiples rebondissements procéduraux.

La décision à venir sera déterminante, tant sur le plan judiciaire que politique, au regard de la sensibilité du dossier et des personnalités impliquées.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

02. Juni 2026 um 08:58

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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Tunisie : 41 ans de prison pour le chef d’un réseau international de trafic de drogue

01. Juni 2026 um 15:49

La justice tunisienne a condamné à 41 ans de prison le chef présumé d’un réseau international spécialisé dans le trafic de stupéfiants. Son principal complice a écopé de 26 ans de réclusion, tandis que plusieurs autres accusés ont également été condamnés dans cette affaire liée à une tentative d’introduction de drogue via le port de La Goulette.

Une cargaison interceptée au port de La Goulette

Les accusés étaient poursuivis pour des faits liés à l’adhésion à un réseau international spécialisé dans l’importation et le trafic de substances stupéfiantes.

L’affaire remonte à une opération menée par les services de la douane au port de La Goulette. Les agents avaient alors suspecté un voyageur en provenance d’un pays européen.

Une fouille approfondie de ses bagages a permis de découvrir une importante quantité de drogue soigneusement dissimulée dans des valises, dans le but d’échapper aux contrôles sécuritaires et douaniers.

Une enquête qui a conduit au démantèlement du réseau

Après l’arrestation du suspect et sa présentation aux autorités compétentes, une enquête approfondie a été ouverte afin d’identifier les autres personnes impliquées.

Les investigations ont permis de remonter les différentes ramifications du réseau et de procéder à l’identification de plusieurs complices présumés.

Selon les éléments de l’enquête, les membres du réseau projetaient d’introduire puis de distribuer les substances illicites sur le territoire tunisien.

De lourdes condamnations

À l’issue des procédures judiciaires, la chambre criminelle a retenu contre les accusés des charges liées à leur participation à une organisation internationale de trafic de drogue et à l’importation de stupéfiants destinés à la revente.

Le verdict prononcé marque l’aboutissement d’une affaire ayant mobilisé à la fois les services douaniers, sécuritaires et judiciaires dans la lutte contre les réseaux transnationaux de trafic de drogue.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

01. Juni 2026 um 14:20

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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Décès de l’actrice Malika Hablani

31. Mai 2026 um 10:10

L’actrice Malika Hablani est décédée dans la matinée de samedi 30 mai 2026 à l’hôpital Sahloul de Sousse. L’annonce a été faite dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère des Affaires culturelle, lequel salue le parcours et la carrière de la défunte.

La défunte, figure appréciée du paysage audiovisuel tunisien, a marqué des générations de téléspectateurs, à travers sa participation à de nombreuses séries à succès. Ainsi, au cours de sa carrière, elle a entre autres joué tour à tour dans « Al Hassad » (1995), Mnamet Aroussia (2000), « Ikhwa wa Zamen »  (2003), « Hissabat wa Akabet » (2004), « Awdat El Meniar » (2005), « Al Layali Al Bidh » (2007), Bayn Ethnaya (2008) ainsi que « Pour les beaux yeux de Catherine » (2012).

Par conséquent et à travers ce riche parcours artistique et sa présence remarquée à l’écran, Malika Hablani laisse une empreinte indélébile dans la mémoire du public tunisien.

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Cinq ans de prison pour une responsable municipale dans une affaire de falsification de contrat

29. Mai 2026 um 12:37

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné une responsable relevant d’une municipalité à cinq ans de prison, assortis de l’interdiction d’exercer une fonction publique, dans une affaire liée à des faits de corruption et de falsification de documents administratifs. Le jugement a été prononcé par la chambre criminelle dans un dossier portant sur un contrat de vente immobilier contesté.

Une condamnation pour falsification de contrat et abus de fonction

Selon le dossier examiné par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, la responsable municipale a été reconnue coupable de falsification d’un contrat de vente portant sur un bien immobilier faisant l’objet d’un litige.

Les investigations ont établi qu’elle aurait exploité ses fonctions administratives afin de faciliter la validation du contrat en dehors des procédures légales en vigueur, d’après les éléments du dossier et de l’enquête.

Le tribunal a retenu les charges de falsification et d’abus de fonction, conduisant à une peine de cinq ans d’emprisonnement.

Interdiction d’exercer dans la fonction publique

En plus de la peine de prison, la juridiction a prononcé une interdiction de l’exercice de toute fonction publique à l’encontre de la condamnée.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des sanctions complémentaires prévues en matière de corruption et de manquements liés à l’exercice de fonctions publiques.

Selon les éléments disponibles dans le dossier, les faits concernent un contrat de vente d’un bien immobilier en situation de litige, qui aurait été traité en dehors du cadre légal.

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Wadie Jarii condamné à six mois de prison

27. Mai 2026 um 08:52

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi, Wadie Jarii et un cadre technique à six mois de prison dans l’affaire liée au recrutement d’un membre du staff technique des sélections nationales.

Selon les informations disponibles, les deux accusés étaient poursuivis pour « exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui », ainsi que pour « préjudice causé à l’administration », « non-respect des procédures en vigueur » et complicité.

Série de dossiers judiciaires

Cette affaire s’ajoute à une série de dossiers judiciaires visant l’ancien président de la Fédération tunisienne de football, qui a longtemps occupé une place centrale dans le paysage footballistique tunisien.

Au cours des dernières années, Wadii Jarii a comparu à plusieurs reprises devant la justice dans des affaires portant notamment sur la gestion administrative et financière de la Fédération, ainsi que sur certains contrats et dossiers liés aux sélections nationales.

Lire aussi : Affaire Wadie Jary : Reprise de l’examen judiciaire, audience reportée au 12 mars

L’ancien dirigeant sportif avait déjà fait l’objet de mandats de dépôt dans d’autres affaires ayant suscité une vive polémique en Tunisie, en raison de son influence au sein du football tunisien durant plusieurs années.

Gouvernance des structures sportives

Ces différentes procédures continuent d’alimenter le débat autour de la gouvernance des structures sportives en Tunisie et des appels à davantage de transparence et de contrôle dans la gestion du sport national.

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Le député Ahmed Saidani libéré dans le cadre de la grâce présidentielle

26. Mai 2026 um 12:13

Le député Ahmed Saidani a été libéré ce mardi dans le cadre de la grâce présidentielle décidée par le chef de l’État Kaïs Saïed à l’occasion de l’Aïd el-Idha, a annoncé son avocat Me Yahia Sghiri. Cette décision intervient dans le cadre de la mesure accordée à 1187 détenus. Le parlementaire avait été condamné à huit mois de prison pour atteinte à autrui via un réseau public de communication, et bénéficie désormais de cette mesure exceptionnelle de libération.

Une condamnation à huit mois de prison

Ahmed Saidani avait été condamné le 19 février dernier à huit mois de prison pour pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à autrui.

Le cadre juridique de cette poursuite reposait sur l’article 86 du Code des télécommunications, qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 100 à 1000 dinars pour quiconque nuit sciemment à autrui ou trouble sa tranquillité via les réseaux publics de télécommunications.

Une grâce accordée à 1187 détenus

Son avocat a confirmé que son client bénéficie désormais de la mesure de grâce présidentielle.

Il est à rappeler que la présidence de la République avait annoncé plus tôt l’octroi d’une grâce présidentielle en faveur de 1187 détenus, en plus de la libération conditionnelle de 187 autres personnes.

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Affaire des traverses en bois : Six ans de prison contre un ancien PDG de la SNCFT

26. Mai 2026 um 11:26

La justice tunisienne a rendu un nouveau verdict dans une affaire de corruption financière impliquant des anciens responsables de la SNCFT. La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné un ancien président-directeur général de l’entreprise publique ferroviaire ainsi que trois anciens cadres à six ans de prison ferme dans le cadre du dossier des « traverses en bois suspectes ». Le tribunal a également infligé à chacun des accusés une amende de deux millions de dinars.

Une lourde amende prononcée contre les accusés

Parmi les personnes condamnées figure notamment un ancien directeur de l’administration centrale de la SNCFT.

Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de dinars contre chacun des accusés impliqués dans cette affaire liée à des soupçons de corruption financière et administrative.

En revanche, la justice a décidé de ne pas poursuivre l’ancienne directrice chargée de la gestion des achats, estimant que les éléments retenus contre elle étaient insuffisants.

Une affaire ouverte après une plainte déposée en 2020

L’affaire remonte à une plainte déposée en 2020 auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption.

Cette plainte faisait état de soupçons entourant un marché d’acquisition de traverses en bois conclu en 2017 entre la SNCFT et un fournisseur étranger.

Les investigations portaient notamment sur des soupçons de corruption financière et administrative liés aux conditions d’attribution et d’exécution de ce marché public.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des dossiers de corruption financière examinés par les chambres judiciaires spécialisées à Tunis, chargées des affaires liées aux malversations dans les établissements publics et les marchés de l’État.

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

26. Mai 2026 um 09:30

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Sonia Dahmani condamnée à deux ans de prison dans une affaire liée au décret-loi 54

25. Mai 2026 um 12:47

La chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à deux ans de prison, dans une affaire liée à des déclarations sur les conditions de détention en Tunisie. La défense a immédiatement annoncé avoir interjeté appel, suspendant l’exécution du jugement.

Une condamnation liée à des propos tenus en 2023

Selon l’avocat Sami Ben Ghazi, cette nouvelle condamnation a été prononcée ce lundi 25 mai 2026 et concerne des déclarations faites par Sonia Dahmani en 2023, dans lesquelles elle critiquait les conditions de détention dans les prisons tunisiennes.

Elle est poursuivie en vertu du décret-loi 54, notamment de l’article 24, relatif à la diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à un fonctionnaire public.

La peine encourue dans ce type d’infraction peut atteindre dix ans de prison.

Un recours en appel déjà engagé

La défense a annoncé avoir fait appel de la décision, ce qui suspend l’application de la peine en attendant un nouveau jugement.

Selon les éléments communiqués, il s’agit de la quatrième affaire dans laquelle une peine de prison est prononcée contre Sonia Dahmani sur la base du décret-loi 54.

Une série de procédures judiciaires en cours

Dans un autre dossier, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis avait, en avril, confirmé une condamnation d’un an et six mois de prison, après une peine initiale de deux ans en première instance.

Cette affaire concernait des déclarations liées à la persistance de discours et pratiques racistes dans la société, requalifiées en diffusion de fausses informations par les autorités judiciaires.

Sonia Dahmani avait été arrêtée le 11 mai 2024, avant d’être libérée sous condition le 27 novembre 2025.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Fin des interrogatoires des détenus

23. Mai 2026 um 10:36

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a achevé, vendredi 22 mai, l’interrogatoire des accusés détenus dans le dossier dit de l’« appareil secret » attribué au mouvement Ennahdha. Une phase importante du procès s’achève, tandis que les audiences doivent se poursuivre mardi prochain avec les prévenus comparaissant en liberté.

Une première phase d’auditions close pour les détenus

La justice tunisienne a franchi un tournant procédural dans ce dossier sensible. Les interrogatoires des prévenus placés en détention ont été bouclés par la chambre criminelle spécialisée, mettant fin à une première séquence d’audiences centrée sur les principaux accusés incarcérés.

Parmi les personnes entendues figurent notamment l’ancien directeur central de la lutte contre le terrorisme à El Gorjani, le dirigeant d’Ennahdha Abdelaziz Deghsni, ainsi qu’un ancien haut responsable des services spécialisés au ministère de l’Intérieur.

Un dossier tentaculaire impliquant 35 accusés

Le dossier reste d’une ampleur significative avec 35 personnes mises en cause au total. Cinq d’entre elles sont actuellement en détention dans le cadre de cette procédure, dont le président du mouvement Rached Ghannouchi. D’autres accusés sont détenus dans des affaires distinctes, tandis que douze comparaissent libres et onze sont en fuite.

Les auditions avaient débuté la semaine précédente avec l’ancien ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh et son ancien conseiller, ouvrant une série d’interrogatoires à forte charge politique et judiciaire.

Une affaire ouverte depuis 2022 et toujours sous haute sensibilité

L’affaire de l’« appareil secret » a été déclenchée en 2022 à la suite d’une plainte du comité de défense des dirigeants assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Initialement instruite par le Tribunal de première instance de l’Ariana, elle a ensuite été transférée en 2023 au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, compétent pour les dossiers de cette nature.

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