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Mouton de l’Aïd : Cela coûte cher au portemonnaie

27. Mai 2026 um 14:47

Le prix du mouton a tenu la vedette en cet Aïd Al Adha 2026. Choses vues et entendues à la veille du 27 mai dans deux communes de la banlieue sud de Tunis. Où le et les bêlements se font un peu rares. Comme, cela sent moins le foin et le crottin.

 

C’est, selon cet employé de la ville de Radès, dans la banlieue sud de Tunis, et qui traverse quotidiennement trois quartiers de cette ville pour se rendre à son travail, « un signe qui ne trompe pas ». En cette année 2026, les bêlements se font un peu rares. Comme, cela sent moins le foin et le crottin. « Preuve évidente que les achats de moutons ne se sont pas faits au rythme habituel ». Et notre interlocuteur d’affirmer, haut de son 1,80 mètre, que la cause principale est relative aux prix pratiqués. « Excessifs », selon lui. Et notre homme de raconter cette histoire, dénichée sur les réseaux sociaux. Celle d’un citoyen venu avec une voiture de luxe, louée à la journée, pour transporter un mouton acquis « pour 2 000 dinars ». En fait « à tout seigneur, tout honneur », lance-t-il, sans se départir d’un rire moqueur.

Dans le café où travaille Mohamed, les commentaires sur la cherté du prix du mouton sont devenus un sujet de prédilection. Et comme toujours, chacun vient avec son récit et son commentaire. Notamment au sujet de ces « gacharas », spéculateurs, qui ont été, à en croire Mounir, un habitué du café, « la vedette de cet Aïd ». Ils essaiment, selon lui, partout. Y compris dans les ventes organisées pour lutter contre la spéculation.

« Un citoyen avec une voiture de luxe, louée à la journée, pour transporter un mouton acquis « pour 2000 dinars ». En fait « à tout seigneur, tut honneur ».

 

Malgré toute la vigilance

Comme les ventes de moutons au kilogramme, qui se sont tenues le 18 mai 2026 à Radès. « Les gacharas se sont mêlés à la fête, comme on dit, pour acheter, à leur tour, des agneaux ». Et évidemment, selon la version des faits de Mounir, « ils l’ont fait, malgré toute la vigilance des uns et des autres, en dépêchant certains de leurs sbires. De peur de pouvoir être reconnus ». En fait, comme dit un proverbe tunisien bien connu : « celui qui vole prend toujours le dessus sur celui qui le dénonce ! », commente-t-il. « Ces points de vente auront, malgré tout, réussi à fournir des moutons à des prix raisonnables. Ils ont aussi réussi à montrer que les spéculateurs se sont bien rempli les poches. Des prix entre 300 et 400 dinars de moins comparés à ceux pratiqués par les spéculateurs », conclue-t-il.

Pas pressé, chemise blanche et jean, Ali, un habitant de la commune voisine d’Ezzahra, n’a pas prévu d’acheter de mouton. Il se suffit de deux kilos de viande. « Des côtelettes d’agneau et quelques merguez », précise-t-il. « Mes deux fils sont maintenant mariés et sont de ce fait assez grands pour se débrouiller tout seuls », commente-t-il. « Et puis avec mon cholestérol et mon hypertension artérielle, il faut faire attention », dit-il.

« Faire mon barbecue tranquille »

Dans la même boucherie du marché où il est venu s’approvisionner, on entend pratiquement le même son de cloche : hormis le prix, on avance moult arguments pour expliquer pourquoi il n’y a pas eu d’achat de mouton. Ezzeddine, la cinquantaine, dynamique et cheveux en broussailles sous une casquette rouge, ne fait pas le sacrifice depuis qu’il habite un appartement à Boumhail El Basatine, une commune qui jouxte Ezzahra. « Ce n’est plus possible. Il y a des désagréments : où loger le mouton, où l’égorger ou encore le suspendre et couper la viande ? Je préfère venir ici et acheter de la viande et, ensuite, faire mon barbecue tranquille », tonne-t-il.

Retour à la case départ. On a beau chasser le coût du mouton, il revient au galop. Dans une autre boucherie d’Ezzahra, Nourreddine nous explique qu’au rythme où va le prix du mouton, son achat va dans quelques années être en rapport avec un certain statut social. « Comprenez que son achat ne sera possible que pour les plus riches », sourit-il. Avant d’affirmer que cela sera vrai « à moins d’être un « frimeur » – et il y en a un « paquet » – qui achète, malgré tout, un mouton au prix fort pour l’exposer aux yeux des passants, assis devant sa villa, une chicha dans la main. Eclat de rire dans l’entourage de Nourreddine. Un moyen, peut-être, de donner raison à leur ami !

 

« A moins d’être un « frimeur » -et il y en a un « paquet »- qui achète, malgré tout, un mouton au prix fort pour l’exposer aux yeux des passants, assis devant sa villa une chicha dans la main ».

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Tunis : la viande d’agneau à 46,500 DT/kg dans plusieurs points de vente

26. Mai 2026 um 12:20

La Société des viandes a annoncé la mise en vente de la viande d’agneau local à un prix fixé à 46,500 dinars. Et ce, mardi 26 mai 2026, dans plusieurs points de distribution répartis dans la capitale.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’approvisionnement du marché en viande rouge à des prix encadrés, afin de répondre à la demande des consommateurs.

Les points de vente concernés sont les suivants :

  • Viandes Market, El Wardia;
  • Abattoir El Khir, Hay Ibn Sina;
  • Viandes Market, avenue de la Liberté, en face de la mosquée El Fath;
  • Viandes Market, Marché central.

La Société des viandes précise que ces points de vente assureront la disponibilité de la viande d’agneau local durant la journée, dans la limite des stocks disponibles.

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Décryptage – Quand les prix montent plus vite que les vies : la Tunisie face à une inflation qui ne dit pas son nom

26. Mai 2026 um 06:36

Le matin, dans les marchés tunisiens, il existe désormais un silence particulier. Un silence lourd, discret, presque invisible. Celui des familles qui calculent avant de remplir un panier. Celui des commerçants qui s’excusent presque en annonçant un nouveau prix. Celui des retraités qui regardent longuement les étals avant de renoncer à certains produits devenus trop chers. L’inflation n’est pas seulement un indicateur publié par les institutions. Elle est devenue une sensation quotidienne. Une fatigue collective. Une inquiétude qui s’installe dans les conversations familiales, dans les taxis, dans les cafés, jusque dans les regards.

Car lorsque les prix augmentent plus vite que les revenus, ce n’est pas uniquement le pouvoir d’achat qui s’effondre. C’est aussi une forme de confiance sociale. La capacité de se projeter dans l’avenir. Le sentiment que le travail permet encore de vivre dignement.

En Tunisie, le débat économique continue pourtant souvent d’être abordé à travers des mécanismes techniques qui donnent parfois l’impression que l’économie se résume à des tableaux Excel et à des courbes statistiques. Or, derrière chaque point d’inflation supplémentaire, il y a des existences concrètes qui se contractent. Des projets différés. Des sacrifices silencieux. Et surtout une vérité que l’on refuse parfois de regarder en face : l’inflation tunisienne ne relève pas uniquement d’un problème monétaire. Elle est devenue le symptôme d’un modèle économique profondément vulnérable.

L’inflation tunisienne : le miroir d’une dépendance ancienne

Pendant des décennies, une grande partie de la pensée économique dominante a défendu l’idée selon laquelle l’inflation était avant tout une question de monnaie. Trop d’argent en circulation provoquerait mécaniquement une hausse généralisée des prix. Cette vision, largement popularisée par Milton Friedman, a profondément influencé les politiques économiques contemporaines. Dans cette logique, la solution semble évidente : augmenter les taux d’intérêt pour freiner le crédit, ralentir la consommation et calmer l’inflation. Mais la Tunisie ne vit pas une inflation classique de surchauffe économique. Elle traverse une inflation enracinée dans ses fragilités structurelles.

Lorsque les prix internationaux du blé augmentent, la Tunisie subit immédiatement le choc. Lorsque le pétrole flambe, l’ensemble de l’économie est contaminé : transport, production, agriculture, logistique, consommation. Lorsque les chaînes d’approvisionnement mondiales se dérèglent, les tensions apparaissent rapidement sur les marchés locaux. La dépendance aux importations transforme chaque turbulence géopolitique internationale en tension sociale intérieure.

Et cette dépendance n’est pas seulement économique ; elle est devenue psychologique. Chaque crise mondiale rappelle brutalement à quel point le pays reste vulnérable aux décisions, aux conflits et aux spéculations qui se jouent ailleurs.

La pandémie mondiale avait déjà révélé cette fragilité. Puis les tensions géopolitiques internationales ont aggravé les déséquilibres énergétiques et alimentaires. Les coûts du transport maritime ont explosé. Les matières premières sont devenues plus chères. Dans un pays importateur net comme la Tunisie, ces chocs extérieurs pénètrent immédiatement dans la vie quotidienne.

Mais réduire l’inflation tunisienne à une simple inflation importée serait encore insuffisant. Car il existe aussi des fractures internes que l’on évoque souvent à demi-mot.

Les chemins invisibles de la spéculation et des dysfonctionnements

Entre le producteur et le consommateur tunisien, les circuits de distribution ressemblent parfois à un labyrinthe opaque. Les intermédiaires se multiplient. Les coûts s’accumulent. Les marges gonflent. Certaines pratiques spéculatives prospèrent sur les pénuries réelles ou artificielles. L’économie informelle brouille davantage les mécanismes de contrôle et de transparence.

Dans certaines régions, des agriculteurs vendent leurs produits à des prix dérisoires pendant que les consommateurs urbains les achètent à des tarifs exorbitants. Entre les deux, une chaîne entière de dysfonctionnements absorbe la valeur.

Cette situation nourrit une forme d’exaspération sociale diffuse. Car le citoyen finit par avoir le sentiment que les prix ne répondent plus à une logique économique compréhensible. L’inflation devient alors une expérience émotionnelle autant qu’économique. Elle produit de la frustration, de la colère, parfois même un sentiment d’injustice.

Et dans ce contexte, la réponse classique consistant à relever les taux directeurs apparaît de plus en plus déconnectée de la réalité vécue.

Quand le remède risque d’affaiblir davantage le malade

La hausse des taux d’intérêt repose sur une idée simple : rendre l’argent plus cher pour ralentir la demande. Mais que se passe-t-il lorsque la demande est déjà fragile ? Lorsque les ménages réduisent déjà leur consommation par contrainte et non par excès ? Lorsque les entreprises hésitent déjà à investir faute de visibilité ?

En Tunisie, la politique monétaire encore restrictive agit parfois comme un frein supplémentaire sur une économie déjà ralentie. Le jeune entrepreneur qui voulait agrandir son activité découvre des conditions de crédit plus difficiles. La PME qui espérait moderniser ses équipements reporte ses investissements. Le ménage qui rêvait d’acquérir un logement abandonne son projet face à l’explosion des mensualités. L’économie se fige progressivement.

Le paradoxe devient alors cruel : les prix continuent d’augmenter tandis que l’activité ralentit. Cette situation rappelle les grandes crises de stagflation qui ont marqué plusieurs économies dans l’histoire contemporaine. Une inflation persistante combinée à une croissance faible crée un climat économique profondément anxiogène. Les entreprises vendent moins mais paient plus cher leurs coûts de production. Les ménages gagnent relativement moins mais dépensent davantage pour survivre. L’économie cesse alors d’être un espace de progrès pour devenir un espace de résistance.

Le retour des grands débats économiques oubliés

Ce que vit aujourd’hui la Tunisie réactive en réalité des débats intellectuels anciens mais essentiels. Dans les années 1950 et 1960, plusieurs économistes du courant structuraliste latino-américain avaient déjà critiqué l’idée selon laquelle les pays en développement pouvaient combattre l’inflation uniquement par des politiques monétaires restrictives. Pour des penseurs comme Raúl Prebisch (1), les économies périphériques souffraient surtout de déséquilibres structurels : dépendance extérieure, faiblesse industrielle, vulnérabilité commerciale et rigidités productives.

Le cas tunisien illustre aujourd’hui cette réalité avec une force particulière. Une économie qui dépend massivement des importations énergétiques et alimentaires reste exposée à des formes d’inflation que les taux d’intérêt ne peuvent pas réellement neutraliser. On ne résout pas une pénurie de production par une contraction du crédit. On ne corrige pas des infrastructures défaillantes avec des outils monétaires. On ne combat pas des spéculations logistiques uniquement depuis une banque centrale.

Même au niveau international, les certitudes commencent à vaciller. Après les grandes secousses inflationnistes post-pandémie, plusieurs économistes occidentaux ont reconnu que l’inflation contemporaine provenait largement des chaînes d’approvisionnement mondiales, des tensions géopolitiques et des crises énergétiques plutôt que d’une simple surconsommation.

La Tunisie se trouve ainsi au cœur d’une question fondamentale : peut-on continuer à appliquer mécaniquement des recettes économiques standardisées à une réalité profondément spécifique ?

Une société qui s’épuise lentement

Mais les conséquences les plus profondes de l’inflation sont peut-être ailleurs. Elles se nichent dans l’usure psychologique d’une société qui s’adapte en permanence à la hausse des prix. Les familles modifient leurs habitudes alimentaires. Les classes moyennes réduisent leurs loisirs. Les jeunes retardent leurs mariages ou leurs projets immobiliers. Les parents multiplient les arbitrages douloureux entre santé, éducation et consommation courante. Même les petits plaisirs deviennent des calculs.

L’inflation transforme discrètement la manière de vivre. Et lorsque cette situation dure, elle finit par altérer le lien social lui-même. La confiance dans les institutions s’effrite. Le sentiment d’ascension sociale disparaît. Le travail semble parfois ne plus suffire pour maintenir une stabilité minimale. Une forme de lassitude collective s’installe progressivement. Dans ce climat, la question économique devient aussi une question politique et morale. Car une société qui ne parvient plus à protéger ses classes moyennes fragilise son équilibre profond.

Repenser le développement avant de simplement combattre les prix

La Tunisie se trouve aujourd’hui devant un choix historique. Continuer à traiter l’inflation uniquement comme un problème monétaire reviendrait à s’attaquer aux symptômes sans toucher aux causes profondes.

Le véritable défi est ailleurs : reconstruire une capacité productive nationale plus solide. Réduire les dépendances stratégiques. Moderniser les infrastructures logistiques. Investir dans l’agriculture, les énergies renouvelables et l’industrie locale. Réorganiser les circuits de distribution. Restaurer une forme de souveraineté économique. Cela exige une vision à long terme, à contre-courant des logiques de gestion immédiate. Car au fond, l’inflation tunisienne raconte une histoire plus vaste que celle des prix. Elle raconte les fragilités d’un modèle économique longtemps fondé sur la dépendance, la consommation importée et la vulnérabilité extérieure. Elle révèle aussi les limites d’une époque où l’on croyait que les banques centrales pouvaient, à elles seules, réguler les déséquilibres sociaux et économiques.

Aujourd’hui, la Tunisie ne se confronte pas uniquement à une poussée inflationniste passagère. Elle est surtout placée devant une question fondamentale et historique : quel modèle de développement économique souhaite-t-elle bâtir pour les générations futures et pour les décennies à venir ?

Et peut-être que la véritable réponse à l’inflation ne se trouve pas uniquement dans les taux d’intérêt, mais dans la capacité collective à produire davantage, à dépendre moins, et surtout à redonner aux citoyens une chose devenue rare : la confiance dans demain.

 

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Références :

(1)  Raúl Prebisch (1901–1986) est l’un des grands penseurs du développement économique et le principal représentant du courant structuraliste latino-américain. Il est surtout connu pour la thèse de Singer-Prebisch, élaborée avec Hans Singer, selon laquelle les pays en développement subissent une dégradation progressive des termes de l’échange dans le commerce mondial.

Selon cette théorie, les pays de la « périphérie » exportent principalement des matières premières à faible valeur ajoutée, tandis que les pays du « centre » exportent des produits industriels et technologiques plus coûteux. Avec le temps, les prix des matières premières augmentent moins vite que ceux des produits manufacturés, obligeant les pays en développement à exporter davantage pour importer la même quantité de biens industriels. Cette dynamique entretient une dépendance structurelle et freine le développement économique autonome.

Les travaux de Prebisch ont fortement influencé la théorie de la dépendance et ont servi de fondement aux politiques d’industrialisation par substitution aux importations (ISI), qui visaient à protéger les industries nationales naissantes afin de réduire la dépendance extérieure.

Sur le plan institutionnel, il fut le premier gouverneur de la Banque centrale d’Argentine, directeur de la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes) entre 1950 et 1963, puis premier secrétaire général de la CNUCED entre 1965 et 1969. Son héritage intellectuel demeure central dans les débats contemporains sur les inégalités Nord-Sud, la souveraineté économique et les stratégies de développement des pays émergents.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Le pétrole en chute sur fond d’apaisement iranien

25. Mai 2026 um 11:32

Les prix du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 25 mai, poursuivant la tendance baissière amorcée la semaine précédente, dans un contexte de regain d’optimisme sur les marchés concernant une possible détente au Moyen-Orient.

Selon les données du marché, les cours ont atteint leur plus bas niveau depuis environ deux semaines, les investisseurs anticipant une amélioration potentielle des perspectives d’approvisionnement en provenance de la région du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré, samedi 23 courant, que Washington et Téhéran avaient « largement négocié » un accord de paix susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Sur le marché, le Brent pour livraison en juillet 2026 a chuté de 5,35 % ce lundi, s’établissant à 98 dollars le baril; idem pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui a lui chuté de 5,68 % pour atteindre 91,11 dollars le baril, selon les données de trading.

Cette baisse intervient après une période de forte volatilité, durant laquelle les prix avaient connu des fluctuations importantes, avant de repartir à la baisse sous l’effet d’une diminution des primes de risque géopolitique.

Les analystes estiment que ce mouvement reflète principalement une détente des inquiétudes liées à l’offre, les marchés réévaluant les risques dans un contexte où les évolutions diplomatiques autour du dossier iranien restent déterminantes pour l’équilibre énergétique mondial.

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Le pétrole recule face aux annonces de désescalade entre Washington et Téhéran

20. Mai 2026 um 07:36

Les prix du pétrole ont reculé ce mercredi 20 mai après les déclarations du président américain, Donald Trump, affirmant que la guerre avec l’Iran pourrait prendre fin « très rapidement », ce qui ravive les anticipations d’un apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, selon plusieurs sources de marché.

Les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont chuté de 0,54 $, soit 0,49 %, à 110,7 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain ont reculé de 0,49 $, soit 0,47 %, à 103,7 $.

Les analystes soulignent cependant que cette détente reste fragile. Car malgré les signaux d’apaisement, les risques sur l’approvisionnement mondial demeurent élevés, notamment en raison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz et des incertitudes sur la stabilité d’un éventuel accord.

Dans l’ensemble, les marchés énergétiques restent donc suspendus aux évolutions diplomatiques et militaires entre Washington et Téhéran, dans un contexte où toute escalade ou rupture de négociations peut rapidement inverser la tendance des prix.

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Monoprix lance un appel à candidatures pour le poste d’administrateur indépendant

02. Mai 2026 um 12:22

La société Monoprix a annoncé l’ouverture d’un nouvel appel à candidature en vue de la désignation d’un administrateur indépendant. Le mandat concerné s’étendra sur une période de trois ans, couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028.

Les candidats intéressés doivent répondre à plusieurs critères au moment du dépôt de leur dossier. Ils doivent notamment être titulaires d’au moins une maîtrise ou d’un diplôme équivalent.

Une expérience professionnelle d’au moins dix ans est également requise, dans des domaines liés à la grande distribution, au commerce ou à la logistique. Les profils issus d’autres spécialités sont aussi admissibles, notamment en gouvernance d’entreprise, management ou ingénierie (agroalimentaire, industrielle ou informatique).

Par ailleurs, les candidats doivent avoir déjà exercé en tant que membre d’un conseil d’administration, condition essentielle pour ce type de mandat.

Modalités de dépôt des candidatures

Les dossiers de candidature doivent être transmis ou déposés au siège social de la société, par tout moyen laissant une trace écrite. La date limite de réception est fixée au vendredi 15 mai 2026 à 17h.

Tout dossier incomplet ou soumis hors délai ne sera pas pris en considération.

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Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

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Flambée des tarifs des musées : la Fi2T dénonce une décision “extrêmement préjudiciable”

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) est montée au créneau après la publication, le 31 mars 2026 au Journal Officiel, d’une décision actant la révision des droits d’entrée aux sites culturels relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle.

C’est une annonce qui a provoqué « stupéfaction » et incompréhension au sein des professionnels du secteur. La hausse brutale des tarifs d’entrée aux musées et sites archéologiques en Tunisie, annoncée le 31 mars pour une application à compter du 1er avril, a provoqué l’ire des agences de voyages spécialisées dans l’organisation des excursions et circuits impliquant des visites culturelles et pour cause.

 À titre d’exemple, le tarif d’accès au Musée national du Bardo a été majoré de 130 % pour les visiteurs étrangers, tandis que d’autres sites ont enregistré des augmentations avoisinant les 70 %.

La méthode pointée du doigt

Dans un communiqué, la Fi2T reconnaît sans détour la légitimité d’une réévaluation tarifaire; elle rappelle indéniablement que « la valorisation de notre patrimoine doit s’accompagner d’une mise à jour des prix ». L’organisation patronale souligne que les tarifs tunisiens restaient, jusqu’ici, « modestes comparés à ceux pratiqués dans d’autres pays ».

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Sur les réseaux sociaux, des photos publiées montrant clairement que la hausse a également pris de court les musées et sites relevant du ministère de la Culture n’ayant même pas eu le temps d’imprimer les nouveaux tarifs.

Mais au-delà du principe, c’est la méthode qui a fait réagir. « Là où le bât blesse, c’est la promptitude de la décision, l’application immédiate, sans préavis ni concertation avec la profession », déplore la Fédération.

Les conséquences pourraient être lourdes pour les agences de voyage spécialisées dans le tourisme réceptif. Car selon la même source, « les effets qui en découlent sont extrêmement préjudiciables » et pourraient engendrer « des pertes estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours » pour certaines structures.

Tarifs déjà négociés

En cause : les engagements contractuels liant les agences tunisiennes à leurs partenaires internationaux. Les forfaits touristiques étant négociés et signés à l’année, toute modification tarifaire en cours d’exercice ne peut être répercutée ni sur les tour-opérateurs étrangers ni sur les clients finaux.

Résultat : « pour l’année 2026, cette augmentation tarifaire ne sera pas prise en charge par le tour-opérateur étranger et encore moins par le client final (…), c’est l’agence de voyage tunisienne qui supportera toute cette charge impromptue », précise encore la Fi2T.

Une situation jugée d’autant plus paradoxale que le tourisme culturel constitue un levier stratégique pour la destination Tunisie. Dans un ton particulièrement ironique, la Fi2T conclut : « Belle manière d’encourager les opérateurs du tourisme culturel !!! Quel gâchis ».

Face à cette décision unilatérale, la profession appelle implicitement à une meilleure concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur, afin d’éviter que des mesures de valorisation du patrimoine ne se traduisent, à court terme, par un affaiblissement de la chaîne touristique.

D.T

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Huile d’olive : La colère des agriculteurs face à un prix jugé intenable

25. Dezember 2025 um 14:31

La fixation d’un prix de référence de 10 dinars le kilo pour l’huile d’olive au niveau des huileries déclenche une vive contestation chez les producteurs. Le Syndicat des agriculteurs tunisiens dénonce une décision qu’il juge déconnectée des coûts réels et avertit des risques sérieux pour l’avenir de la filière oléicole.

La décision conjointe des ministères de l’Agriculture et du Commerce d’instaurer un prix de référence mobile pour l’huile d’olive continue de susciter de vives réactions. Aujourd’hui, sur les ondes d’Express fm, le président du Syndicat des agriculteurs tunisiens (Synagri), Midani Dhaoui, a publiquement critiqué cette mesure, estimant qu’elle accentue les tensions au sein de la filière. Selon lui, le prix arrêté ne reflète ni la réalité des coûts de production ni les équilibres économiques du secteur.

Une décision qui fracture la filière

Pour le Synagri, la fixation du prix à 10 dinars le kilo au niveau des huileries a créé un climat de crispation inédit entre agriculteurs et propriétaires d’huileries. Midani Dhaoui affirme que cette situation a conduit certaines unités de transformation à refuser la réception des olives, paralysant partiellement la campagne oléicole dans plusieurs régions. Il dénonce une mesure « improvisée » qui n’a pas fait l’objet d’une concertation globale avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le cœur du désaccord réside dans l’écart entre le prix de référence fixé et les coûts réels supportés par les agriculteurs. Le président du syndicat souligne que la majorité de la production actuelle provient désormais de cultures irriguées, nettement plus coûteuses en raison de la hausse des intrants, de l’énergie et de la main-d’œuvre.

Dans ces conditions, le prix annoncé ne permettrait pas de couvrir les frais engagés, faisant peser l’essentiel de l’effort financier sur le seul producteur. Il estime que le prix réel devrait se situer à pas moins de 14 dinars le kilogramme, et ce, afin d’absorber les coûts de production, de transformation et de commercialisation.

Inquiétudes sur l’avenir de l’oliveraie tunisienne

Midani Dhaoui a également pointé la faible valorisation de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux. Malgré une qualité reconnue parmi les meilleures au monde, le produit tunisien demeure, selon lui, vendu à des prix inférieurs à ceux de nombreux concurrents. Il attribue cette situation à des politiques conjoncturelles et à des décisions prises dans l’urgence, sans vision stratégique à long terme.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le syndicat s’inquiète pour la pérennité d’un patrimoine agricole estimé à près de 120 millions d’oliviers. En l’absence de politiques proactives garantissant une rémunération équitable des producteurs, Midani Dhaoui redoute un désengagement progressif des agriculteurs et une fragilisation durable de la filière, pourtant centrale pour l’économie nationale et les exportations.

Appel à une révision des prix

Face à cette situation, le président du Synagri appelle les autorités à revoir leur approche et à fixer des prix « réels », alignés sur les coûts de production. Il estime qu’assurer aux agriculteurs des revenus décents constitue une condition indispensable pour préserver la filière, apaiser les tensions avec les huileries et maintenir la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce, ont conjointement annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des huileries. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Selon ce communiqué, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Prix des voitures en Tunisie : Un mur infranchissable pour les acheteurs

08. Dezember 2025 um 12:40

Le marché automobile tunisien est à la croisée des chemins. Les tarifs des véhicules flambent, les modèles populaires sont saturés, et le parc vieillit rapidement. Selon Brahim Debbech, président de la Chambre des concessionnaires et constructeurs automobiles, le système actuel de taxes et de montage local rend l’accès à la voiture quasi impossible pour le citoyen moyen.

Les voitures neuves, même basiques, atteignent des prix prohibitif. Entre la fiscalité qui pèse sur presque la moitié du coût final, les frais d’importation, et le surcoût des technologies modernes (voitures électriques, hybrides, connectées), la voiture est devenue un luxe. Le pouvoir d’achat tunisien, fragilisé, ne peut plus suivre. Les acheteurs sont contraints de se tourner vers des solutions alternatives ou de différer leur acquisition.

La voiture populaire : un succès coincé

Les modèles dits « populaires », plafonnés à 35.000 dinars, connaissent une demande explosive. Plus de 7800 unités ont été vendues jusqu’à fin octobre, et le chiffre devrait dépasser 10.000 pour 2025. Pourtant, de nombreux Tunisiens attendent leur véhicule depuis plusieurs années, soulignant un déséquilibre profond entre capacité de production et besoins du marché.

Pour contourner les prix, près de 25.000 véhicules ont été importés via le mécanisme FCR jusqu’à fin octobre 2025. Une bouffée d’air pour les acheteurs, mais une solution provisoire. Elle ne résout ni l’inaccessibilité des véhicules neufs, ni le vieillissement du parc, dont 50% des voitures ont plus de 15 ans.

La transition électrique freinée par le coût et l’infrastructure

Le marché des véhicules électriques reste embryonnaire : à peine 400 voitures enregistrées en 2025. L’insuffisance des bornes de recharge (moins de 160 dans tout le pays) et le coût élevé empêchent tout essor. Même les modèles hybrides et rechargeables, malgré les mesures fiscales prévues en 2026, ne verront leurs prix baisser que marginalement.

La Tunisie possède un secteur des composants robustes, mais la production locale de voitures s’effondre. Les taxes cumulées sur les composants et le véhicule assemblé rendent le montage local non compétitif, favorisant l’importation et maintenant des prix élevés pour les consommateurs. Une occasion manquée de produire à moindre coût et d’ouvrir des perspectives d’exportation.

Solutions pour rendre la voiture accessible

Brahim Debbech préconise trois leviers pour rendre la voiture accessible :

  • Réviser la fiscalité sur les véhicules de petite taille pour réduire l’écart entre modèles populaires et non-populaires ;
  • Relancer la production locale avec des mesures fiscales et industrielles attractives ;
  • Développer les infrastructures électriques pour soutenir la transition vers les véhicules modernes et réduire le coût global pour l’utilisateur.

Certaines catégories, notamment les hybrides rechargeables, pourraient bénéficier d’allègements fiscaux et voir leurs prix légèrement diminuer. Mais pour que le marché retrouve un équilibre, une réforme structurelle est nécessaire, impliquant fiscalité, production et politique d’importation.

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Donald Trump reçoit le tout premier « FIFA Peace Prize »

05. Dezember 2025 um 18:45

Lors du tirage au sort officiel de la 2026 FIFA World Cup, tenu ce vendredi au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington D.C., la FIFA a officiellement décerné son tout nouveau “FIFA Peace Prize – Football Unites the World” à Donald J. Trump.

La cérémonie, orchestrée par le président de la FIFA, Gianni Infantino — un fidèle allié du président américain — a vu l’attribution du trophée inaugural, présenté comme une version “footbalistique” du Prix Nobel de la Paix.

Actions exceptionnelles

Selon la FIFA, ce prix récompense des “actions exceptionnelles en faveur de la paix” et un “engagement sans faille pour unir les peuples”.

Sur le tapis rouge à Washington, Trump — accompagné de proches personnalités internationales venues pour le tirage au sort — a reçu le trophée, décrit par certains comme “trois fois plus imposant que le trophée de la Coupe du monde”.

Dans son allocution, Infantino a salué le “travail de réconciliation” et les “initiatives diplomatiques” menées dernièrement, affirmant qu’elles incarnaient l’esprit de paix que la FIFA souhaitait honorer.

Lire aussi : Nobel de la paix : Le rêve trumpien s’effondre !

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Inflation : L’INS annonce une stabilisation à 4,9% en novembre

05. Dezember 2025 um 15:44

L’inflation en Tunisie est restée fixée à 4,9% au mois de novembre, selon les dernières données publiées par l’Institut National de la Statistique. Cette stabilité résulte de mouvements contrastés entre plusieurs groupes de produits, certains affichant une hausse, d’autres un ralentissement. L’évolution des prix alimentaires, des services et du logement a joué un rôle déterminant dans ce maintien du niveau général des prix.

Tendances générales des prix

L’INS indique que le taux global est demeuré inchangé, malgré une accélération des prix de l’alimentation (5,8% contre 5,6% en octobre) et du logement, de l’eau et du gaz (3,5% contre 3,4% un mois plus tôt).

En parallèle, plusieurs catégories ont contribué à tempérer cette progression, notamment la restauration, les cafés et l’hôtellerie, dont la hausse est descendue à 6,2% après 7,5%, ainsi que les meubles et articles de ménage, dont la croissance est légèrement revenue à 4,8%.

Alimentation : des augmentations marquées

Les prix alimentaires continuent de tirer l’inflation vers le haut. L’INS relève des hausses significatives sur un an : +18,5% pour la viande d’agneau, +15,9% pour les légumes frais, +11,5% pour les fruits, +10,4% pour la viande bovine, et +10% pour les poissons.

Seule exception notable : les huiles alimentaires, en recul de 17,3%, ce qui allège partiellement la pression sur le panier du consommateur.

Les produits manufacturés enregistrent une hausse de 5%, principalement portée par l’habillement et les chaussures (+9,2%) et les produits d’entretien du foyer (+5%).

Du côté des services, la progression annuelle atteint 4%. Les activités de restauration, cafés et hôtels demeurent les plus dynamiques, avec une augmentation de 6,2%.

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Huile d’olive en Tunisie : Appel à encadrer les prix entre 6 et 10 dinars

26. November 2025 um 10:52

Lors d’une intervention sur la radio nationale ce mercredi 26 novembre, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur, a proposé l’instauration de tarifs encadrés pour l’huile d’olive.

Il recommande des prix allant de 9 à 10 dinars, et 6 dinars pour la qualité moyenne. Il a également dénoncé la flambée des prix et les pratiques spéculatives alimentées par une « ingénierie sociale planifiée ».

Proposition de prix différenciés

Lotfi Riahi a appelé à fixer des tarifs accessibles pour l’huile d’olive, produit emblématique et de consommation courante en Tunisie. Il plaide pour des prix encadrés entre 9 et 10 dinars pour les catégories supérieures et à 6 dinars pour les qualités moyennes.

Il demande parallèlement l’instauration d’un plafond clair pour les marges bénéficiaires, estimant que les hausses actuelles ne reflètent ni les coûts réels ni l’intérêt du consommateur. Il a notamment pointé la hausse observée dans plusieurs secteurs, citant en exemple celui de l’habillement.

Dénonciation des pratiques industrielles

Le président de l’Organisation a dénoncé l’utilisation de matières premières subventionnées revendues ensuite à des prix non régulés, qualifiant ces pratiques de préjudiciables et contraires à l’équité économique.

Il a évoqué un phénomène plus large : la montée de l’ingénierie sociale numérique, qu’il considère comme une forme de manipulation subtile influençant le comportement des citoyens. Selon lui, certaines flambées de prix sont le résultat d’une stratégie planifiée favorisant la spéculation et affaiblissant la capacité d’achat des consommateurs.

Tensions inflationnistes

La question des prix des produits de base demeure sensible dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat, l’irrégularité de l’offre, et des circuits de distribution souvent opaques.

L’huile d’olive, malgré une production nationale importante, connaît régulièrement des hausses tarifaires contestées. Les consommateurs réclament davantage de transparence, tandis que les acteurs du secteur invoquent les coûts, l’exportation et les variations de récolte.

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Tunisie : Le ministère du Commerce annonce un gel des hausses des prix pour 2026

07. November 2025 um 19:26

Le gouvernement tunisien promet une année 2026 sans nouvelles hausses des prix des produits encadrés. Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a annoncé, lors de la présentation du budget 2026 de son département devant la Commission parlementaire de l’industrie et du commerce, que les augmentations seront gelées, sauf en cas de nécessité extrême, afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Un budget en hausse pour stabiliser les prix

Le budget global du ministère du Commerce s’élèvera en 2026 à 4,26 milliards de dinars, contre 3,97 milliards en 2025, soit une hausse de près de 289 millions de dinars. Cette enveloppe, représentant 6,7% du budget de l’État, servira principalement à renforcer la sécurité d’approvisionnement, stabiliser les prix et moderniser les circuits commerciaux.

Le ministre a précisé que des plafonds temporaires seront instaurés pour les produits connaissant une hausse excessive, et que le gouvernement travaillera avec les professionnels pour réviser certaines marges bénéficiaires à la baisse. Parallèlement, le réseau des points de vente directs du producteur au consommateur sera étendu pour offrir aux ménages des produits à prix préférentiels.

Samir Abid a indiqué que son département dispose déjà d’un stock stratégique couvrant deux mois pour les produits sensibles. En 2026, les priorités du ministère porteront sur le renforcement du stockage stratégique, l’importation raisonnée et la gouvernance du marché afin d’éviter les pénuries et d’assurer une répartition équitable entre les régions.

Une réforme numérique du système de subvention

Dans le cadre de la réforme du système de compensation, le ministère entend numériser entièrement les circuits de distribution des produits subventionnés pour en garantir la traçabilité et lutter contre la contrebande ou les détournements.

Des contrôles conjoints renforcés et des sanctions plus sévères seront appliqués aux contrevenants.

Le ministère poursuivra la modernisation du tissu commercial, notamment à travers la mise à niveau des abattoirs de la Société des Viandes et l’extension du réseau de la Société Ellouhoum, qui verra la création de cinq nouveaux points de vente par an entre 2026 et 2030.

La réhabilitation du marché de gros national de Bir El Kassâa figure également parmi les priorités du programme d’amélioration des infrastructures commerciales.

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Tunisie : Prix plafonnés des bananes, annonce le ministère du Commerce

01. Oktober 2025 um 13:38

Le ministère du Commerce vient de fixer les prix maximums pour la vente au détail de la banane : 5 dinars le kilo pour la banane égyptienne et 7 dinars le kilo pour les autres provenances, a annoncé la décision à l’origine des mesures de contrôle.

Les autorités de régulation multiplient les opérations de terrain : saisies des lots issus de la contrebande ou des circuits parallèles vendus « à prix chocs », puis réinjection de ces quantités dans des espaces de vente organisés au tarif plafonné, a-t-on également annoncé.

Ce n’est pas la première fois que l’État intervient sur le prix de la banane en Tunisie. Depuis au moins 2023–2025, plusieurs épisodes ont illustré la même logique : fixation de plafonds temporaires, campagnes d’approvisionnement massive pour stabiliser le marché, et mises en garde du ministère contre les dépassements tarifaires.

En mars 2024, par exemple, des approvisionnements avaient permis de ramener le prix autour de 7,5 dinars le kilo après des fluctuations importantes ; précédemment, des plafonds à 5 dinars avaient déjà été évoqués dans des contextes de forte tension.

Ces précédents montrent une politique récurrente : agir sur l’offre et contrôler la distribution pour contenir l’inflation sur les produits sensibles.

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Viande rouge : La police municipale de Ben Arous annonce son engagement dans la baisse des prix

01. Oktober 2025 um 13:32

Le chef de la brigade régionale de la police municipale de Ben Arous, le commandant Makram El Mansi, a annoncé ce mercredi 1er octobre 2025 l’implication des services de sécurité dans la mise en œuvre de l’initiative présidentielle visant à réduire le prix de la viande rouge à 40 dinars le kilo pour l’agneau.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, il a précisé qu’un nombre croissant de fournisseurs s’est engagé volontairement dans cette démarche. L’initiative couvre exclusivement la viande produite localement.

Pour sa part, le président de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur (OTOC), Lotfi Riahi, a rappelé que les marges bénéficiaires des bouchers pouvaient atteindre 34 dinars par kilo, soulignant que plusieurs d’entre eux ont également choisi d’adhérer à la mesure.

Cette annonce s’inscrit dans le cadre des efforts du chef de l’État pour alléger la pression sur le pouvoir d’achat des Tunisiens, à un moment où les prix de la viande avaient atteint des niveaux jugés excessifs par les associations de consommateurs.

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