Normale Ansicht

Pourquoi l’ambassadeur d’Espagne est allé voir le ministre du Tourisme

Isidro Antonio González Afonso, ambassadeur d’Espagne, a été reçu le 3 août 2026 par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya. Derrière cette rencontre, un dossier qui fait couler beaucoup de salive.

C’était loin d’être une simple visite protocolaire: l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio González Afonso, s’est rendu au siège du ministère du Tourisme pour rencontrer Sofiene Tekaya.

Le communiqué officiel publié par son département parle notamment  de  » créer de nouvelles opportunités d’investissement, notamment à travers des actions visant à rouvrir un certain nombre d’établissements hôteliers confrontés à des difficultés, ainsi que certains établissements actuellement fermés « .

Au-delà de ces bonnes intentions, il est de notoriété publique que les investissements dans le tourisme en général et l’hôtellerie en particulier, sont une affaire relevant du secteur privé, les institutions publiques n’ayant qu’un rôle de régulateur et de suivi de la bonne application des règlementations et lois en vigueur.

Sauf que ce communiqué n’aborde pas le principal sujet qui aurait été, selon nos sources, évoqué, et qui est au cœur de la visite de l’ambassadeur. Selon nos informations, un groupe espagnol parmi les leaders du marché était en lice pour le rachat d’un hôtel à Djerba. Sauf que les autorités tunisiennes n’auraient pas accepté que la transaction se fasse bien qu’il s’agisse d’un IDE (investissement direct étranger).

En l’absence de toute clarification de part et d’autre, les raisons de ce refus sont totalement obscures.

L’article Pourquoi l’ambassadeur d’Espagne est allé voir le ministre du Tourisme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

TAV Tunisie dévoile la nouvelle édition du magazine « THE GATE », une immersion inédite au cœur du tourisme

TAV Tunisie, gestionnaire des aéroports internationaux d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a publié, à l’occasion de la saison été 2026, le tout dernier numéro de son magazine, « THE GATE ».

Conçue comme une véritable vitrine touristique, cette publication gratuite et bilingue (français/anglais), disponible en formats papier et numérique, offre aux passagers une occasion d’explorer les multiples facettes de la Tunisie.

Dans son éditorial, Mme Mélanie Lefebvre, Directrice Générale de TAV Tunisie, donne le ton de ce nouveau numéro en soulignant que le magazine est « plus qu’un simple guide ; il se veut une source d’inspiration, une invitation à aller au-delà des itinéraires habituels et à vivre pleinement [votre] expérience tunisienne ».

magazine-the-gate-tav-tunisie
Culture, patrimoine et art de vivre

Cette édition estivale convie les lecteurs à un voyage sensoriel et culturel exceptionnel à travers une découverte textuelle et visuelle des sites tunisiens classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO, sublimés par des photographies inédites. Le magazine propose également une flânerie dans les ruelles pittoresques de la Médina de Hammamet ainsi qu’une plongée fascinante dans les particularités de la poterie à Nabeul.

Sur le plan culinaire, la gastronomie locale est mise à l’honneur. Les lecteurs pourront y découvrir quelques spécificités locales qui jalonneront leur séjour, de la fameuse salade méchouia à l’incontournable bambalouni.

Une attention spéciale pour la diaspora  

Soucieux d’informer et d’accompagner au mieux tout type de voyageurs, le magazine consacre un cahier spécial aux Tunisiens Résidant à l’Étranger (TRE). Celui-ci regroupe un ensemble d’informations particulièrement utiles, faisant notamment le point sur les nouvelles démarches administratives pour le remplacement des passeports, les procédures douanières anticipées, ou encore les récents avantages accordés à la diaspora.

Sur le plan pratique, de nombreuses recommandations viennent compléter cette section, prodiguant des conseils précieux pour la location de voitures afin d’éviter toute mauvaise surprise, et rappelant les réglementations frontalières concernant l’introduction de fruits et légumes.

Agenda estival et carnet d’adresses

Mais ce n’est pas tout : pour vibrer au rythme de l’été, « THE GATE » met en exergue les grands rendez-vous culturels du pays. Le lecteur y retrouvera les dates incontournables des festivals internationaux de Carthage et de Hammamet, ainsi que du prestigieux Festival de Musique Symphonique d’El Jem, présentés comme une véritable invitation à la rencontre des artistes nationaux et internationaux qui animent les scènes estivales.

S’y ajoute un carnet d’adresses détaillé des musées de la région du Sahel dans le périmètre des deux aéroports TAV, incluant des informations pratiques de premier plan telles que les tarifs actualisés et les horaires d’ouverture.


Accessibilité et digitalisation

Pensé pour être au plus près des visiteurs, le magazine multiplie les canaux de diffusion. Dans sa version imprimée, « THE GATE » est diffusé sous douane dans les aéroports d’Enfidha et de Monastir, en particulier dans la zone de livraison des bagages à l’arrivée.

Par ailleurs, sa version digitale est promue via de nombreuses affiches disposées dans toutes les zones publiques et les principaux couloirs de passage, permettant aux voyageurs de scanner un QR Code directement sur leur smartphone. Enfin, pour rapprocher davantage cette publication des passagers au départ comme à l’arrivée, le téléchargement de la version numérique leur est automatiquement proposé dès qu’ils se connectent au réseau Wi-Fi des aéroports.

Lire aussi sur le même sujet:

The Gate, un nouveau magazine premium pour les voyageurs arrivant à Enfidha et Monastir

L’article TAV Tunisie dévoile la nouvelle édition du magazine « THE GATE », une immersion inédite au cœur du tourisme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tourisme local : quand les clients d’hôtels oublient certaines règles

Chaque année à pareille époque, les avis critiques sur les hôtels se multiplient sur les réseaux sociaux. Les groupes Facebook locaux sont légion et chacun y va de ses commentaires. Sauf que dans les milieux professionnels, on rappelle à qui veut bien l’entendre que le client a des droits, mais aussi des devoirs.

C’est devenu un sport national : à chaque période de vacances, les réseaux sociaux en Tunisie sont envahis par des commentaires et des critiques à l’égard des hôtels. Certains sont certes justifiés, d’autres sont pour le moins discutables.

Certains professionnels rappellent que la qualité d’un séjour ne dépend pas uniquement des prestations proposées par l’établissement, mais également du respect des règles de vie collective.

 Avant de juger l’hôtel, se regarder soi-même

Le constat est sans détour : le client est en droit d’attendre un service de qualité, mais il est également tenu de respecter les règles de l’établissement et les autres vacanciers.

« Avant de dénigrer, critiquer et évaluer des hôtels de façon subjective et infondée, il va de soi de s’auto-critiquer », estime un responsable d’une chaîne d’hôtels, estimant qu’une partie des difficultés rencontrées tient aussi au comportement de certains clients.

Sans vouloir généraliser, il dénonce des attitudes qu’il qualifie d’« égoïstes, incivilisées, irrespectueuses et arrogantes », allant jusqu’au vandalisme et à l’incivisme. Des comportements qui, selon lui, peuvent transformer le séjour des autres vacanciers et porter atteinte à l’image de l’établissement.

Le respect des règles commence dès l’arrivée

Pour ce professionnel, les devoirs du client commencent dès le check-in. Respecter l’heure d’arrivée prévue, libérer sa chambre à l’heure du départ ou encore éviter les nuisances sonores dans les couloirs et les chambres font partie des règles élémentaires de la vie hôtelière.

Chaises longues, piscine et espaces communs : le partage comme principe

Autre sujet sensible : l’utilisation des espaces communs. Le responsable pointe notamment la pratique consistant à réserver plusieurs transats avec des serviettes dès le matin, sans réellement les occuper.

« Mettez-vous des serviettes de bain sur cinq chaises longues à 8h du matin sans en bénéficier, et deux autres sur la plage en privant les autres de se détendre ? », demande-t-il.

La question de la piscine est également abordée, avec le respect des règles d’hygiène et la nécessité de prendre une douche avant la baignade, y compris pour les enfants.

 Les enfants, une responsabilité qui revient aussi aux parents

Dans son réquisitoire, il insiste particulièrement sur la surveillance des enfants dans les espaces communs.

« Surveillez-vous vos enfants ? Ou sont-ils délaissés toute la journée, libres de nuire aux autres résidents en toute impunité ? », écrit-il, regrettant que toute remarque adressée aux parents puisse parfois être mal accueillie.

Le même constat est dressé autour des buffets. Files d’attente non respectées, enfants qui se servent seuls, assiettes trop remplies et gaspillage alimentaire sont autant de comportements que le directeur considère comme incompatibles avec une expérience hôtelière respectueuse des autres.

« Éduquez-vous vos enfants à ne pas gaspiller la nourriture ? Donnez-vous le bon exemple ? », lance-t-il.

Le buffet n’est pas un libre-service sans limites

Le même professionnel s’interroge également sur certaines habitudes plus difficiles à justifier : nourriture emportée du buffet dans des sacs de plage ou serviettes en papier, gaspillage, absence de respect des files d’attente ou encore comportement désordonné autour des points de restauration.

Derrière ces exemples, c’est une certaine conception du « tout compris » : payer pour un séjour ne signifie pas que tout comportement devient acceptable.

« Le client est roi » ne signifie pas « le client peut tout se permettre ».

La relation entre les clients et le personnel constitue un autre volet de son coup de gueule.

« Êtes-vous courtois avec le personnel ? Ou est-ce le client est roi ? Le client est arrogant et impoli ? », questionne-t-il.

Une remarque qui renvoie à un débat récurrent dans l’hôtellerie : jusqu’où doit aller la disponibilité du personnel face à un client qui considère que le paiement de son séjour lui confère tous les droits ?

Pour lui, la qualité du service passe aussi par la qualité de la relation humaine entre ceux qui accueillent et ceux qui sont accueillis.

Des gestes simples qui ont un coût

Le responsable pointe enfin une série de comportements quotidiens qui peuvent sembler anodins mais qui ont, à l’échelle d’un établissement, un coût environnemental, matériel ou financier : laisser la climatisation et les lumières fonctionner inutilement, rentrer mouillé dans les ascenseurs et les espaces communs, ne pas tirer la chasse d’eau dans les toilettes communes, jeter des mégots dans les jardins ou sur la plage.

Il évoque également les objets emportés au moment du départ, allant des produits d’accueil jusqu’aux piles des télécommandes ou au linge de chambre.

Autant de pratiques qui, selon lui, dépassent largement la simple question du comportement individuel.

Une qualité de service qui se construit à deux

Au-delà du ton volontairement provocateur, le message revient finalement à une idée simple : l’expérience hôtelière est une relation à double sens.

Le client a le droit d’exiger une prestation conforme à ce qui lui a été vendu. Mais l’établissement, son personnel et les autres clients ont également droit au respect.

« Quand ce comportement changera, vous n’aurez plus à demander si un hôtel X ou Y est bien, car vous et nous sommes le point de départ d’un service de qualité ! », conclut le directeur.

Une manière de rappeler que derrière les étoiles, les équipements, les buffets et les services proposés, la réussite d’un séjour repose aussi sur une donnée beaucoup moins mesurable : le comportement de chacun.

D.T

Photo  d’illustration générée par IA

L’article Tourisme local : quand les clients d’hôtels oublient certaines règles est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement

Tunis-Capitale continue d’attirer les grandes enseignes hôtelières, mais les chantiers à l’arrêt, certains depuis plusieurs années, rappellent les défis de l’investissement et la rigidité de la législation.

Tunis confirme son attractivité pour les grandes chaînes hôtelières internationales. Hilton, Accor, Marriott ou encore Radisson misent sur la capitale tunisienne, convaincus par le potentiel d’un marché porté par le tourisme d’affaires, les événements internationaux, le développement des quartiers du Lac et des Jardins de Carthage ainsi que la stabilité de la destination en termes d’arrivées de visiteurs de l’étranger.

Cette dynamique se traduit par plusieurs projets d’hôtels qui devraient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme au cours des prochaines années. Mais derrière ces annonces porteuses d’optimisme, la réalité des investissements demeure plus contrastée. Plusieurs projets emblématiques restent à l’arrêt, illustrant les difficultés administratives, juridiques ou financières auxquelles se heurtent les investisseurs.

5 projets portés par des enseignes internationales

Parmi les réalisations les plus avancées figure le Hilton Garden Inn des Jardins de Carthage. L’établissement de 170 chambres est annoncé pour une ouverture en janvier 2027. Il sera dirigé par Belhassen Tebourbi.

Le groupe Accor poursuit également son développement avec un Novotel actuellement en construction sur la route touristique de Gammarth. Le groupe prévoit également l’arrivée de l’enseigne Pullman aux Berges du Lac 2, rue de la Feuille d’Érable. Le contrat de franchise a été signé et l’ouverture est envisagée à l’horizon 2029-2030.

Du côté du groupe Marriott, un hôtel sous l’enseigne W Hotels est projeté dans la zone dite « Lac 0 ». Si le contrat de marque a été conclu, les travaux n’ont pas encore démarré.

Le groupe GNC poursuit, pour sa part, les travaux de son futur Radisson au Kram à un rythme peu soutenu et avec un retard conséquent sur le planning prévu. Aucune date d’ouverture est actuellement envisagée.

Ces investissements témoignent de l’intérêt renouvelé des opérateurs internationaux pour Tunis, une destination qui cherche à renforcer son offre hôtelière afin d’accompagner le développement du tourisme d’affaires, des congrès et d’une clientèle internationale à plus forte valeur ajoutée.

Des projets toujours bloqués

À côté de ces perspectives encourageantes, plusieurs dossiers restent toutefois figés depuis plusieurs années.

À Gammarth, le chantier du futur Dar Ismail (sur le site de l’ancien Kahena) est à l’arrêt, tout comme celui du projet La Cigale/Dar Naouar, porté par le groupe Majda, qui n’a toujours pas démarré.

Le projet de conversion de l’hôtel Le Palace sous enseigne Hilton demeure suspendu en raison de procédures juridiques frappant le groupe Alliance.

Aux Berges du Lac 2, le projet hôtelier développé par la société Tredco, comprenant 146 chambres et 19 suites, est interrompu depuis 2023, laissant un chantier inachevé.

Autre dossier emblématique, celui de la reconstruction de l’Hôtel du Lac, portée par la Lafico. Après l’entame des travaux de démolition, le chantier est aujourd’hui totalement interrompu.

À Sidi Bou Saïd, le mythique Hôtel Amilcar, loué par la CTDT auprès de l’UGTT, attend toujours sa renaissance. Le projet de reconstruction, qui devait aboutir à une réouverture sous l’enseigne Ritz-Carlton avec 129 suites, annoncée à l’époque pour 2014, reste lui aussi à l’arrêt.

Entre attractivité et réalités du terrain

La multiplication des signatures de contrats avec de grandes enseignes internationales confirme que Tunis conserve un réel pouvoir d’attraction auprès des investisseurs et des groupes hôteliers mondiaux. La capitale bénéficie d’atouts reconnus : une position stratégique en Méditerranée, une demande soutenue en hébergement d’affaires et une montée en gamme progressive de son offre touristique.

Toutefois, le passage de l’annonce à la réalisation demeure un exercice complexe. Les délais administratifs, les contraintes foncières, les procédures juridiques, les difficultés de financement ou encore les changements de conjoncture rallongent considérablement les calendriers d’exécution.

Si les nouveaux projets traduisent une confiance retrouvée dans le potentiel hôtelier de Tunis, ils rappellent également qu’au-delà des effets d’annonce, la réussite d’un investissement repose avant tout sur la capacité à lever les obstacles qui retardent la concrétisation des chantiers. C’est à cette condition que la capitale pourra pleinement transformer ses ambitions en nouvelles capacités d’accueil et consolider son positionnement parmi les grandes destinations urbaines de la Méditerranée.

©Destination Tunisie

L’article A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026

Le nombre total d’entrées de non-résidents en Tunisie durant le premier semestre de l’année 2026 a légèrement progressé par rapport à la même période de 2025. Zoom sur les particularités de cette période.

On craignait une baisse manifeste des arrivées touristiques en Tunisie tant l’impact du conflit armé au Moyen-Orient au cours du printemps 2026 avait provoqué un retard de réservation de séjours. Finalement, la destination tunisienne s’en sort bien pour la première moitié de l’année si l’on observe les principaux indicateurs vus de manière sommaire.

Du 1er janvier au 30 juin 2026, le nombre global d’entrées de visiteurs a très légèrement progressé de 2,1% atteignant 4 546 389 non-résidents comptabilisés aux frontières aériennes, terrestres et maritimes selon les chiffres officiels compilés par la Police aux frontières.

Européens: les Anglais en force

Le nombre total de ressortissants du continent européen entrés en Tunisie au cours du premier semestre a été en très légère hausse de 2,3% par rapport au premier semestre 2025, totalisant 1 310 780 visiteurs, correspondant à une part de marché de 28,8%, laquelle est demeurée stable ces dernières années.

Top Ten européen/évolution par rapport à S1/2025 :

1) Français : 518 113 (+2,5%)

2) Anglais: 217 354 (+8,6%)

3)  Allemands: 120 949 (+6,6%)

4) Polonais: 107 494 (-0,7%)

5) Italiens: 67 141 (+2,7%)

6) Belges: 39 373 (-2,2%)

7) Tchèques: 37 441 (-3,8%)

8) Roumains: 20 989 (-3,1%)

9) Portugais: 19 681 (+5,5%)

10) Espagnols: 14 555 (+2,5%)

Libyens en recul, Algériens en hausse.

Les visiteurs en provenance notamment d’Algérie et de Libye ont continué à dominer les entrées de non-résidents en Tunisie avec 2 443 373 visiteurs, avec une légère croissance de 1,3% en dépit d’un net recul de 10% des arrivées libyennes qui ont été compensées par une évolution de plus de 11% des Algériens.

Les Tunisiens résidents à l’étranger ont été quant à eux plus nombreux à rentrer au pays au cours de la période indiquée, avec 667 100 arrivées, en hausse de 5,8%.

©Destination Tunisie

Lire aussi:

11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

L’article Entrées de visiteurs en Tunisie : quels résultats à fin juin 2026 est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

L’article Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Djerba Music Land 2026: l’événement phare qui rythme chaque année la saison touristique de l’île

Le festival DJERBA MUSIC LAND revient du 6 au 9 août 2026 pour une onzième édition qui s’annonce comme l’un des temps forts de l’été sur l’île.

Au fil des années, DJERBA MUSIC LAND s’est imposé comme un rendez-vous majeur de la scène électronique en Méditerranée, mais aussi comme un véritable levier d’animation touristique et économique pour l’île de Djerba. Chaque été, l’événement contribue à renforcer l’attractivité de la destination en attirant un public tunisien et international venu vivre une expérience mêlant musique, loisirs et art de vivre.

Pour la troisième année consécutive, le festival prendra ses quartiers sur la terrasse-jardin du Grand Casino Djerba, un espace entièrement réaménagé permettant d’accueillir jusqu’à 3 500 festivaliers par soirée dans un cadre haut de gamme.

« Pour cette onzième édition, nous entendons poursuivre notre ambition avec la même rigueur et la même conviction : faire de Djerba une référence incontournable de la musique électronique en Méditerranée, en conjuguant excellence artistique, attractivité touristique et création de valeur pour toute l’île », déclare Mohamed Jerad, Directeur général de Tunisia Music Land, la société organisatrice de l’événement.

djerba-music-land-2026-programme

L’édition 2026 poursuivra la montée en puissance engagée ces dernières années avec des investissements importants dans les infrastructures techniques : scénographie, systèmes sonores de dernière génération, écrans géants, jeux de lumière et lasers viendront offrir un spectacle immersif inspiré des grandes destinations internationales du clubbing telles qu’Ibiza ou Mykonos.

Cette nouvelle édition s’appuie sur le succès du dixième anniversaire célébré en 2025, qui avait marqué une étape importante dans l’histoire du festival. Saluée par de nombreux professionnels et médias spécialisés, la scénographie avait notamment valu à DJERBA MUSIC LAND une première nomination tunisienne aux Heavent Awards Paris, référence mondiale de l’industrie événementielle.

Un programme inédit et diversifié

Côté programmation, le festival réunira durant quatre jours plusieurs figures majeures de la scène électronique internationale. La soirée d’ouverture sera marquée par un exceptionnel set Back-to-Back-to-Back réunissant les DJs sud-africains Caiiro, Eno Napa et Da Capo, pour quatre heures d’Afro House.

Le public retrouvera également Francis Mercier, l’une des révélations de la scène internationale, accompagné de Massala et Jawora, ainsi que Solto, Hvmza, Raffa Guido, Osfur et Cincity.

La scène tunisienne sera elle aussi largement représentée avec Mehdi Maghraoui, Guesmy, Hunter et Sarab, confirmant la volonté du festival de valoriser les talents nationaux aux côtés des plus grandes références internationales.

Parmi les rendez-vous les plus attendus figure également le retour de Oriental Night Fever, une soirée mêlant musiques orientales, performances scéniques et spectacles vivants avec Al Disco Al Arabi et le concept The Luxury Theater porté par DJ Walou, accompagné de chanteurs, danseurs Dabka, danseuses orientales et artistes de music-hall.

Le plus du Djerba Music Land

Le festival reconduit également sa formule Day & Night, inaugurée avec succès en 2024. En parallèle des soirées principales, DML Off proposera, du 7 au 9 août, des beach parties organisées chaque après-midi de 14 h à 20 h avec une programmation mêlant artistes tunisiens et internationaux.

Autre espace désormais incontournable, le DJERBA MUSIC LAND MARKET poursuivra son développement après son lancement remarqué en 2025. Pensé comme un lieu de rencontres entre artisans, créateurs, exposants et festivaliers, ce marché contribue à enrichir l’expérience du public tout en offrant une vitrine à l’économie créative locale.

Au-delà de sa programmation artistique, DJERBA MUSIC LAND confirme ainsi son rôle de catalyseur pour l’économie touristique de Djerba. En générant une fréquentation importante au cœur de la saison estivale, le festival participe au dynamisme des secteurs de l’hébergement, de la restauration, du transport, du commerce et des services, tout en renforçant le rayonnement de la destination sur la scène méditerranéenne.

 

L’article Djerba Music Land 2026: l’événement phare qui rythme chaque année la saison touristique de l’île est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Pyramids Airlines affrété pour le transport des touristes russes sur la Tunisie

C’est la compagnie aérienne égyptienne Pyramids Airlines qui va assurer les vols touristiques directs entre la Russie et la Tunisie au cours de l’été 2026.

Les désillusions de 2025 seront-elles surmontées ? Après moults annulations, reports et rebondissements, les flux touristiques russes sur la Tunisie devraient reprendre à l’été 2026.

Les deux tour-opérateurs Pegas Touristik et Biblio Globus ont en effet confirmé la mise en place de vols saisonniers à compter de la mi-juillet 2026.

En tout, un programme de 7 vols hebdomadaires dont 5 au départ de Moscou à compter du 15 juillet (lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche) et 2 de St Pétersbourg à partir du 14 juillet (mardi et vendredi) vers l’aéroport de Monastir-Habib Bourguiba.

Vols quotidiens en A321

Les deux T.O ont affrété conjointement un Airbus A321-200 de la compagnie aérienne Pyramids Airlines à raison de 110 sièges par voyagiste. Ils confirment avoir obtenu les autorisations nécessaires en vertu de la 7e liberté de l’air.

Pegas Touristik marque ainsi son retour sur la destination où il était absent depuis 5 ans.

Biblio Globus, en dépit des déboires rencontrés par le passé, maintient, avec son partenaire tunisien Carthage Group, toutes ses ambitions à l’endroit de la destination.

Les chiffres du tourisme russe sur la Tunisie

Les arrivées de touristes russes ont connu une chute vertigineuse sur la destination si l’on se réfère aux chiffres de l’année 2019 où l’on avait enregistré 633 mille visiteurs; chiffre tombé après le Covid et la guerre Russie-Ukraine à 24 mille en 2023, 14 mille en 2024, avant de reprendre très légèrement en 2025 avec 35 mille arrivée.

Le programme annoncé par Pegas Touristik et Biblio Globus permettrait de drainer environ 1540 clients par semaine dans le meilleur des cas.

Lire aussi dans nos archives:

Pourquoi le voyagiste Biblio Globus intente un procès contre une compagnie aérienne tunisienne

Faut-il s’attendre à un retour des touristes russes en Tunisie ?

L’article Pyramids Airlines affrété pour le transport des touristes russes sur la Tunisie est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Interview : Phillip Iveson, Director of Accommodation Product and Sourcing at TUI Group

Phillip Iveson, recently visited Tunisia with his senior leadership team to engage directly with key Tunisian partners. The meeting provided an opportunity to present the Group’s strategic outlook and reaffirm its growing commitment to the destination.

Phillip Iveson était récemment en Tunisie avec son équipe de direction afin de rencontrer directement ses principaux partenaires tunisiens. Cette rencontre a été l’occasion de présenter les perspectives stratégiques du Groupe et de réaffirmer son engagement croissant envers cette destination.

In an exclusive interview with Destination Tunisie, he discussed the purpose of his visit and the importance of Tunisia within TUI’s global portfolio. He also shared his perspectives on the Group’s announced growth ambitions and what these translate to on the ground in practical terms.

The conversation further explored the role of local partnerships in sustaining and developing the destination, as well as emerging shifts in customer behaviour towards Tunisia.
Looking ahead, he outlined the destination’s prospects, highlighting broadly positive forecasts for the summer season and the prevailing sense of optimism.

The discussion also touched on the increasing role of artificial intelligence in travel planning, product sourcing, and customer experience across the tourism industry.

Lors d’un entretien exclusif accordé à Destination Tunisie, il a évoqué l’objectif de sa visite et l’importance de la Tunisie au sein du portefeuille mondial de TUI. Il a également fait part de son point de vue sur les ambitions de croissance annoncées par le groupe et sur ce que celles-ci impliquent concrètement sur le terrain.

  • Objectif de la visite et potentiel de la Tunisie : Phillip Iveson explique que d’être venu sur place a permis de rencontrer les partenaires locaux et d’évaluer les offres disponibles. La Tunisie est perçue comme une opportunité de croissance grâce à de nombreux atouts : un climat idéal, des paysages magnifiques et une hospitalité exceptionnelle qui fidélise les clients d’année en année. La destination se démarque également par un excellent rapport qualité-prix.

  • Objectifs de croissance pour TUI : Le groupe prévoit une croissance significative sur la Tunisie pour les 3 à 5 prochaines années. Cette ambition reposera sur l’amélioration des produits hôteliers et le développement de partenariats solides.

  • Stratégie hôtelière et importance de l’authenticité : TUI recherche des hôteliers partenaires qui partagent sa vision d’une croissance durable. L’objectif est d’intégrer les marques du groupe (telles que Robinson, Magic Life, ou TUI Blue) ainsi que ses concepts familiaux. De plus, il souligne l’importance d’apporter une touche locale et authentique à l’expérience client, notamment grâce aux équipes sur place, une dimension très appréciée des voyageurs.

  • Gestion du contexte régional et logistique : Bien que les récents événements au Moyen-Orient aient initialement suscité de l’hésitation chez les voyageurs, TUI a su les rassurer (notamment en garantissant l’absence de surtaxes liées au carburant), ce qui a permis aux réservations de repartir à la hausse. Iveson observe également une tendance croissante pour les réservations de dernière minute, que le groupe gère de près avec ses partenaires.

  • Innovation et Intelligence Artificielle : L’entreprise intègre activement l’Intelligence Artificielle pour moderniser l’industrie. Par exemple, TUI utilise la recherche sémantique pour permettre aux clients d’exprimer leurs préférences de voyage plus naturellement (au lieu de simples dates de recherche). Cela améliore le taux de conversion et permet de collecter des données pertinentes.

  • Perspectives d’avenir : Pour conclure, il affirme que la Tunisie est idéalement positionnée pour bénéficier de la croissance mondiale du tourisme. Les relations de confiance développées avec les partenaires locaux depuis plus de 30 ans offrent une base très solide pour réussir ce développement.

  • Publi-information

Lire aussi dans nos archives à propos de TUI:

À Tozeur, TUI remplace l’enseigne Anantara par sa nouvelle marque hôtelière The Mora

Aéroport d’Enfidha-Hammamet: TUI Airways opère le premier vol de Dublin

L’article Interview : Phillip Iveson, Director of Accommodation Product and Sourcing at TUI Group est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tourisme britannique sur la Tunisie: le grand retour de Jet2 en 2027

Le voyagiste et sa compagnie aérienne annoncent des liaisons vers l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai 2027.

Le groupe touristique britannique Jet2 plc s’apprête à reprogrammer la Tunisie à compter de la prochaine saison été 2027 avec 8 vols par semaine.

Après des débuts ratés en 2015, le voyagiste  – avec son tour-opérateur Jet2Holidays (N°1 en termes de licences ATOL) et sa compagnie aérienne Jet2.com (N°3 avec une flotte de 130 appareils)- lance un programme de vols vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai et jusqu’au 31 octobre.

Ceux-ci seront opérés à partir de 5 aéroports: Birmingham, East Midlands, Leeds Bradford, Manchester et Londres Stansted. Les réservations sont déjà ouvertes avec 15 propositions d’hôtels entre Sousse et Hammamet.

Une programmation qui s’inscrit très certainement dans la foulée d’une demande manifestement en croissance sur la destination comme en témoignent les résultats de l’exercice 2025 qui avait permis au marché britannique d’atteindre 447.000 visiteurs, en progression de près de 120% si l’on se réfère à l’année 2019 d’avant Covid.

Réactions positives

Steve Heapy, directeur général de Jet2, a déclaré au média Travel Weekly que ce lancement répondait directement à la demande des clients et des agences de voyages indépendantes. « Cette nouvelle expansion témoigne de la vigueur de notre activité en pleine croissance. Avec un ensoleillement toute l’année, une culture riche et un excellent rapport qualité-prix, la Tunisie a de quoi satisfaire tout le monde et nous savons à quel point cette destination va rencontrer un immense succès. »

Cité par le même média, Fakhri Khalsi, représentant de l’ONTT pour la Grande-Bretagne, n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’un « jalon important » pour la destination. « L’arrivée de Jet2 sur le marché tunisien permettra aux voyageurs britanniques d’accéder encore plus facilement au riche patrimoine culturel de notre pays, à son magnifique littoral, à son authenticité » a-t-il déclaré.

jet2-holidays-tunisie

Les vols de de Jet2 vont opérer au départ de 5 aéroports vers Enfidha-Hammamet

Programme des vols: 

Birmingham : deux vols par semaine (mercredi et samedi) du 1er mai au 30 octobre
East Midlands : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Leeds Bradford : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Manchester : deux vols par semaine (mardi et vendredi) du 7 mai au 29 octobre
Londres Stansted : deux vols par semaine (mercredi et dimanche) du 2 mai au 31 octobre

Un tour-opérateur le vent en poupe

Jet2 va porter à 70 le nombre de ses destinations qui seront commercialisées en 2027 avec l’introduction de nouvelles destinations comme l’Égypte (en février) et la Tunisie (en mai).

Au cours de l’exercice 2025, il aura transporté 19,77 millions de passagers (tous types de vols confondus) dont 6,6 millions de packages touristiques.

©Destination Tunisie

 

 

L’article Tourisme britannique sur la Tunisie: le grand retour de Jet2 en 2027 est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tourisme algérien sur la Tunisie : à qui profite la rumeur ?

À quelques semaines du début de la haute saison, de nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux algériens affirment que les ressortissants algériens se rendant en Tunisie par voie terrestre ne pourraient plus bénéficier de l’allocation touristique de 750 euros à partir du 20 juillet 2026.

Chaque année ou presque, à l’approche de la saison estivale, la Tunisie subit son lot de rumeurs concernant les conditions de voyage des touristes algériens. Certaines relèvent du simple malentendu, d’autres s’avèrent plus fantaisistes, voire parfois mensongères.

La dernière en date concerne une prétendue exclusion des voyageurs terrestres algériens du bénéfice de l’allocation touristique de 750 euros. Une information largement relayée sur les réseaux sociaux, mais qui ne repose à ce jour sur aucun fondement officiel. Dès lors, une question se pose : à qui profitent réellement ces rumeurs ?

Cette information a rapidement suscité des interrogations parmi les voyageurs habitués à partir en vacances en Tunisie en voiture ou par bus en voyages organisés.

Pourtant, après vérification auprès des textes actuellement en vigueur et des communications officielles disponibles, aucune décision de cette nature n’a été annoncée par les autorités algériennes.

Aucun changement officiel à ce jour

L’allocation touristique instaurée par la Banque d’Algérie demeure régie par les dispositions actuellement applicables depuis juillet 2025. Le dispositif prévoit un montant annuel de 750 euros pour les voyageurs algériens majeurs, sous certaines conditions liées notamment à la durée du séjour à l’étranger.

Droit de change : le texte officiel de Bank of Algeria

Contrairement aux affirmations relayées en ligne, les voyages effectués par voie terrestre continuent d’être intégrés au dispositif. Les procédures existantes prévoient même des justificatifs spécifiques adaptés à ce mode de transport, notamment les documents liés au passage frontalier et aux formalités de change.

À ce jour, ni la Banque d’Algérie, ni le ministère algérien des Finances, ni aucune autre institution officielle n’ont publié de texte annonçant l’exclusion des voyageurs se rendant en Tunisie par la route.

Le seul point régulièrement rappelé par les autorités concerne la lutte contre les abus et les détournements de l’allocation touristique. Celle-ci demeure strictement personnelle et ne peut être cédée ou utilisée à d’autres fins que celles prévues par la réglementation.

La prudence doit être de mise

Les professionnels du tourisme recommandent aux voyageurs de se référer exclusivement aux communications émanant des institutions officielles algériennes et des établissements bancaires habilités avant d’organiser leur séjour.

Les réseaux sociaux demeurent un vecteur rapide de diffusion de l’information, mais également de propagation de fausses nouvelles qui peuvent parfois prendre une ampleur importante en quelques heures.

En l’état actuel des choses, rien ne permet d’affirmer que les voyageurs algériens se rendant en Tunisie par la route perdront le bénéfice de l’allocation touristique. Les textes en vigueur demeurent inchangés et les droits des voyageurs terrestres restent pleinement reconnus.

Seule certitude cependant, la décision des autorités algériennes depuis le début 2026 de doubler les taxes pour les véhicules et de restreindre certains moyens de locomotion qui reste en vigueur.

Lire aussi: De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie

Dans les milieux touristiques, certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à s’interroger sur l’origine récurrente de ce type de rumeurs. Sans avancer de preuves formelles, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’elles pourraient émaner de parties ayant tout intérêt à orienter les vacanciers algériens vers d’autres destinations pour des considérations essentiellement commerciales et mercantiles. Une hypothèse qui revient régulièrement à mesure que s’approche chaque haute saison touristique.

La Tunisie continue donc de figurer parmi les destinations préférées des vacanciers algériens. Au cours de l’année 2025, la barre des 4 millions de visiteurs ayant franchi la frontière avait même été dépassée.

©Destination Tunisie

L’article Tourisme algérien sur la Tunisie : à qui profite la rumeur ? est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

La FTAV trace les grandes lignes de son nouveau mandat 2026-2030

La nouvelle équipe de la FTAV présente ses ambitions pour le secteur avec un programme stratégique articulé autour de plusieurs axes.

La FTAV lance son plan d’action pour sa mandature 2026-2030. Elu récemment, ce bureau, qui a de nouveau porté Mohamed Ali Toumi à la présidence de ce syndicat patronal professionnel, a présenté au ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, son plan d’action. Une feuille de route axée sur la réforme et l’innovation et qui ouvre de toute évidence un nouveau chapitre pour la profession. 

frav-agences-voyages

De droite à gauche, Lotfi Brahem, membre du bureau exécutif de la FTAV, aux côtés des présidents régionaux: Tahar Osma (sud-ouest 1), Zeineb Zayani (Sahel) et Nader Zidi (sud-est).

Pour la nouvelle équipe dirigeante, la prochaine période s’articulera autour de cinq grands chantiers:

Le premier concerne la réforme, avec l’ambition de renforcer les synergies avec les administrations, les partenaires institutionnels et les bailleurs de fonds, tout en consolidant les valeurs et les principes fondateurs de la Fédération.

Le développement constitue le deuxième axe stratégique. Il vise à impulser de nouveaux projets au bénéfice du secteur, à accélérer la digitalisation des services, à accompagner les start-up et à contribuer davantage à la valorisation du patrimoine culturel et touristique tunisien.

La modernisation passera quant à elle par un investissement accru dans le capital humain, à travers des programmes de formation spécialisés destinés à préparer les professionnels aux mutations du secteur, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et des nouvelles compétences numériques.

La Fédération entend également renforcer sa capacité de représentation et de défense des intérêts de ses adhérents. Cela passera par une meilleure production de données et d’indicateurs sectoriels, une ouverture plus large aux jeunes talents ainsi qu’un développement des partenariats avec les organisations professionnelles africaines.

Enfin, l’accompagnement des professionnels demeurera au cœur de l’action fédérale, avec une communication renforcée, le développement d’initiatives de responsabilité sociétale et la création de distinctions annuelles destinées à valoriser l’excellence au sein de la profession à travers les FTAV Awards qui seront organisés.

Dans le même esprit de modernisation, le président de la Fédération a insisté sur l’urgence d’accélérer la digitalisation des procédures administratives. Il a notamment plaidé pour le recours à des plateformes numériques dédiées au traitement des dossiers d’Omra et des voyages organisés à l’étranger, ainsi que pour le lancement rapide de la plateforme nationale de suivi des circuits et excursions touristiques, appelée à faciliter le partage d’informations et le suivi en temps réel entre les différents intervenants du secteur.

ftav-tunisie-bureau

Les membres de la FTAV. De droite à gauche : Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

Principaux dossiers examinés

Tourisme saharien et oasien

Les représentants régionaux du Sud-Ouest ont soulevé plusieurs questions :

  • Simplification des autorisations d’accès aux zones désertiques.
  • Amélioration de la couverture des réseaux de télécommunications dans le désert.
  • Révision de l’organisation de la saison touristique saharienne et possibilité d’autoriser certaines excursions hors saison.
  • Relance de la Journée nationale du tourisme saharien.
  • Résolution des problématiques liées aux accompagnateurs sahariens.
  • Renforcement de la desserte aérienne de l’aéroport de Tozeur et encouragement à l’ouverture de nouvelles lignes grâce aux mécanismes de soutien aérien.
  • Étude de la mise en place d’une liaison aérienne directe entre Tozeur et Djerba.
ghozzi-nadaa-ftav

Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

Transport touristique

Les participants ont notamment demandé :

  • Le rétablissement des avantages fiscaux pour les autocars touristiques de capacité moyenne (9 à 30 places).
  • La résolution des difficultés liées au régime fiscal des véhicules tout-terrain affectés à l’activité touristique.
  • La mise en place de mécanismes de renouvellement du parc de transport touristique, aujourd’hui vieillissant.
  • L’encouragement à l’importation de véhicules adaptés aux besoins du secteur, notamment les vans.
  • Le règlement de la question de la carte professionnelle des chauffeurs.

Tourisme intérieur et de proximité

Plusieurs propositions ont été formulées :

  • Préparer la prochaine édition du Salon tunisien du voyage en capitalisant sur le succès de la première édition.
  • Créer une commission mixte permanente entre le ministère et les professionnels.
  • Trouver des solutions à l’impact de la concurrence exercée par les plateformes internationales de réservation sur les agences de voyages tunisiennes.
  • Renforcer la coopération avec les guides touristiques afin d’améliorer la qualité de l’expérience des visiteurs.
  • Lutter contre la concurrence déloyale exercée par certaines sociétés de services et opérateurs non agréés, à travers :
    • une campagne nationale de sensibilisation ;
    • une révision des procédures de création d’entreprises exerçant illégalement des activités touristiques ;
    • un renforcement des contrôles et des sanctions.

Dossier Omra

Les principales revendications concernent :

  • Le lancement effectif et rapide de la saison Omra.
  • Le relèvement du plafond des transferts financiers autorisés.
  • La digitalisation complète des procédures et des transferts.
  • La mise à jour du cadre réglementaire.
  • La lutte contre l’organisation illégale des voyages d’Omra.
  • La création d’un label qualité dédié aux services d’Omra.

Voyages organisés à l’étranger

La vice-présidente chargée des relations internationales a souligné la nécessité :

  • De revoir le plafond financier alloué aux voyages organisés.
  • De simplifier les procédures de transfert via des plateformes numériques permettant un suivi en temps réel des dossiers.

Révision du cahier des charges des agences de voyages

Les participants ont plaidé pour :

  • Un cadre juridique et réglementaire modernisé.
  • La préservation des acquis du secteur tout en renforçant sa compétitivité à l’international.

Tourisme culturel et durable

Les propositions portent notamment sur :

  • L’amélioration des services dans les musées et sites archéologiques.
  • L’adaptation des horaires d’ouverture aux besoins de certaines clientèles et marchés.
  • Le développement des services d’accueil, d’orientation et de traduction sur les sites culturels.
  • L’accélération de la publication des cahiers des charges relatifs aux hébergements touristiques alternatifs et aux maisons d’hôtes.

Projets touristiques régionaux

Les représentants du Centre-Sud ont insisté sur :

  • Le suivi des projets touristiques bloqués en coordination avec les autorités locales et régionales.
  • Le soutien à l’investissement touristique dans les régions de l’intérieur.
  • L’amélioration de l’environnement et du cadre de vie dans les zones touristiques.

Tourisme réceptif

Les représentants du Sud-Est ont appelé à :

  • Améliorer la qualité des services dans les aéroports (bagages, taxis, accueil, signalétique).
  • Faciliter l’entrée des visiteurs grâce à une plateforme de visa électronique.
  • Développer davantage les marchés du Golfe et d’Afrique.
  • Préparer efficacement l’événement Tunis Capitale du Tourisme Arabe 2027

L’article La FTAV trace les grandes lignes de son nouveau mandat 2026-2030 est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

    ministere-tourisme-tunisie

    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

    ftav-tunisie-bureau

    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

    ghozzi-nadaa-ftav

    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

L’article Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tabarka Jazz Festival : l’événement touristique revient sous l’égide des Affaires culturelles

Manifestation hautement touristique, le Tabarka Jazz Festival annonce son retour pour le mois de juillet 2026 pour ouvrir la saison.

C’est une nouvelle particulièrement plaisante pour le secteur touristique et para-touristique à Tabarka même si l’événement est désormais sous l’égide de la Culture : son festival de jazz mythique, disparu du calendrier depuis 6 ans, va finalement se tenir en 2026.

Les dates annoncées par le ministère des Affaires culturelles -qui a repris l’organisation de l’événement- sont du 2 au 9 juillet, soit au tout début de la saison, quand les hôtels ne sont pas encore remplis, et que l’activité touristique en ville n’a pas tout à fait pris son élan.

Autant donc dire que le choix des dates est finalement opportun puisqu’il va permettre de stimuler une semaine généralement en demi-teinte sur le plan commercial.

festival-jazz-tabarka-2026

Programme du Tabarka Jazz Festival dans son édition 2026.

Depuis 1973, ne pas « bronzer idiot »

Ce slogan, créé par Lotfi Belhassine, fondateur du festival de Tabarka en 1973, a été certainement celui qui a représenté au mieux sa philosophie. Certes, la manifestation n’a pas brillé par sa constance et sa régularité puisqu’elle n’a compté jusqu’à présent que…19 éditions.

Elle a connu ses heures de gloire bien évidemment à ses débuts, puis également lors de sa relance sous l’égide du ministère du Tourisme qui lui avait attribué la thématique jazz et dans cette continuité au début des années 2000 sous la présidence de feu Jilani Daboussi, alors maire de la ville qui lui avait redonné ses lettres de noblesse, replaçant Tabarka sur la carte des destinations touristiques à forte consonnance artistique.

Pour en savoir plus sur l’historique du Tabarka Jazz Festival :

Edition 2018: au stade des préparatifs  

Tabarka Jazz Festival: tous les détails de l’édition 2017

Au Tabarka Jazz Festival  2017, tempête dans un verre d’eau

L’article Tabarka Jazz Festival : l’événement touristique revient sous l’égide des Affaires culturelles est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

FTAV 2026-2030 : Mohamed Ali Toumi relève le pari de son retour

Les agences de voyages ont élu ce 23 mai 2026 leurs nouveaux représentants au sein de leur syndicat patronal, la FTAV. C’est la liste conduite par Mohamed Ali Toumi qui l’a emporté.

« L’histoire est un éternel recommencement. Je reviens aux commandes de la Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme après avoir servi la corporation entre 2011 et 2018. » C’est ainsi que Mohamed Ali Toumi confirme son retour à la présidence du syndicat patronal historique (créé en 1964) des agences de voyages en Tunisie.

Ce retour s’est fait par les urnes dans le cadre d’élections transparentes très disputées, sous contrôle d’huissiers, face à une autre liste qui défendait elle aussi son programme.

C’est finalement la liste conduite par Mohamed Ali Toumi qui l’a emporté, avec 322 voix contre 185, obtenant ainsi une marge très confortable à plus de 63% au cours d’un scrutin marqué par quelques tensions et des inquiétudes de part et d’autre.

Une participation très significative

Cependant, la présence de 532 agences au processus de vote peut être interprétée comme étant très significative pour au moins trois raisons : d’abord, elle soulignait le besoin de rupture avec le bureau sortant qui n’a de toute évidence pas répondu aux attentes de la corporation si l’on en croit les témoignages des uns et des autres.

En deuxième lieu, elle montre que les agences de voyages en Tunisie restent l’un des maillons forts de l’activité touristique dans toute sa diversité et continuent de peser de tout leur poids.

Troisièmement, elle est la preuve que le secteur des agences de voyages a encore son mot à dire dans un monde hautement digitalisé et que le service offert au client reste fondamental.

Un retour marquant

Le come-back de Mohamed Ali Toumi n’est pas anodin. Il l’admet lui-même : ce sont les agences de voyages qui l’ont sollicité afin de reprendre les rênes de la FTAV afin de lui redonner ses lettres de noblesse. C’était d’ailleurs le slogan explicite de sa campagne: « Parce que notre secteur mérite mieux.»

Car nul ne semble avoir oublié la période 2011-2018 au cours de laquelle Mohamed Ali Toumi avait présidé la fédération en engageant nombre de réformes et en imposant cette structure comme un acteur majeur, voire même un contre-pouvoir professionnel face aux administrations de tutelle, Tourisme en tête mais également Transport et Affaires religieuses.

Passage ministériel

En 2018, Mohamed Ali Toumi avait décidé de ne pas rempiler pour un 3e mandat, préférant se retirer et se consacrer à la politique, ce qui le conduira à être nommé au poste de ministre du Tourisme en mars 2020.

Là encore, il fit parler de lui dans un contexte exceptionnel puisqu’il s’agissait de la période Covid où l’activité touristique fut marquée par un arrêt total.

L’histoire se souviendra qu’il se démena afin de déployer de toute urgence un protocole sanitaire permettant aux touristes et voyageurs de revenir en Tunisie dès le mois de juin 2020 dans le sillage de la réouverture des frontières alors que d’autres destinations se maintenaient dans un confinement économiquement dévastateur. Il clôturera ensuite son expérience en politique par un retour aux affaires dans le privé.

Une équipe et une vision

Dans ce nouveau mandat à la FTAV pour la période 2026-2030, Mohamed Ali Toumi sera accompagné  d’une équipe constituée d’acteurs de référence dans leur périmètre d’activité, à l’instar de Nadaa Ghozzi, Kamel Zahra, Abdelaziz Benaissi, Anis Suissi ou encore Lotfi Brahem, mais également d’une jeune génération montante pleine d’ambition et qui sera très certainement représentative du secteur dans les prochaines années: Manel Mehiri, Khouloud Khairi ou encore Zied Felfoul.

Une “dream team”, diront certains, appelée à relever des défis loin d’être mineurs dans un secteur confronté à de profondes mutations. Elle devra, d’une part, accompagner les transformations en cours et, d’autre part, se positionner comme une force de proposition face à une administration réputée peu flexible dès lors qu’il s’agit de parler restructuration ou innovation.

Hédi HAMDI

L’article FTAV 2026-2030 : Mohamed Ali Toumi relève le pari de son retour est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Bilan du projet PAMPAT 2: les produits du terroir comme levier de développement touristique

La deuxième phase du Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et de Terroir (PAMPAT 2) s’est achevée sur un bilan jugé particulièrement positif pour les filières agroalimentaires tunisiennes.

Porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par la Confédération suisse, le programme a confirmé le rôle stratégique des produits du terroir dans le développement régional, la création d’emplois et la diversification de l’offre touristique tunisienne.

La clôture officielle du programme a été marquée par une rencontre organisée à Tunis en présence des partenaires institutionnels, des représentants des secteurs public et privé ainsi que des acteurs des filières concernées. L’événement a permis de revenir sur les principaux résultats du projet et sur les perspectives d’avenir d’un secteur désormais considéré comme un véritable moteur économique territorial.

cloture-projet-pampat

Cérémonie officielle de clôture du projet.

3,74 millions d’euros de budget

S’inscrivant dans la continuité de la première phase du programme menée entre 2013 et 2019, PAMPAT 2 a bénéficié d’un budget de 3,74 millions d’euros pour la période 2020-2026. Cette nouvelle étape a permis de consolider les acquis précédents tout en élargissant le champ d’intervention à de nouvelles filières telles que les dérivés de dattes, les tomates séchées et les grenades, tout en poursuivant parallèlement l’accompagnement de la filière figue de Barbarie.

Le programme a été déployé notamment dans les régions de Kairouan, Nabeul et Testour avec pour objectif d’améliorer la qualité, la productivité et la conformité des produits tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux. PAMPAT 2 a également encouragé l’entrepreneuriat, l’innovation, la diversification des produits ainsi que la promotion des indications géographiques et des labels de qualité.

250 entreprises et 1 000 agriculteurs bénéficiaires

Les résultats enregistrés entre 2020 et 2026 illustrent l’ampleur de l’impact du projet. Plus de 250 entreprises et 1 000 agriculteurs ont bénéficié d’un accompagnement direct. Le programme a favorisé le lancement de 566 nouveaux produits sur les marchés et la création de 3 600 emplois, dont près de 90 % occupés par des femmes. Par ailleurs, 58 nouvelles entreprises ont vu le jour grâce au programme, tandis que les exportations des filières soutenues ont progressé de 194 %. Les investissements réalisés par les entreprises accompagnées ont approché les 9 millions d’euros.

Pour le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, le programme a contribué à transformer des filières traditionnelles en secteurs innovants et compétitifs. Les responsables du projet ont notamment souligné l’émergence d’un tissu de PME agroalimentaires davantage tournées vers l’exportation et capables de valoriser les ressources locales tout en renforçant l’attractivité économique des régions.

Tourisme, gastronomie, culture et artisanat

Au-delà de la dimension agricole et industrielle, PAMPAT 2 a également misé sur l’intégration du tourisme, de la gastronomie, de la culture et de l’artisanat dans une logique de développement territorial durable. Une stratégie nationale de valorisation des produits du terroir a ainsi été élaborée et expérimentée dans plusieurs régions pilotes.

Le programme a notamment contribué à promouvoir des produits emblématiques comme l’huile d’olive, la rose ou encore l’eau de fleur d’oranger, tout en favorisant l’émergence de nouvelles expériences touristiques immersives autour du patrimoine local.

En collaboration avec le ministère du Tourisme et plusieurs agences de voyages, le projet a permis depuis 2022 d’accompagner 383 bénéficiaires issus de différents secteurs et de soutenir 52 opérateurs proposant de nouvelles offres touristiques. Près de 11 000 visiteurs ont ainsi bénéficié de ces circuits et expériences inspirés du terroir tunisien.

Routes thématiques

Cette approche répondait à l’évolution des attentes des voyageurs internationaux, de plus en plus en quête d’expériences authentiques, culturelles et humaines. Les routes thématiques développées dans des régions comme Nabeul et Kairouan ont ainsi contribué à renforcer l’attractivité touristique locale en rapprochant les visiteurs des artisans, producteurs et créateurs.

Le projet a également encouragé des passerelles inédites entre artisanat et terroir à travers l’initiative « Artiterroir », un concours valorisant les créations artisanales inspirées des produits du terroir. Cette démarche visait à faire émerger un véritable art de vivre tunisien associant patrimoine, savoir-faire et identité régionale.

Parallèlement, le Concours Tunisien des Produits du Terroir a joué un rôle moteur dans cette dynamique. Sa cinquième édition organisée en 2025 a enregistré 539 produits en compétition et permis de décerner 165 médailles à 119 entreprises, dont près des trois quarts étaient dirigées par des femmes. Selon les organisateurs, les produits récompensés ont enregistré des hausses de ventes allant de 30 à 50 %.

À travers cette approche intégrée, PAMPAT 2 a posé les bases d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la valorisation durable des richesses régionales et du savoir-faire tunisien, avec l’ambition de répliquer cette expérience dans d’autres régions du pays.

D.T

L’article Bilan du projet PAMPAT 2: les produits du terroir comme levier de développement touristique est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Entre héritage et nouveaux défis, la Fi2T amorce une nouvelle page

La Fi2T franchit un nouveau cap : Walid Tritar succède à Houssem Ben Azouz à la présidence de ce syndicat patronal professionnel avec un programme pour le moins ambitieux.

C’est un changement dans la continuité. La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T), structure syndicale patronale née il y a une décennie, a renouvelé son comité directeur. Houssem Ben Azouz a effet passé le relais le 9 mai 2026 à Walid Tritar.

La nouvelle équipe dirigeante se compose comme suit :
-Président : Walid Tritar
-Vice-présidents : Shahla Kekhia et Marouen Noureddine
-Trésorière : Kaouther Meddeb
-Secrétaire général : Hassen Haddar

Le nouveau président a présenté sa feuille de route pour la période de son mandat 2026-2029. Elle porte sur au moins 5 points. D’abord le renforcement de la présence dans les instances décisionnelles, puis le développement d’une communication digitale, ensuite la réorganisation des groupements existants par spécialisation des métiers, également la création d’une marketplace B2B et un hub de formation et enfin le développement d’un axe intitulé Excellence Santé (en rapport avec le tourisme médical, les soins thermaux, etc.).

Une fédération qui pèse

Pendant dix ans, Houssem Ben Azouz, aux différentes fonctions qu’il aura occupées, aura réussi à structurer cette organisation professionnelle devenue aujourd’hui un interlocuteur reconnu dans le paysage touristique tunisien.

Son principal mérite aura été d’avoir fédéré autour d’une même entité différents métiers et acteurs du tourisme, avec une attention particulière portée aux hébergements alternatifs et en a fait l’une des causes principales qui ont été défendues.

On se souvient que l’histoire de la Fi2T avait commencé au sein de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect) en tant que groupement professionnel, avant de prendre son indépendance en tant que structure à part entière.

Une vision du tourisme au-delà du balnéaire

Au fil des années, la fédération a porté un discours alternatif sur le tourisme tunisien, plaidant pour une diversification du produit national. « Il n’y a pas que le balnéaire », rappelle-t-on souvent au sein de la structure qui ne manque pas une occasion de souligner la nécessité de valoriser également le tourisme durable, culturel et rural, autant de segments capables d’apporter une réelle valeur ajoutée au secteur.

Ce message a progressivement trouvé un écho auprès des autorités et des professionnels. La Fi2T revendique ainsi un rôle actif dans la reconnaissance des hébergements alternatifs, mais également dans le rapprochement entre les secteurs du tourisme et de l’agriculture, notamment autour du dossier des gîtes ruraux.

Parmi les projets imminents figure d’ailleurs le lancement d’une plateforme dédiée aux hébergements alternatifs, annoncée comme bientôt opérationnelle.

Une fédération participative appelée à se renforcer

Lors de l’Assemblée générale et élective qui s’est déroulée hier, les membres ont insisté sur la nécessité d’activer davantage les groupements et les commissions internes afin de renforcer le fonctionnement participatif de la fédération.

Toutefois, plusieurs défis demeurent. Avec quelque 350 adhérents, la Fi2T admet encore disposer d’une base insuffisante au regard des enjeux du secteur. « Il faut que les adhérents aient un véritable intérêt à adhérer afin d’élargir davantage la fédération », a-t-on souligné durant les échanges.

Les responsables reconnaissent également que les moyens financiers restent limités, le budget de la structure ne permettant pas toujours de mener toutes les actions souhaitées.

©Destination Tunisie

 

L’article Entre héritage et nouveaux défis, la Fi2T amorce une nouvelle page est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs

 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le segment haut de gamme et les voyages expérientiels ont visité la Tunisie récemment en dépit des problèmes liés au visa.

Alors que l’intérêt des voyageurs sud-américains pour la Tunisie est une évidence, la question du visa demeure aujourd’hui le principal frein au développement de ce marché à fort potentiel. Malgré des procédures jugées longues et complexes, les touristes d’Amérique Latine continuent pourtant de manifester un intérêt croissant pour la destination tunisienne, laissant entrevoir des perspectives bien plus importantes en cas d’assouplissement des conditions d’accès.

Touristes haut de gamme

C’est dans ce contexte que Gold Experiences, en partenariat avec l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), a organisé du 24 avril au 2 mai 2026 un éductour réunissant 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le tourisme haut de gamme et les voyages expérientiels.

L’objectif était de faire découvrir les multiples facettes de la destination Tunisie à une clientèle latino-américaine premium, particulièrement sensible aux expériences culturelles, authentiques et exclusives. Durant leur séjour, les participants ont parcouru plusieurs régions du pays et séjourné dans des établissements haut de gamme à Tunis, Sousse, Douz, Tozeur et Hammamet.

De la médina de Tunis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO aux paysages du Sahara, en passant par Carthage, El Jem, Kairouan, Matmata, Tozeur ou encore le Cap Bon, les professionnels ont découvert une destination capable de conjuguer patrimoine, désert, gastronomie, culture et hôtellerie de prestige.

Les expériences sahariennes, les oasis de montagne, les sites historiques ainsi que la découverte œnologique au Domaine Neferis ont particulièrement marqué les participants, qui ont unanimement souligné le fort potentiel de la Tunisie auprès des voyageurs sud-américains à fort pouvoir d’achat.

Une demande en pleine croissance

Le consulat tunisien au Brésil, qui couvre plusieurs pays d’Amérique Latine, a d’ailleurs constaté une hausse significative des demandes de visas ces derniers mois. Une évolution qui confirme l’intérêt grandissant pour la destination, malgré les contraintes administratives existantes.

Les professionnels présents ont cependant insisté sur les difficultés rencontrées par les voyageurs colombiens, péruviens et guatémaltèques, soumis à l’obligation de visa et confrontés à l’absence de représentations diplomatiques tunisiennes dans plusieurs pays de la région.

Une situation qui ralentit fortement les réservations et réduit la compétitivité de la Tunisie face à certaines destinations concurrentes, notamment européennes, accessibles sans visa pour ces nationalités.

Pour Gold Experiences, une simplification des procédures, voire une suppression du visa, pourrait considérablement accélérer le développement de ce marché et multiplier les flux touristiques vers la Tunisie.

Cet éductour confirme ainsi que, malgré les obstacles administratifs, la Tunisie suscite un intérêt réel et croissant en Amérique Latine. Un potentiel encore largement sous-exploité qui pourrait permettre au pays de renforcer sa position sur le segment du tourisme premium international.

Lire aussi:

Gold Experiences fait découvrir la Tunisie à des voyagistes mexicains

L’article Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Le Cap Bon sur la bonne voie pour le titre de « Région du Monde de la Gastronomie 2028 »

La région du Cap Bon franchit une étape majeure dans son ambition de s’imposer comme une destination gastronomique internationale. La décision finale devrait être officiellement ratifiée le 10 juin 2026 lors du Forum consultatif de l’IGCAT.

À l’issue d’une mission d’évaluation menée du 4 au 8 mai 2026, un jury international mandaté par l’International Institute of Gastronomy, Culture, Arts and Tourism (IGCAT) a officiellement recommandé le Cap Bon pour l’obtention du titre de « Région du Monde de la Gastronomie 2028 ».

Cette recommandation intervient après l’examen du dossier de candidature intitulé « A Shakshouka of Flavours in the Heart of the Mediterranean », porté par un consortium d’acteurs publics, privés, académiques et associatifs mobilisés autour d’une vision commune : faire du Cap Bon une vitrine méditerranéenne du tourisme gastronomique durable.

cap-bon-gastronomie-2028

Durant cinq jours, les experts internationaux ont parcouru plusieurs localités de la région et rencontré plus de 90 acteurs locaux impliqués dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture, de la culture, de l’artisanat, de la formation et de l’innovation. Leur mission consistait à évaluer la capacité du Cap Bon à porter ce titre international et à construire un héritage durable au-delà de l’année 2028.

Identité méditerranéenne

Présidente de l’IGCAT, Dr. Diane Dodd a salué une candidature « profondément ancrée dans l’identité méditerranéenne, la richesse agricole et les traditions vivantes ». Elle a insisté sur l’importance de la coopération entre les différents secteurs pour faire émerger un modèle de développement plus durable, fondé sur la gastronomie, la culture et l’économie locale.

Le jury a particulièrement mis en avant la diversité des initiatives observées sur le terrain. Parmi les points forts relevés figurent les efforts du Commissariat régional au tourisme de Nabeul-Hammamet pour développer un tourisme culturel et gastronomique à l’année, l’intégration de sites patrimoniaux comme Kerkouane dans l’offre touristique, ainsi que la valorisation des savoir-faire culinaires traditionnels.

Le rôle de l’écosystème

Les experts ont également souligné l’émergence d’un écosystème innovant autour de l’entrepreneuriat et des startups, notamment à travers Hammamet Valley Hub et l’incubateur 1Kub, perçus comme des leviers potentiels de création d’emplois dans les domaines de l’agroalimentaire, du tourisme et des services numériques.

La candidature du Cap Bon a aussi convaincu par sa capacité à relier patrimoine, environnement et développement durable. Le jury a notamment salué les initiatives liées à l’agriculture biologique, à l’écotourisme et à la préservation des ressources naturelles, citant entre autres le travail de l’Association tunisienne pour la protection de la nature et de l’environnement de Korba (ATPNE) autour de la lagune de Korba.

L’harissa en exemple

Autre symbole fort mis en avant : la reconnaissance de la harissa tunisienne comme patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, considérée par les experts comme un exemple concret du lien entre gastronomie, mémoire collective et identité culturelle.

La dimension éducative et citoyenne du projet a également été largement saluée. Le jury a relevé le rôle du Lycée agricole de Bouchrik dans la formation aux métiers agricoles durables, ainsi que celui de l’Institut de formation aux métiers du tourisme de Nabeul (IFMT), engagé dans la transmission des traditions culinaires locales et dans plusieurs initiatives écologiques.

Expériences immersives

Les Ambassadrices de Hammamet ont également retenu l’attention des experts pour leur contribution à la préservation du patrimoine culinaire et artisanal régional, à travers des ateliers et expériences immersives valorisant les traditions locales et le rôle des femmes dans leur transmission.

Au-delà de la gastronomie, le jury a insisté sur la richesse du récit culturel porté par le Cap Bon. Les travaux du Centre culturel de Soliman sur l’héritage andalou de la région, ainsi que les projets créatifs développés par des étudiants de l’ISBAN, de l’IHEC et de l’INAT autour du design, du marketing territorial et de l’innovation numérique, ont été cités parmi les initiatives les plus inspirantes de la visite.

L’engagement pour la valorisation du terroir

Le jury a également rendu hommage à plusieurs établissements hôteliers et restaurants ayant contribué à l’expérience globale de la mission, notamment Oceana Hotel & Spa, La Badira, Africa Jade Thalasso, Domaine Htouba, ainsi que plusieurs tables et producteurs locaux engagés dans la valorisation du terroir du Cap Bon.

Dans ses conclusions, l’IGCAT estime que la candidature du Cap Bon « n’est pas simplement un concept, mais une expression vivante de diversité », portée par un écosystème réunissant producteurs, artisans, établissements de formation, acteurs culturels, hôteliers et innovateurs.

Cette recommandation reste toutefois conditionnée à la finalisation d’un plan stratégique détaillé incluant des projets concrets, des indicateurs d’évaluation, un budget et un plan de communication conformes aux standards de l’IGCAT.

 Si toutes les étapes sont validées, la cérémonie officielle de remise du titre pourrait se tenir dès septembre prochain.

Le jury a enfin désigné plusieurs ambassadeurs du projet Cap Bon 2028, parmi lesquels Lamia Temimi, cofondatrice de Sawa Taste of Tunisia, saluée pour son rôle moteur dans la mobilisation des acteurs régionaux autour de cette candidature.

À travers cette recommandation, le Cap Bon confirme ses ambitions de faire de la gastronomie un levier de développement territorial, touristique et culturel, dans une logique de durabilité et de rayonnement international.

©Destination Tunisie

L’article Le Cap Bon sur la bonne voie pour le titre de « Région du Monde de la Gastronomie 2028 » est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Creative Tunisia: clôture du programme de Tounes Wijhetouna

Creative Tunisia : cinq ans d’actions, un bilan tangible pour l’artisanat et le design tunisiens. Porté dans le cadre du programme Tounes Wijhetouna, le projet aura tenté d’introduire une approche plus économique et collaborative de l’artisanat tunisien, en misant sur le design, l’innovation et la structuration des filières.

Le rideau est tombé, le 5 mai 2026, sur le projet Creative Tunisia, à l’occasion d’une cérémonie organisée en présence de plus de 400 participants et présidée par Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie et Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

ambassadeur-union-europeenne-tunisie

Un bilan affiché sous le signe du succès

Une clôture institutionnelle qui marque surtout la fin de cinq années d’intervention dans un secteur longtemps présenté comme stratégique, mais souvent confronté à des difficultés structurelles de valorisation, de commercialisation et de modernisation.

Le bilan avancé par les instigateurs du projet annonce avoir mis en avant 17 chaînes de valeur accompagnées, une couverture de 18 gouvernorats, l’appui à 18 associations, la création de six hubs créatifs et l’accompagnement de plus de 3 000 bénéficiaires.

L’huile d’olive au premier plan

L’un des volets les plus concrets de cette clôture aura été la rencontre B2B consacrée à l’innovation dans le conditionnement de l’huile d’olive tunisienne. À cette occasion, une nouvelle collection de bouteilles en grès a été dévoilée. Fruit de collaborations entre designers et artisans, cette initiative illustre l’orientation défendue par le projet : utiliser le design comme levier de valorisation économique et identitaire des produits tunisiens.

L’idée n’est pas anodine. Dans un marché mondial où l’image, le packaging et le storytelling deviennent presque aussi importants que le produit lui-même, la Tunisie cherche encore à mieux positionner ses productions à forte valeur culturelle. L’huile d’olive, régulièrement saluée pour sa qualité, reste souvent exportée en vrac ou sous des marques étrangères, limitant les retombées économiques directes pour le pays.

Logique de coopération

Au-delà des réalisations matérielles, ONUDI Tunisie et l’Office National de l’Artisanat Tunisien, partenaires de mise en œuvre du projet, auront surtout cherché à instaurer une logique de coopération entre artisans, designers, institutions et acteurs économiques. Une dynamique encore fragile, mais qui commence à faire émerger une vision plus contemporaine de l’artisanat tunisien, moins folklorique et davantage orientée vers la création de valeur.

Financé par l’Union européenne en Tunisie avec une contribution de l’Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo, le projet Creative Tunisia laisse ainsi derrière lui des outils, des réseaux et des expériences pilotes. Reste désormais à savoir si ces acquis pourront survivre à la fin du financement international et s’inscrire durablement dans les politiques publiques et les réalités du marché.

©Destination Tunisie

L’article Creative Tunisia: clôture du programme de Tounes Wijhetouna est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌