La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé, dimanche soir, la suspension du trajet du train international Tunis-Annaba prévu ce matin, lundi 14 septembre 2026. Cette décision fait suite à des travaux en cours du côté algérien, sur la ligne ferroviaire reliant les gares de Ghardimaou et d’Annaba. Dans un communiqué publié […]
Selon les derniers pointages en date du 11 septembre, 2.100.000 élèves se sont inscrits à distance grâce à la plateforme du ministère de l’Éducation, soit 100 % des effectifs attendus. Cette effervescence habituelle en de telles périodes n’a pas manqué de nous rappeler qu’il s’agit d’un événement de très grande importance en rapport avec la […]
Ce dimanche 13 septembre 2026, les campagnes de nettoyage et d’aménagement se sont poursuivies dans divers établissements éducatifs, en préparation de la rentrée scolaire prévue après-demain, mardi, avec la participation des parents, du corps éducatif et de plusieurs autorités locales. Un certain nombre de parents ont pris part à ces initiatives bénévoles en contribuant à […]
En vue de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation a déployé d’importants moyens pour renforcer le réseau éducatif et moderniser ses infrastructures. Dans une intervention sur Diwan Fm ce dimanche 13 septembre, une source responsable au sein du ministère a annoncé la création de 23 nouveaux établissements scolaires, ainsi que la fourniture de […]
Le temps reste marqué en cette fin de journée et durant la nuit à venir par des passages nuageux parfois intenses. Des pluies éparses et temporairement orageuses sont attendues sur le Centre-Ouest ainsi que dans le Sud, où elles pourront se montrer localement abondantes et accompagnées de chutes de grêle par endroits. Le ciel sera […]
Une décision portant sur l’augmentation de la bourse attribuée aux apprenants inscrits dans la formation professionnelle devrait être promulguée prochainement, selon les affirmations de Faten Lachheb, directrice des services aux apprenants à l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP). Lors d’une intervention à la Radio Nationale, Faten Lachheb a invité les apprenants à déposer leurs […]
La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé, dimanche, la poursuite des perturbations et des coupures dans l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones des gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, en raison de difficultés techniques survenues lors des travaux de réparation d’une panne. Dans un communiqué, la SONEDE précise que […]
Face à la cherté des fournitures, l’Organisation Tunisienne pour l’Orientation du Consommateur (OTIC) préconise l’instauration d’un « panier scolaire local » composé d’articles de base fabriqués en Tunisie. Publiée en amont avec des prix et des normes encadrés, cette liste unifiée permettrait de freiner la hausse des dépenses tout en orientant la demande vers l’industrie […]
La Tunisie s’apprête à réviser la loi n°52 de 1992 relative aux stupéfiants afin de renforcer les moyens de lutte contre le trafic de drogues et de permettre aux services concernés de mieux démanteler les réseaux de criminalité organisée, dont les activités connaissent une évolution aux niveaux local, régional et international. Le chef du service […]
Le juge d’instruction du Pôle judiciaire financier de Tunis a décidé de prolonger de quatre mois la détention préventive d’Ahmed Amiri, président de la Chambre syndical des bouchers, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, suite à une plainte déposée contre lui par la Société Ellouhoum, rapporte Mosaique.
Cette plainte porte sur des soupçons de détournement de fonds publics appartenant à ladite entreprise publique ; ces fonds lui avaient été confiés en vertu d’un mandat donné par plusieurs bouchers pour l’approvisionnement en viandes réfrigérées importées.
Il est aussi soupçonné de manipulation des circuits de distribution en utilisant, à leur insu, les identités fiscales de bouchers, pour retirer des quantités de viande auprès de la Société Ellouhoum — en vue de monopoliser et spéculer sur ces produits subventionnés par l’État — en les vendant dans des circuits autres que ceux agréés par ladite société.
Après avoir auditionné Ahmed Amiri, le premier juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a émis un mandat de dépôt à son encontre pour des faits de blanchiment d’argent — en tirant parti des facilités offertes par sa fonction ainsi que par ses activités professionnelles et sociales —, de monopole et de spéculation illicites, d’abus de confiance aggravé, ainsi que pour complicité avec un agent assimilé à un fonctionnaire public ayant délibérément usé de sa qualité pour causer un préjudice matériel à une entreprise dont l’État détient une participation au capital, afin d’en retirer un avantage indu.
Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a affirmé que la désactivation de la fonctionnalité des commentaires sur les pages officielles des ministères et des établissements publics ne fait pas l’objet d’une décision centralisée. Dans une réponse à une question écrite du député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Chokri El Bahri, […]
Des pluies accompagnées de vents forts et, dans certaines zones, de chutes de grêle ont été enregistrées samedi dans plusieurs régions du gouvernorat de Kébili, causant d’importants dégâts dans le secteur des cultures géothermiques, notamment dans la zone de Limagues, relevant de la délégation de Kébili-Nord. Les dégâts ont notamment touché les structures et les […]
Le mois d’août 2026 a été le mois d’août le plus chaud jamais enregistré en Tunisie depuis 1950, avec une température moyenne nationale de 32,3 °C, soit un écart de +3,4 °C par rapport à la normale climatique, fixée à 28,9 °C, selon le bulletin climatique mensuel de l’Institut national de la météorologie (INM). Publié […]
L’avocat Ghazi Mrabet et six autres suspects — dont un trafiquant de drogue connu des services — seront déférés devant le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier de Tunis, leur garde à vue ayant été prolongée dans le cadre de l’enquête.Cette mesure, décidée, avant-hier, vendredi 11 septembre 2026, s’inscrit dans le cadre des investigations en cours concernant une suspicion de détention de stupéfiants.
L’affaire a débuté lorsque l’avocat a été surpris au domicile du deuxième suspect — un trafiquant de drogue faisant l’objet d’une condamnation par contumace à 40 ans de prison, qui serait l’un de ses clients, selon plusieurs de ses collègues.
Lors de l’opération, les autorités ont saisi 8 kg de cocaïne, 40 plaquettes de résine de cannabis (zatla) et une somme d’argent estimée à 394 000 dinars.
À la suite de l’ouverture de l’enquête, quatre autres suspects ont été arrêtés, tandis qu’un célèbre footballeur, dont le nom n’a pas été divulgué, a été déféré devant le parquet.
La semaine dernière, le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné aux agents de la sous-direction de lutte contre les stupéfiants (relevant de la direction de la police judiciaire) de placer en garde à vue l’avocat Ghazi Mrabet ainsi que le trafiquant de drogue en question.
Leur garde à vue a été fixée à cinq jours pour des chefs d’accusation incluant la constitution d’un réseau de trafic de drogue et le blanchiment d’argent. Les deux hommes ont été interpellés au domicile du trafiquant recherché ; la perquisition des lieux a permis la saisie d’importantes quantités de stupéfiants.
Selon l’agence Tap, citant une source judiciaire, Me Mrabet, qui se trouvait en compagnie du trafiquant de drogue, a tenté d’entraver le travail des agents de la police judiciaire pour permettre la fuite de son client, mais ces derniers sont parvenus à les interpeller tous deux.
La conduite principale du réseau d’eau potable relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), au niveau de la localité d’El Berak, dans la délégation d’El Ayoun (gouvernorat de Kasserine), a été la cible à plusieurs reprises d’actes de sabotage liés à des tentatives de branchements anarchiques destinés à l’irrigation de […]
Le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a récemment exprimé son soutien aux habitants de la délégation de Menzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul, rejetant l’implantation d’une unité industrielle de fabrication de farine animale et de protéines à base d’insectes dans leur ville. Soulignant que « cette activité est classée en première […]
Le Canada vient de renforcer les possibilités d’accès à la résidence permanente pour les médecins formés à l’étranger, une mesure qui peut notamment intéresser les médecins tunisiens souhaitant poursuivre leur carrière dans le pays. Le dispositif prévoit notamment une nouvelle catégorie d’Entrée express destinée aux médecins disposant d’une expérience professionnelle au Canada, 5.000 places réservées […]
Deux études scientifiques récentes ont démontré le potentiel du biochar produit à partir de résidus d’olives et de coquilles de crabe bleu dans le traitement des eaux. Les expérimentations ont permis d’atteindre des taux d’élimination de 99% pour l’histamine, ainsi que de 99,6% pour le vert malachite et 99% pour la rhodamine B, ouvrant ainsi […]
Au moins 23 détenus seraient décédés en Tunisie ces dernières semaines en raison de la chaleur extrême enregistrée en juillet et août, aggravée par la surpopulation carcérale et les longues coupures d’électricité et d’eau, s’indignent les défenseurs des droits humains qui dénoncent depuis longtemps des conditions de détention difficiles. Aucun des décès en prison ne peut être attribué à la chaleur sans confirmation des médecins légistes, répondent les autorités, qui ne communiquent aucun chiffre.
Selon le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), Bassem Trifi, cité par l’AFP, son organisation a recensé 23 décès en s’appuyant sur des informations fournies par des médecins, des avocats et des proches de détenus morts en prison à cause de la chaleur.
Parmi les détenus décédés figurait l’homme d’affaires Lazhar Sta, selon sa fille. Un autre était un étudiant de 24 ans.
Un homme d’affaires libanais est également décédé dans une prison tunisienne, a précisé M. Trifi. Une source judiciaire libanaise a indiqué à l’AFP que le père du défunt avait informé les autorités libanaises de sa mort une semaine auparavant. «Les conditions sont déjà inhumaines en temps normal, mais avec la vague de chaleur et des températures dépassant parfois 45 °C dans des cellules surpeuplées, la situation menace la vie des détenus», a déclaré M. Trifi.
Les prisons tunisiennes sont depuis longtemps critiquées pour leur surpopulation chronique et leurs mauvaises conditions de détention.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent la surpopulation des cellules, une ventilation insuffisante et un accès limité à l’eau — des accusations que l’administration pénitentiaire a rejetées.
L’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) s’est dite cette semaine «préoccupée par la détérioration des conditions de détention et l’augmentation des décès en prison». Elle a également appelé à des enquêtes «transparentes» et «indépendantes», déplorant l’absence de données officielles concernant ces décès.
Les proches de détenus avaient déjà exprimé leurs inquiétudes quant aux conditions de détention à mesure que les températures grimpaient au cours de l’été.
Les alertes lancées par les proches de figures de l’opposition emprisonnées ont largement circulé sur les réseaux sociaux et, à un degré moindre, sur les médias.
Parmi ces figures figure Rached Ghannouchi, 85 ans, chef du parti Ennahdha; ses avocats avaient qualifié son état de santé de «critique» en juillet, après des informations faisant état d’un évanouissement et d’un épuisement sévère en détention.
Figure également sur cette liste le militant Ahmed Nejib Chebbi, 82 ans, dont la fille a aussi exprimé son inquiétude quant aux conditions de détention de son père et d’autres détenus. «Je n’attendrai pas que mon père et mon oncle meurent en prison», a déclaré l’avocate Haifa Chebbi.
Son oncle, Issam Chebbi, est lui aussi emprisonné à la suite d’accusations de complot contre la sûreté de l’Etat, que des organisations de défense des droits humains ont dénoncées comme étant motivées par des considérations politiques. «Je ne garderai pas le silence. Libérez les détenus», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.
En juillet, l’administration pénitentiaire avait affirmé que tous les détenus recevaient des «soins médicaux conformes à la réglementation» et que «toutes les mesures nécessaires» avaient été prises face à la chaleur.
Depuis 2023, des dizaines de personnalités politiques, de journalistes et d’hommes d’affaires, entre autres, ont été placés en détention ou condamnés pour diverses accusations.
L’OMCT a appelé les autorités tunisiennes à prendre «les mesures nécessaires pour protéger la vie» des détenus et à autoriser les organisations de défense des droits à effectuer des visites dans les prisons.
La LTDH avait indiqué qu’elle se voyait interdire l’accès aux prisons depuis novembre 2025. Ces derniers jours, l’inquiétude s’est accrue concernant l’état de santé du journaliste d’investigation Mohamed Yousfi. Ce dernier a été arrêté la semaine dernière alors qu’il s’apprêtait à évoquer les pénuries d’eau lors d’une émission de radio. Il a par la suite été opéré de l’appendicite et placé en détention.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a rapporté que les membres de sa défense avaient dû quitter une séance d’interrogatoire pour lui procurer des médicaments, car M. Yousfi «hurlait de douleur».
Par ailleurs, la fille du journaliste indépendant emprisonné Zied El Heni a fait part de ses craintes pour son père. «À chaque fois que je rends visite à mon père, j’ai peur qu’on m’annonce sa mort», a déclaré Aram El Heni dans une vidéo largement partagée sur Facebook. «À chaque fois que je quitte la prison, je me dis que c’est peut-être la dernière fois que je le vois», a-t-elle ajouté.
Le prédiabète est une anomalie du taux de sucre sanguin qui précède le diabète de type 2. Il s’agit d’une pathologie silencieuse qui ne présente aucun symptôme clinique. Cependant, au bout de quelques années, plus de la moitié des personnes qui ont un prédiabète deviendront diabétiques si elles ne sont pas prises en charge. Entre 100 mg/dl et 125 mg/dl à jeun (sur base d’une prise de sang), on parle d’intolérance glucidique ou de «prédiabète».
En plus des personnes atteintes du diabète, 6,5% de la population adulte se trouve dans la «zone grise», caractérisée par un processus de transformation du glucose visiblement perturbé et un taux de sucre dans le sang légèrement trop élevé (glycémie > 100-110 à jeun) mais pas aussi élevé qu’en cas de diabète (glycémie > 126 à jeun). C’est ce que l’on appelle une tolérance au glucose altéré ou prédiabète. Ce groupe de personnes court un risque important de développer un diabète de type 2 à relativement court terme. Le prédiabète est-il facile à diagnostiquer ? Faut-il le dépister à temps ? Comment le prévenir?
Les symptômes du prédiabète
Le prédiabète est très silencieux et ne se manifeste par aucun symptôme. Si l’on n’intervient pas, le prédiabète conduit dans presque tous les cas au diabète. Chaque année, 5 à 10% des personnes souffrant de prédiabète développent la véritable forme de diabète Mais alors, où est le problème diront certains ? Le stade prédiabétique est défini par deux critères établis par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ceux-ci peuvent se présenter simultanément ou pas : une glycémie à jeun entre 1,10 g/l et 1,25 g/l. Elle est mesurée 2 fois séparément et une intolérance au glucose de nos cellules, en particulier hépatiques et musculaires. Elle se caractérise par l’augmentation excessive de la glycémie après une absorption de sucre (durant un repas ou un test médical de provocation). Deux heures après une prise orale de 75 g de glucose (ou après un repas), la glycémie est alors supérieure à 1,40 g/l mais elle reste inférieure à 2 g/l. Un seul de ces deux critères suffit pour inciter le patient à lutter contre l’évolution du prédiabète vers le diabète. En effet, l’intolérance au glucose ne signifie pas que l’on deviendra diabétique : 50 à 70% des patients concernés ne seront pas diabétiques dans les 5 ans qui suivent l’identification du prédiabète et 30% ne le seront toujours pas 30 ans après.
Avant que le diabète ne s’installe, le prédiabète provoque déjà un risque accru de souffrir de maladies cardio-vasculaires. En cas de prédiabète, il y a en effet un risque environ 1,5 fois plus élevé d’être victime de maladies cardio-vasculaires telles que l’infarctus du myocarde, la thrombose cérébrale, etc. Le prédiabète implique un risque accru de développer un cancer. Différents mécanismes liés au prédiabète et que nous n’aborderons pas ici, augmentent en effet d’environ 15% le risque de souffrir de différentes formes de cancers, dont principalement les cancers du système digestif et le cancer du sein.
Un phénomène non brutal mais une trajectoire métabolique progressive
Une publication récente de Nature Medicine propose justement de changer notre façon de penser la prévention du diabète de type 2. Selon le cardiologue Faouzi Addad, «le passage d’une glycémie normale au prédiabète, puis au diabète, n’est pas un phénomène brutal. C’est une trajectoire métabolique progressive, parfois construite pendant des années sous l’influence du surpoids abdominal, de la sédentarité, de l’alimentation, du sommeil, de la génétique et de nombreux facteurs environnementaux.
Lorsqu’un patient présente un prédiabète, notre objectif ne devrait donc plus être uniquement d’«éviter qu’il devienne diabétique» mais plutôt d’«essayer de le faire revenir à une glycémie normale». Passer de spectateur à acteur. La normoglycémie redevient ainsi un véritable objectif thérapeutique. Et des travaux récents suggèrent même que cette rémission du prédiabète peut être bénéfique indépendamment de la seule perte de poids. Mais peut-on aller encore plus tôt ? C’est probablement la question la plus passionnante. Avant même que la glycémie ou l’HbA1c ne devienne anormale, certains patients présentent déjà plusieurs signaux d’alerte : surpoids abdominal, graisse viscérale, triglycérides élevés, HDL bas, stéatose hépatique, hypertension artérielle, antécédents familiaux de diabète… Autrement dit, peut-on identifier une insulinorésistance alors que la glycémie est encore normale ? Les recommandations ne sont pas encore suffisamment claires pour proposer le dosage systématique de l’insulinémie ou le calcul du HOMA-IR dans la population générale. Mais ce sont des pistes intéressantes à étudier pour mieux identifier certains sujets à risque avant même l’apparition du prédiabète.
Ne pas attendre le diabète pour traiter le prédiabète
Le dépistage du prédiabète est donc primordial. Les patients sont encore trop souvent sous-informés en cas de valeurs glycémiques légèrement anormales. De nombreux patients ne sont informés que lorsque la véritable forme du diabète s’est déjà installée, ou quand il est quasi trop tard pour améliorer la situation. Les patients devraient déjà recevoir des informations détaillées et être avertis en cas de valeurs légèrement trop élevées. Pour Dr Faouzi Addad, la médecine de demain sera probablement moins une médecine qui attend l’apparition du diabète qu’une médecine capable d’identifier la trajectoire qui y conduit et de la modifier suffisamment tôt. Le message devient alors : ne pas attendre le diabète pour traiter le prédiabète. Et peut-être, demain : ne pas attendre le prédiabète pour agir. Si on souffre de prédiabète, on doit absolument adapter un certain mode de vie : 30 minutes d’exercice physique par jour font baisser de 30% le risque de contracter le diabète de type 2. Le sport ou l’activité physique intensive sont certes bénéfiques à la santé du corps et de l’esprit mais ne sont pas toujours accessibles à tout un chacun. Il faut essayer de bouger pendant au moins 30 minutes (réparties sur la journée, avec un minimum de 10 minutes ininterrompues), à une intensité modérée (pratiquer des activités élevant la vitesse et l’intensité de respiration, comme le vélo, la marche rapide, la natation,…) et à raison de 5 jours par semaine. Il faudrait limiter le nombre de moments passés en position assise, ce qui permet d’obtenir une diminution supplémentaire du risque de diabète de 10%. Ceci sans oublier de manger sain et varié. Il est particulièrement important d’avoir un apport suffisant en fibres, de limiter ses apports en graisses (saturées) et en sucres rapides, ainsi que sa prise totale de calories. En cas de surpoids, perdre 5% de son poids corporel permet de diminuer son risque de diabète de 30%. Les premiers kilos perdus sont les plus importants. Ceci sans oublier d’arrêter de fumer car le tabagisme augmente en effet de 50% le risque de contracter le diabète de type 2.
Le prédiabète peut être asymptomatique, c’est pourquoi il est crucial de faire des examens de dépistage réguliers. C’est un signal d’alerte précoce que le corps ne traite pas correctement le glucose. En adoptant un mode de vie sain, on pourra prévenir ou retarder le développement du diabète de type 2. C’est pourquoi il faudrait consulter un professionnel de santé pour obtenir des conseils et un suivi adapté à chaque cas.