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Tunisie | Baisse d’activité dans le marché de l’or

06. August 2026 um 12:57

Contrairement aux années précédentes, le secteur de l’or en Tunisie n’a pas connu la reprise habituellement observée lors de l’afflux de touristes algériens et libyens, notamment pendant la saison estivale, a indiqué Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, dans une déclaration à Mosaïque, mercredi 5 août 2026.

Les activités du secteur sont en baisse constante d’année en année, a indiqué le responsable syndical, en précisant que la plupart des touristes algériens se rendent dans les bijouteries de Souk El Berka à Tunis, ou sur d’autres marchés, pour vendre de l’or — et non pour en acheter — afin de se procurer les liquidités nécessaires pour couvrir leurs frais de séjour et leurs déplacements entre les villes et les destinations touristiques.

Il en est de même pour les touristes libyens, dont un grand nombre se rend en Tunisie pour vendre de l’or, notamment pour financer des soins médicaux.

Quant aux Tunisiens résidant à l’étranger — qui ont longtemps été parmi les principaux moteurs du marché de l’or, notamment durant leurs vacances d’été en Tunisie—, ils ne jouent plus ce même rôle comme auparavant.

S’agissant de la saison des mariages, également propice aux achats de bijoux, elle est désormais davantage tributaire du pouvoir d’achat des citoyens, ainsi que de la hausse constante et de l’instabilité des prix de l’or observées ces dernières années, a aussi expliqué le président de la Chambre syndicale des bijoutiers, précisant que le prix du gramme d’or neuf s’élève actuellement à environ 500 dinars, voire plus, tandis que l’or d’occasion peut être acquis à des tarifs avoisinant les 340 dinars le gramme.

L’or d’occasion racheté par les bijoutiers se répartit en trois catégories : l’or destiné à être poli et remis en vente, l’or destiné à la fonte et au recyclage, et enfin l’or ayant perdu son poinçon officiel avec le temps — lequel peut être accepté dans certains cas, bien qu’une grande partie de ce type d’or soit détournée vers le marché parallèle.

M. Ben Youssef a souligné que, malgré la fluctuation des cours mondiaux de l’or, il reste possible d’acheter des bijoux pour la mariée à des prix compris entre 2 500 et 5 000 dinars, selon le budget et les goûts. Il a ajouté que de nombreuses femmes privilégient désormais des pièces plus légères aux designs épurés, mieux adaptées à leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, les prix de l’or 9 carats sont estimés entre 100 et 150 dinars, tandis que ceux de l’or 18 carats ont reculé de 160 à 190 dinars.

I. B.

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Tunisie | La fermeture du bureau de garantie prive l’État l’or circulant sur le marché noir

05. August 2026 um 12:58

Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé ce mercredi 5 août 2026, sur les ondes de la radio Mosaïque, que le Bureau de garantie constitue un maillon essentiel pour le secteur. En effet, sa mission consiste à contrôler le titre des métaux précieux (or, argent, platine) et à apposer les poinçons officiels sur les objets d’orfèvrerie et de bijouterie, garantissant ainsi l’intégration des bijoux dans le circuit économique légal.

M. Ben Youssef a expliqué que la revendication urgente des professionnels du secteur — adressée principalement aux ministères des Finances, dont dépend les douanes, et du Tourisme et de l’Artisanat — porte sur la réouverture du Bureau de garantie tout en maintenant le dispositif de contrôle. Cette demande se justifie par le rôle clé que joue ce bureau dans le recensement et l’identification des quantités de bijoux en circulation, qu’il s’agisse de pièces vendues, acquises lors du pèlerinage (Omra ou Hajj) ou héritées, ainsi que dans la prise en charge des bijoux dont le poinçon s’est effacé avec le temps.

Le responsable syndical a souligné que la réouverture du Bureau de garantie constitue la solution idéale pour endiguer la contrebande de quantités importantes d’or via des circuits illégaux et non contrôlés, privant ainsi l’État de tirer profit de cette ressource, que ce soit par le renforcement de ses réserves d’or ou par les recettes financières qu’elle génère.

M. Ben Youssef a qualifié la fermeture du Bureau de garantie de «catastrophe» ayant gravement nui au secteur, estimant que le règlement intérieur en vigueur depuis 2005 n’est plus adapté et n’a pas été actualisé au cours de deux décennies.

Pour le bijoutier, on ne peut élaborer un cadre juridique régissant le secteur sans associer les professionnels eux-mêmes, qualifiant le texte actuel de véritable «code pénal» qui entrave l’activité des professionnels ; d’autant plus que seules certaines de ses dispositions sont appliquées et qu’il ne tient pas compte des spécificités du secteur.

M. Ben Youssef a précisé que le secteur de la bijouterie-joaillerie regroupe divers intervenants — commerçants, artisans, professionnels qualifiés, apprentis, gérants et propriétaires d’établissements — et emploie environ 15 000 personnes. Ce total comprend quelque 2 200 commerçants, plus de 1 000 artisans et environ 800 professionnels qualifiés, le reste de l’effectif étant constitué d’artisans, d’apprentis et de travailleurs du secteur.

I. B.  

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Or : après des records historiques, les prix amorcent une baisse

12. Juni 2026 um 12:05

Après avoir atteint des niveaux record ces derniers mois, le marché de l’or semble amorcer un retournement de tendance. Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé, vendredi 12 juin 2026, dans une interview téléphonique accordée le jour même à Jihene Miled dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, que les...

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