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Interopérabilité : le gouvernement veut mettre fin aux documents redondants

14. Oktober 2026 um 17:03

La présidence du gouvernement a annoncé la poursuite des travaux pour achever la plateforme d’interopérabilité, destinée à permettre aux administrations publiques d’échanger automatiquement et de manière sécurisée les données entre leurs systèmes d’information. L’objectif est d’éviter aux citoyens et aux entreprises de fournir des documents ou informations déjà détenus par l’administration, conformément au décret gouvernemental n°2020-777 du 5 octobre 2020.

La Kasbah développe également une « nationale des procédures administratives », qui servira de guichet numérique unique. Cette démarche vise à simplifier les démarches, faciliter l’accès aux services publics, réduire leurs coûts et moderniser l’administration, dans le cadre du plan de développement 2026-2030.

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Agroalimentaire : neuf entreprises tunisiennes à Paris pour séduire les marchés européens

14. Oktober 2026 um 16:47

Sous la bannière « Tunisie, Terre de Saveurs », des producteurs d’huile d’olive et de dattes seront présents à Paris du 16 au 21 octobre 2026, entre rendez-vous grand public, événement gastronomique et prospection professionnelle au SIAL.

Neuf entreprises tunisiennes de l’agroalimentaire se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026 pour promouvoir l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés. Six d’entre elles relèvent de la filière oléicole et trois de celle des dattes. Objectif : accroître la visibilité de ces produits emblématiques auprès des consommateurs et des professionnels européens, et ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

Trois rendez-vous dans la capitale française

Le programme s’articule autour de trois temps forts :

  • Du 16 au 18 octobre, au Centre Beaugrenelle Paris : trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Le public pourra goûter une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, et échanger directement avec les producteurs.
  • Le 16 octobre, au Cordon Bleu Paris : une expérience gastronomique orchestrée par un chef étoilé, qui cuisinera à partir des produits des entreprises participantes. L’événement vise à valoriser ces produits par leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui entourent leur production.
  • Du 19 au 21 octobre, au SIAL Paris 2026 : l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises y poursuivront leur prospection auprès d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Les entreprises participantes

Filière huile d’olive : Daoud Grove, Greatlines (marque « Firma »), Ferme Ali Sfar (« Tesoro Del Rio »), Oléa Amiri, Olyfo et Garrach Food (« NARA »).

Filière dattes et dérivés : Tazart, Bra Dattes (Bra International) et Ben Moussa Dattes.

Une initiative portée par le MIME, avec l’appui de l’UE et de l’Allemagne

Portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), l’initiative s’inscrit dans la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle relève également de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE). Ce programme fait partie du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le MIME. L’ambassade de Tunisie en France est associée à la réalisation de l’opération.

Les partenaires entendent ainsi renforcer le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner les entreprises dans leur internationalisation et favoriser le développement de produits à plus forte valeur ajoutée.

D’après communique.

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Réserves obligatoires : la BCT triple le taux sur les comptes à vue dès le 1er novembre

14. Oktober 2026 um 16:07

La Banque centrale de Tunisie (BCT) durcit sa politique de liquidité. Selon la circulaire n° 2026-11 du 9 octobre 2026, l’institut d’émission relèvera le taux des réserves obligatoires sur les comptes à vue et les sommes dues à la clientèle de 1 % à 3 %, à compter du 1er novembre 2026.

Cette disposition modifie l’annexe II.3 de la circulaire n° 2017-02 du 10 mars 2017 fixant la grille des taux applicables. Pour rappel, les établissements bancaires sont tenus d’immobiliser une fraction de leurs dépôts sous forme de réserves auprès de la BCT.

À travers ce mécanisme de constitution en moyenne, la Banque centrale vise deux objectifs majeurs : stabiliser les taux du marché monétaire et accentuer le besoin en monnaie centrale, afin de renforcer son rôle de régulateur de la liquidité bancaire.

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Oléiculture : un verger vieillissant et un manque de données freinent la filière

14. Oktober 2026 um 15:44

La filière oléicole dispose d’un potentiel considérable, mais elle reste freinée par des défis structurels majeurs : vieillissement du verger, faiblesse des rendements, manque de données fiables, hausse des coûts de production, difficultés d’accès au financement et dépendance envers les intermédiaires.

Rencontré en marge d’un événement, Mnaouer Sghaier, membre de l’UTAP, a souligné que le patrimoine oléicole tunisien affiche un âge moyen estimé à environ 57 ans, ce qui pèse directement sur la productivité. Le rendement moyen demeure faible, autour de 0,7 tonne à l’hectare, alors que certains pays concurrents atteignent près de 2 tonnes à l’hectare.

Cette situation s’explique notamment par le vieillissement des arbres, des pratiques culturales parfois inadaptées, les contraintes hydriques et l’insuffisance de la mécanisation. Selon les intervenants, la Tunisie ne peut plus se contenter de sa position historique sur le marché mondial : la modernisation du verger est désormais indispensable pour améliorer à la fois les rendements et la qualité de l’huile.

Un secteur sans données fiables

Le premier obstacle identifié est l’absence d’un système national actualisé d’information et de suivi. Le dernier recensement agricole remonte à 2004-2005, ce qui rend difficile l’établissement d’un état des lieux précis des superficies plantées, du nombre d’arbres, des variétés cultivées et du volume réel de production.

Il n’existe pas non plus de tableau de bord national permettant de suivre, en temps réel, l’état du verger, les variétés telles que Chetoui, Chemlali entre autres ni les besoins réels de la filière. Cette lacune complique l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données vérifiables et rend difficile l’évaluation des pertes, notamment après les coupures d’électricité ou les vagues de chaleur.

Des coûts de production en hausse

La mécanisation de la récolte reste insuffisante, alors que la main-d’œuvre devient à la fois plus coûteuse et moins disponible. Selon les régions et les périodes, le coût journalier peut atteindre entre 35 et 50 dinars.

L’absence de machines de récolte adaptées au contexte actuel fragilise davantage la filière. Certaines pratiques, comme l’usage de bâtons pour faire tomber les olives, peuvent également affecter la qualité du fruit et, par ricochet, celle de l’huile. Il estime que la Tunisie devrait développer des solutions technologiques propres, adaptées à la taille des exploitations et aux spécificités locales.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

14. Oktober 2026 um 14:40

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Marché financier : dernier délai pour les sociétés cotées

14. Oktober 2026 um 14:33

« Les sociétés cotées en Bourse sont tenues de déposer leurs indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre de l’exercice 2026, établis selon le modèle prévu pour leur secteur d’activité, au plus tard le mardi 20 octobre 2026 ». C’est ce qu’indique le Conseil du marché financier (CMF), dans un communiqué rendu public dans la soirée du mardi 13 octobre. À noter que le dépôt des indicateurs d’activité constitue une obligation légale qui doit être impérativement respectée, insiste le CMF.

Il a souligné, à cet effet, la nécessité de respecter strictement cette échéance et de veiller à la qualité et à l’exhaustivité des informations communiquées, ajoutant que  les indicateurs doivent être accompagnés de commentaires explicatifs clairs et précis, permettant d’apprécier les causes des variations significatives enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’exercice 2026.

Lire aussi: Le CMF lance sa première revue pour décrypter le marché financier tunisien

« Tout manquement à ces obligations est susceptible de donner lieu à la mise en œuvre des diligences et mesures relevant de ses prérogatives », prévient-il dans son communiqué.

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L’excédent commercial chinois s’envole

14. Oktober 2026 um 14:26

Les exportations chinoises ont progressé de 36,3 % sur un an en septembre, portées par les semi-conducteurs, les véhicules et les technologies liées à l’IA.

Les exportations chinoises ont fortement accéléré en septembre 2026, progressant de 36,3 % sur un an, contre 25 % en août, selon les données publiées par les douanes chinoises. Il s’agit de la plus forte croissance des exportations depuis février dernier, lorsque les ventes à l’étranger avaient augmenté de 39,6 %. La vigueur de la demande mondiale en produits technologiques et en équipements liés à la transition énergétique contribue à soutenir l’activité industrielle chinoise. Alors que la consommation intérieure et l’investissement restent fragiles.

La progression des exportations, supérieure à celle des importations, a porté l’excédent commercial chinois à 133,53 milliards de dollars en septembre; contre 119,09 milliards en août. Sur les neuf premiers mois de 2026, cet excédent a atteint 938,11 milliards de dollars. La Chine se rapproche ainsi du seuil de 1 000 milliards de dollars et pourrait dépasser son record annuel de 1 189 milliards enregistré en 2025 si la dynamique commerciale se maintient.

Le solde commercial avec les États-Unis a atteint 34,01 milliards de dollars en septembre, son niveau le plus élevé en vingt mois. L’excédent avec l’Union européenne s’est établi à 34,8 milliards de dollars, accentuant les inquiétudes des partenaires commerciaux de Pékin face au déséquilibre des échanges.

Les technologies tirent les ventes à l’étranger

Les produits de haute technologie figurent parmi les principaux moteurs de cette progression. Les exportations de semi-conducteurs ont augmenté de 108,1 % en valeur sur les neuf premiers mois de l’année. Les ventes de véhicules à l’étranger ont également enregistré une croissance supérieure à 50 %, en valeur comme en volume, selon les données douanières citées par Reuters.

En outre, le développement mondial des infrastructures d’intelligence artificielle soutient la demande de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’équipements informatiques fabriqués en Chine. Cette performance permet aux industriels chinois de compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure et les difficultés persistantes du secteur immobilier.

La progression de l’excédent commercial intervient alors que les États-Unis et l’Union européenne multiplient les appels à un rééquilibrage des échanges. Bruxelles et Pékin ont récemment engagé des discussions sur les exportations chinoises de véhicules hybrides, tandis que Washington et Pékin ont prolongé leur trêve tarifaire.

 

Lire aussi – Commerce : Bruxelles met la pression sur Pékin pour rééquilibrer les échanges

 

Ces tensions pourraient entraîner de nouvelles restrictions commerciales et peser sur les ventes chinoises dans les prochains mois. Les exportateurs pourraient aussi accélérer leurs expéditions avant l’entrée en vigueur de certaines mesures européennes.

Les autorités chinoises estiment néanmoins que les fondamentaux du commerce extérieur restent solides. La poursuite de la demande mondiale en produits technologiques devrait soutenir les échanges au quatrième trimestre, même si les incertitudes géopolitiques et les mesures protectionnistes demeurent des risques importants.

Pour Pékin, la solidité des exportations constitue un soutien essentiel à l’objectif de croissance économique compris entre 4,5 % et 5 % en 2026. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les déséquilibres persistants de l’économie chinoise.

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Souleymane Bachir Diagne à Tunis : l’hospitalité comme sursaut éthique et politique

14. Oktober 2026 um 14:08

Face à une époque qui multiplie les dispositifs d’inhospitalité et érige des remparts là où il faudrait construire des ponts, Souleymane Bachir Diagne plaide pour un sursaut éthique : l’hospitalité universelle.

Invité le 13 octobre 2026 à l’Institut français de Tunisie, le philosophe sénégalais et professeur à l’université Columbia aux Etats-Unis y a dévoilé les grandes lignes de son ouvrage à paraître dans 15 jours, L’Hospitalité, Affirmer l’humanité, devant un auditoire comptant notamment l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, et le directeur de l’institut, Julien Chenivesse, lors d’une rencontre où la docteure en littérature française et poétesse, Ahlem Ghayaza, a orchestré les échanges avec le philosophe.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où l’empathie, traditionnellement considérée comme le sentiment le plus immédiat permettant de se mettre à la place d’autrui, se voit désormais critiquée. Le Pr Diagne pointe l’émergence aux États-Unis d’ouvrages remettant en cause cette notion depuis deux horizons distincts. Le premier, issu de la psychologie évolutionniste, affirme que l’empathie nous égare, dans la lignée des travaux de Paul Bloom avec Against Empathy. Parmi ces publications, Suicidal Empathy de Gad Saad a été salué par Elon Musk – par ailleurs d’origine sud-africaine -, qui voit dans une trop grande ouverture aux autres la menace majeure pour la civilisation occidentale. Le second courant adopte une rhétorique religieuse : dans The Sin of Empathy, Compassion and Its Counterfeits, le pasteur Joe Rigney dénonce les fautes d’empathie envers les migrants. Ces livres s’inscrivent dans une tendance mondiale à la banalisation de ces discours.

La sacralité du visage et la refondation du lien humain

En réponse à ces critiques qui réduisent l’empathie à une émotion irrationnelle, Souleymane Bachir Diagne rappelle que le terme a été créé au XIXe siècle en Allemagne dans le champ de la philosophie de l’art pour décrire l’immersion dans un paysage par la contemplation. Les papes François et Léon XIV sont d’ailleurs intervenus pour réaffirmer le sens de l’amour du prochain. À cette vision défigurée, le philosophe oppose la formule du Livre de la jungle, « nous sommes du même sang », expression d’une reconnaissance mutuelle présente dans toutes les cultures et qui sacralise l’autre comme un dieu déguisé. Chez les Grecs, l’hospitalité relevait de la protection de Zeus. Ce concept apparaît indispensable pour contrecarrer la fabrication de la figure repoussoir du migrant musulman, instrumentalistée à des fins électorales. Face aux traversées mortelles en Méditerranée devenue un cimetière marin, l’indignation surgit quand le corps d’un enfant s’échoue sur une plage, illustrant le « visage de l’autre » théorisé par Levinas. Les défis migratoires concernent l’humanité tout entière, qui doit s’affirmer en véritable acteur politique.

Pour un universel latéral et décolonial

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Cette démarche irrigue également sa vision des débats décoloniaux. Aucune culture ne peut se prétendre naturellement dépositaire de l’universel. La décolonisation ne doit pas être menée contre l’universel sous prétexte qu’il serait impérial, mais en son nom, pour faire advenir un universel latéral auquel toutes les cultures contribuent. Refusant l’ethnonationalisme du Sud global qui reprend le discours de l’extrême droite sous couvert d’anti-impérialisme, le professeur sénégalais Diagne maintient le terme d’universel face aux notions d’universalité ou de diversalité. Il rattache l’hospitalité universelle à Emmanuel Kant, pour qui la forme sphérique de la Terre contraint les hommes à habiter ensemble aux côtés du vivant, rejoignant les perspectives décoloniales contemporaines axées sur la mondialité et la conscience planétaire.

Dans De langue à langue. L’hospitalité de la traduction, paru en 2022 et traduit depuis en plusieurs langues, notamment en anglais par un de ses anciens étudiants, Diagne définit la traduction comme l’accueil dans sa langue de ce qui a été pensé dans une autre. Face à l’intelligence artificielle capable de traduire parfaitement, il alerte sur le risque de perdre le décentrement du bilinguisme cher à Paul Ricœur, qui définissait l’humain par sa capacité à parler la langue de l’autre. Le recours systématique à la machine risque d’enfermer chacun dans son identité, comme le montre le cas d’étudiants chinois réclamant le retrait de l’anglais de leurs examens.

Démocratie fragilisée et défis globaux pour l’avenir

Cette préoccupation s’inscrit dans un constat d’affaiblissement de la démocratie, attaquée par des régimes illibéraux et fragilisée par un scepticisme croissant. En Afrique, des dirigeants militaires, notamment au Burkina Faso, réutilisent l’idée que la démocratie ne serait pas faite pour le continent, tandis qu’aux États-Unis, la liberté d’expression, les droits des femmes et les universités sont remis en cause dans un contexte de montée du masculinisme.

Concernant les menaces d’une dictature cognitive, le professeur rappelle que la pensée exige de sortir des cadres établis. Si l’IA résout des problèmes par accumulation de données et s’approche de la création artistique, elle bouscule la distinction traditionnelle de l’humain fondée sur la raison et la parole, alarment ceux-là mêmes qui la développent.

Pour l’avenir, le philosophe identifie quatre enjeux prioritaires exigeant une action politique globale : l’environnement, la santé et sa communauté de destin face aux virus, les migrations face à l’échec du multilatéralisme, et l’intelligence artificielle, dont le cadre reste façonné depuis le Bureau ovale sous l’influence de milliardaires détenant des médias et véhiculant un discours d’extrême droite.

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France – Piratage des frigos de supermarchés : plusieurs millions d’euros de pertes

14. Oktober 2026 um 12:12

Plus de 500 magasins ont été touchés, avec des pertes potentielles de plusieurs millions d’euros dues aux produits avariés.

Des pirates informatiques ont surchauffé à distance les réfrigérateurs de centaines de supermarchés en France, détruisant des tonnes de produits frais et surgelés, selon les médias locaux et des responsables du secteur. Cette cyberattaque massive a engendré des pertes de plusieurs millions d’euros pour les distributeurs, certains magasins ayant été contraints de fermer temporairement.

Selon Le Monde, l’attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, touchant environ 300 magasins Intermarché et Netto, 100 points de vente Coopérative U, 80 supermarchés Carrefour, 30 magasins Monoprix et plusieurs magasins E.Leclerc. Ce qui porte le total estimé à plus de 500.

Outre les supermarchés, la cyberattaque a également touché le grossiste Metro, les membres de l’association française de la filière viande Culture Viande, et des bouchers indépendants.

Selon une enquête de BFM-TV diffusée mardi 13 octobre, des pirates informatiques ont ciblé les régulateurs de réfrigération du fabricant danois Danfoss, qui permettent aux techniciens de régler la température à distance. Les auteurs de l’attaque ont activé les systèmes de dégivrage automatique, forçant ainsi les unités de réfrigération à chauffer jusqu’à 50 °C dans certains cas, au lieu de maintenir les aliments au frais.

En conséquence, les employés des supermarchés ont découvert, à leur arrivée au travail, des unités de réfrigération surchauffées et des rayons de produits invendables. Dans certains cas, des pirates informatiques ont prolongé le cycle de dégivrage d’une heure à huit heures afin que les alarmes se déclenchent plus tard, leur permettant ainsi de maximiser les dégâts.

L’ampleur exacte des pertes reste incertaine, mais un Intermarché d’Haguenau, dans l’est de la France, a perdu environ 50 000 Euros de produits surgelés. Un magasin E.Leclerc de Wasselonne, ville voisine, a dû jeter des produits frais et surgelés d’une valeur de 220 000 Euros.

Dominique Schelcher, directeur général de Cooperative U, a qualifié mardi l’attaque d’inédite et d’inacceptable. Thierry Cotillard, directeur général d’Intermarché, a estimé que les pertes à l’échelle nationale pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés et aucune demande de rançon n’a été signalée. Le mode opératoire reste également inconnu, bien qu’un porte-parole d’Intermarché ait indiqué mardi à Bleeping Computer que l’attaque avait touché un prestataire de services de gestion d’équipements frigorifiques.

Le chercheur en cybersécurité Kevin Beaumont a suggéré que des milliers de contrôleurs Danfoss sont directement accessibles via Internet, avec le nom d’utilisateur défini sur « admin » et le mot de passe changeant automatiquement chaque jour pour correspondre à la date du jour.

Danfoss a indiqué que les systèmes les plus touchés étaient des produits obsolètes, notamment les modèles AK-SM 800 et AK-SC 355, qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. L’ANSSI, l’agence française de la cybersécurité, a exhorté les opérateurs à déconnecter d’Internet les interfaces de gestion vulnérables ou à limiter l’accès aux connexions de confiance.

Les équipements Danfoss ont déjà été impliqués dans d’importantes cyberattaques. L’entreprise a indiqué que 16 supermarchés russes utilisant des contrôleurs AK-SM 800 avaient été ciblés en 2022, au moment même où le conflit ukrainien s’intensifiait. La même année, 40 magasins israéliens ont été piratés. Danfoss a invoqué une protection insuffisante de la part des pare-feu ou des VPN.

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Les cinq priorités pour renforcer le contrôle migratoire et les frontières de l’UE

14. Oktober 2026 um 12:09

Avant le sommet des 15 et 16 octobre à Bruxelles, Ursula von der Leyen fait de la gestion migratoire une priorité, avec un accent sur les frontières extérieures et les retours.

Dans sa lettre de neuf pages, elle souligne que les passages irréguliers aux frontières extérieures de l’UE ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2021, enregistrant une baisse de 55 % ces deux dernières années et de plus d’un tiers en 2026. Parallèlement, les demandes d’asile et le mouvement migratoire secondaire non autorisé à l’intérieur de l’UE diminue, tandis que les retours augmentent.

Cependant, les événements de l’été, dont la crise de Ceuta est un exemple frappant, ont démontré, selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, la rapidité avec laquelle des arrivées massives et soudaines peuvent exercer une pression considérable sur les frontières extérieures, entraînant des conséquences humaines tragiques. Les pressions migratoires persistent, de la Méditerranée aux frontières orientales de l’Union.

Dans ce cadre, Ursula von der Leyen identifie cinq priorités clés pour la politique migratoire européenne. Premièrement, la pleine mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile. Ce pacte appelle les États membres à appliquer les règles relatives à la responsabilité en matière d’examen des demandes d’asile et de transfert de demandeurs d’asile entre pays, soulignant que le partage équitable des responsabilités et la solidarité sont indissociables. Il appelle également à la limitation des mouvements secondaires non autorisés et au rétablissement du plein fonctionnement de l’espace Schengen.

Deuxièmement, l’accent est mis sur le renforcement de Frontex et des frontières extérieures. La Commission prévoit de renforcer les capacités opérationnelles de Frontex, notamment par la création d’un Pool européen pour les frontières et le retour, d’une force de réaction rapide en cas de crise et d’un Centre de coordination du retour. Elle propose également un plan en cinq points pour prévenir et gérer les arrivées massives et soudaines de migrants, axé sur la surveillance, l’alerte précoce, la coopération avec les pays tiers et la lutte contre la désinformation et les réseaux de passeurs. D’après la lettre, le système d’entrée-sortie (SEE) a enregistré plus de 204 millions d’entrées et de sorties, plus de 69 000 refus d’entrée et plus de 1 750 cas de personnes considérées comme une menace pour la sécurité intérieure. Les États membres qui n’ont pas encore achevé la mise en œuvre du système sont invités à le faire d’ici la fin de l’année.

Troisièmement, à travers l’élaboration d’un nouveau cadre européen de réponse aux situations d’urgence. La Commission travaillera avec les États membres à la création d’un cadre qui complète les règles actuelles de gestion des crises et permette une plus grande flexibilité dans la gestion des frontières et dans les procédures courantes d’asile et de retour, lorsque des mesures immédiates sont requises et que les règles existantes sont insuffisantes. L’objectif est de faire face aux circonstances exceptionnelles qui menacent l’intégrité des frontières extérieures, l’ordre public et la sécurité intérieure, ainsi que l’instrumentalisation des migrations.

Quatrièmement, il s’agit d’accroître le nombre de retours des personnes n’ayant pas le droit de rester dans l’UE. Ursula von der Leyen qualifie le taux de retour, actuellement de 32 %, de « trop faible », malgré la tendance à la hausse observée ces dernières années. Elle appelle à la mise en œuvre rapide du nouveau règlement sur le retour, qui établira des règles européennes communes et fournira, entre autres, le cadre juridique nécessaire à la création de centres de retour dans des pays tiers, dans le respect du droit européen et international ainsi que des droits humains. Elle annonce également une proposition de numérisation des procédures de retour et appelle à une coopération renforcée avec les pays d’origine afin de faciliter la réadmission de leurs ressortissants.

Cinquièmement, le renforcement de la dimension extérieure de la politique migratoire. Le président de la Commission appelle à des partenariats plus étroits avec les pays d’origine et de transit afin de prévenir l’immigration irrégulière, de lutter contre les réseaux de passeurs et de développer les voies de migration légale.

Il est fait mention tout particulièrement de la Libye qui, selon la lettre, demeure le principal pays de départ des migrants tentant d’entrer irrégulièrement dans l’UE. La Commission annonce la poursuite de sa coopération avec ce pays, notamment dans le cadre du prochain dialogue technique UE-Libye, afin de renforcer la gestion des frontières, les opérations de recherche et de sauvetage et la lutte contre le trafic de migrants.

Dans ce contexte, un financement supplémentaire de 25 millions d’euros a été signé afin d’étendre les actions menées dans l’est de la Libye. Parallèlement, l’UE, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soutient le retour volontaire des migrants libyens vers leurs pays d’origine et s’efforce de limiter les flux migratoires vers ce pays lorsque la destination finale est une entrée irrégulière sur le territoire de l’Union.

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Un Tunisien au Conseil consultatif de la Millennium Challenge Corporation

14. Oktober 2026 um 10:52

Le Tunisien Khaled Koubaa rejoint le Conseil consultatif de la Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence gouvernementale américaine consacrée à la réduction de la pauvreté par le développement économique. Cette nomination intervient après son entrée, annoncée en décembre dernier, au Comité des sanctions du Groupe de la Banque mondiale.

La Millennium Challenge Corporation (MCC) compte désormais Khaled Koubaa parmi les membres de son Conseil consultatif. Fort d’une expérience dans les domaines du numérique et des politiques publiques, le Tunisien est appelé à participer aux travaux de cette instance, notamment sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la gouvernance d’Internet.

Fondée en 2004, la MCC est une agence du gouvernement américain dont la mission consiste à combattre la pauvreté en favorisant la croissance économique. Elle intervient à travers le financement de programmes de développement dans des pays partenaires.

Son Conseil consultatif rassemble des profils issus de différents horizons, notamment des experts, des dirigeants d’entreprise et des spécialistes. Leur rôle consiste à orienter les réflexions de l’agence concernant ses investissements, ses partenariats économiques et l’intégration des nouvelles technologies.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Khaled Koubaa entend particulièrement contribuer aux échanges portant sur la place des technologies dans les dynamiques de croissance économique et d’inclusion. Son expertise couvre notamment la gouvernance d’Internet, l’intelligence artificielle et les politiques publiques.

Cette désignation fait suite à une autre nomination au sein d’une institution internationale. En décembre dernier, le Groupe de la Banque mondiale avait annoncé son entrée au Comité des sanctions.

Le parcours professionnel de Khaled Koubaa comprend également des responsabilités exercées chez Google et Meta. Il a, par ailleurs, siégé au conseil d’administration de l’ICANN, organisme chargé de la coordination de ressources indispensables au fonctionnement d’Internet.

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

14. Oktober 2026 um 10:10

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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L’AFD et l’UE s’engagent avec l’OSS pour les savoirs locaux face au climat

14. Oktober 2026 um 09:51

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé, le 13 octobre 2026, une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France (à travers l’AFD) et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de son secrétaire exécutif, Nabil Ben Khatra, de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et du directeur de l’AFD en Tunisie, Christophe Cottet. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien.

Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux.

Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires.

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

D’après communiqué.

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FMI : l’Occident est de plus en plus vulnérable aux chocs énergétiques

14. Oktober 2026 um 09:45

La diminution des stocks de pétrole, la faiblesse des stocks de gaz et l’augmentation de la dette publique exposent les économies européennes à de nouvelles flambées des prix, indique le FMI.

Les économies occidentales deviennent de plus en plus vulnérables aux nouveaux chocs énergétiques, car le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve les approvisionnements mondiaux et l’augmentation de la dette publique limite la capacité des gouvernements à en amortir l’impact, alerte le Fonds monétaire international (FMI).

Dans ses dernières « Perspectives de l’économie mondiale », publiées à l’occasion de ses Assemblées générales (12-18 octobre 2026), le FMI avertit que le conflit prolongé au Moyen-Orient exerce une pression supplémentaire sur les marchés de l’énergie, les stocks de gaz européens étant proches de leurs plus bas niveaux en 15 ans. « Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se transmettre rapidement par le biais des prix et des perturbations de l’approvisionnement », indique le rapport.

En outre, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, notamment les installations terrestres et les sites de la mer Noire, sont citées dans le rapport comme une source supplémentaire de pression sur les marchés mondiaux du pétrole brut et raffiné.

L’UE s’est engagée à mettre fin à sa dépendance aux énergies fossiles russes d’ici 2027, après avoir fortement réduit ses importations de pétrole et de gaz suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

La reprise des combats entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen menace également la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, une voie de passage essentielle reliant l’océan Indien au canal de Suez et aux marchés européens.

La crise énergétique a aussi incité Washington à assouplir les restrictions sur le diesel russe. Suite à un entretien téléphonique vendredi entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, le Trésor américain a autorisé certaines transactions avec le diesel russe jusqu’au 7 avril 2027.

Pourtant, malgré les risques croissants, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1 % en 2026 et de 3,4 % en 2027, contre seulement 1,1 % et 1,2 % respectivement pour la zone euro. L’inflation mondiale devrait atteindre 4,7 % cette année avant de se replier à 4,1 % l’année prochaine.

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Houcine Rhili : « L’eau, l’électricité et les médicaments avant le stade d’El Menzah »

14. Oktober 2026 um 09:07

Face aux pénuries de médicaments, au stress hydrique et à la dégradation des infrastructures publiques, l’expert en ressources hydriques, Houcine Rhili, questionne les priorités de l’investissement public, alors que la rénovation du stade d’El Menzah pourrait coûter jusqu’à 480 millions de dinars.

L’eau et les médicaments devraient passer avant la rénovation d’un stade, fût-il d’El Menzah. C’est le message défendu par l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. Il souligne que le coût du projet de rénovation dudit stade impliquant la Chine pourrait atteindre les 480 millions de dinars (MDT). Il estime donc que cet investissement devrait être examiné à la lumière des besoins urgents du pays et des choix budgétaires qu’ils imposent.

 

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Houcine Rhili rappelle que la Tunisie fait face à des pénuries de médicaments, qui concerneraient près de 50 % des produits selon son estimation, ainsi qu’à la dégradation des infrastructures des hôpitaux locaux, régionaux et universitaires. Les insuffisances touchent également les routes et les transports publics, notamment le réseau ferroviaire et le métro.

La situation est tout aussi préoccupante dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. L’expert fait état d’un déficit de capacité électrique estimé à 1 400 mégawatts pendant les heures de pointe. Concernant l’eau, il souligne le vieillissement des réseaux de distribution, dont une partie a plus de cinquante ans, et les pertes qui en résultent. Ces défaillances aggravent les difficultés d’approvisionnement en eau potable et contribuent au recours croissant des ménages à l’eau en bouteille, particulièrement durant l’été.

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans. Il ne conteste pas l’importance du sport, mais estime que les investissements publics devraient d’abord répondre aux besoins fondamentaux de la population, notamment en matière de santé, d’eau et de services essentiels.

 

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans.

 

Le site d’El Menzah, un potentiel foncier à valoriser

Au-delà du coût des travaux, l’expert remet en question le maintien du stade dans son emplacement actuel, au cœur d’une zone densément urbanisée. Les grandes rencontres sportives y provoquent des perturbations de la circulation et des transports, compte tenu de la concentration de la population et des activités dans ce secteur.

A cet égard, il précise qu’une autre option aurait pu consister à reconvertir le site en espace destiné à des investissements immobiliers et commerciaux générateurs de richesse, tout en construisant de nouveaux équipements sportifs dans des zones éloignées des grands ensembles résidentiels. Cette approche permettrait de valoriser le foncier et de mieux intégrer les infrastructures sportives dans l’aménagement urbain.

 

Le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades … En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base.

 

Houcine Rhili estime également que le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades. Il déplore le recul du sport scolaire, universitaire et de quartier, qui constitue un vivier essentiel pour la formation des jeunes talents. En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base. La modernisation des infrastructures ne garantit pas, à elle seule, de meilleures performances sportives.

Pour illustrer l’importance d’une stratégie économique fondée sur la création de richesse, il cite le Maroc, qui a développé ses infrastructures portuaires, notamment Tanger Med, tout en renforçant son industrie automobile et en transformant son secteur touristique. Ces activités ont contribué à consolider la place du royaume dans l’économie régionale. Pour l’expert, cette expérience montre l’intérêt de soutenir des secteurs capables de créer de la valeur, de développer les exportations et de générer des revenus. Les infrastructures sportives devraient accompagner cette dynamique plutôt que se substituer aux investissements productifs.

Projet chinois : quelles garanties pour la Tunisie ?

L’éventuel financement chinois ne suffit pas, selon Houcine Rhili, à conclure que la rénovation sera sans coût pour la Tunisie. Il rappelle que les entreprises chinoises intervenant à l’étranger peuvent bénéficier de garanties ou de contreparties accordées par les États partenaires, selon les modalités négociées pour chaque projet.

L’expert s’interroge donc sur les engagements pris par l’État tunisien dans le cadre de cette opération. Quelles garanties ont été accordées aux entreprises chinoises ? Des contreparties financières ou des engagements portant sur des actifs publics sont-ils prévus ? Pour lui, ces questions doivent être clarifiées afin d’évaluer les implications réelles du projet pour les finances publiques.

Présenter cette rénovation comme un financement sans coût pour le pays ne dispense pas d’examiner les conditions de l’accord et les obligations éventuelles de l’État. La transparence sur le montage financier est indispensable pour mesurer la portée réelle de cet engagement.

 

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Investir dans l’eau pour préserver les ressources du pays

Houcine Rhili estime que les ressources mobilisées pour le stade pourraient être consacrées à des projets répondant aux urgences du secteur hydrique. Il évoque notamment la recharge des nappes phréatiques, la modernisation des réseaux d’irrigation et la réduction des pertes d’eau. Ces investissements permettraient de préserver les ressources disponibles et d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de stress hydrique croissant.

Au-delà du cas du stade d’El Menzah, l’expert pose la question de l’affectation des ressources publiques. Pour lui, les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne. Le développement des infrastructures sportives ne peut se faire au détriment de secteurs aussi essentiels que l’eau et la santé.

 

Les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne.

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Le dollar recule avant la publication des chiffres de l’inflation américaine

14. Oktober 2026 um 08:53

Le dollar s’est replié, les investisseurs attendant la publication des chiffres de l’inflation américaine de septembre, susceptibles d’influencer les prochaines décisions de la Réserve fédérale (Fed).

L’indice du dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises, a perdu 0,09 %, à 102,09 points, après un recul de 0,35 % mardi. L’euro a progressé de 0,09 %, à 1,1208 dollar. Tandis que le yen s’est apprécié de 0,08 %, à 158,19 yens pour un dollar. La livre sterling quant à elle a gagné 0,15 %, à 1,3272 dollar.

Pour leur part, les marchés attendent l’indice des prix à la consommation (IPC) de septembre, dont la publication est prévue mercredi.

De leur côté, les économistes anticipent une hausse mensuelle de 0,6 %, après une progression de 0,4 % en août.

Sur un an, l’inflation pourrait donc atteindre 3,6 %, contre 3,4 % le mois précédent. Une inflation supérieure aux attentes, notamment dans sa composante sous-jacente, pourrait renforcer les anticipations d’un nouveau relèvement des taux et soutenir le dollar. À l’inverse, des chiffres moins élevés pourraient conforter les investisseurs qui privilégient une pause monétaire.

Les opérateurs suivront également la publication du Livre beige de la Fed, qui rassemble des informations sur la conjoncture économique américaine, ainsi que les interventions de plusieurs responsables de l’institution.

Les anticipations de taux évoluent

Les commentaires récents de responsables de la Fed ont contribué à atténuer les anticipations d’un resserrement immédiat. Ainsi, John Williams, président de la Fed de New York, prévoit encore une hausse des taux cette année. Mais il ne juge pas nécessaire, à ce stade, de nouvelles augmentations en 2027. Le gouverneur Christopher Waller a, de son côté, estimé que les anticipations d’inflation restaient bien ancrées. Par ailleurs, les données de marché citées par Reuters indiquent que les investisseurs évaluent à environ 77 % la probabilité que la Fed maintienne ses taux inchangés lors de sa réunion des 27 et 28 octobre, contre 51 % un mois auparavant. Ils anticipent néanmoins un resserrement cumulé d’environ 75 points de base d’ici à la fin de 2027.

Le contexte international pèse sur les devises

Le repli du dollar intervient également après le recul des cours du pétrole et une réévaluation de l’attrait des actifs américains liés à l’intelligence artificielle. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent toutefois d’alimenter les incertitudes sur l’approvisionnement énergétique et les perspectives d’inflation.

En Europe, l’euro a conservé ses gains malgré les inquiétudes liées aux finances publiques françaises et à la hausse des rendements obligataires. Les déclarations de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, ont notamment écarté les attentes d’une intervention spécifique pour soutenir le marché obligataire français, en privilégiant un assainissement budgétaire.

L’évolution des principales devises dépendra désormais largement des données américaines et des indications fournies par la Fed. Un regain de l’inflation pourrait raviver les anticipations de hausse des taux. Tandis qu’un ralentissement plus marqué offrirait au dollar un répit moins certain après sa récente progression.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

14. Oktober 2026 um 08:17

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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Justice : Riad Ben Fadhl reste en prison

14. Oktober 2026 um 08:00

Riad Ben Fadhl reste en prison. La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, lundi 12 octobre 2026, la demande de libération du coordinateur général d’Al Qotb et de 18 co-prévenus. Tout en fixant la prochaine audience au 29 octobre.

Riad Ben Fadhl et les autres accusés sont poursuivis pour blanchiment d’argent et corruption financière liés à l’acquisition de biens confisqués après la révolution. Le représentant du chargé général du contentieux de l’État a maintenu l’ensemble de ses demandes.

A cet égard, notons que l’homme d’affaires a été arrêté le 14 novembre 2023 à l’aéroport de Tunis-Carthage. Il avait vu sa précédente condamnation à quatre ans et demi de prison pour infractions douanières annulée en appel le 22 avril 2025; et ce, après régularisation financière. Sa détention provisoire se poursuit néanmoins dans ce second volet.

Alors que la défense soutient que les biens ont été acquis via des adjudications légales, aucun jugement sur le fond n’a encore été rendu. Près de trois ans après son arrestation, la justice retient toujours l’ancien responsable politique sous les verrous.

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Alia Al Shamlan nommée directrice générale de Tunis Bay

13. Oktober 2026 um 17:29

Tunis Bay, le mégaprojet immobilier parrainé par GFH Bank, a annoncé la nomination de la Bahreïnienne Alia Al Shamlan au poste de directrice générale. Cette désignation vise à accélérer le développement du projet et à renforcer son positionnement en tant que destination intégrée dédiée à l’habitat, aux affaires, à l’hôtellerie et aux loisirs.

Ce n’est pas une novice dans le domaine. En effet, forte de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, l’investissement et les transactions immobilières, Alia Al Shamlan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de GFH. Elle aura notamment pour mission de consolider les partenariats, d’attirer de grandes enseignes hôtelières de luxe et de développer la marina ainsi que les composantes résidentielles en bord de mer.

Selon Hisham Alrayes, directeur général et membre du conseil d’administration de GFH Bank, cette nomination doit permettre de faire avancer les plans de croissance du projet et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des acteurs du tourisme.

Pour sa part, Alia Al Shamlan entend privilégier la concrétisation des opportunités d’investissement, le développement de partenariats stratégiques et le renforcement de l’offre hôtelière, commerciale et résidentielle en Tunisie. L’objectif est de faire de Tunis Bay une destination distinctive, capable de contribuer durablement au dynamisme économique et touristique de la Tunisie.

On lui souhaite bon vent !

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La dette publique allemande devrait atteindre 78,25 % du PIB en 2030

13. Oktober 2026 um 14:17

La dette publique allemande devrait atteindre 78,25 % du produit intérieur brut (PIB) en 2030. C’est ce que prévoit le Conseil de stabilité de l’Allemagne, qui coordonne les questions fiscales du gouvernement fédéral et des Länder. En 2025, ce pourcentage n’était que de 62,8 %.

Selon le traité de Maastricht de l’UE, le déficit budgétaire d’un pays ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Tout en sachant que la dette publique totale ne doit pas dépasser 60 % du PIB. Or, le déficit budgétaire allemand devrait se creuser. Et ce, pour passer de 2,9 % l’an dernier à 5,25 % en 2027. Il devrait représenter 4,5 % du PIB de l’Allemagne d’ici 2030, relève Reuters.

Par ailleurs, l’emprunt augmente grâce à un fonds d’infrastructure de 500 milliards d’euros (559 milliards de dollars) et à l’assouplissement des restrictions d’emprunt pour les dépenses de défense. « Après des années de stagnation, une reprise économique commence à se dessiner », assure le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, à l’issue de la réunion du Conseil de stabilité. « Ce sont avant tout nos investissements qui dynamisent l’économie et nous permettent de nous redresser, après des années de faible croissance ».

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