Les 5 et 6 janvier. Retenez bien ces deux dates. Les acteurs dans l’agroalimentaire – minoteries, pâtes alimentaires, couscous – ont décidé d’observer une grève durant ces deux jours, annonce leur syndicat.
Cette grève s’inscrit dans le cadre de la défense des droits “légitimes des travailleurs“ et fait suite aux décisions de la commission administrative sectorielle du syndicat. Autrement dit, toutes les entreprises de ces secteurs sur l’ensemble du territoire seront touchées, comme le souligne le communiqué publié à cet effet.
Vous êtes donc avertis : ni pain ni pâtes alimentaires les 5 et 6 janvier.
C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…
L’Etat contre ses paysans ?
Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».
Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.
Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.
L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.
L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.
Langue de bois pressée à froid
L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :
« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »
Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.
Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.
Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.
Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.
L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.
Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.
Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.
Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :
« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »
Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.
Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.
Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.
Un État qui vend vite, ses caisses étant vides
La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.
L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.
On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.
Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.
Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.
Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.
L’incompétence extra vierge
Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.
Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.
L’Institut de recherche et d’enseignement supérieur agricoles (IRESA) s’est classé 7ᵉ sur 317 institutions de recherche arabes dans le classement SCImago 2025, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche publié mercredi.
Ce classement place l’IRESA parmi les dix premières institutions de recherche arabes, consacrant ainsi « un parcours marqué par un travail scientifique constant » et témoignant de la qualité de la production scientifique tunisienne dans les domaines agricole et environnemental.
Par ailleurs, trois institutions tunisiennes figurent parmi les 15 premiers centres de recherche arabes, ce qui confirme la solidité du système national de recherche et sa compétitivité régionale.
Dans son communiqué, le ministère a salué cette reconnaissance, soulignant qu’elle reflète non seulement « la qualité de la production scientifique dans les domaines agricoles et environnementaux », mais aussi « l’efficacité des politiques publiques soutenant la recherche et l’innovation en Tunisie ».
Cette distinction positionne la Tunisie comme un acteur scientifique de premier plan dans la région arabe et ouvre, selon le ministère, « de nouvelles perspectives pour renforcer les partenariats régionaux et internationaux, attirer des projets et des financements, au service du développement durable, de la souveraineté alimentaire et de l’économie nationale ».
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP), organisera, lundi 12 janvier 2026, une journée d’étude sur la proposition de loi n°060/2025 relative à la régularisation des dettes agricoles impayées.
Cette proposition de loi, présentée par des députés, prévoit que les banques publiques prennent en charge la régularisation des dettes bancaires des agriculteurs et des établissements opérant dans le secteur agricole, classées auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans la catégorie 4 et plus.
Les banques publiques devront également définir les modalités et les procédures de régularisation des dettes agricoles, dans un délai maximum de six mois, à compter de la date de promulgation de cette loi.
Selon cette proposition de loi, il aura le rééchelonnement du principal de la dette, sur une durée maximale de 7 ans avec une période de grâce d’un an non renouvelable, et la déduction des pénalités de retard, en se limitant à un taux de 20% de la valeur des intérêts contractuels imposés.
Le 2ème article de la proposition de loi porte sur la méthode, dont les banques publiques définissent et approuvent la politique de règlement des dettes agricoles mentionnées au premier article de cette proposition de loi, et déterminent la compétence des structures bancaires habilitées à statuer sur les accords de conciliation et les procédures à suivre.
Elles fixent également les politiques et conditions d’arbitrage, conformément à la législation et aux réglementations en vigueur, et adoptent les accords de conciliation relatifs aux dettes impayées avec les clients, concernant l’abandon total des dettes non principales, des intérêts contractuels et des intérêts de retard, y compris les intérêts rééchelonnés.
Les banques publiques se chargent de la mise en œuvre de la politique de recouvrement des dettes approuvées.
En cas de conclusion d’un accord de conciliation, concernant des dettes faisant l’objet de poursuites judiciaires pour des soupçons de corruption, l’accord compte sans effet en cas de jugement définitif.
Le 3ème article permet aux banques publiques de renoncer partiellement, dans une limite maximale de 5% et à titre exceptionnel, à leur créance principale relative aux crédits agricoles classés en catégorie 4 et plus, au 30 juin 2025, et accordés avant le 31 décembre 2022, à condition que le reste de la dette soit réglé dans un délai maximum de six mois, à partir de la date de conclusion de l’accord de conciliation, avec possibilité de renouvellement une seule fois.
Les dispositions de cet article seront applicables jusqu’au 31 juillet 2026, renouvelable une seule fois, pour une durée d’un an, par décision du ministre de Finances.
Le document des motifs publié sur le site de l’ARP indique que les années de sécheresse consécutives, ainsi que la pandémie Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne, ont négativement impacté le secteur agricole et les agriculteurs, notamment les petits agriculteurs, ainsi que les entreprises opérant dans les secteurs de l’huile d’olive, des dattes et des semences.
Une telle situation a entraîné une dégradation de leur situation financière et les a empêchés de rembourser leurs crédits bancaires dans les délais.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), vient de lancer officiellement, la plateforme FEMBIOTEC à Tabarka, visant un accès direct à toute source d’information, dans le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie, en mesure de renforcer l’autonomisation économique et les connaissances, indique un communiqué de la FAO publié jeudi à Tunis.
Destinée aux femmes en milieu rurale, la plateforme FEMBIOTEC a pour objectif d’améliorer l’accès à l’information technique, aux ressources de formation, aux opportunités de mise en marché et aux réseaux professionnels, en lien avec l’agriculture biologique. Elle s’inscrit dans l’action de la FAO en faveur de systèmes agroalimentaires plus inclusifs, durables et résilients, conformément à son mandat en Tunisie, a encore précisé la même source.
L’événement a réuni près de 70 participants, parmi lesquels des femmes agricultrices ainsi que des représentants d’institutions publiques nationales, dont la Direction générale de l’agriculture biologique (DGAB), le Centre technique de l’agriculture biologique (CTAB), le Bureau d’appui à la femme en milieu rural (BFAR) et l’Agence de vulgarisation et de formation agricoles (AVFA).
À cette occasion, la FAO a présenté la démarche ayant conduit à la conception et au développement de la plateforme FEMBIOTEC. Cette démarche s’appuie sur une approche participative, fondée sur l’identification des besoins exprimés par les femmes en milieu rurale, la co-construction des contenus et des fonctionnalités, ainsi que l’intégration d’outils numériques adaptés aux contextes locaux.
Les échanges ont permis d’aborder les perspectives de développement de la plateforme, notamment l’enrichissement progressif des contenus, le renforcement des capacités des utilisatrices, l’élargissement à d’autres régions et filières, ainsi que les possibilités de synergies avec des initiatives nationales et internationales liées à l’agroécologie et à la biodiversité.
Le lancement de la plateforme FEMBIOTEC illustre l’importance d’intégrer les besoins et les savoirs des femmes en milieu rurale dans les processus d’innovation agricole. En facilitant l’accès à l’information et aux réseaux, cette initiative contribue aux efforts visant à soutenir des moyens de subsistance durables et inclusifs. La FAO poursuivra son accompagnement technique dans le cadre de la mise en œuvre de FEMBIOTEC, en coordination avec les partenaires institutionnels concernés. Les prochaines étapes porteront notamment sur le suivi de l’utilisation de la plateforme, l’adaptation continue des contenus et l’exploration de complémentarités avec d’autres programmes soutenant le développement rural durable en Tunisie.
Les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, ont annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des moulins. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.
Objectif : soutenir le secteur et les producteurs
Selon le communiqué conjoint, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.
La Tunisie prendra part, pour la deuxième fois, au “Salon Saudi Food Show 2026”, l’un des plus grands salons internationaux de l’alimentation et des boissons au Moyen-Orient, qui se tiendra à Riyad en Arabie saoudite, du 15 au 17 Juin 2026.
Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organisateur de la 2ème participation nationale à cet évènement a appelé, mercredi, les entreprises tunisiennes opérant dans le secteur agroalimentaire désireuses de prendre part à ce salon à s’inscrire via la plateforme E-CEPEX au plus tard le 30 janvier 2026.
Plateforme majeure réunissant importateurs, distributeurs, grossistes, chaînes de distribution et acteurs HoReCa (Hôtels, Restauration, Cafés) de la région MENA, le salon Saudi Food Show offre aux entreprises participantes un accès privilégié au marché saoudien, l’un des plus dynamiques et importateurs au monde, des opportunités concrètes de partenariats commerciaux, de contrats d’exportation et de représentation locale.
Il leur permettra également une visibilité accrue au sein d’un pavillon tunisien institutionnel unifié et stratégiquement positionné et favorisera la valorisation de l’image du produit agroalimentaire tunisien à l’international.
Deux entreprises tunisiennes spécialisées dans la fabrication de l’harissa en conserves ont été certifiées “Food Quality Label“, label tunisien récompensant la qualité supérieure de ce produit, a fait savoir mercredi, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie sur facebook.
Les entreprises labellisées sont la Société des conserves modernes du Cap Bon “COMOCAP” avec sa marque commerciale “Le Petit Paris” et la Société Daoud des conserves alimentaires tunisie “Sodaco”.
La cérémonie de labellisation a eu lieu, mercredi, au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et a été présidée par la ministre Fatma Thabet Chiboub. Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur l’importance de ce label, qui s’inscrit dans le cadre des efforts visant la valorisation de la harissa tunisienne en lui apportant une forte valeur ajoutée.
A cette occasion, la ministre a évoqué la nécessité d’élargir la base des produits bénéficiant d’un label de qualité, afin de promouvoir les produits alimentaires nationaux et de stimuler les exportations. Il importe de noter qu’un label de qualité spécifique pour l’huile d’olive est en cours de création, outre le lancement de l’élaboration du cahier des charges pour le label de qualité des dattes.
Le «Food Quality Label» pour la harissa a été lancé en 2014 pour protéger la harissa tunisienne de qualité supérieure en tant que produit de terroir, des imitations sur les marchés internationaux et pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de clients tunisiens et étrangers qui demandent plus de garanties sur l’authenticité et l’origine du produit. Le Groupement des industries de conserves alimentaires (GICA) est l’organisme chargé de la gestion du “Food Quality Label” pour les conserves de la Harissa.
Un workshop pour réduire le gaspillage alimentaire dans les restaurants universitaires du Nord de la Tunisie s’est tenu, mardi, à Tunis.
Organisé conjointement par l’Office des œuvres universitaires pour le Nord (OOUN) et l’Institut national des sciences agronomiques de Tunisie (INAT), cet atelier a pour thème : « Du diagnostic à l’action : priorisation des interventions anti-gaspillage alimentaire dans les restaurants universitaires en Tunisie ».
Cet atelier vise à identifier les causes du gaspillage, proposer des solutions concrètes et formuler des recommandations applicables, selon une publication sur la page Facebook de l’OOUN.
L’événement réunit les directeurs et cadres de la santé, les chefs cuisiniers et les responsables des approvisionnements de quatre restaurants universitaires de la région : « Les Jardins » à Tunis, celui de l’École normale supérieure (ENS) à Tunis, celui de Monfleury et celui d’Hannibal à Sidi Thabet.
Le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti, a appelé, lundi, au siège de l’Académie diplomatique internationale à Tunis, les ambassadeurs ainsi que les représentants des missions diplomatiques et des organisations régionales et internationales accrédités en Tunisie, à soutenir les efforts nationaux visant à promouvoir l‘huile d’olive tunisienne, dans le cadre d’un partenariat fructueux.
Dans un mot prononcé à l’occasion de la Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne, le ministre a souligné que les représentations diplomatiques de la Tunisie à l’étranger sont mobilisées dans le but de mieux faire connaître l’huile d’olive tunisienne, de consolider sa présence sur les marchés traditionnels et de faciliter son accès à de nouveaux marchés.
Dans ce contexte, Nafti a mis en avant le rôle de la communauté tunisienne à l’étranger, considérée comme un véritable vecteur de soutien et de promotion des labels tunisiens de l’huile d’olive, hors des frontières.
Le ministre a dit espérer que la “Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive”, organisée pour la première fois cette année au sein de l’Académie, devienne un rendez-vous annuel célébrant ce produit dans toutes ses dimensions, en tant que pilier de l’identité tunisienne et symbole de la conjugaison des efforts nationaux.
Exportée vers plus de 60 pays, l’huile d’olive tunisienne continue de rafler les médailles d’or dans les prestigieuses compétitions internationales, s’est-il félicité.
Mohamed Ali Nafti a indiqué que la Tunisie occupe aujourd’hui les premières places mondiales en nombre d’oliviers, avec plus de 100 millions d’arbres répartis sur près de deux millions d’hectares. Elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux en termes de volumes et de qualité.
Il a ajouté que la Tunisie, qui a offert à l’humanité la première encyclopédie agricole rédigée par Magon le Carthaginois, preuve de l’excellence des Tunisiens depuis l’Antiquité dans l’agriculture et ses sciences, a également donné le nom de « Zitouna » à sa grande mosquée, à son minaret scientifique et culturel, symbole de modération.
La Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne, a comporté des interventions de chercheurs et d’universitaires spécialisés dans les domaines agricole et culturel, notamment autour de l’olivier. La manifestation a également été marquée par une exposition de peintures en lien avec l’olivier.
La manifestation a par ailleurs inclus des expositions miniatures dans la cour de l’Académie, consacrées à l’artisanat lié à l’olivier et à ses dérivés, ainsi qu’une exposition d’entreprises tunisiennes exportatrices d’huile d’olive, primées au niveau national et international.
L’huile d’olive tunisienne “Nasr Toukaber” vient de remporter la médaille d’or du concours international “BIOL ITALIA 2025”, organisé en Italie, avec la participation de plusieurs producteurs en Europe notamment d’Espagne.
Il s’agit de la dixième consécration consécutive dans cette prestigieuse compétition mondiale dédiée aux huiles d’olive biologiques, réalisée par l’huile d’olive “Nasr Toukaber” produite par la famille Ben Ismail à Toukaber dans la délégation de Medjez El Bab (gouvernorat de Béja).
Cette nouvelle distinction internationale confirme l’excellente qualité de l’huile d’olive tunisienne et renforce davantage la position de référence de la Tunisie sur les marchés mondiaux de l’huile d’olive biologique, a indiqué à l’Agence TAP Maher Ben Ismail.
Les employés des secteurs de l’agroalimentaire et du commerce se dirigent vers une grève sectorielle générale annoncée pour le 10 décembre.
La décision, actée lors de la réunion de la commission administrative sectorielle du 13 novembre, s’inscrit dans un climat de tension sociale entretenu depuis plusieurs semaines.
Aucune ouverture au dialogue
Selon Mohamed Barkati, secrétaire général intérimaire de la Fédération générale de l’industrie alimentaire, du tourisme et du commerce, aucune démarche n’a été entamée par les autorités ou la partie patronale pour convoquer les syndicats à la table des négociations.
Il affirme sur les colonnes d’Echaâb News, organe de presse de l’UGTT, que, faute d’échanges constructifs, les travailleurs estiment que la grève constitue aujourd’hui l’unique moyen de défendre leur droit à une revalorisation salariale.
La mobilisation reste totale dans les structures professionnelles concernées. Les militants et adhérents de la centrale syndicale considèrent que l’absence de dialogue social justifie un passage à l’action.
Les préparatifs s’intensifient au sein des unions régionales, où les assemblées du personnel se succèdent afin d’assurer une adhésion massive au mouvement.