Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont évolué au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.
Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent tunisiens pour développer et renforcer leurs activités.
C’est dans ce contexte qu’a été lancé un conseil d’affaires permanent réunissant les deux organisations patronales tunisiennes et indiennes. Cette nouvelle structure vise à consolider les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde, à faciliter le rapprochement entre les entreprises et à favoriser l’émergence de projets d’investissement communs.
À travers la création de ce conseil d’affaires qui vient d’être signé jeudi 20 août 2026 à Tunis, les deux pays entendent inscrire leur coopération dans la durée. Au-delà de l’augmentation des échanges commerciaux, l’enjeu consiste désormais à transformer les opportunités identifiées dans les secteurs du numérique, de l’agriculture, de l’industrie et des services en projets concrets.
Pour la Tunisie, il s’agit également de se positionner comme une plateforme d’accès aux marchés africains et européens. De son côté, l’Inde pourrait renforcer sa présence dans la région grâce à des partenariats avec les entreprises tunisiennes et à une coopération élargie dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Les services de contrôle économique ont relevé 3 826 infractions économiques et saisi d’importantes quantités de produits, dont plus de 186 000 litres d’eau minérale, durant la période allant du 1er au 18 août 2026.
Selon des données fournies jeudi 20 août par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les infractions constatées se répartissent en 823 infractions relatives aux dépassements de prix et aux pratiques de spéculation, 2 186 infractions relatives à la transparence des transactions, 12 infractions de détournement de produits subventionnés et 805 autres infractions touchant à la qualité, la métrologie et d’autres secteurs économiques.
Selon la même source, les opérations de contrôle ont ciblé les produits agricoles et de la pêche frais avec 1 544 infractions, les denrées alimentaires avec 1 510 infractions, les boulangeries, restaurants et cafés avec 217 infractions, ainsi que les produits industriels divers avec 555 infractions.
Dans le secteur de l’eau minérale, 291 infractions liées aux dépassements tarifaires et aux pratiques spéculatives ont été enregistrées, dans le cadre des opérations de contrôle visant à lutter contre les pratiques illicites contre la concurrence loyale et à protéger les consommateurs.
Concernant les saisies réalisées au cours de la même période, elles portent notamment sur 45 tonnes de dérivés de céréales subventionnés, 127 tonnes de fruits et légumes, une tonne de sucre, 1 347 kg de viande blanche, 7 200 œufs et 186 543 litres d’eau minérale. Les services de contrôle ont également confisqué près de 12 tonnes de fourrages, 1 729 cahiers scolaires et 21 536 paquets de tabac.
La Tunisie et l’Inde souhaitent franchir une nouvelle étape dans leur coopération économique. À travers le renforcement des échanges et la diversification des partenariats, les deux pays cherchent à stimuler l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques.
Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.
Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays.
Des secteurs complémentaires
Peu avant le coup d’envoi du forum, nous avons rencontré l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Khobragade. Interrogée sur les échanges entre les deux pays et leur impact sur les économies respectives, elle a déclaré: « Comme je l’ai indiqué précédemment, nos deux pays disposent de nombreux secteurs d’activité complémentaires. Nous bénéficions également, de part et d’autre, de ressources humaines hautement qualifiées et de personnes talentueuses. Nous devons mieux les valoriser.Nous avons aussi des opportunités dans des secteurs traditionnels tels que les phosphates, le tourisme et l’agriculture. Toutefois, nous devons mettre en place les mécanismes nécessaires. Nous essayons notamment de négocier un accord commercial préférentiel entre les deux pays, afin de réduire les droits de douane applicables aux différents produits et secteurs tunisiens et indiens. Cela devrait contribuer à accroître les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Inde. ».
Poursuivant son propos, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a ajouté : « Nous œuvrons également à la conclusion d’un traité bilatéral d’investissement entre les deux pays. Celui-ci devrait favoriser les investissements dans les deux sens et ouvrir la voie à une coopération dans différents secteurs, notamment les technologies, l’intelligence artificielle et bien d’autres domaines. »
La délégation de la Confédération des industries indiennes, la CII, comprend des représentants de plusieurs secteurs, notamment l’industrie minière, les technologies de l’information et de la communication, la fintech ainsi que les technologies agricoles.
Elle compte également des entreprises spécialisées dans l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction routière, les infrastructures et les matériaux de construction destinés à l’exportation. Une grande diversité d’entreprises est donc représentée à l’occasion de ce forum.
Promouvoir le leadership féminin
Interrogée sur les possibilités de coopération entre la Tunisie et l’Inde en matière de leadership féminin, l’ambassadrice a souligné l’importance de cette question pour les deux pays. Tout en déclarant: « Le leadership féminin est très important pour des pays comme l’Inde et la Tunisie, qui disposent d’un niveau d’éducation élevé chez les femmes. Je suis très heureuse de constater que la Tunisie se classe au deuxième rang dans le domaine de la formation des femmes dans les disciplines STEM, c’est-à-dire les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques. »
C’est également un plaisir pour moi de me trouver dans un pays qui accorde une grande importance à l’énergie féminine et au principe du féminin divin. Nous devons donc faire fructifier ces complémentarités. J’ai l’intention de mettre en relation les délégations de femmes entrepreneures venues d’Inde avec les associations de femmes entrepreneures en Tunisie. »
Et de poursuivre: « Des échanges ont déjà eu lieu par le passé avec des chambres de commerce et d’industrie regroupant des femmes entrepreneures, mais nous devons encore renforcer cette coopération. J’espère également voir davantage d’associations tunisiennes de femmes entrepreneures représentées ici aujourd’hui. »
Ainsi, au-delà des échanges commerciaux, la coopération tuniso-indienne entend s’étendre à de nouveaux domaines, notamment les technologies, l’investissement, l’agriculture et l’entrepreneuriat féminin. Le renforcement des partenariats entre les deux pays devrait permettre de transformer les complémentarités existantes en projets concrets et durables.
Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont connu une évolution remarquable au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.
Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi tirer parti des compétences et du talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.
Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays. À cette occasion, le président de la CONECT Aslan Berjeb a annoncé que le forum bilatéral se tiendra régulièrement, tous les six mois, alternativement en Tunisie et en Inde.
Quel rôle l’économie jouera-t-elle dans le renforcement des échanges entre les deux pays ? Quels sont les projets concrets envisagés pour stimuler l’investissement bilatéral ?
Diversifier les échanges
À l’occasion du coup d’envoi du Tunisia-India Business Forum, Aslan Berjeb, président de la CONECT, est revenu sur l’importance de diversifier les échanges entre la Tunisie et l’Inde.
» La Tunisie entend, bien entendu, consolider ses relations historiques avec l’Union européenne ainsi qu’avec les pays frères et amis. Toutefois, elle souhaite également s’ouvrir à d’autres destinations, parmi lesquelles figure naturellement l’Inde », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’Inde est « une puissance économique, numérique et industrielle », soulignant que la CONECT avait organisé cet événement en partenariat avec le CII, présenté comme l’une des principales organisations patronales et industrielles indiennes.
» Il s’agit d’une véritable opportunité pour booster les relations tuniso-indiennes. Si l’on considère la moitié pleine du verre, ces relations peuvent être qualifiées de prometteuses, même si elles restent encore limitées. Avec des échanges commerciaux estimés à 521 millions de dollars, l’objectif est d’atteindre plusieurs milliards de dollars dans les prochaines années. C’est notre premier défi » a-t-il expliqué.
Le deuxième défi consiste, selon lui, à diversifier les secteurs de coopération. « L’Inde est une puissance dans de nombreux domaines. Les entreprises indiennes sont déjà présentes en Tunisie à travers trois ou quatre investissements, ce qui reste peu. Cependant, il existe également des partenariats qui ne nécessitent pas nécessairement d’investissements directs », a-t-il précisé.
Des secteurs à fort potentiel
Aslan Berjeb a indiqué que plusieurs secteurs offrent des opportunités de coopération entre les deux pays, notamment l’agriculture, le dessalement de l’eau de mer et l’irrigation intelligente.
« Il existe également des perspectives importantes dans les technologies de l’information et de la communication, le numérique et l’intelligence artificielle. Une entreprise indienne implantée à Sfax et inaugurée l’année dernière emploie déjà plus de 800 ingénieurs. C’est un chiffre important « , a-t-il souligné.
D’autres secteurs présentent également un potentiel considérable, notamment l’industrie automobile et le textile. « Il s’agit donc d’une multitude de secteurs. Je pense que c’est la première étape pour stimuler les investissements et donner un nouvel élan à la coopération économique », a-t-il ajouté.
Le président de la CONECT a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la création d’un conseil d’affaires tuniso-indien permanent.
« L’élément le plus important aujourd’hui n’est pas uniquement la tenue de cet événement. C’est aussi le conseil d’affaires que la CONECT va signer avec ses partenaires du CII. Il s’agira d’une structure permanente de collaboration, d’investissement et d’échange, qui permettra d’établir une relation durable et mutuellement bénéfique entre les deux parties », a-t-il affirmé.
Un mécanisme de rapprochement durable
Interrogé par L’Économiste Maghrébin sur les mécanismes qui pourraient être mis en place dans le cadre de ce conseil d’affaires, Aslan Berjeb a expliqué que les deux organisations patronales auront pour mission d’identifier les secteurs nécessitant un rapprochement entre les entreprises.
« Les deux organisations patronales se réuniront régulièrement et mobiliseront leurs ressources afin d’identifier les secteurs qui ont besoin d’un véritable “matchmaking” entre les entreprises tunisiennes et indiennes. Des rencontres B2B sont organisées cet après-midi, mais cette dynamique se poursuivra également dans le cadre du conseil d’affaires, car celui-ci s’inscrit dans la durée », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Un événement permet certes d’échanger des cartes de visite et de nouer de premiers contacts. Toutefois, le conseil d’affaires constitue une plateforme durable, destinée à assurer un suivi régulier et à transformer ces contacts en projets concrets. »
La Tunisie, une plateforme régionale
S’agissant de l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs indiens, Aslan Berjeb a estimé que la première étape consistait à mieux se connaître.
« Nous devons d’abord apprendre à nous connaître. Nos mentalités professionnelles sont radicalement différentes. Nous devons comprendre nos méthodes de travail respectives. Jusqu’à présent, nous étions principalement tournés vers l’Europe, les États-Unis et le Moyen-Orient, et, dans une moindre mesure, vers l’Afrique. L’Inde représente donc un nouvel environnement, avec une approche et une culture des affaires différentes », a-t-il expliqué.
En conclusion, Aslan Berjeb a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les partenaires indiens et de valoriser les atouts de la Tunisie. Tout en ajoutant: » Il faut booster les échanges tuniso-indiens ».
» Les partenaires indiens sont très humbles. Nous échangeons avec de véritables géants économiques qui font preuve d’une grande humilité. Il est donc essentiel de comprendre leur manière de travailler et de savoir leur présenter la Tunisie comme une plateforme non seulement vers l’Afrique, mais aussi vers l’Europe. Ils en sont conscients. Je pense que nous pouvons réaliser de très belles choses avec eux. «
Sabina Henneberg, chercheuse au Washington Institute, spécialiste de la Tunisie, vient de publier un ouvrage intitulé ‘‘Why Economic Reform Failed in Tunisia’’ (Pourquoi la réforme économique a échoué en Tunisie), une sorte de bilan de l’action des quatre principaux bailleurs de fonds dans un pays en transition depuis la «révolution» du 14 janvier 2026.
Dans cette étude approfondie, Sabina Henneberg retrace les efforts déployés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les États-Unis et l’Union européenne pour soutenir les réformes économiques en Tunisie au cours de la décennie ayant suivi la révolution.
Au cours de la décennie ayant suivi les soulèvements du Printemps arabe de 2011, la Tunisie s’est imposée comme le pays de la région offrant les meilleures perspectives de transition démocratique, fort de réalisations telles qu’une nouvelle Constitution, des élections libres et équitables, ainsi que la mise en place de commissions traitant de la corruption, de la liberté des médias et des droits des femmes. En réponse, les acteurs internationaux ont apporté un soutien politique marqué à ce pays d’Afrique du Nord, assorti d’importantes promesses d’aide financière.
Toutefois, tout en reconnaissant que la réussite politique de la Tunisie devait s’appuyer sur des réformes économiques, ces acteurs ne sont pas parvenus à s’adapter à des évolutions préoccupantes, notamment la résistance au changement du syndicat national, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), aux effets déstabilisateurs du terrorisme et aux ingérences d’acteurs extérieurs, analyse la chercheuse.
Si la porte peut sembler fermée aujourd’hui, alors que le président Kaïs Saïed consolide son pouvoir depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, l’étude explique comment de futures initiatives pourraient rencontrer un succès accru en s’inscrivant dans une perspective à plus long terme, en conditionnant l’aide à la mise en œuvre de réformes et en privilégiant un dialogue soutenu avec le public tunisien.
La pénurie d’eau minérale en bouteille, apparue dans la seconde moitié du mois de juillet, se prolonge en Tunisie où elle reste visible dans de nombreux supermarchés et points de vente, malgré les annonces répétées d’un retour à la normale qui tarde à se concrétiser. Les assurances données ces dernières semaines par ls responsables du secteur ont été à maintes reprises démenties par la réalité du terrain.
Selon la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées relevant de l’Utica, la centrale patronale, les difficultés sont principalement liées à la forte hausse de la demande provoquée par les températures élevées, qui a épuisé une grande partie des stocks de réserve. À cela se sont ajoutées des coupures d’électricité à répétition, entraînant des ralentissements et des arrêts sur certaines lignes d’embouteillage. Les 31 unités présentes dans le pays fonctionnent actuellement à pleine capacité, rapporte-t-on.
Les producteurs rejettent l’hypothèse d’une pénurie orchestrée par l’industrie, tandis que les autorités ont intensifié les contrôles visant le stockage anormal et les hausses de prix irrégulières.
La situation demeure particulièrement délicate dans les zones connaissant une forte affluence estivale. Dans le gouvernorat de Nabeul, les autorités ont ordonné mercredi 19 août 2026 la mise sur le marché d’un supplément d’environ 36 000 bouteilles pour pallier les difficultés d’approvisionnement.
Le retour à la normale, initialement prévu sous quelques jours, continue donc de se faire attendre, alors que les producteurs et le ministère du Commerce tentent de rééquilibrer la distribution entre les différents gouvernorats.
La spéculation, si elle existe, elle est à chercher du côté de certains détaillants de quartiers qui échappent à la vigilance – si vigilance il y a – des contrôleurs économiques. Peu nombreux et, surtout, peu efficaces.
Mohamed Jomni, directeur du Département des technologies de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été élu jeudi 20 août 2026 président du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (UNESCO IITE).
L’élection s’est tenue à Pékin, à l’occasion de la 26e session du Conseil d’administration. Elle intervient alors que l’intelligence artificielle et les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et transforment les pratiques d’enseignement et d’apprentissage.
Réunis dans la capitale chinoise, les membres du Conseil ont notamment examiné les activités de l’Institut, sa situation financière et ses orientations futures. Ils ont également discuté de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme pour la période 2026-2029.
À la suite de son élection, Mohamed Jomni a indiqué vouloir privilégier le travail collectif avec les membres du Conseil, la direction et les équipes de l’Institut, ainsi qu’avec l’UNESCO, les États membres et les différents partenaires.
L’intelligence artificielle figure parmi les principaux enjeux auxquels le nouveau président entend accorder une attention particulière. Il considère qu’elle doit servir à renforcer les capacités des enseignants et à élargir les possibilités offertes aux apprenants, plutôt qu’à se substituer à l’enseignant.
Mohamed Jomni a également insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux technologies numériques dans l’éducation. Selon lui, la transformation numérique ne doit pas accentuer les écarts entre les pays, les régions et les différentes catégories sociales.
Sa présidence s’inscrira notamment dans la mise en œuvre de la stratégie 2026-2029 de l’UNESCO IITE, dans un contexte marqué par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et par les débats sur son utilisation dans les systèmes éducatifs.
Une loi récemment entrée en application en Tunisie suscite déjà de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Taxé d’angélisme, le texte impose aux banques privées de consacrer une part de leurs profits — fixée à 8 % — au…
L’Etat tunisien croit pouvoir encore administrer l’économie nationale et faire pression sur les prix, lesquels continuent pourtant de flamber. Dans ce jeu de dupes, les pouvoirs publics peuvent continuer à «imposer» par décrets et arrêtés interposés, c’est le marché, in fine, qui dispose… à sa guise et selon ses propres intérêts.
Dans ce contexte, le ministère du Commerce et du Développement des exportations vient d’annoncer la fixation des marges bénéficiaires brutes maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée à 15 % au stade de la distribution en gros et à 15 % au stade de la distribution au détail, et ce, à compter de ce mercredi 19 août 2026.
Selon le communiqué du ministère, ces marges bénéficiaires s’appliquent aux prix d’achat nets figurant sur les factures, sous réserve que les prix de vente au public n’excèdent en aucun cas les niveaux suivants : 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, 800 millimes pour celle de 1 litre, 850 millimes pour celle de 1,5 litre et 950 millimes pour celle de 2 litres.
Le ministère a souligné que tous les intervenants du secteur de la distribution d’eau minérale sont tenus de recourir aux circuits de distribution réglementés, de régulariser leur situation fiscale, de respecter l’obligation de facturation (ainsi que ses conditions légales et mentions obligatoires) et de présenter les factures à la première demande lors de toute opération de contrôle dans les points de vente, les entrepôts et les moyens de transport.
Il a également insisté sur le fait que toute infraction à cette décision sera constatée, poursuivie et sanctionnée conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Voilà pour la langue de bois officielle servie aux consommateurs via les médias officiels et officieux, sauf que tout le monde sait que l’eau minérale en bouteille est vendue aujourd’hui beaucoup plus cher par les détaillants. Ces derniers profitent de la pénurie actuelle pour marger comme ils l’entendent et imposer leurs prix à eux. Et les consommateurs, contents d’en trouver encore sur le marché, payent sans rechigner. Quant à ces chers contrôleurs du ministère du Commerce, quelqu’un les a-t-il vus passer dans son quartier et sanctionner les contrevenants ? Un jeu de dupes où tout le monde fait semblant mais qui semble convenir à toutes les parties…
Aucune PME n’aurait, à ce jour, bénéficié des prêts accordés sur déclaration sur l’honneur, tandis que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées à cet effet, a déclaré jeudi 20 août 2026 Abderrazak Houas, porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises.
Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, il a appelé la BCT à renforcer son dispositif de contrôle et à appliquer des sanctions afin d’accélérer la mise en œuvre du décret publié au Journal officiel, relatif à l’octroi de financements de faible montant, sans intérêts et sur déclaration sur l’honneur, destinés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers.
Ces financements sont compris entre 5 000 et 25 000 dinars. Notre interlocuteur a par ailleurs estimé que le plafond de 25 000 dinars fixé pour les petites et moyennes entreprises demeurait très insuffisant au regard de leurs besoins, notamment en raison de la hausse des prix des matières premières et des marchandises.
Encore une fois, c’est la routine qui dérape. Ce jeudi 20 août, des chauffeurs de camions-citernes ont bloqué sans préavis la zone pétrolière de Radès, paralysant net la distribution d’hydrocarbures vers les stations-service. Un scénario que le pays connaît trop bien pour s’en étonner encore. Et c’est bien là le problème.
Les revendications, elles, n’ont rien de nouveau : conditions de travail dégradées, accords sectoriels sur les majorations salariales signés mais jamais réellement appliqués. Autrement dit, un contentieux social que tout le monde connaît, que personne n’a réglé, et qui finit invariablement par exploser sous forme de blocage sauvage plutôt que de dialogue anticipé.
Le plus inquiétant n’est pas tant la grève elle-même que la fragilité structurelle qu’elle révèle. Il suffit de quelques heures d’arrêt sur ce maillon unique de la chaîne logistique pour faire planer le spectre de la pénurie sur l’ensemble du territoire. Un secteur aussi stratégique ne devrait pas dépendre d’un équilibre aussi précaire, où le moindre mouvement social suffit à mettre le pays sous tension.
Quant aux autorités, on peut dire que leur gestion relève davantage du pompier que du stratège : le ministère des Affaires sociales intervient a posteriori, dans l’urgence, pour éteindre des feux qu’il aurait d’ailleurs pu anticiper. Cette méthode a déjà montré ses limites en 2024, lors d’une grève de plusieurs jours qui avait durement perturbé l’approvisionnement. Rien n’indique, en 2026, qu’une leçon en ait été tirée.
Pour l’instant, les camions restent à l’arrêt à Radès, selon plusieurs médias de la place, et la seule certitude est l’incertitude : combien de temps durera le blocage, et faudra-t-il, une fois de plus, attendre que les stations-service commencent à sécher pour qu’une solution soit trouvée dans la précipitation ?
Le débat relancé ces derniers jours sur la gouvernance de l’école — opposant la légitimité des choix populaires à l’exigence d’une expertise à long terme — pose la bonne question, mais s’arrête au milieu du gué. Oui, les grandes nations éducatives ont sanctuarisé leur école contre les fluctuations politiques au profit des experts. Mais en Tunisie, le Conseil supérieur de l’éducation ne doit pas être une simple académie de réflexion pédagogique : il doit s’imposer comme une instance d’ingénierie macroéconomique et de souveraineté nationale.
Abdelwaheb Ben Moussa *
Face à l’érosion continue du modèle éducatif public, la réponse ne peut plus être purement administrative ou incantatoire. Pour restaurer la confiance et stopper la fuite des cerveaux, le Conseil supérieur de l’éducation doit articuler son action autour de trois ruptures stratégiques majeures.
Le premier rôle macroéconomique de cette instance est de traiter l’impact direct du déclin de l’école publique sur le budget des ménages. L’explosion du recours aux cours particuliers et au secteur privé constitue une véritable taxe de défaillance qui asphyxie la classe moyenne tunisienne.
Mobiliser l’ingénierie financière pour la modernisation des infrastructures
En sanctuarisant la qualité des enseignements au sein même de l’école publique, l’institution agit directement comme un bouclier de pouvoir d’achat. Chaque dinar économisé par les familles sur le soutien scolaire informel est un dinar restitué à la consommation et à l’épargne nationale.
On ne peut exiger des performances de premier plan mondial avec des infrastructures obsolètes. Attendre les seuls arbitrages du budget de l’État pour rénover l’école est une impasse financière.
Le Conseil supérieur de l’éducation doit devenir le catalyseur de nouveaux modèles de financement public-privé. En s’appuyant sur des mécanismes d’obligations à impact social, l’écosystème financier national peut être associé au financement de la numérisation et de la mise à niveau des établissements, en conditionnant l’investissement à des indicateurs mesurables de réussite.
L’intelligence artificielle et l’alignement sur les métiers de souveraineté
L’expertise prônée par les modèles les plus performants repose sur une capacité d’anticipation des compétences de demain. L’école publique doit rompre avec la reproduction des programmes du passé pour intégrer massivement les outils de l’intelligence artificielle et des sciences de la donnée dès le secondaire.
Il s’agit de transformer l’école publique en une usine à talents capables de porter la souveraineté numérique de la Tunisie, tout en créant un écosystème d’excellence capable de retenir nos ingénieurs et nos compétences sur le sol national.
La question n’est donc plus seulement de savoir qui décide du système éducatif, mais vers quel modèle de société nous orientons nos ressources. Le Conseil supérieur de l’éducation dispose d’une opportunité historique : dépasser le corporatisme pour devenir l’architecte du renouvellement du capital humain tunisien.
L’économie allemande traverse «sa crise la plus profonde de l’après-guerre», a averti mardi 18 août 2026 la première fédération industrielle du pays, reprochant au gouvernement son inaction malgré une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.
Habib Glenza, à Lodz.
Longtemps considérée comme le modèle économique à suivre, l’Allemagne traverse aujourd’hui une crise d’une ampleur rarement observée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2025, plus de 17 600 entreprises ont déposé le bilan, un niveau inédit depuis plus de deux décennies, avec une accélération marquée ces derniers mois. Derrière ces chiffres, une réalité brutale : près de 48 entreprises ferment chaque jour. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les petites structures, mais touche également des géants industriels, révélant un affaiblissement global du tissu économique.
Le moteur économique de l’Europe en train de lâcher
Contrairement à un krach boursier brutal, la crise actuelle en Allemagne s’installe progressivement, rendant son impact encore plus dangereux. Les faillites augmentent mois après mois, affectant tous les secteurs clés, de l’industrie lourde à la construction. Ce caractère diffus empêche une réaction rapide des marchés et des gouvernements, laissant le temps aux déséquilibres de s’ancrer durablement.
Cette lente érosion du tissu économique est particulièrement préoccupante car elle pourrait contaminer l’ensemble de la zone euro. Dans ce climat d’incertitude prolongée, diversifier ses investissements devient vital, et l’achat d’or représente une valeur refuge fiable face aux crises systémiques qui s’installent dans la durée.
Le modèle allemand repose en grande partie sur le fameux «Mittelstand», un réseau dense de PME familiales, souvent très spécialisées et leaders mondiaux. Ces entreprises représentent plus de 99 % du tissu économique et emploient des millions de personnes. Pourtant, ce pilier historique montre aujourd’hui des signes de faiblesse inquiétants. La hausse des coûts, la baisse de la demande et les contraintes réglementaires pèsent lourdement sur leur rentabilité. Lorsque ce cœur industriel ralentit, c’est toute l’économie qui vacille.
L’une des causes profondes : la rupture avec le gaz russe
Les sanctions de l’Union européenne (UE) contre la Russie, notamment la rupture avec le gaz russe bon marché. En boycottant l’achat du gaz russe, les politiciens de l’UE, en particulier les Allemands, les Anglais, et les Français, ont cru mettre à plat l’économie russe. Aujourd’hui, les sanctions imposées à la Russie se sont retournées contre toutes les économies des pays de l’UE, en particulier contre celle de l’Allemagne qui entraînera dans sa chute les autres économies de l’Europe
Par ailleurs, la crise actuelle résulte d’une accumulation de facteurs structurels. La flambée des prix de l’énergie, notamment après la rupture avec le gaz russe, a multiplié les coûts de production. À cela s’ajoute la hausse rapide des taux d’intérêt, qui freine les investissements et alourdit le coût du crédit. La transition énergétique, bien que nécessaire, impose également des dépenses considérables aux entreprises. Enfin, le ralentissement du commerce mondial et le retour du protectionnisme, à l’instigation des Etats-Unis de Donald Trump, compliquent les exportations, pilier du modèle allemand. Face à ce cocktail toxique, il devient indispensable d’adopter une stratégie patrimoniale défensive, en intégrant par exemple l’or comme actif de protection contre les turbulences économiques
Ce que traverse l’Allemagne dépasse largement une simple récession conjoncturelle. Il s’agit d’une transformation structurelle profonde de son modèle économique. L’industrie, historiquement basée sur une énergie abondante et bon marché, doit désormais se réinventer dans un environnement plus contraignant et compétitif.
Parallèlement, le pays accuse un retard dans la digitalisation et les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. Cette double transition, énergétique et technologique, s’annonce longue, coûteuse et incertaine. Dans ce contexte, sécuriser une partie de son patrimoine avec de l’or tangible constitue une décision prudente et stratégique.
2026 : une année charnière aux perspectives incertaines
Les prévisions économiques pour 2026 restent prudentes, avec une croissance faible et des faillites qui devraient continuer à augmenter, bien que plus lentement. Le pic de la crise pourrait être proche, mais ses effets s’inscriront dans la durée. De nombreuses entreprises envisagent déjà de délocaliser leur production vers des zones où les coûts sont plus compétitifs, notamment aux États-Unis ou en Europe de l’Est. Cette recomposition industrielle aura des conséquences majeures sur l’emploi et la stabilité économique du continent européen.
Investir en Allemagne en 2026 nécessite une approche sélective et stratégique. Miser sur l’ensemble du marché peut s’avérer risqué, notamment en raison de l’exposition à des secteurs en difficulté comme l’automobile ou la chimie. En revanche, certaines niches, notamment dans les technologies industrielles avancées ou l’efficacité énergétique, peuvent encore offrir des opportunités intéressantes à long terme.
Toutefois, dans un environnement aussi incertain, il est essentiel de diversifier ses placements et de ne pas dépendre uniquement des marchés financiers traditionnels.
La situation actuelle en Allemagne agit comme un signal d’alerte pour l’ensemble de l’économie européenne. Ce qui était autrefois un modèle de stabilité devient aujourd’hui un terrain d’incertitudes. Entre transition énergétique, mutation industrielle et tensions géopolitiques, les défis sont nombreux et les solutions encore floues. Pour les investisseurs, l’heure n’est plus à l’improvisation mais à la prudence et à l’anticipation.
La législation tunisienne prévoit des sanctions à l’encontre des conducteurs de véhicules ne respectant pas la réglementation relative aux plaques d’immatriculation pouvant aller jusqu’à trois ans de prison en plus de sanctions financières.
C’est ce qu’a indiqué Haithem Chaabani, chef de la section de la sécurité routière de la région du centre-ouest, dans une déclaration à Diwan FM, ce mercredi 19 août 2026, en expliquant que l’article 88 du Code de la route stipule une peine d’emprisonnement allant de six mois à trois ans et/ou une amende de 500 à 3 000 dinars pour quiconque :
* conduit un véhicule dépourvu de plaques d’immatriculation (ou auquel il manque une plaque, si le véhicule doit en comporter deux) ;
* masque délibérément la plaque d’immatriculation, totalement ou partiellement ;
* conduit un véhicule muni d’une plaque d’immatriculation qui ne lui appartient pas.
Chaabani a ajouté qu’il existe aussi des sanctions financières concernant les plaques d’immatriculation non conformes aux spécifications techniques homologuées :
* une amende de 40 dinars est infligée si la police des caractères, la couleur ou l’emplacement ne sont pas conformes aux spécifications techniques établies par la loi tunisienne ;
* une amende de 20 dinars est applicable à une remorque dont les plaques d’immatriculation ne sont pas conformes aux normes relatives à la couleur, aux dimensions ou à l’emplacement, ou si la plaque d’immatriculation ne bénéficie pas d’un éclairage suffisant pour permettre la lecture du numéro la nuit.
Les entreprises tunisiennes de distribution de fournitures médicales traversent actuellement une situation critique et peinent à reconstituer leurs stocks ou d’assurer l’approvisionnement régulier de ces hôpitaux.
Réuni hier, mardi 18 août 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), le bureau exécutif de la Chambre nationale des entreprises de distribution de matériel médical a discuté de la situation des créances détenues par ses trente entreprises membres sur les hôpitaux, ainsi que sur la grave crise financière que traverse le secteur.
Les participants ont exprimé leur vive inquiétude face à l’accumulation des impayés et aux retards de règlement imputés aux hôpitaux publics.
Selon un communiqué publié ce mercredi par l’Utica et cité par Diwan FM, cette situation a engendré une conjoncture financière extrêmement difficile, devenue intenable pour un grand nombre d’entreprises., qui ne sont plus en mesure d’obtenir les fonds nécessaires pour importer des fournitures et des équipements médicaux, ce qui les empêche de reconstituer leurs stocks ou d’assurer l’approvisionnement régulier de ces hôpitaux.
Selon le communiqué, certaines de ces entreprises sont au bord de la faillite et dans l’incapacité d’honorer leurs engagements financiers envers leurs fournisseurs étrangers ou de poursuivre leurs activités normales.
Les membres de la Chambre nationale des distributeurs de matériel médical ont appelé les autorités compétentes à intervenir d’urgence pour accélérer le règlement des arriérés dus par les hôpitaux et pour élaborer des solutions pratiques et rapides, susceptibles d’assurer la pérennité de ces entreprises et de garantir la continuité de l’approvisionnement des hôpitaux en équipements et matériels médicaux.
La trêve n’aura été que de courte durée puisque l’Institut national de la météorologie (INM) prévoit un retour des fortes températures à partir de ce weekend. Espérons que ce nouveau pic de chaleur ne sera pas accompagné de coupures d’électricité et d’eau potable, et que la pénurie d’eau minérale en bouteille qui bat actuellement son plein sera résolue d’ici là. Quoiqu’en Tunisie, on commence à s’habituer à tous ces désagréments ! Et aux défaillances structurelles des services publics. Et cela a un nom : le sous-développement.
Selon un bulletin météorologique publié par l’Institut national de la météorologie (INM), la plupart des régions tunisiennes connaîtront une hausse des températures à partir du samedi 22 août 2026. Cette augmentation sera particulièrement marquée les dimanche 23 et lundi 24 août, avec des valeurs dépassant les moyennes saisonnières de 6 à 10 degrés. Les maximales oscilleront généralement entre 40 et 46 degrés Celsius, accompagnées du Chergui (vent chaud et sec).
Une baisse des températures est attendue le mardi 25 août, avant une nouvelle remontée jusqu’à la fin de la semaine, dépassant à nouveau les moyennes saisonnières de 4 à 8 degrés, indique aussi l’INM, cité par Diwan FM.
On est donc averti et on doit s’attendre à tous les désagréments qui accompagnent généralement les pics de chaleur dans notre pays. Car il est peu probable que la canicule sera plus clémente qu’elle l’a été en juillet dernier, et que, par miracle, les services publics seront cette fois à la hauteur de nos attentes. Ne rêvons pas !
Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.** Explications…
Dr. Sadok Zerelli
Le Plan de développement économique et social 2026-2030, adopté par l’Assemblée le 10 juillet 2026, est une tentative louable de mettre fin à une très mauvaise pratique de politique économique, qui dure depuis la Révolution de 2011, et qui est à mon avis la première responsable du marasme économique le pays connaît depuis des années, à savoir, le pilotage à vue de l’économie nationale.
Je dis bien une tentative et non pas une stratégie de développement économique et social cohérente et réaliste susceptible de relancer la croissance économique, corriger les déséquilibres structurels de notre économie, absorber le chômage massif et améliorer le niveau de vie de la population à l’horizon de ce Plan, à savoir 2030.
En effet, un examen approfondi des hypothèses sur lesquelles repose ce document stratégique, les objectifs quantitatifs et qualitatifs qu’il se fixe et les moyens qu’il met en face pour les atteindre, laissent perplexe un vieil enseignant universitaire de macroéconomie comme moi.
Un plan ambitieux qui n’a pas les moyens de son ambition
Le Plan vise une croissance annuelle moyenne de 4,2 %, contre environ 2,4 % réalisés durant le quinquennat précédent, avec l’ambition d’atteindre même 5,1 % en 2030, selon les projections présentées.
Lorsqu’on sait que durant la période 2023-2025 et selon les chiffres officiels publiés par l’INS, la croissance de l’économie tunisienne n’a été que d’environ 1,5 % par an, que celle réalisée en 2025 n’a pas dépassé 2,5% et que celle attendue pour 2026 ne dépassera pas 2,1%, selon le FMI et la BAD, alors que le gouvernent Tunisien tablait sur 3,3%, on est en droit de se demander si les auteurs de ce Plan ne rêvent pas.
Parmi les autres objectifs dont le réalisme laisse à désirer, figurent notamment :
– un montant global d’investissement d’environ 101,8 milliards de dinars ;
– la création de 21 100 projets et programmes ;
– la réduction progressive du déficit budgétaire à environ 3 % du PIB ;
– la baisse de la dette publique pour la ramener à 80 % du PIB.
Ces objectifs, très ambitieux, traduisent certes une volonté légitime de rupture avec les déséquilibres accumulés au cours des dernières décennies. Mais une question fondamentale demeure : la Tunisie dispose-t-elle des ressources financières, humaines, institutionnelles et technologiques nécessaires pour transformer ces ambitions en résultats concrets ?
Les points forts du Plan
L’un des principaux mérites du nouveau Plan réside dans la volonté de remettre en question un modèle de développement qui n’a pas permis de réduire suffisamment les disparités régionales, de créer suffisamment d’emplois qualifiés ou de stimuler durablement l’investissement.
Un deuxième mérite de ce Plan est qu’il adopte une démarche dite ascendante, partant du niveau local et régional pour remonter vers le niveau national. Cette approche cherche à donner davantage de poids aux besoins exprimés par les territoires et les collectivités. Cette évolution est importante, la Tunisie ayant longtemps souffert d’une concentration des activités économiques et des investissements dans le Grand Tunis et les principales zones côtières. Une politique de développement territorial mieux équilibrée pourrait en effet favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques à l’intérieur du pays.
Un troisième mérite de ce Plan est qu’il vise également à renforcer la souveraineté économique du pays, à valoriser davantage les ressources nationales et à réduire certaines dépendances extérieures.
Cette orientation est particulièrement pertinente dans un contexte international marqué par les crises énergétiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques.
Un quatrième mérite et non des moindres est que le financement de ce Plan ne repose pas exclusivement sur le budget de l’État. Selon les données publiées, celui-ci devrait assurer environ 61,8 milliards de dinars, soit 61 % du financement, tandis que les entreprises et établissements publics devraient contribuer à hauteur d’environ 32 milliards de dinars. Cette diversification est positive en principe. Elle permettrait de limiter la pression exercée directement sur le budget de l’État.
Les faiblesses et les risques
La première interrogation concerne la capacité réelle de financement. En effet, La Tunisie demeure confrontée à des contraintes budgétaires importantes et à un niveau élevé d’endettement (84% du PIB, selon les dernières statistiques publiées par la BCT). Dans ces conditions, financer plus de 100 milliards de dinars d’investissements en cinq ans représente un défi considérable. Le risque est de voir apparaître un décalage entre les crédits annoncés et les crédits effectivement disponibles.
Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.
Ce risque d’incapacité de financement est d’autant plus à prendre au sérieux, que le rôle attribué par ce Plan au secteur privé demeure très insuffisant. C’est probablement l’une des lacunes majeures de ce Plan, car une croissance de 4,2 % par an ne pourra difficilement être obtenue uniquement grâce à l’investissement public. Une croissance durable nécessite une forte mobilisation de l’investissement privé, national et étranger.
Or l’environnement des affaires tunisien demeure marqué par la bureaucratie, la complexité réglementaire, la lenteur administrative et une certaine incertitude pour les investisseurs.
Enfin et peut-être que c’est le talon d’Achille de ce Plan, c’est la capacité de l’administration à réaliser et superviser simultanément plus de 21 000 projets.
Le problème de la Tunisie n’a jamais été uniquement l’absence de projets. Il réside également dans les délais d’exécution, les procédures administratives, les problèmes fonciers, les appels d’offres, les études techniques et la coordination entre administrations.
Les données disponibles montrent d’ailleurs l’ampleur de la sélection opérée : les conseils locaux, régionaux et de districts avaient proposé 40 748 projets, avant que le processus de sélection ne ramène le portefeuille à 6 467 projets en cours et 14 624 nouveaux projets.
Quant à l’objectif de réaliser 4,2 % de croissance annuelle, pour être honnête, cet objectif n’est pas irréaliste en soi, car la Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, capital humain relativement élevé, infrastructures existantes, potentiel touristique, agriculture, industries exportatrices, services numériques et potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables en construction.
Mais atteindre durablement 4,2 % supposerait une nette amélioration de la productivité et de l’investissement.
La question n’est donc pas de savoir si 4,2 % est mathématiquement possible. Elle est de savoir quelles transformations structurelles permettront de passer d’une croissance faible et irrégulière à une croissance durable supérieure à 4 %.
La Tunisie a besoin d’investir davantage dans les infrastructures, certes. Mais elle doit surtout investir dans la productivité.
Cela signifie :
– améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle ;
– rapprocher la formation des besoins des entreprises ;
– accélérer la transformation numérique ;
– soutenir les PME et les entreprises innovantes ;
– faciliter l’accès au financement ;
– simplifier radicalement les procédures administratives ;
– développer les exportations ;
– attirer davantage d’investissements étrangers ;
– valoriser les ressources énergétiques renouvelables ;
– moderniser les entreprises publiques ;
– améliorer la gouvernance des projets publics, etc.
Conclusion
Sans réforme de la productivité, de l’administration, de l’éducation, de la fiscalité et du financement des entreprises, les objectifs très ambitieux de ce Plan risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.
En particulier, sans une véritable amélioration du climat des affaires, l’objectif de croissance de 4,2% en moyenne par an risque de rester des chiffres sur du papier, comme le sont d’ailleurs restés les projections tout aussi ambitieuses des précédents plans de développement qui s’apparentent beaucoup plus à des wishful thinking qu’à des objectifs réalistes et réalisables.
Le véritable indicateur du succès de ce Plan ne sera donc pas le nombre de projets qui seront inaugurés, mais leur capacité à produire de la richesse, créer des emplois et augmenter durablement la productivité.
Pour cela, il est impératif de changer le rôle de l’État qui devrait passer de celui de producteur direct à celui de stratège, régulateur, investisseur dans les infrastructures et garant de l’équité territoriale et de la justice sociale.
Comme pratiquement dans tous mes articles, je reviens toujours à la politique, même après des analyses économiques très approfondies, car comme je l’ai déjà indiqué, le nom originel de l’«économie» en tant que discipline universitaire, était jusqu’aux années 1950, «économie politique».
* Economiste universitaire et consultant international.
** Avant de faire des projections irréalistes pour le Plan de développement 2026-2030 avec des ambitions irréalisables, on aurait été mieux inspiré de réaliser préalablement une étude sur les obstacles qui ont empêché la réalisation des projections, tout aussi irréalistes, du Plan de développement 2023-2025, rapidement enterré. Beaucoup de parlote, trop de paperasses, peu de réalisations… (NDLR).
La Tunisie se trouve à un tournant décisif de sa politique énergétique. Et le diagnostic est sans concession : l’autonomie énergétique est devenue une urgence nationale.
Lotfi Sahli
Lors de la restitution de la Consultation nationale sur la transition énergétique, menée sous l’égide du Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), l’expert économique Chekib Ben Mustapha a dressé un constat particulièrement préoccupant : l’indépendance énergétique du pays est passée de 93 % en 2010 à seulement 48 % en 2023 et pourrait tomber sous le seuil des 30 % à l’horizon 2030 si le rythme actuel des réformes et des investissements ne s’accélère pas.
L’enjeu dépasse largement la seule question de l’approvisionnement énergétique. Le déficit du secteur pèse lourdement sur les équilibres extérieurs, l’énergie représentant à elle seule près de la moitié du déficit commercial national. Dans le même temps, la production électrique demeure très largement dépendante du gaz naturel, qui alimente encore l’essentiel des centrales thermiques de la Steg, et dont la plus grande partie est importée de l’Algérie voisine via le gazoduc Transmed transportant le gaz algérien vers l’Italie.
Le «grand écart» entre ambitions et réalité
Pendant des années, la transition énergétique tunisienne a été marquée par un décalage entre les ambitions affichées et la réalité opérationnelle. Le Plan solaire tunisien fixe notamment un objectif de 35 % d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2030. Pourtant, le solaire et l’éolien ont longtemps progressé à un rythme insuffisant pour permettre au pays de se rapprocher de cette cible : la part des énergies renouvelables dans la production électrique nationale a atteint à peine 9,2 % à la fin du premier semestre 2026.
Plusieurs obstacles ont contribué à ralentir cette dynamique : la complexité des procédures administratives pour l’installation d’équipements solaires photovoltaïques dans les entreprises et les foyers, les délais d’autorisation, les limites du réseau de transport électrique, le coût élevé du financement pour les entreprises et, enfin, le décalage entre la recherche universitaire et les besoins du tissu industriel.
Face à la dégradation des équilibres énergétiques, mais aussi à la pression croissante des politiques européennes de décarbonation, les pouvoirs publics ont engagé une évolution du cadre réglementaire.
Les arrêtés du 9 octobre 2024 ont notamment révisé les tarifs d’achat garantis de l’électricité solaire photovoltaïque produite sous le régime de l’autorisation et approuvé un contrat-type de vente d’électricité entre les producteurs privés et la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg). Parallèlement, la clarification des tarifs de transit et des mécanismes de rachat des excédents a renforcé l’intérêt de l’autoproduction pour les entreprises.
Cette dynamique est également portée par le contexte international. Pour les entreprises exportatrices, investir dans les énergies renouvelables constitue désormais un moyen de réduire leur facture énergétique, mais aussi d’anticiper les nouvelles exigences environnementales du marché européen, notamment le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (Macf).
Les premiers résultats commencent à se mesurer
La mise à jour sectorielle de 2026 montre que la transition énergétique tunisienne entre progressivement dans une phase plus concrète. À la mi-2026, la capacité solaire photovoltaïque installée dépasse les 630 MW, selon les données sectorielles fournies par l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) et le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.
L’autoproduction constitue le principal moteur de cette progression. Le parc résidentiel atteint près de 500 MW, porté notamment par le programme Prosol Elec et les mécanismes de mensualisation sur les factures de la Steg. Les secteurs industriel, tertiaire et agricole représentent, pour leur part, environ 130 MW d’installations autonomes.
Sur les douze derniers mois, la production électrique nationale atteint environ 9 550 GWh, tandis que la part des énergies renouvelables s’établit désormais à 9,2 %. Malgré cette progression, le gaz naturel conserve une place dominante dans le mix électrique, la Steg assurant encore environ 91 % de la fourniture globale à partir de cette source.
Le paysage de la production s’est toutefois enrichi au printemps 2026 avec la mise en service commerciale de deux centrales solaires en concession de 50 MW chacune, à Tozeur et Sidi Bouzid. Cette dynamique s’est poursuivie avec le bouclage financier du projet Sidi Bouzid II, d’une capacité de 120 MW, ainsi qu’avec le lancement du programme Chems, soutenu par la Banque africaine de développement et l’ANME, destiné notamment à accompagner l’équipement des PME.
Les appels à projets continuent également de se multiplier, avec notamment le lancement, en avril 2026, d’un nouveau programme de 200 MW sous régime d’autorisation.
Le véritable défi se déplace vers le réseau
Ces avancées ne doivent cependant pas masquer la principale faiblesse du système : la capacité du réseau électrique à absorber rapidement les nouvelles productions renouvelables.
Le problème n’est désormais plus uniquement de produire de l’électricité verte, mais de pouvoir la transporter, la distribuer et l’intégrer au réseau dans de bonnes conditions. Plusieurs régions du Centre et du Sud présentent déjà des contraintes d’accueil qui pourraient ralentir le développement de nouveaux projets.
Autrement dit, les textes réglementaires peuvent accélérer l’investissement, mais ils ne suffisent pas à transporter les électrons. Le prochain chantier de la transition énergétique tunisienne sera donc nécessairement celui des infrastructures de transport.
Pour atteindre l’objectif de 35 % de renouvelables en 2030, correspondant à une capacité cumulée estimée entre 3 800 et 4 700 MW, la Tunisie devra engager des investissements importants dans la modernisation de son réseau de transport et de distribution.
Le développement des smart grids, le renforcement des interconnexions et le déploiement de solutions de stockage par batteries apparaissent désormais comme des conditions essentielles à la réussite de cette transformation.
La transition énergétique tunisienne n’est donc plus une simple ambition environnementale. Elle est devenue une question de compétitivité industrielle, de maîtrise du déficit commercial et, plus largement, de souveraineté économique. Le véritable enjeu des prochaines années sera de transformer l’accélération réglementaire et l’essor de l’autoproduction en une mutation durable du système énergétique national.
La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique en Méditerranée grâce à un nouvel appel d’offres international portant sur l’exploration d’une zone offshore d’environ 3 000 kilomètres carrés et sur la mise en valeur du gisement de pétrole et de gaz de Zarat, à cheval sur la frontière maritime entre les deux pays. Cette initiative est portée par Joint Oil, une coentreprise tuniso-libyenne active depuis 1988.
S’appuyant sur des informations communiquées par Joint Oil et son conseiller stratégique, Moyes & Co, Energy-Pedia a dévoilé le calendrier de l’opération : le processus débute le 7 septembre et s’achève le 31 décembre 2026, les entreprises intéressées devant soumettre leurs offres au plus tard le 8 janvier 2027. Le résultat sera annoncé le 26 février, et l’attribution définitive des contrats pour le 30 avril.
Le projet comprend deux volets distincts. Le premier concerne le «bloc Joint Oil», une zone d’environ 3 000 kilomètres carrés située dans le bassin offshore Gabès-Tripoli, par des profondeurs d’eau allant de 80 à 120 mètres. Le partenaire sélectionné devra poursuivre l’exploration de nouvelles structures pétrolières et gazières dans le cadre d’un accord de partage de production.
Environ 6 500 kilomètres de données sismiques 2D et 1 900 kilomètres carrés de relevés 3D sont déjà disponibles pour cette zone, auxquels s’ajoutent les données issues de cinq puits d’exploration forés entre 1976 et 2010.
Le second volet porte sur Zarat, un gisement avéré s’étendant de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne ; Joint Oil entend le développer comme une ressource pétrolière et gazière unique, via des accords de développement, d’unification («unitization») et de gestion conjointe.
La zone se trouve également à proximité d’infrastructures et de gisements déjà en production — notamment Bouri, Al Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi qu’Ashtart, Miskar, Didon et Hasdrubal côté tunisien — une proximité susceptible de réduire les coûts de traitement et de transport des nouveaux hydrocarbures.
Joint Oil est détenue conjointement par des entreprises publiques des deux pays : l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) pour la Tunisie et Ola Energy Holdings pour la partie libyenne.
La société a chargé le groupe américain Moyes & Co. de rechercher des partenaires internationaux expérimentés dans le développement offshore.
Cette nouvelle démarche marque la relance d’un projet présenté au marché en 2023, mais qui n’avait pas suscité un intérêt suffisant de la part des investisseurs.
Le calendrier annoncé au printemps — qui prévoyait initialement le lancement de l’appel d’offres au 1er août — a depuis été reporté au mois de septembre.
Pour Tunis, cette initiative revêt une importance particulière compte tenu du déclin continu de la production nationale. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’énergie, la production tunisienne de pétrole brut a reculé de 6 % en glissement annuel à fin juin 2026, tandis que le taux d’indépendance énergétique du pays est tombé à 34 %, contre 38 % à la même période en 2025.
Toutefois, cet appel d’offres ne signifie ni l’annonce d’une nouvelle découverte ni le démarrage immédiat de la production. À ce stade, l’objectif est de sélectionner des opérateurs et de réunir les capitaux nécessaires pour transformer le potentiel de la zone offshore partagée — ainsi que la découverte de Zarat, déjà identifiée — en un projet industriel économiquement viable.
Il convient de rappeler dans ce contexte que lors d »une visite, le 16 mars 2023, à l’Etap, le président de la république Kaïs Saïed avait déclaré que dans l’affaire du partage du plateau continental avec la Libye, «la Tunisie a reçu des miettes». Et à réclamer un partage du gisement pétrolier d’El Bouri et du plateau continental à parts égales entre les deux voisins. Selon lui, avec ses 23 000 barils par jour, le gisement, situé à 120 kilomètres des côtes libyennes, peut couvrir les besoins de la Tunisie et au-delà.
Loyers, transports, alimentation : pour cette rentrée 2026, le coût de la vie étudiante sera une nouvelle fois en hausse, selon le rapport annuel de l’Unef (PDF).
En bref
Hausse générale : le coût de la vie étudiante augmente de …