❌

Normale Ansicht

Empfangen — 28. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Matières premières : les prix s’envolent de 23 % en 2026, alerte la BM

28. Oktober 2026 um 19:02

Les prix mondiaux des matières premières devraient augmenter de 23 % en 2026, selon les prévisions de la Banque mondiale, et ce, sous l’effet des tensions géopolitiques, des perturbations des approvisionnements et de la flambée des cours de l’énergie.

Les prix de l’énergie devraient bondir de 32 %, avec un baril de Brent estimé en moyenne à 92 dollars. Parallèlement, l’offre mondiale de pétrole pourrait reculer de 5,2 %, soit sa plus forte baisse en quatre décennies hors période de récession mondiale.

Pour leur part, les produits alimentaires subiront cette hausse, avec une progression attendue de plus de 10 % en 2026, tandis que les engrais devraient renchérir de 14 %. Les métaux précieux, recherchés comme valeurs refuges, pourraient gagner 40 %, contre 25 % pour les métaux industriels, portés notamment par la transition énergétique et les besoins des centres de données. Dans l’un ou l’autre cas, les prix mondiaux risquent de grimper à des sommets. Du coup, les analystes de la BM redoutent une forte flambée qui risque « d’alimenter l’inflation mondiale, de peser sur la croissance et d’aggraver l’insécurité alimentaire, particulièrement dans les pays vulnérables ».

De ce fait, la Banque mondiale avertit qu’une aggravation des conflits, combinée à des chocs climatiques et à de nouvelles perturbations des exportations céréalières, serait à même d’accentuer la hausse des prix alimentaires et faire basculer, ainsi, plus de 40 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté.

Face à ces risques et pour tenter de rassurer, l’institution de Bretton Woods assure avoir mobilisé 8,7 milliards de dollars d’aides et de prêts concessionnels au profit de 25 pays touchés par les répercussions du conflit au Moyen-Orient.

L’article Matières premières : les prix s’envolent de 23 % en 2026, alerte la BM est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Retraite : en Tunisie, Adriano vit avec 400 euros par mois et gagne en pouvoir d’achat

28. Oktober 2026 um 16:43

À 66 ans, Adriano, ancien infirmier, a quitté son pays d’origine pour s’installer à Sousse. Avec un budget mensuel d’un peu plus de 400 euros, il affirme profiter d’un confort de vie devenu inaccessible pour lui en Europe, grâce notamment au coût plus abordable du logement, de l’alimentation et des transports.

Face à la hausse du coût de la vie et aux difficultés financières rencontrées par certains retraités européens, la Tunisie apparaît comme une destination attractive pour profiter davantage de sa pension, lit-on sur le site mariefrance.fr. Adriano en a fait l’expérience il y a quatre ans, lorsqu’il a décidé de changer de vie pour retrouver une certaine sérénité financière.

Avant son départ, l’ancien infirmier peinait à joindre les deux bouts. « À la fin du mois, il ne me restait plus rien : 400 € pour un studio de 30 mètres carrés, plus les factures et les frais de voiture », raconte-t-il dans un témoignage relayé par Marie France.

À Sousse, un budget qui change tout

Aujourd’hui installé dans la ville côtière de Sousse, Adriano loue un étage meublé d’une maison en bord de mer pour 260 euros par mois. Il consacre environ 150 euros supplémentaires à l’alimentation et aux produits d’entretien. « Je vis avec un peu plus de 400 euros par mois et je vis comme un roi », affirme-t-il, fier. Ce budget lui permet notamment d’avoir une femme de ménage, de faire ses courses et de manger au restaurant au moins deux fois par semaine, avec des repas autour de cinq euros.

Les transports contribuent également à alléger ses dépenses. Ayant abandonné sa voiture, il utilise les navettes, dont le ticket coûte moins de 50 centimes selon son témoignage. Une course en taxi sur sept kilomètres lui reviendrait à environ un euro. A ajouter, même s’il ne le dit pas dans son témoignage, qu’il vit sans famille (ni femme ni enfant…).

Le coût de la vie, un atout pour les retraités étrangers

L’expérience d’Adriano illustre l’écart de pouvoir d’achat que certains retraités peuvent constater entre l’Europe et la Tunisie. Des dépenses courantes moins élevées peuvent leur permettre de se loger, de sortir et de profiter davantage de leur retraite avec des revenus limités. Voilà un coup de pub pour la Tunisie qui pourrait rendre jalouses certaines destinations de la région.

Le sexagénaire affirme également se sentir mieux depuis son installation, même s’il met en garde contre les difficultés que peuvent poser les infrastructures de santé.

Son témoignage rappelle ainsi l’attrait économique de la Tunisie, sans occulter les précautions nécessaires avant une expatriation, notamment concernant l’accès aux soins, la couverture médicale et les conditions de résidence.

L’article Retraite : en Tunisie, Adriano vit avec 400 euros par mois et gagne en pouvoir d’achat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Une pierre lancée, un train immobilisé : le caillassage coûte cher aux voyageurs

28. Oktober 2026 um 16:38

Une pierre lancée depuis le bord des voies peut briser une vitre, mais aussi immobiliser un train, retarder des centaines de voyageurs et mettre en danger conducteurs, agents et passagers. En 2025, les coûts de ces jets de pierres ont atteint plus de 162 000 dinars à la SNCFT sans oublier les retards causés mais aussi les annulations et par dessus tout la frayeur ressentie à bord.

Selon la SNCFT, ce chiffre ne comprend pas les pertes indirectes liées à l’immobilisation des rames endommagées encore moins à l’annulation de certaines dessertes.

Il faut dire qu’en ce moment la SNCFT travaille avec plusieurs structures publiques et ministères concernés pour identifier les causes du phénomène et définir des solutions. Une journée de réflexion a été organisée le 30 septembre dernier, dont les recommandations seront annoncées progressivement après validation par le ministère du Transport et les autres départements concernés.

Par ailleurs, les conséquences ne se résument pas aux vitres et portes cassées. Chaque rame touchée doit être retirée du service pour être réparée, nettoyée et remise en état avant de reprendre les circulations, ce qui allonge les délais et réduit la disponibilité du matériel roulant.

La campagne menée par la SNCFT sous le slogan « Petite pierre, grands dégâts » vise précisément à rappeler qu’un geste apparemment anodin peut avoir un coût humain, financier et collectif considérable.

L’article Une pierre lancée, un train immobilisé : le caillassage coûte cher aux voyageurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

98 % des femmes paient encore en espèces dans 7 gouvernorats tunisiens

28. Oktober 2026 um 16:09

En Tunisie, le recours aux services financiers numériques reste très limité chez les femmes dans sept gouvernorats. Selon une étude de l’Observatoire de l’inclusion financière de la Banque centrale de Tunisie (BCT), réalisée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 98 % des femmes interrogées utilisent encore les espèces pour leurs transactions, tandis que seules 0,3 % disposent d’un portefeuille électronique.

Menée auprès d’un échantillon de 2 057 jeunes et femmes, cette étude porte sur les gouvernorats de Tataouine, Kébili, Médenine, Gabès, Tozeur et Gafsa, ainsi que celui de Kairouan. Elle met en évidence les obstacles qui freinent l’inclusion financière des femmes, dont le taux de recours aux services bancaires tombe à 18 % dans ces régions.

Intervenant mercredi auprès de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), Raja Dahman, directrice générale de l’Observatoire de l’inclusion financière, a expliqué que cette étude vise à dresser un état des lieux de l’inclusion financière des femmes et des jeunes et à identifier les difficultés qui limitent leur accès aux services disponibles.

La dépendance financière et le manque de confiance freinent l’accès aux banques

Les résultats font ressortir plusieurs obstacles, notamment la dépendance financière des femmes à l’égard du chef de famille, leur faible autonomie financière, le manque de confiance envers le secteur bancaire et l’insuffisance des revenus. Ces facteurs limitent notamment leur capacité à ouvrir un compte bancaire et à gagner en indépendance financière.

Les difficultés concernent également la compréhension des services proposés. Certaines femmes éprouvent des difficultés à saisir les termes employés par les agents bancaires, qu’elles jugent complexes et peu accessibles. Cette situation peut les dissuader de se rendre dans les agences pour demander des informations ou se renseigner sur les offres disponibles.

Par ailleurs, 32 % des femmes interrogées estiment que les institutions financières ne communiquent pas suffisamment d’informations sur leurs produits, leurs services et leurs avantages. Elles privilégient notamment les campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux pour mieux comprendre les offres et apprendre à les utiliser.

L’étude révèle également que la Poste tunisienne bénéficie du niveau de confiance le plus élevé auprès des participantes, devant les banques commerciales et les compagnies d’assurance. Selon Raja Dahman, ce constat doit être pris en compte dans l’élaboration des actions de sensibilisation.

Une caravane pour rapprocher les femmes des services financiers

Pour répondre à ces difficultés, l’Observatoire a lancé, début octobre, une caravane consacrée à la culture financière, en partenariat avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et le PNUD.

L’initiative a déjà concerné les gouvernorats de Médenine, de Kébili, notamment la ville de Douz, et de Gabès. Les prochaines étapes doivent couvrir Gafsa, Tataouine, Tozeur et Kairouan.

La caravane cible les femmes des régions concernées, en particulier les entrepreneures et les porteuses de projets. Elle vise à les sensibiliser à l’importance de l’inclusion financière et à leur faire connaître les services et produits disponibles pour mieux gérer leurs activités.

Le programme prévoit des rencontres directes avec des représentants des banques, de la Poste tunisienne, des institutions de microfinance et des établissements de paiement. Ces échanges permettent aux participantes de poser leurs questions, d’exprimer leurs besoins et de s’informer sur les conditions d’accès aux services financiers.

L’Observatoire entend ainsi développer une stratégie de communication et de sensibilisation adaptée aux besoins des femmes, afin de faciliter leur accès aux services financiers et de lever les obstacles à leur inclusion.

Un programme national pour renforcer la culture financière

Créé en vertu de la loi n° 35 de 2016 portant modification de la loi organique relative à la Banque centrale de Tunisie, l’Observatoire est chargé de suivre et d’évaluer l’accès aux services financiers, d’en surveiller la qualité et de collecter des données quantitatives et qualitatives.

En 2018, il a réalisé une enquête nationale auprès de 1 000 petites et moyennes entreprises et d’environ 6 250 ménages. Cette enquête a notamment mis en évidence un faible niveau de culture financière. Ses résultats ont contribué à l’élaboration d’une stratégie nationale d’inclusion financière, suivie de la mise en place d’un programme national d’éducation financière.

Ce programme cible cinq catégories : les enfants et les jeunes, les femmes, les salariés des secteurs public et privé, les très petites, petites et moyennes entreprises, ainsi que les personnes en situation de handicap.

Depuis 2023, l’Observatoire a multiplié les initiatives de sensibilisation dans les collectivités locales, les établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans le cadre de la Semaine mondiale de l’éducation financière. Il a également développé des projets avec plusieurs partenaires, dont la GIZ, le PNUD, l’Agence française de développement et l’organisation Cospe, en mettant l’accent sur l’inclusion financière des femmes et des jeunes.

L’accès aux services financiers des personnes handicapées également en question

L’Observatoire s’intéresse également aux difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap. Une étude réalisée en 2026, en partenariat avec des organisations spécialisées, a relevé plusieurs obstacles, notamment ceux liés à l’accessibilité des infrastructures des institutions financières.

Parmi les recommandations figurent l’amélioration de l’accès aux agences et aux services bancaires, ainsi que la mise à disposition de conseillers clientèle maîtrisant la langue des signes, afin de faciliter les échanges avec les personnes sourdes ou malentendantes.

L’Observatoire a également adressé des correspondances à plusieurs organismes du secteur, dont le médiateur bancaire et financier, la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances, le Comité général des assurances et l’autorité de contrôle de la microfinance. L’objectif est d’œuvrer à l’élaboration de textes réglementaires incitant les institutions financières à améliorer la qualité des services proposés aux personnes en situation de handicap.

Des actions de sensibilisation ont aussi été organisées en faveur des personnes aveugles. L’Observatoire prévoit de poursuivre ses initiatives auprès des femmes, des jeunes, des entrepreneurs et des porteurs de projets, ainsi que ses formations et campagnes annuelles pour renforcer la culture financière et faciliter l’accès aux services disponibles.

L’article 98 % des femmes paient encore en espèces dans 7 gouvernorats tunisiens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie vise une croissance de 3,1 % en 2027

28. Oktober 2026 um 14:01

La Tunisie ambitionne d’atteindre un taux de croissance économique de 3,1 % en 2027, a annoncé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, mercredi 28 octobre, lors de son audition devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, consacrée au projet de budget économique pour 2027.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend améliorer les performances des secteurs productifs et renforcer leur contribution à la création de richesses et d’emplois. Il prévoit également de porter le taux d’investissement à 16,4 % du produit intérieur brut (PIB), en misant notamment sur le soutien à l’investissement privé et le renforcement des capacités d’investissement des entreprises publiques.

Accélérer les investissements et les grands projets

Le ministre a souligné la nécessité d’accélérer la réalisation des grands projets et de lever les obstacles qui freinent leur exécution. L’amélioration du climat de l’investissement figure ainsi parmi les leviers retenus pour soutenir l’activité économique et favoriser la création d’emplois.

La transition énergétique parmi les priorités

Le gouvernement entend également accélérer la transition énergétique et développer les énergies renouvelables. Cette orientation vise à réduire la dépendance énergétique du pays et à alléger les pressions exercées sur les équilibres extérieurs.

Ces mesures doivent contribuer à renforcer les capacités productives de l’économie tunisienne et à soutenir la croissance prévue pour 2027.

L’article La Tunisie vise une croissance de 3,1 % en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

CMF : attention aux arnaques d’investissement sur les réseaux sociaux

28. Oktober 2026 um 12:32

Le Conseil du Marché Financier (CMF) appelle les investisseurs, via son communiqué  à la vigilance face aux services financiers liés à l’investissement en valeurs mobilières proposés via les réseaux sociaux et les plateformes numériques par des personnes ou entités non agréées.

Le régulateur vise particulièrement la société « ELINOJA PATRIMOINE », qui propose, à travers un réseau social, des services de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers, sous couvert de conseil en investissement et de recommandations financières. Le CMF précise qu’aucune demande d’agrément ou d’autorisation n’a été déposée par cette entité auprès de ses services.

Le CMF rappelle que la gestion de portefeuilles pour le compte de tiers est une activité réservée aux professionnels agréés et soumis à son contrôle. Ce cadre légal vise notamment à protéger les investisseurs et l’épargne investie.

L’article CMF : attention aux arnaques d’investissement sur les réseaux sociaux est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Samir Abdelhafidh : l’économie tunisienne fait preuve de résilience face aux chocs

28. Oktober 2026 um 12:24

L’économie tunisienne a fait preuve d’une « résilience relative » face aux chocs internes et externes, a déclaré le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, mercredi 28 octobre, lors d’une audition devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts.

Consacrée au projet de budget économique pour 2027, cette audition a également été l’occasion pour le ministre de revenir sur les orientations de l’action gouvernementale et les contraintes auxquelles le pays est confronté.

Samir Abdelhafidh a affirmé que l’État entend poursuivre le renforcement de son rôle social et soutenir les entreprises publiques afin qu’elles retrouvent leurs capacités de production. Il a également évoqué le lancement de nouveaux programmes et projets inscrits dans le Plan de développement 2026-2030.

Les incertitudes internationales pèsent sur les perspectives

Le ministre a par ailleurs attiré l’attention sur la dégradation de l’environnement économique international, marqué par une hausse de l’indice d’incertitude mondiale. Les marchés restent confrontés à un manque de visibilité, dans un contexte de guerres, de tensions géopolitiques et de hausse des prix du pétrole.

Ces facteurs sont susceptibles d’affecter aussi bien l’économie mondiale que l’économie tunisienne, a-t-il averti.

L’article Samir Abdelhafidh : l’économie tunisienne fait preuve de résilience face aux chocs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bourse : le résultat semestriel global des sociétés cotées augmente de 7,7 % à 1 702 MDT

28. Oktober 2026 um 12:14

Le résultat semestriel global 2026 des 65 sociétés cotées (sur un total de 75, soit 87% des sociétés de la Cote) ayant publié leurs états financiers affiche une progression de 7,7 % par rapport à la même période de l’année 2025, pour se situer à 1 702 millions de dinars (MDT) contre 1 581 MDT, une année auparavant.

D’après des données publiées mercredi 28 octobre par la Bourse de Tunis, 60 de ces sociétés cotées ont dégagé des bénéfices, alors que les 5 autres ont affiché des résultats déficitaires.

D’un autre côté, 37 sociétés cotées ont enregistré des résultats en amélioration au titre du premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025.

Concernant les sociétés qui composent le Tunindex20, elles ont accaparé 80 % du résultat semestriel global, leur résultat s’est amélioré de 9,8 % par rapport à celui du premier semestre 2025, soit un montant global de 1 354 MDT contre 1 233 MDT.

A noter que le résultat de l’ensemble des sociétés composant le secteur financier, le plus représenté avec 29 sociétés cotées, a connu une progression de 5,4 %, pour un montant total de 1 110 MDT. Ainsi, les 12 banques cotées ont réalisé un résultat semestriel global de 891 MDT, en progression de 2,7 %, alors que les 7 compagnies d’assurances cotées ont affiché un résultat en hausse de 27,8 % pour un montant de 131 MDT.

De même, le résultat global des 7 sociétés de leasing cotées a légèrement progressé de 1,1 % pour atteindre 55 MDT.

Pour ce qui est du secteur des “Services aux consommateurs“, il a affiché une augmentation de 6,2 %, au niveau de son résultat global, favorisée essentiellement par l’amélioration du résultat semestriel de 2 enseignes de la grande distribution, pour se situer à 9,9 MDT contre 1,2 MDT, à fin juin 2025.

En revanche, le résultat des 4 concessionnaires automobiles cotés (hors UADH qui n’a pas publié) a régressé de 6,9 %, à 78 MDT.

S’agissant du secteur des “Biens de consommation“, il a réalisé une progression de 20,6 % du résultat semestriel global, tirée principalement par le sous-secteur “agroalimentaire et boissons“ qui a évolué de 23,1 %. Ainsi, le résultat semestriel global de trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire a augmenté de 22,1 %, atteignant 352 MDT.

De son côté, le secteur des “industries“ a vu son résultat semestriel global augmenter de 21,2 %, pour se situer à 43 MDT, alors que celui des matériaux de base a, lui, régressé de 37,4 % à 34 MDT.

En revanche, le résultat semestriel global du secteur “pétrole et gaz“ a réalisé la plus forte progression avec 77,3 %, pour atteindre 9 MDT contre 5 MDT durant la même période de l’année 2025.

L’article Bourse : le résultat semestriel global des sociétés cotées augmente de 7,7 % à 1 702 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ooredoo et Zain finalisent au Qatar et au Koweït la première étape de leur plateforme régionale de tours télécoms

28. Oktober 2026 um 11:45

Ooredoo Q.P.S.C. (« Ooredoo », symbole boursier : ORDS) et Mobile Telecommunications Company K.S.C.P. (« Groupe Zain », symbole boursier : ZAIN) annoncent aujourd’hui la réalisation de la première clôture de leur transaction, marquant une étape décisive vers le lancement de leur plateforme régionale commune de tours de télécommunications.

Cette première clôture permet de regrouper les actifs de tours de télécommunications d’Ooredoo Qatar (Al Abraj) et de Zain Koweït (ITK) au sein d’une plateforme régionale unifiée, détenue à parts égales par les deux groupes, à hauteur de 50 % chacun. Les actifs concernés représentent un portefeuille d’environ 4 000 tours de télécommunications.

Cette opération devrait générer une valeur ajoutée significative grâce à des économies d’échelle accrues, à une meilleure efficacité du capital et à l’adoption d’un modèle opérationnel spécialisé, fondé sur les infrastructures passives de télécommunications.

À mesure que ses activités se développeront, la plateforme favorisera également la fourniture de services d’« infrastructure en tant que service » (Infrastructure as a Service), permettant aux opérateurs de télécommunications d’accéder à des infrastructures tout en optimisant leurs investissements en capital. Elle contribuera ainsi à accompagner le développement continu des infrastructures numériques sur les marchés de la région.

D’autres portefeuilles de tours de télécommunications devraient progressivement être intégrés à la plateforme, sous réserve du respect des conditions de clôture applicables et de l’obtention des autorisations réglementaires et autres approbations requises.

À cette occasion, Aziz Aluthman Fakhroo, Directeur Général du Groupe Ooredoo, a déclaré : « La réalisation de cette première clôture constitue une étape majeure dans la mise en place d’une plateforme régionale de tours de télécommunications, conçue pour générer une valeur ajoutée significative et dotée de perspectives d’expansion clairement définies grâce à l’intégration future d’actifs provenant d’autres marchés.

Cette réalisation nous permet de poursuivre la mise en œuvre de nos ambitions dans les différents segments des infrastructures numériques identifiés dans notre stratégie, tout en renforçant notre positionnement à travers la constitution d’un portefeuille régional de premier plan.

Nous tenons également à exprimer notre sincère gratitude à l’Autorité de régulation des communications et au ministère de la Municipalité de l’État du Qatar pour leur soutien et leur contribution à la mise en place d’un environnement réglementaire favorable tout au long du processus d’approbation. »

De son côté, Bader Nasser Al-Kharafi, vice-président du Conseil d’administration et directeur général du Groupe Zain, a déclaré : « La réalisation de cette première clôture de la transaction relative à notre plateforme de tours de télécommunications représente une avancée déterminante dans l’évolution des infrastructures numériques de nos deux groupes.

Elle reflète notre stratégie commune visant à développer des plateformes spécialisées, durables et évolutives, capables de maximiser la valeur de nos actifs tout en contribuant aux efforts de réduction de l’empreinte carbone dans la région.

Nous sommes convaincus que cette plateforme jouera un rôle de plus en plus important dans le renforcement des fondations numériques de nos deux groupes, tout en favorisant l’émergence de la prochaine génération de services de connectivité, l’innovation et la croissance économique au bénéfice des communautés que nous sommes fiers de servir.

Nous adressons également nos sincères remerciements aux autorités réglementaires de l’État du Koweït pour leur soutien et leur vision éclairée tout au long des différentes étapes d’approbation de cette transaction. »

Il convient de souligner que Ooredoo et Zain conserveront chacune la propriété et le contrôle de leurs infrastructures actives respectives, notamment les équipements techniques, les logiciels ainsi que les droits de propriété intellectuelle nécessaires à l’exploitation et à la gestion de leurs réseaux de télécommunications.

D’après communiqué.

L’article Ooredoo et Zain finalisent au Qatar et au Koweït la première étape de leur plateforme régionale de tours télécoms est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Royaume-Uni : baisses de droits de douane sur plus de 100 denrées alimentaires

28. Oktober 2026 um 11:44

Le gouvernement britannique prévoit de supprimer les droits de douane sur plus de 100 produits alimentaires importés et de prolonger le gel des taxes sur les carburants, dans le cadre de mesures destinées à soulager les ménages face à la hausse du coût de la vie, à la veille de la présentation du budget d’automne.

Les allègements douaniers concernent notamment l’ail, les cornichons, les confitures d’agrumes, les marmelades, certaines confiseries et les boissons végétales. Le gouvernement britannique estime que ces mesures, combinées aux suspensions tarifaires déjà instaurées, pourraient permettre aux ménages d’économiser jusqu’à 21 livres sterling par an, soit environ 40 pence par semaine, a rapporté The Economist mardi 27 octobre.

L’exécutif entend également maintenir le gel des taxes sur les carburants, ainsi que la réduction de cinq pence par litre introduite en 2022. Cette mesure vise à limiter les dépenses des automobilistes dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques, liées notamment au conflit au Moyen-Orient.

Le dispositif comprend aussi des aides ciblées. Le gouvernement prévoit de pérenniser le barème de remboursement kilométrique exonéré d’impôt pour les déplacements professionnels effectués avec un véhicule personnel, d’assouplir les règles de l’allocation destinée aux aidants et d’étendre le congé paternité rémunéré aux travailleurs indépendants.

Ces annonces interviennent alors que l’inflation britannique a atteint 3,5 % sur un an en septembre, renforçant les pressions sur les finances des ménages. Le gouvernement affirme vouloir agir sur les dépenses courantes. Tandis que l’opposition conservatrice estime que ces mesures restent insuffisantes face à la hausse générale des prix et à la pression fiscale.

Le chancelier de l’Échiquier, John Healey, doit présenter le budget d’automne ce mercredi 28 octobre. La marge de manœuvre du gouvernement demeure limitée par la dégradation des finances publiques et la hausse des coûts d’emprunt.

L’article Royaume-Uni : baisses de droits de douane sur plus de 100 denrées alimentaires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Dette publique : la Tunisie face à 21,3 milliards de dinars à payer en 2027

28. Oktober 2026 um 11:42

La Tunisie devra consacrer 21,275 milliards de dinars au service de sa dette en 2027, soit le remboursement du principal et le paiement des intérêts, selon les données du projet de budget de l’État pour 2027. Ce montant devrait toutefois enregistrer une baisse de 7,4 % par rapport aux 22,982 milliards de dinars attendus pour l’ensemble de 2026.

Le principal de la dette à rembourser s’élèvera à 13,307 milliards de dinars, répartis entre 6,823 milliards de dinars au titre de la dette intérieure et 6,484 milliards pour la dette extérieure. Les intérêts représenteront, pour leur part, 7,968 milliards de dinars, dont 6,535 milliards liés à la dette intérieure et 1,433 milliard à la dette extérieure.

Des échéances extérieures en devises

Le calendrier de remboursement de la dette extérieure prévoit notamment le paiement de 30 milliards de yens japonais en août 2027 et de 150 millions de dollars en septembre, au titre des emprunts contractés sur les marchés financiers internationaux.

La Tunisie devra également honorer huit échéances mensuelles auprès du Fonds monétaire international (FMI), pour un montant total d’environ 186 millions de dollars. Le calendrier prévoit par ailleurs le remboursement de 423 millions de dollars à la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), répartis entre mars, juin, septembre et décembre 2027.

À ces engagements s’ajoutent le remboursement de 100 millions d’euros au titre d’un prêt de l’Union européenne en mai 2027, ainsi que de 80 millions de dollars dus au Royaume d’Arabie saoudite, répartis entre février et août de la même année.

Plus de 6,8 milliards de dinars de principal à rembourser sur le marché intérieur

Sur le marché intérieur, les échéances concernent notamment les bons du Trésor à 52 semaines, pour un montant de 1,4 milliard de dinars réparti sur les 12 mois de l’année, ainsi que les bons du Trésor assimilables (BTA), dont les remboursements atteindront 3,043 milliards de dinars. Ces derniers sont répartis entre février, mars, mai, octobre et décembre.

Le remboursement de l’emprunt obligataire national représentera également 1,706 milliard de dinars, avec des échéances réparties sur huit mois à partir de février 2027.

La Tunisie devra en outre rembourser 670 millions de dinars au titre des emprunts intérieurs en devises contractés auprès des banques locales. Ce montant comprend 410 millions de dinars en mai et 260 millions en juillet 2027.

Au total, le principal de la dette intérieure à rembourser s’élèvera à 6,823 milliards de dinars, contre 6,484 milliards pour la dette extérieure.

Le service de la dette représentera 10,66 % du PIB

Le service total de la dette devrait représenter 10,66 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027, contre 12,44 % en 2026.

Le projet de budget souligne également l’incidence potentielle des fluctuations des taux de change sur le coût du service de la dette. Une hausse de 0,01 dinar des cours de l’euro et du dollar américain, ainsi qu’une augmentation de 0,1 dinar du cours de 1 000 yens japonais, entraîneraient une hausse de la charge de la dette de l’État en 2027.

Pour établir ses prévisions concernant les intérêts, le gouvernement retient l’hypothèse d’une stabilité des taux d’intérêt de référence internationaux et du taux de change du dinar tunisien. Il envisage également le maintien du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie à son niveau actuel.

Malgré le niveau élevé des taux d’intérêt internationaux, les intérêts de la dette extérieure devraient poursuivre leur baisse, sous l’effet du recul de son encours et de la stabilité du dinar. À l’inverse, les intérêts de la dette intérieure devraient augmenter en raison de la progression du volume des bons du Trésor. Le recours aux facilités de la Banque centrale de Tunisie contribuerait toutefois à limiter cette hausse.

L’article Dette publique : la Tunisie face à 21,3 milliards de dinars à payer en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sami Jallouli : « Le désert, nouvel Eldorado de la Tunisie »

28. Oktober 2026 um 11:38

Le politologue Sami Jallouli a dressé un état des lieux sur les enjeux du Sahara. Il estime que près de la moitié du territoire national est désertique, mais reste sous-exploitée. Alors qu’elle constitue à la fois une profondeur stratégique, une zone sensible sur le plan sécuritaire et un potentiel économique majeur.

Pour Sami Jallouli, le désert n’est pas une marge vide, mais la « première ligne de défense » de la Tunisie. Les immenses espaces faiblement peuplés du Sud exposent le pays à des risques liés aux frontières, aux trafics et à la faiblesse de la présence de l’État.

Il estime donc qu’un peuplement organisé, des infrastructures et une présence économique durable dans ces régions permettraient de renforcer la souveraineté nationale, de rééquilibrer le territoire et de réduire la pression démographique et urbaine sur le littoral et le Nord.

Un « plan Marshall » made in Tunisia

Le politologue propose un vaste programme national de mise en valeur du Sahara, inspiré de la logique d’un  » plan Marshall ». A savoir, un effort massif, coordonné et de long terme pour transformer le Sud en pôle de développement.

Son projet reposerait sur trois leviers principaux :
1- Des avantages fiscaux et fonciers pour attirer les investisseurs, les entreprises et les nouveaux habitants.
2- La création de nouvelles villes dans le cœur du désert, pensées comme de véritables centres économiques et administratifs.
3- Une exonération, pendant au moins vingt ans, des frais d’électricité, d’eau, de télécommunications et des impôts pour les populations qui s’installent dans ces zones.

Selon lui, cette durée de vingt ans permettrait d’ancrer une génération dans ces territoires, puis d’en faire un socle de stabilité humaine et économique transmissible aux générations suivantes.

Le désert comme moteur économique

Sami Jallouli voit dans le Sahara tunisien un espace capable d’accueillir une économie productive diversifiée : oasis agricoles, exploitations agricoles, forages, routes, aéroports, administrations, usines, entreprises, hôtels et centrales solaires.

Il insiste particulièrement sur les ressources en eau souterraine et sur le dessalement de l’eau de mer à partir de Zarzis, associé à une agriculture intelligente face au climat. Il propose même d’étudier un canal circulaire partant de Zarzis vers l’intérieur du gouvernorat de Tataouine, en s’inspirant de l’expérience du canal Maghreb réalisé dans les années 1980.

Une vision stratégique pour la Tunisie

Pour Sami Jallouli, développer le désert reviendrait à protéger les frontières, rééquilibrer le territoire national, désengorger les régions côtières et créer une nouvelle dynamique économique dans le Sud.

Il considère que, s’il était étudié sérieusement, ce projet pourrait devenir l’un des plus importants en Afrique et transformer durablement la géographie économique de la Tunisie.

Il reconnaît toutefois que le contexte institutionnel, économique et administratif actuel rend difficile la réalisation d’un tel programme. Son appel relève donc davantage d’une réflexion stratégique destinée à préparer les politiques publiques de demain, dans l’attente d’une volonté politique capable de les mettre en œuvre.

L’article Sami Jallouli : « Le désert, nouvel Eldorado de la Tunisie » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UGTT : la force de la Tunisie passe par ses organisations nationales

28. Oktober 2026 um 10:56

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé sa solidarité avec l’Union nationale de la femme tunisienne, dont les biens ont fait l’objet d’une saisie et les locaux ont été fermés. Elle appelle à la levée de ces mesures afin de permettre à l’organisation de reprendre ses activités.

Dans un communiqué, la centrale syndicale a demandé aux autorités et aux parties concernées de permettre à l’Union nationale de la femme tunisienne de retrouver l’usage de ses biens et de disposer de ses ressources pour relancer ses activités.

L’UGTT a également appelé les organisations nationales, les forces démocratiques, sociales, féministes et de défense des droits à faire preuve de solidarité et à agir conjointement pour préserver l’histoire de l’organisation et défendre le droit des femmes à s’organiser et à participer à la vie publique.

« La force de la Tunisie dépend de celle de ses organisations nationales », souligne la centrale syndicale, qui considère la protection du mouvement féministe comme une composante essentielle de la défense des droits, des libertés et des acquis sociaux.

L’Union nationale de la femme tunisienne traverse une grave crise financière, marquée par l’accumulation de dettes et des difficultés à assurer le paiement des salaires de ses employés. Pour tenter de surmonter cette situation, l’organisation féministe a également lancé un appel à la solidarité à travers l’organisation d’un marché solidaire destiné à collecter des fonds.

L’article UGTT : la force de la Tunisie passe par ses organisations nationales est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Retraites en Tunisie : un pays qui vieillit, des caisses sous pression et un débat qui dépasse la seule question de l’âge

28. Oktober 2026 um 10:47

Les 60 ans et plus représentaient 16,9 % de la population tunisienne en 2024, contre 11,6 % dix ans plus tôt. Alors que les caisses sociales accusent un déficit cumulé de plusieurs milliards de dinars, repousser l’âge de départ à la retraite ne suffirait pas : la question du nombre des cotisants s’impose.

La Tunisie vieillit, et les chiffres du Recensement général de la population et de l’habitat 2024, publiés par l’Institut national de la statistique (INS), le confirment. Les 60 ans et plus pèsent désormais 16,9 % de la population, contre 11,6 % en 2014. Les 15-59 ans passent de 64,5 % à 60,3 %. L’âge moyen atteint 35,5 ans. En cause : l’allongement de la durée de vie (c’est une bonne chose) et, surtout, une fécondité en recul continu, tombée à 1,54 enfant par femme (c’est moins bon par contre), nettement sous le seuil de renouvellement des générations. Les projections de l’INS à l’horizon 2054 vont dans le même sens : la population pourrait continuer de croître, mais avec davantage de personnes âgées et moins de jeunes.

Un système conçu pour une autre époque

Le régime par répartition, instauré après l’indépendance pour les cotisations et les retraites de la CNSS et de la CNRPS, est resté viable jusqu’aux années 2000. Il repose sur un principe simple : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Tant que les cotisants sont plus nombreux, l’équilibre tient. Quand leur nombre progresse moins vite que celui des bénéficiaires, alors la pression monte, comme nous l’explique un démographe.

À l’époque, explique-t-il, on comptait quatre actifs pour un retraité et l’espérance de vie moyenne était de 65 ans. Elle atteint aujourd’hui 76 ans et le rapport serait tombé à un actif pour un retraité. D’autres données communiquées récemment précisent le ratio serait passé d’environ 8,3 à 2,3, avec un risque de se rapprocher d’un actif pour un retraité à l’horizon 2031si la tendance se poursuit. Ces projections demandent de la prudence, mais elles donnent la mesure du défi, comme l’affirme le Pr Hafedh Lamouri, ancien ministre et ex-Pdg de la CNSS. En moyenne, les cotisations d’un salarié ne couvrent que huit ans de retraite.

La démographie ne crée pas à elle seule le déficit, mais elle transforme progressivement un problème financier en problème structurel.

Repousser l’âge de départ : une réponse insuffisante

C’est l’idée qui vient d’abord : partir plus tard, c’est cotiser plus longtemps et percevoir moins longtemps. Sur le papier, la logique est claire. Dans les faits, même un départ à 65 ans ne résorberait pas le déficit, selon certains spécialistes que nous avons interrogés. Reste alors une seule autre option, jugée bien évidemment inacceptable : réduire la valeur des pensions.

La mesure se heurte en outre à plusieurs obstacles. D’abord, il est évident que tous les salariés ne vieillissent pas de la même façon : un cadre, un enseignant, un médecin ou un consultant peuvent éventuellement prolonger leur activité dans de bonnes conditions. Ce qui est très différent pour un ouvrier, un salarié agricole ou un travailleur du bâtiment. Par conséquent, une réforme uniforme risquerait donc de creuser les inégalités entre catégories professionnelles.

Il y a aussi la question de l’emploi des jeunes, dans un pays où leur chômage reste élevé. Repousser les départs peut nourrir l’idée d’une concurrence entre générations, même si le lien n’est pas automatique : le poste d’un senior n’aurait pas forcément été attribué à un jeune. Enfin, encore faut-il que les entreprises puissent employer et valoriser des salariés plus âgés. Ce qui suppose d’adapter les conditions de travail, les parcours et, probablement, les modalités de fin de carrière, expliquent les spécialistes des caisses sociales.

Faire cotiser davantage de travailleurs

L’autre levier tient au nombre de cotisants. Une partie importante de la population active travaille dans l’informel ou dans des formes d’emploi qui offrent une couverture sociale limitée. Les données disponibles indiquent qu’une proportion significative des personnes employées n’a pas de couverture contributive complète : certains indépendants, des travailleurs agricoles et familiaux, les nouvelles formes d’activité.

Voilà une très fausse bonne nouvelle que rejette le Pr Lamouri (lire ici son interview). Or, le ministère des Affaires sociales en fait l’un des défis de la réforme de la protection sociale, en citant les travailleurs du secteur informel, les indépendants, les travailleurs agricoles et ceux de l’économie des plateformes. Chaque travailleur qui passe de l’informel au formel devient un cotisant potentiel, et chaque entreprise qui déclare davantage de salariés élargit l’assiette de financement.

Des formules plus souples de fin de carrière sont également évoquées : retraite progressive, temps partiel, transmission des compétences, mentorat, cumul encadré entre activité et retraite. Elles permettraient de garder des compétences parfois difficiles à remplacer tout en offrant une sortie plus graduelle de la vie active. Elles supposent toutefois de se pencher sur les conditions de travail des seniors (lire ici notre article), la formation continue et la lutte contre les discriminations liées à l’âge.

Un choix de société

Tous les spécialistes et autres experts que nous avons interrogés sont d’accord pour souligner que « la réforme des retraites ne peut être isolée de celle du marché du travail. Elle pourrait jouer à la fois sur l’âge de départ, la fin de carrière, l’emploi des seniors, l’insertion des jeunes, la formalisation de l’économie et l’élargissement de l’assiette ». Dans cette optique, le département des Affaires sociales prépare une réforme structurelle de la protection sociale, « qui doit tenir compte de la transformation démographique et de l’évolution des formes d’emploi ». En plus, la diversification des ressources est aussi présentée comme une piste importante.

Pour ce faire, il est indispensable de repenser l’ensemble du système avec les syndicats et les salariés, pour mettre en place un nouveau régime social. Mais la question de fond reste celle d’un choix sociétal et économique : qui paiera, l’entreprise, le salarié, l’État, ou tous à la fois ? Toujours est-il qu’il n’existe pas, et n’existera pas, de solution idéale. Plusieurs pays ont affronté ce problème, aucun n’a trouvé de solution miracle.

L’article Retraites en Tunisie : un pays qui vieillit, des caisses sous pression et un débat qui dépasse la seule question de l’âge est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sécuriser l’énergie au service de l’irrigation : l’agriculture appelle à une stratégie d’anticipation

28. Oktober 2026 um 10:34

Au-delà du bilan des pertes causées par les coupures d’électricité de l’été 2026, la question centrale reste la suivante : comment garantir un approvisionnement électrique fiable et continu aux exploitations agricoles, aux forages et aux stations d’irrigation, alors que les épisodes de délestages et les vagues de chaleur risquent de se reproduire ?

La réponse ne peut pas se limiter à la réparation des dégâts après coup. Elle suppose une stratégie globale, associant solutions de secours, investissements dans les énergies renouvelables et coordination entre les différents acteurs de la chaîne agricole.

C’est dans ce cadre qu’une rencontre de type « cercle de réflexion » organisé par l’IACE a été consacrée au secteur agricole, avec une attention particulière portée à l’huile d’olive et aux céréales. Elle a réuni des producteurs, des exportateurs, des financiers, des banquiers et des transporteurs, autour des perspectives 2026-2030.

Les institutions citées comprennent le ministère de l’Agriculture, l’Office des céréales et l’Office de l’huile, ainsi que celles dédiées à l’investissement extérieur.

Une chose est sûre: la nécessité dépasse le simple débat d’idées. Intervenant lors de la rencontre, Ibrahim Medini, Ingénieur général agronome et expert en diplomatie économique a rappelé l’utilité de ces espaces d’échange : « Ce cercle de réflexion doit permettre de brasser des idées et d’apprendre à travailler ensemble, ce qui est le plus important entre producteurs, exportateurs, financiers, banquiers, jusqu’aux transporteurs ».

Une filière oléicole à préserver

Un ancien responsable du secteur oléicole a retracé l’évolution de la filière de l’huile d’olive, soulignant que le travail technique et structurel avait démarré il y a une cinquantaine d’années au sein de l’Office national de l’huile. À cette époque, la production moyenne tournait autour de 100 000 tonnes seulement.

Il a également évoqué la privatisation du secteur et sa participation à la nouvelle structuration de la filière. « Vu de loin, ce secteur est un point lumineux, alors que d’autres secteurs traversent une période plus sombre. J’espère que nous continuerons ainsi, de mieux en mieux », a-t-il déclaré.

L’impact des coupures sur l’irrigation

Les échanges ont notamment mis en lumière l’impact indirect des coupures d’électricité sur l’agronomie et les infrastructures agricoles en Tunisie. Les interruptions ont affecté les pompes des forages et des bassins, ainsi que les stations d’épuration, perturbant la campagne d’irrigation et l’alimentation en eau des parcelles productives.

Interrogé sur les solutions d’anticipation, Mnawer Sghaier a proposé la mise en place de solutions de secours : groupes électrogènes, panneaux photovoltaïques et, dans certaines zones d’altitude, énergie éolienne. « Ce ne sont pas les solutions qui manquent. Il faut bien les étudier pour instaurer une stratégie qui nous mette à l’abri des mauvaises conséquences sur l’irrigation, et qui permette de donner à l’arbre ce dont il a besoin au moment opportun »
a-t-il expliqué.

Concernant l’impact direct de l’été, il a confirmé que les pertes étaient  » loin d’être négligeables », sans pouvoir communiquer de chiffre précis lors de la rencontre.

L’article Sécuriser l’énergie au service de l’irrigation : l’agriculture appelle à une stratégie d’anticipation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Égypte : les navires pétroliers relancent l’activité du canal de Suez

28. Oktober 2026 um 10:12

Le trafic des pétroliers dans le canal de Suez connaît une nette progression, porté par la réorganisation des routes d’exportation de pétrole et le retour progressif de certains armateurs sur cette voie maritime stratégique. Cette évolution contribue à la reprise de l’activité du canal, dont les recettes ont été fortement affectées par les détournements de navires liés aux attaques en mer Rouge.

Selon des données de Lloyd’s List Intelligence rapportées par la presse égyptienne ce mercredi, le tonnage des pétroliers transportant du pétrole brut ayant franchi le canal a atteint 40,5 millions de tonnes de port en lourd en septembre, en hausse de 2 % sur un mois et de 36 % sur un an.

Cette progression s’explique notamment par l’évolution des itinéraires d’exportation saoudiens. Une part croissante des cargaisons expédiées depuis Yanbu, sur la mer Rouge, transite vers le nord par le canal de Suez. Les livraisons de pétrole russe vers l’Inde ont également contribué à soutenir le trafic : au moins 50 pétroliers transportant du brut russe ont emprunté le canal entre le 10 et le 30 septembre.

Plus largement, le canal a enregistré en septembre son plus important tonnage mensuel de navires depuis décembre 2023. Les bâtiments recensés ont représenté 106,3 millions de tonnes de port en lourd, contre 102,9 millions en août. Le nombre de transits a toutefois légèrement diminué, passant de 1 234 à 1 228, ce qui indique que la progression du tonnage tient surtout à la taille des navires.

Les signes de reprise restent néanmoins contrastés. Le trafic des porte-conteneurs demeure très inférieur à son niveau d’avant la crise en mer Rouge, malgré le retour progressif de certains services maritimes. Les attaques contre les navires commerciaux, qui ont conduit de nombreux armateurs à contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, continuent de peser sur les flux.

Pour l’Égypte, le redressement du trafic représente un enjeu économique majeur. Les recettes du canal ont progressé de 23 % au cours de l’exercice 2025-2026, à 4,67 milliards de dollars, selon les données officielles rapportées par la presse égyptienne. Leur évolution dépendra toutefois de la poursuite du retour des compagnies maritimes et de la stabilité des conditions de navigation dans la région.

L’article Égypte : les navires pétroliers relancent l’activité du canal de Suez est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

En Tunisie, les touristes dépensent près de 17,5 milliards de dinars en 2025

28. Oktober 2026 um 10:05

Les dépenses touristiques en Tunisie ont atteint 17,471 milliards de dinars en 2025, en hausse de 8,2 % par rapport à 2024 et de près de 19 % par rapport à 2023, selon les données des comptes nationaux du tourisme.

La contribution directe du tourisme au produit intérieur brut (PIB) tunisien s’est élevée à environ 8,935 milliards de dinars en 2025, soit 5,2 % du PIB national. Elle a progressé de 7,6 % sur un an.

La valeur ajoutée brute directe du secteur a, pour sa part, atteint 8,662 milliards de dinars, contre 8,072 milliards en 2024 et 7,344 milliards en 2023. Elle représente 5,4 % de la valeur ajoutée totale de l’économie. Les impôts nets des subventions liés à l’activité touristique se sont établis à 272,7 millions de dinars.

Les visiteurs étrangers concentrent près des trois quarts des dépenses

Les visiteurs non résidents ont généré 12,770 milliards de dinars de dépenses en 2025, soit 73,1 % du total. Les dépenses du tourisme intérieur, réalisées par les résidents tunisiens, ont atteint 4,701 milliards de dinars, en progression de 8,7 % sur un an.

Chez les visiteurs étrangers, l’hébergement représente 40,3 % des dépenses, suivi du transport national de voyageurs (20,2 %), des biens et services non spécifiques (19,4 %) et de la restauration (12,9 %).

Pour les touristes résidents, l’hébergement absorbe 30 % des dépenses, devant les autres produits (29 %), la restauration (22 %) et le transport (7 %).

À l’échelle de l’ensemble des dépenses touristiques, l’hébergement arrive en tête avec 38 % du total. Les produits non spécifiquement touristiques représentent 22 %, le transport 17 % et la restauration 15 %.

Les activités touristiques pèsent 10,5 % de l’économie

Au-delà des dépenses des visiteurs, la production des industries touristiques a atteint 30,797 milliards de dinars en 2025, pour une valeur ajoutée brute de 16,869 milliards de dinars. Ces activités représentent ainsi 10,5 % de l’économie nationale.

La restauration et le transport de voyageurs ont chacun généré 6,3 milliards de dinars de valeur ajoutée. Les autres services ont contribué à hauteur de 2,5 milliards de dinars, contre 1,8 milliard pour l’hébergement.

Le tourisme représente par ailleurs 95 % de la production des services d’hébergement et 21,2 % de celle des restaurants et cafés.

Les données relatives à 2023 et 2024 ont été révisées dans le cadre des travaux menés en 2026 sur les comptes nationaux.

L’article En Tunisie, les touristes dépensent près de 17,5 milliards de dinars en 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transition énergétique : l’UE débloque 172 millions d’euros pour deux centrales solaires en Tunisie

28. Oktober 2026 um 09:42

L’Union européenne (UE) franchit une nouvelle étape dans son appui à la transition énergétique tunisienne en mobilisant 172 millions d’euros dédiés au développement de deux centrales solaires photovoltaïques de 100 MW chacune (soit une capacité cumulée de 200 MW), incluant les infrastructures de transport électrique associées.

En effet, la répartition de l’enveloppe de soutien montre que 92 millions d’euros iront à la première centrale, tandis les 80 millions d’euros restants seront affectés à la seconde.

L’objectif de cette aide financière européenne consiste à stimuler l’implication du secteur privé dans le système électrique national et consolider la sécurité énergétique du pays. Cependant, à l’heure actuelle, la localisation précise et le calendrier de déploiement n’ont pas encore été dévoilés par la Commission européenne.

L’article Transition énergétique : l’UE débloque 172 millions d’euros pour deux centrales solaires en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Russie : les exportations de pétrole brut reculent malgré le rebond en Baltique

28. Oktober 2026 um 09:39

Les exportations maritimes de pétrole brut russe ont atteint leur plus bas niveau en cinq semaines, malgré la reprise des chargements dans le port de Primorsk, en mer Baltique. Les flux à l’étranger ont légèrement reculé à 3,55 millions de barils par jour en moyenne sur les quatre semaines achevées le 25 octobre.

Ce volume représente une baisse de 30 000 barils par jour par rapport à la période précédente. Le recul intervient alors même que les expéditions hebdomadaires ont nettement rebondi : 37 pétroliers ont chargé 26,93 millions de barils durant la semaine achevée le 25 octobre, contre 21,87 millions une semaine auparavant.

La reprise des activités de raffinage en Russie contribue également à réduire les volumes disponibles pour l’exportation. La diminution récente des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes a permis à Moscou d’augmenter le traitement du brut, détournant potentiellement vers les installations nationales des volumes auparavant destinés aux marchés étrangers.

La demande constitue un autre facteur de pression. En Inde, certains acheteurs semblent se tourner vers des approvisionnements alternatifs en provenance du golfe Persique, moins coûteux à transporter. La Chine et l’Inde demeurent toutefois les principaux débouchés du pétrole russe.

Dans le même temps, la précédente vague d’expéditions vers l’Égypte, qui avait porté les flux à près de 160 000 barils par jour à la mi-juin, est tombée à 50 000 barils par jour.

Les chiffres concernant la Méditerranée pourraient être revus à la hausse une fois que la destination de près de 1,8 million de barils de cargaison par jour sera connue. Historiquement, la majorité des cargaisons faisant escale finissent par arriver en Inde ou en Chine.

Enfin, sur les quatre semaines achevées le 25 octobre, la valeur brute des exportations russes de pétrole s’est établie à environ 2,61 milliards de dollars par semaine, un niveau presque inchangé. À l’échelle de la seule semaine, elle a toutefois progressé de quelque 430 millions de dollars, à 2,76 milliards, portée par le rebond des expéditions et la hausse des prix du brut russe ESPO, malgré le repli des cours de l’Urals.

La trajectoire des exportations dépendra notamment de la remise en service des raffineries endommagées, de l’évolution des achats asiatiques et des perturbations liées à la guerre en Ukraine. Les fluctuations hebdomadaires restent importantes, sous l’effet de la maintenance portuaire, des conditions météorologiques, des sanctions et des risques sécuritaires.

L’article Russie : les exportations de pétrole brut reculent malgré le rebond en Baltique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

IACE : 96 % des entreprises touchées par les coupures d’électricité !

28. Oktober 2026 um 08:57

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a publié, dans la journée du 27 octobre 2026, les résultats de son enquête sur les conséquences économiques des coupures d’électricité de l’été. A cet égard, l’étude décrit des perturbations quasi générales : 96 % des répondants déclarent avoir subi des coupures, dont 58,3 % plusieurs fois par jour. Dans le détail, on note que 55 % de l’échantillon concernent des entreprises industrielles, 39 % des services marchands et pour.6 % des entreprises commerciales. Plus encore, ces secteurs accusent une perte de 13 jours d’activité en moyenne. 

Sur les deux mois étudiés, la perte moyenne atteint 13 jours d’activité. Près de trois entreprises sur dix (29 %) ont perdu au moins 20 jours, l’équivalent d’un mois ouvré complet.

Les équipements ont également souffert : près des deux tiers des répondants signalent des dommages matériels, touchant surtout les moteurs, les compresseurs et les machines de production, devant le matériel informatique et les serveurs.

Crédit photo: photo générée avec l’IA

Une perte de valeur ajoutée de 1 269,6 MD

La perte directe de valeur ajoutée liée aux arrêts d’activité est estimée à 1 269,6 MD. L’industrie manufacturière en concentre 671,5 MD, devant les services marchands (316,1 MD) et le commerce (282,1 MD). L’IACE précise que ce chiffre ne comprend ni les dommages matériels ni les pertes de clientèle et encore moins les éventuelles pénalités, qui viennent s’y ajouter.

Sur le plan commercial, 63,5 % des entreprises déclarent une baisse de leur chiffre d’affaires. Une proportion qui atteint 83 % dans l’industrie. Parmi les sociétés exportatrices, 29,4 % disent avoir manqué des délais, avec des pénalités ou une perte de client. Tandis que 8,3 % ont recouru à la sous-traitance ou à l’importation pour compenser. Par ailleurs, 30,5 % des entreprises signalent une hausse du coût de leurs intrants, alors que les hausses de prix de vente restent rares.

La sécurisation de l’approvisionnement, un risque pour l’investissement

Avant l’été, 56 % des entreprises interrogées ne disposaient d’aucun équipement de secours. Depuis, 74 % envisagent d’investir dans les douze prochains mois pour sécuriser leur alimentation électrique : pour 18 % d’entre elles, la décision est prise, pour 56 %, le projet est à l’étude. En parallèle, 51,9 % des entreprises reportent un projet d’investissement.

Pour l’IACE, cet arbitrage fait peser un risque sur la compétitivité. Groupes électrogènes, panneaux photovoltaïques ou batteries réduisent l’exposition aux coupures, mais leur coût mobilise des ressources au détriment des investissements productifs. Et leur efficacité dépend des besoins électriques, des conditions techniques et des capacités de financement. Les perspectives restent préoccupantes : toutes les entreprises qui se sont prononcées anticipent une récurrence des tensions sur le système électrique en 2027.

Des indemnisations introuvables

Aucune entreprise interrogée n’a confirmé avoir été indemnisée. Et 1 % déclare avoir des demandes en cours ou refusées. L’IACE appelle à clarifier les procédures applicables et à distinguer les dommages déclarés, les demandes en cours, les refus et les indemnisations effectivement versées.

L’article IACE : 96 % des entreprises touchées par les coupures d’électricité ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌