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Everyday Tunisians : Khalil et la légendaire hospitalité sudiste

29. Oktober 2026 um 09:08

C’est à Matmata, précisément à Tijma, que Khalil est aux commandes du Trait d’union, une maison d’hôtes installé dans une ancienne demeure troglodytique.

Tôt le matin, Khalil est à la manœuvre : soit pour le petit-déjeuner des résidents soit pour l’accueil des groupes qui seront à table autour de midi.

Ce sont plusieurs navettes quotidiennes que l’équipe du Trait d’union fera entre la Nouvelle Matmata qui se trouve dans la plaine et le hameau de Tijma où quelques familles vivent d’agriculture et du tourisme.

Optimiste, Khalil voit grand et rêve d’agrandir le projet qu’il anime aux côtés de son père. Aujourd’hui, il met toute son énergie et sa bonne volonté pour que le Trait d’union passe à la vitesse.

Symbole des lieux, la table d’hôtes peut accueillir une vingtaine de personnes et incarne un véritable trait d’union puisqu’on ne sait jamais combien de confessions et de nationalités seront chaque jour autour et partageront leur repas à l’aune de l’hospitalité des Matmatis.

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Sami Jallouli : « Le désert, nouvel Eldorado de la Tunisie »

28. Oktober 2026 um 11:38

Le politologue Sami Jallouli a dressé un état des lieux sur les enjeux du Sahara. Il estime que près de la moitié du territoire national est désertique, mais reste sous-exploitée. Alors qu’elle constitue à la fois une profondeur stratégique, une zone sensible sur le plan sécuritaire et un potentiel économique majeur.

Pour Sami Jallouli, le désert n’est pas une marge vide, mais la « première ligne de défense » de la Tunisie. Les immenses espaces faiblement peuplés du Sud exposent le pays à des risques liés aux frontières, aux trafics et à la faiblesse de la présence de l’État.

Il estime donc qu’un peuplement organisé, des infrastructures et une présence économique durable dans ces régions permettraient de renforcer la souveraineté nationale, de rééquilibrer le territoire et de réduire la pression démographique et urbaine sur le littoral et le Nord.

Un « plan Marshall » made in Tunisia

Le politologue propose un vaste programme national de mise en valeur du Sahara, inspiré de la logique d’un  » plan Marshall ». A savoir, un effort massif, coordonné et de long terme pour transformer le Sud en pôle de développement.

Son projet reposerait sur trois leviers principaux :
1- Des avantages fiscaux et fonciers pour attirer les investisseurs, les entreprises et les nouveaux habitants.
2- La création de nouvelles villes dans le cœur du désert, pensées comme de véritables centres économiques et administratifs.
3- Une exonération, pendant au moins vingt ans, des frais d’électricité, d’eau, de télécommunications et des impôts pour les populations qui s’installent dans ces zones.

Selon lui, cette durée de vingt ans permettrait d’ancrer une génération dans ces territoires, puis d’en faire un socle de stabilité humaine et économique transmissible aux générations suivantes.

Le désert comme moteur économique

Sami Jallouli voit dans le Sahara tunisien un espace capable d’accueillir une économie productive diversifiée : oasis agricoles, exploitations agricoles, forages, routes, aéroports, administrations, usines, entreprises, hôtels et centrales solaires.

Il insiste particulièrement sur les ressources en eau souterraine et sur le dessalement de l’eau de mer à partir de Zarzis, associé à une agriculture intelligente face au climat. Il propose même d’étudier un canal circulaire partant de Zarzis vers l’intérieur du gouvernorat de Tataouine, en s’inspirant de l’expérience du canal Maghreb réalisé dans les années 1980.

Une vision stratégique pour la Tunisie

Pour Sami Jallouli, développer le désert reviendrait à protéger les frontières, rééquilibrer le territoire national, désengorger les régions côtières et créer une nouvelle dynamique économique dans le Sud.

Il considère que, s’il était étudié sérieusement, ce projet pourrait devenir l’un des plus importants en Afrique et transformer durablement la géographie économique de la Tunisie.

Il reconnaît toutefois que le contexte institutionnel, économique et administratif actuel rend difficile la réalisation d’un tel programme. Son appel relève donc davantage d’une réflexion stratégique destinée à préparer les politiques publiques de demain, dans l’attente d’une volonté politique capable de les mettre en œuvre.

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La Princesse Lalla Asmaa inaugure un centre auditif au Rwanda

27. Oktober 2026 um 08:21
La Princesse Lalla Asmaa, présidente de la Fondation Lalla Asmaa, et Mme Jeannette Kagame, Première Dame du Rwanda, ont lancé, lundi 26 octobre à Kigali, la 5e phase du programme « Unis, on s’entend mieux » et inauguré le premier…

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Quand la Corée se met à la cuisine tunisienne

21. Oktober 2026 um 09:48

Gage d’une proximité qui s’exprime de diverses manières, la Tunisie et la Corée cultivent des échanges dans de nombreux domaines.

Et si la cuisine coréenne fait désormais partie du quotidien de plusieurs villes tunisiennes, la réciproque est également d’actualité.

En effet, alors qu’un premier restaurant tunisien a ouvert ses portes à Séoul, une initiative récente a permis la traduction en langue coréenne d’un livre de recettes de cuisine tunisiennes.

L’ouvrage réalisé par Malika El Khadhri El Abed a été traduit par Shinja Koo.

Dans ce livre élégant et richement illustré, un ensemble de 58 recettes sont proposées au lecteur coréen qui pourra ainsi s’initier et pourquoi pas s’essayer à notre patrimoine culinaire.

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Entrée sud de Tunis : Un mur antibruit pour protéger les riverains des nuisances de la circulation

20. Oktober 2026 um 07:28

Le projet d’extension de l’entrée sud de Tunis enregistre un taux d’avancement de 92 % pour son deuxième lot et les travaux d’installation d’un mur antibruit destiné à limiter les nuisances sonores pour les habitants des zones riveraines se poursuivent. Au-delà de l’élargissement de la chaussée, cet équipement met en lumière un enjeu souvent moins visible des grands projets routiers : la qualité de vie des populations qui vivent à proximité des axes à forte circulation.

Le mur antibruit figure parmi les composantes du deuxième lot du projet d’extension de l’entrée sud de la capitale, qui vise à faire passer la route de deux à quatre voies. Lors d’une visite d’inspection effectuée lundi 19 octobre 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a constaté l’avancement de son installation.

Un mur pour atténuer le bruit du trafic

Ce dispositif a pour objectif de réduire l’exposition des riverains au bruit généré par la circulation routière, particulièrement sur les axes où le trafic est dense et continu. Les moteurs, les accélérations, les freinages et le roulement des pneus sur la chaussée constituent autant de sources de nuisances sonores susceptibles d’affecter le quotidien des habitants.

Le principe d’un mur antibruit consiste à interposer un obstacle entre la source sonore, en l’occurrence la circulation, et les habitations exposées. En interrompant la propagation directe du son, cette barrière peut en atténuer une partie. Son efficacité dépend notamment de sa hauteur, de sa longueur, de ses propriétés acoustiques, de la distance qui la sépare de la route et des bâtiments à protéger, ainsi que de la configuration des lieux.

Il ne s’agit toutefois pas de supprimer totalement le bruit. Les sons peuvent notamment contourner les extrémités du mur ou se propager au-dessus de celui-ci. Les résultats varient donc selon les caractéristiques du dispositif et l’environnement dans lequel il est installé.

La réduction du bruit routier constitue un enjeu qui dépasse le simple confort. Une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés peut perturber le sommeil, accroître la gêne quotidienne et contribuer au stress. Les nuisances sonores liées aux transports sont également associées à des effets sur la santé, notamment en matière de sommeil et de risques cardiovasculaires.

Un enjeu de santé et de qualité de vie

Dans les quartiers traversés ou bordés par de grands axes, la question se pose avec une acuité particulière : l’amélioration de la fluidité du trafic ne suffit pas, à elle seule, à garantir une amélioration des conditions de vie des habitants. Les infrastructures doivent aussi prendre en compte les conséquences de la circulation sur les populations installées à proximité.

Le mur antibruit constitue ainsi une mesure de protection complémentaire à l’aménagement routier. Son intérêt réel dépendra néanmoins de son efficacité acoustique une fois les travaux achevés. Aucune donnée chiffrée sur sa longueur, son coût ou le niveau de réduction sonore attendu n’a été communiquée dans les informations rendues publiques à l’occasion de la visite ministérielle.

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Le mur antibruit s’inscrit dans un chantier plus large visant à améliorer la circulation sur l’entrée sud de Tunis. Le projet prévoit le passage à quatre voies par sens sur les sections concernées, ainsi que le réaménagement de plusieurs échangeurs afin de faciliter les déplacements entre le centre de la capitale, les quartiers de la banlieue sud et les axes reliant Tunis aux autres régions du pays.

Selon une fiche officielle du ministère des Finances consacrée au projet, son coût initial était estimé à 403,2 millions de dinars. Le financement prévisionnel reposait sur une contribution de 136,4 millions de dinars du budget de l’État et un prêt de 266,8 millions de dinars de la Banque européenne d’investissement. Ces montants correspondent à l’estimation initiale du projet et ne constituent pas nécessairement son coût final actualisé.

Un projet à 92 % d’avancement

Lors de sa visite du 19 octobre, Salah Zouari a également suivi l’avancement de la réalisation de la couche de roulement en béton bitumineux BB 0/14 sur la route régionale n°22. Il a constaté que le nouveau pont menant vers Bab Alioua et Lacania était prêt, tandis que le taux global d’avancement du deuxième lot atteignait 92 %.

Le ministre a appelé à accélérer l’achèvement des différentes composantes dans les délais prévus. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les plantations d’arbres et l’aménagement paysager, afin d’intégrer davantage les considérations environnementales au projet.

À l’approche de la fin du chantier, l’enjeu sera donc double : améliorer les conditions de circulation à l’entrée sud de la capitale et s’assurer que les aménagements prévus, notamment le mur antibruit, contribuent effectivement à réduire les nuisances subies par les riverains.

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Nouveau chapitre de la création numérique africaine

13. Oktober 2026 um 12:25

La deuxième cohorte du programme panafricain ‘‘Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs’’ tient sa première résidence du 12 au 17 octobre 2026 à Abidjan. Quatorze projets portés par de jeunes créateurs de Tunisie, de Côte d’Ivoire, du Bénin et des Comores bénéficieront d’un accompagnement destiné à transformer leurs idées en propositions créatives structurées et à préparer leurs premiers prototypes.

Après une première cohorte réunissant des porteurs de projets tunisiens, marocains et sénégalais, les ‘‘Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs’’ poursuivent leur démarche de coopération culturelle à l’échelle du continent. Cette deuxième cohorte inaugure une nouvelle étape du programme, avec un parcours de neuf mois consacré au développement de projets numériques dans les industries culturelles et créatives (ICC).

La résidence d’Abidjan réunit quatorze porteurs de projets autour d’un objectif commun : explorer les possibilités offertes par les outils numériques, tout en construisant des propositions artistiques ancrées dans les récits, les patrimoines et les réalités de leurs territoires.

Des récits locaux aux nouvelles formes de création

Les projets sélectionnés dessinent un paysage créatif où les frontières entre patrimoine, narration, transmission et innovation technologique deviennent des espaces d’expérimentation.

En Tunisie, Rewya, de Nijed Baker, prend pour point de départ l’expérience des coupures d’eau à Gafsa pour interroger les dimensions culturelles, historiques et émotionnelles de cette ressource à travers le jeu vidéo.

The Musician’s Path, porté par Mohamed Ali et Mohamed Hedi Kechiche, propose quant à lui une exploration interactive du patrimoine musical tunisien, en associant narration vidéoludique, apprentissage musical et rencontre avec des musiciens contemporains.

Avec Traces of Memories, Nada Ben Lagha s’intéresse à la mémoire de La Goulette et à la préservation d’un patrimoine architectural disparu à travers un projet transmédia.

En Côte d’Ivoire, CinéManiac, imaginé par Van Zroh Noël, entend raconter l’histoire du cinéma ivoirien et africain à travers des séries documentaires numériques. D’autres propositions explorent l’animation 3D inspirée des récits et mythes ou cherchent à faciliter la promotion musicale des artistes indépendants.

Les projets béninois investissent notamment la valorisation des danses traditionnelles, la mémoire des cours d’eau, les patrimoines africains et la diffusion des œuvres audiovisuelles.

Du côté des Comores, Ce Que Vaut le Geste, porté par Mohamed Kassim, propose une enquête numérique sur les savoir-faire artisanaux, en prenant la fabrication de la kofia comme point de départ pour rendre visibles le temps, les gestes et les transmissions qui se cachent derrière la valeur marchande d’un objet.

Cette diversité témoigne d’une volonté de faire du numérique un espace de création et de circulation des imaginaires, plutôt qu’un simple outil de diffusion. Les projets mobilisent des formats variés tels que les jeux vidéo, les expériences immersives, les plateformes numériques, le podcast, l’animation, webtoons et créations transmédias, pour renouveler les manières de raconter et de partager les cultures africaines.

De l’idée au prototype : un accompagnement à plusieurs dimensions

La résidence d’Abidjan constitue la première étape opérationnelle de cette nouvelle cohorte. Son programme articule une immersion dans les Industries Culturelles et Créatives, des ateliers d’idéation et de storytelling, un travail sur la proposition de valeur et le modèle économique, ainsi que des séances de mentorat individualisé.

Les participants sont également amenés à développer leurs fiches de projet, à expérimenter le prototypage et à confronter leurs propositions aux regards des autres porteurs de projets. Le parcours prévoit notamment un laboratoire de projets croisés, consacré à la critique constructive, au partage des connaissances et à l’amélioration collective des propositions.

Cet accompagnement mobilise cinq mentors entre universitaires et spécialistes de l’entrepreneuriat culturel et les ICC; Souhir Mkaouar, Asma Saayed, Tarek Lamouchi, Fares Khiari et Emira Ben Saâd. L’enjeu est d’articuler les dimensions artistiques, techniques et entrepreneuriales des projets, afin de mieux préparer leur développement au-delà de la résidence.

La semaine doit se conclure le 17 octobre par une session de présentation des projets, permettant aux participants de formaliser une première version de leur pitch et de définir les prochaines étapes de leur parcours.

Construire des coopérations au-delà des frontières

Porté par l’Association du Multimédia et de l’Audiovisuel (Amavi), en partenariat avec Africadoc en Côte d’Ivoire et l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (Adac) au Bénin, le programme s’inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud qui mise sur la circulation des compétences et la mise en réseau des jeunes créateurs.

Son ambition dépasse ainsi la formation individuelle. En réunissant des porteurs de projets issus de quatre pays, les Ateliers Sud-Sud cherchent à favoriser les échanges entre des expériences culturelles différentes, à ouvrir de nouvelles possibilités de collaboration et à accompagner l’émergence de projets capables de trouver leurs publics.

À Abidjan, cette deuxième cohorte ouvre un espace de travail commun où les idées peuvent être mises à l’épreuve, reformulées et transformées en prototypes. Une étape décisive pour des projets qui cherchent à faire dialoguer les récits de leurs territoires avec les possibilités offertes par les technologies numériques, tout en explorant les conditions concrètes de leur développement.

 Communiqué.

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Composants automobiles: la Tunisie et la Corée du Sud explorent de nouvelles pistes d’investissement

12. Oktober 2026 um 15:52

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu, lundi 12 octobre 2026, une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises spécialisées dans les composants automobiles, ainsi que de représentants de centres de recherche et d’innovation technologique.

Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre les deux pays dans ce secteur.

En présence de l’ambassadeur de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae Won, et de représentants des structures professionnelles et d’investissement des deux pays, le ministre a souligné les atouts de la Tunisie, notamment les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique. Il a également rappelé les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expérience acquise par les entreprises locales dans les chaînes de valeur internationales.

De leur côté, les membres de la délégation coréenne ont exprimé leur intérêt pour le développement de partenariats à long terme avec la Tunisie. Ils ont notamment mis en avant la position du pays, qui pourrait servir de point d’appui pour développer leurs activités sur les marchés africains et européens.

La délégation, qui comprend également des acteurs de la recherche et de l’innovation, témoigne d’un intérêt pour les possibilités de coopération dans les domaines industriel et technologique.

Les deux parties ont enfin souligné l’importance de renforcer les échanges entre les entreprises et les structures concernées afin de concrétiser des projets répondant à leurs intérêts communs. Aucun investissement précis n’a été annoncé à l’issue de cette rencontre.

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