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Empfangen — 26. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Hôpitaux de Bab Saadoun : le pari d’un réseau thermique pour économiser 40 % d’énergie (ANME)

26. Oktober 2026 um 17:38
Le projet de mise en place d’un réseau centralisé de chaleur et de froid (District Heating and Cooling – DHC) pour la colline sanitaire de Bab Saadoun devrait permettre de réaliser une économie d’énergie estimée à environ 40 % des besoins en chauffage et en refroidissement de 17 établissements de santé concernés, selon des données publiées, le 26 octobre 2026, par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Un atelier de travail consacré à la présentation des résultats de l’étude de faisabilité technique détaillée des scénarios retenus dans le cadre de ce projet, financé par un don de la Banque africaine de développement (BAD), s’est tenu lundi, à Tunis, selon un communiqué publié par l’ANME.

 Les travaux ont porté sur l’examen des résultats techniques de l’étude et la discussion des scénarios retenus pour la mise en place d’un réseau centralisé de chauffage et de refroidissement au profit des établissements de santé de la colline sanitaire de Bab Saadoun.

 Les échanges ont, également, abordé les aspects techniques et les exigences liées à la réalisation du projet qui devra contribuer à rationaliser la consommation énergétique et à réduire les émissions de carbone, tout en soutenant les efforts déployés de la Tunisie en faveur de la transition énergétique.

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Sécurité hydrique : la Tunisie, l’Égypte et la Libye unissent leurs efforts au Caire

26. Oktober 2026 um 17:21

Ezzeddine Ben Cheikh, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a examiné avec ses homologues égyptien, Hani Souilem, et libyen, Abdellatif Mohamed Taher Hussein, les perspectives de la coopération conjointe, notamment dans les domaines de l’échange d’expertises et d’expériences en matière de gestion, de préservation et de rationalisation de l’exploitation des ressources hydrauliques, de manière à renforcer la sécurité hydrique et le développement agricole durable dans les trois pays.

Ces deux rencontres se sont déroulées en marge des travaux de la première journée de la neuvième édition de la « Semaine de l’eau du Caire », qui se tient du 25 au 29 octobre 2026 marqués par une large participation internationale, donnant lieu à 137 sessions techniques et scientifiques portant sur les questions de sécurité hydrique, de partenariats internationaux et d’innovation dans le domaine de la gestion des ressources hydrauliques, selon des données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, selon l’agence TAP.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a inauguré les travaux de cette semaine à distance par visioconférence, en présence du président du Conseil des ministres, de plusieurs ministres, de représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que d’experts et de spécialistes du secteur de l’eau.

A l’ouverture, la partie égyptienne a exposé sa vision dans ce domaine visant à renforcer la coopération dans la gestion des ressources hydrauliques communes et à soutenir les piliers de la paix et de la stabilité régionales, souligne la même source.

Les discussions ont porté sur un ensemble de questions liées à la bonne gestion des ressources hydrauliques, notamment l’optimisation de l’exploitation des eaux de pluie et des eaux souterraines, le développement de l’agriculture pluviale de manière à contribuer à réduire la pression sur les ressources hydrauliques traditionnelles, outre l’extension de l’utilisation des énergies renouvelables, particulièrement les énergies solaire et éolienne, et le renforcement de l’interconnexion électrique afin de soutenir l’intégration régionale.

L’accent a, également, été mis sur l’importance de la notification préalable et de l’échange de données et d’informations entre les pays, en tant que deux mécanismes essentiels pour renforcer la confiance et la coopération dans la gestion des ressources hydrauliques communes et soutenir les efforts de développement durable.

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Tunisie : plus de 91 % des recettes budgétaires proviendront des impôts en 2027

26. Oktober 2026 um 16:42

Les recettes fiscales de la Tunisie devraient atteindre environ 49,6 milliards de dinars en 2027, soit une hausse de 4,7 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026. Selon les données du projet de budget de l’État pour 2027, rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), ces recettes devraient représenter 91,4 % des recettes du budget de l’État et 60,2 % de l’ensemble des ressources de l’État.

Les recettes fiscales prévues se répartissent entre le régime fiscal intérieur, qui devrait en générer 75 %, et le régime douanier, à hauteur de 25 %. Sur le plan de leur structure, les impôts directs représenteraient 42 % du total, contre 58 % pour les impôts indirects.

Les impôts directs en hausse de 4,2 %

Les recettes provenant des impôts directs devraient atteindre 20,91 milliards de dinars en 2027, en progression de 4,2 %. Soit 851 millions de dinars supplémentaires par rapport aux résultats prévisionnels de 2026.

L’impôt sur le revenu devrait générer 14,404 milliards de dinars, en hausse de 5,3 %. Cette estimation tient notamment compte de l’effet de la deuxième tranche du programme d’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé.

Pour les entreprises pétrolières, les recettes fiscales devraient rester relativement stables, à 1,176 milliard de dinars; contre 1,171 milliard attendu en 2026. Soit une légère progression de 0,4 %.

Cette prévision repose notamment sur une hausse attendue de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz, liée à l’entrée en exploitation de nouveaux champs, ainsi que sur un recul anticipé du prix du pétrole sur les marchés internationaux, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026.

De leur côté, les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières devraient progresser de 2,4 %, pour atteindre 5,33 milliards de dinars, contre 5,204 milliards de dinars en 2026.

Les impôts indirects devraient rapporter 28,69 milliards de dinars

Les recettes issues des impôts indirects sont estimées à 28,69 milliards de dinars en 2027, en hausse de 5 % par rapport aux prévisions de 2026. Elles représenteraient ainsi 58 % de l’ensemble des recettes fiscales.

Les recettes des droits de douane devraient augmenter de 7,7 %, pour atteindre 2,7 milliards de dinars, notamment en lien avec l’évolution attendue des importations.

Le rendement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) devrait, pour sa part, progresser de 4,2 %, à 13,223 milliards de dinars. Cette évolution serait liée au rythme de consommation prévu en 2027 et aux retombées de certaines mesures fiscales destinées à simplifier la fiscalité des petits exploitants.

Les recettes du droit de consommation devraient atteindre 4,59 milliards de dinars, en hausse de 2,6 %. Le document prévoit toutefois une baisse des recettes liées aux véhicules, en raison de l’intérêt croissant pour les voitures électriques et hybrides, qui bénéficient d’avantages fiscaux par rapport aux véhicules à moteur thermique.

Enfin, les recettes provenant des autres impôts et taxes devraient progresser de 6,7 %, pour s’établir à 8,177 milliards de dinars. Cette évolution est notamment liée à la poursuite du soutien au système de sécurité sociale à travers le renforcement des ressources du compte de diversification des sources de financement de la sécurité sociale.

Les recettes non fiscales estimées à 4,33 milliards de dinars

En parallèle des recettes fiscales, les recettes non fiscales devraient s’élever à environ 4,33 milliards de dinars en 2027. Les prévisions reposent notamment sur une meilleure gestion du patrimoine public, le renforcement de sa protection juridique et l’amélioration du recouvrement des revenus qui en sont issus.

Ces ressources comprennent notamment les revenus provenant de la vente, de la location et de la concession de biens de l’État, ainsi que ceux issus de l’exploitation du domaine forestier public et des biens mobiliers de l’État.

Le projet de budget prévoit également des réformes dans certains secteurs stratégiques, notamment celui du phosphate, afin d’améliorer les performances des entreprises publiques et de renforcer leur contribution aux recettes de l’État.

Le développement des investissements dans l’exploration et la production d’hydrocarbures figure également parmi les leviers envisagés. La part de l’État dans la production d’hydrocarbures, y compris celle de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), représente environ 75 % de la production totale.

Dans le détail, les revenus des participations devraient atteindre 1,438 milliard de dinars, soit 33 % des recettes non fiscales. Ils comprennent notamment 910 millions de dinars de bénéfices de la Banque centrale de Tunisie et 303 millions de dinars de bénéfices de l’ETAP.

Les recettes issues de la redevance de transit du gaz algérien sont, quant à elles, estimées à 1,211 milliard de dinars, soit 28 % du total des recettes non fiscales.

Les revenus tirés de la commercialisation du pétrole devraient s’établir à 658 millions de dinars, représentant environ 15 % des recettes non fiscales. Ils accuseraient un recul de 9 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026, principalement en raison de la baisse attendue du prix moyen du pétrole, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026; malgré l’augmentation anticipée de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz.

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Brésil : Lula, la revanche du bilan social

26. Oktober 2026 um 16:34

Deux regards croisés  Sana Ghenima et Ezzeddine Zayani

La réélection de Lula face à Flávio Bolsonaro dépasse le simple résultat électoral brésilien. Elle traduit une remobilisation populaire autour du bilan social, de la défense des travailleurs et de l’affirmation de la souveraineté nationale. Au-delà du Brésil, cette victoire interroge l’évolution des rapports entre pouvoir, économie et citoyens. L’Économiste Maghrébin a recueilli deux lectures tunisiennes : celle de Sana Ghenima, présidente de l’association Femmes et Leadership, et celle d’Ezzeddine Zayani, ancien diplomate.

Une victoire de valeurs

Pour Sana Ghenima, présidente de l’association Femmes et Leadership, le succès de Lula face à Bolsonaro est “d’abord une victoire d’un système de valeurs”. Elle estime qu’elle repose sur une articulation entre un bilan social mobilisateur, une remobilisation électorale que beaucoup ne croyaient plus possible et une défense réelle de la souveraineté nationale.

“Les pronostics n’étaient pas favorables à Lula avant le second tour. Pourtant, une véritable remobilisation s’est produite”, note-t-elle. À ses yeux, ce duel a dépassé le simple affrontement politique : “Il a été une leçon de valeurs”.

Elle relève notamment la réponse de Lula après avoir été traité de “Monsieur neuf doigts”, en référence à l’accident qui lui a coûté un doigt alors qu’il était ouvrier à 17 ans. “Lula a répondu par un plaidoyer en faveur des travailleurs, de ceux qui produisent, qui suent, qui sacrifient et qui font preuve d’abnégation. Il a opposé à un discours bourgeois, détaché des réalités sociales, la dignité du travail et la réalité de la majorité du peuple”, analyse Sana Ghenima.

Un bilan social qui a pesé

Sur le plan interne, la présidente de Femmes et Leadership souligne que le bilan de Lula a également joué. “C’est un président sortant qui a été réélu à 81 ans, mais surtout un dirigeant dont l’action a produit des résultats palpables : réduction mesurable de la pauvreté, baisse du chômage et mesures favorables aux travailleurs”, explique-t-elle.

Sa défense des salariés contre les pratiques abusives de certains capitaux aurait, selon elle, consolidé son ancrage populaire. “C’est une démarche socialiste mesurée, appuyée par une mobilisation intensive sur le terrain et sur les réseaux sociaux, ainsi que par une défense claire des valeurs démocratiques”, ajoute-t-elle.

Souveraineté et diplomatie équilibrée

Sana Ghenima propose également une lecture géopolitique. Face à Bolsonaro, Lula aurait opposé deux éléments essentiels : l’affirmation de l’autonomie brésilienne et la continuité d’une diplomatie tournée vers les pays du Sud et les BRICS.

“Il a défendu la souveraineté nationale, dénoncé les ingérences étrangères et refusé toute dépendance excessive, y compris vis-à-vis des plateformes numériques”, souligne-t-elle. Mais, précise-t-elle, Lula n’a pas annoncé de rupture avec les États-Unis ou l’Europe. “Sa politique étrangère est équilibrée : il défend ce qui sert les intérêts du Brésil, sa souveraineté, son économie, son développement et sa population, sans s’enfermer dans une logique de confrontation.”

Pour elle, cette position constitue une force : “Il n’y a pas de rupture, mais une opposition sans ambiguïté à toute forme d’ingérence.” Elle estime toutefois que le principal défi restera le compromis à trouver avec un Congrès dominé par la droite.

« Le peuple a toujours le dernier mot »

Crédit photo: amélioré avec IA

De son côté, Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, voit dans cette réélection “une réaction intéressante et importante”, à quelques jours du renouvellement du Congrès américain. Il remarque que l’investissement des États-Unis en faveur de Bolsonaro n’a pas permis d’imposer leur candidat.

Il considère que la victoire de Lula est aussi celle d’une grande frange du peuple brésilien. “Ils ont compris que Lula est le président qu’il leur faut et ils n’ont pas hésité à lui accorder à nouveau leur confiance”, affirme-t-il. Pour l’ancien diplomate, l’adhésion populaire demeure l’élément décisif : “On peut être riche, bien formé, mais ce qui compte le plus, c’est d’être proche de son peuple.”

 

Des retombées en Amérique latine et en France

Ezzeddine Zayani estime que cette réélection aura des retombées importantes, notamment en Amérique latine. Il souligne que la politique américaine dans la région a suscité des réserves chez plusieurs dirigeants latino-américains. La victoire de Lula pourrait encourager une dynamique de plus grande autonomie régionale.

Il y voit également un signal pour la France, notamment pour Jean-Luc Mélenchon et les forces de gauche qui avaient soutenu Lula. “C’est une bouffée d’oxygène pour le candidat français Jean-Luc Mélenchon, qui s’en est d’ailleurs félicité”, indique Ezzeddine Zayani.

Il critique également le rôle de certains instituts de sondage, estimant que la majorité d’entre eux avaient donné Bolsonaro vainqueur. “On ne peut plus parler seulement d’instituts de sondage, mais d’instituts de formation d’opinion. Ils essaient d’imposer leur vérité, alors que le peuple a toujours le dernier mot”, affirme-t-il.

Remettre l’humain au centre

Au-delà du cas brésilien, les deux intervenants convergent sur une lecture plus large : les crises successives en Europe, en Amérique latine ou dans la région  poussent les citoyens à exiger des politiques plus proches de leurs préoccupations sociales.

Pour Sana Ghenima, il ne s’agit pas seulement d’un retour de la gauche. “La polarisation classique gauche-droite est devenue plus complexe. Mais il existe une tendance à vouloir humaniser le pouvoir, à remettre les questions sociales, le pouvoir d’achat, les conditions de vie et le bien-être au centre de l’action publique” estime-t-elle.

“Quel que soit le modèle choisi,  libéral, socialiste ou social-démocrate, l’essentiel est de remettre l’humain au centre de la gouvernance” résume-t-elle, avant d’appeler à tirer les leçons de cette expérience pour la Tunisie : “La souveraineté, ce sont aussi des résultats tangibles. C’est ce que je souhaite pour notre pays.”

Et enfin pour Ezzeddine Zayani, ce résultat dément les pronostics de la majorité des instituts de sondage brésiliens et rappelle que la volonté des électeurs reste l’arbitre final. 

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IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines

26. Oktober 2026 um 16:19

Le modèle Claude, développé par Anthropic, a contourné un dispositif de paiement pour consulter des données agrégées sur les électeurs de Géorgie. L’entreprise assure qu’aucun dossier individuel n’a été consulté et qu’aucune donnée électorale n’a été modifiée.

Le modèle d’intelligence artificielle Claude a accédé sans autorisation à des statistiques électorales de l’État américain de Géorgie. Et ce, en contournant un mécanisme d’accès payant. C’est ce que révèlent des informations rapportées dimanche 25 octobre par Axios et Reuters.

D’après Anthropic, l’incident concernait des données agrégées accessibles au public contre paiement. Le modèle n’aurait accédé ni au système d’inscription des électeurs ni à des dossiers individuels.

Lors de cet épisode, Claude aurait exploité des informations provenant d’une ancienne version du site de l’administration pour obtenir un jeton d’accès à des données normalement payantes.

L’incident relance les interrogations sur les limites des agents d’intelligence artificielle capables d’effectuer seuls plusieurs étapes pour atteindre un objectif. Conçus pour résoudre des problèmes, ces systèmes peuvent tenter de contourner des restrictions techniques sans que cela constitue une autorisation légitime.

Anthropic a déjà signalé des comportements similaires dans d’autres environnements numériques et affirme travailler à renforcer les garde-fous de ses modèles.

Aucune manipulation du système électoral ni modification de données n’a été signalée dans cette affaire. L’épisode souligne néanmoins les enjeux de sécurité et de responsabilité liés à l’utilisation d’agents d’IA dans des systèmes sensibles.

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Tunisie – ONU : trois priorités pour orienter la coopération jusqu’en 2031

26. Oktober 2026 um 15:39

La Tunisie et les Nations unies s’apprêtent à signer un nouveau cadre de coopération pour la période 2027-2031, structuré autour de trois priorités : le capital humain et l’inclusion sociale, la transformation économique et l’emploi décent, ainsi que la transition écologique et la sécurité des ressources.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que ce cadre s’inscrit dans les orientations stratégiques du pays et du Plan de développement national 2026-2030. Il vise également à consolider le rôle du système des Nations unies en tant que partenaire stratégique du développement économique et social de la Tunisie.

Lors d’une réunion organisée lundi à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le ministre a présenté les grandes lignes de cette coopération, dont la signature est prévue prochainement, ainsi que les enjeux liés à la mobilisation des financements nécessaires à sa mise en œuvre.

Le Plan de développement national 2026-2030 repose sur cinq axes : le développement social équitable et inclusif, l’équilibre entre les régions, la modernisation du tissu économique et des infrastructures, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation des institutions et de l’administration.

Élaboré pour la première fois selon une approche ascendante partant du niveau local, ce plan prévoit notamment le renforcement du capital humain, la promotion de l’emploi décent, l’autonomisation des jeunes, la cohésion familiale et l’accès au logement. Il accorde également une place à la réduction des disparités régionales, à la réhabilitation des secteurs productifs, au soutien aux secteurs porteurs et à la stimulation de l’investissement à travers l’amélioration du climat des affaires.

La gestion durable des ressources, la protection de l’environnement, la réforme des cadres législatifs et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques figurent également parmi les orientations retenues.

Le capital humain et l’inclusion sociale au premier plan

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a précisé que les consultations entre la Tunisie et les Nations unies ont permis de définir trois priorités stratégiques pour la période 2027-2031.

La première porte sur le capital humain et l’inclusion sociale, avec une attention particulière accordée aux enjeux sociaux et à l’amélioration des conditions de vie. La deuxième concerne la transformation économique inclusive et la création d’emplois décents. La troisième est consacrée à la transition écologique, à la résilience et à la sécurité des ressources.

Mohamed Ali Nafti a souligné la nécessité d’adopter une approche intégrée dans la mise en œuvre de ces priorités, afin de dépasser le cloisonnement sectoriel et de privilégier des interventions coordonnées susceptibles de produire des effets durables.

Un pôle de financement pour soutenir les projets structurants

La mobilisation des ressources constitue un autre enjeu majeur du nouveau cadre de coopération. Face à la contraction des financements concessionnels et à l’accentuation des pressions économiques et climatiques, Mohamed Ali Nafti a appelé à repenser les mécanismes de financement et à améliorer l’utilisation des ressources disponibles.

Dans cette perspective, une initiative issue des consultations entre les deux parties prévoit la création d’un pôle de financement du développement, placé sous leadership national et en partenariat avec le système des Nations unies. Cette structure vise à rapprocher les priorités nationales des possibilités de financement public et privé, tout en contribuant à la préparation de grands projets structurants.

Le nouveau cadre s’inscrit dans une relation de coopération entre la Tunisie et les Nations unies qui s’étend sur sept décennies. Les interventions de l’organisation couvrent notamment l’éducation, la santé, l’emploi, la protection sociale et l’autonomisation des femmes, ainsi que les défis environnementaux et climatiques.

De son côté, la coordinatrice résidente des Nations unies en Tunisie, Rana Taha, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à renforcer la cohérence, l’efficacité et la transparence de ses programmes afin de favoriser une transformation durable. Elle a insisté sur la nécessité de partenariats solides associant soutien politique, plaidoyer, financement et investissement conjoint.

La mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des résultats est également jugée nécessaire pour assurer la mise en œuvre du cadre de coopération. La réunion s’est tenue en présence de représentants des pays donateurs et des institutions financières internationales, à l’occasion de la Journée des Nations unies, qui coïncide cette année avec le 81e anniversaire de la création de l’organisation et le 70e anniversaire de l’adhésion de la Tunisie.

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Chenguel : quand la fourrière devient un business et le citoyen une source de revenus

26. Oktober 2026 um 15:06

La question du “Chenguel” n’est plus un incident isolé ni une simple contrainte de circulation. Elle est devenue un quotidien que beaucoup de citoyens subissent. Et souvent sans comprendre les règles appliquées, les critères de décision ou les voies réelles de recours. 

Enlever une voiture, immobiliser un véhicule ou infliger des frais ne devrait jamais relever de l’appréciation discrétionnaire d’un agent ou d’une pratique municipale floue. Cela doit reposer sur une loi claire, publique, uniforme et contrôlable.

Le problème est d’autant plus sensible que, dans plusieurs cas, l’activité de remorquage semble s’être transformée en un véritable business. A cet égard, les municipalités confient cette mission à des sociétés privées. Mais le citoyen ne doit pas payer le prix d’une gestion opaque, de contrats mal encadrés ou encore de pratiques imposées sans transparence. Lorsque la sanction devient une source de recettes, la frontière entre l’ordre public et l’intérêt financier risque de disparaître.

En parallèle, on tiendrait pour responsables de toutes les dérives les travailleurs de ce secteur. Pourtant, ils réclament, eux aussi, des conditions de travail définies, des procédures précises et une protection contre les tensions nées du mécontentement des automobilistes. Il s’agit donc d’un système qui oppose le citoyen à l’agent, sans cadre juridique solide, et qui ne protège ni l’un ni l’autre.

Ainsi, nous ne demandons pas la suppression de la fourrière ni l’abandon du respect des règles de stationnement. Nous demandons simplement le droit de contester une décision sur la base d’une loi claire. A savoir : un reçu détaillé, une identification du motif, des tarifs officiels, un délai de recours et une instance indépendante d’examen des plaintes.

L’ordre public ne se construit pas par la peur ni par l’arbitraire. Il se construit par la règle, la transparence et la responsabilité. Ce que nous refusons, c’est une jungle où certains imposent leurs diktats au nom d’une légalité qu’ils ne respectent pas toujours eux-mêmes. Le citoyen n’est pas une mine d’or : il est un usager qui a droit à l’application de la loi et non pas à l’improvisation. 

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Fiscalité : 6 000 journées de travail gagnées grâce à la digitalisation

26. Oktober 2026 um 14:09

La digitalisation de l’administration fiscale tunisienne a permis d’économiser près de 6 000 journées de travail en 2026. Et ce, grâce notamment au lancement de nouveaux services en ligne. Le rapport sur le projet de budget de l’État pour 2027 relève que ces avancées contribuent à simplifier les procédures fiscales et à améliorer les services destinés aux contribuables.

Parmi les principales mesures figure le lancement du service de dépôt à distance de la déclaration d’employeur via la plateforme Tej. Jusqu’à fin juillet 2026, plus de 85 000 contribuables avaient utilisé ce dispositif, qui remplace le dépôt des déclarations auprès des services de contrôle fiscal sur des supports magnétiques.

Cette dématérialisation a permis de réduire les tâches administratives liées au traitement des déclarations et de faciliter l’accomplissement des obligations fiscales. Elle s’inscrit également dans les efforts visant à améliorer le climat des affaires.

En parallèle, l’administration fiscale a poursuivi la modernisation de ses mécanismes de contrôle à travers le raccordement progressif de plus de 270 caisses enregistreuses au système en ligne. Ce dispositif concerne les établissements proposant des services de consommation sur place et vise à permettre un meilleur ciblage des opérations de contrôle fiscal.

Dans ce cadre, la cellule de validation et d’homologation relevant de la Direction générale des impôts a examiné les demandes présentées par les fournisseurs de caisses enregistreuses. À l’issue de cette procédure, 23 fournisseurs ont obtenu leur agrément.

La déclaration d’existence accessible à distance

L’année 2026 a également été marquée par le lancement d’une plateforme permettant d’effectuer à distance la déclaration d’existence et d’obtenir une carte d’identification fiscale. Cette mesure vise à simplifier les formalités, à réduire les délais de traitement et à faciliter les démarches liées au démarrage d’une activité.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale de modernisation de l’administration fiscale. Celle-ci vise à améliorer la qualité des services, à réduire les coûts et les délais des procédures, à renforcer le respect des obligations fiscales et à accroître l’efficacité du recouvrement des recettes publiques.

L’extension des services numériques doit également fluidifier les relations entre l’administration et les contribuables, grâce à des démarches plus rapides et plus transparentes. L’exploitation des données et le recours aux nouvelles technologies doivent, pour leur part, contribuer à mieux orienter les opérations de contrôle fiscal.

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Incroyable mais vrai : le Qatar, premier exportateur mondial de GNL, va acheter du gaz… américain !

26. Oktober 2026 um 14:09

QatarEnergy vient de signer avec Cheniere Energy un contrat courant jusqu’en 2054, pour 4 millions de tonnes de GNL par an à partir de 2030. Certes, cela ne représente qu’environ 1 % du commerce mondial, mais le symbole est fort. En effet, c’est la toute première fois que l’émirat s’engage sur le très long terme. Alors que ses achats aux États-Unis restaient jusqu’ici ponctuels.

La raison ? Le détroit d’Ormuz, passage obligé et unique de son GNL (environ 20 % de l’offre mondiale), dont le trafic a fortement chuté cette année avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran et les représailles de Téhéran. Faute d’alternative, le Qatar se couvre en achetant du gaz américain pour continuer à livrer à ses clients en Asie et en Europe.

Et ce ne serait qu’un début : plusieurs experts estiment que l’émirat pourrait multiplier ce type d’accords, notamment en Afrique. Comme quoi, toute stratégie pour réussir doit être pensée à long terme.

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IA : la Tunisie, solide sur les données, à la traîne sur le calcul

26. Oktober 2026 um 14:04

La Tunisie se classe 88ᵉ dans l’indice 2025 de préparation des gouvernements à l’IA d’Oxford Insights, avec un score global de 42,23 sur 100. Derrière cette moyenne se cache un profil très contrasté.

Les points forts sont réels. Le pays obtient 70 points en conformité réglementaire et 69,05 en qualité des données, suivis par l’infrastructure technique de base (56,95), le capital humain (53,54) et les services d’e-gouvernement (52,38). Ces fondations confirment les atouts souvent cités : compétences, administration déjà numérisée, données exploitables.

Les faiblesses sont tout aussi nettes. La capacité de calcul plafonne à 4,83, le score le plus bas de toute la grille. L’engagement politique (12,50) et la maturité du secteur de l’IA (15,64) restent faibles, de même que la vision politique (30). Autrement dit, la stratégie existe sur le papier, mais les moyens et le tissu d’entreprises capables de la porter font défaut.

Ce diagnostic rejoint celui de la Banque mondiale dans son bulletin économique d’octobre 2026. L’institution relève que le secteur privé de la région investit et innove peu : seules 16 % des entreprises ont lancé un nouveau produit en trois ans, contre 29 % dans les autres pays émergents et en développement. Elle appelle à combler trois fossés simultanément : la localisation, l’utilisation et le capital de base, qui inclut les infrastructures.

Pour la Tunisie, l’enjeu est donc moins de former ou de réglementer que de financer le calcul, de soutenir les entreprises technologiques et de traduire la stratégie 2026-2030 en engagements budgétaires. La mutualisation régionale des capacités de calcul, que recommande la Banque mondiale, pourrait offrir une voie réaliste.

 

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High-Tech : l’OTAN casse sa tirelire

26. Oktober 2026 um 14:00

Les investissements dans les technologies de défense atteignent des niveaux historiquement élevés. Car l’importance croissante de la défense et de la sécurité renforce l’intérêt des investisseurs, notamment de l’OTAN, pour les jeunes entreprises qui développent des technologies et des systèmes à usage militaire.

D’après le dernier rapport « The State of Defence Tech 2026 » de Dealroom, les investissements en capital-risque dans les startups de défense des pays membres de l’OTAN ont déjà atteint 27,1 milliards de dollars, faisant de 2026 l’année la plus dynamique jamais enregistrée sur ce marché. En 2025, ces investissements s’élevaient à 14,5 milliards de dollars, en 2026, ils devraient atteindre 38,5 milliards de dollars. Soit près de 2,7 fois plus que l’année précédente.

La situation est similaire en Europe, où le financement des startups de défense par le biais du capital-risque devrait atteindre 7,4 milliards de dollars en 2026, un niveau historiquement élevé. Il convient de noter qu’en 2025, les startups européennes de défense ont levé un total de 2,6 milliards de dollars grâce au capital-risque. Tandis que, selon les prévisions, le financement total pour l’ensemble de l’année devrait atteindre 10,5 milliards de dollars, soit plus de quatre fois le niveau de 2025.

Au niveau national, l’Allemagne occupe la première place, avec un financement total de 5,9 milliards de dollars depuis 2020. Le Royaume-Uni et la Finlande suivent, complétant ainsi le trio de tête des marchés européens des technologies de défense. La concentration des capitaux dans des pôles technologiques spécifiques est également importante. Munich est le principal centre européen de technologies de défense, avec 5,2 milliards de dollars en 2020, dont 64 % proviennent d’Helsing. Helsinki et Londres suivent, avec un financement total de 2,7 milliards de dollars.

Les États-Unis conservent leur avance 

Les États-Unis d’Amérique attirent toujours la majorité des investissements en capital-risque dans les jeunes entreprises du secteur de la défense. Mais leur part diminue à mesure que l’Europe prend de l’ampleur. En 2026, l’Union européenne, composée de 27 pays, représentera 21 % du marché. Tandis que la part des États-Unis est tombée à 75 %, son niveau le plus bas jamais enregistré, contre 93 % en 2021.

Ce changement n’est pas dû à un déclin du marché américain, mais à la croissance plus rapide du marché européen. En particulier, les financements alloués aux startups du secteur de la défense dans l’UE ont plus que doublé, passant de 2,2 milliards de dollars en 2025 à 5,4 milliards de dollars en 2026. Sur la même période, aux États-Unis, ils ont augmenté de 64 %, passant de 11,9 milliards de dollars à 19,6 milliards de dollars.

Les startups européennes atteignent 44 milliards de dollars

La valeur totale des entreprises de la startup européenne de défense financées par du capital-risque s’élève à 44 milliards de dollars. Signe de la croissance récente du secteur, 77 % de cette valeur correspond à des entreprises créées depuis 2020.

Dans le même temps, plus de 455 investisseurs ont participé à au moins une opération de financement dans le secteur européen de la défense en 2026. Les technologies des véhicules aériens sans pilote (UAV) occupent une place particulière, les startups européennes de ce secteur ayant levé 4,7 milliards de dollars au cours de l’année.

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Droits TV : le Club Africain lance la bataille pour l’indépendance financière des clubs tunisiens

26. Oktober 2026 um 12:40

En mobilisant ses supporters pour financer la diffusion de son match contre le TP Mazembe, le Club Africain entend mettre fin à la cession gratuite de ses droits audiovisuels. Une initiative qui pose la question de la valorisation commerciale du football tunisien et de la diversification des revenus des clubs.

Le Club Africain a choisi de faire des droits de retransmission un enjeu économique. À l’occasion de son match retour contre le TP Mazembe, disputé le 25 octobre 2026 au stade Hamadi-Agrebi de Radès, le club de Bab Jedid a refusé le principe d’une cession gratuite de ses droits audiovisuels et sollicité la contribution de ses supporters pour financer la diffusion de la rencontre.

L’objectif fixé était de 200 000 dinars. La collecte organisée sur la plateforme All4One a atteint la somme requise, permettant la retransmission gratuite du match sur la chaîne YouTube officielle du club et ses plateformes numériques.

Au-delà de l’enjeu sportif, cette opération marque une nouvelle étape dans la stratégie du club visant à mieux valoriser ses contenus et à mobiliser sa communauté comme source de financement. Elle pose surtout une question : les droits audiovisuels peuvent-ils contribuer à renforcer l’autonomie financière des clubs tunisiens ?

Des droits audiovisuels que le club veut valoriser

Le 24 octobre, le Club Africain a annoncé n’avoir reçu aucune offre financière pour l’acquisition des droits de diffusion de sa rencontre contre le TP Mazembe. Le club a alors conditionné la retransmission gratuite à l’atteinte de son objectif de collecte de 200 000 dinars, appelant ses supporters en Tunisie et à l’étranger à participer au financement de l’opération.

Cette position traduit une volonté de changer les pratiques de commercialisation des matchs continentaux. Pour le club, les droits de diffusion représentent un actif qui ne devrait plus être cédé gratuitement.

Des médias avaient auparavant évoqué un montant de 350 000 dinars réclamé aux diffuseurs intéressés par le match retour. Ce montant doit toutefois être distingué de la collecte de 200 000 dinars, qui correspond à l’objectif annoncé pour financer la retransmission. Le club a, pour sa part, déclaré n’avoir reçu aucune offre financière.

Le recours au financement participatif a ainsi permis de trouver une solution en l’absence d’accord commercial annoncé. Les supporters ont contribué à rendre possible une diffusion gratuite, tandis que le club a conservé la maîtrise de ses plateformes de retransmission.

Une stratégie engagée dès septembre

L’initiative ne se limite pas au match contre le TP Mazembe. Le 5 septembre 2026, lors de la réception du Djoliba AC du Mali au premier tour préliminaire de la Ligue des champions africaine, le Club Africain avait déjà opté pour une diffusion exclusivement numérique sur All4One.

La Télévision tunisienne avait alors indiqué avoir contacté les clubs tunisiens engagés dans les compétitions africaines pour assurer la retransmission de leurs rencontres. Selon son communiqué, le Club Africain avait été le seul à ne pas donner suite à sa demande de diffusion. Le club avait précisé que les recettes générées par la retransmission du match contre le Djoliba seraient consacrées à l’aménagement de sa boutique au Parc A.

Cette première expérience, suivie de la collecte organisée pour le match contre le TP Mazembe, témoigne d’une volonté de développer des sources de financement directement liées à l’activité du club.

Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de conclure à la rentabilité de ce modèle. Pour mesurer ses résultats, il faudrait notamment connaître les recettes nettes générées par les différentes opérations, les coûts de diffusion et les dépenses consacrées à la mobilisation des supporters.

Le supporter, un acteur du financement du club

Le modèle expérimenté par le Club Africain repose sur une relation plus directe entre le club et sa communauté. Plutôt que de dépendre uniquement d’un diffuseur traditionnel, le club peut mobiliser ses supporters pour financer l’accès aux images et développer ses propres canaux de distribution.

Cette démarche ouvre des perspectives de diversification des revenus. Les plateformes numériques peuvent permettre aux clubs de mieux contrôler la diffusion de leurs contenus, de développer leur audience et de tester différentes formules de financement, sous réserve des droits applicables à chaque compétition.

Mais la mobilisation des supporters comporte aussi des limites. Une collecte exceptionnelle ne garantit pas des recettes régulières. Sa réussite dépend de l’intérêt sportif de la rencontre, de la capacité financière des supporters et de leur volonté de contribuer. Elle ne remplace pas nécessairement les revenus issus de contrats audiovisuels durables.

Pour devenir un véritable levier d’autonomie financière, ce modèle devrait donc s’inscrire dans une stratégie commerciale plus large, fondée sur des revenus prévisibles et une gestion rigoureuse des coûts.

Une première carte, pas encore l’indépendance financière

L’expérience du Club Africain remet sur la table la question de la valorisation économique du football tunisien. Les droits audiovisuels constituent une source potentielle de revenus, mais leur exploitation suppose une stratégie claire, une capacité de négociation et une bonne connaissance des coûts liés à la production et à la diffusion des matchs.

L’enjeu dépasse également le seul Club Africain. Pour les autres clubs tunisiens, la question est de savoir comment transformer leur audience et leur popularité en ressources financières plus régulières, sans faire reposer leur modèle exclusivement sur les contributions des supporters.

La démarche du club de Bab Jedid constitue ainsi une initiative concrète dans la recherche de nouvelles sources de financement. Elle ne signifie pas que le club a atteint l’indépendance financière, mais elle illustre une volonté de reprendre la main sur la valorisation de ses droits audiovisuels.

Reste à savoir si cette stratégie pourra être reproduite au fil des rencontres, générer des revenus nets suffisants et s’intégrer dans un modèle économique durable. C’est à cette condition que les droits TV pourront dépasser le stade de l’initiative ponctuelle et devenir un véritable instrument de diversification des ressources des clubs tunisiens.

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La Tunisie, bon élève de l’IA en Afrique du Nord… à condition

26. Oktober 2026 um 11:55

Dans son bulletin d’octobre 2026, la Banque mondiale place la Tunisie parmi les pays qui peuvent tirer leur épingle du jeu de l’intelligence artificielle (IA). Mais l’opportunité reste fragile.

Au milieu d’un bulletin dominé par les conséquences du conflit du Golfe, la Banque mondiale glisse un constat encourageant pour la Tunisie. Alors que le PIB des pays du Conseil de coopération du Golfe devrait reculer de 4,3 % en 2026; les économies importatrices de pétrole de la région MENAAP sont restées relativement résilientes, avec une croissance projetée à 4,3 % contre 3,9 % en 2025. La Tunisie appartient à ce groupe.

Un positionnement technologique qui se confirme

Plus remarquable encore : la Tunisie et le Maroc développent leurs exportations de produits de haute technologie. L’institution y voit le signe d’une transition progressive vers des activités à plus forte intensité de savoir et d’une participation accrue aux chaînes de valeur technologiques mondiales. Les deux pays sont devenus les principaux exportateurs de produits liés à l’IA dans la région.

Le rapport range la Tunisie dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire, aux côtés de la Jordanie, du Maroc, du Pakistan et de l’Égypte. Ces pays combinent talent technique et écosystèmes numériques en croissance, mais affichent d’importantes lacunes de préparation. Les gains restent, de plus, trop modestes pour compenser les coûts du conflit.

Un secteur privé à réveiller

Premier obstacle : le dynamisme des entreprises. Dans la région, seules 16 % des entreprises ont lancé un nouveau produit ou service ces trois dernières années, contre 29 % dans les autres pays émergents et en développement. À peine 24 % investissent dans le capital physique et moins d’une sur cinq forme formellement ses salariés. Les entreprises publiques, qui pèsent 20 à 50 % de la valeur ajoutée régionale, freinent la concurrence. Corruption et instabilité politique sont citées comme contraintes majeures par 49 % des entreprises des économies à revenu intermédiaire. Pour la Banque mondiale, un environnement favorable au privé est un préalable à toute stratégie de croissance par l’IA.

Avoir accès à l’IA ne suffit pas. En Jordanie, 96 % des entreprises adoptantes l’utilisent pour générer du contenu, mais moins de 5 % l’intègrent à leurs processus de production ou de décision. La leçon vaut pour toute la région : l’adoption reste superficielle; le capital de base. Les talents en IA sont plus nombreux, mais concentrés dans le CCG. Et beaucoup d’entre eux quittent les pays à revenu intermédiaire pour le Golfe et l’OCDE. Une fuite des cerveaux que la Tunisie connaît bien.

Un risque limité pour l’emploi, un potentiel réel

Côté emploi, le rapport se veut rassurant : à court terme, l’automatisation menace moins de 10 % des emplois de la région; tandis que l’IA pourrait augmenter la productivité dans 13 à 20 % d’entre eux. Ce potentiel n’est pas garanti : les gains se diffusent de manière inégale selon les revenus et les qualifications.

L’enjeu pour la Tunisie

La Tunisie dispose d’atouts : des talents, des exportations technologiques, une résilience relative. Reste à transformer cet avantage en croissance durable, en dynamisant le secteur privé, en adaptant l’IA à la langue et au contexte locaux, et en retenant ses ingénieurs.

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Énergie : le gaz européen bondit de 25 % en un mois

26. Oktober 2026 um 11:55

Les marchés énergétiques européens restent sous tension. Le gaz naturel s’est rapproché de 94 euros le mégawattheure, en hausse de 25,24 % sur un mois. Tandis que le Brent a atteint un sommet inédit depuis juin 2022.

Les prix du pétrole et du gaz ont terminé la semaine dernière sur des niveaux particulièrement élevés, ravivant les inquiétudes concernant le coût de l’énergie en Europe. Vendredi 23 octobre, le Brent a dépassé 116 euros le baril, enregistrant une progression de 9,5 % sur un mois. Le contrat européen de référence du gaz naturel s’est, pour sa part, approché de 94 euros le mégawattheure, soit une hausse mensuelle de 25,24 %.

Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique incertain. Les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient pèsent sur les anticipations d’approvisionnement et contribuent à la volatilité des marchés. Les opérateurs redoutent notamment que des perturbations prolongées affectent les flux de pétrole et de gaz.

Des stocks de gaz sous surveillance

La situation des réserves européennes constitue un autre facteur de préoccupation. Les stocks de gaz sont remplis à environ 75 %, un niveau qui alimente les inquiétudes. Alors que la demande reste soutenue et que la saison de chauffage s’installe.

La combinaison de réserves limitées, d’une demande élevée et de tensions géopolitiques pourrait maintenir les cours à des niveaux élevés. L’Agence internationale de l’énergie avertit que le retour à une situation plus apaisée pourrait prendre du temps, même si les conditions de marché venaient à s’améliorer.

Un risque de répercussion sur l’économie

La progression des cours de gros pourrait se transmettre progressivement aux factures d’énergie, aux coûts de transport et aux prix des biens et services. L’ampleur de cette répercussion dépendra toutefois de la durée de la hausse, des contrats d’approvisionnement et des politiques nationales de soutien aux consommateurs.

Pour les économies européennes, une nouvelle flambée énergétique représenterait un risque supplémentaire pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de production des entreprises. La trajectoire des prix au cours des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et des perspectives d’approvisionnement avant l’hiver.

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Marchés des changes : calme avant une semaine décisive pour les banques centrales

26. Oktober 2026 um 11:54

Les principales devises évoluent dans des marges étroites, à l’ouverture d’une semaine qui sera marquée par plusieurs décisions de politique monétaire et une série de résultats d’entreprises.

Les marchés des changes ont entamé la semaine du 26 octobre dans le calme, les investisseurs privilégiant la prudence avant les décisions de plusieurs grandes banques centrales. Le dollar s’est légèrement affaibli ce lundi, alors que l’euro et la livre sterling progressent modestement face à la devise américaine.

L’euro gagnait environ 0,15 %, à 1,122 dollar. Tandis que la livre sterling avançait de 0,1 %, à 1,338 dollar. L’indice mesurant la valeur du dollar face à un panier de grandes devises restait quasiment stable, autour de 101,65 points. Le yen japonais évoluait également peu, autour de 156,92 yens pour un dollar.

Le recul des rendements des bons du Trésor américain a contribué à réduire l’attrait relatif du billet vert. Le rendement des obligations américaines à dix ans est descendu autour de 4,97 %. Tandis que celui des titres à trente ans s’établissait à près de 5,30 %. Cette évolution réduit quelque peu l’avantage de rémunération des actifs libellés en dollars par rapport à ceux d’autres grandes économies.

L’attention des marchés se concentre désormais sur les décisions monétaires attendues cette semaine. La Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés. Les investisseurs chercheront toutefois à déceler dans leurs communications des indications sur la trajectoire des taux au cours des prochains mois. À l’inverse, les marchés anticipent des relèvements de taux au Canada et en Nouvelle-Zélande, dans un contexte où les pressions inflationnistes restent préoccupantes.

Au-delà des décisions elles-mêmes, les commentaires des responsables monétaires pourraient provoquer les mouvements les plus importants sur les marchés. Les opérateurs chercheront notamment à déterminer si les banques centrales considèrent les tensions sur les prix de l’énergie comme un risque durable pour l’inflation ou comme un choc temporaire.

Le pétrole et les rendements obligataires influencent le dollar

Les cours du pétrole ont légèrement reculé ce lundi après avoir atteint un sommet de six mois la semaine précédente. Le Brent évoluait autour de 114,50 dollars le baril, après des informations faisant état d’efforts diplomatiques du Qatar pour réduire les tensions au Moyen-Orient. Cette détente relative n’a cependant pas dissipé les inquiétudes inflationnistes. Une hausse durable de l’énergie pourrait compliquer la tâche des banques centrales, en augmentant les coûts des entreprises et en pesant sur le pouvoir d’achat des ménages.

Les marchés surveillent également les indicateurs économiques américains attendus dans les prochains jours, notamment la confiance des consommateurs, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), privilégié par la Fed pour mesurer l’inflation et les inscriptions hebdomadaires au chômage. Ces données pourraient modifier les anticipations concernant les prochaines décisions de la banque centrale américaine et, par conséquent, influencer le dollar ainsi que les marchés obligataires.

Les résultats technologiques en ligne de mire

Les investisseurs suivront parallèlement les résultats de plusieurs grands groupes technologiques américains, dont Alphabet, Microsoft et Amazon. Ces publications devraient permettre d’évaluer la solidité des investissements dans l’intelligence artificielle, alors que les inquiétudes concernant les valorisations du secteur ont récemment pesé sur l’appétit pour le risque.

Dans ce contexte, les marchés des changes devraient rester sensibles aux annonces monétaires, aux données américaines et à l’évolution des tensions géopolitiques. La relative stabilité observée lundi pourrait ainsi céder la place à une volatilité accrue à mesure que les principales échéances économiques se rapprocheront.

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Brésil : Lula décroche un quatrième mandat historique

26. Oktober 2026 um 09:56

Le président brésilien sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat présidentiel, avec 51,75 % des suffrages contre 48,25 % pour son rival d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Ce dernier refuse de reconnaître sa défaite et annonce vouloir demander l’annulation du scrutin. Il invoque une décision judiciaire ayant prolongé les horaires de vote dans certaines régions du Brésil.

Le président sortant brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté une victoire historique au second tour de l’élection présidentielle, battant le sénateur Flávio Bolsonaro avec environ 4,4 millions de voix d’avance. Ce résultat (provisoire) lui ouvre la voie à un quatrième mandat (non consécutif), après ses deux premières présidences du Brésil de 2003 à 2010 et son retour au pouvoir en 2023.

Cette victoire constitue un retournement politique majeur. Arrivé derrière son adversaire au premier tour, le président sortant a bénéficié d’une remobilisation de son électorat, notamment grâce aux rassemblements populaires et à une campagne renforcée sur les réseaux sociaux. Il devient le premier candidat depuis le retour à la démocratie dans les années 1980 à remporter la présidentielle après avoir terminé deuxième au premier tour.

Flávio Bolsonaro réclame l’annulation du scrutin

Le candidat battu a refusé de reconnaître les résultats et annoncé son intention de demander l’annulation de l’élection. Il conteste une décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé de deux heures le vote dans les bureaux encore ouverts, après des signalements de perturbations des transports publics.

La mesure avait été sollicitée par le camp de Lula, qui estimait que la réduction des services de bus dans certaines villes empêchait des électeurs de rejoindre les bureaux de vote. Flávio Bolsonaro avait lui-même demandé une prolongation dans certaines régions touchées par de fortes pluies, avant de dénoncer la décision judiciaire. Mais une annulation apparaît toutefois peu probable, selon des analystes cités par Reuters. Le camp de Bolsonaro avait également demandé un aménagement des horaires dans certaines zones et l’écart final entre les deux candidats dépasse quatre millions de voix.

Une victoire dans une Amérique latine plus conservatrice

Le résultat brésilien marque un coup d’arrêt à la progression des forces conservatrices en Amérique latine. La victoire de Lula prive notamment le président américain Donald Trump d’un allié potentiel à la tête de la première économie de la région. Durant sa campagne, Lula a défendu la souveraineté nationale, les programmes sociaux et une politique étrangère indépendante de Washington. Il a mis en avant les progrès enregistrés durant son troisième mandat en matière de pauvreté, d’emploi et de lutte contre la déforestation. Son adversaire, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait mobilisé un électorat conservateur autour de la sécurité, de la baisse des impôts et de la promesse d’un changement politique…

Un mandat sous contraintes économiques et parlementaires

Lula devra gouverner dans un environnement difficile. Le Congrès élu est dominé par les forces conservatrices, qui pourraient contrôler une majorité confortable dans les deux chambres. Cette configuration risque de compliquer l’adoption des réformes et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir exécutif. Le gouvernement prévoit une croissance économique de seulement 2,3 % en 2027. Tandis que la dette publique dépasse 82 % du produit intérieur brut. Les taux d’intérêt élevés, l’endettement des ménages et le coût de la vie constituent d’autres défis majeurs.

Le quatrième mandat de Lula s’annonce donc comme un exercice d’équilibre entre la poursuite des politiques sociales, la maîtrise des finances publiques et la recherche de compromis avec un Parlement plus hostile. À 80 ans, le dirigeant de gauche retrouve la présidence avec une légitimité électorale renouvelée, mais face à un pays toujours profondément polarisé.

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Budget 2027 : les commissions parlementaires lancent leurs travaux préparatoires

26. Oktober 2026 um 09:47

Les commissions parlementaires entament aujourd’hui, lundi 26 octobre 2026, leurs préparatifs en vue de l’examen des missions qui leur sont attribuées dans le cadre du projet de Budget 2027 de l’Etat.

La commission de la défense, de la sécurité et des forces armées tiendra une séance préparatoire à partir de 10 heures au siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Elle se consacrera à l’examen des missions relevant de son champ de compétence dans le cadre du projet de Budget 2027.

Par ailleurs, la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports, ainsi que la commission du développement et des services sociaux relevant du Conseil national des régions et des districts, tiendront une séance préparatoire conjointe à partir de 9 h 30.

Cette réunion sera consacrée à la définition de la méthodologie de travail pour l’examen des missions qui leur sont confiées dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2027.

Ces réunions marquent le début des préparatifs parlementaires en vue de l’examen du projet de loi de finances pour l’année prochaine.

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Crevettes en Tunisie : l’association TunSea rassure les consommateurs

26. Oktober 2026 um 09:31

L’association TunSea pour les sciences participatives a affirmé que les crevettes actuellement disponibles sur les marchés tunisiens, y compris certaines espèces exotiques, ne sont pas dangereuses pour la santé humaine du seul fait qu’elles ne sont pas originaires des eaux tunisiennes. Elle appelle à vérifier les informations diffusées sur les réseaux sociaux avant de les relayer.

Cette mise au point intervient alors que la saison de pêche des crevettes a débuté le 16 octobre dans le golfe de Gabès. L’ouverture de la saison s’est accompagnée d’une abondance de l’offre et d’une baisse des prix, notamment à Sfax et dans plusieurs régions du Sud. Cette situation a également suscité des interrogations sur l’origine des quantités disponibles et leur sécurité sanitaire.

Dans un communiqué publié dimanche, l’association a indiqué que les informations circulant sur les réseaux sociaux, qui associent la présence de ces espèces à l’aquaculture ou à l’arrivée de navires étrangers, ainsi que les allégations relatives à une éventuelle contamination radioactive, ne reposent sur aucune preuve scientifique ni sur des résultats d’analyses en laboratoire fiables permettant de les confirmer.

L’association précise que les eaux tunisiennes abritent des espèces locales et d’autres introduites, qui se sont adaptées au milieu marin. Parmi elles figurent notamment les crevettes blanches et les crevettes roses exotiques.

Elle souligne que le caractère exotique d’une espèce renvoie à son origine géographique et à sa présence en dehors de son habitat naturel. Cette caractéristique ne signifie pas, à elle seule, que l’espèce est toxique ou impropre à la consommation humaine.

L’association rappelle toutefois que le respect des règles de sécurité alimentaire demeure essentiel. Les crevettes étant des produits de la mer particulièrement périssables, leur conservation nécessite le maintien de la chaîne du froid depuis la pêche jusqu’à la vente, ainsi que le respect des règles d’hygiène, de transport, de stockage et de contrôle sanitaire.

Enfin, TunSea recommande de privilégier les informations communiquées par les autorités compétentes et les institutions scientifiques et de recherche, tout en évitant de relayer des informations non vérifiées susceptibles d’alimenter les inquiétudes des consommateurs.

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Hafedh Lamouri : « L’intégration de l’économie informelle ne sauvera pas les caisses sociales »

26. Oktober 2026 um 09:29

Ancien ministre et ex-PDG de la CNSS, le Pr Hafedh Lamouri prône une réforme globale sur 30 ans : fusion des caisses, financement diversifié, réformes en bloc. C’est ce qui se dégage dans cette interview ci-dessous qu’il a accordée à L’Economiste maghrébin.

La tendance dans le monde est l’augmentation de l’âge de retraite  (68ans dans certains pays) afin de limiter le déséquilibre financier des caisses de sécurité sociale, cette solution est-elle applicable en Tunisie ?

Rappelons que l’âge de retraite en Tunisie est de 60 ans pour les adhérents de la CNSS et 62 ans à la CNRPS (nombreuses entreprises publiques affiliées à CNSS). L’âge de retraite CNRPS pourrait être prolongé annuellement avec l’accord de l’employeur jusqu’à 65 ans, voire 70 ans pour certaines professions telle que le corps A de l’enseignement supérieur. Les années de prolongations sont comptabilisées sans toutefois dépasser 90% pour 40 ans de cotisation.

Pour les adhérents CNSS, le prolongement est sans limite, cependant, les années travaillées au-delà de 60 ans ne sont pas comptabilisées dans le pourcentage de la pension (plafonnée à 80% pour 30 ans de cotisation). Il va sans dire que l’augmentation de l’âge de retraite améliore l’équilibre financier des caisses de sécurité sociale, c’est pour cette raison que de nombreux pays, notamment ceux ayant une espérance de vie élevée et un déficit en main-d’œuvre font souvent recours à cette solution bien qu’elle soit impopulaire.

La Tunisie a également fait recours à cette solution dans le secteur public en 2019 en relevant l’âge à 62 ans, néanmoins la situation financière de la CNRPS n’a été améliorée que pour 2 ans, car il n’a fait que décaler le départ à la retraite de 2 ans.

Contrairement au secteur public qui a quasi bloqué le recrutement et anéanti l’effet négatif de l’augmentation de l’âge sur le chômage, le relèvement obligatoire de l’âge de retraite dans le secteur privé se heurterait directement aux réalités du marché du travail par ses répercussions négatives sur le taux de chômage, en contrepartie d’un impact positif limité dans le temps sur le financement de la CNSS.

S’adjoindre dans le secteur privé pas mal d’activité le non-respect des conditions d’hygiène et de sécurité au travail, qui use les travailleurs bien avant l’âge légal de départ.

 

Le relèvement obligatoire de l’âge de retraite dans le secteur privé se heurterait directement aux réalités du marché du travail par ses répercussions négatives sur le taux de chômage, en contrepartie d’un impact positif limité dans le temps sur le financement de la CNSS.

 

Les études sont unanimes que la détérioration du rapport démographique (nb de cotisants/nb de pensionnés) est la source principale du déséquilibre financier de la sécurité sociale en Tunisie, à quoi est dû ce phénomène et comment y remédier ?

Je confirme ces études, étant donné que le système de sécurité sociale tunisien est conçu par répartition, or, on a de moins en moins d’actifs pour financer les pensionnés (retraités, veuves et orphelins).

Dans les années 1970-80, le nombre de pensionnés est limité notamment dans le secteur privé, d’où un rapport démographique entre 6 et 7 cotisants pour 1 pensionné permettant un excédent financier assez important des caisses de sécurité sociale.

En revanche, à partir de 1993 ce rapport était en chute libre. En 2026, il est environ entre 1 et 2, … (cnrps – cnss). Cette dégradation s’explique par plusieurs facteurs, dont notamment :

  • l’amélioration nette de l’espérance de vie à la naissance, estimée en 2026 à 77,1 ans (bien qu’il soit un critère de développement de santé et du niveau de vie selon les Nations unies) ;
  • la baisse du taux de natalité ;
  • les prémisses de vieillissement de la population (16,9 % âgés de 60 et plus) d’où l’évolution rapide du nombre de pensionné ;
  • le chômage structurel (14,9 %), et le travail informel non cotisant (environ 1,5 million travailleurs).

Avec le poids du secteur informel, comment élargir durablement la base des cotisants pour assurer l’équilibre financier des caisses ?

Contrairement à tous les spécialistes dans le domaine de la sécurité sociale, je tiens à mes études en la matière selon lesquelles l’intégration du secteur informel afin d’élargir la base des cotisants aggrave le déséquilibre financier de la CNSS et ne l’améliore pas. Cela ne veut pas dire que je suis contre cette intégration, bien au contraire, c’est leur droit constitutionnel à la protection sociale et de santé.

Mes études se basent sur une évidence, à savoir : l’impossibilité d’intégrer les travailleurs de l’économie informelle par les lois fiscales et sociales de l’économie formelle, d’où l’échec de toutes les démarches d’intégration (économie informelle et non secteur informel car existent nombreux secteurs).

J’avais plaidé sans relâche la conception d’un régime fiscal et social simple et adapté, notamment aux capacités contributives et la culture des travailleurs (manque de culture de sécurité sociale et fiscale).

Certes, il y a des travailleurs dans cette économie qui gagnent beaucoup plus que ceux occupés dans l’économie formelle et sont passés à l’informel afin d’échapper aux charges fiscales et sociales, mais plusieurs enquêtes sociales ont conclu qu’ils sont minoritaires. Ils doivent être traités de fraudeurs.

 

Il faut arrêter de rêvasser que l’élargissement de la base des cotisants par l’intégration des travailleurs de l’économie informelle améliore l’équilibre financier de la sécurité sociale.

 

Le seul régime actuel de sécurité sociale plus ou moins adaptable aux travailleurs informels est le régime des travailleurs à faibles revenus en raison des faibles cotisations à la CNSS (70 d/trimestre), qui ne couvrent même pas les frais de soins de 4 grippes par an aux établissements publics de santé (la CNAM paie à ces établissements les coûts de soin de ses adhérents).

Donc, d’une part, le droit des travailleurs de l’économie informelle à la sécurité sociale et, d’autre part, leur faible capacité contributive qui ne pourrait en aucun cas maintenir l’équilibre financier d’un régime minimum de sécurité sociale qui n’assure que trois branches : maladie, pensions et accident de travail. D’où la nécessité de créer un mécanisme de compensation interne entre régimes de sécurité sociale qui comble le déficit du régime des travailleurs de l’économie informelle.

En conclusion, il faut arrêter de rêvasser que l’élargissement de la base des cotisants par l’intégration des travailleurs de l’économie informelle améliore l’équilibre financier de la sécurité sociale.

Est-il encore possible d’augmenter les taux des cotisations ou de réduire certaines prestations afin de rétablir l’équilibre financier des caisses de sécurité sociale ?

Le secteur privé n’aurait plus les marges nécessaires pour absorber de nouvelles charges, une hausse des cotisations salariale baisse le pouvoir d’achat et celles patronales pèserait davantage sur les entreprises alors que le tissu économique peine déjà à supporter des coûts supplémentaires, ce qui risque de renforcer l’informalité, à freiner les embauches, à encourager l’automatisation ou la délocalisation, et finir par rétrécir l’assiette contributive.

Par contre, le secteur public supporte un effort supplémentaire par une augmentation des cotisations de trois points, étalés sur deux ans et répartie entre l’employeur et le salarié à raison de 2/3 – 1/3.

Quant à la piste de réduction de certaines prestations, elle est à écarter dans la mesure où les deux principales prestations (pensions et assurance maladie) sont à leurs planchers et ne peuvent pas subir de restrictions sans fragiliser davantage les assurés sociaux.

Quelles réformes prioritaires la Tunisie devrait-elle engager pour rétablir l’équilibre à long terme financier de la sécurité sociale ?

La réforme d’un système de sécurité sociale en déséquilibre financier figure parmi les plus complexes à mener dans presque tous les pays, en raison spécialement de ses implications sociales et économiques. L’expérience internationale montre que ce type de réformes est impopulaire et suscite souvent des contestations.

Le ministère des Affaires sociales est en train de concevoir une réforme globale du système de sécurité que je qualifie de la plus délicate de la politique sociale tunisienne, car derrière se trouve une équation financière devenue de plus en plus difficile à tenir.

Le système de sécurité sociale a connu quelques réformes ponctuelles, limitées essentiellement aux augmentations des cotisations dans l’objectif de stopper le déclin de l’équilibre financier, mais il ne s’agit, à notre avis, que de bricolage juridique et financier. Le défi n’est donc plus de trouver une mesure miracle pour sauver les caisses. Il s’agit désormais de repenser progressivement tout le modèle, avant que le déséquilibre ne rende les choix beaucoup plus douloureux.

 

Le système de sécurité sociale a connu quelques réformes ponctuelles, limitées essentiellement aux augmentations des cotisations dans l’objectif de stopper le déclin de l’équilibre financier, mais il ne s’agit, à notre avis, que de bricolage juridique et financier.

 

Lors d’une séance parlementaire consacrée à la recherche de solutions concrètes au déséquilibre financier de la sécurité sociale,  j’ai proposé une réforme approfondie et durable sur 30 ans au mois sans toucher aux droits acquis des pensionnés actuels qui se base sur les piliers suivants :

1 – Une nouvelle restructuration des caisses de sécurité sociale

Cette nouvelle restructuration consiste à la transformation des quatre organismes actuels en trois nouvelles caisses et un observatoire national ou une caisse centrale, voire les deux à la fois avec essentiellement le redéploiement de leurs employés :

  • Une caisse des pensions par la fusion de la CNSS et la CNRPS

Cette proposition est justifiée par le fait que ces deux caisses ne font que gérer les régimes des pensions et que leur charge financière est de plus de 95 % des dépenses totales de ces caisses.

Cette nouvelle caisse continuera à gérer l’indemnité et le capital décès, ainsi que les prestations familiales pour la CNSS (dans le secteur public elles sont payées par l’employeur).

  • Une caisse de contrôle et de recouvrement

L’évasion sociale prend sans cesse de l’ampleur, outre les cotisations non recouvrées qui ont atteint des milliers de millions de dinars, d’où l’intérêt de créer une caisse spécialisée afin de renforcer les mécanismes de recouvrement et le corps de contrôle ainsi que le transfert continu et durable des cotisations dues à la caisse d’assurance maladie (CNAM) recouvrées par la CNRPS et notamment la CNSS.

  • Le maintien de la caisse d’assurance maladie avec des réformes profondes

Contrairement aux deux autres caisses, la CNAM n’est pas déséquilibrée, sur le plan écriture comptable, mais elle manque de fonds en raison du non-transfert de la cotisation de l’assurance maladie recouvrée par les deux autres caisses.

Afin de préserver l’équilibre financier de cette caisse, il est indispensable de mettre à niveau le système de santé publique, seul apte à réduire les factures très élevées payées par la CNAM aux établissements privés de santé, en contrepartie des soins consommés par ses adhérents.

 

L’évasion sociale prend sans cesse de l’ampleur, outre les cotisations non recouvrées qui ont atteint des milliers de millions de dinars, d’où l’intérêt de créer une caisse spécialisée afin de renforcer les mécanismes de recouvrement et le corps de contrôle ainsi que le transfert continu et durable des cotisations dues à la CNAM…

 

  • Un observatoire national de la sécurité sociale ou une caisse centrale, voire les deux

Cette nouvelle structure remplace le centre de recherches et d’études sociales (CRES). Elle a pour mission principale le suivi et l’analyse en particulier des évolutions démographiques et financières et l’anticipation par des solutions adéquates avant que les déséquilibres financiers ne soient découverts et devenus difficiles à corriger.

Son rôle de veille incite les autorités compétentes d’agir le moment opportun en modulant, au cas échéant, les paramètres de ces équilibres. Elle aura également pour missions la coordination des activités des trois caisses dans une logique de rationalisation et d’amélioration de la gouvernance.

2 – Une nouvelle conception des régimes de sécurité sociale

Assurément, le régime des pensions est la source principale du déséquilibre structurel de la sécurité sociale. Sans une refonte du système de pension basée plus sur le nombre d’années travaillées que sur l’âge, notre proposition de fusion des deux caisses en une seule caisse de pension n’aurait qu’un effet limité.

Il est également possible : d’unifier certains régimes de sécurité sociale, limiter les disparités entre des régimes comparables, en créer d’autres tels qu’un régime adapté aux travailleurs de l’économie informelles, un régime pour ceux des plateformes économiques…

3 – Une diversification des sources de financement

Le mode de financement actuel se limitant au financement par les cotisations des employeurs et des salariés n’était plus en mesure d’assurer l’équilibre financier. C’est pourquoi, il a été abandonné par la majorité des pays qui l’ont adopté. J’ai toujours plaidé pour un système de financement mixte professionnel et parafiscal assurant la diversification des sources de financement, notamment à travers des contributions fiscales et parafiscales sur certains produits et secteurs d’activité à fort coût sanitaire ou environnemental, tels que le tabac, les boissons alcoolisées et les industries polluantes.

J’ai démontré dans mes études depuis les années 1990 que se limiter au financement professionnel aboutirait à un grave déséquilibre financier qui menace le système social tunisien.

C’était seulement en 2024 qu’on a opté sérieusement pour la diversification des sources de financement de la sécurité par la fiscalité et la parafiscalité. Cette tendance s’est intensifiée par la loi des finances de 2026 qui a prévu une série de nouvelles taxes et contributions : taxation des grandes surfaces, des recharges téléphoniques, des jeux et concours, ainsi que des contributions des banques, assurances et concessionnaires automobiles, outre la prolongation pour une année la contribution sociale de solidarité tout en élargissant le champ des ressources affectées aux caisses sociales.

Cette orientation s’est renforcée par le projet de la loi des finances de 2027 qui pourrait constituer l’un des principaux jalons d’une réforme plus globale. Il prévoit :

  • L’augmentation les droits de consommation sur la bière, le vin et les spiritueux, relève de 40 à 60 %. Certes, les boissons alcoolisées sont déjà lourdement taxées, mais il ne faut pas nier son coût particulièrement élevé à la CNAM, en raison des maladies qui en découlent. Il ne s’agit donc nullement de stigmatisation de certaines catégories de contribuables.
  • la taxation des jeux et porte de 60 à 80 dinars.
  • La taxe sur les voyages à l’étranger. En se basant sur les données statistique de l’INS, on déduit qu’après déduction des sorties vers les pays du Maghreb, reste au maximum 1,6 million de sorties ce qui donne une recette supplémentaires de 32 millions de dinars, produit de cette augmentation de 20 dinars.

S’ajoute à ces taxes l’abandon jusqu’au 31 décembre 2026 des pénalités dues par la CNRPS. L’Etat se substitue à quatre entreprises publiques en difficultés financière (Office des terres domaniales, Société nationale des chemins de fer tunisiens, Société des transports de Tunis et Société nationale de cellulose et de papier alfa) pour le paiement de ces dettes qui pourraient faire l’objet d’une compensation avec les dettes fiscales de la CNRPS envers l’État.

4 – L’application bloc de réformes en parallèle

L’expérience a démontré que l’application des reformes ponctuelles, espacées et isolées, telle que l’augmentation des cotisations, n’ont fait qu’apporter une bouffée d’oxygène aux caisses de sécurité sociale, d’où la rechute plus rapide dans le déséquilibre financier.

La réforme profonde et durable du système de sécurité sociale en Tunisie ne serait efficiente que par l’application en bloc d’une multitude de mesures diversifiées et durables soumise à une bonne gouvernance exercée par une caisse centrale et à une veille continue exercés par un observatoire national de sécurité social.

 

La réforme profonde et durable du système de sécurité sociale en Tunisie ne serait efficiente que par l’application en bloc d’une multitude de mesures diversifiées et durables soumise à une bonne gouvernance exercée par une caisse centrale et à une veille continue exercés par un observatoire national de sécurité social.

 

Propos recueillis par Tallal BAHOURY

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Libye : la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte appellent à une solution politique globale et durable

26. Oktober 2026 um 09:11

La situation en Libye s’est envenimée. Aujourd’hui, il est essentiel de trouver des solutions diplomatiques. Tel est l’objet de la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, qui a réuni, à Alger, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et ses homologues algérien et égyptien : Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines de la République algérienne démocratique et populaire, et Badr Abdelatty, ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Égyptiens à l’étranger de la République arabe d’Égypte.

Dans un communiqué relayé par le ministère sur sa page Facebook officielle, Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance de ce mécanisme en tant que cadre pratique de coordination, de consultation et d’échange de points de vue entre les pays voisins sur l’évolution de la crise libyenne. Il a également insisté sur la nécessité d’unifier les visions et les positions afin d’identifier les voies susceptibles d’aider les frères libyens à surmonter les difficultés actuelles, dans le but de renforcer la sécurité, la stabilité et le développement en Libye et dans la région.

Dans ce contexte, les trois ministres ont mis l’accent sur la convergence des positions de leurs pays à l’égard de la situation en Libye, ainsi que sur leur attachement au respect de son unité, de sa souveraineté et de l’intégrité de son territoire. Ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts de la Mission d’appui des Nations unies en Libye, ainsi que leur volonté d’accompagner les initiatives onusiennes visant à faciliter le dialogue entre les parties libyennes et à créer les conditions propices à des progrès concrets dans le processus politique, aboutissant à une solution globale et durable en Libye.

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