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Empfangen — 17. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Assemblées annuelles 2026 BM-FMI : l’appel de Banga pour un nouveau modèle de développement

17. Oktober 2026 um 08:34

S’exprimant depuis Bangkok lors de la séance plénière des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, Ajay Banga a dévoilé sa vision stratégique pour les 50 prochaines années. Le président de la Banque mondiale prône un changement de cap pragmatique : substituer à l’altruisme traditionnel un développement fondé sur des intérêts économiques communs, l’investissement privé et la création d’emplois.

En direct de Bangkok, les dirigeants mondiaux et ministres des Finances réunis pour la séance plénière des Assemblées annuelles 2026 ont assisté à une prise de parole décisive du président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, lit-on dans un compte rendu de l’institution de Bretton Woods. Évoquant un « moment charnière » pour la gouvernance économique globale, Ajay Banga a dressé un diagnostic sans concession tout en traçant une feuille de route ambitieuse pour les cinq décennies à venir.

Le défi démographique : 1,2 milliard de jeunes à insérer

Au cœur des préoccupations exprimées figure la transition démographique mondiale et l’urgence de l’emploi youth. « Au cours des 10 à 15 prochaines années, 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler, avec des conséquences majeures pour la croissance et la stabilité mondiales », a prévenu le patron de l’institution multilatérale.

Pour répondre à ce défi colossal, la Banque mondiale a engagé un plan de transformation profonde entamé il trois ans, explique-t-on. Un tournant stratégique dont les résultats commencent à porter leurs fruits : « Après trois années consacrées à la mise en œuvre rigoureuse et disciplinée d’un plan de travail visant à transformer l’institution, les premiers résultats commencent à se concrétiser et dépassent les attentes », s’est félicité Ajay Banga.

Dans cet ordre d’idées, le rendez-vous de 2026 à Bangkok marque la convergence des réformes engagées depuis trois ans : après la réforme institutionnelle en 2024 et le recentrage stratégique sur la création d’emplois en 2025, l’édition 2026 fait le bilan des réussites concrètes. En effet, face aux « contraintes budgétaires des États, au surendettement des pays en développement, aux conflits armés et à la fragmentation géopolitique », le chef de la BM appelle à une « rupture doctrinale ». Il s’agit de s’éloigner d’une logique de développement axée principalement sur l’altruisme ou l’aide publique pour adopter un modèle pragmatique, fondé sur l’optimisation rigoureuse des ressources existantes ; la mobilisation massive des investissements (notamment privés) ; des partenariats basés sur des intérêts économiques mutuels et des résultats mesurables.

Dans un contexte macroéconomique international sous tension, cet appel de Bangkok résonne comme une invitation aux décideurs et investisseurs internationaux à considérer le développement non plus comme une charge, mais comme un gisement d’opportunités économiques durables.

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Empfangen — 16. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Tunisie : près de 86 % des 10-70 ans sont connectés et près d’un internaute sur deux utilise l’IA

16. Oktober 2026 um 11:20

Neuf Tunisiens sur dix utilisent Internet. Selon le Baromètre du numérique 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT), 85,9 % des 10-70 ans sont connectés, soit 10,9 points de plus qu’en 2023.

Parmi les internautes, 47,9 % ont recours à des applications d’intelligence artificielle (IA), qui devancent désormais les services électroniques (41,3 %), le commerce électronique (36,9 %) et l’administration en ligne (26,5 %).

L’enquête de l’INT a été menée en face à face (méthode CAPI) auprès de 5 077 personnes représentatives de la population, du 15 mai au 10 juin 2026. Les non-utilisateurs d’Internet ne représentent plus que 14,1 % de l’échantillon.

Le smartphone est au cœur de cette progression : 84,3 % des personnes interrogées en possèdent un et 95,4 % utilisent une ligne mobile, contre seulement 41 % pour l’ordinateur. La connexion mobile (70,4 %) devance désormais la connexion fixe (65,3 %). Les données mobiles dominent (60,9 %), de loin devant l’ADSL-VDSL (39,3 %). Tandis que la fibre optique reste marginale (4 %), révèlent les chiffres de l’instance.

Toujours selon l’INT, Internet est surtout utilisé à domicile (95,1 % des internautes), loin devant les cafés et restaurants (33 %) et le lieu de travail (31,7 %). Le pic d’activité se situe en soirée, avec 50 % des usages entre 18 h et 22 h. Plus de la moitié des internautes (54,9 %) passent plus de trois heures par jour en ligne.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

ChatGPT largement en tête

L’analyse de l’organisme montre que l’IA sert d’abord à la recherche d’informations (68,9 %) et à l’éducation (51,2 %) – un point excellent -, devant la retouche photo et vidéo (20,7 %) et l’aide au travail (17,6 %). ChatGPT est utilisé par 96,3 % des adeptes de l’IA, Gemini arrive loin (32,5 %) et Claude encore plus loin (6,3 %).

Pour sa part, le commerce en ligne passe surtout par les réseaux sociaux : 84,5 % des acheteurs utilisent Facebook, Instagram ou WhatsApp. Le paiement à la livraison reste le mode privilégié pour 94,6 % des personnes interrogées. Et Glovo domine parmi les applications citées (71,8 %), devant Yassir (44,6 %).

Quant à l’administration en ligne, son faible usage est expliqué surtout par l’absence de besoin (52,1 %), et non par la défiance : seuls 2,5 % invoquent un manque de confiance dans la sécurité. En d’autres termes, l’administration publique ne propose que peu de services aux citoyens, explique le Baromètre de l’INT.

Des fractures toujours marquées

L’usage d’Internet reste lié au niveau d’instruction et au revenu : 98,3 % chez les universitaires contre 23 % chez les non-scolarisés; et 95,9 % dans les ménages gagnant au moins 2 500 dinars contre 69,1 % pour ceux disposant de 600 dinars au plus. L’écart générationnel est également net : 99,2 % chez les 18-24 ans, contre 54,1 % chez les 60-70 ans.

La parité de genre est presque atteinte (86,5 % chez les hommes, 85,2 % chez les femmes). Cependant que les disparités territoriales persistent, entre le District 5 (94,3 %) et le District 2 (79,6 %). Ces clivages se retrouvent dans l’IA, utilisée par 70,3 % des universitaires contre 1,4 % des non-scolarisés, et par 74 % des 10-17 ans contre 7,3 % des 60-70 ans.

Reste maintenant à comparer ces chiffres à ceux des autres pays de la région d’Afrique du Nord, voire africains.

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Empfangen — 15. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Bassem Loukil placé en détention

15. Oktober 2026 um 19:14

Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier aurait ordonné, dans la soirée de mercredi 14 octobre, le placement en détention de l’homme d’affaires Bassem Loukil, soupçonné de « blanchiment d’argent, corruption financière et infractions à la réglementation des changes ». C’est ce que rapporte un confrère de la place, qui ajoute que « l’Observatoire de la liberté pour la Tunisie s’inquiète de cette décision et appelle à la révision du mandat de dépôt ».

Président directeur général du groupe Loukil et ancien représentant de la marque Citroën en Tunisie, Bassem Loukil a été placé en détention à l’issue de son « interrogatoire par le juge d’instruction ». L’enquête porte notamment sur des soupçons d’entente en vue de blanchir de l’argent, d’exploitation de fonctions publiques à des fins d’avantages indus et de violations de la législation des changes.

Lire aussi: Le Groupe Loukil en quête de nouveaux partenariats techniques pour sauver AMS

Dans un communiqué, l’Observatoire de la liberté pour la Tunisie aurait demandé que l’instruction se poursuive en état de liberté, toujours selon la même source. Il met en garde contre les conséquences économiques et sociales de telles procédures, qui peuvent affecter les entreprises, les salariés et les partenaires commerciaux avant même qu’un jugement définitif ne soit rendu.

L’Observatoire insiste sur le respect de la présomption d’innocence, la précision des accusations et l’individualisation des responsabilités. Il dénonce également le risque d’ »instrumentalisation des affaires économiques à des fins de pression politique », tout en rappelant que « les faits de corruption ou de blanchiment avérés doivent être sanctionnés par une justice indépendante et dans le cadre d’un procès équitable ».

L’Observatoire appelle ainsi à la révision de la décision de détention et au respect des droits de la défense. « À ce stade, Bassem Loukil reste présumé innocent : le mandat de dépôt constitue une mesure de détention préventive et non une condamnation ».

Affaire à suive.

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L’ancien patron MENA de la Banque mondiale, Ferid Belhaj, rejoint le think tank washingtonien MEI

15. Oktober 2026 um 14:04

Ferid Belhaj, qui a dirigé de 2018 à 2024 les opérations de la Banque mondiale dans la région MENA, vient de rejoindre le Middle East Institute (MEI). A savoir un centre de réflexion basé à Washington. Il y intervient en qualité de Senior Fellow.

Les travaux de Ferid Belhaj porteront sur l’économie, la gouvernance, les réformes institutionnelles et les capacités de l’État, ainsi que sur les enjeux géopolitiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Cette nomination prolonge un parcours construit entre institutions internationales et centres de recherche consacrés aux politiques publiques de la région.

Vingt-huit ans à la Banque mondiale

Un peu d’histoire tout d’abord. Ferid Belhaj entre à la Banque mondiale en 1996 comme conseiller juridique principal. Il y occupera ensuite de nombreuses fonctions de responsabilité : direction des activités de l’institution dans le Pacifique, représentation auprès des Nations unies à New York, supervision des opérations au Maroc.

De 2012 à 2017, il pilote l’action de la Banque au Moyen-Orient, couvrant notamment le Liban, la Syrie, la Jordanie, l’Irak et l’Iran. Il est alors impliqué dans les initiatives d’appui aux pays touchés par les conflits, dans la réponse à la crise des réfugiés syriens et dans les efforts de reconstruction.

Il devient ensuite chef de cabinet du président du Groupe de la Banque mondiale, avant d’être nommé vice-président pour la région MENA, poste qu’il occupe jusqu’en 2024.

Une expertise au service de l’analyse régionale

Au MEI, Ferid Belhaj intègre un environnement de recherche dédié à l’étude des politiques et des mutations du Moyen-Orient. Ses analyses se concentreront sur les questions économiques, les réformes de l’État et les recompositions géopolitiques de la région.

Il est par ailleurs Senior Fellow au Policy Center for the New South, think tank basé au Maroc, et professeur associé à l’Université Mohammed VI Polytechnique. Ces engagements illustrent la poursuite de son activité dans la recherche et l’analyse depuis son départ de la Banque mondiale.

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Coficab : le groupe Elloumi investit 17 M€ au Portugal

15. Oktober 2026 um 08:37

Le groupe tunisien Elloumi poursuit son expansion internationale avec un investissement de 17 millions d’euros (M€) dans une troisième usine de sa filiale Coficab à Guarda, au centre du Portugal. Prévue pour entrer en production en 2028, cette nouvelle unité sera dédiée à la transformation du cuivre et renforcera les capacités industrielles du groupe tunisien.

Au-delà de l’automobile, Coficab entend conquérir de nouveaux marchés, notamment les énergies renouvelables, la robotique, l’automatisation industrielle et les centres de données.

Cette expansion s’inscrit dans une dynamique de croissance : Coficab Portugal prévoit un chiffre d’affaires de 547 millions d’euros en 2026, contre 435 millions en 2025, soit une progression attendue de 26 %. Un nouveau cap pour le groupe tunisien, qui consolide ainsi son empreinte industrielle à l’international.

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Viande rouge : aïe, bientôt 80 dinars le kilo ?!

15. Oktober 2026 um 08:25

Déjà autour de 60 dinars le kilo, l’agneau pourrait atteindre 80 dinars à l’approche du Ramadan (en février). Une perspective alarmante pour les ménages tunisiens, dont le pouvoir d’achat est déjà fortement érodé.

La filière des viandes rouges traverse une crise profonde, marquée par la pénurie, le recul de la production locale et la hausse des coûts de l’élevage. D’ailleurs, Yahia Nasr, président de la Chambre nationale des bouchers, juge la situation « très critique » et appelle à renforcer rapidement l’approvisionnement du marché en viandes réfrigérées.

La viande bovine n’est pas épargnée : le kilo se vend entre 45 et 50 dinars chez les bouchers. Pour éviter une nouvelle flambée, le responsable préconise notamment l’importation de 3 000 à 4 000 veaux destinés à l’abattage avant Ramadan, une opération qui exige d’anticiper les délais de quarantaine sanitaire.

De son côté, Amor Ben Amor, président de la commission de l’agriculture et de la sécurité alimentaire à l’ARP, réclame un recensement du cheptel et des mesures pour soutenir les éleveurs, confrontés à la sécheresse, au coût élevé des aliments pour bétail et aux pénuries de médicaments vétérinaires. Il alerte également sur les risques liés aux médicaments de contrebande et à l’abattage clandestin.

Entre urgence d’approvisionnement et réformes structurelles, le défi est immense. À l’approche du Ramadan, une nouvelle hausse des prix ferait peser une charge supplémentaire sur des familles déjà étranglées par le coût de la vie. À 80 dinars le kilo, l’agneau risque de devenir un luxe pour une grande partie des Tunisiens.

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Empfangen — 14. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Réserves obligatoires : la BCT triple le taux sur les comptes à vue dès le 1er novembre

14. Oktober 2026 um 16:07

La Banque centrale de Tunisie (BCT) durcit sa politique de liquidité. Selon la circulaire n° 2026-11 du 9 octobre 2026, l’institut d’émission relèvera le taux des réserves obligatoires sur les comptes à vue et les sommes dues à la clientèle de 1 % à 3 %, à compter du 1er novembre 2026.

Cette disposition modifie l’annexe II.3 de la circulaire n° 2017-02 du 10 mars 2017 fixant la grille des taux applicables. Pour rappel, les établissements bancaires sont tenus d’immobiliser une fraction de leurs dépôts sous forme de réserves auprès de la BCT.

À travers ce mécanisme de constitution en moyenne, la Banque centrale vise deux objectifs majeurs : stabiliser les taux du marché monétaire et accentuer le besoin en monnaie centrale, afin de renforcer son rôle de régulateur de la liquidité bancaire.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

14. Oktober 2026 um 08:17

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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Justice : Riad Ben Fadhl reste en prison

14. Oktober 2026 um 08:00

Riad Ben Fadhl reste en prison. La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, lundi 12 octobre 2026, la demande de libération du coordinateur général d’Al Qotb et de 18 co-prévenus. Tout en fixant la prochaine audience au 29 octobre.

Riad Ben Fadhl et les autres accusés sont poursuivis pour blanchiment d’argent et corruption financière liés à l’acquisition de biens confisqués après la révolution. Le représentant du chargé général du contentieux de l’État a maintenu l’ensemble de ses demandes.

A cet égard, notons que l’homme d’affaires a été arrêté le 14 novembre 2023 à l’aéroport de Tunis-Carthage. Il avait vu sa précédente condamnation à quatre ans et demi de prison pour infractions douanières annulée en appel le 22 avril 2025; et ce, après régularisation financière. Sa détention provisoire se poursuit néanmoins dans ce second volet.

Alors que la défense soutient que les biens ont été acquis via des adjudications légales, aucun jugement sur le fond n’a encore été rendu. Près de trois ans après son arrestation, la justice retient toujours l’ancien responsable politique sous les verrous.

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Empfangen — 13. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Alia Al Shamlan nommée directrice générale de Tunis Bay

13. Oktober 2026 um 17:29

Tunis Bay, le mégaprojet immobilier parrainé par GFH Bank, a annoncé la nomination de la Bahreïnienne Alia Al Shamlan au poste de directrice générale. Cette désignation vise à accélérer le développement du projet et à renforcer son positionnement en tant que destination intégrée dédiée à l’habitat, aux affaires, à l’hôtellerie et aux loisirs.

Ce n’est pas une novice dans le domaine. En effet, forte de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, l’investissement et les transactions immobilières, Alia Al Shamlan a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de GFH. Elle aura notamment pour mission de consolider les partenariats, d’attirer de grandes enseignes hôtelières de luxe et de développer la marina ainsi que les composantes résidentielles en bord de mer.

Selon Hisham Alrayes, directeur général et membre du conseil d’administration de GFH Bank, cette nomination doit permettre de faire avancer les plans de croissance du projet et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des acteurs du tourisme.

Pour sa part, Alia Al Shamlan entend privilégier la concrétisation des opportunités d’investissement, le développement de partenariats stratégiques et le renforcement de l’offre hôtelière, commerciale et résidentielle en Tunisie. L’objectif est de faire de Tunis Bay une destination distinctive, capable de contribuer durablement au dynamisme économique et touristique de la Tunisie.

On lui souhaite bon vent !

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Mauritanie : le gaz et les minerais portent la croissance

13. Oktober 2026 um 11:58

La Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) prévoient entre 4,6 % et 4,7 % de croissance économique en Mauritanie en 2026. Des projections que soutiennent principalement le développement de la production gazière et les performances des secteurs miniers. C’est ce que les médias du pays rapportent.

Ces perspectives sont entre autres liées à l’entrée en production du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. Lequel devrait contribuer à l’augmentation des exportations et des recettes en devises du pays.

Et ce n’est pas tout, car les secteurs du fer et de l’or eux aussi pourraient soutenir cette dynamique économique. Et ce, malgré la persistance des pressions inflationnistes et les défis structurels liés à la diversification de l’économie mauritanienne, relève le site Cridem.

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Tunisie – Politique : que se passe-t-il dans la maison « PDL » ?

13. Oktober 2026 um 10:40

Congrès suspendu, querelles de leadership, rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa… Inutile de dire que le Parti destourien libre (PDL) traverse une séquence particulièrement agitée, qui interroge voire soulève des questions sur sa cohésion interne et son avenir politique.

Le Parti destourien libre (PDL), naguère considéré comme ayant une assise politique solide, est confronté aujourd’hui à des turbulences qui mettent à l’épreuve son unité et son organisation. En effet, en l’espace de quelques jours, le parti s’est retrouvé au centre de plusieurs controverses : la suspension de son congrès national, les divergences autour d’un nouveau mandat pour sa présidente, Abir Moussi, et, plus récemment, la rupture publique entre cette dernière et l’avocat Karim Krifa – qui fait tâche d’huile.

Il s’agit là d’événements à même de donner à la crise une dimension dépassant les simples désaccords organisationnels. Derrière ces épisodes se dessine une interrogation fondamentale : est-ce que le PDL parviendra à préserver sa cohésion alors que son fonctionnement et sa direction sont de plus en plus contestés sur plusieurs fronts ? Rien n’est moins sûr.

Un congrès stoppé en pleine tourmente

Premier épisode marquant : le congrès national du PDL, baptisé « Congrès de la fidélité » et programmé les 3 et 4 octobre 2026, a été suspendu par une décision de la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis, le 2 octobre. Cette décision est intervenue alors que le parti s’apprêtait à renouveler ses instances dirigeantes et qu’Abir Moussi entendait briguer un nouveau mandat à sa tête. La procédure judiciaire, engagée dans un contexte de divergences internes sur les conditions d’organisation du congrès, a ainsi interrompu net un rendez-vous politique important pour l’avenir de la formation.

L’affaire révèle surtout que les désaccords au sein du PDL ont dépassé le cadre des discussions internes pour se déplacer sur le terrain judiciaire. Le renouvellement de la direction, qui devait permettre de clarifier les rapports de force, reste donc en suspens. Et pour combien de temps ? Personne n’est en mesure de répondre à cette question. Excepté peut-être les responsables au sein du parti destourien.

La candidature d’Abir Moussi au cœur des divergences

La question du leadership constitue l’un des principaux points de friction. En juillet dernier, rappelle-t-on, l’ancien député et cadre du parti, Majdi Boudhina, avait publiquement appelé Abir Moussi à renoncer à briguer un nouveau mandat, invoquant la nécessité de renouveler les responsables et de respecter le principe d’alternance.

Cette prise de position a mis en lumière un débat sur l’interprétation des statuts du PDL et sur la durée des mandats de sa présidence. Encore eux, les statuts du parti. En tout cas, le parti défend, pour sa part, la légitimité d’une nouvelle candidature de sa présidente. Selon son interprétation des dispositions statutaires, le décompte des mandats concernés commence avec le premier congrès électif, organisé en 2021. Cette lecture est contestée par ceux qui estiment qu’un nouveau mandat – qu’ils qualifient de “trop“ – soulèverait un problème de cohérence avec le principe de limitation des mandats.

Au-delà de la question statutaire, le débat oppose deux préoccupations/tendances : préserver la continuité autour d’une figure centrale de l’opposition et préparer le renouvellement des structures dirigeantes.

Majdi Boudhina : le débat sur le renouvellement s’invite sur la place publique

Hélas, la démarche de Majdi Boudhina a révélé les difficultés rencontrées par les voix discordantes au sein du parti. Après avoir défendu publiquement la nécessité d’un renouvellement du leadership, l’ancien député a annoncé son retrait du PDL, dans un climat marqué par de vives réactions de certains partisans d’Abir Moussi. Et son départ donne une illustration concrète des tensions suscitées par le débat sur l’avenir de la formation politique. Il pose aussi la question de la place accordée à la contestation interne et de la capacité du parti à gérer les divergences sans provoquer de nouvelles ruptures. « C’est le cas de tous les partis gouvernés de façon autoritaire », atteste un ancien cadre du PDL qui, ayant constaté les germes de cette dérive, avait fini par quitter le navire.

Ceci étant, cet épisode ne suffit pas à établir l’existence d’« une opposition organisée ou majoritaire à Abir Moussi, mais témoigne néanmoins d’un désaccord public sur la manière de préparer l’avenir du PDL ».

Abir Moussi et Karim Krifa : une rupture qui ajoute à la crise

Sauf que cela commence à faire beaucoup, surtout avec le dernier épisode en date concernant Karim Krifa, avocat et membre du PDL. En effet, le 9 octobre, Abir Moussi lui a demandé de « se retirer » de son comité de défense et de cesser d’intervenir dans les dossiers judiciaires et les procédures engagées en son nom, en Tunisie comme à l’étranger.

Depuis son lieu de détention, la présidente du parti lui a reproché une conduite qu’elle estime contraire à ses intérêts et à ses droits. Elle a également demandé le retrait de son nom et de sa photographie des documents et supports liés au comité de défense.

Comme l’on pouvait s’y attendre, l’intéressé, en l’occurrence Karim Krifa, le temps sans doute de la réflexion, a réagi trois jours après, le 12 octobre en indiquant qu’il ne souhaitait pas entrer dans un échange d’accusations, tout en se réservant la possibilité d’engager des procédures judiciaires contre les personnes qu’il estimerait responsables de la diffusion d’allégations à son encontre.

Cette confrontation publique entre deux personnalités longtemps associées au PDL ajoute une nouvelle dimension aux tensions actuelles. Elle concerne désormais non seulement l’organisation et la direction du parti, mais aussi les relations entre ses responsables et les modalités de défense de sa présidente.

À ce stade, les accusations formulées par les protagonistes doivent être considérées comme leurs propres déclarations et non comme des faits judiciairement établis. Certains ne manquent pas de dire que la maison « PDL » a entamé un dangereux processus de décomposition.

Un parti confronté à la question de son avenir

Ainsi, on remarquera que ces différents épisodes ont un point commun : ils interviennent dans un contexte où Abir Moussi, détenue depuis trois ans (octobre 2023), demeure la figure centrale du PDL. Son rôle politique et symbolique constitue un facteur de rassemblement pour ses soutiens. Mais sa détention pose également des questions pratiques sur le fonctionnement du parti, la prise de décision et la préparation de son avenir.

Alors trois questions existentielles demeurent : comment maintenir une organisation politique opérationnelle dans ces circonstances ? Comment arbitrer les différends statutaires ? Et comment préserver l’unité lorsque des divergences sur la direction débouchent sur des départs, des procédures judiciaires et des ruptures publiques ? Si ces interrogations ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une implosion du PDL, elles montrent toutefois que la formation traverse une période délicate, durant laquelle sa capacité à gérer ses désaccords sera déterminante.

Une crise de personnes, de règles ou de stratégie ?

Réduire la situation à une querelle entre individus semble sans doute insuffisant. Les événements récents font apparaître plusieurs niveaux de tension : une divergence sur l’interprétation des statuts, un débat sur la limitation des mandats, une procédure ayant empêché la tenue du congrès et une rupture entre Abir Moussi et Karim Krifa.

À ces questions organisationnelles s’ajoute un enjeu politique plus large : la capacité du PDL à maintenir sa visibilité et son influence tout en assurant la continuité de ses activités.

La suspension du congrès laisse la question de la direction sans règlement par cette voie élective. Les départs et les désaccords publics fragilisent l’image d’unité du parti, tandis que la rupture avec Karim Krifa ouvre un nouveau front de confrontation, comme le soulignent certains analystes politiques de la place.

La véritable question est désormais de savoir si le PDL pourra transformer cette séquence de tensions en une occasion de clarification interne, ou si les divergences continueront à s’accumuler au détriment de sa cohésion et de sa capacité d’action.

Une chose est certaine : la maison « PDL » traverse une zone de turbulences. Reste à savoir si ses responsables parviendront à renouer le dialogue, à clarifier les règles de fonctionnement et à définir une perspective commune pour la suite.

Synthèse réalisée à l’aide de l’IA.

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Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées

13. Oktober 2026 um 08:50

La Tunisie s’apprête à réaliser une performance remarquable sur la scène oléicole internationale. Avec une production estimée à 450 000 tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, le pays devrait occuper la deuxième place mondiale, derrière l’Espagne, confirmant ainsi son statut d’acteur majeur du marché international. Cette progression témoigne de la vitalité de la filière oléicole tunisienne, portée par un savoir-faire ancestral, des conditions naturelles favorables et une qualité reconnue sur de nombreux marchés étrangers. Véritable pilier de l’agriculture nationale, l’huile d’olive constitue également une source essentielle de recettes en devises pour l’économie du pays.

Les performances à l’exportation illustrent cette dynamique. Entre novembre 2025 et fin juillet 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 368 000 tonnes, générant des recettes estimées à 4,61 milliards de dinars, en hausse de 44,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’Union européenne demeure l’un des principaux débouchés de l’huile d’olive tunisienne, aux côtés d’autres marchés internationaux. Toutefois, un défi majeur persiste : la prédominance des exportations en vrac, qui limite la valorisation du produit et réduit les possibilités de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché mondial.

Dans ce contexte, cette deuxième place mondiale représente bien plus qu’une performance de production. Elle constitue une occasion stratégique pour la Tunisie de renforcer ses marques à l’international, de développer le conditionnement local et de promouvoir davantage son huile d’olive sous sa propre identité.

L’enjeu est désormais de transformer cette réussite quantitative en un levier durable de création de valeur, afin que le rayonnement de l’huile d’olive tunisienne se traduise par des retombées économiques accrues pour les producteurs, les exportateurs et l’ensemble de la filière nationale.

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Empfangen — 12. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Natation : Ahmed Hafnaoui rafle trois titres à l’Open des Alpes

12. Oktober 2026 um 17:54

Le Tunisien Ahmed Hafnaoui a remporté trois médailles d’or, sur 400, 800 et 1 500 mètres nage libre, lors de l’Open des Alpes, en France. Il y a aussi réalisé le minima B pour les Championnats du monde en petit bassin sur 800 mètres, sans que cela vaille qualification automatique.

Sur le bassin de 25 mètres, le champion olympique a signé 3 min 43 s 09 sur 400 mètres, puis 7 min 48 s 69 sur 800 mètres, chrono qui lui ouvre la voie du minima B. Il a surtout dominé le 1 500 mètres en 15 min 03 s 12, avec environ vingt secondes d’avance sur ses concurrents.

Ces résultats sont encourageants pour un nageur très attendu depuis ses exploits passés : titre olympique sur 400 mètres aux Jeux de Tokyo en 2021, puis deux titres mondiaux sur 800 et 1 500 mètres à Fukuoka en 2023. Ils ne suffisent toutefois pas à préjuger de la suite de sa saison.

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Le CMF lance sa première revue pour décrypter le marché financier tunisien

12. Oktober 2026 um 17:26

Le Conseil du Marché Financier (CMF) lance la première édition de sa revue, une publication semestrielle qui ambitionne de renforcer la transparence, de consolider l’information financière et d’apporter un éclairage analytique sur les évolutions du marché tunisien. Au programme : des indicateurs chiffrés arrêtés au 30 juin 2026, cinq études thématiques et un bilan de l’activité institutionnelle du régulateur.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) enrichit le paysage de l’information financière en Tunisie avec le lancement de la première édition de sa revue. Présentée par Hatem Smiri, président du Collège du Conseil du Marché Financier Délégué, cette nouvelle publication entend mettre à la disposition des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché et des observateurs une lecture structurée de l’activité financière, combinant données statistiques, analyses thématiques et actualités réglementaires.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la complexification des instruments financiers, l’évolution des risques et le renouvellement des attentes des investisseurs. Pour le régulateur, l’enjeu ne se limite plus à la surveillance et au contrôle des opérations. Il consiste également à contribuer à la production et à la diffusion d’une information fiable, accessible et pertinente, susceptible d’éclairer les décisions des acteurs du marché et d’alimenter la réflexion sur le développement de la place financière tunisienne.

Dans son avant-propos, Hatem Smiri souligne ainsi la nécessité de rapprocher la rigueur de l’analyse scientifique des réalités de la pratique réglementaire. La revue se veut un espace de réflexion sur les problématiques structurelles du marché financier, tout en assurant un suivi factuel des évolutions réglementaires et institutionnelles.

Une photographie chiffrée du marché au premier semestre 2026

La première partie de la publication, consacrée aux « Indicateurs du marché financier », rassemble les principales données statistiques arrêtées au 30 juin 2026. Elle propose notamment un suivi des indices TUNINDEX et TUNINDEX20, une analyse de la performance boursière et de sa répartition sectorielle, ainsi qu’un examen de la capitalisation boursière et des volumes de transactions.

D’autres indicateurs complètent ce panorama, notamment la participation étrangère, la liquidité et la volatilité du marché. La revue s’intéresse également au marché primaire des actions, au marché obligataire, à la structure des comptes-titres et à l’activité des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Chaque rubrique associe tableaux statistiques, représentations graphiques et commentaires analytiques. L’objectif est de dépasser la simple présentation des chiffres pour en faciliter la lecture et permettre aux différents intervenants d’appréhender les tendances qui caractérisent le marché financier tunisien.

Cette approche vise à fournir une base d’information consolidée aux investisseurs et aux professionnels, tout en contribuant à une meilleure compréhension du fonctionnement et des évolutions de la place financière.

Cinq études sur les enjeux structurels et réglementaires

Au-delà des statistiques, la revue accorde une place importante à l’analyse des transformations du marché. Sa deuxième partie, intitulée « Études et Analyses », réunit cinq contributions élaborées par les cadres du CMF autour de problématiques financières et réglementaires d’actualité.

Le marché des obligations privées en Tunisie figure parmi les thèmes retenus, dans un contexte où la diversification des sources de financement constitue un enjeu pour les entreprises et pour le développement du marché des capitaux. La revue aborde également le crowdfunding en investissement, un mécanisme qui s’inscrit dans la réflexion sur l’élargissement des modes de financement.

La publication traite par ailleurs du reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) des sociétés faisant appel public à l’épargne. Cette thématique renvoie à la place croissante des informations extra-financières dans l’évaluation des entreprises et à l’évolution des exigences de transparence à l’égard des investisseurs.

Deux autres contributions sont consacrées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elles portent, d’une part, sur l’approche fondée sur les risques et, d’autre part, sur la mise en œuvre de ces exigences par les entités assujetties au contrôle du CMF.

À travers ces cinq études, le régulateur entend apporter un éclairage sur des questions qui touchent aussi bien au financement de l’économie qu’à la conformité réglementaire, à la gouvernance et à la protection de l’intégrité du marché. Les analyses sont réalisées par ses équipes internes, dont l’expertise est mobilisée pour rapprocher les problématiques théoriques des réalités opérationnelles.

La transparence et la culture financière au cœur de la démarche

La troisième partie de la revue est consacrée aux « Actualités du Conseil du Marché Financier ». Elle retrace les principaux événements organisés par le Conseil au cours du semestre, ainsi que sa participation à des rencontres et à des instances internationales.

Cette rubrique complète les données de marché et les études thématiques par un suivi de l’action institutionnelle du régulateur. L’ensemble repose ainsi sur une architecture en trois volets : mesurer l’activité du marché, analyser ses enjeux et rendre compte des initiatives du CMF.

Pour Hatem Smiri, cette démarche s’inscrit dans une ambition plus large de consolidation de la transparence, de l’intégrité et du développement du marché financier tunisien. La diffusion d’une information objective et accessible doit également contribuer à élargir la culture financière auprès des investisseurs, des chercheurs, des praticiens et, plus généralement, de toutes les personnes intéressées par le fonctionnement du marché.

La réalisation de cette première édition a bénéficié de la contribution des cadres du CMF, ainsi que de la collaboration de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) et de Tunisie Clearing, dont les données et l’appui ont participé à l’élaboration de la publication.

Un nouveau rendez-vous pour la place financière tunisienne

Avec cette première édition, le CMF entend installer une publication appelée à s’inscrire dans la durée. Le défi sera de maintenir la régularité de ce rendez-vous, la qualité des analyses et l’actualité des informations proposées, afin d’en faire un outil de référence pour les professionnels du marché, les investisseurs et la communauté académique.

Au-delà de sa fonction documentaire, cette revue traduit une conception élargie du rôle du régulateur : à la mission de contrôle s’ajoute celle de contribuer à la connaissance du marché, à la diffusion des bonnes pratiques et à l’approfondissement du débat sur son développement.

En réunissant statistiques, analyses spécialisées et informations institutionnelles dans un même support, le CMF pose ainsi les bases d’un dispositif de suivi et de réflexion destiné à accompagner les évolutions du marché financier tunisien et à mieux faire connaître sa contribution au financement de l’économie nationale.

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Nobel d’économie 2026 : Robert Hall et Michael Woodford sacrés pour avoir repensé la stabilisation des économies

12. Oktober 2026 um 11:39

Les Américains Robert E. Hall (Stanford) et Michael Woodford (Columbia) ont reçu le prix Nobel d’économie 2026, annoncé lundi 12 octobre à Stockholm, « pour les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ». Cette annonce ainsi clôt la série des Nobel 2026.

Leurs travaux ont montré qu’on pouvait modéliser l’économie à partir du comportement des ménages et des entreprises, dont les décisions cumulées font l’économie, plutôt que de s’appuyer sur des corrélations entre grandes variables comme l’inflation, la production ou la consommation. « Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a expliqué le jury.

Pour John Hassler, président du comité, ces travaux offrent « un fondement théorique solide » aux modèles utilisés aujourd’hui par les banques centrales et les gouvernements. Ils permettent, selon lui, de mieux faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains de consommation des ménages.

Le prix, dont le nom exact est « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », récompense à la fois l’importance scientifique des travaux et leur influence sur les politiques publiques. D’où un délai de 20 à 25 ans entre la publication des recherches et leur couronnement.

L’an dernier, le Nobel avait distingué le Français Philippe Aghion, le Canadien Peter Howitt et l’Américano-Israélien Joel Mokyr pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance, rappelle-t-on.

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Hydrocarbures: vers près de 9,9 Mrds de dinars de subventions

12. Oktober 2026 um 11:04

Les subventions aux hydrocarbures, budgétisées à 5 milliards de dinars dans la loi de finances 2026, pourraient grimper à 9,8 milliards si le baril reste autour de 100 dollars jusqu’à fin 2026, avertit l’analyste financier Moez Hadidane. L’État devrait dans ces conditions trouver au moins 4 milliards de dinars supplémentaires.

Invité chez nos confrères d’Express FM, il recommande de construire le budget 2027 sur une hypothèse prudente, par conséquent, avec un baril entre 90 et 100 dollars, plutôt qu’entre 75 et 80 dollars. Et ce, eu égard aux subventions affectées aux hydrocarbures.

Il a par ailleurs rappelé que les dépenses de l’État au premier semestre restent généralement inférieures à 50 % des crédits programmés, car une grande partie des charges, particulièrement les subventions, est reportée en fin d’année. L’exécution budgétaire s’accélère ensuite au second semestre, avec le règlement des arriérés de subventions et d’autres dépenses liées aux entreprises publiques, comme l’Office national des céréales et la STEG.

Maintenant reste à savoir s’il sera entendu.

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Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes

11. Oktober 2026 um 20:10

L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.

Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires  est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.

L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.

Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.

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Le CNRD se penche sur les grandes lignes du PLF 2027

11. Oktober 2026 um 10:23

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a examiné, lors d’une séance de travail, le 8 courant, les principales questions économiques et financières liées au projet de loi de finances 2027.

La commission a convenu de tenir des séances quotidiennes afin d’approfondir l’examen des dispositions du projet de loi et d’élaborer des propositions et amendements répondant aux priorités nationales et aux moyens disponibles, lit-on dans un communiqué du CNRD.

Il est ainsi prévu de consacrer les travaux de la commission à l’examen du rapport transmis par le ministère des Finances sur l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, mais aussi aux hypothèses et grandes orientations du projet de loi de finances 2027. Ses membres ont discuté des hypothèses relatives à la croissance économique, aux prix du pétrole et de l’énergie, et au taux de change, ainsi que de leurs répercussions sur les équilibres financiers de l’État.

Ils ont également évoqué les besoins de financement, le déficit budgétaire, l’endettement public et les défis liés à la capacité de l’État à honorer ses engagements et à mobiliser les ressources nécessaires à l’investissement.

Dans ce contexte, ils ont souligné l’importance d’évaluer l’exécution des budgets précédents et de suivre l’avancement des projets publics afin de garantir une gestion efficiente des deniers publics et d’identifier les difficultés entravant leur réalisation.

La commission a aussi abordé les questions de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de l’exploitation des ressources, rappelant l’importance de la valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et renforcer l’investissement public.

Ils ont en outre mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les travaux de la commission, de renforcer la coordination avec les autres commissions et d’impliquer l’ensemble des parties prenantes afin de formuler des propositions concrètes et réalistes permettant d’améliorer la gestion des deniers publics et d’ancrer les principes de transparence au service d’un développement régional équitable.

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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ?

11. Oktober 2026 um 10:11

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé à la Kasbah, samedi 10 octobre 2026, un conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux entreprises communautaires. À l’ordre du jour : améliorer leur gouvernance, simplifier les procédures de création et renforcer l’encadrement et l’accompagnement.

Pour la cheffe du gouvernement, ce modèle est un choix économique national…, dont l’objectif est d’instaurer « un développement fondé sur l’initiative collective, l’emploi, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ». Elle y voit un moyen de valoriser les ressources locales et régionales à travers des projets durables, productifs et compétitifs, en particulier pour les jeunes. D’ailleurs, ce modèle appliqué dans plusieurs pays développés a fait ses preuves, dira Mme Zaâfrani.

Présents lors dudit CMR, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État chargée des Entreprises communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur la gouvernance de ces structures. Les participants ont passé en revue les difficultés procédurales rencontrées et des pistes de simplification.

De ce point de vue, le conseil a fait les recommandations suivantes :

– orienter les entreprises communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, à forte valeur ajoutée, en phase avec le Plan de développement 2026-2030 ;

– mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement, du lancement à l’exploitation des projets ;

– adapter les formations aux besoins techniques des entreprises et instaurer des mécanismes d’évaluation de l’impact de cet accompagnement ;

– mieux faire connaître ce modèle et sa contribution à la justice sociale.

Quid des résultats… ?

Ceci étant, le communiqué de la présidence du gouvernement ne donne aucun chiffre : ni nombre d’entreprises effectivement créées, ni emplois générés, ni richesse produite. Il évoque seulement des « expériences réussies » sans les détailler.

Plusieurs recommandations du conseil laissent aussi penser que le dispositif peine à produire les effets promis. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de simplifier davantage les procédures qui freinent la création de ces entreprises. Il est impératif de leur chercher des secteurs porteurs, comprendre par-là qu’elles n’y sont pas encore. Il faut mettre en place des mécanismes pour mesurer l’impact de l’accompagnement, ce qui signifie que cet impact n’est pas mesuré aujourd’hui. Enfin, la nécessité de « mieux faire connaître » le modèle laisse entendre que les porteurs de projets n’en sont pas encore massivement saisis.

La référence à des pays développés où ce modèle aurait fait ses preuves n’est pas davantage étayée : aucun exemple ni comparaison n’est avancé. Or la question que se posent les observateurs reste simple : ces entreprises créent-elles suffisamment d’emplois durables et de valeur ajoutée pour justifier l’importance que leur accorde l’État ? Tant que le gouvernement ne publiera pas un bilan chiffré, la promesse d’une « répartition plus équitable des richesses » risque de rester un slogan, faute de richesse créée à répartir.

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