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Heute — 27. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

La BAD recommande à la Tunisie de diversifier ses partenaires financiers

Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a fait ressortir le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2026 (PEA 2026).

Présenté mardi 26 mai à Brazzaville, en République du Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026, le rapport a rappelé des principaux risques auxquels la Tunisie fait face.

Il s’agit notamment de la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.

Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.

Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.

Et d’ajouter que la mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs).

Il a préconisé également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.

Et de conclure que trois priorités sont à adopter, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.

Le tourisme et les exportations industrielles au rendez-vous

Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.

La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.

Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026, a fait ressortir le rapport.

La même source a rappelé le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.

Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.

L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.

Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques. Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.

Le PEA est le rapport annuel phare du Groupe de la BAD. Il examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé, pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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En Afrique du Nord, la croissance ralentira à 4% en 2026 (Rapport)

La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).

Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.

Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.

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Industrie en Afrique : la Tunisie dans le top 5 manufacturier

La Tunisie a figuré dans le top cinq des principaux pays africains manufacturiers en occupant le quatrième rang de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IAA), dans sa deuxième édition publiée, lundi, par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à l’occasion de ses Assemblées annuelles qui se tiennent du 25 au 29 mai 2026, à Brazzaville, en République du Congo.

Selon ce rapport, le Maroc occupe le premier rang, tandis que l’Egypte occupe la troisième place, suivi de la Tunisie et de l’île de Maurice successivement aux quatrième et cinquième places.

L’Afrique du Sud est le seul pays subsaharien à rivaliser avec les pays d’Afrique du Nord, en occupant la deuxième place, a fait ressortir le même rapport.

L’IIA 2025 a fait ressortir que quelque 41 des 54 pays africains ont amélioré leurs scores en matière d’industrialisation et que 26 des 54 pays se situent au-dessus de la moyenne calculée pour l’ensemble du continent. La plupart des pays de la région du Nord de l’Afrique figurent parmi les pays les mieux classés (avec un score supérieur à la moyenne africaine), à l’exception de la Libye et de la Mauritanie.

En effet, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est accusent encore un retard par rapport à l’Afrique du Nord et à l’Afrique australe, où se trouvent les principaux pôles industriels du continent, à savoir l’Afrique du Sud, l’Égypte et les pays du Maghreb.

D’après le rapport, l’industrialisation reste la voie la plus prometteuse pour permettre à l’Afrique de mener à bien sa transformation structurelle, de créer des emplois productifs à grande échelle, de diversifier ses exportations, de renforcer sa résilience économique et d’assurer sa prospérité à long terme.

Et d’ajouter que dans un environnement économique mondial en rapide évolution, marqué par un réalignement géopolitique, des bouleversements technologiques, une transition climatique ainsi qu’une restructuration des chaînes d’approvisionnement, l’urgence pour l’Afrique de s’industrialiser n’a jamais été aussi grande.

Malgré l’intérêt croissant des décideurs politiques et le regain d’intérêt pour la politique industrielle à l’échelle du continent, la transformation industrielle de l’Afrique reste incomplète, a fait remarquer la même source.

Bien que la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière ait augmenté régulièrement en termes absolus, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, le continent continue de représenter moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

La valeur ajoutée de l’industrie manufacturière par habitant de l’Afrique reste inférieure aux niveaux d’avant 2014, ce qui montre que la croissance industrielle ne s’est pas encore traduite par une transformation structurelle généralisé, selon le rapport.

Le défi de l’industrialisation de l’Afrique ne réside plus dans la conception de stratégies, mais dans leur mise en œuvre efficace à plus grande échelle. Le continent recèle des fondements démographiques, géographiques et institutionnels ainsi que des ressources nécessaires à l’industrialisation.

Toutefois, la réalisation de son potentiel dépendra d’une meilleure coordination des politiques, des institutions plus efficaces, d’une coopération régionale plus étroite et des investissements soutenus à long terme.

Le rapport a recommandé de favoriser la transition d’initiatives de production isolées à des écosystèmes industriels intégrés, ancrés dans des chaînes de valeur régionales, des plateformes industrielles stratégiques, des infrastructures de production et une compétitivité fondée sur l’innovation afin de parvenir à l’industrialisation en Afrique.

Cette transition exige une coordination plus forte des politiques, une intégration régionale plus poussée, une participation accrue du secteur privé et des investissements nettement plus importants dans les secteurs productifs, selon la même source.

Publié pour la première fois en novembre 2022, l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) vise à suivre les tendances de l’industrialisation à travers l’Afrique.

Cette deuxième édition de l’Indice 2025 de l’IIA fournit une évaluation exhaustive du développement industriel dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024.

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Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance

27. Mai 2026 um 11:08

En abordant les thèmes de la Transition énergétique, mais aussi la  manière d’accélérer le passage vers une économie bas-carbone , la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone. C’est le ton du  troisième panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis l’accent sur les défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie.  Le thème de ce panel : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce débat a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, a abordé la transition climatique sous l’angle du financement. Son message est clair : les besoins sont trop importants pour qu’une seule source de financement puisse suffire. La transformation énergétique, l’adaptation au changement climatique et la modernisation des infrastructures agricoles exigent des montages complexes, combinant crédit, garantie, assurance, subvention et accompagnement technique.

Elle insiste sur un point central : la transition ne sera possible que si les investisseurs, les banques et les bénéficiaires ont confiance dans les dispositifs proposés. Il ne suffit pas de créer des enveloppes financières ; il faut aussi construire une ingénierie capable de sécuriser les projets, de réduire les risques et de rendre les financements accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

Olfa Chammari voit dans la Caisse des dépôts et consignations (CDC) un acteur potentiel d’impulsion et de structuration. Pour elle, ce type d’institution peut jouer un rôle d’agrégateur, en aidant à mobiliser des ressources publiques et privées autour de projets à fort impact. L’enjeu n’est pas seulement de financer, mais de catalyser un écosystème.

Lire aussi : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

Elle a mis l’accent sur l’accompagnement technique. Beaucoup de projets échouent non par manque d’intention, mais parce qu’ils sont insuffisamment préparés ou mal structurés. La finance climatique doit donc aller de pair avec du conseil, de l’expertise et un suivi dans la durée. C’est cette combinaison qui permet de transformer une ambition environnementale en projet viable.

En somme, Olfa Chammari défend une vision très pragmatique de la transition : pour qu’elle fonctionne, il faut des outils financiers adaptés, des institutions solides et une architecture de confiance capable de relier les besoins du terrain.

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L’économie informelle en Tunisie : un manque à gagner de 25 milliards de dinars par an

27. Mai 2026 um 06:00

Entre 35 et 40 % du PIB tunisien, soit 60 à 70 milliards de dinars, échappent chaque année au radar fiscal. Le manque à gagner pour l’État est estimé à 25 milliards de dinars annuels. Derrière ce chiffre vertigineux, un système entretenu par une complicité, mais surtout la pression fiscale et l’absence d’intégration régionale.

Pour en savoir davantage, L’Economiste maghrébin a sondé un certain nombre d’économistes qui livrent un diagnostic sans complaisance du phénomène et des pistes de sortie concrètes.

Pour planter le décor, l’un de nos vis-vis  rappelle que l’économie informelle existe partout dans le monde, mais « son ampleur tunisienne tient moins à une fatalité culturelle qu’à un contexte économique hérité de longue date sur fond de choix politique assumé ». Et de poursuivre : « Sous Bourguiba comme sous Ben Ali, explique-t-il, le commerce parallèle (notamment transfrontalier avec la Libye et l’Algérie) était délibérément contenu et relativement épargné pour éviter toute explosion sociale ». Les opérateurs informels représentaient souvent un maillon dans la chaîne d’information, remontant des renseignements vers l’administration en échange d’une tranquillité tacitement garantie. « Un clientélisme diffus qui achetait la paix sociale à bon compte ».

 

Lire aussi : Le commerce parallèle : un fléau pour le secteur du prêt-à-porter en Tunisie

 

Un autre invité poursuit dans le même sens en soulignant que cette logique perdure. Pour illustrer ses dires, il cite le marché de Moncef Bey. Chaque dimanche, des files de voitures s’étirent sur quatre à cinq kilomètres. Sous forme de boutade, il déclare : « L’économie informelle tunisienne, qui a pignon sur rue, n’a, en réalité, rien de souterrain ».

De grands opérateurs, pas de petits débrouillards

Les invités de L’Economiste maghrébin poussent leur analyse et soulignent : « Il convient de ne pas se méprendre sur la nature des acteurs qui tiennent les leviers de commande. Derrière les petits revendeurs à la sauvette se dissimulent de grands opérateurs dotés d’une assise financière solide, de réseaux de distribution étendus et d’une parfaite connaissance des failles législatives. Ce sont eux les véritables bénéficiaires du système », affirment-ils.

« Certains acteurs du secteur formel recourent eux-mêmes au marché parallèle pour écouler une partie de leur production, tant la frontière entre les deux sphères est poreuse. Le secteur informel n’est pas le seul en cause. De nombreuses, qui figurent dans les tablettes de l’administration, ne déclarent pas la totalité de leurs revenus, pratiquent la double comptabilité ou règlent leurs transactions en espèces. L’évasion fiscale déborde largement du seul secteur clandestin ».

Les quatre moteurs qui alimentent le système

Une fiscalité confiscatoire. L’impôt sur les sociétés avoisine 25 à 30 %, auquel s’ajoutent des charges sociales proches de 40 % : verser cent dinars nets à un salarié en coûte entre cent vingt et cent quarante à l’employeur, détaillent nos économistes. Mais ce qui semble gêner nos interlocuteurs, ‘est la nouvelle loi sur l’embauche, parce que recruter devient une équation périlleuse en Tunisie. Mais ce n’est pas tant la pression fiscale qui dérange le plus. L’ennui est que «… ce que l’État prélève, il ne le restitue pas en services publics de qualité : routes dégradées, hôpitaux défaillants, école publique en déshérence. Le sentiment d’un impôt sans contrepartie nourrit puissamment chez certains le refus de se conformer », dénoncent nos invités.

 

Lire également : Relance, entre le poids de la dette et le choc de la fiscalité

 

Ensuite, une législation du travail inadaptée. L’obligation de recruter en contrat à durée indéterminée (CDI), y compris pour des activités saisonnières – qui sont du reste nombreuses -, condamne de nombreux petits entrepreneurs à basculer dans l’informel. Les politiques salariales uniformes aggravent le problème : une augmentation généralisée de 6 % appliquée sans discernement peut sonner le glas des plus petites structures, incapables de l’absorber, et les précipiter dans la clandestinité, expliquent les sondés de L’Economiste maghrébin.

Une fiscalité indirecte punitive. Les droits de douane sur les véhicules automobiles atteignent 300 à 400 % : un tel niveau engendre mécaniquement des trafics organisés. Il en va de même pour la TVA et les taxes frappant des produits de consommation courante – café, thé, lait entre autres – qui alimentent des flux transfrontaliers que nulle force de sécurité ne peut endiguer durablement.

Le différentiel de prix avec les voisins. Tant que le carburant algérien ou libyen reste deux fois moins cher qu’en Tunisie, le trafic à la frontière demeurera structurellement rentable. Chaque hausse du prix à la pompe décidée à Tunis élargit l’écart et stimule davantage la contrebande. « Le marché se venge toujours des distorsions tarifaires excessives, et il en va de même pour tous les produits soumis à une fiscalité sans commune mesure avec celle des pays voisins », résume l’un de nos interlocuteurs.

Le piège invisible de l’informalité

En pédagogues, les économistes sondés par L’Economiste maghrébin expliquent que l’opérateur informel lui-même paie un prix élevé pour sa clandestinité. Car, « exclu du circuit bancaire, il ne peut contracter aucun crédit ni présenter la moindre garantie. Il est par ailleurs exposé au racket d’une chaîne d’intermédiaires (agents municipaux, forces de l’ordre, responsables locaux) dont les exigences ne cessent de croître, au gré des changements d’interlocuteurs et des surenchères hiérarchiques. Or s’acquitter de l’impôt lui reviendrait souvent bien moins cher. Une fois en règle, il disposerait d’un accès au financement bancaire qui lui permettrait de développer son activité dans des conditions sans commune mesure avec sa situation actuelle ».

Cela étant, les analystes interrogés par L’Economiste maghrébin soulignent par ailleurs que l’économie informelle pose un problème d’équité jugé inacceptable. Selon eux, le cadre moyen qui s’acquitte scrupuleusement de ses impôts voit son enfant privé d’une bourse d’études au motif que ses revenus déclarés dépassent le plafond requis. Dans le même temps, le grand opérateur de l’informel, officiellement sans revenus mais réellement fortuné, bénéficie des mêmes aides sociales, emprunte les autoroutes financées par les contribuables et scolarise ses enfants dans des établissements publics sans jamais avoir contribué au système. Ce sont les pauvres qui financent les riches. Une telle iniquité mine le consentement à l’impôt de ceux qui s’y soumettent encore, regrettent-ils.

Sortir de l’impasse : progressivité, amnistie, confiance

Cependant, les économistes enquêtés récusent toute approche répressive : la contrainte est vouée à l’échec. La voie de sortie passe d’abord par des arrangements fiscaux, effaçant le passif sans condition, pour restaurer la confiance entre opérateurs et administration. Sans ce préalable, aucune régularisation volontaire ne pourra réussir, affirment-ils. La question ne peut être résolue que lorsque le secteur formel serait perçu plus attractif que l’informel.

Ils préconisent ensuite une intégration graduelle sur dix ans, par paliers progressifs : 5 % la première année, puis une montée en charge régulière jusqu’aux taux de droit commun, à l’image du plongeur qui remonte par paliers pour éviter les accidents de décompression. Ce dispositif permettrait de récupérer environ deux milliards de dinars supplémentaires par an… L’élargissement de l’assiette fiscale qui en résulterait permettrait simultanément de réduire la pression sur les contribuables déjà en règle. En abaissant les charges sociales, l’État perdrait en taux ce qu’il récupérerait en volume, grâce à la création d’emplois supplémentaires et à l’élargissement de la base taxable. Les entreprises, soulagées, pourraient augmenter les salaires nets de leurs employés et stimuler la consommation.

L’intégration maghrébine, levier inexploité

Plus de soixante ans après les indépendances, le Maghreb n’a réussi à instaurer ni zone de libre-échange, ni union douanière, et encore moins un marché commun ni convertibilité mutuelle des monnaies – pourtant réalisable entre pays au développement comparable. Un Tunisien se rendant au Maroc est contraint de convertir ses dinars en euros, puis ses euros en dirhams : une absurdité économique entre voisins. En clair, tant que les écarts de fiscalité et de prix entre pays frontaliers resteront aussi importants, les flux informels transfrontaliers continueront d’alimenter un marché parallèle qu’aucune politique répressive ne pourra durablement tarir. L’intégration par le bas, celle que pratiquent spontanément les populations des régions frontalières, a depuis longtemps devancé l’intégration par le haut que les États n’ont jamais su construire, faute de volonté politique.

 

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Les économistes interrogés s’inquiètent par ailleurs du fait que l’économie informelle a, pendant un temps, rendu un service paradoxal aux consommateurs tunisiens : en inondant le marché de produits bon marché en provenance de Chine, elle a contribué à stabiliser les prix dans certains secteurs. Mais cette modération a eu son revers : le pays a été submergé de produits de mauvaise qualité, au détriment des consommateurs comme des industriels locaux. Un bénéfice de court terme, donc, qui a masqué un appauvrissement de fond.

Pour finir, ils affirment, du haut de leur science, que l’économie informelle n’est pas une fatalité : elle est le symptôme d’un État qui taxe trop, administre mal et redistribue peu. Par conséquent, les leviers existent et qui se nomment « meilleure régulation fiscale, progressivité, allègement des charges, intégration régionale, notamment en matière d’harmonisation des taxes et droits de douance. Il faut une volonté politique pour les actionner, avant que le manque à gagner ne devienne une hémorragie irréversible ».

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Gestern — 26. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

26. Mai 2026 um 16:23

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

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La Tunisie réalisera une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027 (BAD)

La croissance du PIB de la Tunisie devrait atteindre 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui ont lieu du 25 au 29 courant.

Pour sa part, l’inflation devrait se situer à 5,7% en 2026 avant de décroître à 5,4 % en 2027, selon les prévisions de la BAD dans son rapport intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

A rappeler au passage que l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS). Durant les trois premiers mois de 2026, la Tunisie a réalisé une croissance de 2,6 % en glissement annuel, par rapport à la même période de 2025.

Ceci étant, il est à noter que le budget de l’Etat repose sur une série d’hypothèses, dont un taux de croissance à hauteur de 3,3%, durant toute l’année 2026, s’appuyant sur un prix du baril de pétrole à 63 dollars.

« Perspectives économiques en Afrique » (PEA), rapport annuel phare du Groupe de la Banque, examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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Zouhaier Sammoud : « La Tunisie brille par son attractivité intrinsèque »

26. Mai 2026 um 13:31

Dans un tourisme mondial en pleine mutation, la résilience de la Tunisie est mise à l’épreuve. Zouhaier Sammoud, consultant et formateur certifié AHLEI, livre son regard sur la saison estivale à venir, sa perception des stratégies de communication et ses recommandations pratiques. Au‑delà des chiffres, cet entretien décrypte les fragilités structurelles.

 

Cette saison estivale cache-t-elle des fragilités par rapport à d’autres destinations concurrentes ?

La Tunisie brille par son attractivité intrinsèque, mais trébuche sur son exécution face à des concurrents qui, eux, ont industrialisé leur résilience.

Comme nous l’évoquions, l’absence de cellule de crise permanente nous rend fragiles face aux chocs exogènes, notamment sur le volet géopolitique régional. Si un incident survient, le Maroc, la Turquie ou la Grèce activent une communication de crise en quelques heures. En Tunisie, le silence est souvent interprété par les marchés émetteurs comme une zone d’ombre, laissant la place aux annulations préventives. Ce phénomène ne fait qu’aggraver une fragilité stratégique et structurelle.

En effet, alors que des destinations concurrentes ont transformé leurs hubs aériens en « machines de guerre » ultraperformantes, la Tunisie souffre de biais d’accessibilité persistants, notamment en termes de desserte aérienne, maritime et terrestre. L’absence d’une stratégie « Open Sky » totalement libérée, aussi bien le MUTAA ou Open Sky africain que l’accord UE-Tunisie (paraphé techniquement en décembre 2017, non ratifié à ce jour), limite notre réactivité face à l’agilité « low-cost » chez nos voisins. Nous nous sommes condamnés à une « guerre des restes » : nous récupérons ce que les autres destinations, arrivées à saturation, ne peuvent plus absorber.

La véritable fragilité de cette saison ne réside pas uniquement dans l’accessibilité, mais dans l’érosion de notre capacité de réponse à la demande. La fermeture prolongée de près de 30 % des unités hôtelières ne représente pas seulement un manque à gagner, elle traduit une sortie de route pour une part significative de notre parc d’hébergement touristique. Pendant que la Tunisie gère une économie de la survie, l’Égypte et le Maroc sont passés à une économie de conquête.

Le Maroc a su attirer des investissements étrangers majeurs pour diversifier son offre (Taghazout, par exemple), misant sur la montée en gamme et la durabilité pour augmenter sa capacité d’hébergement.

L’Égypte, malgré les vents géopolitiques contraires, continue de bâtir des villes entières (New Alamein, extension de la mer Rouge) avec une force de frappe financière qui écrase la concurrence balnéaire classique.

Le contraste est saisissant : là où nous comptabilisons des pertes, nos voisins valident des plans d’expansion massifs.

Est-ce fondamental d’améliorer notre stratégie marketing et de communication ?

Investir en marketing et en communication est une solution de facilité. Il est plus simple de signer un chèque pour une agence de publicité que de réformer une culture ou de changer des habitudes destructrices. Nous constatons malencontreusement des facettes cachées : dépenser des millions en publicité tout en réduisant la qualité du produit, faire du greenwashing massif alors que le modèle économique même repose sur l’épuisement des ressources, prôner des valeurs de vertu publiquement tout en ayant une éthique discutable…

Dans certains médias, nous nous obstinons à sacrifier la crédibilité pour attirer de l’audience. Alors que la Tunisie dépense des fortunes en marketing pour attirer les visiteurs et les partenaires, on les fait fuir en cédant au sensationnalisme, au « clic » facile ou à la polémique stérile. C’est l’automutilation de la confiance.

Faire une campagne onéreuse sans arrêter de s’automutiler, c’est comme mettre un pansement de luxe sur une plaie que l’on continue de gratter. C’est non seulement inutile, mais cela accélère la perte de crédibilité.

En effet, dans nos médias, pas tous, nous nous affligeons de l’autoflagellation qui dessert notre image auprès des pays émetteurs. À cet égard, j’aimerais apporter des éclaircissements autour de la polémique éternelle : pourquoi les prix des hôtels sont plus chers pour les Tunisiens que pour les autres ?

Je tiens solennellement à préciser qu’il ne s’agit nullement de ségrégation par nationalités. Le socle de notre métier, tel qu’il est inculqué dès la formation initiale, repose sur une neutralité sacrée. Je peux affirmer que tout acteur économique exclut tout jugement de valeur ; sa mission consiste à offrir une hospitalité universelle où seul compte l’accueil de l’autre, sans distinction aucune, et évidemment à assurer une pérennité financière.

Concrètement, la structure des prix en hôtellerie n’est pas aléatoire, elle répond à une ingénierie commerciale stricte où le tarif est inversement proportionnel à l’engagement et au risque pris par le partenaire. Nous distinguons, en gros, trois niveaux de pricing :

le tarif B2C (direct) – le prix de détail : c’est le niveau le plus élevé de la pyramide. Ici, l’hôtel vend directement au client final. Ce tarif « public » sert de référence et ne doit jamais sous-coter les partenaires, sous peine de briser l’écosystème de distribution.

Le contrat B2B (agences de voyages) – la vente à terme : le prix est ici plus abordable pour permettre à l’agence de réaliser sa marge. Il s’agit d’un contrat « à terme » ou sur demande. L’agence ne paie que ce qu’elle consomme réellement. La déontologie impose que le prix final proposé par l’agence reste compétitif par rapport au prix direct de l’hôtel, garantissant ainsi la viabilité du revendeur.

Le contrat grossiste (tour-opérateurs) – l’engagement et le financement : c’est le tarif le plus bas, justifié par une prise de risque maximale de la part du TO. À l’instar des marchés de matières premières, le TO achète « sur pied » et en volume. Il s’engage sur un inventaire de chambres (allotement) sur une longue période et garantit un taux de remplissage. Contrairement à l’agence, le TO injecte de la trésorerie. Ce préfinancement est vital pour l’hôtelier, justifiant ainsi une décote majeure. Ce prix « plancher » est indispensable pour que le TO puisse redistribuer le produit à son propre réseau d’agences tout en préservant les marges de chaque intermédiaire. De toute façon, aucun pays au monde ne peut se dissocier de la dépendance aux TO. Par contre, nous pouvons diminuer leur pression.

Vous trouverez la suite dans le numéro de l’Economiste Maghrébin n 945 du 20 mai au 3 juin. 

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Tunis : la viande d’agneau à 46,500 DT/kg dans plusieurs points de vente

26. Mai 2026 um 12:20

La Société des viandes a annoncé la mise en vente de la viande d’agneau local à un prix fixé à 46,500 dinars. Et ce, mardi 26 mai 2026, dans plusieurs points de distribution répartis dans la capitale.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’approvisionnement du marché en viande rouge à des prix encadrés, afin de répondre à la demande des consommateurs.

Les points de vente concernés sont les suivants :

  • Viandes Market, El Wardia;
  • Abattoir El Khir, Hay Ibn Sina;
  • Viandes Market, avenue de la Liberté, en face de la mosquée El Fath;
  • Viandes Market, Marché central.

La Société des viandes précise que ces points de vente assureront la disponibilité de la viande d’agneau local durant la journée, dans la limite des stocks disponibles.

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Le ministère de l’Emploi et la CTFCI s’accordent sur une formation adaptée au marché

26. Mai 2026 um 10:43

Un partenariat visant à améliorer l’employabilité des jeunes et à arrimer la formation professionnelle aux besoins réels des entreprises, notamment dans les secteurs de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle. C’est l’objet d’un accord conclu, lundi 25 mai 2026, entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Il a été paraphé par Riadh Chaoued et Khalil Chaïbi, respectivement ministre de l’Emploi et président de la CTFCI.

Ledit accord stipule la création immédiate d’un « comité de pilotage » dont la mission est d’élaborer un plan d’action annuel et de suivre la mise en œuvre de la convention sur le terrain.

Il s’articule autour de deux axes essentiels. A savoir la modernisation du système de formation professionnelle au sein des entreprises et l’identification des besoins en compétences. En particulier, il met l’accent sur « la reconversion professionnelle dans les secteurs porteurs tels que la transformation numérique et l’intelligence artificielle ». Il s’agit également, dans cette perspective, de soutenir « la mobilité internationale et la valorisation des diplômes tunisiens à l’étranger ».

En outre, l’accord, par l’entremise du comité de pilotage, prévoit d’élaborer des études sur les nouveaux métiers et des partenariats directs entre les centres de formation tunisiens et les entreprises françaises installées en Tunisie.

D’ailleurs, lors de la cérémonie de signature de l’accord, au siège du ministère de l’Emploi, Riadh Chaoued a indiqué que ce partenariat consacre la complémentarité entre les secteurs public et privé : « Cet accord reflète la volonté de miser sur la formation professionnelle, la formation continue et l’entrepreneuriat comme choix nationaux pour garantir un travail décent, un salaire équitable et réaliser la justice sociale. »

Dans cet ordre d’idées et en substance, Khalil Chaïbi insistera sur la nécessité à développer les qualifications techniques et comportementales des demandeurs d’emploi. Et ce, afin de répondre, avec précision, aux mutations économiques actuelles et aux besoins croissants des entreprises.

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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

26. Mai 2026 um 09:21

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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Décryptage – Quand les prix montent plus vite que les vies : la Tunisie face à une inflation qui ne dit pas son nom

26. Mai 2026 um 06:36

Le matin, dans les marchés tunisiens, il existe désormais un silence particulier. Un silence lourd, discret, presque invisible. Celui des familles qui calculent avant de remplir un panier. Celui des commerçants qui s’excusent presque en annonçant un nouveau prix. Celui des retraités qui regardent longuement les étals avant de renoncer à certains produits devenus trop chers. L’inflation n’est pas seulement un indicateur publié par les institutions. Elle est devenue une sensation quotidienne. Une fatigue collective. Une inquiétude qui s’installe dans les conversations familiales, dans les taxis, dans les cafés, jusque dans les regards.

Car lorsque les prix augmentent plus vite que les revenus, ce n’est pas uniquement le pouvoir d’achat qui s’effondre. C’est aussi une forme de confiance sociale. La capacité de se projeter dans l’avenir. Le sentiment que le travail permet encore de vivre dignement.

En Tunisie, le débat économique continue pourtant souvent d’être abordé à travers des mécanismes techniques qui donnent parfois l’impression que l’économie se résume à des tableaux Excel et à des courbes statistiques. Or, derrière chaque point d’inflation supplémentaire, il y a des existences concrètes qui se contractent. Des projets différés. Des sacrifices silencieux. Et surtout une vérité que l’on refuse parfois de regarder en face : l’inflation tunisienne ne relève pas uniquement d’un problème monétaire. Elle est devenue le symptôme d’un modèle économique profondément vulnérable.

L’inflation tunisienne : le miroir d’une dépendance ancienne

Pendant des décennies, une grande partie de la pensée économique dominante a défendu l’idée selon laquelle l’inflation était avant tout une question de monnaie. Trop d’argent en circulation provoquerait mécaniquement une hausse généralisée des prix. Cette vision, largement popularisée par Milton Friedman, a profondément influencé les politiques économiques contemporaines. Dans cette logique, la solution semble évidente : augmenter les taux d’intérêt pour freiner le crédit, ralentir la consommation et calmer l’inflation. Mais la Tunisie ne vit pas une inflation classique de surchauffe économique. Elle traverse une inflation enracinée dans ses fragilités structurelles.

Lorsque les prix internationaux du blé augmentent, la Tunisie subit immédiatement le choc. Lorsque le pétrole flambe, l’ensemble de l’économie est contaminé : transport, production, agriculture, logistique, consommation. Lorsque les chaînes d’approvisionnement mondiales se dérèglent, les tensions apparaissent rapidement sur les marchés locaux. La dépendance aux importations transforme chaque turbulence géopolitique internationale en tension sociale intérieure.

Et cette dépendance n’est pas seulement économique ; elle est devenue psychologique. Chaque crise mondiale rappelle brutalement à quel point le pays reste vulnérable aux décisions, aux conflits et aux spéculations qui se jouent ailleurs.

La pandémie mondiale avait déjà révélé cette fragilité. Puis les tensions géopolitiques internationales ont aggravé les déséquilibres énergétiques et alimentaires. Les coûts du transport maritime ont explosé. Les matières premières sont devenues plus chères. Dans un pays importateur net comme la Tunisie, ces chocs extérieurs pénètrent immédiatement dans la vie quotidienne.

Mais réduire l’inflation tunisienne à une simple inflation importée serait encore insuffisant. Car il existe aussi des fractures internes que l’on évoque souvent à demi-mot.

Les chemins invisibles de la spéculation et des dysfonctionnements

Entre le producteur et le consommateur tunisien, les circuits de distribution ressemblent parfois à un labyrinthe opaque. Les intermédiaires se multiplient. Les coûts s’accumulent. Les marges gonflent. Certaines pratiques spéculatives prospèrent sur les pénuries réelles ou artificielles. L’économie informelle brouille davantage les mécanismes de contrôle et de transparence.

Dans certaines régions, des agriculteurs vendent leurs produits à des prix dérisoires pendant que les consommateurs urbains les achètent à des tarifs exorbitants. Entre les deux, une chaîne entière de dysfonctionnements absorbe la valeur.

Cette situation nourrit une forme d’exaspération sociale diffuse. Car le citoyen finit par avoir le sentiment que les prix ne répondent plus à une logique économique compréhensible. L’inflation devient alors une expérience émotionnelle autant qu’économique. Elle produit de la frustration, de la colère, parfois même un sentiment d’injustice.

Et dans ce contexte, la réponse classique consistant à relever les taux directeurs apparaît de plus en plus déconnectée de la réalité vécue.

Quand le remède risque d’affaiblir davantage le malade

La hausse des taux d’intérêt repose sur une idée simple : rendre l’argent plus cher pour ralentir la demande. Mais que se passe-t-il lorsque la demande est déjà fragile ? Lorsque les ménages réduisent déjà leur consommation par contrainte et non par excès ? Lorsque les entreprises hésitent déjà à investir faute de visibilité ?

En Tunisie, la politique monétaire encore restrictive agit parfois comme un frein supplémentaire sur une économie déjà ralentie. Le jeune entrepreneur qui voulait agrandir son activité découvre des conditions de crédit plus difficiles. La PME qui espérait moderniser ses équipements reporte ses investissements. Le ménage qui rêvait d’acquérir un logement abandonne son projet face à l’explosion des mensualités. L’économie se fige progressivement.

Le paradoxe devient alors cruel : les prix continuent d’augmenter tandis que l’activité ralentit. Cette situation rappelle les grandes crises de stagflation qui ont marqué plusieurs économies dans l’histoire contemporaine. Une inflation persistante combinée à une croissance faible crée un climat économique profondément anxiogène. Les entreprises vendent moins mais paient plus cher leurs coûts de production. Les ménages gagnent relativement moins mais dépensent davantage pour survivre. L’économie cesse alors d’être un espace de progrès pour devenir un espace de résistance.

Le retour des grands débats économiques oubliés

Ce que vit aujourd’hui la Tunisie réactive en réalité des débats intellectuels anciens mais essentiels. Dans les années 1950 et 1960, plusieurs économistes du courant structuraliste latino-américain avaient déjà critiqué l’idée selon laquelle les pays en développement pouvaient combattre l’inflation uniquement par des politiques monétaires restrictives. Pour des penseurs comme Raúl Prebisch (1), les économies périphériques souffraient surtout de déséquilibres structurels : dépendance extérieure, faiblesse industrielle, vulnérabilité commerciale et rigidités productives.

Le cas tunisien illustre aujourd’hui cette réalité avec une force particulière. Une économie qui dépend massivement des importations énergétiques et alimentaires reste exposée à des formes d’inflation que les taux d’intérêt ne peuvent pas réellement neutraliser. On ne résout pas une pénurie de production par une contraction du crédit. On ne corrige pas des infrastructures défaillantes avec des outils monétaires. On ne combat pas des spéculations logistiques uniquement depuis une banque centrale.

Même au niveau international, les certitudes commencent à vaciller. Après les grandes secousses inflationnistes post-pandémie, plusieurs économistes occidentaux ont reconnu que l’inflation contemporaine provenait largement des chaînes d’approvisionnement mondiales, des tensions géopolitiques et des crises énergétiques plutôt que d’une simple surconsommation.

La Tunisie se trouve ainsi au cœur d’une question fondamentale : peut-on continuer à appliquer mécaniquement des recettes économiques standardisées à une réalité profondément spécifique ?

Une société qui s’épuise lentement

Mais les conséquences les plus profondes de l’inflation sont peut-être ailleurs. Elles se nichent dans l’usure psychologique d’une société qui s’adapte en permanence à la hausse des prix. Les familles modifient leurs habitudes alimentaires. Les classes moyennes réduisent leurs loisirs. Les jeunes retardent leurs mariages ou leurs projets immobiliers. Les parents multiplient les arbitrages douloureux entre santé, éducation et consommation courante. Même les petits plaisirs deviennent des calculs.

L’inflation transforme discrètement la manière de vivre. Et lorsque cette situation dure, elle finit par altérer le lien social lui-même. La confiance dans les institutions s’effrite. Le sentiment d’ascension sociale disparaît. Le travail semble parfois ne plus suffire pour maintenir une stabilité minimale. Une forme de lassitude collective s’installe progressivement. Dans ce climat, la question économique devient aussi une question politique et morale. Car une société qui ne parvient plus à protéger ses classes moyennes fragilise son équilibre profond.

Repenser le développement avant de simplement combattre les prix

La Tunisie se trouve aujourd’hui devant un choix historique. Continuer à traiter l’inflation uniquement comme un problème monétaire reviendrait à s’attaquer aux symptômes sans toucher aux causes profondes.

Le véritable défi est ailleurs : reconstruire une capacité productive nationale plus solide. Réduire les dépendances stratégiques. Moderniser les infrastructures logistiques. Investir dans l’agriculture, les énergies renouvelables et l’industrie locale. Réorganiser les circuits de distribution. Restaurer une forme de souveraineté économique. Cela exige une vision à long terme, à contre-courant des logiques de gestion immédiate. Car au fond, l’inflation tunisienne raconte une histoire plus vaste que celle des prix. Elle raconte les fragilités d’un modèle économique longtemps fondé sur la dépendance, la consommation importée et la vulnérabilité extérieure. Elle révèle aussi les limites d’une époque où l’on croyait que les banques centrales pouvaient, à elles seules, réguler les déséquilibres sociaux et économiques.

Aujourd’hui, la Tunisie ne se confronte pas uniquement à une poussée inflationniste passagère. Elle est surtout placée devant une question fondamentale et historique : quel modèle de développement économique souhaite-t-elle bâtir pour les générations futures et pour les décennies à venir ?

Et peut-être que la véritable réponse à l’inflation ne se trouve pas uniquement dans les taux d’intérêt, mais dans la capacité collective à produire davantage, à dépendre moins, et surtout à redonner aux citoyens une chose devenue rare : la confiance dans demain.

 

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Références :

(1)  Raúl Prebisch (1901–1986) est l’un des grands penseurs du développement économique et le principal représentant du courant structuraliste latino-américain. Il est surtout connu pour la thèse de Singer-Prebisch, élaborée avec Hans Singer, selon laquelle les pays en développement subissent une dégradation progressive des termes de l’échange dans le commerce mondial.

Selon cette théorie, les pays de la « périphérie » exportent principalement des matières premières à faible valeur ajoutée, tandis que les pays du « centre » exportent des produits industriels et technologiques plus coûteux. Avec le temps, les prix des matières premières augmentent moins vite que ceux des produits manufacturés, obligeant les pays en développement à exporter davantage pour importer la même quantité de biens industriels. Cette dynamique entretient une dépendance structurelle et freine le développement économique autonome.

Les travaux de Prebisch ont fortement influencé la théorie de la dépendance et ont servi de fondement aux politiques d’industrialisation par substitution aux importations (ISI), qui visaient à protéger les industries nationales naissantes afin de réduire la dépendance extérieure.

Sur le plan institutionnel, il fut le premier gouverneur de la Banque centrale d’Argentine, directeur de la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes) entre 1950 et 1963, puis premier secrétaire général de la CNUCED entre 1965 et 1969. Son héritage intellectuel demeure central dans les débats contemporains sur les inégalités Nord-Sud, la souveraineté économique et les stratégies de développement des pays émergents.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Assurances en Tunisie : le chiffre d’affaires du secteur dépasse 1,4 milliard de dinars

25. Mai 2026 um 16:04

Le secteur des assurances en Tunisie a enregistré une croissance soutenue au premier trimestre 2026, avec un chiffre d’affaires global en hausse de 10,5 %. Il atteint 1,401 milliard de dinars; contre 1,2685 milliard un an auparavant. C’est ce que révèlent les données du Comité général des assurances (CGA).

Dans le même temps, les indemnisations versées aux assurés ont fortement progressé de 18,4 %, pour s’établir à 585,4 millions de dinars; contre 494,4 millions de dinars au premier trimestre 2025.

L’assurance-vie s’est distinguée comme principal moteur de cette croissance. Son chiffre d’affaires a augmenté de 16,2 %, passant de 282,5 à 328,2 millions de dinars. Cette branche représente désormais 23,4 % des primes nettes du secteur.

L’assurance non-vie demeure toutefois dominante avec 76,6 % du marché et un volume d’affaires de 1,073 milliard de dinars, en progression de 8,8 %. L’assurance automobile conserve la première place avec 553 millions de dinars de primes. Soit 39,5 % du marché total. Suit l’assurance maladie qui atteint 222 millions de dinars (+16,4 %) et porte sa part de marché à 15,8 %.

Les autres segments affichent également des évolutions positives. Ainsi, l’assurance incendie progresse de 5,8 % à 157,6 millions de dinars. Le transport augmente de 8,2 % à 29,7 millions de dinars. Tandis que l’assurance agricole enregistre une hausse de 14,7 %. Bien qu’elle reste marginale avec 2,7 millions de dinars de primes.

De son côté, la Société Tunisienne de Réassurance (Tunis Re) voit son chiffre d’affaires se stabiliser à 77,3 millions de dinars, en légère hausse de 1,2 %.

Sur le volet des indemnisations, l’assurance-vie affiche la plus forte progression avec une hausse de 45,1 %, à 172,3 millions de dinars, représentant près de 29,4 % des indemnisations totales du secteur. Les indemnisations de l’assurance non-vie ont, quant à elles, augmenté de 10 % pour atteindre 413,1 millions de dinars, dont 226,8 millions liés à l’automobile et 139,8 millions à l’assurance maladie, en hausse de 17,6 %.

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Le commerce sino-russe bondit de 19,7 % à 85 milliards de dollars

25. Mai 2026 um 15:17

Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie a progressé de 19,7 % sur un an durant les quatre premiers mois de 2026, atteignant 85,2 milliards de dollars, selon les données du ministère chinois du Commerce. Cette hausse confirme le renforcement continu des relations économiques entre les deux puissances.

Lors d’un point de presse à Pékin, He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a indiqué que les échanges annuels entre les deux pays dépassent désormais les 200 milliards de dollars depuis trois années consécutives. Cette dynamique est tirée par l’énergie, l’industrie, les équipements technologiques et les nouvelles chaînes logistiques régionales, explique Pékin.

A rappeler au passage que Pékin et Moscou ont récemment signé de nouveaux documents de coopération portant sur le commerce et le soutien au multilatéralisme. Les deux parties souhaitent intensifier leur coordination en matière de politiques économiques et commerciales, tout en développant de nouveaux moteurs de croissance dans les secteurs industriels et technologiques…

D’après les données des douanes chinoises, les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 23,1 % sur la période janvier-avril 2026, atteignant 37,83 milliards de dollars. Tandis que les exportations russes vers la Chine ont progressé de 17 %, à environ 47,41 milliards de dollars. La Russie conserve ainsi un excédent commercial d’environ 9,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine.

Les hydrocarbures demeurent au cœur des exportations russes vers la Chine, notamment le pétrole, le gaz naturel et le charbon. En retour, Pékin exporte vers la Russie une large gamme de produits industriels et manufacturés : véhicules, équipements électroniques, machines-outils, smartphones et matériels spécialisés.

Cette montée en puissance du partenariat économique sino-russe intervient dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et les recompositions géopolitiques. Pékin et Moscou affirment vouloir renforcer leur coordination dans les affaires multilatérales et promouvoir un ordre économique international qu’ils jugent « plus équilibré et plus équitable ».

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Les marchés anticipent une détente géopolitique : le dollar en baisse

25. Mai 2026 um 12:45

Le dollar américain a enregistré une baisse sur les marchés internationaux ce lundi 25 mai. Et ce, dans un contexte marqué par des anticipations croissantes de progrès dans les négociations liées au Moyen-Orient. Et notamment autour de la question stratégique du détroit d’Ormuz.

Selon les données des marchés des changes, le billet vert a reculé face à plusieurs grandes devises. Les investisseurs réagissant à des signaux suggérant une possible avancée diplomatique susceptible de réduire les tensions géopolitiques dans la région.

Face au yen, le dollar a reculé de 0,2 % à 158,9 yens. Tandis que l’euro a progressé de 0,3 % à 1,1636 dollar et la livre sterling de 0,3 % à 1,3476 dollar.

De son côté, le dollar australien a progressé de 0,5 % pour atteindre 0,7162 $. Et son homologue néo-zélandais a gagné 0,4 % pour s’établir à 0,5869 $.

Les cambistes estiment que ce scénario réduirait les primes de risque géopolitique intégrées dans les actifs financiers. Ce qui pèse traditionnellement sur la valeur du dollar en période d’apaisement des tensions internationales…

Au final, les marchés restent attentifs à l’évolution des négociations. Alors que toute avancée ou rupture dans le dialogue entre les États-Unis et l’Iran pourrait continuer à influencer fortement les devises, les matières premières et les flux énergétiques mondiaux.

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Le pétrole en chute sur fond d’apaisement iranien

25. Mai 2026 um 11:32

Les prix du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 25 mai, poursuivant la tendance baissière amorcée la semaine précédente, dans un contexte de regain d’optimisme sur les marchés concernant une possible détente au Moyen-Orient.

Selon les données du marché, les cours ont atteint leur plus bas niveau depuis environ deux semaines, les investisseurs anticipant une amélioration potentielle des perspectives d’approvisionnement en provenance de la région du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré, samedi 23 courant, que Washington et Téhéran avaient « largement négocié » un accord de paix susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Sur le marché, le Brent pour livraison en juillet 2026 a chuté de 5,35 % ce lundi, s’établissant à 98 dollars le baril; idem pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui a lui chuté de 5,68 % pour atteindre 91,11 dollars le baril, selon les données de trading.

Cette baisse intervient après une période de forte volatilité, durant laquelle les prix avaient connu des fluctuations importantes, avant de repartir à la baisse sous l’effet d’une diminution des primes de risque géopolitique.

Les analystes estiment que ce mouvement reflète principalement une détente des inquiétudes liées à l’offre, les marchés réévaluant les risques dans un contexte où les évolutions diplomatiques autour du dossier iranien restent déterminantes pour l’équilibre énergétique mondial.

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Mohamed Ali Toumi élu à la tête de la FTAV

25. Mai 2026 um 11:22

La Liste Verte, présidée par Mohamed Ali Toumi, remporte les élections de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV); et ce, pour le mandat allant de 2026 à 2030. L’annonce officielle de cette victoire a été faite à l’issue des opérations de vote et de dépouillement.

Ce scrutin s’est déroulé le samedi 23 mai 2026 lors de l’Assemblée générale élective de la FTAV. L’événement a enregistré la participation et la présence de 532 votants.

Ainsi, le nouveau bureau de la fédération pour les quatre prochaines années associe, aux côtés du président, Mesdames et Messieurs Kamel Zohra, Nada El Ghozi, Abdelaziz Ben Aissa, Khouloud Khairi, Zied Felfoul, Manel Mheiri, Anis Souissi et Lotfi Braham.

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Aïd al-Adha : l’ONAS appelle à ne pas jeter les déchets dans les égouts

25. Mai 2026 um 10:53

L’Office national de l’assainissement (ONAS) a appelé les citoyens à préserver l’intégrité du réseau d’assainissement durant la période de l’Aïd al-Adha. Et ce, en évitant de jeter les déchets issus des sacrifices des moutons dans les canalisations des eaux usées. Car cette pratique peut engendrer des dommages environnementaux et techniques.

Dans une campagne de sensibilisation publiée à cette occasion, l’ONAS a expliqué que le rejet anarchique des déchets d’ovins dans le réseau d’assainissement provoque l’obstruction et le dysfonctionnement des canalisations. De même qu’il est vecteur de l’apparition de mauvaises odeurs et de risques de pollution environnementale. Cette situation entraîne également des pannes coûteuses nécessitant des interventions techniques de maintenance et de réparation.

L’Office recommande ainsi de placer les déchets dans des sacs hermétiquement fermés, avant de les déposer dans les conteneurs destinés aux ordures ménagères. Et ce, afin de préserver la propreté de l’environnement et le bon fonctionnement du réseau d’assainissement.

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La Tunisie décroche l’argent au World Food Gift Challenge 2026 en Crète

25. Mai 2026 um 10:14

« Terroirs de Tunisie », produit représentant le Cap Bon, a remporté le 2ème prix du concours international de l’IGCAT; et ce, lors de la cérémonie du 21 mai 2026.

Le produit « Terroirs de Tunisie », porté par la région du Cap Bon (Région Mondiale de la Gastronomie 2028), a obtenu la médaille d’argent du World Food Gift Challenge 2026. Son organisation relevait de l’Institut International de Gastronomie, Culture, Arts et Tourisme (IGCAT) au Creta Maris Resort, en Crète.

La distinction a été décernée à l’issue d’une évaluation conduite le 19 mai par un jury de six experts internationaux, présidé par l’Argentin Omar Valdez, membre du Conseil d’administration de l’IGCAT. Les produits en compétition ont été jugés sur leur goût, leur design, leur durabilité, leur ancrage territorial, leur créativité, leur narration et leur innovation.

Cette 7e édition du concours a rassemblé plus de 40 cadeaux gastronomiques et artisanaux issus de régions de gastronomie reconnues à travers le monde. C’est l’huile d’olive vierge extra Ziro Sitia (Crète) qui a remporté le 1er prix. Tandis que le couteau Bow Knife de Kenosis (Banat, Roumanie) se classait à la 3ème place.

Au final la participation de Cap Bon s’inscrit dans le cadre de son label de Région Mondiale de la Gastronomie 2028, décerné par l’IGCAT. Lequel vise à valoriser les producteurs artisanaux locaux et à promouvoir la diversité alimentaire et culturelle des territoires.

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