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Appareil secret d’Ennahdha | Les plaidoyers fixés au 26 mai   

27. Mai 2026 um 12:50

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a achevé, mardi 26 mai 2026, l’interrogatoire de l’ensemble des accusés dans l’affaire dite de l’appareil secret du mouvement Ennahdha, le parti islamiste qui avait été directement associé au pouvoir entre 2011 et 2021.

Parmi les personnes entendues figurent d’anciens responsables sécuritaires ainsi que le membre du mouvement Abdelaziz Daghsni. En revanche, le président du mouvement et ancien président de l’Assemblée Rached Ghannouchi et l’ancien cadre sécuritaire Fathi Beldi ont refusé de comparaître, rapporte Mosaïque FM.

Le tribunal a fixé au vendredi 29 mai la prochaine audience consacrée aux plaidoiries des avocats.

L’affaire concerne 35 accusés, dont 5 placés en détention provisoire et 7 autres détenus dans le cadre d’autres affaires, notamment l’ancien chef du gouvernement Ali Laârayedh et Fathi Beldi, son conseiller lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

Tout ce beau monde est poursuivi dans le cadre des investigations ouvertes après une plainte déposée par le comité de défense des dirigeants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement le 6 février et le 25 juillet 2012 par des éléments issus de la mouvance islamiste.

I. B.

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Aïd al-Adha : l’ONAS appelle à ne pas jeter les déchets dans les égouts

25. Mai 2026 um 10:53

L’Office national de l’assainissement (ONAS) a appelé les citoyens à préserver l’intégrité du réseau d’assainissement durant la période de l’Aïd al-Adha. Et ce, en évitant de jeter les déchets issus des sacrifices des moutons dans les canalisations des eaux usées. Car cette pratique peut engendrer des dommages environnementaux et techniques.

Dans une campagne de sensibilisation publiée à cette occasion, l’ONAS a expliqué que le rejet anarchique des déchets d’ovins dans le réseau d’assainissement provoque l’obstruction et le dysfonctionnement des canalisations. De même qu’il est vecteur de l’apparition de mauvaises odeurs et de risques de pollution environnementale. Cette situation entraîne également des pannes coûteuses nécessitant des interventions techniques de maintenance et de réparation.

L’Office recommande ainsi de placer les déchets dans des sacs hermétiquement fermés, avant de les déposer dans les conteneurs destinés aux ordures ménagères. Et ce, afin de préserver la propreté de l’environnement et le bon fonctionnement du réseau d’assainissement.

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La Poste tunisienne | Ouverture exceptionnelle de 168 bureaux ce samedi

Von: Yusra NY
22. Mai 2026 um 23:26

Afin de garantir la continuité des services et faciliter les démarches financières, la Poste tunisienne a annoncé l’ouverture exceptionnelle de 168 bureaux demain, samedi 23 mai 2026.

Les bureaux concernés assureront une séance de travail continue en matinée de 9h à 12h15, ajoute la même source

Les citoyens sont invités à consulter la liste des bureaux ouverts ce samedi via son site.

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Tunisie | Le mouton de l’Aïd acheté sur… Instagram

17. Mai 2026 um 12:04

Le président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (Synagri), Midani Dhaoui, a jugé inacceptable l’achat d’animaux pour le sacrifice de l’Aid Al-Adha via Instagram, exhortant les citoyens à s’approvisionner plutôt sur les marchés hebdomadaires.

Le responsable syndical a tenu ces propos lors de son passage dans l’émission ‘‘Weekend Alkif’’ sur Diwan FM, ce dimanche 17 mai 2026. Une augmentation de prix de 100 à 150 dinars par rapport à l’année dernière est acceptable, mais une hausse de 500 dinars par mouton est déraisonnable, a-t-il estimé, par allusion à la forte hausse des prix des moutons enregistrée cette année. Il a appelé les citoyens à faire preuve de bon sens et à acheter un animal sacrificiel à un prix abordable, qui oscillerait, selon lui, entre 900 et 1 500 dinars, rappelant que les éleveurs avaient vendu leurs troupeaux aux grossistes deux mois auparavant.
Tout en soulignant le pouvoir d’achat moyen des citoyens ne leur permet pas d’acquérir des animaux sacrificiels à des prix exorbitants, Midani Dhaoui a précisé que, malgré la pénurie de bétail, des animaux sacrificiels sont disponibles sur les marchés, indiquant que les besoins des familles tunisiennes en animaux sacrificiels s’élèvent à environ 950 000 têtes, tandis que le déficit de bétail se situe entre 20 et 25 %.

I. B.

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La théorie des prix appliquée au mouton de l’Aïd

16. Mai 2026 um 10:07

Il est neuf heures du matin à Midoun-Zaâmouni, ce bourg de Djerba où la mer est bleue, les maisons sont blanches, et les inégalités sont criantes comme un bélier qu’on arrache à sa mère. Le marché des bestiaux s’est installé sur un hectare de terre rouge, entre les figuiers et les odeurs de fumier. Quand l’optimum de Pareto rencontre un bélier à cornes et à taches noires sur le front…

Moktar Lamari, Ph.D

Deux semaines avant l’Aïd El-Kébir ou Aïd Al-Adha, tout le monde est là : les éleveurs venus de Sidi Bouzid dans leurs 4×4 japonais aux roues encrassées de poussière du Sahel, les acheteurs de Djerba aux bras chargés d’enfants et aux poches plus ou moins garnies selon les cas, les courtiers surgissant de nulle part comme des génies de la lampe, et quelques économistes égarés — dont votre serviteur — qui prennent des notes en essayant de ne pas se faire piétiner par un mouton récalcitrant.

Le spectacle est grandiose. Et parfaitement illégal en termes fiscaux. Mais nous y reviendrons.

La théorie des prix, version ovine

Vilfredo Pareto, ce sociologue et économiste italo-suisse du XIXe siècle — pas du XVIIIe, soyons rigoureux même au marché aux bestiaux — a posé les bases de ce qu’on appelle l’optimum de Pareto : une situation où nul ne peut améliorer son bien-être sans détériorer celui d’un autre.

En d’autres termes, le surplus du producteur additionné au surplus du consommateur atteint son maximum, et tout le monde repart à peu près content.

En théorie. Sur le marché de Midoun-Zaâmouni, Pareto aurait sorti son carnet avec enthousiasme, avant de le ranger, perplexe. Car ici, quatre stratégies de prix coexistent simultanément, avec la fluidité d’un ballet et la brutalité d’une boucherie.

1- Première stratégie : la tarification à la tête du client — ou comment votre mouton vaut soudainement 400 dinars de plus.

Abdallah, éleveur de 52 ans, visage buriné par le soleil de Sidi Bouzid, connaît son métier. Il scanne chaque acheteur qui s’approche avec la précision d’un scanner d’aéroport. La clé de voiture BMW posée ostensiblement dans la paume ? Plus 200 dinars. Le téléphone dernier cri brandi pour photographier la bête — pour montrer à qui, exactement ? — Plus 150 dinars. Les bracelets en or de la conjointe qui accompagne en tenue de fête, les enfants bien habillés qui tirent sur la djellaba du père ? Jackpot : plus 400 dinars d’un seul souffle, sans ciller.

Un couple d’expatriés s’approche. Lui en chemise à fleurs, elle en abaya brodée. Ils regardent un bélier magnifique : larges épaules, cornes recourbées comme des parenthèses de la destinée, et deux taches noires sur le front qui lui donnent un air de sage. Abdallah annonce : 2600 dinars. Les autres acheteurs reculent prudemment.

La négociation commence alors sur le détail anatomique de la bête — ses dents (indicateur d’âge), la grosseur de ses attributs reproducteurs (indicateur de vigueur génétique, paraît-il), la largeur du dos, le poids estimé.

Vingt minutes plus tard, le marché se conclut à 2500 dinars, avec deux bottes de foin offertes en guise de cadeau de bienvenue. Le couple repart heureux, la bête attachée au coffre du SUV.

Calcul rapide : 25 kg de viande nette après abattage, soit exactement 100 dinars le kilogramme. Le filet de veau au supermarché est à 35 dinars. Mais l’Aïd n’est pas une question de ratio prix/protéines — c’est une question de statut, de tradition, et de regard des voisins. Le surplus du consommateur ici est royalement négatif pour le portefeuille, mais richement positif pour l’ego. La microéconomie a ses mystères que la raison ne connaît pas.

2- Deuxième stratégie : la négociation en itérations — ou l’art du tapis appliqué à l’ovin.

Fatma, 45 ans, fonctionnaire dans l’enseignement, salaire mensuel : 900 dinars. Elle est venue seule, avec son fils adolescent et une liste de critères établie la veille avec son mari resté à la maison. Budget maximum : 1400 dinars. Elle vise un agneau de taille moyenne — pas trop petit, ce serait la honte du quartier, pas trop grand, ce serait la ruine du mois.

La négociation commence à 1950 dinars. Fatma contre-propose 1200. L’éleveur ricane — doucement, avec respect, mais il ricane. S’ensuit une série d’allers-retours, de visites d’autres lots d’agneaux dans le marché, de retours au même éleveur, de silences calculés. Au troisième round, un courtier surgit de nulle part — ces personnages mystérieux qui connaissent tout le monde et n’appartiennent à personne. Il rapproche les positions avec l’habileté d’un diplomate onusien.

La vente se conclut à 1850 dinars. Le courtier empoche 100 dinars en moins de dix minutes. Fatma repart avec son agneau. Elle a dépassé son budget de 450 dinars. Elle ne le dira pas à son mari ce soir.

C’est cela le surplus du producteur : la différence entre le prix reçu (1750 dinars nets après le courtier) et le prix minimum auquel l’éleveur était prêt à vendre. Et le surplus du consommateur : la différence entre la propension maximale à payer de Fatma et ce qu’elle a effectivement déboursé.

Les deux surplus additionnés forment, en théorie parétienne, l’optimum social. En pratique, Fatma fait ses comptes dans la voiture et se demande ce qu’elle va rogner ce mois-ci — les sorties des enfants ou la visite chez le dentiste.

3- Troisième stratégie : la vente à prix cassé en fin de journée — ou la patience comme arme économique

Il est seize heures. Le soleil de Djerba cogne encore. Les clients fortunés et pressés sont repartis depuis longtemps. Il reste sur le marché les têtes moins commerciales, les moutons au regard triste, et les acheteurs patients — ceux qui ont du temps mais peu d’argent.

Stratégie parfaitement rationnelle : attendre que l’éleveur, qui ne veut pas ramener ses bêtes à Sidi Bouzid en camion (coût, temps, stress des animaux), brade ses derniers lots.

Slim, ouvrier dans le bâtiment, 600 dinars de salaire mensuel, attend depuis 14h dans l’ombre d’un figuier. À 16h30, il négocie un agneau à 1200 dinars — soit exactement deux salaires mensuels.

Le producteur ne perd pas d’argent : il couvre son coût marginal de production et de transport. Son surplus est réduit, mais positif. Le surplus de Slim aussi, quoique acheté au prix d’une journée de patience et d’une entorse budgétaire sévère.

L’économiste dirait que l’écrémage intertemporel du marché a bien fonctionné. Slim, lui, dirait qu’il est épuisé et qu’il va emprunter 600 dinars à son frère.

4- Quatrième stratégie : les enchères au bélier de prestige — ou Veblen à Djerba
C’est le moment le plus spectaculaire. Un bélier exceptionnel — cornes larges, robe impeccable, port altier — est présenté au centre du marché. Plusieurs acheteurs tournent autour, se jaugent du regard. L’éleveur, Mustapha de Sidi Bouzid, connaît le concept de bien de Veblen sans avoir jamais ouvert un manuel d’économie : plus le prix monte, plus la demande augmente, parce que la bête est devenue signe de statut social autant qu’acte de foi.

La mise à prix est à 2200 dinars. Les enchères montent. Deux hommes s’affrontent — l’un grand commerçant djerbien, l’autre propriétaire terrien venu du continent. Le marché s’arrête, les téléphones sortent pour filmer. Le bélier part à 3100 dinars sous des applaudissements discrets et quelques you-you lancés par les femmes en retrait.

Pareto sourit dans sa tombe genevoise : le surplus du producteur vient d’exploser, et l’acheteur, lui, a payé pour le regard des autres autant que pour la chair de la bête. Ce n’est plus de la microéconomie, c’est de la sociologie de Bourdieu habillée en laine.

L’État, grand absent, grand perdant

Revenons à l’essentiel. Ce marché de Midoun-Zaâmouni génère, selon des estimations conservatrices, entre 2 et 3 millions de dinars de chiffre d’affaires quotidien. Il fonctionne depuis dix jours et fonctionnera encore deux semaines. Total : autour de 50 millions de dinars qui circulent en liquide, main à main, sans facture, sans caisse enregistreuse, sans TVA, sans déclaration à l’APII, sans impôt sur le revenu des éleveurs, sans contribution sociale. Les 4×4 japonais des éleveurs de Sidi Bouzid — propres, récents, bien entretenus — sont financés par ce chiffre d’affaires que la Direction générale des impôts ne verra jamais.

L’État tunisien est absent du marché. Pas un agent de contrôle sérieux, pas un inspecteur vétérinaire en vue, pas un collecteur de taxe. Quelques policiers en bordure, pour la forme et pour la photo. La formalisation du secteur agricole et pastoral reste le chantier que chaque gouvernement annonce en grande pompe et qu’aucun n’engage dans les faits — trop sensible électoralement, trop compliqué administrativement, trop coûteux politiquement.

Et pourtant. Cinquante millions de dinars en trois semaines, dans un seul marché, dans un seul bourg de Djerba. Multipliez par les dizaines de marchés similaires qui animent en ce moment Béja, Jendouba, Kairouan, Gafsa, Gabès, Médenine. Vous obtenez une économie parallèle de l’Aïd qui pèse plusieurs centaines de millions de dinars, intégralement soustraits à la fiscalité nationale, pendant que le gouvernement négocie chaque trimestre avec le FMI pour dégager quelques dizaines de millions de dinars d’économies budgétaires.

À deux semaines de l’Aïd El-Kébir, le mouton tunisien est à la fois symbole de foi, instrument de cohésion sociale, révélateur d’inégalités criardes — entre les Djerbiens aisés et les ouvriers à 600 dinars le mois en salaire, entre les expatriés qui paient cash 2500 dinars sans sourciller et les Slim qui attendent l’ombre d’un figuier jusqu’au soir — et terrain d’expérimentation grandeur nature de la théorie des prix dans toute sa splendeur.

Pareto était suisse : il aurait sans doute réclamé un reçu, une facture, et une déclaration fiscale en trois exemplaires. Ici, on mange le mouton sans reçu, on sacrifie la TVA au passage, et on immole l’animal au nom de Dieu en oubliant que César, lui, attend toujours sa part.

Je découvre ici, le surplus du consommateur djerbien : la fierté d’avoir ramené le plus beau mouton du quartier.

Le surplus du producteur sidi-bouzidien : une liasse de billets bien comptés et le plein d’essence pour rentrer.

L’optimum de Pareto : atteint, sur cet hectare de terre rouge entre les figuiers. Le budget de l’État tunisien : sacrifié, lui aussi, sans couteau et sans cérémonie.

* Economiste universitaire.

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Sidi Bou Said : Il ne reste plus rien du musée Azzedine Alaïa

03. Januar 2026 um 10:24

Créé après le décès du styliste Azzedine Alaïa, le musée qui porte son nom avait été installé dans une belle demeure de Sidi Bou Said.

Après quelques années, ce musée qui comprenait plusieurs espaces répartis sur trois niveaux, a fermé ses portes. Les œuvres d’Alaïa ont dès lors quitté ce musée dont la signalétique a été supprimée.

Quant au petit jardin attenant au musée, sa porte a été récemment enfoncée et gît depuis sur le sol de ce qui est devenu un terrain vague.

Seule demeure aujourd’hui le nom de la placette rendant hommage au styliste tunisien qui fut de son vivant une icône de la mode internationale.

Azzedine Alaïa repose désormais auprès de sa mère au cimetière marin de Sidi Bouteraa à Sidi Bou Said.

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Sidi Bou Said : Inquiétude face à une colline qui n’en peut plus

27. Dezember 2025 um 09:13

Plusieurs alertes et appels à la vigilance circulent ces dernières heures dans les réseaux sociaux. C’est la colline de Sidi Bou Said qui est au centre des inquiétudes.

Les photos qui circulent montrent une faille qui traverse l’une des parois de la colline de Sidi Bou Said. Selon les donneurs d’alerte (qui sont des personnalités résidant à Sidi Bou Said), cette déstabilisation progressive de la colline pourrait prendre d’autres proportions si des mesures préventives ne sont pas prises.

Une situation à suivre sur fond de surtourisme qui impacte fortement le village perché de la banlieue nord de Tunis.

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Affaire Chokri Belaïd : Le procès de Béchir Akremi et d’autres accusés renvoyé

26. Dezember 2025 um 11:35

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen du dossier visant l’ancien procureur Béchir Akremi, Habib Ellouz et d’autres accusés. L’affaire est liée à l’assassinat de Chokri Belaïd.

La juridiction spécialisée a prononcé le renvoi du procès intenté contre Béchir Akremi, procureur de la République révoqué, le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouz, ainsi que d’autres prévenus. L’examen du dossier a été ajourné à une date ultérieure.

Des accusations à caractère terroriste

Les accusés sont poursuivis pour des crimes qualifiés de terroristes en lien avec l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne, tué le 6 février 2013. Le dossier s’inscrit dans le cadre des investigations judiciaires relatives aux responsabilités pénales entourant cet assassinat politique.

Le report de l’audience a été motivé par une demande formulée par le collectif de défense de Chokri Belaïd. Les avocats ont sollicité un délai afin de pouvoir déposer et présenter les demandes relatives à l’action civile.

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Affaire de la « chambre noire » : La cour d’appel renvoie l’audience au 6 janvier

24. Dezember 2025 um 12:36

La justice poursuit l’examen de l’affaire dite de la « chambre noire » au ministère de l’Intérieur. La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a décidé de reporter l’audience, répondant aux demandes de la défense et à l’absence de plusieurs accusés.

La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a statué sur le calendrier de l’affaire connue sous l’appellation de « chambre noire ». Lors de l’audience tenue mardi, la juridiction a décidé de reporter l’examen du dossier au 6 janvier. Cette décision intervient dans un contexte procédural marqué par des requêtes de la défense et des manquements dans la comparution des accusés.

Au cours de l’audience, les avocats des accusés ont sollicité un report afin de disposer du temps nécessaire pour préparer leurs moyens de défense. Les plaidoiries ont mis en avant la complexité du dossier et la nécessité d’un délai supplémentaire pour examiner l’ensemble des éléments versés au débat judiciaire.

Des accusés absents lors de l’audience

Il est également apparu que plusieurs accusés renvoyés dans cette affaire n’avaient pas comparu devant la juridiction. Cette situation a pesé dans la décision de la chambre criminelle, soucieuse de garantir le respect des droits de la défense et le principe du contradictoire.

À l’issue des délibérations, la cour a décidé de reporter l’audience au 6 janvier, accédant à la demande de la défense et visant à permettre la comparution de l’ensemble des accusés concernés par cette affaire. Ce renvoi marque une nouvelle étape procédurale dans un dossier suivi de près, en raison de sa sensibilité institutionnelle et judiciaire.

Une affaire liée à la découverte de documents sensibles

L’affaire de la « chambre noire » trouve son origine dans la découverte, en 2013, d’un important lot de documents stockés dans un bureau scellé au ministère de l’Intérieur. Ces pièces ont été au centre de tensions juridiques et politiques persistantes, certains avocats et familles de victimes affirmant qu’elles contiennent des éléments clés concernant des affaires sensibles.

Le dossier avait déjà connu une étape cruciale en mai dernier : la Chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait condamné huit accusés — dont d’anciens cadres sécuritaires — à huit ans de prison, avec exécution immédiate des peines pour trois d’entre eux en fuite.

Les charges portaient sur la manipulation de pièces à conviction — appropriation, dissimulation, destruction ou modification de documents judiciaires — ainsi que sur la falsification d’archives publiques confiées à des agents de l’État.

Pressions autour du dossier et implications historiques

L’affaire est étroitement liée aux enquêtes sur les assassinats des figures politiques Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui ont profondément marqué la scène politique tunisienne. Les avocats des familles des deux victimes ont insisté pour que les documents saisis dans la « chambre noire » soient intégralement examinés, estimant qu’ils pourraient contenir des éléments significatifs concernant ces affaires irrésolues.

La défense, de son côté, appelle à la levée du sceau imposé sur cette chambre et à la déclassification des documents, qu’elle estime essentiels pour la progression du dossier. Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « protection persistante » d’une structure parallèle au sein des institutions, susceptible d’avoir entravé la lumière sur des crimes politiques.

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Patrimoine : Lella Chérifa et les compagnons de Sidi Bou Said

06. Dezember 2025 um 11:29

Près de la tombe de Sidi Bou Said se trouve celle de Lella Chérifa qui n’est autre que la fille du saint personnage. Mystérieux, toujours fermé, le sanctuaire de Lella Chérifa nous rappelle que Sidi Bou Said, selon sa légende, aurait eu deux filles Chérifa et Salha dont la tombe se trouve au mausolée qui porte son nom à Carthage

Cela nous rappelle également que sur la colline mystique de la banlieue nord, plusieurs femmes avaient à l’instar de Ommi Messaouda, Lella Meimoura et Lella Chérifa, elles aussi leur auréole de sainteté. Regards dans notre billet sur une tradition populaire au cœur de notre patrimoine immatériel.

La zaouia de Sidi Bou Said domine la colline qu’ont dit mystique et inspirée. Surnommé Rais el Bhar (Le Maitre des Mers), le saint personnage vécut de 1156 à 1231.

De son vrai nom, Abou Said Ibn Khalef Ibn Yahia Ettamimi Al Béji est le saint-patron du village qui s’est formé autour de son mausolée, cible d’une lâche attaque salafiste ces récentes années.

Si la mosquée et la tombe de Sidi Bou Said sont connues de tous, ce n’est pas le cas des sépultures de plusieurs autres saints personnages qui ont vécu en ces lieux.

Les plus connus sont incontestablement Sidi Dhrif, de l’autre côté du promontoire, et Sidi Chabaane dont un café porte le nom. Construit à flanc de colline, face à la mer, ce café a été construit autour de la tombe du saint personnage. C’est le fameux Café des Délices chanté par Patrick Bruel.

Les marabouts honorés par la mémoire populaire sont nombreux dans ces parages mystiques. Citons Par exemple Sidi Boufarès dont un hôtel porte le nom ou encore Sidi Ghebrini qui a donné son nom à une rue qui abrite une fort réputée galerie d’art.

Citons parmi ces marabouts Sidi Hassine ou Sidi Jebali ou encore Sidi Bou Teraa qui ont tous marqué l’histoire du village.

Non loin du Café des Nattes se trouve la petite zaouia de Sidi Azizi. Ce saint personnage a vécu jusqu’en 1928 et Ahmed Karoui rapporte qu’on le nommait « Babana » (Notre père) et qu’il était aussi auréolé de sainteté.

C’est aussi le cas de Ommi Messaouda qui, selon le même témoin, a vécu jusqu’en 1942 avec une réputation de sainteté émanant de ses actes pieux et généreux.

On cite également deux autres noms de femmes saintes : Lella Cherifa et Lella Meimoura.

Enfin, Sidi Faouah el Mesk au nom si poétique (celui qui répand les effluves du musc) complète ces douze « saints », compagnons géographiques de Sidi Bou Said.

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Affaire Chokri Belaïd : Le procès de Bechir Akremi et Habib Ellouze ajourné

02. Dezember 2025 um 14:16

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a décidé de mettre en délibéré le dossier concernant l’ancien procureur de la République, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze et un troisième prévenu, afin de fixer la date de la prochaine audience.

Comparution à distance

Bechir Akremi et Habib Ellouze ont comparu en détention via la procédure de procès à distance, tandis que le troisième accusé était présent en liberté. L’ancien procureur a demandé le report de l’audience en raison de l’absence de son avocat pour des raisons médicales.

Le dossier concerne les investigations menées par Bechir Akremi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, alors qu’il occupait le poste de juge d’instruction au pôle judiciaire de lutte antiterroriste.

Ce volet de l’affaire, distinct du dossier principal de l’assassinat de Chokri Belaïd, concerne notamment l’ancien procureur limogé, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, ainsi que d’autres prévenus.

Une affaire fragmentée

Plus de douze ans après l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifiés (Watad), survenu le 6 février 2013, l’affaire continue de se fragmenter en plusieurs dossiers judiciaires.

Celui-ci porte sur les accusations de manipulation du dossier initial, de rétention de preuves et de faux rapports administratifs pendant la période où Bechir Akremi était procureur.

Ce nouveau report intervient après une phase judiciaire déjà marquée par des verdicts en appel rendus le 14 octobre 2025, dans lesquels 23 accusés ont été jugés.

La chambre criminelle spécialisée près de la Cour d’appel de Tunis avait prononcé des peines allant du non-lieu jusqu’à la peine capitale par pendaison pour deux des accusés, en plus de longues peines d’emprisonnement pour plusieurs autres.

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Affaire de la « chambre noire » : La justice reporte l’examen au 16 janvier 2026

28. November 2025 um 21:16

La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé de reporter au 16 janvier 2026 l’examen du dossier dit de la “chambre noire” du ministère de l’Intérieur. Cette décision fait suite à une demande de la défense, qui souhaite disposer de plus de temps pour consulter l’ensemble du dossier. Les requêtes de mise en liberté formulées par les prévenus ont été rejetées.

Selon une source judiciaire, la juridiction d’appel a accédé à la demande des avocats de la défense, lesquels affirment ne pas avoir encore pu analyser toutes les pièces du dossier. Ce report vise à leur permettre de préparer leurs moyens avant la prochaine audience.

Parallèlement, la Cour a débouté les requêtes de mise en liberté déposées par les prévenus, confirmant leur maintien en détention.

Ce dossier sensible remonte à mai dernier, lorsque la Chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait condamné huit accusés — dont d’anciens cadres sécuritaires — à huit ans d’emprisonnement. Trois d’entre eux, en fuite, faisaient l’objet d’un ordre d’exécution immédiate.

Les charges portent sur la manipulation de pièces à conviction : appropriation, dissimulation, destruction ou modification de documents judiciaires, ainsi que la falsification d’archives publiques confiées à des agents de l’autorité.

Pressions persistantes des avocats des familles Belaïd et Brahmi

L’affaire reste fortement liée aux assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, tués en 2013.

Les avocats des deux figures politiques affirment que les documents saisis dans le bureau scellé du ministère mettent en cause Mustapha Khedher, présenté comme impliqué dans des activités à caractère liées au renseignement.

La défense réclame la levée du sceau sur la “chambre noire”, l’accès intégral à son contenu, ainsi que la déclassification de documents qu’elle juge essentiels pour faire avancer les dossiers Belaïd et Brahmi. Elle dénonce également ce qu’elle qualifie de « protection persistante » d’une structure parallèle qu’elle estime impliquée dans les assassinats.

Une affaire héritée d’une découverte en 2013

L’instruction a débuté après la découverte d’un lot important de documents dans un bureau scellé au ministère de l’Intérieur.

En 2013 déjà, une perquisition au domicile de Mustapha Khedher avait conduit à la saisie de documents que la défense dit retrouver partiellement dans la “chambre noire”.

Cette affaire cristallise depuis des années les tensions entre défense, appareil judiciaire et institutions sécuritaires, autour d’accusations d’entrave, de dissimulation et de gestion opaque d’archives sensibles.

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Sidi Bou Said : L’inscription sur la liste du patrimoine Unesco est pour bientôt

26. November 2025 um 09:04

Le comité du patrimoine de l’Unesco devrait se réunir le 10 décembre à New Delhi en Inde. Plusieurs nouvelles inscriptions au patrimoine mondial de l’Unesco devraient être effectuées à cette occasion.

Toutefois, Sidi Bou Said devra attendre le mois de juin 2026 pour que le dossier soit étudié et probablement adopté.

Malgré la démarche  » urgente  » des autorités tunisiennes, le dossier Sidi Bou Said devra attendre encore un peu. Mais c’est en bonne voie !

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Assassinat de Chokri Belaïd : Le procès de Bechir Akremi et Habib Ellouze reporté au 5 décembre

10. November 2025 um 12:04

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi, de reporter au 5 décembre prochain le procès de plusieurs accusés dans le dossier disjoncté lié à l’assassinat de Chokri Belaïd et à la dissimulation de documents y afférents.

Un nouveau report dans un dossier sensible

Ce volet de l’affaire, distinct du dossier principal de l’assassinat du leader de gauche, concerne notamment l’ancien procureur de la République limogé, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, ainsi que d’autres prévenus.

La décision de renvoi a été prise à la demande de la défense et pour des motifs procéduraux, selon des sources judiciaires.

Lors de l’audience, Bechir Akremi a comparu par visioconférence depuis la prison civile de Mornaguia, où il est détenu dans le cadre d’autres affaires.

L’un des accusés, Afif Laamouri, présenté comme un dirigeant de l’organisation interdite Ansar al-Charia, était également présent dans la salle d’audience.

En revanche, Habib Ellouze a refusé de comparaître devant la justice, une attitude qui a suscité la réprobation des avocats des parties civiles.

Une affaire fragmentée

Plus de douze ans après l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifiés (Watad), survenu le 6 février 2013, l’affaire continue de se fragmenter en plusieurs dossiers judiciaires.

Celui-ci porte sur les accusations de manipulation du dossier initial, de rétention de preuves et de faux rapports administratifs pendant la période où Bechir Akremi était procureur.

Ce nouveau report intervient après une phase judiciaire déjà marquée par des verdicts en appel rendus le 14 octobre 2025, dans lesquels 23 accusés ont été jugés.

La chambre criminelle spécialisée près de la Cour d’appel de Tunis avait prononcé des peines allant du non-lieu jusqu’à la peine capitale par pendaison pour deux des accusés, en plus de longues peines d’emprisonnement pour plusieurs autres.

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Un artiste argentin parmi nous : Matias Factorovitch expose à Saladin

02. November 2025 um 12:16

Dans les prochains jours, à l’invitation de l’ambassade de l’Argentine, l’artiste Matias Factorovitch sera dans nos murs pour une exposition à Sidi Bou Said. Intitulée « Anima », cette exposition devrait ouvrir de nouveaux horizons et inviter le public à découvrir quelques aspects de la création en Argentine. Accueillie par Ridha Souabni et son équipe, cette exposition sera inaugurée le 8 novembre prochain à la galerie Saladin à Sidi Bou Said.

Intriguant, le titre de l’exposition se réfère à l’anima, autrement dit l’âme ainsi que ce qui relève de la métaphysique. Pour le moment, seules de rares informations sont disponibles concernant l’artiste et ses œuvres. Toutefois, l’attente de découvrir les principes et l’esthétique des créations de Matias Factorovitch est grande. La perspective de croiser son expérience picturale avec celle des artistes tunisiens l’est tout autant. De fait, pour cet artiste fasciné par l’Afrique, le fait de se retrouver dans le pays qui a donné son nom au continent, ne peut qu’être excitante et il nous semble évident que l’artiste argentin, invité de l’ambassadeur José María Arbilla, sera porté par des inspirations tunisiennes.

En effet, Matías Factorovich est un artiste argentin passionné depuis des décennies par l’art africain. Après un premier voyage sur ce continent en 1992, il y a multiplié les séjours. En 1998, il a vécu plusieurs mois au sein d’une tribu du Swaziland, devenant le premier non-subsaharien à partager la vie de cette communauté.

Factorovitch a résidé à Madrid, à Buenos Aires et vit aujourd’hui dans sa ville natale d’Alta Gracia. Ses œuvres ont été exposées à Córdoba, Buenos Aires et Barcelone, notamment au Centre Culturel Recoleta, à la Galerie Renoir, à la Foire Arteclásica, ainsi qu’aux galeries Crimson et Dante Alighieri. Invité en 2018 à une résidence artistique de six mois à Barcelone, il y a exposé à la Galerie Kaoni, à la Galerie Bencini et à l’espace Fort Pienc de la mairie. Lauréat d’une bourse de la Fondation Valparaíso (Almería), il a ensuite été sélectionné par le Musée National Estancia Jesuítica Virrey Liniers pour une œuvre célébrant l’inscription du site au Patrimoine mondial de l’UNESCO, explorant le dialogue entre les cultures espagnole et américaine.

Selon un communiqué, l’œuvre de Matias Factorovitch est « une célébration de la couleur, où des personnages oniriques et un bestiaire plein de grâce évoluent dans des paysages de rêve. Émaillées de compositions florales luxuriantes, ses œuvres constituent une exploration poétique des thèmes de la vie intérieure. Chaque pièce d’Anima est une énigme, capturant l’essence des émotions avec une beauté éblouissante ». Une exposition à découvrir prochainement et un artiste dont l’œuvre devrait interpeller le public des arts.

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Sidi Bou Said : L’ancien palais de Ben Ali menace-t-il la stabilité de la colline ?

22. Oktober 2025 um 10:59

Délaissé depuis plusieurs années, quasiment abandonné, l’ancien palais bâti par Ben Ali ressemble de plus en plus à une maison hantée dont personne ne veut.

Malgré sa mise en vente, les candidats au rachat ne se seraient pas bousculés au portillon et la bâtisse continue d’attendre un hypothétique repreneur.

Une question se pose à propos de l’entretien de cet ancien palais. Non pas l’entretien du bâti mais la structure elle-même dont on dit qu’elle est fragilisée.

Selon le témoignage d’un spécialiste, cet édifice était régulièrement consolidé par des injections de béton. Toutefois ce travail de consolidation n’a pas été effectué depuis plusieurs années.

Cela pourrait-il avoir des conséquences sur la stabilité de la colline ? Selon le même spécialiste, la vigilance doit être de mise et les opérations de maintenance régulièrement effectuées.

A qui revient cette charge ? La municipalité de Sidi Bou Said a-t-elle les moyens de ce suivi ? Existe-t-il un danger réel qui pèserait sur ce versant de la colline de Sidi Bou Said ?

Autant de questions qui nécessitent des réponses documentées alors que le village de la banlieue nord aspire a un classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Tunisie : Verdicts définitifs dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd

14. Oktober 2025 um 10:50

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, à l’aube de ce mardi 14 octobre 2025, ses jugements en appel dans l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd. Les verdicts vont du non-lieu à la condamnation à mort par pendaison.

Des verdicts variant du non-lieu à la peine capitale

Selon les informations communiquées, les jugements d’appel concernent 23 accusés impliqués dans cette affaire emblématique.

La cour a prononcé un non-lieu (non-lieu ou absence de charges suffisantes) pour neuf accusés, confirmant les verdicts de première instance rendus à leur encontre.

Deux accusés, Mohamed Aouadi et Ezzeddine Abdellaoui, ont été condamnés à mort par pendaison, assortis respectivement de 105 ans et 10 ans de prison supplémentaires. Quatre autres accusés ont été condamnés à la prison à vie, avec des peines additionnelles pour chacun d’eux.

La Cour d’appel a décidé de confirmer les jugements de première instance à l’encontre de plusieurs accusés, parmi lesquels Mohamed Akkari, Yasser Moulhi, Mohamed Ali Damak, Seifeddine Arfaoui, Houssam Mezlini, Mohamed Aouadi, Ezzeddine Abdellaoui, Mohamed Omri, Mohamed Khiari, Maher Akkari, Allam Tizaoui, Hamza Arfaoui, Kais Mechalla, Moâd Hmaïdia.

La chambre a également prononcé la prison à vie contre Mohamed Amine Guesmi, assortie de 20 ans supplémentaires, la prison à vie également pour Abderraouf Talbi. Ahmed Melki, surnommé « El Somali », a été condamné à 37 ans d’emprisonnement.

Une affaire symbolique toujours marquante

L’assassinat de Chokri Belaïd, figure de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifié (Watad), survenu le 6 février 2013, avait bouleversé la scène politique nationale et provoqué une vague d’indignation populaire sans précédent.

Ces verdicts en appel marquent une nouvelle étape judiciaire dans un dossier qui continue de susciter une forte émotion et un suivi attentif de la part de l’opinion publique et des proches du défunt militant.

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Snapshot – Sidi Bou Said : Même les escaliers du sanctuaire ne sont pas épargnés

14. Oktober 2025 um 09:09

Sidi Bou Said est parfois d’une saleté repoussante et inacceptable. Tous les riverains et les éboueurs de la belle colline vous le diront.

Si des milliers de touristes passent chaque jour par le village, ils ne laissent aucun déchet derrière eux. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour nous autres Tunisiens, qui souillons le village de tous nos détritus jetés partout à même le sol.

Notre photo montre que même les escaliers qui mènent à la grande cour de la mosquée sont jonchés de papiers gras et autres dentelles.

Comment sauver Sidi Bou Said et l’épargner de ces pollutions honteuses ? Pourquoi cette crasse qui s’étale partout y compris sur les versants boisés de la colline ? Jusqu’à quand le silence face à ces incivilités persistantes ?

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Netanyahou a ordonné des frappes de drones sur la flottille à Sidi Bou Saïd, selon CBS News

04. Oktober 2025 um 12:11

Selon CBS News, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait directement autorisé des opérations militaires contre deux navires de la Global Sumud Flotilla, le convoi humanitaire international, qui a transporté de l’aide et des militants pro-palestiniens, vers Gaza.

D’après le reportage de CBS News publié samedi 4 octobre 2025, des responsables américains ont indiqué que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait donné son approbation directe pour des opérations militaires visant deux navires du « Global Sumud Flotilla » en septembre dernier.

Des frappes par drones depuis un sous-marin israélien

Les frappes ont eu lieu les 8 et 9 septembre 2025, via des drones lancés depuis un sous-marin israélien, ciblant des navires stationnés près du port tunisien de Sidi Bou Saïd. Des dispositifs incendiaires ont provoqué des incendies sur deux bateaux :

  • Le “Family”, battant pavillon portugais, avec la députée portugaise Mariana Mortágua à bord la veille ;
  • Le “Alma”, battant pavillon britannique, endommagé sur son pont supérieur.

Dans les deux cas, aucune victime n’a été signalée, et les équipages ont pu maîtriser rapidement les incendies.

Réactions et escalade diplomatique

La Global Sumud Flotilla a dénoncé ces attaques comme des actions mettant en danger des civils et des volontaires humanitaires, appelant à des enquêtes indépendantes et à la responsabilisation des auteurs.

Les autorités tunisiennes ont toutefois contesté, dans un premier temps la version des drones, suggérant qu’une explosion interne pourrait être à l’origine du feu. Les images diffusées par la flottille montrent cependant des flammes tombant sur le bateau, sans preuve de feu interne ni de fusée mal utilisée.

Puis, le ministère de l’Intérieur a changé radicalement de position et qualifié l’incident de « prémédité », annonçant l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables. Ce revirement, après des premières déclarations minimisant l’affaire, laisse entendre que l’enjeu dépasse le cadre d’un simple incident portuaire.

Après ces incidents, la marine israélienne a intercepté la plupart des navires du convoi, arrêtant plusieurs activistes, dont Greta Thunberg, des parlementaires européens et 25 ressortissants tunisiens. Ces derniers sont désormais jugés devant un tribunal spécial au Néguev, avec une expulsion prévue via la Jordanie.

La flottille visait à briser le blocus maritime israélien sur Gaza, en apportant aide humanitaire et visibilité internationale à la cause palestinienne. Selon CBS News, l’attaque israélienne contre des navires civils, si elle est confirmée, constitue une violation du droit humanitaire international, qui interdit l’usage de dispositifs incendiaires contre des populations ou biens civils.

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