Normale Ansicht

Empfangen — 09. August 2026 Französischsprachig

Renforcement de la coopération entre le CMF et la Banque de France

09. August 2026 um 10:02

Le Conseil du Marché Financier (CMF) et la Banque de France – à travers sa Direction de l’éducation financière (EDUCFI) – viennent de signer deux conventions de coopération destinées à renforcer l’éducation financière en Tunisie, notamment par la mise à disposition et l’adaptation de contenus pédagogiques au profit du public tunisien.

Ces accords prévoient la mise à disposition gratuite au CMF de deux ressources développées par la Banque de France : en l’occurrence la collection audiovisuelle dénommée « Les ABC de l’économie, » et les « Cahiers financiers » du portail « Mes questions d’argent ». Il est stipulé dans le contrat que le CMF pourra adapter, traduire et diffuser ces supports en fonction des spécificités du contexte tunisien.

Une première concrétisation de ce partenariat a déjà été engagée avec l’adaptation de plusieurs articles de la collection « Les ABC de l’économie ». Les contenus adaptés seront progressivement publiés et diffusés par le CMF sur son site officiel, après leur contextualisation pour le public tunisien.

Cette coopération s’inscrit dans la stratégie du CMF visant à renforcer la culture financière et les connaissances économiques des citoyens, tout en favorisant une meilleure capacité à prendre des décisions financières éclairées.

Une attention particulière sera accordée aux jeunes générations, qui constituent une priorité des programmes d’éducation financière. Les supports proposés visent notamment à faciliter l’apprentissage progressif de notions essentielles liées au budget, à l’épargne, à l’investissement, aux marchés financiers et à la gestion responsable des finances personnelles, grâce à des contenus accessibles et adaptés aux différentes tranches d’âge.

À travers ce partenariat, le CMF entend également élargir l’accès à des ressources éducatives de qualité, développer de nouveaux outils de sensibilisation et consolider la coopération internationale dans le domaine de l’éducation financière, avec pour objectif de contribuer à l’émergence d’une culture financière durable en Tunisie.

L’article Renforcement de la coopération entre le CMF et la Banque de France est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie, réservoir de talents pour la France

09. August 2026 um 09:29

La Tunisie figure parmi les principaux pays d’origine des bénéficiaires des visas « Talent » délivrés par la France, confirmant l’attractivité des compétences tunisiennes sur le marché français.

Selon les données de la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui viennent d’être publiées, quelque 2 441 visas « Talent » ont été accordés à des ressortissants tunisiens en 2025, ce qui correspond à 11 % de l’ensemble des visas de cette catégorie. Cette performance place la Tunisie au deuxième rang mondial, à égalité avec l’Inde. Pour ceux qui l’ignorent, la Tunisie c’est seulement 12 millions d’âmes, alors que l’Inde en compte plus de 1,5 milliard.

Destiné à attirer des profils hautement qualifiés, à savoir ingénieurs, chercheurs, médecins, entrepreneurs ou encore experts dans des secteurs stratégiques, le dispositif « Talent » témoigne de la reconnaissance du savoir-faire tunisien à l’international. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays ».

Cette dynamique met en lumière la qualité des compétences formées en Tunisie, mais relance également le débat sur la fuite des cerveaux, ainsi que sur les défis liés à la valorisation, à l’emploi et à la rétention des talents dans le pays.

Lire aussi: Philippe de Fontaine-Vive : la fuite des cerveaux est le plus grand risque pour la Tunisie

Au-delà du chiffre, ces données soulignent ainsi un paradoxe : la Tunisie forme des compétences recherchées à l’international, mais peine encore à créer les conditions permettant de les retenir et de valoriser pleinement leur potentiel sur son propre marché.

L’article La Tunisie, réservoir de talents pour la France est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 07. August 2026 Französischsprachig

Moyen-Orient : Trois puissances, un bouclier, cet axe défensif doit-il inquiéter l’Occident?

07. August 2026 um 14:56

L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont officialisé, vendredi 7 août 2026, « un pacte de défense mutuelle », scellé lors d’une rencontre entre le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.

Ainsi, en réponse à l’instabilité croissante au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont conclu, vendredi, selon un communiqué de presse du ministère pakistanais des Affaires étrangères, un pacte de défense mutuelle. « Ce traité instaure un cadre de sécurité collective dans lequel une attaque militaire contre un État membre est considérée comme une attaque contre l’ensemble du groupe ».

Les trois pays ont déclaré que cette alliance visait à renforcer la stabilité régionale et à garantir un avenir pacifique et prospère grâce à des efforts communs en matière de sécurité.

L’article Moyen-Orient : Trois puissances, un bouclier, cet axe défensif doit-il inquiéter l’Occident? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transition énergétique tunisienne : le grand écart entre les 35 % annoncés et les 9 % réels

07. August 2026 um 13:34

Pendant que la Tunisie promet 35 % de renouvelables pour 2030, ses citoyens vivent des coupures de courant en plein été. Entre discours stratégique et réalité du réseau, le fossé n’a jamais été aussi visible. 

 

Le professeur Kaïes Samet affirme que l’économie verte en Tunisie demeure à un stade embryonnaire, en délai par rapport aux pays développés, malgré la ratification de l’Accord de Paris en 2016 et la mise à jour, en décembre 2021, de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il souligne que cette dernière définit une taxonomie climatique tunisienne censée orienter les flux de capitaux, mais il note que cette architecture réglementaire reste largement théorique tant que les investissements concrets ne suivent pas.

Lire aussi: Tunisie : 55 milliards de dollars pour sauver l’eau et l’agriculture

 

Il indique par ailleurs que le pays s’est doté d’une Stratégie nationale de transition écologique, mais il reconnaît que celle-ci se heurte à des obstacles persistants : contraintes budgétaires, lourdeur bureaucratique et poids des subventions aux énergies fossiles. Selon lui, l’État aurait mobilisé près de 5,6 milliards de dinars par an dans l’économie verte, avec pour ambition de porter les renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

Un objectif qui s’éloigne plutôt qu’il ne se rapproche

C’est précisément sur ce point que le discours de l’universitaire Samet mérite d’être confronté aux données les plus récentes, nettement plus sombres que celles qu’il avance. Alors qu’il évoque un objectif de 35 % à l’horizon 2030, les chiffres officiels communiqués en avril 2026 par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, situent la part réelle des renouvelables à seulement 9 % du mix énergétique en 2025, contre 3 à 4 % il y a quatre ans. Pour combler cet écart, il faudrait mobiliser au moins 3 900 mégawatts supplémentaires, alors que les projets actuellement à l’étude ne représentent qu’environ 600 mégawatts – un chiffre jugé largement insuffisant par les observateurs eux-mêmes.

Cette lenteur a produit, durant l’été 2026, une crise électrique d’une ampleur inédite. La consommation nationale s’est approchée du seuil critique des 6 000 MW, contraignant la STEG à imposer des délestages massifs pour éviter l’effondrement du réseau. Or, fin 2024, le parc de production restait dominé à 94 % par des équipements thermiques, contre à peine 6 % pour l’éolien, l’hydraulique et le solaire réunis, et le gaz naturel assurait encore près de 94 % de la production électrique début 2026. Cette dépendance gazière n’est pas anodine : les analystes sont formels, la dépendance au gaz algérien atteint aujourd’hui les trois quarts de l’approvisionnement national, ce qui expose la Tunisie à une double vulnérabilité, climatique et géopolitique.

 

Lire également: Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

 

Un déficit qui explose et une STEG à bout de souffle

Le professeur évoque un déficit de financement climatique d’environ 1,72 milliard de dollars par an sur la période 2020-2030. Ce chiffre doit être mis en perspective avec le déficit énergétique proprement dit, qui aurait dépassé 11 milliards de dinars en 2025 selon plusieurs médias de la place. Une partie de la polémique réside précisément là : l’opérateur public vend à perte, s’endette et ne peut plus construire, tandis que la ressource nationale en gaz s’épuise. Ce constat interroge la solidité même du modèle décrit par le professeur, puisqu’un secteur public exsangue ne peut porter seul la transition qu’il appelle de ses vœux.

La question sensible des autorisations et de la « privatisation »

Le professeur Samet plaide pour une implication plus forte du secteur privé, seul ou via des partenariats public-privé, face à une contribution privée jugée trop faible (11,2 %). Ce point est justement au cœur d’une controverse politique et syndicale vive en Tunisie. A noter au passage que 187 autorisations ont été accordées pour 287 mégawatts de projets renouvelables, mais que nombre d’entre eux n’ont jamais vu le jour, faute de permis de bâtir ou en raison des difficultés à convertir des terrains agricoles en terrains industriels. Le directeur général adjoint de la STEG, Néjib Chtourou, est cité comme jugeant urgent d’assainir la situation, certains investisseurs ayant carrément abandonné leurs projets.

Plus polémique encore : les mécanismes de concession destinés à ouvrir le secteur aux capitaux privés et étrangers se heurtent à une opposition syndicale et politique qui, selon différentes sources, a contribué à ralentir l’arrivée de nouvelles capacités renouvelables, certains y voyant une forme de privatisation déguisée du secteur électrique, un procès que les autorités rejettent explicitement. Un paradoxe supplémentaire, documenté par un média de la place, mérite d’être versé au débat : le pays freine, par la lourdeur administrative, l’énergie que ses propres habitants et entreprises pourraient produire, tandis qu’il ouvre dans le même temps son potentiel solaire à des consortiums étrangers pour une électricité et un hydrogène destinés à l’exportation vers l’Europe. Cette asymétrie (freiner l’autoproduction domestique tout en facilitant l’export) nourrit une critique sociale selon laquelle la transition verte tunisienne bénéficierait davantage aux marchés européens qu’aux citoyens tunisiens eux-mêmes.

Le solaire domestique, une promesse à géométrie variable

Kaïes Samet cite le programme Prosol et ses 400 000 familles bénéficiaires comme une réussite à amplifier. Les données 2026 relativisent cependant l’enthousiasme : seulement 7 % de la consommation nationale a été couverte par les renouvelables en 2024, un taux resté bloqué entre 6 et 7 % début 2026, l’État révisant à la baisse son ambition immédiate avec un objectif de 10 % seulement d’ici fin 2026 – loin des 35 % agités pour 2030.

Dans ce cadre, l’économiste n’écarte pas la piste nucléaire, tout en reconnaissant son coût et sa vulnérabilité climatique. Ce point reste, en Tunisie, largement absent du débat public officiel, ce qui en fait moins une option concrète qu’un signal de l’impasse énergétique actuelle : à défaut de solutions rapides et crédibles, jusqu’aux scénarios les plus lourds sont évoqués par certains experts.

In fine, le tableau dressé par l’universitaire, à savoir potentiel solaire et éolien considérable, cadre légal attractif, incitations fiscales, urgence climatique reconnue -, n’est pas contesté dans ses fondements. Mais la réalité de 2025-2026, marquée par des délestages estivaux, une STEG financièrement exsangue, une dépendance accrue au gaz algérien et des tensions politico-syndicales autour de l’ouverture du secteur, suggère un écart considérable entre les objectifs affichés (2030, 2035) et la trajectoire réellement empruntée. La transition verte tunisienne apparaît ainsi moins freinée par un manque de diagnostic que par des blocages structurels – administratifs, financiers et politiques – que le seul volontarisme stratégique ne suffit pas à lever.

L’article Transition énergétique tunisienne : le grand écart entre les 35 % annoncés et les 9 % réels est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Un Tunisien parmi les 100 CEO les plus influents du Moyen-Orient

07. August 2026 um 08:16

Le Tunisien Houssem Ben Haj Amor, directeur général du Groupe Al Baraka, figure dans le classement « The Middle East’s Top 100 CEOs 2026 » publié par Forbes Middle East. Il occupe la 84ᵉ place parmi les dirigeants les plus influents de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Une distinction qui récompense son leadership et ses performances à la tête du groupe bancaire basé à Bahreïn.

Fort de plus de 27 ans d’expérience dans le secteur financier au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord, Houssem Ben Haj Amor dirige Al Baraka Group depuis octobre 2022. Sous sa conduite, le groupe a accéléré sa transformation numérique, renforcé la qualité de ses actifs et consolidé sa présence internationale. Au premier trimestre 2026, Al Baraka Group gérait plus de 31 milliards de dollars d’actifs et disposait d’un réseau de 600 agences dans 13 pays.

Le dirigeant tunisien préside également Albaraka Türk Participation Bank et siège aux conseils d’administration de plusieurs filiales du groupe. Cette reconnaissance intervient après son classement, en 2024, parmi les 100 dirigeants arabes les plus influents par Fortune 500 Arabia, confirmant son statut de figure majeure de la finance régionale.

L’article Un Tunisien parmi les 100 CEO les plus influents du Moyen-Orient est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 06. August 2026 Französischsprachig

Production pharma : l’Europe valide une techno clé, la Tunisie en embuscade

06. August 2026 um 13:34

Cette innovation ouvre la voie à une production plus flexible et plus résiliente des ingrédients pharmaceutiques actifs. Elle aura des perspectives de développement pour l’industrie pharmaceutique tunisienne.

Un consortium européen composé de De Dietrich, Alysophil, Bruker et Novalix annonce avoir validé avec succès une nouvelle plateforme de production continue d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API). Selon un document parvenu à la rédaction de leconomistemaghrebin.com, cette avancée marque une étape décisive vers son industrialisation et sa commercialisation. Et ce, avec pour ambition de renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments. Tout en réduisant la dépendance à la production centralisée et n améliorant la résilience des chaînes de valeur pharmaceutiques.

Cette innovation intervient dans un contexte où de nombreux pays cherchent à renforcer leur souveraineté sanitaire. Et ce, à la suite des crises sanitaires et des tensions logistiques qui ont fragilisé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ainsi, pour la Tunisie, dont l’industrie pharmaceutique poursuit son développement et ambitionne de renforcer ses capacités de production locale, cette technologie pourrait, à terme, favoriser l’émergence d’unités de fabrication plus flexibles, plus performantes et mieux adaptées aux besoins du marché national et régional.

Le consortium a développé une plateforme intégrant la chimie en flux continu, le suivi analytique en temps réel et un système de contrôle piloté par l’intelligence artificielle. Contrairement aux procédés traditionnels de fabrication par lots (batch), explique le document, cette technologie permet une production continue des ingrédients pharmaceutiques. Ce qui offre des gains significatifs en matière de qualité, de flexibilité, de productivité et de rapidité de mise en œuvre.

La validation industrielle de cette approche a été réalisée à travers la production en flux continu de fentanyl, un ingrédient pharmaceutique actif particulièrement complexe et fortement réglementé. Choisi comme démonstrateur technologique en raison des exigences élevées de sa fabrication, ce projet confirme la capacité de la plateforme à répondre aux standards les plus exigeants de l’industrie pharmaceutique et ouvre la voie à son application à d’autres molécules stratégiques.

Avec l’achèvement de ce programme pilote, le consortium engage désormais la phase de préparation au déploiement industriel de cette technologie. À terme, cette nouvelle génération de plateformes pourrait rapprocher la production des marchés de consommation, renforcer la sécurité d’approvisionnement en médicaments critiques et améliorer la résilience des systèmes de santé.

La Tunisie est directement concernée par cette dynamique. L’un des membres du consortium, Novalix, société de recherche sous contrat (CRO) spécialisée dans les premières étapes de la découverte de médicaments, est implanté dans le pays depuis 2018 à travers sa filiale Novalix Tunisie. Cette présence est à même de constituer un atout pour accompagner le développement des compétences locales et contribuer, à terme, à l’essor de nouvelles capacités de production pharmaceutique à forte valeur ajoutée.

 

L’article Production pharma : l’Europe valide une techno clé, la Tunisie en embuscade est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Tchad supprimera les visas pour tous les Africains dès 2027

06. August 2026 um 11:41

Le Tchad va ouvrir totalement ses frontières aux ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027, supprimant ainsi l’obligation de visa pour l’ensemble du continent. L’annonce a été faite récemment par le président Mahamat Idriss Déby Itno, en personne, lors du Forum africain de l’Eau à N’Djaména.

Le chef de l’État tchadien a justifié cette mesure par la « volonté de renforcer l’intégration africaine et la libre circulation des personnes », présentant son pays comme « un carrefour entre les différentes régions du continent ». Cette exemption concerne toutefois uniquement les visas d’entrée : elle ne donne pas automatiquement droit de travailler ou de s’installer durablement au Tchad, tient à préciser la présidence tchadienne.

A rappeler qu’un certain nombre de nationalités africaines bénéficient déjà de cette dispense, parmi lesquelles les Béninois, les Camerounais, les Ivoiriens, les Gabonais, les Maliens, les Nigériens, les Nigérians et autres Rwandais. Pour les autres pays, les règles actuelles restent en vigueur jusqu’à l’entrée en vigueur de la réforme, les demandes devant être déposées en ligne sur la plateforme evisa.td depuis mai 2026.

Lire aussi : Europe, Amérique du Nord… les Tunisiens regardent surtout hors d’Afrique

Cette décision s’inscrit dans une dynamique continentale plus large. En effet, le Togo applique déjà une exemption similaire depuis mai 2026, avec un séjour maximal de 30 jours. La République du Congo a annoncé une mesure identique, entrant en vigueur à la même date que celle du Tchad.

Ces initiatives répondent aux objectifs de l’Union africaine en matière de libre circulation, portés notamment par le projet de passeport africain. Elles restent toutefois isolées à l’échelle du continent : selon un indice publié par la Banque africaine de développement, seuls 28,2 % des déplacements intra-africains s’effectuaient sans visa en 2025.

L’article Le Tchad supprimera les visas pour tous les Africains dès 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Europe, Amérique du Nord… les Tunisiens regardent surtout hors d’Afrique

06. August 2026 um 11:00

Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, les Tunisiens qui envisagent d’émigrer se tournent très majoritairement vers les destinations occidentales. Plus de la moitié (56 %) déclarent qu’ils choisiraient l’Europe, loin devant l’Amérique du Nord (25 %).

Les destinations africaines restent très marginales : 16 % opteraient pour un autre pays de leur région et 3 % seulement pour un autre pays du continent. Ces résultats confirment que les projets migratoires tunisiens demeurent principalement orientés vers l’Europe.

Au-delà de la question migratoire, le rapport dresse le portrait d’une Tunisie ouverte sur l’international mais peu tournée vers l’intégration africaine. Les citoyens se montrent favorables au commerce mondial, privilégient les partenaires économiques hors du continent, connaissent très peu la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et expriment des réserves sur la libre circulation des personnes.

L’étude souligne également la forte aspiration au départ chez les jeunes, motivée avant tout par la recherche d’emploi et les difficultés économiques. Pour Afrobarometer, ces tendances traduisent les attentes économiques persistantes d’une partie importante de la population et le poids des perspectives internationales dans les choix migratoires tunisiens.

L’article Europe, Amérique du Nord… les Tunisiens regardent surtout hors d’Afrique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afrobarometer : un jeune Tunisien sur deux envisage de quitter le pays

06. August 2026 um 09:00

L’aspiration à l’émigration demeure forte en Tunisie, en particulier chez les jeunes. C’est l’un des principaux enseignements du rapport African Insights 2026 publié par Afrobarometer, qui a interrogé des citoyens dans 38 pays africains.

À l’échelle du continent, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà envisagé de s’installer à l’étranger. En Tunisie, 24 % affirment y avoir souvent pensé, tandis que 11 % disent l’avoir envisagé « quelque peu » et 5 % « un peu », soit près de quatre Tunisiens sur dix ayant déjà considéré un départ.

Le phénomène est encore plus marqué chez les 18-35 ans. Selon le rapport, 51 % des jeunes Tunisiens ont sérieusement envisagé d’émigrer, un niveau qui place la Tunisie parmi les pays africains où cette aspiration est la plus forte.

Les raisons invoquées sont avant tout économiques. La recherche d’un emploi constitue le premier motif de départ, suivie de la volonté d’échapper à la pauvreté ou aux difficultés économiques. Les motivations liées aux études, aux libertés politiques ou au tourisme restent largement minoritaires.

Ces résultats illustrent l’ampleur des attentes économiques de la jeunesse tunisienne et confirment que les perspectives d’emploi demeurent le principal moteur des projets d’émigration.

L’article Afrobarometer : un jeune Tunisien sur deux envisage de quitter le pays est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 05. August 2026 Französischsprachig

Libre circulation en Afrique : les Tunisiens restent réservés malgré les ambitions d’intégration

05. August 2026 um 16:02

Si la libre circulation des personnes constitue l’un des objectifs affichés de l’intégration africaine, les Tunisiens demeurent partagés sur cette question. Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, 51 % des personnes interrogées estiment que les gouvernements devraient limiter les déplacements transfrontaliers afin de préserver l’accès des citoyens aux emplois et aux opportunités économiques, contre 46 % qui soutiennent la libre circulation au sein de la région.

L’enquête met également en évidence un constat largement partagé : la mobilité entre les pays africains reste perçue comme difficile. En Tunisie, 61 % des répondants jugent qu’il est difficile de franchir les frontières pour travailler ou commercer, tandis que 27 % seulement estiment ces déplacements faciles.

Pour Afrobarometer, ces perceptions illustrent les obstacles qui subsistent à l’intégration régionale. Malgré les initiatives de l’Union africaine en faveur de la libre circulation des personnes, une majorité de citoyens considère que les frontières restent difficiles à franchir et exprime des réserves quant à une ouverture plus large des mouvements de population.

L’article Libre circulation en Afrique : les Tunisiens restent réservés malgré les ambitions d’intégration est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afrobarometer : les Tunisiens favorables au libre-échange, mais la ZLECAf reste largement méconnue

05. August 2026 um 13:28

Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est présentée comme le principal projet d’intégration économique du continent, elle demeure largement inconnue en Tunisie. Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, publié récemment, seuls 5 % des Tunisiens déclarent avoir entendu parler de cet accord, l’un des taux les plus faibles parmi les 38 pays africains étudiés.

Cette faible notoriété ne traduit toutefois pas un rejet de l’ouverture économique. Une majorité de Tunisiens (54 %) estime qu’il est préférable de faciliter les échanges commerciaux avec les autres pays afin de créer des opportunités économiques, contre 44 % qui privilégient une protection accrue des producteurs locaux.

L’enquête révèle également une forte orientation internationale des préférences commerciales tunisiennes. Près de trois répondants sur quatre (72 %) souhaitent que le pays développe prioritairement ses relations commerciales avec l’ensemble du monde, loin devant ceux qui privilégient l’Afrique (11 %) ou la sous-région nord-africaine (7 %).

Pour Afrobarometer, ces résultats illustrent un paradoxe : les citoyens soutiennent l’ouverture commerciale, mais connaissent très peu le principal instrument d’intégration économique porté par l’Union africaine. Le rapport souligne ainsi la nécessité de renforcer les efforts de communication autour de la ZLECAf afin de rapprocher les ambitions politiques de la perception des citoyens.

L’article Afrobarometer : les Tunisiens favorables au libre-échange, mais la ZLECAf reste largement méconnue est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

FAD : l’arme discrète de la BAD face au piège de la dette africaine

05. August 2026 um 10:51

Alors que la dette publique continue de peser sur les marges de manœuvre de nombreux États africains, le Fonds africain de développement (FAD) s’impose comme un acteur stratégique, souvent moins médiatisé que la Banque africaine de développement (BAD). Son rôle : permettre aux économies les plus fragiles de financer leurs priorités de développement sans basculer davantage dans l’endettement coûteux. C’est ce que rapportent nos confrères du site sénégalais seneweb.com.

Créé en 1972 et opérationnel depuis 1974 par le Nigeria, rappelle le média, le FAD constitue le bras concessionnel du Groupe de la BAD. Contrairement à cette dernière, qui finance une partie importante de ses activités grâce aux marchés financiers, le Fonds repose principalement sur les contributions des pays donateurs et sur le remboursement d’anciens prêts. Ce modèle lui permet donc de proposer des financements à des conditions exceptionnelles : taux d’intérêt réduits, longues périodes de remboursement et recours aux dons pour les pays confrontés à un risque élevé de surendettement. Voilà qui devrait intéresser plus d’un pays africain aujourd’hui.

Car, dans un contexte marqué par la hausse des taux d’intérêt internationaux et le durcissement des conditions d’accès aux capitaux, explique seneweb.com, ces ressources deviennent un véritable amortisseur financier. « La dernière reconstitution du FAD, conclue en 2022, a permis de mobiliser près de 11 milliards de dollars, un niveau record depuis la création de l’institution ». Cette enveloppe doit soutenir, jusqu’en 2025, des projets liés aux infrastructures, à l’agriculture, à la sécurité alimentaire, au climat et au renforcement des économies locales.

Ainsi, les pays de l’UEMOA figurent parmi les principaux bénéficiaires de ce mécanisme. Du reste, le Sénégal, le Bénin, le Mali, le Niger ou encore le Togo utilisent régulièrement les financements du Fonds pour développer des infrastructures énergétiques, hydrauliques, agricoles ou éducatives. Le Sénégal a notamment bénéficié récemment d’un financement concessionnel destiné à renforcer la gouvernance économique et la résilience budgétaire.

Toutefois, derrière cette capacité d’intervention se cache une équation complexe. « Les besoins du continent restent largement supérieurs aux ressources disponibles. Le déficit annuel de financement des infrastructures africaines se chiffre encore en dizaines de milliards de dollars. Tandis que les effets du changement climatique imposent de nouveaux investissements massifs dans l’adaptation et la transition énergétique », écrit le média sénégalais.

Autrement, tout en apparaissant comme un outil indispensable, le FAD ne peut pas constituer une solution unique à la crise financière africaine. Sa dépendance aux contributions des bailleurs internationaux constitue une limite structurelle, alors même que les besoins augmentent. L’enjeu dépasse désormais le simple financement de projets : il concerne la capacité des États africains à bâtir un modèle de croissance durable sans reproduire les cycles d’endettement qui ont marqué leur histoire économique.

« Dans l’ombre de la BAD, le FAD est ainsi devenu un acteur central de la bataille pour la souveraineté financière africaine », conclut notre source.

L’article FAD : l’arme discrète de la BAD face au piège de la dette africaine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bir El Kassaa : la baisse des prix de gros, une embellie à relativiser

05. August 2026 um 07:42

Les chiffres publiés ces derniers jours sur l’activité du marché de gros de Bir El Kassaa ont de quoi rassurer. L’afflux de fruits, de légumes et de produits de la pêche a entraîné une baisse sensible des prix de gros, illustrant le fonctionnement classique de la loi de l’offre et de la demande. Dans un contexte marqué par une inflation alimentaire persistante et un pouvoir d’achat sous pression, cette évolution apparaît comme une bouffée d’oxygène. Mais cette embellie est-elle réellement de nature à profiter aux consommateurs ? La question mérite d’être posée, tant ces derniers temps ont montré comment le consommateur tunisien l’a appris à ses dépens.

La prudence s’impose donc. Car si les cours se détendent à Bir El Kassaa, rien ne garantit que cette baisse sera intégralement répercutée sur les étals des marchés municipaux et des commerces de proximité.

Une offre exceptionnelle qui fait chuter les cours

Les arrivages enregistrés au marché de gros témoignent d’une nette amélioration de l’approvisionnement. Ainsi, les volumes de tomates, piments, pommes de terre, oignons, concombres et courgettes ont progressé de manière significative par rapport au mois précédent.

Conséquence immédiate : les prix de gros ont reculé. La tomate illustre parfaitement cette dynamique. Son prix moyen est tombé à 902 millimes le kilogramme, soit une baisse de plus de 60 % en l’espace d’un mois. Les oignons, les concombres et les piments suivent la même trajectoire.

Le constat est identique pour les fruits de saison. Les arrivages de pommes, pêches, abricots, pastèques et melons se sont intensifiés, entraînant une correction parfois spectaculaire des prix. Les pastèques et les melons affichent des replis supérieurs à 60 %, tandis que les pommes et les fraises enregistrent elles aussi des baisses sensibles.

Même tendance du côté des produits de la mer. Les débarquements de sardines, maquereaux, chinchards et bogues ont progressé de plus de 50 %, favorisant une diminution des prix de plusieurs espèces très consommées.

Ces évolutions confirment qu’une offre abondante demeure le meilleur rempart contre les tensions inflationnistes. Elles montrent également que, lorsque les circuits d’approvisionnement fonctionnent correctement, les prix peuvent rapidement retrouver un niveau plus accessible.

Le véritable défi commence après Bir El Kassaa

Toutefois, personne ne semble avoir constaté cette baisse au niveau des commerces de proximité. En effet, le marché de gros ne constitue que le premier maillon de la chaîne commerciale.

Entre Bir El Kassaa et le panier du consommateur, les produits transitent par plusieurs intermédiaires. Transport, manutention, stockage, marges commerciales et parfois pratiques spéculatives viennent modifier le prix initial.

C’est précisément à ce niveau que se situe le principal défi. Depuis plusieurs années, du reste, les consommateurs constatent que les baisses observées sur les marchés de gros se traduisent rarement par des diminutions équivalentes dans les points de vente au détail. Les écarts entre le prix payé par le détaillant et celui supporté par le consommateur demeurent souvent difficiles à justifier.

Cette situation interroge sur l’efficacité des mécanismes de contrôle des circuits de distribution et relance le débat sur le rôle des intermédiaires dans la formation des prix.

Une bonne nouvelle qui peut fragiliser les producteurs

Si la baisse des prix constitue une perspective favorable pour les ménages, elle représente une réalité plus contrastée pour les agriculteurs et les pêcheurs. Ces derniers continuent de faire face à une hausse durable des coûts de production : carburants, irrigation, intrants agricoles, alimentation animale, emballages, transport ou encore main-d’œuvre. Dans ce contexte, une chute de plus de 60 % des prix de gros peut rapidement réduire, voire annihiler, leur rentabilité.

Ce paradoxe n’est pas nouveau. En agriculture, une récolte abondante ne rime pas toujours avec amélioration des revenus. Faute de mécanismes efficaces de régulation, les producteurs supportent souvent seuls les effets des fluctuations du marché.

L’urgence d’une réforme des circuits de commercialisation

L’épisode observé à Bir El Kassaa met une nouvelle fois en lumière les limites du système actuel. La volatilité des prix reste largement tributaire des conditions climatiques et des volumes produits. En l’absence d’infrastructures de stockage suffisantes, de plateformes logistiques performantes et d’une meilleure organisation des filières, les marchés alternent entre périodes de pénurie et épisodes de surabondance.

À cela s’ajoutent les pertes post-récolte, encore importantes, ainsi qu’une faible transparence dans la formation des prix tout au long de la chaîne de valeur.

Autrement dit, la baisse actuelle des prix constitue davantage une réponse conjoncturelle qu’une solution durable aux déséquilibres du marché.

Du prix de gros au pouvoir d’achat

Le ministère du Commerce voit dans cette évolution la preuve que le renforcement de l’approvisionnement contribue à freiner la hausse des prix. L’analyse est économiquement fondée, mais elle ne saurait suffire.

La véritable question est désormais celle de la transmission de cette baisse jusqu’au consommateur final. Si les prix restent élevés sur les marchés de détail malgré la détente observée à Bir El Kassaa, c’est que le problème ne réside plus dans la disponibilité des produits, mais dans le fonctionnement même des circuits de distribution.

L’enjeu dépasse donc les statistiques du marché de gros. Il touche directement à la crédibilité des politiques de lutte contre la vie chère et à la capacité des pouvoirs publics à garantir une concurrence saine, à encadrer les marges abusives et à protéger à la fois le pouvoir d’achat des ménages et les revenus des producteurs.

En définitive, l’abondance actuelle constitue une opportunité. Encore faut-il qu’elle profite à tous les maillons de la chaîne, du producteur au consommateur. Sans réforme structurelle des circuits de commercialisation, les baisses observées aujourd’hui risquent de n’être qu’une parenthèse avant le retour des tensions sur les prix.

L’article Bir El Kassaa : la baisse des prix de gros, une embellie à relativiser est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 04. August 2026 Französischsprachig

Industrie : une reprise portée par les mines et l’énergie, mais encore fragile

04. August 2026 um 15:56

Après deux années de recul, la production industrielle tunisienne renoue avec la croissance au premier trimestre 2026. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’indice global de la production industrielle progresse de 4,3 % en glissement annuel, après des baisses de 5,4 % au premier trimestre 2024 et de 2 % en 20255.

Cette amélioration est principalement portée par les industries extractives. La production minière bondit ainsi de 10,6 %, tandis que le secteur de l’énergie enregistre une hausse de 14,9 %, profitant d’un effet de rattrapage après plusieurs années de contre-performance.

En revanche, l’industrie manufacturière peine à retrouver un rythme soutenu. Sa progression se limite à 2 %, reflétant une reprise encore insuffisante pour tirer durablement la croissance.

Plusieurs branches restent en difficulté. Les industries chimiques accusent le plus fort recul (-11,3 % sur le trimestre et -22,2 % en mars sur un an), suivies des matériaux de construction (-9,6 %) et du textile-habillement-cuir (-5,8 %), toujours pénalisés par la faiblesse de l’investissement et de la demande.

À l’inverse, certaines activités affichent une dynamique plus favorable. Les industries agroalimentaires progressent de 15,1 %, tandis que les industries mécaniques et électriques gagnent 4 %. Ces performances confirment que le redressement de l’industrie tunisienne demeure sélectif, largement soutenu par les secteurs des mines et de l’énergie, alors qu’une partie importante du tissu manufacturier reste confrontée à des difficultés persistantes.

L’article Industrie : une reprise portée par les mines et l’énergie, mais encore fragile est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Écoles privées d’ingénieurs : l’OIT outrepasse-t-il ses prérogatives ?

04. August 2026 um 14:46

La question de l’accréditation des établissements privés de formation d’ingénieurs en Tunisie suscite une vive controverse ces derniers temps.

Onze établissements accrédités, des dizaines d’autres sommés de payer 10 000 dinars pour faire examiner leur dossier : l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) s’est arrogé un pouvoir que ni le ministère de tutelle ni les établissements concernés ne lui reconnaissent. Résultat, une polémique qui en dit long sur le flou persistant de la gouvernance de l’enseignement supérieur en Tunisie.

Le ministère de l’Enseignement supérieur a été le premier à recadrer l’Ordre, rappelant sèchement que l’autorisation, l’évaluation et la reconnaissance des établissements privés – ainsi que de leurs diplômes – relèvent de sa seule compétence, en vertu de la loi. Autrement dit : évaluer des écoles d’ingénieurs ne figure pas, et n’a jamais figuré, dans le mandat de l’OIT.

 

 

La Chambre syndicale des établissements privés d’enseignement supérieur, affiliée à l’UTICA, n’a pas mâché ses mots non plus, allant jusqu’à accuser l’Ordre d’être à l’origine de l’aggravation de la crise de la fuite des cerveaux. Elle dénonce une initiative à même de semer la confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs. De même qu’elle rappelle que seul l’État, via le ministère en charge de l’enseignement supérieur, peut reconnaître ou pas un diplôme.

Lire aussi — Fuite des cerveaux : pour l’UTICA, l’Ordre des ingénieurs aggrave la crise

Sur le fond, les critiques adressées à l’Ordre sont sévères : en publiant des listes d’établissements « reconnus » ou non, il s’aventure hors de son rôle naturel, en l’occurrence représenter et défendre la profession, pour s’improviser « régulateur de l’enseignement supérieur ». La facture de 10 000 dinars exigée pour l’examen des dossiers interroge tout autant : sur quelle base légale repose-t-elle ? Et surtout, quelles conséquences pour la réputation des écoles non listées et pour l’avenir de leurs étudiants, pris en otage d’un conflit de compétences qui ne les concerne pas directement ?

Face à la fronde, l’OIT campe sur ses positions et justifie sa démarche par la volonté de tirer la formation d’ingénieur vers le haut et d’aligner les établissements sur les standards internationaux. Une intention louable sur le papier, mais qui ne répond à aucune des questions de légitimité soulevées. Une intention surtout qui laisse, en creux, un vide inquiétant : celui d’une gouvernance de l’enseignement supérieur où chacun semble vouloir tracer ses propres frontières.

Voilà un dossier – encore un – qui risque de faire couler beaucoup d’encre.

L’article Écoles privées d’ingénieurs : l’OIT outrepasse-t-il ses prérogatives ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les mathématiques tunisiennes sont en deuil, suite au décès du Pr Mohamed Amara

04. August 2026 um 07:49

Le professeur Mohamed Amara, figure majeure des mathématiques tunisiennes, est décédé le lundi 3 août 2026 à Grenoble, en France, laissant un vide important dans le paysage universitaire du pays.

Enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de Tunis, il s’est distingué par une œuvre scientifique riche portant sur l’analyse, la topologie, le calcul différentiel et les équations différentielles – des travaux qui ont servi de référence dans l’enseignement supérieur en Tunisie mais aussi dans les autres pays du Maghreb.

Son parcours institutionnel est tout aussi marquant, rapportent des médias tunisiens. Ainsi, il fut le premier recteur de l’Université de Tunis El Manar, de 1986 à 1991, avant de porter, à partir de 1992, le projet de création de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT). C’est lui qui en a conçu les bases pédagogiques, les programmes et l’organisation scientifique. À son ouverture en septembre 1996, il en devient naturellement le premier directeur, fonction qu’il occupera jusqu’en 1999. Il défendait une conception de l’enseignement supérieur où la recherche occupe une place centrale, une orientation qui a durablement façonné l’identité de l’INSAT.

Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans le milieu académique tunisien. D’anciens collègues et disciples ont salué entre autres « un homme d’une grande rigueur intellectuelle, généreux dans la transmission de son savoir », et qui a su former et orienter plusieurs générations de jeunes mathématiciens vers différentes écoles de pensée, sans esprit de chapelle. Beaucoup retiennent de lui « l’image d’un bâtisseur d’institutions autant que d’un maître au sens le plus noble », dont l’héritage scientifique et humain continue d’inspirer les mathématiciens et ingénieurs tunisiens.

L’article Les mathématiques tunisiennes sont en deuil, suite au décès du Pr Mohamed Amara est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 03. August 2026 Französischsprachig

Tunisie : 7ᵉ pays le plus prospère d’Afrique… mais une prospérité qui résiste mal à l’épreuve du quotidien

03. August 2026 um 13:31

La Tunisie figure parmi les pays africains les plus « prospères » selon le dernier HelloSafe Prosperity Index. Classée 7ᵉ du continent – vous avez bien lu “au 7ème rang africain“, avec un score de 45,19 points sur 100, elle devance même le Maroc et l’Afrique du Sud. Un résultat largement relayé par les médias comme une performance nationale.

Pourtant, derrière ce classement flatteur, une réalité économique beaucoup plus fragile apparaît : dette élevée, investissement en panne, chômage persistant et pouvoir d’achat sous pression.

Autant dire que le paradoxe tunisien est simple : le pays bénéficie encore des fruits d’un modèle social construit depuis plusieurs décennies; mais ses indicateurs économiques récents montrent une capacité de plus en plus réduite à préserver ces acquis, comme l’analysent certains experts de la place. La question n’est donc pas de savoir si la Tunisie est aujourd’hui un pays prospère, mais combien de temps elle pourra encore le rester.

Un indice qui récompense l’héritage plus que la dynamique actuelle

Il faut souligner que le HelloSafe Prosperity Index ne mesure pas directement la croissance ou la performance économique récente. Il tente plutôt d’ »évaluer un niveau global de prospérité à travers cinq critères : le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat; le revenu national brut par habitant; l’indice de développement humain (IDH); les inégalités de revenus mesurées par le coefficient de Gini (ou indice de Gini – est une mesure statistique qui permet de chiffrer les inégalités de revenus ou de patrimoine au sein d’une population); et le taux de pauvreté relative ».

Selon cette méthodologie, les Seychelles dominent largement le classement africain avec 98,09 points, suivies par Maurice (77,09) et l’Algérie (54,24). La Tunisie arrive quant à elle en septième position, mais derrière entre autres la Libye, classée sixième avec 46,61 points.

Oui, vous avez bien lu également : avec tous les problèmes auxquels font face nos voisins de l’Est, ce classement nous dit qu’ils sont plus prospères. Allez savoir ! Ainsi, cette place peut surprendre : comment un pays confronté depuis des années à une instabilité politique majeure peut-il devancer la Tunisie ? L’explication tiendrait à la construction même de l’indice. « Le PIB par habitant représente une part importante du calcul et la rente pétrolière permet encore à la Libye d’afficher des niveaux de revenus élevés malgré ses difficultés institutionnelles », peut-on lire entre les lignes dudit rapport.

La Tunisie, elle, tire principalement son score d’un autre facteur : son capital humain. Et ce n’est pas peu, dirions-nous.

Une performance héritée de l’histoire sociale tunisienne

Si la Tunisie reste bien classée, elle le doit largement à son indice de développement humain (IDH). L’investissement massif dans l’éducation et la santé publiques depuis l’indépendance, particulièrement sous l’ère Bourguiba, continue de produire ses effets.

 

Lire aussi : La Tunisie dans le top 5 africain de l’IDH

 

Cet héritage constitue un avantage réel par rapport à plusieurs autres pays africains. Toutefois, il ne doit pas être confondu avec une réussite économique actuelle. « Le classement mesure davantage un stock accumulé qu’une trajectoire en mouvement ».

Autrement dit, « la Tunisie bénéficie encore des choix publics réalisés il y a plusieurs décennies. Elle ne récolte pas nécessairement les résultats d’une dynamique économique récente ». Car sur le terrain, les signaux sont beaucoup moins encourageants constatent les économistes.

Une économie sous pression : dette, chômage et investissement en panne

D’ailleurs, les indicateurs macroéconomiques racontent une autre histoire. La dette publique tunisienne avoisine désormais 83,4 % du PIB, limitant fortement les capacités de l’État à investir et à soutenir l’économie. Dans le même temps, près de 93 % des recettes fiscales sont absorbées par la masse salariale publique, réduisant considérablement les marges disponibles pour les infrastructures, l’innovation ou les politiques de croissance, comme l’a souvent rappelé l’économiste Hédi Mechri dans ses éditoriaux du magazine L’Economiste maghrébin.

Le chômage reste fixé autour de 15 %, avec un impact particulièrement lourd sur les jeunes diplômés et les femmes. Deux catégories pourtant essentielles pour mesurer la prospérité vécue, mais que les indicateurs agrégés comme l’IDH ne permettent pas toujours de distinguer.

Le principal point faible demeure toutefois l’investissement. Avec un niveau inférieur à 10 % du PIB – et estimé par certains économistes sous les 8 % voire les 6 % -, la Tunisie affiche l’un des taux les plus faibles au niveau international. Les raisons sont multiples : incertitude réglementaire, pression fiscale élevée, faible confiance des investisseurs et système bancaire davantage mobilisé pour financer l’État que l’économie productive.

Cette situation entretient un cercle vicieux. Un secteur informel qui représenterait près de 40 % de l’économie échappe largement à l’impôt et au financement bancaire classique. Tandis que l’État peine à dégager les ressources nécessaires pour moderniser son modèle économique.

Le grand absent du classement : le pouvoir d’achat réel

La principale faiblesse du HelloSafe Index est peut-être ailleurs : il prétend mesurer la « prospérité vécue », mais ignore plusieurs variables qui déterminent directement la vie quotidienne des ménages, au premier rang desquelles l’inflation et le pouvoir d’achat.

Or, sur ce terrain, le bilan est préoccupant. L’inflation cumulée atteint environ 18,6 % sur trois ans et près de 95 % depuis 2015, dépassant largement la progression des revenus pour une grande partie de la population.

L’économiste Ridha Chkoundali a résumé cette érosion par un exemple frappant : en 1985, un salaire minimum permettait d’acheter environ 31 kilogrammes de viande rouge; en 2025, il n’en permettrait plus que huit.

Même avec les hausses salariales prévues par la loi de finances, la perte de pouvoir d’achat pourrait encore atteindre environ 2 % en 2026. Les produits alimentaires illustrent particulièrement cette pression : certains prix ont fortement augmenté, avec notamment une hausse annoncée de 19,2 % pour les fruits et de 16 % pour les viandes.

 

Lire également – Inflation vs pouvoir d’achat : la réalité sur le terrain

 

Pour les ménages modestes, cette inflation n’est pas une statistique abstraite : elle réduit concrètement la capacité à se nourrir correctement, se soigner ou épargner.

In fine, une prospérité à relativiser plutôt qu’à célébrer

Le classement HelloSafe révèle une réalité paradoxale : la Tunisie possède encore des atouts sociaux importants, mais ceux-ci reposent sur un héritage qui s’érode progressivement.

Son rang continental n’est donc pas une preuve de bonne santé économique, mais plutôt le reflet d’un capital humain construit sur plusieurs générations. La véritable question est désormais celle de la préservation de cet acquis.

Selon certains analystes, le remboursement de l’euro-obligation de juillet dernier, de 700 millions d’euros, pourrait offrir un peu d’air au système financier tunisien. La baisse progressive de l’inflation et l’assouplissement monétaire de la Banque centrale pourraient également améliorer les conditions de crédit. Mais ces améliorations resteront insuffisantes sans reprise durable de l’investissement et sans rééquilibrage des finances publiques.

La contradiction centrale demeure : un indice présenté comme une mesure de la prospérité vécue ne prend pas en compte certains éléments qui façonnent le plus directement cette prospérité (inflation, emploi et pouvoir d’achat réel).

La Tunisie peut donc être classée parmi les pays africains les plus prospères. Mais ce classement doit être relativisé d’urgence : il décrit davantage ce que le pays a construit hier que ce qu’il est capable de garantir demain.

L’article Tunisie : 7ᵉ pays le plus prospère d’Afrique… mais une prospérité qui résiste mal à l’épreuve du quotidien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 02. August 2026 Französischsprachig

Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés

02. August 2026 um 17:17

La collecte de céréales a dépassé 10,752 millions de quintaux, avec une récolte totale estimée à plus de 20 millions de quintaux, alors que la saison de la moisson touche à sa fin avec un taux d’avancement de 98 %.

Ces quantités collectées devraient permettre au pays de réduire le coût de ses importations céréalières et d’améliorer sa balance commerciale alimentaire. En tout cas, selon l’Office des céréales, les quantités de blé dur récoltées suffiront à couvrir les besoins du pays jusqu’en janvier 2027, une échéance qui allégera la facture d’importation de cette matière stratégique, dont la tonne coûte actuellement 350 dollars.

Idem pour la collecte de blé tendre qui a elle aussi presque doublé, passant de 600 mille quintaux l’an dernier à 1,1 million de quintaux cette année, offrant une marge de manœuvre appréciable face à une consommation nationale moyenne de 100 mille tonnes par mois. Une grande partie de ce blé, essentiel à la fabrication du pain, reste toutefois importée pour être transformée en farine, faut-il le rappeler.

Au total, les Tunisiens consomment en moyenne 30 millions de quintaux de céréales par an. Le budget économique tablait initialement sur une récolte moyenne de 19 millions de quintaux pour la saison 2025/2026, mais l’actualisation des données par le ministère de l’Agriculture a revu ce chiffre à la hausse, au-delà des 20 millions de quintaux.

Ce résultat confirme une tendance à l’amélioration amorcée depuis la saison 2024/2025, après plusieurs années marquées par la sécheresse ayant lourdement pesé sur les récoltes céréalières du pays.

L’article Céréales : déjà près de 11 millions de quintaux collectés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sécurité routière : L’OMS récompense trois entreprises publiques tunisiennes

02. August 2026 um 17:07

Elles sont trois entreprises, en l’occurrence la Société Tunisie Autoroutes, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et la Société régionale de transport de Bizerte. Leur point commun : elles sont économiques et publiques. Mais surtout, elles sont jugées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « performantes » dans un domaine particulier. En effet, elles viennent de remporter le prix de « L’entreprise la plus engagée en faveur de la sécurité routière » ; distinction qui leur a été décernée vendredi 31 juillet lors d’une cérémonie organisée au siège du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Tunis, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière. Comme quoi, on peut être défaillant dans beaucoup de domaines mais être performant dans un autre où on est moins attendu. Suivez notre regard.

Revenons à l’événement proprement dit, pour souligner que le prix de la responsabilité sociétale a été attribué à une autre entreprise publique, à savoir la Société de Promotion du Lac de Tunis (SPLT) pour son « action dans la diffusion d’une culture de la prévention en milieu professionnel ».

Un communiqué de l’Union arabe de la sécurité routière indique que la cérémonie de remise des prix a été présidée par la cheffe de cabinet de la ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Afef Chachi Tayari, en présence de la présidente de l’Union arabe de la sécurité routière, Lina Shabib, des ambassadeurs des Émirats arabes unis, d’Oman et de Jordanie, ainsi que de nombreux dirigeants d’entreprises publiques et de représentants du secteur des transports.

Lina Shabib rappellera à cette occasion l’urgence d’agir face à une tragédie humaine et socioéconomique grandissante. Citant le rapport 2023 de l’OMS, elle a dira que « la région de la Méditerranée orientale totalise environ 11 % des décès mondiaux dus aux accidents de la route, soit près de 16 morts pour 100 000 habitants. Une part significative de ces drames survenant lors des trajets professionnels et domicile-travail, les entreprises s’imposent désormais comme des partenaires incontournables de la prévention ».

Point d’orgue de la manifestation : la signature de plusieurs accords stratégiques. Ainsi, l’Association Tunisie pour Sécurité Routière s’est liée à plusieurs entreprises nationales pour renforcer les programmes de formation des salariés ; tandis que, de leur côté, l’Union arabe de la sécurité routière et l’Union arabe des associations d’auberges de jeunesse ont paraphé une convention visant à lancer des initiatives conjointes de sensibilisation, ciblant en priorité les jeunes.

L’article Sécurité routière : L’OMS récompense trois entreprises publiques tunisiennes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : Moody’s voit une stabilité qui masque les fragilités budgétaires

02. August 2026 um 16:28

L’agence de notation américaine, Moody’s, a confirmé le maintien de la note souveraine de la Tunisie à « Caa1 », assortie d’une perspective stable, et ce à l’issue de sa revue périodique.

Cependant, le maintien de la perspective stable de la note souveraine de la Tunisie par Moody’s ne constitue ni un satisfecit ni un signal de redressement économique. Au contraire, la revue publiée le 24 juillet par l’agence met en évidence un paradoxe préoccupant : alors que certains indicateurs extérieurs résistent aux chocs, les déséquilibres budgétaires continuent de s’accentuer, sans qu’une réponse structurelle ne soit véritablement engagée.

 

Lire aussi : Moody’s maintient ses notes sur quatre banques tunisiennes

 

Moody’s n’a certes pas modifié sa notation lors de son comité du 16 juillet 2026. Mais cette stabilité reflète davantage l’absence d’un choc immédiat qu’une amélioration des fondamentaux. L’agence souligne que la dette publique demeure élevée, que les dépenses de l’État restent rigides et que les réformes susceptibles d’assainir durablement les finances publiques peinent toujours à se concrétiser.

L’année 2026 marque même un infléchissement du processus de consolidation budgétaire. Le lancement du Plan national de développement 2026-2030, la progression de la masse salariale publique et l’alourdissement attendu des subventions énergétiques réduisent encore les marges budgétaires. Autrement dit, l’État continue de financer des dépenses difficilement compressibles sans disposer de nouvelles ressources capables d’en assurer la soutenabilité.

 

Lire également : L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

À première vue, la situation extérieure apparaît moins alarmante. Malgré une envolée de 38 % de la facture énergétique, les réserves en devises se sont maintenues grâce aux performances des exportations agricoles (notamment l’huile d’olive), à la hausse des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et à une progression des investissements directs étrangers. Mais ces facteurs demeurent largement conjoncturels. Ils ne compensent ni la faiblesse de la croissance potentielle ni les insuffisances de l’investissement productif, deux handicaps que Moody’s continue de relever.

L’agence rappelle également que la gouvernance et la qualité des institutions restent des facteurs de risque majeurs. Les difficultés de mise en œuvre des réformes, conjuguées aux tensions sociales persistantes, limitent la capacité de l’État à restaurer durablement l’équilibre de ses comptes. Le maintien d’un score ESG pénalisant illustre du reste cette fragilité institutionnelle autant que financière.

En filigrane, le message de Moody’s est sans ambiguïté : la Tunisie conserve, pour l’heure, sa capacité à honorer ses engagements, mais cette résilience repose davantage sur des facteurs extérieurs et sur une gestion de court terme que sur un assainissement réel des finances publiques. Sans réforme budgétaire crédible, amélioration du climat des affaires et accès durable à des financements moins coûteux, la stabilité affichée aujourd’hui pourrait rapidement céder la place à une nouvelle dégradation de la perception du risque souverain.

L’article Tunisie : Moody’s voit une stabilité qui masque les fragilités budgétaires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌