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Heute — 02. Februar 2026Haupt-Feeds

S&P table sur la résilience bancaire tunisienne malgré une croissance molle

02. Februar 2026 um 11:11

S&P Global Ratings anticipe une croissance modeste des prêts bancaires tunisiens, plafonnée à 3 % par an en 2026, en phase avec une expansion économique timide (PIB à +1,7 %, hors chocs majeurs). L’absence de réformes structurelles clés continue de brider les investissements publics et privés, pesant sur les rentabilités des banques.

Un point lumineux : la reprise de la consommation des ménages. La récente baisse des taux directeurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT) allège les coûts d’emprunt pour entreprises et particuliers. Cependant, une inflation persistante et des standards d’octroi de crédit perfectibles maintiennent un coût du crédit élevé. La Tunisie a d’ailleurs récemment remboursé sa dette extérieure commerciale.

Dans un rapport publié ce jour, S&P analyse également les secteurs bancaires de l’Égypte, du Maroc, d’Afrique du Sud et du Nigeria. Les conditions économiques et de financement y resteront globalement favorables en 2026, favorisant une croissance résiliente des crédits et une qualité d’actifs solide. Si les rentabilités varieront par région, la plupart des banques absorberont la baisse des taux grâce à des volumes accrus et des pertes sur crédit réduites. Scénario improbable mais à surveiller : des tensions géopolitiques ou commerciales (comme une flambée des prix du pétrole) pourraient perturber cette trajectoire.

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Ridha Chkoundali décrypte la notation Fitch de la Tunisie

02. Februar 2026 um 11:04

L’universitaire et économiste Ridha Chkoundali décrypte la décision de Fitch Ratings du 28 janvier 2026, qui maintient la notation souveraine à long terme de la Tunisie à B- avec perspective stable. Loin des promesses futures, l’agence scrute les options financières concrètes et alerte sur les fragilités du budget 2026, où équilibres internes, gouvernance et financement extérieur pèsent lourd.

Concernant la décision de l’agence Fitch Ratings en date du 28 janvier 2026, relative au maintien de la notation souveraine de long terme de la République Tunisienne au niveau B-, avec perspective stable, Ridha Chkoundali livre une analyse détaillée de cette note et de son impact.

1. Tout d’abord, la décision de Fitch ne repose pas sur des intentions ou des promesses futures, mais sur une évaluation directe des choix financiers existants et de la capacité de l’État tunisien, dans le cadre du budget 2026, à préserver ses équilibres financiers et extérieurs.
2. Ensuite, la notation B- signifie, en termes simplifiés, que la Tunisie est considérée comme un État présentant un risque de crédit élevé, tout en restant capable d’honorer ses engagements tant que le déficit est maîtrisé, qu’un minimum de financement extérieur est assuré et qu’une relative stabilité des réserves en devises est maintenue.
D’ailleurs, le maintien de cette notation, plutôt qu’une dégradation, reflète l’appréciation de l’agence selon laquelle le budget 2026, malgré les pressions qu’il comporte, n’a pas entraîné de détérioration supplémentaire par rapport à ce que Fitch anticipait.
3. Parmi les nouveaux éléments de cette décision figure l’adoption par Fitch d’une méthodologie intégrant ce que l’on appelle la notation de recouvrement, dans le cadre de laquelle les instruments de dette souveraine tunisienne se sont vu attribuer la note RR4. Cela signifie que l’agence suppose que, si l’État rencontrait de sérieuses difficultés dans le remboursement de sa dette, les créanciers ne perdraient pas l’intégralité de leurs fonds, mais n’en récupéreraient pas non plus la totalité. Ils n’en recouvreraient qu’une partie, à travers des mécanismes tels que le rééchelonnement de la dette ou l’ajustement des échéances et des conditions de remboursement. En d’autres termes, Fitch n’anticipe pas un scénario d’effondrement total, mais considère également que l’État ne dispose pas d’éléments solides garantissant une forte protection des créanciers, tels que des réserves financières importantes, des actifs souverains clairement identifiés ou un cadre institutionnel complet de gestion de la restructuration de la dette.
4. Dans ce contexte, cette évaluation peut également être comprise à la lumière des options alternatives de gestion de la dette extérieure, notamment la conversion d’une partie de la dette en investissements.
Dans ce type de mécanismes, le recouvrement des créanciers ne s’effectue pas par un remboursement monétaire direct, mais par la réaffectation de leurs créances à des projets d’investissement ou à des partenariats de long terme au sein de l’économie tunisienne. Cela leur permet de préserver une part significative de la valeur, tout en allégeant la pression sur les réserves en devises et sur la balance des paiements. Cette orientation est cohérente avec ce que Fitch considère comme un « recouvrement moyen et ordonné ».
5. S’agissant des finances publiques, l’évaluation de Fitch reflète une approche prudente du budget 2026, notamment en ce qui concerne la persistance d’un niveau élevé des besoins de financement et le poids de certaines rubriques de dépenses publiques.
L’agence n’évalue pas uniquement le niveau du déficit annoncé, mais également la capacité de l’État à s’y tenir effectivement tout au long de l’année, sans recourir à des solutions conjoncturelles susceptibles d’aggraver ultérieurement les tensions financières.
6. Fitch accorde également une importance majeure à la question du financement extérieur, estimant que la notation souveraine actuelle de la Tunisie demeure extrêmement sensible à l’évolution des réserves en devises. Plus le financement extérieur est clairement identifié et durable, plus la confiance dans la capacité de l’État à exécuter son budget sans pressions excessives sur le taux de change ou sur les équilibres extérieurs se renforce.
7. Au-delà des indicateurs financiers, Fitch s’appuie de plus en plus sur l’évaluation des facteurs dits ESG, à savoir les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. L’agence attribue des scores d’impact allant de 1 à 5, la note 5 indiquant que le facteur concerné a une influence directe et déterminante sur la notation souveraine.
8. Dans le cas de la Tunisie, Fitch accorde un niveau d’impact élevé au facteur de gouvernance, c’est-à-dire à la stabilité politique, à l’État de droit, à la qualité des institutions et à la clarté des politiques publiques. Cela signifie que l’agence estime que la faible prévisibilité des politiques et la difficulté à évaluer la capacité de mise en œuvre des réformes affectent directement la crédibilité du budget et la confiance des créanciers; et ce, même lorsque les chiffres financiers paraissent, en apparence, acceptables.
9. Fitch prend aussi en considération le facteur social, estimant que la fragilité sociale et la forte sensibilité de la paix sociale limitent la marge de manœuvre de l’État dans la mise en œuvre de réformes financières profondes, en particulier en matière de subventions ou de dépenses sociales.
Quant aux facteurs environnementaux, tels que la rareté des ressources en eau ou les effets du changement climatique, ils sont pris en compte dans l’évaluation, mais ne constituent pas, à ce stade, un facteur déterminant de la notation.
Il conclut : « La décision de Fitch reflète une situation souveraine délicate. Si le budget 2026 n’a pas entraîné de dégradation supplémentaire de la notation, il n’offre pas non plus une large marge de sécurité. La stabilité de la notation demeure conditionnée à la capacité de l’État à exécuter le budget tel qu’adopté, à gérer ses équilibres financiers et extérieurs et à améliorer la qualité de la gouvernance, dans un contexte régional et international particulièrement sensible. »

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Afreximbank rompt avec Fitch Ratings

26. Januar 2026 um 15:46

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a mis fin à sa relation avec Fitch Ratings suite à des divergences profondes sur la classification de ses expositions souveraines. Ce clash révèle des tensions structurelles entre institutions multilatérales africaines et agences mondiales.

Fitch avait dégradé Afreximbank à BBB- fin 2024, estimant son ratio de prêts non performants (PNP) à 7,1 % (Ghana 2,4 %, Soudan du Sud 2,1 %, Zambie 0,2 %), dépassant son seuil critique de 6 %. La banque conteste vigoureusement, revendiquant 2,3 % de PNP hors ces cas, protégés par son traité fondateur ratifié par ses États membres.

Ce bras de fer remet en cause l’application des grilles souveraines classiques aux banques de type treaty-based, compromettant l’accès de l’Afrique à des financements abordables. Afreximbank défend avec vigueur son modèle robuste, étayé par des garanties actionnariales solides, face aux restructurations de dettes.

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