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Olfa Hamdi ou l’art de savoir « vendre » son image

27. März 2025 um 12:05

Comment se positionner sur l’échiquier politique en vue d’un éventuel portefeuille au gouvernement de Sarra Zaafrani Zenzri? Olfa Hamdi, la présidente du parti « La Troisième République » nous livre des éléments de réponse.

Encore une annonce éphémère qui ne fera pas date? Souvenez-vous que Olfa Hamdi – qui  n’avait pas à l’époque l’âge légal pour participer à la course à Carthage, étant née en 1988, aura bravé la Constitution de 2022 qui dispose dans son article 89 que « le candidat ou la candidate doit être, au jour du dépôt de sa candidature, âgé(e) de quarante ans au moins et jouir de ses droits civils et politiques » – s’est présentée contre vent et marée en novembre 2023 comme étant « une alternative face aux échecs essuyés par la politique du président actuel, Kaïs Saïed ». Tout en « assurant qu’elle était capable de répondre aux attentes des Tunisiens et de leur offrir un avenir meilleur », pour annoncer sa candidature à la prochaine présidentielle de 2024.

Revirement

Retournement spectaculaire de veste. Dans une lettre ouverte publiquement diffusée sur Facebook le 25 mars 2025, la présidente du parti « La Troisième République » interpelle le président Kaïs Saïed contre lequel elle avait l’intention de se présenter en novembre dernier. Et ce, en indiquant sans détours que son parti « ne se considère pas comme un opposant politique au président de la République, mais aspire à travailler avec lui en tant que garant des institutions de l’État pour sauver le pays ».

Ainsi, pour faire face à la crise économique, Olfa Hamdi appelle à la formation d’un gouvernement de sauvetage au sein duquel son parti « jouera un rôle actif ». Et ce, sur la base de trois priorités stratégiques : la mise en place immédiate de la Cour constitutionnelle; l’élaboration d’un plan d’urgence économique; et l’activation du dialogue social.

« Face aux défis économiques sans précédent traversés par la Tunisie, notamment la baisse des réserves souveraines et l’aggravation de la dette, une coopération nationale permettrait d’éviter une crise majeure », a-t-elle écrit.

Le dialogue « une obligation légale »

Et de poursuivre : « La période exceptionnelle justifiant la reconstruction institutionnelle est désormais révolue, avec l’achèvement du projet constitutionnel et l’élection du président du Conseil des régions et des districts. Dès lors, le rôle du président de la République devait être celui d’un garant des institutions et non d’un acteur isolé dans la prise de décisions stratégiques. »

D’où la nécessité, estime-t-elle « d’une lecture constitutionnelle qui exige, en période de crise, une coopération entre les différentes forces nationales pour assurer la continuité et la stabilité de la République ». Par quel biais? En activant le Conseil national du dialogue social, prévu par la loi n° 2017-54, à ses yeux « une obligation légale et non un simple choix politique », a-t-elle encore argué.

Une manière de mettre le chef de l’Etat au pied du mur : choisir la voie du dialogue avec les partis d’opposition, les organisations nationales et les composantes de la société civiles; ou opter pour les décisions unilatérales, quitte à tomber dans un isolement stérile.

Expertise douteuse

Enfin, le parti La Troisième République s’est déclaré prêt à contribuer activement à sauver la Tunisie. Et ce, en apportant des solutions techniques aux défis économiques et financiers. De quelle manière? C’est là que le bât blesse.

C’est que cette jeune femme dont la modestie est loin d’être une vertu cardinale – ne s’est-elle pas comparée dans une publication FB du 15 mars 2024, au légendaire général carthaginois, Hannibal Barca? Tout en écrivant sans rire : « J’ai sûrement les mêmes gènes que Hannibal […] Nous nous frayons un chemin lorsqu’on nous bloque la route […] Nous sommes attachés à la réussite de la Tunisie-Carthage […] Nous sommes aussi patients qu’un éléphant […] Le travail continue quel que soit le climat politique. »

Or, nous savons tous que Mme Hamdi, la présidente d’un parti unipersonnel, avec des adhérents qui ne rempliraient pas un bus, sans implantation nationale, a décroché en 2007 son bac avec une moyenne exceptionnelle de 19 sur 20. Elle est titulaire en 2012 d’un master en sciences mécaniques et ingénierie de l’Ecole centrale de Lille, d’un master de management de grands projets industriels de l’université du Texas à Austin en 2014, ainsi que d’un diplôme supérieur en règlement extrajudiciaire des différends, obtenu entre le secteur privé et public à la Texas School of Law. Un cursus universitaire certes impressionnant, mais pas plus.

Alors, quand la trentenaire qui présida, par accident, aux destinées de Tunisair en janvier 2021 avant d’être  limogée sept semaines plus tard par sa hiérarchie pour avoir « commis beaucoup d’erreurs », avance sans preuve avoir à cet âge précoce géré aux Etats-Unis de grandes entreprises et travaillé pour de mégas projets, on veut bien la croire. Par courtoisie.

De là à proposer son expertise pour apporter des solutions techniques aux défis économiques et financiers auxquels notre pays est confronté, c’est une autre paire de manche.

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Kais Saïed insiste sur une nouvelle vision pour résoudre la question des biens confisqués

Von: walid
27. März 2025 um 10:02
Kais Saïed insiste sur une nouvelle vision pour résoudre la question des biens confisqués

Le président de la République, Kais Saïed a reçu, mercredi après-midi au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zanzari et la ministre des finances, Mechket Slama Khaldi, d’après un communiqué officiel. La réunion a porté sur plusieurs questions, dont notamment « les équilibres financiers de l’État et les biens confisqués, qui restent […]

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Kaïs Saïed plaide pour une solution pour les biens confisqués

27. März 2025 um 05:36

Le président de la République, Kaïs Saïed, a rencontré  dans la journée du mercredi 26 mars 2025  Sarra Zaafrani Zenzri, cheffe du gouvernement, et  Michket Slama Khaldi, ministre des Finances. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets prioritaires, notamment les équilibres financiers de l’État et le dossier des biens confisqués, qui demeure en suspens ou éparpillé entre différentes entités, une situation désormais jugée inacceptable.

 

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élaborer une nouvelle approche pour clore définitivement ce dossier, rappelant que « les fonds publics appartiennent au peuple et qu’aucune négligence ne saurait être tolérée. Il a également souligné l’importance de préparer minutieusement les projets de textes législatifs pour qu’ils soient clairs, cohérents et s’inscrivent dans le cadre de la révolution législative, contribuant ainsi à la relance économique et au développement du pays. »

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Tunisie | Kaïs Saïed et l’administration publique ou le malentendu permanent      

26. März 2025 um 13:08

Il ne se passe pas une semaine sans que Kaïs Saïed critique les responsables de l’Etat qui n’accomplissent pas les missions qui leur sont confiées et ne répondent pas aux attentes des citoyens, mais ces derniers tardent à observer la moindre amélioration dans leurs relations quotidiennes avec l’administration publique où l’incompétence et l’inefficacité le disputent à l’immobilisme. Où se situe le hiatus *

Imed Bahri

Le président de la république a posé à nouveau ce problème lors de son entretien,  lundi 24 mars 2025, au palais de Carthage, avec la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri. «Chaque responsable doit se montrer à la hauteur de la mission qui lui est confiée, en faisant preuve d’altruisme et de dévouement », a-t-il souligné, reprenant ainsi des griefs qu’il avait déjà exprimé maintes fois auparavant lors de ses entretiens avec les prédécesseurs de Mme Zaafrani Zenzeri qu’il avaient nommés après son accession au Palais de Carthage en 2019.

Pourquoi la machine administrative ne suit-elle pas ? Qu’est-ce qui a empêché jusque-là tous les locataires du Palais de la Kasbah de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour que les décisions et les instructions du chef de l’Etat soient suivies immédiatement d’effet et que les plaintes des citoyens du manque de réactivité de l’administration publique cessent ou baissent d’intensité ?

On a vraiment du mal à répondre à ces questions, d’autant que la thèse des lobbies d’intérêts tapis au cœur de l’Etat et qui, pour défendre leurs intérêts ou leurs privilèges, empêcheraient l’administration de mettre en œuvre les réformes préconisées à la  tête de l’Etat, est de moins en moins convaincante.  

Une «rupture irréversible»

Lundi, lors de son entretien avec la cheffe du gouvernement, Saïed a passé en revue une série de mécanismes introduits par la nouvelle Constitution, qu’il avait fait promulguer le 25 juillet 2022, soulignant que son esprit et ses finalités visent à débarrasser définitivement la Tunisie de l’héritage de la Constitution de 2014, laquelle incarne à ses yeux le mal absolu.

Selon le président de la République, qui a parlé de «rupture irréversible» qu’il pense incarner lui-même, les responsables doivent connaître et reconnaître ces nouvelles dispositions, approuvées par le peuple, et œuvrer à la réalisation des aspirations légitimes du peuple tunisien à une vie décente.

Selon un communiqué de la présidence de la république, Saïed a également appelé les responsables à œuvrer pour la réalisation d’un équilibre entre la création de richesses et une croissance économique réelle et efficace, fondée sur la justice sociale.

Pour lui, les lois ne peuvent à elles seules changer la réalité, surtout si elles sont «incomplètes» et ne reposent pas sur «de nouvelles approches et de nouveaux concepts».

«Il n’y a aucune utilité à avoir des lois ou des institutions, quelles qu’elles soient, qui grèvent les finances publiques sans avoir ni utilité pratique ni impact public», a déclaré le président, exprimant ainsi un sentiment partagé par tous les Tunisiens que les problèmes persistent voire se compliquent et s’aggravent, et que les améliorations promises tardent à se réaliser.  

Afin de sortir de cet immobilisme qu’il a souvent pointé, Saïed a donné des instructions pour restructurer plusieurs organismes administratifs selon une nouvelle approche, proposant la suppression de certains d’entre eux en raison de leur inefficacité et de leurs dysfonctionnements.

Il a cité en exemple le Bureau des Relations avec le Citoyen, rattaché au Premier ministère à la Kasbah, affirmant que de telles structures administratives ne font que mettre à rude épreuve l’État et reflètent un dysfonctionnement de la relation entre l’administration et ses usagers.

Le chef de l’État a appelé une nouvelle fois l’administration à remplir pleinement son rôle dans tous les secteurs, sachant que «sa mission première est de servir le peuple», selon ses termes.

Des institutions caduques

«Quel intérêt y a-t-il à créer des structures qui recueillent les doléances des citoyens sans les résoudre rapidement ?», s’est demandé le président, en  appelant plutôt à mettre fin à la lourdeur institutionnelle qui accorde des privilèges injustifiés à certains au détriment des autres.

«Il faut rappeler à ceux qui saccrochent à leurs privilèges et négligeant leurs devoirs que lÉtat et les usagers de ladministration nont plus besoin deux», a-t-il averti.

Dénonçant ce qu’il a qualifié de «prolifération injustifiée dorganismes » et de «législations caduques», le Président de la République a souligné que des dizaines de milliers de diplômés universitaires et de titulaires de doctorat sont pleinement motivés et veulent «contribuer à la libération et au développement de la nation», laissant entendre que des purges pourraient être effectuées au sein de l’administration publique pour la débarrasser des incompétents et des parasites.  

Le chef de l’État a, une nouvelle fois, exigé une tolérance zéro à l’égard de tout fonctionnaire qui manque à ses devoirs et ne fournit pas les services nécessaires aux citoyens, insistant sur l’impératif de discrétion et de strict respect des règles de déontologie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’administration.

Quand on sait que ces mêmes critiques ont déjà été faites et ces mêmes instructions ont déjà été données aux prédécesseurs de Mme Zaafrani Zenzeri, on est en droit de se demander si celle-ci va pouvoir réussir enfin là où tous ses prédécesseurs ont échoué, échec qui a du reste justifié leur limogeage sans ménagement et sans qu’aucun citoyen n’ait regretté leur départ.

*Nous donnons à cet article un titre que nous avons déjà employé il y a quinze mois pour un autre article sur le même sujet, afin de rappeler que la situation na pas changé depuis.

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Migrants irréguliers | Kaïs Saïed déplore le faible taux de rapatriements

26. März 2025 um 11:52

Le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’OIM, à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes.

«La bataille de libération nationale menée en Tunisie doit être soutenue par l’action diplomatique», a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, lors de sa rencontre, mardi 25 mars 2025, au palais de Carthage, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.

Le chef de l’Etat, qui a réaffirmé le rôle crucial des ambassadeurs dans la défense des intérêts nationaux, a rappelé les constantes de la politique étrangère tunisienne, notamment l’indépendance de la décision nationale et la diversification des partenariats internationaux. Il a également plaidé pour une évaluation continue du rendement des ambassadeurs tunisiens et au renforcement de la coopération internationale pour faciliter le retour des migrants irréguliers.

«L’enjeu n’est pas de créer de nouvelles ambassades ou de nommer des ambassadeurs, mais d’exiger des résultats tangibles entre la remise des lettres de créance et la fin de la mission», a lancé le chef de l’Etat, laissant ainsi entendre qu’un certain nombre de représentants à l’étranger ne s’inscrivent pas clairement et avec l’efficacité requise dans le processus de réforme globale qu’il a mis en route depuis qu’il a pris entre ses mains tous les leviers du pouvoir dans le pays, le 25 juillet 2021.   

Le président a également ordonné une meilleure coordination entre les institutions de l’État pour mieux accompagner les Tunisiens à l’étranger et améliorer les services qui leur sont fournis, avertissant que toute négligence ou manquement de la part des missions diplomatiques envers les citoyens «ne saurait rester impunie».

Evoquant le problème de l’immigration illégale, sujet critique et crucial s’il en est, le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes. Il a également souligné l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent ces migrants, indique un communiqué de la Présidence de la République.

I. B. (avec Tap).  

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Tunisie : Saïed appelle à renforcer la coopération pour le retour des migrants irréguliers

Von: walid
26. März 2025 um 10:44

Le président de la République, Kaïs Saïed, a plaidé pour une évaluation continue des performances des ambassadeurs tunisiens et a appelé au renforcement de la coopération internationale pour faciliter le retour des migrants irréguliers, lors d’une rencontre mardi au palais de Carthage avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.

Selon un communiqué de la Présidence de la République, le chef de l’État a réaffirmé le rôle crucial des ambassadeurs dans la défense des intérêts nationaux, soulignant que « la bataille de libération menée en Tunisie doit être soutenue par un mouvement diplomatique ». Il a également rappelé les constantes de la politique étrangère tunisienne, notamment l’indépendance dans la prise de décision et la diversification des partenariats.

« L’enjeux n’est pas de créer de nouvelles ambassades ou de nommer des ambassadeurs, mais d’exiger des résultats tangibles entre la remise des lettres de créance et la fin de la mission », a-t-il lancé.

Le président Saïed a déploré le faible nombre de retours volontaires de migrants irréguliers (1544 depuis le début de l’année 2025), appelant les organisations internationales, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives tunisiennes. Il a également souligné l’impérieuse nécessité de renforcer la coopération avec les pays et les organisations concernées pour démanteler les réseaux criminels qui exploitent ces migrants.

Par ailleurs, le président a également ordonné une meilleure coordination entre les institutions de l’État pour mieux accompagner les Tunisiens à l’étranger et améliorer les services qui leur sont fournis.

Le président a averti que toute négligence ou manquement de la part des missions diplomatiques envers les citoyens « ne saurait rester impunie ».

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Tunisie | Kaïs Saïed a-t-il un plan de sauvetage de Tunisair ?   

26. März 2025 um 11:08

Le président Saïed est opposé à tout plan de cession, totale ou partielle, de Tunisair, et cela se comprend, même si on sait que de nombreuses compagnies aériennes à travers le monde se portent beaucoup mieux après avoir été privatisées. Mais l’Etat tunisien, qui traverse lui-même une grave crise financière, a-t-il les moyens de voler au secours de cette entreprise publique, dans les comptes de laquelle il ne cesse d’injecter de l’argent pour la maintenir artificiellement en vie?

Imed Bahri

Kais Saïed a souligné une nouvelle fois la nécessité de prendre des «mesures urgentes» en vue de mettre fin à la situation qu’endure la compagnie Tunisair et ordonné de mettre sur pied un «plan de sauvetage» afin que celle-ci, avec toutes ses filiales, retrouve au plus vite son éclat et son rayonnement, qui remontent tout de même à très longtemps et dont peu de ses clients se souviennent encore aujourd’hui.

Selon un communiqué de la présidence de la république, qui recevait mardi 25 mars 2025, au Palais de Carthage, le ministre des Transports, Rachid Amri et la chargée de la direction générale de la compagnie aérienne Tunisair, Halima Khaouja, après le départ de son ex-Pdg, Khaled Chelly, poursuivi en justice dans une affaire de corruption, le chef de l’Etat a dénoncé les conditions «inacceptables» à l’intérieur des avions, fustigeant les retards à répétition dans les horaires de desserte des vols.

Des pertes financières énormes

Saïed est revenu aussi sur la situation de la flotte de la compagnie nationale, affirmant que celle-ci comptait par le passé 24 avions avant que ce nombre ne baisse à seulement 10.

Evoquant le dossier de la maintenance technique des avions, le chef de l’Etat a vivement critiqué le temps passé dans la maintenance technique des appareils de Tunisair, affirmant qu’il est estimé à 123 jours en Tunisie alors qu’il ne dépasse pas les 10 jours chez d’autres opérateurs aéronautiques. Une telle situation, a-t-il regretté, coûte à la compagnie des pertes financières énormes estimées à des dizaines de millions de dinars qui auraient dû être exploités dans l’acquisition de nouveaux avions.

Toujours dans le cadre de sa critique de la situation de Tunisair, le chef de l’Etat a déploré les recrutements opérés au sein de cette compagnie qui, a-t-il estimé, sont souvent injustifiés et basés sur le clientélisme et le favoritisme.

Le président Saïed a mis l’accent sur l’impératif de mettre fin au plus vite à cette «hémorragie», réitérant son rejet catégorique de toute tentative visant à céder cette entreprise nationale et l’aéroport Tunis-Carthage ainsi que d’autres biens publics dans les différentes régions du pays, qui ont été sciemment livrés à l’abandon aux fins de les céder ultérieurement moyennant des prix modiques par des lobbies qui les convoitent.

Le chef de l’Etat a, dans ce contexte, souligné que l’aéroport de Tunis-Carthage dispose de plusieurs avantages par rapport à d’autres aéroports, proposant de procéder à son extension afin d’en augmenter la capacité, répondant ainsi à ceux qui proposent de construire un autre aéroport au nord de la capitale, à Utique, entre Tunis et Bizerte, et libérer ainsi le terrain précieux occupé par l’actuel aérodrome situé au cœur de la capitale .

Que le président se penche aujourd’hui sur le dossier de Tunisair, qui  traverse une grave crise depuis une quinzaine d’années, est louable en soi, mais suffit-il de reprendre les critiques et les griefs que les médias n’ont cessé d’exprimer au cours des quinze dernières années pour que les problèmes de la compagnie soient résolus ?  

Que peut faire le gouvernement ?

Les gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 ont tous (ou presque) parlé d’un plan de redressement de Tunisair qui n’a jamais été mis en route, pourquoi ? Qu’est-ce qui empêche la mise en route de ce plan, dont certains détails ont été ébruités par les Pdg successifs ? Va-t-on enfin sortir ce plan des tiroirs de ces chers responsables et le dépoussiérer pour tenter de le mettre en route, ou est-il déjà caduc car dépassé par les événements, la situation de la compagnie ayant continué à se détériorer entretemps ?

Le président de la république est opposé à tout plan de session, totale ou partielle, de Tunisair, et cela se comprend, même si on sait que de nombreuses compagnies aériennes à travers le monde se portent beaucoup mieux après avoir été privatisées. Mais l’Etat, qui traverse lui-même une grave crise financière, a-t-il les moyens de voler au secours de Tunisair, dans les comptes de laquelle il ne cesse d’injecter de l’argent pour la maintenir artificiellement en vie?

C’est à ces questions qu’on aimerait voir la cheffe du gouvernement et le ministre des Transports répondre, car il ne suffit pas de prêter une oreille attentive aux recommandations présidentielles et d’opiner de la tête, comme le font souvent ces chers responsables, pour que les problèmes soient enfin résolus.

Nous attendons des décisions claires, un véritable plan de restructuration et un échéancier pour sa mise en route. Car le temps presse, la compagnie continue de s’enliser et les Tunisiens en ont marre d’attendre un hypothétique redressement auquel ils ne croient plus vraiment.

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Kaïs Saïed : « L’État ne renoncera ni à Tunisair ni à l’aéroport de Tunis-Carthage »

Von: La Presse
26. März 2025 um 08:02

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier après-midi au palais de Carthage le ministre des Transports, Rachid Ameri, ainsi que Halima Khawaja, chargée de la direction générale de Tunisair.

Lors de cette rencontre, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de prendre des mesures urgentes à tous les niveaux pour redresser la compagnie nationale et mettre un terme à la détérioration de sa situation.

Il a dénoncé des dysfonctionnements majeurs, notamment des conditions inacceptables à bord des avions, des horaires de vol non respectés et une qualité de service insuffisante. Il a également souligné la réduction drastique de la flotte, passée de 24 à seulement 10 avions, ainsi que des délais excessifs pour les contrôles techniques, qui dépassent 123 jours en Tunisie alors qu’ils ne prennent que 10 jours chez certains constructeurs internationaux. Ces retards ont engendré des pertes financières considérables, se chiffrant en dizaines de milliards de dinars, une somme qui aurait pu permettre l’achat de nouveaux appareils.

Le président a également pointé du doigt des recrutements effectués sur des bases clientélistes et sans justification, aggravant davantage la crise de la compagnie.

Il a affirmé que l’État ne renoncera ni à Tunisair ni à l’aéroport de Tunis-Carthage, dénonçant les tentatives de certains lobbys visant à s’emparer de ces infrastructures stratégiques. Il a établi un parallèle avec d’autres sites emblématiques du pays, tels que le complexe olympique du Menzah, le stade Chedly Zouiten, la piscine municipale de la place Pasteur et le parc du Belvédère, qui, selon lui, sont délibérément laissés à l’abandon dans le but d’être cédés à bas prix.

Kaïs Saïed a enfin insisté sur les atouts uniques de l’aéroport de Tunis-Carthage et la nécessité de l’agrandir pour accroître sa capacité. Il a donné ses instructions pour l’élaboration d’un plan de sauvetage global permettant à Tunisair de retrouver son prestige et son efficacité, aussi bien au sol que dans les airs.

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Kaïs Saïed presse pour un retour volontaire plus efficace des migrants

Von: La Presse
26. März 2025 um 08:01

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu cet après-midi au palais de Carthage Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé l’importance du rôle des ambassadeurs tunisiens dans la défense des intérêts du pays, soulignant la nécessité d’une évaluation continue de leur performance. « La bataille de libération que nous menons en Tunisie doit s’accompagner d’un mouvement de libération sur le plan diplomatique », a-t-il déclaré.

Kaïs Saïed a également insisté sur les principes fondamentaux de la politique étrangère tunisienne, plaçant au premier plan l’indépendance de la décision nationale et la diversification des partenariats au service des intérêts du pays. Il a précisé que l’essentiel ne résidait pas dans l’ouverture de nouvelles ambassades ou la nomination d’ambassadeurs, mais dans l’efficacité des actions entreprises entre la remise des lettres de créance et la fin des missions.

Le président de la République a par ailleurs abordé les relations de la Tunisie avec plusieurs organisations internationales, notamment celles liées à la migration, en tête desquelles l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il a mis l’accent sur la nécessité d’assurer le retour volontaire des migrants en situation irrégulière présents en Tunisie vers leurs pays d’origine. Depuis le début de l’année, seuls 1 544 migrants ont bénéficié de ce dispositif, un chiffre qui aurait pu être bien plus élevé avec des efforts accrus. Il a insisté sur l’urgence de renforcer les actions en ce sens afin de mettre un terme à ce phénomène, jugé inacceptable tant sur le plan humanitaire que juridique.

Dans cette optique, Kaïs Saïed a exhorté les organisations concernées à intensifier leur collaboration avec la Tunisie et à soutenir ses efforts en matière de retour volontaire. Il a également appelé à un renforcement de la coopération avec les États et les institutions compétentes pour démanteler les réseaux criminels impliqués dans la traite des migrants et le trafic d’organes.

Enfin, le président de la République a donné ses instructions pour améliorer l’accompagnement des Tunisiens à l’étranger et renforcer les services consulaires à distance, en coordination avec les différentes institutions de l’État. Il a rappelé que les missions diplomatiques et consulaires étaient au service de la Tunisie et de ses citoyens, soulignant que toute négligence ou manquement à ce devoir ne resterait pas sans conséquence.

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Nabil Ammar nommé Représentant permanent de la Tunisie à l’ONU

Von: La Presse
26. März 2025 um 07:45

Le président de la République, Kaïs Saïed, a remis mardi, au palais de Carthage, à l’ancien ministre des Affaires étrangères, Nabil Ammar, les lettres l’accréditant en tant que représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations unies, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

 

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Migration irrégulière : Kaïs Saïed appelle à renforcer la coopération internationale

Von: walid
26. März 2025 um 08:32
Migration irrégulière : Kaïs Saïed appelle à renforcer la coopération internationale

Le président de la République, Kaïs Saïed, a plaidé pour une évaluation continue des performances des ambassadeurs tunisiens et a appelé au renforcement de la coopération internationale pour faciliter le retour des migrants irréguliers, lors d’une rencontre mardi au palais de Carthage avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à […]

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Kaïs Saïed exige des efforts accrus pour le retour volontaire des migrants irréguliers

26. März 2025 um 06:00

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans la journée du mardi 26 mars 2025  au palais de Carthage  Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Selon le communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a réaffirmé, lors de cette rencontre, le rôle des ambassadeurs tunisiens dans la défense des intérêts de la Tunisie, tout en insistant sur l’évaluation continue de leur performance.

Selon lui, « la bataille pour la libération menée dans le pays doit s’accompagner d’une mobilisation diplomatique ». De plus, il a souligné les constantes de la politique étrangère tunisienne, notamment l’indépendance de la décision nationale et la diversification des partenariats au service des intérêts de la Tunisie.

En outre, il a précisé que l’essentiel n’est pas de créer de nouvelles ambassades ou de nommer des ambassadeurs, mais plutôt de mesurer les résultats obtenus entre la présentation des lettres de créance et la fin des mandats. Tout en rappelant  les relations de la Tunisie avec plusieurs organisations internationales, en particulier celles liées à la migration, comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), afin d’assurer le retour volontaire des migrants irréguliers présents en Tunisie vers leurs pays d’origine.

Depuis le début de cette année, seuls 1 544 migrants ont été rapatriés volontairement, un chiffre qui aurait pu être bien plus élevé avec des efforts accrus pour mettre fin à ce phénomène inacceptable tant sur le plan humain que juridique.

Le président a appelé ces organisations à intensifier leur soutien aux efforts tunisiens en faveur du retour volontaire des migrants irréguliers, tout en renforçant la coopération avec les pays et les organisations concernés pour démanteler les réseaux criminels qui les exploitent.

Enfin, le chef de l’État a souligné l’importance d’une meilleure prise en charge des Tunisiens à l’étranger et pour le développement des services qui leur sont fournis à distance, en coordination avec les institutions étatiques concernées. Les missions diplomatiques et consulaires sont au service de l’État et de ses citoyens, et toute négligence ou manquement à ce devoir ne doit pas rester impuni.

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Kaïs Saïed sur Tunisair : « Des conditions à bord et des horaires inacceptables »

26. März 2025 um 05:44

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu le ministre des Transports, Rachid Amri, et la directrice générale de Tunisair, Halima Khouaja, pour discuter de la situation critique de la compagnie aérienne. Il a souligné l’urgence de réformer Tunisair, pointant du doigt les conditions inacceptables à bord, les retards fréquents et la flotte réduite de 24 à 10 avions.

Les inspections techniques, qui devraient durer 10 jours, ont pris 123 jours, engendrant des pertes financières énormes. Le président a également critiqué les recrutements à Tunisair basés sur le favoritisme et a insisté sur la nécessité de stopper ces dérives.

En outre, le chef de l’État a réaffirmé son engagement à préserver Tunisair et l’aéroport de Tunis-Carthage. Tout en dénonçant la négligence de plusieurs sites publics en vue de leur cession à bas prix. Le président a souligné le potentiel d’expansion de l’aéroport et a ordonné l’élaboration d’un plan de sauvetage pour redonner à Tunisair son prestige.

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Olfa Hamdi à Kaïs Saïed : “nous ne sommes pas opposants, mais partenaires pour sauver la Tunisie”

25. März 2025 um 22:51
Olfa Hamdi à Kaïs Saïed : “nous ne sommes pas opposants, mais partenaires pour sauver la Tunisie”

Olfa Hamdi, présidente du parti « La Troisième République », a adressé une lettre ouverte au président Kaïs Saïed, soulignant que son parti ne se positionne pas comme un opposant, mais comme un partenaire dans la gestion des défis économiques du pays. Publiée sur sa page Facebook le 25 mars 2025, cette lettre appelle à […]

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Nabil Ammar représentant permanent de la Tunisie à l’Onu

Von: Yusra NY
25. März 2025 um 23:19

Le président de la République Kaïs Saïed a remis les lettres de créance de Nabil Ammar en tant que représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York.

La cérémonie de remise des lettres d’accréditation s’est déroulée au Palais de Carthage ce mardi 25 mars 2025, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Rappelons que Nabil Ammar, avait occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de février 2023 à août 2024

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Saïed évoque avec Zaafrani l’inutilité de certains textes de loi et certaines institutions

25. März 2025 um 09:06
Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, lundi, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zanzari. Lors de cette réunion, cite un communiqué, le chef de l’Etat a évoqué nombre de dispositions inscrites dans la nouvelle Constitution qui, a-t-il dit, vient rompre de manière irréversible avec celle de 2014. Il […]

La décision de Kais Saïed de rompre les relations avec le FMI analysée par le modèle du Minimax

25. März 2025 um 10:00

L’auteur, économiste universitaire, se livre ici à un exercice original : transposer le raisonnement à la base du modèle de décision très connu du Minimax à la décision que Kais Saïed à prise de rompre les relations avec le FMI. Aucune formation économique ou autre n’est nécessaire pour comprendre cet article, juste un minimum d’esprit logique et de bon sens communs à tout un chacun. Pour le reste, l’article se laisse lire facilement et sa conclusion est on peut plus claire.  (Ph. Dernière rencontre entre Kaïs Saïed et Kristalina Georgieva, DG du FMI, en marge d’un sommet financier en juin 2023 à Paris). 

Dr. Sadok Zerelli

Parmi les disciplines qu’on enseigne aux maitrisards de l’Institut des hautes études commerciales (Ihec) et futurs gestionnaires d’entreprises et que j’ai eu personnellement plaisir à enseigner, parmi d’autres disciplines, figure la théorie de décision.

La problématique que traite cette théorie est que nous vivons tous dans un avenir incertain et que personne, à moins d’être un prophète, ne peut prévoir de quoi sera fait demain, mais que nous devons quand même prendre des décisions importantes qui engagent notre avenir que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.

Cette théorie comporte plusieurs modèles stochastiques (basés sur la théorie des probabilités), plus ou moins compliqués, dont je vais prendre juste le raisonnement à la base de l’un des plus simples d’entre eux, le modèle du Minimax, pour analyser avec cet outil de décision le bienfondé ou non de la décision prise par notre président de rompre toute collaboration de la Tunisie avec le FMI.

Raisonnement à la base du modèle du Minimax

Pour expliquer de la façon la plus simple ce raisonnement au grand public, je vais prendre un exemple que nous avons tous vécu ou que les jeunes gens vivront un jour ou l’autre.

Supposons qu’on fasse connaissance d’une jeune femme (ou d’un jeune homme s’il s’agit du genre opposé) qui nous plaît beaucoup et qu’on hésite à épouser ou pas (le raisonnement ne s’applique pas au cas où on tombe fou amoureux et que l’on fonce tête baissée sans même réfléchir!). Dans ce cas, il y a quatre scénarios possibles (on parle d’hypothèses dans la théorie de la décision).

Scénario A : on décide d’épouser la personne et l’avenir montrera qu’on a eu raison de le faire et qu’on sera heureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle puisqu’on a pris la bonne décision 

Scénario B : on décide de ne pas l’épouser et l’avenir montrera qu’on a eu raison de ne pas le faire parce cette personne qui n’était pas celle qu’il nous fallait et qu’on aurait été malheureux avec elle. Dans ce cas la perte subie est nulle aussi puisqu’on a pris la bonne décision 

Scénario C : on a décidé de l’épouser mais l’avenir montrera que c’était une mauvaise décision qu’on n’aurait pas dû prendre. Dans la théorie de décision, on appelle cela le risque de première espèce. La perte MAXIMALE (au pire des cas) associée à ce risque est un divorce, des enfants déchirés entre leurs parents divorcés, une pension alimentaire à payer, peut-être même une dépression psychologique, etc.

Scénario D : on décide de ne pas l’épouser alors que l’avenir montrera que c’était une erreur parce c’était la personne qu’il nous fallait pour être heureux. On appelle cela le risque de deuxième espèce. Dans ce cas, la perte MAXIMALE qu’on subit est la valeur qu’on attache à la vie en famille, à avoir des enfants, etc.

Selon ce modèle, la meilleure décision à prendre est celle qui correspond au minimum du risque maximum associé à chaque décision, d’où le nom de modèle du Minimax.

En clair, dans cet exemple, si la valeur qu’on attache au coût financier et psychologique d’un divorce est plus élevée que la valeur qu’on attache à la vie en famille, avoir des enfants, etc., il faut prendre la décision de ne pas se marier avec cette personne et inversement.

Ce modèle, tel qu’il est enseigné à l’université aux futurs gestionnaires d’entreprises, s’applique surtout pour les décisions à prendre dans les domaines de l’investissement, d’achat d’actions et de placements financiers en bourse, etc., où il est plus facile de traduire en termes financiers les coûts attachés aux risques de première et deuxième espèce. Il se complique par l’introduction de probabilités de réalisation de chaque scénario estimé à priori (au nez) ou en ayant recours à des lois statistiques telles que la loi de Poisson (qui permet de calculer la probabilité d’un évènement rare tel qu’un accident, une faillite, un divorce, etc.) et en raisonnant en termes d’espérance mathématique de coût (modèle de Bayes), ou en introduisant un coefficient d’optimisme/pessimisme (modèle de Hurwicz).

Mais bien sûr je ne vais pas aller aussi loin dans cet article destiné au grand public et je vais juste appliquer le raisonnement qui est à la base de ce modèle à la décision qu’aurait dû prendre notre Président en rapport avec les relations avec le FMI.

Risque de première espèce de la décision de Kais Saïed 

Il s’agit du risque associé à la décision d’accepter les conditions posées par le FMI pour débloquer le prêt de 1,9 milliards de dollars (et donc de ne pas rompre avec lui) alors que l’avenir montrera que c’était une erreur et qu’il n’aurait pas dû accepter ces conditions et prendre cette décision.

Quelle est la perte Maximale (au pire des cas) associée à ce risque?

Elle est la résultante ou la somme des pertes associées à la mise en œuvre de chacune des conditions que le FMI avait posé pour débloquer son prêt, à savoir :

– la restructuration des entreprises publiques déficitaires; 

– la réduction du poids de la masse des salaires des fonctionnaires dans le budget de l’Etat; 

– la suppression de la compensation des prix des produits énergétiques et de consommation de base.  

Dans mon avant dernier article intitulé «Le Président Kais Saïd avait-il raison de rompre avec le FMI ?», j’avais analysé d’une façon approfondie l’impact et les modalités possibles de mise en œuvre de chacune de ces réformes structurelles que le FMI avait exigé. Je ne vais pas reprendre cette analyse dans le présent article pour ne pas me répéter mais en faire juste une synthèse en faveur ou contre la décision prise par notre Président.

Risque de première espèce associé à la condition de restructuration des entreprises publiques 

Il s’agit d’une centaine (110 exactement) d’entreprises publiques structurellement et historiquement largement déficitaires dont les déficits d’exploitation pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat l’obligeant à chercher des sources de financement internes ou externes pour les financer.

Parmi les impacts négatifs de cette politique, je citerais :

– l’aggravation du déficit budgétaire : ces subventions et aides pèsent sur les finances publiques, réduisant les marges de manœuvre pour d’autres investissements;

– le financement des entreprises publiques déficitaires se fait souvent par l’endettement, soit directement par l’État, soit par des garanties accordées aux entreprises pour contracter des prêts, ce qui la contribue à l’augmentation du déficit budgétaire et à l’endettement global du pays;

– la réduction des ressources pour les secteurs productifs : les fonds alloués au sauvetage des entreprises publiques sont souvent détournés des secteurs productifs ou essentiels comme la santé, l’éducation ou les infrastructures, ce qui limite la capacité de l’État à financer des projets de développement et améliorer le bien-être de la population et la croissance économique;

– l’effet sur l’investissement privé et la compétitivité : les entreprises publiques déficitaires fonctionnent souvent avec des coûts élevés, un faible rendement et une gestion inefficace, ce qui nuit à la compétitivité de l’économie et peut décourager les investissements privés, qui craignent une concurrence déloyale ou un environnement économique instable;

– la pression fiscale accrue : pour compenser les pertes des entreprises publiques et maintenir un niveau minimal de services, l’État est contraint d’augmenter les impôts ou d’introduire de nouvelles taxes, ce qui impacte le pouvoir d’achat des citoyens et la compétitivité des entreprises;  

– une plus grande injustice sociale : contrairement à ce que pense notre Président, une telle politique augmente l’injustice sociale. Je citerais comme exemple le cas de la SNCFT où toutes les recettes du trafic de voyageurs et de marchandises ne couvrent que 87% des charges salariales, ne laissant rien pour la consommation d’énergie, l’entretien du réseau, le renouvellement du matériel roulant… Au nom de quel principe de justice sociale le citoyen qui habite a Sidi Bouzid ou Kairouan qui n’a pas la possibilité de prendre un train puisque ces villes ne sont pas connectées au réseau ferroviaire, doit-il contribuer, à travers les taxes qu’il paie à l’Etat, à subventionner à hauteur de 13% les salaires perçus par les cheminots? Je pourrais multiplier les exemples pour Tunisair, la Steg, la Sonede, etc.;

– enfin, au nom de quel principe l’Etat peut-t-il justifier le maintien d’une telle politique, d’autant plus que, comme je l’ai expliqué dans mon article, il existe bel et bien plusieurs techniques de montages juridiques et financiers qui permettent de restructurer une entreprise publique et la rendre excédentaire sans avoir à la privatiser (contrat programme, PPP, BOT, concession…)?

A moins que ce soit la politique de la fuite en avant ou de celle du proverbe qui dit «le dernier qui reste paiera le loyer», je ne trouve aucun argument en termes de justice sociale ou d’allocation optimale des ressources qui justifie le rejet par notre Président de cette réforme structurelle demandée par le FMI qui est absolument nécessaire à court ou moyen terme pour équilibrer les finances publiques. En conséquence, la perte associée à cette condition posée par le FMI est à mon avis non seulement nulle, mais on pourrait parler même d’une opportunité ratée pour résoudre ce problème de ces entreprises publiques structurellement déficitaires à ses racines.

Risque de première espèce associé à la condition de réduction du poids de la masse salariale dans le budget de l’Etat 

Avec 56 fonctionnaires par 1000 habitants (contre 17 au Maroc et 14 en Jordanie, des pays à taille et économie comparables), l’administration tunisienne est l’une des plus pléthoriques au monde. Il en résulte un poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’État excessif : en 2025, les dépenses salariales sont estimées à 24,389 milliards de dinars, marquant une augmentation de 8,1% par rapport à 2024. Cette somme représente 40,7% des dépenses totales du budget et 13,3% du produit intérieur brut (PIB). 

Cette proportion élevée des dépenses salariales limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’infrastructure, la santé et l’éducation. Son financement par le biais d’emprunts obligataires et de Bons du Trésor à court, moyen ou long termes souscrits par les banques commerciales, coûte très cher à l’État en termes d’intérêts à payer et détourne les banques commerciales de leur vocation de financer les entreprises et l’activité économique pour favoriser la croissance. De même que son financement par la BCT, à travers le recours excessif au mécanisme de la planche à billets renforce l’inflation, réduit la compétitivité des entreprises et aggrave le déficit de la balance commerciale et déprécie la valeur du dinar, engendrant une plus grande baisse de la compétitivité, un plus grand déficit commercial, etc.

Le maintien d’une telle armée de fonctionnaires (640 000), ou pire son renforcement par 5000 autres parmi les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée comme vient de le décider le chef de tout l’Etat, ne peut qu’aggraver la situation et obliger l’Etat à continuer à s’endetter davantage, s’il trouve qui veut bien lui prêter, sinon augmenter davantage la pression fiscale qui est déjà parmi les plus élevées au monde.

En termes de perte liée au risque de première espèce à subir, on peut ainsi conclure qu’elle est nulle aussi et qu’au contraire, l’Etat a perdu une occasion d’assainir les finances publiques une fois pour toutes.

Risque de première espèce associé à la suppression de la compensation 

Le système de compensation des prix en Tunisie, destiné à stabiliser les coûts des produits de base et énergétiques, représente une charge financière notable pour le budget de l’État. En 2024, les dépenses de compensation sont estimées à 11 337 millions de dinars (MD), en légère baisse par rapport aux 11 475 MD de 2023. De plus, l’augmentation des prix du pétrole et la dépréciation du dinar ont entraîné des dépassements budgétaires, notamment en 2017, où une dérive de 900 millions de dinars a été enregistrée pour la compensation énergétique.

Ces fluctuations rendent le système de compensation vulnérable aux variations des marchés internationaux et aux facteurs économiques internes. En particulier, la compensation des prix de l’énergie exerce une pression notable sur le budget de l’État : en 2024, une enveloppe de 7,086 milliards de dinars a été allouée à la compensation des hydrocarbures et de l’électricité, contre 7,030 milliards en 2023. Cette situation limite la capacité de l’État à investir dans d’autres secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.

De plus, la volatilité des prix internationaux du pétrole des cours des produits alimentaires (blé, orge, sucre, riz etc.) et les fluctuations du taux de change du dinar rendent difficile la prévision et la gestion efficace de ces dépenses. 

Face à ces défis, le gouvernement tunisien doit tôt ou tard procéder à des réformes pour rationaliser le système de subventions des prix des produits de consommation de base et énergétiques, avec pour objectif de réduire le fardeau financier sur le budget de l’État tout en protégeant les populations vulnérables contre les hausses des prix de l’énergie. Une des solutions que j’avais proposé dans mon avant-dernier article est de créer une caisse autonome de compensation financée par des taxes «pigurrienes» telles qu’un impôt sur le capital oisif ou un impôt sur le patrimoine, afin de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et sans en priver  les catégories sociales les plus vulnérables.

Si on tient compte du fait que le FMI n’a jamais exigé la suppression immédiate et d’un seul coup de la compensation mais l’élaboration d’une stratégie et d’un programme étalés sur plusieurs années pour arriver à cet objectif, on peut considérer que la perte maximale associé au risque de première espèce de cette réforme est faible.

Risque de première espèce associé à la perte de la souveraineté nationale 

C’est le principal argument avancé par notre Président pour justifier non seulement le rejet des conditions de FMI mais même la rupture de toute collaboration avec lui.A ce sujet, il faut bien qu’on ouvre les yeux et qu’on ne prenne pas nos rêves pour de la réalité. En effet, de quelle souveraineté nationale parle notre Président lorsqu’on doit importer 87% du blé dur et 73% de l’orge que nous consommons chaque année, que l’on doit taper à la porte du FMI ou d’autres bailleurs de fonds pour obtenir des prêts en devises pour rembourser notre dette et payer nos importations, ou que l’on doit demander l’aumône au Roi de l’Arabe Saoudite pour qu’il veuille bien nous accorder 87 millions de dollars pour financier la construction d’un hôpital à Kairouan ou à l’Émir du Koweït pour qu’il nous accorde 100 millions de dollars pour construire quatre autres hôpitaux, des sommes qui constituent des miettes pour ces Rois et Émirs?

La véritable souveraineté nationale ne viendra que le jour où nous serons capables de produire nous-mêmes ce que nous consommons, ou exporter nos produits pour pouvoir en importer d’autres. Tout le reste, ce sont des discours naïfs, utopiques et populistes entièrement déconnectés de la réalité qu’on peut à la limite tenir dans la buvette des facultés, mais pas quand on détient le sort de 12 millions de Tunisiens entre les mains.

Pour résumer, la perte maximale associée au risque de première espèce lié à la décision de Kais Saïed, je prendrais l’exemple d’un cancer, que Dieu nous en préserve tous. Pour moi, tant les déficits chroniques des entreprises publiques, que le poids de la masse salariale des fonctionnaires sur le budget de l’Etat et le fardeau de la compensation, sont comme des cancers qui rongent les finances publiques: soit on choisit de les ignorer avec le risque que l’économie nationale s’effondre au bout de quelques années, soit de les soigner par des chimio ou radiothérapies avec tous les désagréments qui en résultent : vomissements, diarrhées, perte de cheveux,.., avec l’espoir de guérison au bout. C’est aussi simple et dramatique que cela.

Risque de deuxième espèce associé à la décision de Kais Saïed 

C’est celui que représente la décision de refuser les conditions posées par le FMI pour le déblocage du prêt de 1,9 milliards de dollars et même d’annoncer la rupture de toute collaboration avec lui, alors que l’avenir montrera que notre Président avait tort de prendre cette décision

Comme pour le risque de première espèce, la perte maximale (au pire des cas) est la somme de plusieurs pertes probables :

– perte des 1,9 milliards de dollars qui auraient été les bienvenus dans une conjoncture aussi difficile que celle que traverse notre économie; c’est même une perte certaine et non probable puisqu’on ne verra plus la couleur de ces dollars;

– nos entreprises publiques continueront à être de plus en plus déficitaires et incapables de réaliser les investissements nécessaires pour améliorer la qualité des services publics qu’ils fournissent aux usagers;

– la masse salariale des fonctionnaires continuera à creuser le déficit du budget de l’Etat, avec des difficultés de financement et un détournement plus grand des ressources des banques locales pour le financement du déficit de l’État plutôt que des entreprises et des investisseurs privés;

– le budget de la compensation pèsera de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat en raison de la fluctuation des cours internationaux des produits alimentaires et énergétiques et du glissement lent mais continu du taux de change du dinar;

– ces trois facteurs combinés alourdiront d’une année à l’autre les déficits budgétaires de l’État, augmenteront son endettement interne et externe et détrôneront ses rares ressources de l’investissement en infrastructures, santé, éducation, etc., pour améliorer la qualité des services publics, y compris pour les catégories sociales vulnérables pour la protection desquelles le Président a cru bon de refuser les conditions du FMI et même rompre avec lui;

– ils accroissent aussi le risque d’une pression fiscale encore plus grande, faute de trouver d’autres sources de financement internes et externes;

– sans l’aval de FMI, les autres bailleurs de fonds n’accepteront pas de nous accorder des prêts en devises pour honorer les échéances de notre dette extérieure et importer nos produits alimentaires, médicaments, pétrole, etc. A ce sujet, il faut bien noter que nos banques commerciales ne peuvent souscrire qu’à des emprunts libellés en dinars, et que la banque centrale ne peut créer grâce à la planche à billets que des dinars aussi, et que ni les unes ni l’autre ne peuvent créer des dollars ou des euros qui ne peuvent provenir que de l’exportation de biens et de services, tels que le tourisme, ou des transferts effectués par nos TRE au profit de leurs familles restées en Tunisie;

– tant que les investissements publics et privés restent faibles et que les taux de croissance économique continuent à osciller entre 1% et 2% (1,4% en 2024), soient des taux nettement plus fiables que les taux d’intérêt auxquels nous avons emprunté souvent à long terme, le défaut de paiement de la dette publique est mathématiquement inéluctable et le passage devant le Club de Paris n’est qu’une question de temps.

Dans ce cas, on risque de perdre pour de bon et dans des conditions humiliantes notre souveraineté nationale que Saïed pense avoir sauvé en rejetant les conditions du FMI et en rompant avec lui.

Déjà sans en arriver là, ce que personnellement et en tant que Tunisien je ne souhaite pas, trouver dans le communiqué du FMI en date du 14 mars 2025 le nom de la Tunisie parmi les rares pays dans le monde dont les consultations en vertu de l’article IV avec FMI sont retardées, tels que la Syrie, le Yémen, le Soudan et l’Afghanistan, des pays dont le seul nom évoque la famine ou la guerre civile quand ce n’est pas les deux à la fois, est une bien triste nouvelle et ne présage rien  de bon pour l’avenir de notre pays.

En résumé de cet exercice de transposition du raisonnement qui est la base du modèle du Minimax à la décision que devait prendre Kais Saïed en relation avec le FMI, il apparaît clairement pour le commun des mortels doté du minimum de bon sens  que le minimum du risque maximum, en termes d’assainissement des finances publiques y compris en termes de préservation de la paix sociale et de la souveraineté nationale, se  trouve bel et bien dans la décision d’accepter les réformes structurelles demandées par le FMI quitte à bien négocier les conditions de le leur mise en œuvre et le planning de leur exécution.

Pour conclure cet article, j’hésite entre deux conclusions possibles:

– soit rappeler qu’en économie, comme dans tous les domaines de la vie «celui qui n’avance pas recule» et que des petits pays qui n’ont pas davantage de ressource naturelles ou humaines, tels que la Côte d’Ivoire ou le Rwanda ou l’Ethiopie ou même la petite Gambie (1,5 millions d’habitants) arrivent à faire 5 ou même 7% de croissance économique annuelle et sont donc en train de nous rattraper et même de nous dépasser grâce à leur seule bonne gouvernance économique; 

– soit parler à notre Président dans le langage qu’il semble comprendre le mieux, celui du bonheur ! Etant donné qu’il n’avait pas hésité à proposer le plus sérieusement du monde de remplacer le calcul du PIB (Produit Intérieur Brut) par un autre PIB (Produit Intérieur du Bonheur), a-t-il pris le temps de lire, entre deux poèmes de Bayram Ettounsi, que, selon The World Happiness Report basé sur des données récoltées par un sondage mondial Gallup dans plus de 140 pays au cours des trois années précédentes, soit de 2022 à 2024, la Tunisie se classe 113e, loin derrière l’Algérie (84e) et même la Libye (79e)?

Post scriptum : les lecteurs et lectrices, que je suis le premier à regretter que mes analyses économiques pessimistes dépriment, peuvent toujours aller sur mon blog «Poèmes de la vie» pour rêver avec moi d’un monde meilleur. Avec sa politique, Kais Saïed peut nous enlever beaucoup de choses, mais ne pourra jamais nous enlever la capacité de rêver !

* Economiste, consultant international.

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Kaïs Saïed ordonne la suppression de structures administratives inefficaces

25. März 2025 um 05:26

Le président de la République Kaïs Saïed s’est réuni avec Sarra Zaafrani Zenzeri, cheffe du gouvernement, pour insister sur la réforme des structures administratives inefficaces. Il a ordonné la suppression ou la restructuration de bureaux superflus. Tout en critiquant l’accumulation de dossiers non traités et l’inefficacité des services publics, notamment ceux dédiés aux relations avec les citoyens.

Kaïs Saïed a réaffirmé l’importance de la Constitution de 2022, marquant une rupture avec celle de 2014. Et il a souligné la nécessité de répondre aux attentes du peuple tunisien en matière de dignité et de justice sociale.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a exigé que chaque responsable s’approprie les nouvelles dispositions constitutionnelles et s’engage à améliorer les services publics. Tout en rejetant ceux qui privilégient les avantages personnels au détriment de leurs devoirs. 

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Elections municipales en Tunisie | Un retard qui fragilise la démocratie locale

24. März 2025 um 13:28

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a fait des avancées notables en matière de réformes politiques et institutionnelles. Cependant, il y a un domaine où le retard devient inquiétant : les élections municipales [les dernières ayant eu lieu en 2018 et celles initialement prévues pour mai 2023  ayant été supprimées par une décision du président de la république Kaïs Saïed, le 9 mars de la même année Ndlr].

Leith Lakhoua *

Bien que les élections municipales soient inscrites comme une exigence fondamentale dans la Constitution tunisienne de 2022, force est de constater qu’elles continuent de se faire attendre.

Ce retard soulève une question cruciale : comment concilier la nécessité d’élire nos représentants locaux avec l’absence de cadre législatif adapté à la réalité politique actuelle?

Un vide juridique problématique

La loi électorale municipale qui était en vigueur n’est plus compatible avec les évolutions politiques du pays après 2021. Elle ne reflète plus les aspirations démocratiques des Tunisiens ni les nouvelles réalités du système politique en place. L’absence d’une loi électorale municipale révisée empêche la mise en place de mécanismes de gouvernance clairs et transparents pour les municipalités.

Pourtant, les élections municipales, comme le stipule la Constitution tunisienne de 2022, sont un maillon essentiel dans la construction d’une démocratie locale solide, permettant aux citoyens de choisir leurs dirigeants à l’échelle communale et d’assurer une gestion de proximité plus réactive et adaptée à leurs besoins.

Malheureusement, la mise en place de cette nouvelle loi électorale semble faire face à des obstacles politiques et institutionnels. L’incertitude quant à son adoption soulève un dilemme : doit-on organiser les élections municipales sans cette loi, en attendant que celle-ci soit enfin adoptée? Ou faut-il impérativement attendre sa promulgation pour garantir un cadre juridique cohérent?

Un retard qui fragilise les municipalités

En attendant cette fameuse loi électorale, la situation actuelle est marquée par un vide institutionnel de plus en plus préoccupant. Actuellement, les municipalités sont dirigées par des secrétaires généraux, des fonctionnaires qui n’ont pas nécessairement été élus pour gérer ces collectivités. Cette gestion administrative a engendré une forme d’anarchie et de désorganisation qui va à l’encontre des besoins réels des citoyens. Les décisions sont prises de manière centralisée et éloignées des préoccupations locales, ce qui nuit à l’efficacité de l’administration municipale et renforce la distance entre l’État et les citoyens.

De plus, l’absence de représentants élus dans les communes prive les citoyens d’une véritable prise en charge de leurs besoins quotidiens. Les municipalités, qui devraient être les premières à répondre aux attentes des citoyens, sont déconnectées de la réalité locale, et cette déconnexion engendre un désintérêt croissant des populations pour la politique locale. La gestion des services municipaux devient de plus en plus opaque, alimentant le sentiment de frustration des Tunisiens, qui ne voient plus dans leurs autorités locales un interlocuteur capable de répondre à leurs préoccupations.

Une urgence pour le pays

Dans cette situation, il est essentiel de se poser la question de savoir si nous devons continuer à attendre une loi électorale municipale ou si, au contraire, il serait plus pragmatique d’organiser les élections, quitte à adapter la loi par la suite.

Ne pas organiser les élections municipales dans les délais prévus revient à priver les Tunisiens de leur droit fondamental à élire leurs représentants locaux, et cela fragilise davantage le système démocratique tunisien.

Cependant, il ne fait aucun doute qu’une fois les élections organisées, il faudra, dans les plus brefs délais, adopter une loi électorale municipale moderne et adaptée. Cette loi devra non seulement assurer la transparence et la rigueur dans l’organisation des élections, mais aussi garantir une gestion locale efficace et proche des préoccupations des citoyens.

En attendant, il est impératif de ne pas laisser les municipalités entre les mains des secrétaires généraux, car cette situation engendre une forme d’anarchie qui porte préjudice aux citoyens et au pays tout entier. Il est essentiel que les autorités politiques et législatives prennent leurs responsabilités pour éviter que cette gestion décentralisée ne devienne un frein à l’évolution démocratique de la Tunisie.

Prendre des décisions pour l’avenir

La Tunisie ne peut plus se permettre d’attendre indéfiniment pour organiser ses élections municipales et mettre en place une nouvelle loi électorale municipale. Il est crucial d’agir rapidement pour répondre aux attentes des citoyens et permettre une gestion locale responsable et démocratique.

La situation actuelle, marquée par l’absence de gouvernance légitime et d’une véritable représentation locale, nuit à l’intérêt des Tunisiens et compromet l’avenir de la démocratie en Tunisie. Il est donc urgent de prendre des mesures concrètes et de garantir que les élections municipales se tiennent dans les meilleurs délais, pour que la Tunisie puisse avancer sur la voie de la décentralisation et de la gouvernance participative.

* Consultant en organisation industrielle et logistique.

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