À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer leur soutien aux différents acteurs de la filière. Dans une note adressée le 16 octobre, l’institut d’émission insiste sur la nécessité de mettre à leur disposition les liquidités nécessaires au bon déroulement de la récolte et aux opérations qui suivent, de la transformation à l’exportation.
Des besoins de financement à chaque étape
L’appel de la BCT concerne trois catégories d’intervenants : les agriculteurs, les propriétaires d’huileries et les exportateurs d’huile d’olive. L’objectif est de leur permettre de disposer des financements nécessaires à leurs activités au cours de la nouvelle campagne.
Les besoins ne se limitent pas à la récolte. Ils concernent également l’achat des olives, le fonctionnement des unités de transformation et les opérations commerciales liées à la mise en marché de l’huile. La disponibilité des liquidités constitue ainsi un enjeu pour l’ensemble de la chaîne oléicole.
Dans sa note, la BCT invite les établissements financiers à redoubler d’efforts afin de garantir les meilleures conditions pour la réussite de la campagne et d’améliorer la qualité des services bancaires proposés aux opérateurs.
La BCT mise sur le financement des secteurs productifs
L’institut d’émission réaffirme, à travers cette démarche, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à l’impulsion de l’investissement et du développement. Il souligne également la nécessité d’inscrire le financement de la filière oléicole dans une stratégie durable.
Cet appel intervient alors que l’huile d’olive occupe une place majeure dans les exportations agroalimentaires tunisiennes. Le financement des différents maillons de la filière représente donc un enjeu économique qui dépasse le seul déroulement de la récolte.
La note du 16 octobre ne précise toutefois ni le montant des financements attendus, ni les objectifs chiffrés de crédit, ni la mise en place de mécanismes spécifiques. Elle constitue avant tout un appel adressé aux banques pour qu’elles répondent aux besoins des opérateurs au cours de la campagne 2026-2027.
Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a ouvert à la circulation, lundi 19 octobre 2026, un tronçon expérimental de la route nationale 3 (RN3), à Ben Arous, intégrant des matériaux issus des déchets de construction et de démolition. Long d’environ 1,2 kilomètre, ce chantier pilote du projet RE-MED doit permettre d’évaluer la résistance de ces matériaux en conditions réelles, sur un axe emprunté par près de 150 000 véhicules par jour. Le ministre a également annoncé son intention d’introduire, dans de futurs cahiers des charges routiers, une proportion minimale de matériaux recyclés.
Quatre sections pour mesurer la résistance de la chaussée
Le tronçon expérimental ne constitue pas une simple opération de réutilisation de gravats. Il doit fournir des données sur le comportement des matériaux recyclés sous l’effet du trafic et des conditions environnementales.
Selon les précisions communiquées par le Centre des techniques de la construction, le dispositif comprend quatre sections distinctes. L’une d’elles intègre des matériaux recyclés sur une épaisseur de 50 centimètres et une largeur de 7,5 mètres, sur une longueur de 400 mètres.
Des capteurs installés sur la chaussée permettront de suivre plusieurs paramètres, notamment l’humidité, les charges et la résistance de la structure routière. L’objectif est de confronter les performances attendues des matériaux à leur comportement effectif sous la circulation.
Le choix de cet axe, particulièrement fréquenté, donne à l’expérimentation une portée concrète. Les mesures doivent contribuer à déterminer dans quelle mesure les matériaux issus des déchets du bâtiment et des travaux publics peuvent être intégrés durablement aux infrastructures routières.
Du projet pilote à une évolution des marchés publics ?
L’ouverture de cette route marque une nouvelle étape pour le projet RE-MED, engagé en 2023 pour développer des solutions de valorisation des déchets de construction et de démolition dans les infrastructures routières du bassin méditerranéen.
Coordonné par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), le projet associe des partenaires tunisiens, français, italiens et libanais. Il vise notamment à structurer des filières permettant de transformer ces déchets en ressources utilisables dans la construction routière.
L’enjeu dépasse ainsi les performances d’un seul tronçon. La réutilisation de matériaux issus du BTP pourrait contribuer à limiter le recours aux ressources naturelles et à réduire les quantités de déchets destinées à l’élimination. Sa généralisation dépend toutefois de la démonstration de leur fiabilité technique et de leur adaptation aux exigences des infrastructures.
Salah Zouari a annoncé son intention d’inscrire, dans de futurs cahiers des charges relatifs aux routes, une proportion minimale de 20 % ou 30 % de résidus de construction recyclés. Cette orientation pourrait donner un débouché plus régulier aux matériaux valorisés et encourager le développement d’une filière spécialisée.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé les banques et les établissements financiers à redoubler d’efforts pour assurer les financements nécessaires aux différents intervenants de la filière oléicole, à l’occasion du démarrage de la campagne de récolte des olives 2026-2027.
L’objectif est de garantir les meilleures conditions pour la réussite de la campagne et d’améliorer la qualité des services bancaires proposés. La BCT a réaffirmé dans une note adressée, le 16 octobre 2026, aux banques et aux établissements financiers son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à l’impulsion de l’investissement et du développement.
L’institut d’émission a souligné la nécessité de poursuivre le financement du secteur de l’huile d’olive dans le cadre d’une stratégie durable, appelant les banques et les établissements financiers à mettre à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs les liquidités nécessaires pour répondre à leurs besoins de financement.
Lorsque j’ai des vêtements à repriser, je vais toujours à la rue des Tanneurs, chez un tailleur qui, devant sa machine à coudre, dans un minuscule atelier, rend des services inestimables. De bon matin, alors que ses voisins ne sont pas encore ouverts, je lui apporte un pantalon dont je voudrais prolonger la vie et que je reviendrai chercher dans quelques heures.
La rue des Tanneurs s’éveille à peine. Seul le marchand de beignets s’active et sert des clients qui attendent calmement leur tour et une ftira croustillante. Le plus ancien des bouquinistes de cette rue est lui aussi dans son antre. Alors que je suis à sa hauteur, il est en train de disposer des classiques Larousse sur un étalage. Je ne peux résister à la vue des petits fasicules qui fleurent bon le théâtre de Racine et de Moliére, les tragédies antiques, les petits caprices de Marianne, les noces trépidantes de Figaro ou les odieuses fourberies de Scapin. Je m’empare de quatre fasicules et demande au bouquiniste de m’en garder un cinquième que je viendrai récupérer en même temps que le pantalon.
Heureux de ma prise matinale, je me dirige vers l’Avenue, non sans avoir caressé du regard la façade de l’immeuble où a longtemps vécu l’école de danse Tramoni & Caparros. Je m’arrête ensuite quelques instants devant le restaurant l’Orient dont l’enseigne ayant perdu son apostrophe, annonce désormais une ville de Bretagne. C’est dans les cuisines de ce restaurant que travaillait le père de Habib Hentati que j’avais croisé la veille. Cuisinier à l’ancienne, ce dernier faisait lui-même son marché et pouvait rien qu’en jaugeant le contenu des couffins, deviner si la journée serait fructueuse.
Avec son associé de la famille Fendri, le chef Hentati avait fait de l’Orient une table appréciée, aux spécialités très recherchées. Avec le Bagdad et le Malouf, l’Orient était le porte-drapeau de la cuisine tunisienne au centre-ville et si on y dégustait une excellente sole farcie, on y sacrifiait surtout à la salade de poulpe et l’agneau servi dans une gargoulette. Dans le temps, le célèbre Nanou était le voisin de l’Orient et servait ses plats tunisiens et son inimitable casse-croûte au thon juste à côté, drainant une clientèle inépuisable. Aujourd’hui, Nanou n’est plus là depuis longtemps et l’Orient se maintient vaille que vaille dans un Tunis en perte de repères gourmands.
Ces quelques pas matinaux dans une ville encore déserte ont convoqué le souvenir de plusieurs enseignes des rues que je viens de parcourir. Je préfère les noter pour mémoire, afin d’y revenir plus tard. À la rue des Tanneurs, les gâteaux secs de Victor ; rue d’Alger, le Chantilly tenu par la famille Grech ; rue Saint-Jean, le Bosphore qui est toujours ouvert ; le Hungaria et la brasserie Guillaume Tell qui ont disparu de la rue Ali Bach Hamba alors que le Carthage est toujours là ; l’Orient enfin qui a gardé de beaux restes après le départ des fondateurs.
Ce bref détour par les rues du quartier me mène jusqu’à l’avenue Bourguiba dont je regrette l’effritement de certaines façades Art Déco qui mériteraient un ravalement. Je m’assieds quelques instants sur les marches du théâtre, mon carnet numérique à la main. Je prends quelques notes pour comme qui dirait, alimenter la chronique et nourrir les pages de ce journal extime. La ville continue à s’éveiller : l’équipe du Théâtre municipal est déjà à pied d’œuvre, accrochant des affiches et nettoyant les abords de la Bonbonnière. Comme j’ai le temps et quelques dizaines de minutes à tuer, je file vers la porte de service de la rue de Grèce et me dirige vers le bureau du directeur du théâtre.
Abbés Libirsou est déjà arrivé. Il organise la journée de travail et la soirée de représentation. C’est toujours avec nostalgie que je viens dans ce bureau où flotte le souvenir de mes amis Mohsen Ben Abdallah et Youssef Slama. Je profite de mon passage pour faire quelques pas sur scène, devant la salle vide puis je déambule dans les couloirs, admire les portraits des gens de théâtre et la silhouette en Caligula d’Aly Ben Ayed. Je suis comme dans un cocon, la matrice de tant de souvenirs liés à ce théâtre centenaire.
Je me lance ensuite dans un tour de la ville pour glaner des émotions et des réminiscences et accessoirement récupérer un livre et un pantalon. Je profite de la matinée pour payer quelques factures et rendre visite à la rédaction de Tunis Hebdo. Je prends aussi quelques photos et, sans m’en rendre compte, me retrouve dans la médina.
J’arpente la rue Zarkoun, le souk Grana et arrive à la Hafsia. Je cherche à me procurer une veste et tombe sur une pépite de la marque Dockers qui ne me coûte qu’une poignée de dinars. Je reviens ensuite vers le souk du Cuivre puis la rue de la Kasbah et bifurque vers le Divan ottoman du seizième siècle. Je continue ma vadrouille impromptue qui n’est qu’une manière d’attendre en mouvement que mon pantalon soit reprisé. Je finis par aboutir à Bab Carthagène et me laisse aller jusqu’à mon point de départ. Je récupère livre et pantalon et poursuis mon chemin après ce long détour.
Il est des hommes politiques que l’on comprend mal lorsqu’on les enferme dans les catégories qui ont façonné les débats idéologiques d’autres sociétés. Habib Bourguiba est de ceux-là. Vouloir déterminer s’il fut un homme de gauche en le comparant exclusivement aux traditions marxistes européennes, aux expériences bolcheviques ou aux modèles classiques de la social-démocratie risque de nous éloigner de l’essentiel.
Zouhaïr Ben Amor *
Bourguiba a vécu et agi dans un contexte historique particulier : celui d’une Tunisie qui sortait du protectorat, d’une société profondément marquée par les traditions, d’un pays où l’instruction demeurait insuffisamment répandue et où les inégalités sociales, régionales et entre les hommes et les femmes pesaient lourdement sur les possibilités de chacun. C’est à partir de cette réalité qu’il faut juger son projet.
La question n’est donc pas de savoir s’il fut un disciple de Marx, s’il partageait les conceptions révolutionnaires des partis communistes ou s’il aurait trouvé sa place dans les classifications politiques de l’Europe industrielle. La véritable question est ailleurs : quelle société voulait-il construire, quels privilèges entendait-il remettre en cause, quelle place accordait-il à l’éducation, à la femme, à la religion, à la mobilité sociale et à la dignité humaine ? Et surtout, quelle idée de l’avenir portait-il dans une région du monde où le poids de la tradition était souvent invoqué pour justifier l’immobilisme ?
À mes yeux, c’est d’abord par cette volonté de transformer la société, de combattre les inégalités héritées et de refuser que les individus soient enfermés dans leur condition de naissance que Bourguiba peut être considéré comme un homme de gauche. Une gauche qui ne se définit pas prioritairement par la propriété collective des moyens de production, mais par une certaine conception de la justice sociale, par la conviction que les sociétés peuvent progresser et par le refus d’accepter la fatalité comme une réponse aux difficultés humaines.
Cette lecture ne suppose ni d’ignorer les contradictions de son régime ni de transformer son parcours en récit sans défaut. Elle exige simplement que nous replacions l’homme dans son temps, dans sa culture et dans les défis auxquels il entendait répondre. L’histoire tunisienne mérite mieux que des jugements importés, appliqués mécaniquement à une expérience qui possédait sa propre logique.
Une gauche de l’émancipation des dogmes
La gauche n’a jamais été une réalité uniforme. Elle a pris des formes différentes selon les pays, les périodes historiques et les sociétés dans lesquelles elle s’est développée. En Europe, elle s’est notamment construite autour de la question ouvrière, de la lutte contre les privilèges économiques, de la protection des travailleurs et de la remise en cause de l’ordre social. Dans les pays anciennement colonisés, les priorités pouvaient être différentes. L’indépendance politique, l’accès à l’école, la construction d’institutions nationales, l’émancipation des femmes et la réduction des inégalités héritées du colonialisme constituaient souvent des urgences aussi fondamentales que les débats sur la propriété ou la lutte des classes.
La Tunisie de 1956 ne pouvait pas être abordée comme une société européenne déjà industrialisée, dotée d’institutions anciennes et d’une longue tradition de participation politique. Elle devait construire son État, former ses cadres, généraliser l’instruction, organiser ses services publics et modifier des structures sociales qui limitaient les possibilités de larges catégories de la population. Dans ce contexte, l’égalité ne pouvait pas se réduire à une formule économique. Elle devait signifier que l’enfant né dans une famille modeste aurait, autant que possible, accès à l’école ; que la femme ne serait pas condamnée à la dépendance juridique ; que l’origine géographique ne déterminerait pas définitivement le destin d’un individu ; que la société ne considérerait pas la pauvreté comme une condition naturelle dont il serait vain de vouloir sortir.
C’est sur ce terrain que se situe une part essentielle de l’action de Bourguiba. Son ambition consistait à substituer progressivement à une société dominée par les héritages familiaux, les hiérarchies traditionnelles et les inégalités d’accès au savoir un ordre social dans lequel l’État pourrait ouvrir de nouvelles possibilités. Il ne voulait pas seulement administrer la Tunisie indépendante. Il voulait transformer les mentalités, les comportements et les rapports entre les individus.
Cette démarche correspond à une conception profondément sociale de la gauche. Elle repose sur l’idée que l’être humain n’est pas prisonnier de son milieu, de sa famille ou de son passé. La société peut intervenir pour lui donner les moyens de changer de condition. L’éducation, la santé, la formation et l’égalité devant la loi deviennent alors des instruments d’émancipation.
Il faut également tenir compte de la place qu’occupait la religion dans la société tunisienne. Bourguiba n’a pas agi dans un environnement où l’islam aurait été une référence secondaire. Il savait que la religion appartenait à l’histoire, à la culture et à la vie quotidienne de la population. Son ambition consistait cependant à contester les interprétations qui transformaient certaines pratiques héritées en obligations immuables et qui présentaient l’ordre social existant comme une réalité qu’il serait dangereux de remettre en question.
Une telle attitude ne correspond pas à une gauche nécessairement antireligieuse. Elle relève plutôt d’une conception non fataliste de la société : les croyances peuvent demeurer vivantes sans que toutes les coutumes deviennent intouchables. La fidélité à une civilisation ne signifie pas l’interdiction de la réformer. Une tradition qui ne permet aucune évolution finit par confondre sa propre histoire avec une vérité éternelle.
Bourguiba voulait précisément ouvrir cet espace. Son rapport à la religion fut complexe, parfois autoritaire et souvent contesté, mais il reposait sur une conviction fondamentale : la société tunisienne pouvait évoluer sans devoir renoncer à son identité arabo-musulmane. C’est une dimension déterminante de son parcours, trop souvent négligée lorsque l’on cherche à le faire entrer dans une opposition simpliste entre religion et modernité.
La femme tunisienne, une révolution au cœur du projet social
S’il est un domaine dans lequel l’orientation progressiste de Bourguiba apparaît avec une force particulière, c’est bien celui de la condition féminine. Le 13 août 1956, quelques mois après l’indépendance, la promulgation du Code du statut personnel engage la Tunisie dans une transformation juridique et sociale d’une portée exceptionnelle. L’interdiction de la polygamie, l’encadrement du mariage par le consentement et le remplacement de la répudiation unilatérale par le divorce judiciaire constituent des ruptures majeures avec des pratiques qui plaçaient les femmes dans une situation d’inégalité.
Il faut mesurer ce que représentait une telle décision dans son contexte historique. Dans une grande partie du monde arabo-musulman, la condition féminine restait profondément liée à des structures familiales patriarcales et à des interprétations religieuses qui limitaient l’autonomie des femmes. Bourguiba choisit de faire de leur émancipation un axe central de la construction nationale. Il ne considérait pas cette question comme un sujet secondaire, destiné à être traité après les problèmes économiques ou une fois que le pays aurait atteint un certain niveau de développement. Il en fit une priorité dès les premiers mois de l’indépendance.
L’originalité tunisienne fut précisément de considérer que la transformation de la société ne pouvait pas attendre. Il ne suffisait pas de proclamer la souveraineté nationale si la moitié de la population demeurait enfermée dans des rapports juridiques inégalitaires. L’indépendance devait aussi modifier la vie au sein des familles, la place des femmes dans l’espace public et les possibilités offertes aux nouvelles générations.
Rayed Khedher (2017) montre que cette réforme s’inscrit dans une trajectoire historique particulière, nourrie par les débats intellectuels tunisiens, les réformateurs qui avaient précédé l’indépendance et la volonté de modernisation portée par le nouvel État. Il rappelle également l’importance du Code du statut personnel dans la singularité de l’expérience tunisienne au sein du monde arabo-musulman. La politique de Bourguiba ne fut donc pas une décision isolée, surgie de nulle part. Elle s’appuyait sur un héritage intellectuel national, mais elle eut besoin d’une volonté politique capable de transformer ces idées en droit.
C’est ici que son rapport à la religion prend tout son sens. Bourguiba refusait que des interprétations figées de l’islam servent à interdire toute réforme du droit familial. Il mobilisait une lecture réformatrice, faisant place à l’interprétation et à la raison, pour défendre la possibilité d’une société musulmane moderne. Cette démarche permettait de poser autrement une question souvent présentée comme insoluble : fallait-il choisir entre l’identité religieuse et l’égalité des femmes ? Pour Bourguiba, ce choix n’avait rien d’inévitable.
On peut discuter sa méthode, son intervention dans les pratiques sociales et le caractère parfois paternaliste de sa politique. On peut aussi rappeler que l’émancipation des femmes fut portée par des intellectuelles, des militantes et des réformatrices qui ne doivent pas disparaître derrière la seule figure présidentielle. Il serait injuste de faire de Bourguiba l’unique auteur d’une évolution à laquelle d’autres femmes et hommes avaient contribué bien avant lui.
Mais il serait tout aussi injuste de minimiser son rôle politique. Il eut le courage d’engager une réforme qui touchait à des structures profondément enracinées et dont les conséquences dépassaient largement le cadre juridique. Emma C. Murphy (1996) souligne l’importance de la trajectoire tunisienne dans l’histoire des droits des femmes, en mettant en évidence le rôle joué par Bourguiba et par les réformateurs qui l’avaient précédé.
La portée de cette orientation dépasse les frontières tunisiennes. L’émancipation féminine constitue l’un des éléments les plus originaux de l’expérience bourguibienne dans le monde arabe. Elle donne à son héritage une dimension qui ne peut être appréciée uniquement à travers les politiques économiques ou les relations entretenues avec les grandes puissances.
Une société qui reconnaît aux femmes une capacité juridique plus grande, favorise leur accès à l’éducation et leur permet de participer progressivement à la vie professionnelle et publique modifie en profondeur ses propres équilibres. Elle élargit le champ des libertés individuelles et remet en question la transmission automatique des rapports de domination d’une génération à l’autre.
Voilà pourquoi la question féminine est centrale lorsqu’on cherche à situer Bourguiba à gauche. L’égalité sociale ne se limite pas au partage des revenus. Elle concerne aussi la liberté de disposer de sa vie, de participer à la société et de ne pas être assigné à une place par sa naissance ou son sexe.
L’éducation, ou la volonté de briser la fatalité sociale
Bourguiba avait compris qu’une réforme juridique, aussi audacieuse soit-elle, ne pouvait transformer durablement la société si elle n’était pas accompagnée d’une politique éducative ambitieuse. Le droit ouvre une possibilité ; l’éducation donne aux individus les moyens de s’en saisir. Il fallait donc construire des écoles, former des enseignants, développer l’enseignement secondaire et supérieur, élargir l’accès au savoir et préparer une génération capable de faire fonctionner les institutions d’un État moderne.
Dans la Tunisie indépendante, l’école publique représentait bien davantage qu’un service administratif. Elle constituait une promesse de mobilité sociale. Un enfant issu d’une famille modeste pouvait espérer devenir enseignant, médecin, ingénieur, magistrat ou haut fonctionnaire. Il pouvait envisager une vie différente de celle que son environnement semblait lui réserver.
Cette transformation fut considérable dans un pays qui devait former rapidement ses propres cadres après le départ d’une partie des responsables de l’administration coloniale. L’éducation devait répondre à une nécessité nationale, mais elle portait également une ambition égalitaire. Le savoir ne devait pas demeurer l’apanage d’une minorité. Il fallait le diffuser afin que la naissance, les ressources familiales ou l’appartenance à un milieu privilégié ne constituent plus les seules voies d’accès aux responsabilités.
On comprend mieux, dans cette perspective, la place accordée aux compétences issues de milieux modestes dans la construction de l’État. Des responsables politiques et des ministres venus de familles qui ne possédaient ni fortune considérable ni réseaux anciens ont pu accéder à des fonctions importantes grâce à leur formation, leur parcours et leur engagement. Cette mobilité n’a pas supprimé les privilèges, et elle ne signifie pas que toutes les régions ou toutes les catégories sociales aient bénéficié des mêmes possibilités. Elle indique néanmoins qu’un renouvellement des élites était possible.
Pour un pays qui cherchait à se construire, cette question avait une importance particulière. Il ne suffisait pas de remplacer les anciens dirigeants par une nouvelle aristocratie nationale. Il fallait former des compétences, faire émerger des responsables et permettre à des individus issus de milieux différents de participer à la direction du pays.
L’école constituait ainsi l’un des instruments essentiels du projet bourguibien. Elle devait former des citoyens capables de comprendre leur environnement, de participer au développement national et de s’affranchir progressivement des déterminismes sociaux. L’éducation ne pouvait pas garantir à elle seule l’égalité, mais elle en représentait une condition fondamentale.
Cette ambition explique aussi pourquoi Bourguiba accordait une telle importance à la formation des femmes. L’accès à l’école ne devait pas être réservé aux garçons ni dépendre exclusivement des ressources d’une famille. La transformation des mentalités exigeait que les nouvelles générations, filles et garçons, puissent acquérir les connaissances nécessaires à leur autonomie.
Il faut reconnaître les limites de cette politique. L’expansion scolaire n’a pas effacé les disparités régionales, les difficultés économiques ou les inégalités de départ. Les diplômes n’ont pas toujours débouché sur les emplois espérés, et la mobilité sociale est demeurée incomplète. Mais juger une politique éducative à l’aune de ses limites ne doit pas nous conduire à oublier l’ambition qui la portait.
Bourguiba voulait faire de l’instruction une responsabilité majeure de l’État. Dans un pays où la pauvreté et l’analphabétisme limitaient encore les possibilités d’une partie de la population, cette orientation représentait un choix social de première importance. Elle correspondait à une conviction qui demeure profondément actuelle : la société n’est pas condamnée à reproduire indéfiniment ses propres inégalités.
Le développement régional confronté aux limites du réel
La justice sociale ne concerne pas uniquement les rapports entre les classes ou entre les sexes. Elle se mesure également à la manière dont un pays traite ses territoires. Peut-on parler d’égalité lorsque les possibilités d’emploi, les services publics, les infrastructures et les établissements de formation sont concentrés dans quelques villes, tandis que d’autres régions voient leurs jeunes partir faute de perspectives ?
Bourguiba connaissait ce problème. La Tunisie indépendante héritait de déséquilibres territoriaux accentués par l’histoire coloniale, qui avait favorisé certains espaces littoraux et certaines activités économiques. La construction de l’État devait donc s’accompagner d’un effort de rééquilibrage. Il fallait créer des activités dans l’intérieur du pays, développer l’agriculture, moderniser les infrastructures et limiter l’exode rural en donnant aux populations des raisons de rester dans leurs régions.
Les politiques de planification des années 1960 témoignent de cette préoccupation. Hafedh Sethom (1979), dans son étude sur les transformations de l’espace tunisien depuis l’indépendance, décrit les efforts engagés pour créer des pôles industriels à l’intérieur du pays et réduire les disparités héritées du protectorat. L’État investit dans de grandes unités industrielles et tenta de faire du développement économique un instrument de transformation territoriale.
Les résultats furent cependant inégaux. Certains projets n’atteignirent pas les objectifs espérés en matière d’emploi et de rentabilité. Les investissements industriels ne suffirent pas à modifier profondément la répartition des activités et des possibilités économiques. Les régions de l’intérieur continuèrent à rencontrer des difficultés structurelles, tandis que les espaces les mieux intégrés aux circuits économiques conservaient des avantages importants.
Il faut donc éviter deux erreurs. La première serait de prétendre que Bourguiba a résolu le problème régional tunisien. Il ne l’a pas fait. La seconde consisterait à affirmer qu’il n’a pas compris l’importance de ce problème. Les orientations de développement et les investissements publics montrent qu’il existait une volonté de modifier la géographie économique du pays, même si cette volonté n’a pas produit tous les effets attendus.
Cette distinction est essentielle. Une ambition politique peut être réelle sans que sa mise en œuvre soit pleinement réussie. L’histoire du développement régional tunisien montre précisément la difficulté de transformer des déséquilibres anciens par la seule intervention de l’État, surtout lorsque les ressources sont limitées et que les projets industriels ne créent pas suffisamment d’emplois.
Mais l’existence de ces limites ne retire rien à la dimension sociale de la préoccupation. Le développement régional pose une question d’égalité : un jeune né à Kasserine, à Gafsa, au Kef ou dans une localité rurale doit-il avoir moins de possibilités qu’un jeune né dans une grande ville côtière ? La réponse ne peut être acceptable si elle transforme l’inégalité territoriale en fatalité.
Bourguiba avait fait du développement national une responsabilité publique. Il voulait que l’État intervienne pour transformer les conditions de vie et créer de nouvelles possibilités. Ce choix relève d’une conception de la justice sociale qui ne se confond pas avec le marxisme, mais qui partage avec les traditions progressistes le refus de laisser les inégalités se reproduire sans intervention collective.
L’autorité, l’éducation et la question démocratique
C’est sur la question démocratique que les jugements portés sur Bourguiba deviennent les plus difficiles. On ne peut nier le caractère autoritaire de son régime, la concentration du pouvoir, les restrictions imposées aux oppositions et les périodes de répression. Il faut les reconnaître sans détour. Mais les comprendre exige aussi de replacer les choix politiques dans le contexte de la Tunisie qui accédait à l’indépendance.
Le pays devait construire rapidement un État moderne, former ses responsables, généraliser l’éducation et transformer des structures sociales anciennes. Les institutions étaient jeunes, les ressources limitées et la culture de participation politique demeurait inégalement développée. Bourguiba estimait que la modernisation de la société devait précéder, ou du moins accompagner étroitement, l’élargissement de la participation politique. Il accordait à l’éducation et à la formation du citoyen une place prioritaire, convaincu qu’une démocratie durable ne pouvait reposer uniquement sur des textes juridiques si les conditions sociales nécessaires à son fonctionnement n’étaient pas réunies.
Cette conception mérite d’être examinée dans son contexte. Elle ne doit pas être confondue avec l’idée que les Tunisiens auraient été, par nature ou par culture, incapables de démocratie. Une telle affirmation serait injuste et historiquement réductrice. Elle ne tient pas compte des traditions de mobilisation nationale, des organisations syndicales, des associations et des courants politiques qui existaient déjà dans le pays. Elle néglige aussi les aspirations à la liberté exprimées par des générations de Tunisiens.
Il est cependant possible de soutenir que Bourguiba estimait que la priorité devait aller à la construction d’un État, à l’instruction et à la transformation des structures sociales avant de permettre une compétition politique pleinement ouverte. Dans sa vision, la modernisation devait créer les conditions d’une société nouvelle. Le problème est que cette transition, présentée comme nécessaire, n’a pas débouché sur une démocratisation progressive et durable de son régime. L’autorité destinée à préparer l’avenir a fini par se maintenir elle-même.
C’est là une limite importante de son projet. En concentrant les décisions entre les mains du pouvoir, le régime a réduit la possibilité pour les citoyens de participer librement à la définition de cet avenir. Il a parfois confondu la nécessité de construire l’État avec le droit de décider seul au nom de la société.
La question mérite néanmoins d’être abordée sans anachronisme. La démocratie n’est pas une institution qui fonctionne automatiquement dès lors que l’on proclame des élections. Elle demande des règles acceptées, des institutions solides, une culture du pluralisme, une administration impartiale, des contre-pouvoirs et une capacité à distinguer l’État des intérêts d’un parti. Elle suppose aussi que les désaccords politiques ne deviennent pas des conflits irréconciliables sur l’identité même de la nation.
Les événements qui ont suivi 2011 ont montré combien cette construction était difficile. La chute de Ben Ali a ouvert une possibilité historique considérable, mais elle n’a pas suffi à installer immédiatement une démocratie consolidée. Les tensions sociales, les attentes économiques, la fragilité des institutions et les affrontements idéologiques ont pesé sur la transition.
La place de la religion dans l’espace public est devenue l’un des principaux terrains de confrontation. Les débats sur l’identité, les libertés individuelles, la place de l’islam dans la Constitution et les rapports entre religion et politique ont parfois pris le pas sur les questions sociales qui avaient nourri les mobilisations populaires. Mohamed Nachi (2016) a analysé cette transformation du religieux en enjeu central de l’espace public tunisien durant la période de transition.
Dans cette perspective, je considère que les partis islamistes et la politisation de la religion ont contribué à brouiller le sens de l’événement de 2011. Une révolution portée par des aspirations à la dignité, à l’emploi, à la justice et à la liberté s’est trouvée confrontée à des conflits identitaires qui ont détourné une partie du débat public des urgences sociales. Il ne s’agit pas de nier le droit des citoyens croyants à participer à la vie politique, ni de réduire tous les échecs de la transition à une seule famille politique. Les difficultés économiques, les rivalités partisanes, les faiblesses institutionnelles et les choix de l’ensemble des acteurs ont également pesé.
Mais le problème apparaît lorsque la religion devient un instrument de compétition pour imposer une définition exclusive de la société. Une démocratie ne peut durablement fonctionner si les adversaires politiques sont présentés comme des ennemis de la foi, de l’identité ou de la nation. Elle exige que les convictions religieuses puissent s’exprimer librement, sans que l’autorité politique soit soustraite à la discussion au nom d’une légitimité supérieure.
Alfred Stepan (2012), en étudiant la transition tunisienne, insiste justement sur la nécessité d’établir un équilibre entre la liberté de participation des citoyens religieux et l’autonomie des institutions démocratiques. Cette exigence demeure centrale : ni l’exclusion des croyants de la vie publique ni la soumission de l’État à une autorité religieuse ne permettent de construire un espace politique commun.
L’expérience postérieure à 2011 invite donc à reconsidérer la question de la préparation démocratique, non pour justifier indéfiniment l’autoritarisme, mais pour comprendre les conditions nécessaires à l’enracinement des institutions. La société tunisienne avait besoin d’éducation, de culture civique, de justice sociale et d’institutions capables de protéger le pluralisme. Ces besoins ne disparaissent pas avec la chute d’un régime.
Bourguiba et l’héritage d’une gauche tunisienne
Alors, Bourguiba fut-il un homme de gauche ? Je réponds par l’affirmative, à condition de préciser le sens que je donne à cette expression. Il ne fut pas un homme de gauche au sens d’une fidélité constante au marxisme ou d’une adhésion aux traditions bolcheviques. Il ne fut pas davantage un démocrate libéral au sens plein du terme. Son parcours est celui d’un dirigeant nationaliste qui a voulu transformer la société tunisienne par l’éducation, la réforme du droit, la modernisation de l’État et la remise en cause de certaines hiérarchies traditionnelles.
Son orientation progressiste apparaît d’abord dans sa volonté de faire reculer les déterminismes sociaux. L’enfant d’une famille modeste devait pouvoir accéder à l’école et aux responsabilités. La femme devait disposer de droits qui lui permettent de ne plus dépendre entièrement de la volonté masculine. Les régions de l’intérieur devaient bénéficier d’investissements capables de créer des possibilités nouvelles. La religion ne devait pas être utilisée pour interdire toute réforme ou présenter les inégalités comme une fatalité.
Ce projet n’a pas tout réussi. Les disparités régionales ont persisté, l’égalité des femmes n’a pas été achevée et le pouvoir a refusé à la société une liberté politique suffisante. Mais les limites d’une expérience ne doivent pas conduire à en nier les ambitions. L’histoire exige que l’on distingue les réformes accomplies, les résultats obtenus, les échecs et les contradictions.
La singularité de Bourguiba tient justement à cette articulation entre la construction nationale et l’émancipation sociale. Il a voulu faire de l’État un instrument de transformation, non simplement une administration chargée de maintenir l’ordre. Il a considéré que l’avenir de la Tunisie dépendait de sa capacité à former ses citoyens, à réformer ses institutions et à modifier les rapports sociaux. Sa politique de la femme constitue, à cet égard, l’une des expériences les plus marquantes du monde arabo-musulman contemporain.
Il serait pourtant dangereux de transformer cette lecture en justification générale de l’autoritarisme. L’éducation peut préparer la démocratie, mais elle ne doit pas devenir le prétexte à reporter indéfiniment les libertés. La modernisation peut corriger les inégalités, mais elle perd une partie de sa portée lorsque les citoyens ne peuvent pas discuter les décisions prises en leur nom. L’État peut protéger la société, mais il ne doit pas se confondre avec un chef ou un parti.
Bourguiba nous laisse donc un héritage qui doit être interrogé plutôt que simplement célébré ou condamné. Il rappelle qu’une société peut accomplir des réformes sociales profondes sans suivre le modèle marxiste classique. Il montre aussi qu’un projet d’émancipation demeure incomplet lorsqu’il ne reconnaît pas pleinement aux citoyens la capacité de participer aux décisions collectives.
Au fond, le véritable apport de Bourguiba à une réflexion sur la gauche réside dans cette conviction que les sociétés ne sont pas condamnées à répéter leur passé. L’égalité n’est pas un état que l’on atteint une fois pour toutes ; c’est un travail de transformation qui concerne l’école, la famille, les territoires, les institutions et les mentalités. La modernité ne consiste pas à imiter mécaniquement un modèle étranger, mais à trouver, dans sa propre histoire et sa propre culture, les ressources nécessaires pour construire une société plus juste.
C’est à cette condition que l’héritage bourguibien conserve son intérêt. Non comme un modèle à reproduire sans critique, mais comme une expérience qui nous oblige à penser ensemble l’égalité, la liberté, la religion, l’éducation et la dignité humaine. Car une société véritablement progressiste n’est pas celle qui prétend avoir achevé sa transformation. C’est celle qui refuse de considérer les injustices comme une fatalité et qui donne à chaque génération les moyens de poursuivre le travail commencé.
*Universitaire.
Bibliographie
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Murphy, Emma C. (1996). « Women in Tunisia: A Survey of Achievements and Challenges ». The Journal of North African Studies, 1(2), p. 138-156.
Sethom, Hafedh (1979). « Les tentatives de remodelage de l’espace tunisien depuis l’indépendance ». Méditerranée, 35(1-2), p. 119-125.
Stepan, Alfred (2012). « Tunisia’s Transition and the Twin Tolerations ». Journal of Democracy, 23(2), p. 89-103.
À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer les financements destinés aux différents acteurs de la filière, de la récolte à l’exportation.
Dans une note adressée aux banques et aux établissements financiers le 16 octobre 2026, sous le numéro 254 de l’année 2026, la BCT insiste sur la nécessité de mobiliser les ressources financières nécessaires pour assurer le bon déroulement de la nouvelle saison.
L’institution réaffirme, à cette occasion, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à la promotion de l’investissement et du développement. Elle souligne également l’importance de poursuivre le financement de la filière oléicole dans le cadre d’une stratégie durable.
Concrètement, les banques et les établissements financiers sont appelés à mettre les liquidités nécessaires à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs. Ces financements doivent couvrir les différentes étapes de l’activité, notamment la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation de l’huile d’olive.
À travers cet appel, la BCT entend permettre aux différents intervenants de répondre à leurs besoins de financement et de poursuivre leurs activités dans les meilleures conditions. L’enjeu est de garantir la continuité des opérations tout au long de la campagne oléicole 2026-2027, en renforçant l’accompagnement bancaire d’une filière stratégique pour l’économie tunisienne.
En marge de sa participation aux travaux de la 52e session du Conseil des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), qui se tient à Bagdad, les 17 et 18 octobre, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu avec la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau, Fatoumata Jau.
La rencontre a permis de réaffirmer les liens de fraternité et de coopération entre les deux pays ainsi que leur volonté commune de consolider leurs relations et de les hisser vers de plus larges perspectives, selon un communiqué du département des Affaires étrangères.
Les deux ministres ont souligné la nécessité de dynamiser la coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle, d’intensifier l’échange d’expertises et d’expériences entre les institutions éducatives, de soutenir la mobilité étudiante, et de renforcer les opportunités d’inscription des étudiants de Guinée-Bissau dans les universités tunisiennes, tout en bénéficiant des programmes de bourses d’études disponibles.
Il a, également, été convenu d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints, en veillant à la mise en oeuvre des accords bilatéraux et au renforcement. Les deux parties ont, en outre, souligné l’importance d’encourager la participation des acteurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et foires commerciales et d’investissement, afin de mieux faire connaître les opportunités offertes et de favoriser les contacts directs entre investisseurs, lit-on de même source.
A cette occasion, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser l’établissement de partenariats fructueux entre les opérateurs économiques du continent. Ces initiatives visent à promouvoir l’intégration économique africaine et à accroître les investissements intra-africains.
Le ministre a, également, insisté sur l’importance de renforcer la concertation et la coordination entre les pays africains dans le cadre de l’Union Africaine, au service du développement durable.
Portée par l’appui de l’UGTT, la marche organisée samedi à Tunis a réuni davantage de participants que les précédentes initiatives de l’opposition contre le pouvoir de Kaïs Saïed. Numériquement, elle reste cependant sous plafond.
Si cette affluence témoigne d’une capacité…
À l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon, Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise (CCITJ), est revenu sur l’évolution de ce partenariat. Si la coopération bilatérale s’est d’abord illustrée dans les infrastructures, elle s’étend désormais aux énergies renouvelables, aux sciences et aux services à...
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés de Guinée-Bissau ont souligné l’importance de consolider la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.
Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue en marge de la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée à Bagdad, en Irak, les 17 et 18 octobre 2026.
Renforcer la coopération universitaire
Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de multiplier les échanges d’expertise et d’expériences entre les établissements d’enseignement des deux pays, de soutenir la mobilité étudiante et de faciliter l’accès des étudiants bissau-guinéens aux universités tunisiennes.
Ils ont également évoqué les possibilités offertes par les programmes de bourses d’études disponibles, afin de favoriser les parcours universitaires des étudiants de Guinée-Bissau en Tunisie.
Dynamiser les échanges commerciaux et les investissements
Sur le plan économique, les deux ministres sont convenus d’encourager les échanges commerciaux et de développer les investissements conjoints. Ils ont notamment souligné l’importance de mettre en œuvre les accords bilatéraux existants et de renforcer la participation des opérateurs économiques des deux pays aux forums, rencontres et salons commerciaux et d’investissement.
Ces initiatives doivent permettre de mieux faire connaître les opportunités disponibles et de faciliter les contacts directs entre investisseurs tunisiens et bissau-guinéens.
Dans ce contexte, Mohamed Ali Nafti a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour attirer les investissements africains et favoriser la mise en place de partenariats entre les entreprises du continent.
Il a également souligné l’importance de renforcer l’intégration économique africaine et les investissements entre pays africains, ainsi que de poursuivre la concertation et la coordination dans le cadre de l’Union africaine, au service du développement durable.
Avec 1% de sa population en situation de pauvreté multidimensionnelle, la Tunisie figure parmi les pays africains les moins touchés par ce phénomène, derrière les Seychelles. À l’autre extrémité du continent, plusieurs pays affichent des taux qui dépassent 70 %. À l’échelle mondiale, le constat est plus préoccupant: 1,2 milliard de personnes vivent dans une pauvreté qui ne se résume pas au manque de revenus.
La pauvreté mondiale repart à la hausse. Selon la mise à jour 2026 de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM), publiée le 12 octobre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Initiative Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards couvertes par l’étude vivent dans une situation de pauvreté multidimensionnelle aiguë. Cela représente 18,9 % de la population des 108 pays étudiés. Cette augmentation, de 51,5 millions de personnes par rapport à la précédente mise à jour à périmètre comparable, constitue une première depuis le lancement de l’indice en 2010. Le rapport souligne toutefois que cette évolution reflète à la fois les nouvelles enquêtes disponibles, les changements démographiques et l’évolution des conditions de vie.
La Tunisie dans le haut du tableau africain
Avec un taux de pauvreté multidimensionnelle de 1 %, la Tunisie se place au deuxième rang des pays africains les moins touchés, derrière les Seychelles, où le taux est estimé à 0,9 %, selon les données de l’IPM 2026. Les autres pays africains affichant des taux relativement faibles comprennent l’Algérie, à 1,4 %, l’Égypte, à 1,5%, et la Libye, à 2 %. L’Afrique du Sud et le Maroc se situent respectivement à 6,3 % et 6,4 %. Ces chiffres placent la Tunisie dans une position favorable au regard des privations mesurées par l’indice. Ils ne signifient pas pour autant que le pays est exempt de pauvreté ou d’inégalités. Le taux de l’IPM ne mesure ni le chômage, ni le pouvoir d’achat, ni toutes les formes de précarité économique. Les données tunisiennes reposent sur une enquête de 2023. Selon le profil national du PNUD, environ 119 000 personnes étaient alors considérées comme multidimensionnellement pauvres, tandis que 345 000 autres étaient vulnérables à ce type de pauvreté. Autrement dit, une partie de la population reste exposée au risque de basculer dans une situation de privations multiples.
La situation est radicalement différente dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Les données nationales disponibles font apparaître des niveaux très élevés de pauvreté multidimensionnelle, notamment au Tchad, au Niger et en République centrafricaine. Au Tchad, l’IPM atteint 0,517 et 84,2 % de la population est considérée comme multidimensionnellement pauvre, selon les estimations fondées sur une enquête de 2019. Au Niger, le taux atteint 79,9 %, tandis qu’il s’élève à 80,4 % en République centrafricaine, selon les données nationales reprises dans les tableaux statistiques de l’indice. Ces niveaux traduisent l’accumulation de privations dans plusieurs domaines essentiels : scolarisation, nutrition, accès à l’électricité, eau potable, assainissement et conditions de logement. Ils mettent aussi en évidence les difficultés structurelles auxquelles ces économies sont confrontées pour développer leur capital humain et améliorer les conditions de vie. À l’échelle régionale, l’Afrique subsaharienne concentre 616 millions de personnes en situation de pauvreté multidimensionnelle, soit 51,4 % de sa population. C’est la région du monde la plus touchée selon le rapport 2026.
L’IPM est un indicateur composite, et non un classement officiel de la richesse ou de la performance économique des pays. Les enquêtes nationales utilisées ne sont pas toutes réalisées la même année : les résultats du Tchad, par exemple, reposent sur des données de 2019, alors que ceux de la Tunisie se fondent sur une enquête de 2023. La comparaison des taux permet de situer les pays les uns par rapport aux autres, mais elle ne constitue pas une photographie simultanée de leurs situations sociales. Il faut également distinguer la pauvreté multidimensionnelle de la pauvreté monétaire, qui mesure la proportion de personnes vivant sous un seuil de revenu donné.
Les exportations alimentaires tunisiennes continuent de progresser, mais cette dynamique ne suffit pas à empêcher le recul de l’excédent commercial du secteur. Sur les neuf premiers mois de 2026, celui-ci s’est établi à 919,8 millions de dinars (MD), contre 983,1 MD à fin août et 1006,6 MD à fin juillet. La hausse des importations, conjuguée au poids prépondérant de l’huile d’olive dans les recettes, éclaire les limites de cette performance commerciale.
Des exportations en hausse, des importations plus dynamiques
Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), publiées le 12 octobre 2026, les exportations agroalimentaires ont progressé de 20,3% au cours des neuf premiers mois de l’année. Les importations alimentaires ont, elles aussi, augmenté, de 16,3% sur la même période.
Malgré la progression des ventes à l’étranger, le solde commercial du groupe alimentation est ainsi revenu sous le seuil du milliard de dinars. Il demeure toutefois nettement supérieur à celui enregistré durant la même période de 2025, lorsque l’excédent s’élevait à 621,3 MD, soit une hausse de près de 48% en un an.
Le taux de couverture des importations par les exportations alimentaires reste positif, à 116,3%. Autrement dit, les recettes générées par les exportations continuent de dépasser les dépenses consacrées aux importations, mais l’écart se réduit par rapport aux niveaux atteints au cours des mois précédents.
L’huile d’olive, principal moteur des recettes
La performance du commerce alimentaire repose largement sur l’huile d’olive. Les exportations de ce produit ont atteint 4005,7 MD sur les neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la période correspondante de 2025.
Cette progression représente une augmentation de plus d’un milliard de dinars des recettes issues de l’huile d’olive. Selon les données sectorielles, ce produit représente environ 61% des exportations alimentaires tunisiennes. Cette concentration constitue un facteur important pour comprendre l’évolution du solde commercial.
Un excédent qui reste positif, mais sous pression
Le recul observé depuis juillet ne signifie pas que le commerce alimentaire tunisien est devenu déficitaire. Avec 919,8 MD d’excédent à fin septembre, le secteur conserve un solde positif et affiche une amélioration sensible par rapport à 2025.
La tendance récente invite néanmoins à distinguer la croissance des exportations de l’évolution réelle du solde commercial. Pour maintenir un excédent élevé, la progression des recettes à l’exportation doit continuer à dépasser celle des dépenses d’importation.
Les chiffres de septembre mettent ainsi en évidence un double enjeu : consolider les performances des filières exportatrices, notamment l’huile d’olive, et suivre de près la facture des importations alimentaires. La hausse des ventes à l’étranger reste un acquis, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à empêcher la contraction de l’excédent.
Une publication partagée sur Facebook a attiré l’attention des internautes en affirmant que 462 médicaments avaient été retirés du marché entre 1953 et 2013 en raison d’effets secondaires graves, alors qu’ils étaient auparavant considérés comme sûrs et efficaces. Cette affirmation s’appuie sur une étude scientifique consacrée aux retraits de médicaments après leur mise sur le...
La sixième journée de Ligue 1 a été marquée, dimanche 18 octobre 2026, par la victoire nette de l’Avenir sportif de La Marsa face à l’Étoile sportive de Métlaoui (3-0), la première défaite de la saison du promu, le Progrès sportif de Sakiet Eddaïer, battu par l’Union sportive monastirienne (1-0), et le succès de l’Étoile sportive du Sahel à Béja (2-1).
L’AS Marsa signe le succès le plus net
L’AS Marsa a réalisé l’une des performances marquantes de cette journée en dominant l’ES Métlaoui sur le score de 3-0. Cette victoire permet aux Marsois de marquer les esprits dans une journée où plusieurs équipes ont dû se contenter d’écarts plus serrés. Face à Métlaoui, les banlieusards ont signé le résultat le plus large des quatre rencontres disputées dimanche.
L’US Monastir a fait respecter son terrain en s’imposant 1-0 face au PS Sakiet Eddaïer. Ce revers constitue la première défaite de la saison pour le promu, qui avait jusque-là échappé à ce scénario. Pour Monastir, cette victoire permet de capitaliser sur la journée et de poursuivre sa progression dans un championnat où chaque point compte.
L’Étoile du Sahel se relance à Béja
Battu à domicile par le CS Hammam-Lif lors de la précédente journée, l’Étoile sportive du Sahel a réagi en allant gagner à Béja (2-1). Ce succès à l’extérieur permet aux Sahéliens de repartir de l’avant après leur contre-performance précédente. L’Olympique de Béja, de son côté, n’a pas réussi à profiter de l’avantage du terrain pour prendre des points face à un adversaire venu chercher un résultat.
La quatrième rencontre de dimanche s’est achevée sur un score de parité entre le CS Hammam-Lif et la JS Omrane (1-1). Les deux formations se partagent ainsi les points au terme d’un match qui n’a pas permis de dégager un vainqueur.
Les quatre représentants tunisiens engagés dans les compétitions interclubs africaines ont connu des fortunes diverses lors des matches aller du deuxième tour préliminaire, disputés les 17 et 18 octobre 2026. Le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien ont obtenu deux matches nuls à l’extérieur, tandis que l’Espérance de Tunis a été battue en Libye et que l’Espérance Sportive de Zarzis a lourdement chuté face au Real de Bamako.
Le Club Africain résiste au TP Mazembe
En Ligue des champions, le Club Africain a ramené un nul encourageant de son déplacement à Lubumbashi, où il a tenu en échec le TP Mazembe (1-1), samedi. Les Congolais ont ouvert le score par Josué Kazema à la 37e minute, mais Alain Kanté a égalisé dès la minute suivante.
Face à un adversaire expérimenté sur la scène continentale, les Clubistes ont résisté à la pression et préservé leurs chances de qualification. Le match retour, prévu dimanche 25 octobre au stade Hamadi Agrebi de Radès, sera décisif pour départager les deux équipes.
L’Espérance de Tunis, en revanche, a connu une soirée plus difficile dimanche à Misrata. Opposés au club libyen d’Al-Swehly, les Sang et Or se sont inclinés sur la plus petite des marges (0-1). Après une première période sans but, les Tunisiens ont concédé un but en seconde mi-temps et devront désormais combler leur retard lors de la manche retour, samedi 24 octobre à Radès.
Le CS Sfaxien ramène un nul d’Abidjan
En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien a également préservé ses chances en obtenant un match nul (1-1) face à l’AFAD Plateau, samedi au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Les Sfaxiens ont pris l’avantage à la 51e minute grâce à Josna Loulendo, avant que Bamba Issiaka Kader n’égalise pour la formation ivoirienne à la 79e minute. Ce résultat laisse les deux équipes à égalité avant le match retour, programmé samedi 24 octobre au stade Taïeb-Mhiri de Sfax. Le CSS devra profiter de l’avantage du terrain pour décrocher son billet pour la suite de la compétition.
L’ES Zarzis face à un défi majeur
La situation est nettement plus compliquée pour l’Espérance Sportive de Zarzis. Opposés à l’AS Real de Bamako au stade Taïeb Mhiri, les Zarzissiens se sont inclinés 3-1, samedi.
Fousseyni Tangara a ouvert le score à la 24e minute, avant qu’André Kamaté ne creuse l’écart à la 45e minute puis dans le temps additionnel de la première période. Hamdi Laabidi a réduit le score sur penalty à la 90e+3 minute, laissant une possibilité de réaction aux Tunisiens, malgré l’ampleur du retard.
Le match retour, prévu samedi 24 octobre à Bamako, s’annonce particulièrement difficile pour l’équipe de Zarzis, qui devra réaliser une performance bien plus convaincante pour espérer poursuivre son parcours continental.
Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.
Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.
Renforcer la coopération agricole et hydrique
Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.
Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.
Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.
La promotion internationale des dattes au programme
Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.
À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.
Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rencontré dimanche, à la résidence de l’ambassadeur de Tunisie à Bagdad, des membres de la communauté tunisienne et des compétences tunisiennes établies en Irak, en marge de sa participation à la 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
À cette occasion, le ministre a souligné l’attention constante accordée par le président de la République, Kaïs Saïed, aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment en ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de séjour, la défense de leurs intérêts et le renforcement de la qualité des services consulaires qui leur sont destinés, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Il a également mis en avant la place accordée à la communauté tunisienne dans les priorités du ministère, ainsi que les efforts déployés pour assurer le suivi de ses préoccupations, examiner les difficultés rencontrées et œuvrer à leur résolution.
Nafti a exprimé la fierté de la Tunisie à l’égard des compétences dont dispose sa diaspora dans différents domaines, saluant la contribution des Tunisiens établis en Irak au rayonnement de l’image du pays, à l’effort national de développement et au renforcement des liens de fraternité et d’amitié entre les deux pays et leurs peuples.
Le ministre a, par ailleurs, passé en revue l’évolution des relations tuniso-irakiennes dans plusieurs secteurs d’intérêt commun, notamment les échanges commerciaux et touristiques ainsi que le transport.
Il a réaffirmé la volonté de la Tunisie de diversifier davantage les domaines de coopération avec l’Irak et de les hisser au niveau d’un partenariat économique mutuellement bénéfique.
La rencontre a également permis au ministre d’écouter les préoccupations des membres de la communauté tunisienne et des compétences établies en Irak, dans le cadre d’un échange interactif ayant donné lieu à des propositions visant à améliorer les prestations consulaires.
Dans ce contexte, Nafti a insisté sur la nécessité de poursuivre le développement des mécanismes de l’action consulaire et d’en renforcer l’efficacité, afin de mieux répondre aux attentes de la communauté tunisienne, de faciliter ses démarches et de garantir les meilleures conditions de séjour.
À l’âge où la plupart de sa génération sont déjà grands-pères, voire même arrière-grands-pères, les aléas de la vie de l’auteur l’ont privé jusqu’à maintenant de cette chance et de cette joie de tenir un petit-fils (ou une petite-fille) dans ses bras et lui transmettre ce que la vie lui a appris. Alors, il a voulu le faire quand même à travers cette lettre et ce poème adressés à un petit-fils qui n’existe pas encore et qu’il espère qu’il lira peut-être un jour lorsqu’il viendra dans ce monde grâce à Google qui garde dans son «ventre» trace de toutes ses publications en ligne.
Sadok Zerelli *
Mon cher petit-fils,
Je ne sais pas quel prénom tu aurais porté, quels auraient été la couleur de tes yeux, le son de ton rire ou les rêves qui auraient peuplé ton enfance.
Je ne sais pas si tu aurais ressemblé à ton père, à ta mère ou peut être un peu à moi-même car les lois de la génétique sont impénétrables.
Et pourtant, aujourd’hui, à l’automne de ma vie, j’ai envie de t’écrire. Peut-être parce que l’âge transforme les souvenirs en leçons, les regrets en réflexions et les expériences en conseils que l’on aimerait transmettre à ceux qui viennent après nous.
J’ai longtemps cru que la vie était une course dont il fallait franchir la ligne d’arrivée avec le plus de réussites possibles. Aujourd’hui, je comprends qu’elle ressemble davantage à un voyage dont nous ignorons la destination, la durée et même, parfois, le sens.
Permets-moi donc, mon petit-fils imaginaire, de te transmettre quelques leçons que la vie m’a enseignée et que je ne voudrais pas emporter avec moi dans ma tombe, sans t’en faire profiter car elles t’aideront peut-être à réussir ta vie mieux que je n’ai pu le faire.
Leçon 1 : Ne confonds jamais réussir sa vie et réussir dans la vie.
La société te dira que réussir, c’est gagner beaucoup d’argent, posséder une belle maison, conduire une belle voiture, occuper un poste prestigieux et être admiré par les autres.
Ne méprise pas l’argent. Il est nécessaire pour vivre dignement, protéger ceux que tu aimes et faire face aux imprévus. Ne méprise pas non plus le travail, l’ambition ou le désir de progresser. Mais souviens-toi d’une chose : tu peux réussir professionnellement et échouer humainement. Tu peux posséder beaucoup de biens et manquer de paix intérieure. Tu peux être entouré de centaines de personnes et ne trouver personne à qui confier tes peines.
La réussite véritable ne se mesure pas seulement à ce que tu possèdes, mais aussi à ce que tu es devenu.
À la fin de ta vie, personne ne te demandera combien de réunions tu as présidées, combien de dossiers tu as signés ou combien de chiffres figuraient sur ton compte bancaire.
Tu te demanderas plutôt si tu as aimé, si tu as été aimé, si tu as rendu quelques personnes plus heureuses et si ton passage sur cette Terre a eu un sens pour quelqu’un.
Travaille donc pour réussir dans la vie, mais n’oublie jamais de réussir ta vie.
Leçon 2 : Apprends à connaître les autres, mais surtout à te connaître toi-même.
J’ai découvert durant ma vie que l’être humain est un univers de contradictions. Il peut être généreux un jour et égoïste le lendemain, courageux devant un danger et lâche devant une vérité qui le dérange.
Ne juge donc pas trop vite les autres. Derrière un sourire peut se cacher une souffrance. Derrière une colère, une blessure ancienne. Derrière une apparente indifférence, une immense solitude.
Essaie de comprendre avant de condamner. Mais applique aussi cette règle à toi-même. Interroge régulièrement tes intentions, tes décisions et tes comportements. Demande-toi si tu agis par conviction ou par peur, par générosité ou par intérêt, par amour ou par orgueil.
Le plus difficile des jugements n’est pas celui que nous portons sur les autres. C’est celui que nous devons avoir le courage de porter sur nous-mêmes.
Ne cherche pas à devenir parfait. La perfection est une illusion qui rend souvent les hommes malheureux. Cherche plutôt à reconnaître tes erreurs, à les réparer lorsque c’est possible et à ne pas les répéter volontairement.
La sagesse ne consiste pas à tout savoir. Elle consiste à comprendre combien il nous reste à apprendre.
Leçon 3 : Choisis tes amis avec ton cœur, mais aussi avec ton intelligence.
Tu rencontreras beaucoup de personnes au cours de ton existence. Certaines t’accompagneront pendant quelques kilomètres, d’autres pendant plusieurs années et quelques-unes, peut-être, jusqu’au bout du chemin.
Ne confonds pas les relations avec l’amitié.
Les relations naissent souvent d’un intérêt commun, d’un travail, d’une circonstance ou d’un avantage réciproque. L’amitié véritable, elle, survit parfois à la distance, aux difficultés et même aux longues périodes de silence.
Un véritable ami ne sera pas toujours d’accord avec toi. Il pourra te contredire, te prévenir d’un danger ou te dire une vérité désagréable. Mais il ne cherchera pas à t’humilier. Il voudra t’aider à devenir meilleur.
Ne mesure pas la valeur de tes amis à leur richesse, à leur influence ou à leur utilité.
Apprends à écouter sans interrompre, à garder les confidences, à tenir tes promesses et à être présent lorsque l’autre traverse une épreuve.
Tu découvriras peut-être, comme je l’ai découvert, que la solitude peut être une compagne exigeante. Apprends à apprécier ta propre compagnie, sans pour autant fermer la porte à ceux qui pourraient embellir ton existence.
Il vaut mieux quelques amitiés sincères qu’une foule de relations superficielles.
Leçon 4 : Aime, mais ne fais jamais de l’amour une prison.
Si un jour tu rencontres une fille que tu aimes, considère-la comme une personne libre, avec ses rêves, ses peurs, ses ambitions et ses contradictions.
Ne cherche pas à la posséder. Aimer quelqu’un ne signifie pas avoir des droits sur lui.
Respecte ses choix, écoute ses silences et apprends à parler de tes propres sentiments. N’attends pas qu’elle devine ce qui te blesse ou ce qui te rend heureux.
Ne crois pas que l’amour suffit toujours à sauver une relation. Il faut aussi de la confiance, du respect, de la patience et la volonté de construire ensemble.
Tu commettras peut-être des erreurs, comme j’en ai commises durant ma vie et même beaucoup, tu seras parfois déçu, incompris ou blessé comme je l’ai été souvent dans ma vie , mais ne transforme pas tes déceptions en mépris ou en haine.
Chaque relation nous apprend quelque chose sur l’autre, mais aussi sur nous-mêmes.
Et si tu fondes une famille, rappelle-toi que tes enfants ne t’appartiennent pas. Tu les accompagneras pendant une partie de leur vie, tu leur transmettras tes valeurs et tu les protégeras autant que possible. Mais leur existence ne sera pas la tienne.
Leçon 5 : Ne sacrifie jamais ta conscience à ton intérêt.
Mon petit-fils, tu vivras dans une société où l’on récompense davantage les apparences que les qualités, les relations que les compétences, la ruse que l’honnêteté.
Tu verras des personnes malhonnêtes réussir, des travailleurs honnêtes rencontrer des difficultés et des hommes courageux être injustement oubliés.
Tu te demanderas parfois si cela vaut la peine de rester honnête lorsque les autres ne le sont pas. Ma réponse est simple : oui. Non pas parce que l’honnêteté garantit le succès. Elle ne le garantit pas et ma vie personnelle le prouve. Mais parce qu’elle te permet de conserver quelque chose que l’argent ne peut pas acheter : la possibilité de te regarder dans un miroir sans avoir honte de celui que tu es devenu.
Ne sois pas naïf, comme je l’ai été. Défends tes droits, protège tes intérêts et apprends à reconnaître ceux qui veulent profiter de toi.
Garde toujours cette règle : ne fais pas volontairement à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse.
Et lorsque tu seras en position de pouvoir, souviens-toi que la valeur d’un homme se révèle moins dans la manière dont il traite ses supérieurs que dans celle dont il traite les personnes qui dépendent de lui.
Leçon 6 : Travaille pour vivre, mais ne vis pas uniquement pour travailler.
Le travail peut donner un sens à tes journées. Il peut te permettre d’acquérir des compétences, de devenir indépendant et de contribuer au bien-être collectif. Mais il peut aussi devenir une obsession qui dévore ton temps, tes relations et ta santé.
Ne remets pas indéfiniment ton bonheur à plus tard. Ne te dis pas que tu profiteras de tes enfants lorsque tu auras terminé ta carrière, que tu voyageras lorsque tu auras gagné davantage d’argent ou que tu prendras soin de toi lorsque tu auras satisfait toutes tes obligations. Les obligations ne finissent jamais. Et le temps, lui, ne revient pas.
Accorde de l’importance à ton métier, mais réserve aussi une place à la lecture, à la musique, à la nature, aux voyages, aux discussions sans but précis et aux plaisirs simples.
Apprends à admirer un coucher de soleil, à savourer un repas sans penser au lendemain et à rire sans te demander si cela est raisonnable.
La vie n’est pas seulement une succession d’objectifs à atteindre. Elle est aussi faite de moments qu’il faut savoir habiter pleinement.
Leçon 7 : Apprends à perdre une bataille sans perdre ta dignité.
Tu ne gagneras pas toutes les batailles. Tu connaîtras peut-être des échecs professionnels, des difficultés financières, des amitiés brisées ou des séparations douloureuses. Certains de tes projets n’aboutiront pas malgré tous tes efforts. Ne laisse pas ces revers définir toute ton existence. Et applique le proverbe chinois qui dit «le coup qui ne te tue pas, te renforce».
Un échec est un événement, pas une identité. Il peut révéler une erreur, une faiblesse ou une circonstance que tu n’avais pas prévue. Essaie d’en tirer une leçon, puis donne-toi la possibilité de recommencer. Mais apprends également à reconnaître les batailles qu’il est inutile de poursuivre.
Tout ne dépend pas de toi. Tu ne peux pas obliger quelqu’un à t’aimer, forcer les autres à reconnaître ta valeur ou changer seul les injustices du monde.
Concentre ton énergie sur ce que tu peux réellement modifier. Accepte avec lucidité ce qui échappe à ton pouvoir, sans renoncer pour autant à agir lorsque ton action peut être utile.
Il faut du courage pour lutter, mais il en faut parfois davantage pour renoncer à une lutte devenue stérile.
Leçon 8 : Prends soin de ton corps et de ton esprit.
Lorsque tu es jeune, tu peux avoir l’impression que ton corps est une ressource inépuisable. Tu remets le repos à demain, tu négliges parfois les signaux de fatigue et tu crois que les années sont encore trop nombreuses pour t’inquiéter de ta santé.
Puis le temps passe. Tu comprendras alors que la santé n’est pas un bien secondaire. Elle conditionne une grande partie de ta liberté. Mais prends également soin de ton esprit. Et surtout, ne mesure pas ta valeur à ta productivité. Tu restes digne d’amour et de respect même lorsque tu es fatigué, malade ou incapable de faire tout ce que tu voudrais.
Leçon 9 : Ne sois pas indifférent à la souffrance des autres.
Tu naîtras dans un monde où les destins seront inégalement distribués.
Certains enfants grandiront dans des familles aimantes, avec des moyens suffisants pour étudier et réaliser leurs rêves. D’autres connaîtront très tôt la pauvreté, la maladie, les conflits ou l’abandon.
Tu n’auras pas choisi les conditions de ta naissance. Beaucoup d’autres n’auront pas choisi les leurs non plus. N’oublie jamais cette vérité lorsque la vie te sera favorable.
Ne te contente pas de demander pourquoi certains réussissent et d’autres échouent. Demande-toi aussi quelles circonstances ont rendu leur chemin plus facile ou plus difficile.
Tu ne pourras pas supprimer toutes les injustices. Aucun homme ne le peut à lui seul. Mais tu pourras aider une personne, défendre une cause juste, transmettre un savoir, soutenir un enfant ou simplement écouter quelqu’un que personne ne prend le temps d’entendre.
Leçon 10 : Apprends à être heureux avec ce que tu as, sans renoncer à ce que tu peux améliorer.
Tu verras que le bonheur est une étrange quête. Nous pensons souvent qu’il nous attend derrière une porte : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’une promotion, d’une maison ou d’une réussite amoureuse.
Nous franchissons cette porte et découvrons qu’une autre se trouve déjà devant nous. Nous repoussons ainsi le bonheur à un avenir qui recule au fur et à mesure que nous avançons.
Ne tombe pas dans le même piège où je suis tombé et apprend à apprécier ce qui est déjà présent dans ta vie.
Construis ta propre définition du bonheur.
La conversation avec un ami, le sourire d’un enfant, la chaleur du soleil, un livre qui t’émeut, une musique qui réveille un souvenir : ces moments n’ont pas besoin d’être coûteux pour être précieux.
Ton Papy qui a tant rêvé de toi
Post-Scriptum :Je dédie ce poème que j’ai écris en pensant toi et que tu liras peut-être un jour à tes petits camarades de classe pour leur faire savoir quel Papy tu aurais eu si la vie n’en a pas voulu autrement :
Le ministère de l’Éducation annonce le lancement, lundi 19 octobre 2026, de la nouvelle saison de la plateforme « Joussour », dédiée au soutien scolaire et à l’accompagnement des élèves, selon un communiqué publié dimanche soir.
La plateforme propose des séances de soutien en direct et enregistrées au profit des élèves de sixième année de l’enseignement primaire, de neuvième année de l’enseignement de base et des candidats au baccalauréat. Ces cours sont dispensés par des enseignants spécialisés, sous l’encadrement pédagogique d’inspecteurs.
Cette initiative vise à accompagner les élèves dans leurs révisions et à consolider leurs acquis tout au long de l’année scolaire.
Le ministère a également publié le calendrier des séances de la première semaine, du 20 au 25 octobre, pour chaque niveau scolaire. Les cours seront diffusés sur la plateforme accessible à l’adresse suivante : **edusoutien.education.tn**.
L’environnement est l’affaire de tous. En Tunisie, les fortes chaleurs de l’été 2026 ont remis cette question au premier plan. Entre les délestages électriques, les difficultés d’approvisionnement en eau et les pertes agricoles signalées par les professionnels, les répercussions se font sentir bien au-delà de l’environnement : elles touchent les récoltes, les revenus des agriculteurs et, à terme, la production.
Dans ce contexte, le projet de budget économique pour 2027 prévoit plusieurs mesures pour mieux couvrir les risques liés aux catastrophes naturelles et préparer la mise en place d’une assurance agricole. Qui plus est, le document prévoit également plusieurs réformes du système financier. Et ce, en vue de faciliter le financement des PME, consolider le secteur bancaire et donner davantage de place à la Bourse dans le financement de l’économie tunisienne
Transmis le 16 octobre 2026 à la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le document s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030. Parmi les mesures phares figure l’élaboration d’un projet de loi sur la couverture des catastrophes naturelles, tandis que les travaux préparatoires à la mise en place d’une assurance agricole se poursuivront. Un enjeu de taille pour un pays où les aléas climatiques mettent régulièrement les activités agricoles à rude épreuve.
Du côté des banques, l’heure est à la consolidation. Le programme prévoit de poursuivre le traitement des créances classées, d’accélérer la restructuration de certains établissements et de renforcer les services de la Société tunisienne de garantie (Sotugar). L’objectif est notamment de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux financements, un passage souvent délicat pour les structures qui cherchent à investir ou à se développer.
Mais le crédit bancaire ne saurait être l’unique porte d’entrée vers les capitaux. Le projet entend ainsi donner davantage de place au marché financier, en encourageant les introductions en Bourse, en élargissant la base des investisseurs et en développant de nouveaux produits d’épargne. Une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière est également envisagée pour aider les épargnants à mieux s’orienter. Le marché financier pourrait, en outre, contribuer davantage au financement des grands projets, notamment dans le cadre de partenariats public-privé. Autre piste avancée? La finance durable, avec la création envisagée d’un système national de labellisation des entreprises vertes ou durables et d’un indice de durabilité à la Bourse de Tunis.
Reste à transformer l’essai. Car au-delà des annonces, le véritable enjeu sera de faire passer ces réformes du papier à la pratique et de diversifier réellement les ressources disponibles pour les entreprises et les investisseurs tunisiens.