L’unité pilote de valorisation des déchets organiques par traitement biologique à Djerba doit entrer dans sa phase expérimentale dès le début du mois d’octobre 2026. Cette nouvelle échéance a été fixée à l’issue d’une réunion entre le gouverneur de Médenine et le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), après l’avancement de l’installation des équipements. Le projet ambitionne de traiter quelque 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de les transformer notamment en énergie électrique.
Une phase expérimentale prévue après l’installation des équipements
Le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, et le directeur général de l’ANGED, Badr Eddine Lasmar, se sont accordés sur le lancement de la phase expérimentale d’exploitation de l’unité au début du mois d’octobre prochain.
Cette étape doit intervenir après l’achèvement de l’installation des équipements de cette unité pilote implantée à Djerba et dédiée à la valorisation des déchets par traitement biologique.
L’annonce marque ainsi une nouvelle avancée opérationnelle pour un projet dont les travaux avaient été officiellement lancés en janvier 2026.
6.000 tonnes de déchets organiques valorisées chaque année
Réalisé avec des compétences tunisiennes dans le cadre d’un partenariat entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), avec la coopération du Programme des Nations unies pour le développement, le projet présente plusieurs objectifs environnementaux et énergétiques.
L’unité doit permettre de traiter environ 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de produire près de 1.600 MWh d’électricité renouvelable.
Le projet devrait également éviter l’émission d’environ 5.600 tonnes d’équivalent CO₂ par an et générer près de 3.900 tonnes de digestat organique destiné notamment à contribuer à l’amélioration de la fertilité des sols agricoles.
De l’annonce du projet à l’exploitation expérimentale
Lancée comme projet pilote destiné à développer la filière du biogaz en Tunisie, l’unité de Djerba franchit désormais une nouvelle étape avec la fixation d’une échéance précise pour le démarrage de son exploitation expérimentale.
Au-delà de la production énergétique, le projet s’inscrit dans une stratégie de développement de l’économie circulaire à travers la valorisation des déchets organiques et la réduction de leur impact environnemental.
Le démarrage effectif de la phase pilote en octobre permettra surtout de mesurer les premiers résultats concrets de l’installation, notamment les volumes de déchets effectivement collectés et traités ainsi que la production réelle d’électricité.
L’Union des diplômés du supérieur au chômage a réitéré, mercredi, sa demande en faveur de l’application effective de la loi n°18 de 2025 sur le recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée. Près de neuf mois après la publication du texte, l’organisation affirme que la plateforme numérique prévue par la loi n’est toujours pas opérationnelle et réclame la publication des textes réglementaires nécessaires à son application.
Une loi adoptée, mais toujours en attente d’application
La loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public.
Le texte prévoit notamment la mise en place d’une plateforme numérique placée sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Cette plateforme doit permettre l’inscription des candidats, l’identification des bénéficiaires et l’établissement des priorités de recrutement.
Mais, selon l’Union des diplômés du supérieur au chômage, cette plateforme n’est toujours pas entrée en service.
La plateforme toujours attendue
Lors d’une conférence de presse organisée à Tunis, la représentante de l’Union, Soukaina Chemkhi, a dénoncé l’absence d’avancée concrète dans la mise en œuvre du dispositif. Selon elle, les diplômés concernés ont multiplié les mouvements de protestation, les négociations et les conférences de presse depuis l’adoption de la loi.
L’Union réclame désormais une accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que la mise en fonctionnement de la plateforme destinée à organiser les inscriptions et l’identification des bénéficiaires.
Quels sont les critères prévus
Le dispositif exceptionnel doit établir des priorités entre les candidats sur la base de plusieurs critères. La loi prévoit notamment la prise en compte de l’ancienneté de l’obtention du diplôme, de l’âge et de la situation sociale des candidats.
Une priorité particulière est accordée aux personnes âgées de plus de 40 ans ainsi qu’aux diplômés dont la période de chômage est particulièrement longue. Le recrutement doit par ailleurs être organisé progressivement, selon les modalités prévues par les textes d’application du dispositif.
Les diplômés dénoncent « l’atermoiement »
Pour Wajdi Houimeli, représentant de l’Union, les autorités doivent mettre fin à ce qu’il qualifie d’« atermoiement » dans l’application de la loi, rapporte l’agence TAP. L’organisation dénonce également une situation d’exclusion et de marginalisation touchant des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée.
Les représentants de l’Union soulignent notamment les difficultés sociales rencontrées par les personnes concernées, dont certaines attendent depuis plusieurs années une intégration professionnelle.
La question de l’application de la loi n°18 avait déjà donné lieu à plusieurs mouvements de protestation au cours des derniers mois, réclamant l’application effective du texte, la publication des textes réglementaires et le lancement de la plateforme numérique.
L’enjeu pour les diplômés concernés est désormais d’obtenir un calendrier précis concernant l’ouverture de la plateforme, l’identification des bénéficiaires et le lancement effectif des opérations de recrutement.
La situation devrait progressivement revenir à la normale dans les zones touchées par les perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans le Grand Tunis. Selon le directeur régional de la SONEDE, la réparation de la panne est désormais achevée et les réservoirs ont atteint un taux de remplissage compris entre 30 et 50%. L’alimentation en eau a déjà repris dans la majorité des zones basses et devrait être progressivement rétablie dans les autres secteurs au cours des prochaines heures.
La réparation achevée
Après les importantes perturbations enregistrées depuis mercredi dans plusieurs zones du Grand Tunis, la SONEDE annonce une avancée dans le rétablissement de la distribution.
Le directeur régional de la société a indiqué aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale, que les travaux de réparation liés à la panne sont terminés. Les équipes poursuivent désormais les opérations nécessaires pour rétablir progressivement l’alimentation dans l’ensemble des zones concernées.
La perturbation avait notamment touché plusieurs secteurs du Grand Tunis, ainsi que des zones des gouvernorats de Zaghouan et de Nabeul, à la suite d’une panne technique affectant une conduite d’adduction desservant le sud du Grand Tunis.
Les zones basses déjà réalimentées
Le retour de l’eau a déjà commencé dans la majorité des zones situées à faible altitude, selon les précisions communiquées. Les réservoirs affichent actuellement des niveaux de remplissage compris entre 30 et 50%, ce qui permet une reprise progressive de la distribution.
La situation devrait continuer à s’améliorer au cours des prochaines heures à mesure que les réseaux retrouvent progressivement leur niveau de fonctionnement normal.
Les zones élevées pourraient attendre davantage
La SONEDE appelle toutefois à la prudence concernant l’heure exacte du retour complet de l’eau.
La remise sous pression du réseau s’effectue progressivement et certaines zones, notamment celles situées en altitude, peuvent nécessiter davantage de temps avant un rétablissement complet de l’alimentation.
Les habitants des secteurs encore concernés devront donc attendre la stabilisation progressive de la pression dans le réseau.
À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des fournitures scolaires a augmenté de 7 à 8% par rapport à 2025, selon le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi. Le responsable estime toutefois qu’une harmonisation des listes de fournitures scolaires pourrait permettre aux familles de réduire leurs dépenses de 30 à 35%, une estimation qui reste une proposition de l’organisation et non une mesure officiellement adoptée.
Une hausse de 7 à 8% selon l’OTIC
La rentrée scolaire représente une dépense importante pour de nombreuses familles tunisiennes, entre les cahiers, les fournitures, les cartables et les autres équipements nécessaires aux élèves.
Selon Lotfi Riahi, les prix des fournitures scolaires ont enregistré cette année une hausse comprise entre 7 et 8% par rapport à la rentrée précédente, a-t-il indiqué, ce jeudi 3 septembre sur les ondes de la Radio nationale.
Cette estimation intervient alors que les familles commencent leurs achats pour la rentrée 2026-2027 et cherchent à limiter une facture qui peut varier fortement selon le niveau scolaire et les listes demandées.
Le chiffre avancé par l’OTIC doit toutefois être présenté comme une évaluation de l’organisation de défense des consommateurs, et non comme un indice officiel de l’évolution des prix de l’ensemble des fournitures scolaires.
L’OTIC revient sur l’idée d’une liste unifiée
Pour réduire les dépenses, l’organisation défend depuis plusieurs années l’idée d’une harmonisation des listes de fournitures scolaires à l’échelle nationale.
L’objectif est d’éviter les écarts entre établissements et les demandes de produits supplémentaires qui peuvent alourdir inutilement le budget des parents.
En juillet dernier, Lotfi Riahi avait déjà appelé à l’adoption d’une liste unifiée et à une meilleure rationalisation des achats, notamment pour éviter les fournitures non prévues par les listes officielles.
Une économie potentielle estimée entre 30 et 35%
Selon Lotfi Riahi, une généralisation de cette harmonisation pourrait permettre aux familles de réduire le coût de leurs achats de 30 à 35%.
Cette estimation repose notamment sur une limitation des fournitures considérées comme non indispensables et sur une meilleure standardisation des besoins selon les niveaux scolaires. Mais il ne s’agit pas, à ce stade, d’une économie garantie pour les familles.
Aucune décision officielle n’a encore instauré un mécanisme national permettant d’assurer automatiquement une baisse de 30 à 35% de la facture de la rentrée. L’OTIC présente cette réduction comme un potentiel lié à l’adoption d’une liste plus rationnelle et harmonisée.
Acheter utile plutôt qu’acheter davantage
La question des listes scolaires dépasse celle de la simple évolution des prix. Pour les familles, le montant final dépend également du nombre de produits demandés, de leur qualité, de leur origine et du lieu d’achat.
L’OTIC recommande ainsi de privilégier les achats réellement nécessaires et d’attendre, lorsque cela est possible, les listes officielles afin d’éviter l’acquisition de fournitures qui pourraient finalement ne pas être demandées.
L’organisation avait également insisté sur l’importance de privilégier les produits tunisiens, dans une démarche visant à soutenir la production locale tout en limitant certaines dépenses liées aux produits importés.
Une facture qui reste sous pression
Même limitée à 7 ou 8%, une hausse des prix peut peser sensiblement sur le budget des ménages lorsqu’elle s’ajoute à l’ensemble des dépenses de rentrée.
Car au-delà des fournitures scolaires, les familles doivent également prévoir l’achat de vêtements, de tabliers, de cartables et, selon les situations, d’autres équipements.
Le principal enjeu des prochains jours sera donc de concilier les besoins réels des élèves avec la nécessité de maîtriser les dépenses.
Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée).
Elyes Kasri *
La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).
Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation ; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques ; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.
Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.
Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.
Risques des choix énergétiques dogmatiques
L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.
L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.
Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.
La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?
La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie
La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.
Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd’hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.
En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.
La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?
Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique
Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.
Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.
La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?
Un saut industriel inédit pour une ambition technologique
Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).
L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.
La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ?
Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.
La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?
Le nucléaire comme socle du renouvelable
Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de «base» stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.
La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule «Phosphates-Uranium» comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?
L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.
La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.
La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.
La Tunisie sera représentée par quatre clubs dans les compétitions interclubs africaines 2026-2027, avec l’Espérance de Tunis et le Club Africain en Ligue des champions, ainsi que le CS Sfaxien et l’ES Zarzis en Coupe de la Confédération. Mais seuls trois d’entre eux entreront en lice dès ce week-end, l’Espérance étant exemptée du premier tour préliminaire et directement qualifiée pour le deuxième. Le Club Africain, le CS Sfaxien et l’ES Zarzis devront, eux, franchir une première étape face respectivement au Djoliba AC, à Shooting Stars et à Diambars.
Le Club Africain retrouve la Ligue des champions
Après son titre de champion de Tunisie, le Club Africain retrouve la Ligue des champions africaine et devra, contrairement à l’Espérance, passer par le premier tour préliminaire.
Les Rouge et Blanc affronteront le Djoliba AC du Mali, avec un match aller prévu au stade de Radès et le retour à Bamako. Le premier rendez-vous est fixé au samedi 5 septembre à 19h00.
Le retour sur la scène continentale intervient après plusieurs saisons de transition. Le Club Africain possède toutefois une histoire particulière dans cette compétition puisqu’il avait remporté en 1991 la Coupe des clubs champions africains, devenant le premier club tunisien à inscrire son nom au palmarès de cette ancienne formule.
Face au Djoliba, l’enjeu sera double : réussir l’entrée en matière continentale et prendre un avantage suffisamment important avant un déplacement à Bamako.
L’Espérance, directement au deuxième tour
Habituée des rendez-vous continentaux, l’Espérance de Tunis abordera cette campagne avec un avantage important : elle est exemptée du premier tour préliminaire de la Ligue des champions et fera directement son entrée au deuxième tour.
Le club de Bab Souika a procédé à plusieurs changements dans son effectif et sur son banc, avec notamment le retour du technicien roumain Laurentiu Reghecampf.
L’objectif sera évidemment d’aller le plus loin possible, avec en ligne de mire une cinquième Ligue des champions africaine.
Le CS Sfaxien veut retrouver son terrain de prédilection
En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien dispose d’une expérience particulière. Le club possède trois titres dans cette compétition, remportés en 2007, 2008 et 2013, auxquels s’ajoute son sacre de 1998 sous l’ancienne formule de la Coupe de la CAF.
Le CSS commencera sa campagne au premier tour préliminaire face aux Nigérians de Shooting Stars. Le match aller se jouera au Nigeria le samedi 5 septembre à 16h00, avant le retour au stade Taïeb Mhiri de Sfax.
Face à Shooting Stars, le déplacement au Nigeria constituera le premier test d’une nouvelle configuration de l’équipe sous la houlette du revenant Nabil Kouki.
Zarzis, le pari de l’outsider
L’ES Zarzis constitue la principale nouveauté du contingent tunisien. Le club du Sud retrouve la scène africaine après une première expérience en Coupe de la CAF en 2006, à la suite de sa victoire en Coupe de Tunisie en 2005.
Pour cette nouvelle aventure, l’ESZ évoluera en Coupe de la Confédération et sera opposée aux Sénégalais de Diambars, une affiche entre deux formations qui disposent d’une expérience continentale limitée.
Le match aller aura lieu au stade Taïeb Mhiri de Sfax, le vendredi 4 septembre à 15h30, tandis que le retour se déroulera au Sénégal.
Pour l’ES Zarzis, la priorité sera de profiter du match à domicile pour prendre une option avant un déplacement qui s’annonce plus délicat au Sénégal.
Le programme
Ligue des champions de la CAF
Samedi 5 septembre, 19h00 : Club Africain – Djoliba AC, stade de Radès
Espérance de Tunis : exemptée du premier tour, entrée en lice au deuxième tour
La Tunisie lance une nouvelle réflexion sur sa filière sucrière avec le démarrage, le 1er septembre, d’une étude stratégique globale destinée à proposer des solutions pour restructurer le secteur, sécuriser l’approvisionnement et renforcer le stock stratégique. Réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), avec l’Office du commerce de la Tunisie (OCT) et les ministères du Commerce et de l’Industrie, cette étude intervient dans une filière où les besoins nationaux atteignent environ 360.000 tonnes de sucre blanc par an.
L’enjeu dépasse donc la seule constitution de réserves : il s’agit de revoir l’ensemble de la chaîne, de la production locale et du raffinage aux importations, au stockage et à la distribution, dans un marché fortement dépendant de l’extérieur.
360.000 tonnes à fournir chaque année
Le principal chiffre permet de mesurer immédiatement l’enjeu : les besoins tunisiens en sucre blanc sont estimés à environ 1000 tonnes par jour, soit 360.000 tonnes par an. Selon les données de l’ONAGRI, 54% de cette consommation est destinée directement aux ménages, tandis que 46% est absorbée par la transformation industrielle.
Autrement dit, près de 195.000 tonnes correspondent à la consommation directe des familles et environ 165.000 tonnes sont utilisées par les industries agroalimentaires et autres activités de transformation.
Cette structure est importante pour comprendre pourquoi une perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se répercuter sur deux fronts : la disponibilité du sucre dans les circuits de distribution et les coûts des industries qui l’utilisent comme matière première.
Une production locale encore limitée
Face à ces besoins, la production tunisienne reste insuffisante pour assurer l’autosuffisance.
La relance de la culture de la betterave sucrière constitue l’un des principaux leviers envisagés ces dernières années. Pour la campagne 2025-2026, un programme portant sur environ 3000 hectares devait permettre de produire près de 30.000 tonnes de sucre, soit à peine plus de 8% des besoins annuels estimés à 360.000 tonnes.
La comparaison donne la mesure du chemin à parcourir : même avec 30.000 tonnes de sucre produites localement, il resterait plus de 330.000 tonnes à couvrir par d’autres sources pour satisfaire les besoins annuels.
La production agricole de betterave et la production de sucre blanc ne doivent toutefois pas être confondues : la première correspond au volume de betteraves récoltées, tandis que la seconde est le sucre obtenu après transformation industrielle.
Béja, une pièce centrale du dispositif
L’autre levier est industriel. La Société tunisienne du sucre (STS) de Béja constitue l’une des infrastructures stratégiques du pays pour le raffinage.
Après plusieurs mois d’arrêt, la raffinerie a bénéficié d’un programme d’investissement d’environ 16 millions de dinars, destiné à remettre à niveau les équipements et à permettre la reprise de l’activité. Le programme de restructuration doit également intégrer les questions environnementales et la pérennité de l’installation.
En avril 2024, la STS fonctionnait à un rythme de 500 tonnes de sucre par jour, soit environ la moitié des besoins quotidiens du marché tunisien. Une modernisation devait permettre de porter ce rythme à plus de 700 tonnes par jour.
Le problème n’est donc pas uniquement celui de la quantité de sucre disponible dans le pays : il concerne également la capacité à transformer, stocker et distribuer régulièrement le produit.
Pourquoi les importations restent déterminantes
Avec une consommation annuelle de l’ordre de 360.000 tonnes et une production locale encore limitée, les importations continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre du marché.
Le modèle tunisien repose notamment sur l’importation de sucre brut destiné au raffinage, mais également sur l’importation de sucre déjà raffiné. Les données de l’ONAGRI faisaient ainsi état, pour 2018, de 254.000 tonnes de sucre brut de canne importées par l’OCT pour les raffineries et de 165.000 tonnes de sucre blanc raffiné destiné aux industriels et aux ménages. Ces chiffres sont anciens et ne constituent pas un bilan des importations de 2026, mais ils illustrent la structure historiquement très dépendante du marché tunisien.
C’est précisément cette vulnérabilité que l’étude doit désormais examiner, alors que le coût des matières premières et les cours internationaux peuvent peser directement sur la facture d’approvisionnement.
Le stock stratégique au cœur de la réflexion
L’un des objectifs annoncés est de renforcer la sécurité du stock stratégique. Il s’agit d’un enjeu particulièrement sensible pour un produit de consommation courante dont le marché doit être alimenté de manière continue.
Mais constituer un stock ne règle pas, à lui seul, les problèmes structurels. Encore faut-il déterminer quelle quantité conserver, à quel moment acheter, où stocker le sucre, comment organiser le raffinage et comment assurer une distribution régulière.
L’étude pourrait ainsi déboucher sur une meilleure programmation des achats et du raffinage, ainsi que sur une articulation plus étroite entre production locale, importation, stockage et distribution.
Ces pistes ne constituent toutefois pas encore des décisions arrêtées. Les travaux lancés par l’ITCEQ doivent justement permettre de déterminer les solutions opérationnelles et leur faisabilité.
Trois des quatre composantes du Quartet du dialogue national, prix Nobel de la Paix 2015 * — la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) et l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) —reprennent la parole ensemble, dans un cadre de coordination commun face à la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Et publient, ce jeudi 3 septembre 2026 le communiqué conjoint suivant sous le titre «La Tunisie d’abord, et le peuple au-dessus de toute considération».
La Tunisie traverse aujourd’hui une crise politique, économique et sociale profonde, résultat de choix et de politiques qui ont prouvé leur incapacité à résoudre les crises accumulées, et qui ont même contribué à aggraver la souffrance des Tunisiens, à affaiblir leur pouvoir d’achat, et à élargir les cercles de la pauvreté, du chômage et de la précarité — au point que le citoyen a perdu confiance dans les institutions de l’État et dans leur capacité à répondre à ses revendications légitimes.
Le pays connaît également un recul grave dans le domaine des droits et des libertés, un resserrement continu de l’action politique, syndicale et civile, ainsi qu’une instrumentalisation croissante de la justice dans les conflits politiques, portant atteinte à son indépendance, aux garanties d’un procès équitable et aux droits de la défense — ce qui frappe l’une des garanties les plus importantes de protection du citoyen et menace les fondements de l’État de droit et des institutions.
Les prisons et les centres de rétention connaissent des conditions qui ne répondent pas aux exigences de la dignité humaine ni aux normes internationales.
Dans le même contexte, le pays connaît un recul de la liberté des médias, une répression des voix libres, et une mainmise croissante sur les institutions médiatiques.
Les crises de l’eau et de l’électricité, la pénurie de médicaments et de produits de base, ainsi que la hausse des prix, ne sont plus de simples difficultés conjoncturelles ; elles touchent désormais directement les conditions de vie quotidienne et la dignité des Tunisiens, aggravent leurs souffrances et approfondissent leur sentiment d’impasse.
Le drame de la noyade de jeunes de Ben Guerdane, et les tragédies similaires qui l’ont précédé, confirment que la migration irrégulière n’est pas seulement un dossier sécuritaire, mais bien la conséquence directe du désespoir, de l’impasse et de la perte d’espoir en l’avenir — ce qui fait porter au pouvoir une responsabilité politique et sociale pleine et entière dans le traitement de ses causes profondes, et non la simple gestion de ses conséquences.
Inutile de rejeter la responsabilité sur autrui, car le pouvoir en place porte l’entière responsabilité politique de ses choix, de ses décisions et de leurs conséquences, après des années de gestion des affaires publiques en dehors de toute logique de dialogue et de participation, dans un contexte d’absence de transparence, d’opacité sur les données, et de restriction du droit à exprimer une voix divergente.
La Tunisie ne peut être gouvernée selon une logique de déni, de silence ou de voix unique, tout comme les crises ne peuvent être affrontées en excluant la société et ses forces vives.
On ne peut sortir de la situation actuelle que par une révision globale des choix économiques, sociaux et politiques dont l’échec est avéré, et par l’ouverture d’un véritable processus de dialogue sociétal, menant à des solutions capables de sauver le pays, de préserver son unité, de protéger les droits et les libertés, et de redonner confiance et espoir aux Tunisiens.
Nous, organisations signataires, annonçons le lancement d’un cadre de coordination commun pour la Tunisie et les Tunisiens, animés par notre conviction profonde de la nécessité de la vigilance, de la protection des acquis du peuple, de l’attachement à l’État de droit et des institutions, de la préservation de l’indépendance de la société civile, et de la défense des droits et des libertés.
Ce cadre restera en permanence ouvert à toutes les forces vives et démocratiques, et à tous les acteurs nationaux qui croient en la Tunisie et en son avenir, afin d’œuvrer ensemble à l’ouverture d’un nouvel horizon national, qui redonne sa place au dialogue et à la participation, préserve l’avenir des générations futures, et garantit à la Tunisie son unité, sa place et sa dignité.
Signataires :
Président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme — Bassem Trifi ;
Bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie — Boubaker Ben Thabet ;
Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) — Slaheddine Selmi.
* Au célèbre Quartet, il manque l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat (patronat). On ne sait pas si l’organisation patronale a été sollicitée et qu’elle a refusé de se joindre à l’initiative. Son absence, en tout cas, pose des questions. Il faut dire que sa direction actuelle est totalement illégale puisque l’organisation n’a pas tenu son congrès depuis plusieurs années.
La production tunisienne d’huile d’olive devrait connaître une forte baisse au cours de la campagne 2026-2027, selon la Chambre nationale des producteurs d’olives. Sa présidente, Najah Saïdi Hamed, estime la prochaine récolte à environ 300.000 tonnes, contre 500.000 tonnes lors de la campagne 2025-2026. Malgré ce recul des volumes, elle estime que les recettes de la filière pourraient rester à un niveau élevé grâce à des prix internationaux plus favorables.
200.000 tonnes de moins attendues
L’estimation avancée par la Chambre nationale des producteurs d’olives fait ressortir une diminution de 200.000 tonnes par rapport à la campagne précédente. En termes relatifs, cela représente une baisse d’environ 40%, avec une production qui passerait de 500.000 à 300.000 tonnes.
Il s’agit à ce stade d’une estimation du secteur, et non d’un chiffre définitif de production. La récolte de la nouvelle campagne devra encore permettre d’affiner ces prévisions.
La comparaison intervient après une campagne 2025-2026 particulièrement abondante. Les estimations de la filière avaient alors tablé sur une production pouvant atteindre 500.000 tonnes, portée notamment par des conditions pluviométriques favorables.
Le retour de l’alternance biennale
Pour expliquer ce recul, Najah Saïdi Hamed met notamment en avant le phénomène d’alternance biennale de l’olivier. Elle a expliqué, aujourd’hui sur les ondes de la radio Mosaique FM que ce phénomène se traduit généralement par une année de forte production suivie d’une année moins productive. Après l’abondante récolte de 2025-2026, la campagne 2026-2027 devrait ainsi connaître un repli.
Cette explication est importante : la baisse annoncée ne doit donc pas être présentée comme résultant exclusivement de la sécheresse ou des conditions climatiques de cette année, puisque la responsable professionnelle citée met d’abord en avant le cycle naturel de production.
Moins d’huile, mais pas forcément moins de recettes
Le recul des volumes ne signifie pas nécessairement une baisse proportionnelle des revenus de la filière.
Selon la présidente de la Chambre nationale des producteurs d’olives, les prix internationaux plus élevés pourraient permettre de compenser en partie la diminution de la production. La campagne 2026-2027 pourrait ainsi générer des recettes comparables à celles de la saison précédente malgré les 200.000 tonnes de production en moins.
Cette perspective reste toutefois une projection professionnelle : l’évolution réelle des recettes dépendra à la fois des volumes effectivement produits, des prix internationaux et du rythme des exportations.
Une filière qui sort d’une campagne exceptionnelle
La nouvelle estimation intervient alors que la Tunisie vient de connaître une campagne 2025-2026 particulièrement dynamique sur le front des exportations.
Au cours des neuf premiers mois de cette campagne, les exportations tunisiennes d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont atteint 4,605 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, jusqu’à fin juillet 2026, le bilan annuel de la campagne n’étant pas encore disponible.
Cette abondance avait permis à la Tunisie d’accroître fortement ses volumes disponibles à l’exportation. Elle avait également relancé le débat sur la valorisation de l’huile tunisienne, notamment à travers l’augmentation des exportations conditionnées plutôt que des ventes en vrac.
Le défi reste celui de la valeur ajoutée
La baisse annoncée pour 2026-2027 pourrait donc ramener la filière vers des volumes plus proches de son niveau habituel après une campagne exceptionnelle.
Elle pose également la question de la capacité de la Tunisie à tirer davantage de valeur de chaque tonne exportée.
La progression récente des exportations conditionnées constitue un élément positif. Mais une part importante des volumes tunisiens continue d’être commercialisée en vrac, ce qui limite la valeur ajoutée captée localement.
Dans ce contexte, une campagne moins abondante pourrait paradoxalement renforcer l’intérêt économique d’une stratégie fondée sur la qualité, le conditionnement, la marque tunisienne et les marchés à forte valeur ajoutée.
L’Union européenne (UE) a débloqué un financement humanitaire d’urgence de 200 000 euros (environ 676 000 dinars tunisiens)pour soutenir les communautés tunisiennes touchées par les graves incendies qui frappent le pays depuis le début du mois de juin.(Photo : Récent incendie au Jebel Bargou).
Ces ressources serviront à renforcer l’intervention du Croissant-Rouge tunisien, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), face à une situation d’urgence aggravée par les températures élevées, la sécheresse de la végétation et les vents violents. «Ce soutien est un signe tangible de la solidarité et de la proximité de l’UE avec le peuple tunisien dans cette épreuve, venant s’ajouter à l’aide d’urgence apportée durant la phase la plus critique des incendies», a déclaré l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, à l’agence italienne Nova.
Selon les estimations du Croissant-Rouge tunisien, les incendies ont déjà ravagé environ 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles depuis le début de la saison des feux, touchant au total près de 41 479 personnes. Ce chiffre englobe aussi bien les personnes directement affectées par les incendies que celles ayant subi les conséquences des interruptions de fourniture d’électricité et d’eau.
Aide humanitaire d’urgence aux communautés les plus vulnérables
Les flammes ont endommagé ou détruit des habitations, des commerces, des terres agricoles, des arbres fruitiers ainsi que d’autres moyens de subsistance, affectant particulièrement les communautés rurales et forestières dont l’économie repose sur l’agriculture, l’élevage et les ressources naturelles.
Parmi les catégories les plus vulnérables figurent les personnes âgées, les enfants, les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les familles à faibles revenus, ces dernières étant davantage exposées aux difficultés liées à la perte de leur logement, de leurs biens et de leurs moyens de subsistance.
Le financement européen, explique la délégation de l’UE à Tunis, citée par Nova, permettra de fournir des abris et des biens ménagers de première nécessité, une aide alimentaire et un soutien financier, ainsi que des services de santé et un soutien psychosocial.
L’intervention comprendra également des activités dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que des initiatives de protection et de mobilisation des communautés locales. L’opération, d’une durée de six mois s’étendant jusqu’à fin février 2027, vise à atteindre environ 15 000 personnes directement touchées par les incendies. Ces 200 000 euros s’inscrivent dans le cadre de la contribution de l’UE au Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de la FICR, un instrument conçu pour permettre aux sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de disposer rapidement de ressources financières en cas de calamité.
Le Croissant-Rouge tunisien a mobilisé des bénévoles dans les zones touchées par les incendies, les impliquant dans les opérations d’évacuation, les premiers secours, la distribution d’aide humanitaire et d’eau, le soutien psychosocial ainsi que dans les activités d’évaluation des besoins et de soutien aux communautés. Ces interventions sont menées en coordination avec la Protection civile et les autorités locales.
Contribution européenne à la lutte contre les incendies
Comme le rappelle l’ambassadeur Perrone à Nova, ce soutien européen s’inscrit dans une mobilisation plus large de l’UE en faveur de la Tunisie. Suite à la demande d’assistance présentée par Tunis le 23 juillet 2026 dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union, le Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) de la Commission européenne a soutenu le déploiement rapide de deux Canadair mis à disposition par l’Italie pour contribuer à la lutte contre les incendies. Le service européen d’observation par satellite Copernicus a également été activé, via le système de cartographie rapide EMSR903, afin de fournir des cartes facilitant la gestion de l’urgence.
Cette intervention face aux incendies s’inscrit dans le cadre des instruments utilisés par l’UE pour répondre aux urgences et aux catastrophes naturelles, avec pour objectif de contribuer à sauver des vies, à réduire les souffrances et à soutenir les populations les plus vulnérables.
Dans ce contexte, la Commission européenne a conclu avec la FICR un accord de contribution humanitaire de 16 millions d’euros pour soutenir le DREF. Ce fonds, créé en 1979 et alimenté par les contributions de donateurs, permet de financer rapidement les opérations des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophes de moindre ampleur ne nécessitant pas le lancement d’un appel international formel. Les subventions sont ensuite reconstituées grâce aux contributions des donateurs, dans le cadre des opérations relevant du mandat humanitaire de l’UE.
Une nouvelle plateforme numérique appelée Win-Win, développée dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne (UE) via le programme Erasmus+, vise à renforcer le lien entre la formation professionnelle et les entreprises en adaptant davantage les compétences des travailleurs aux besoins du marché.
Le portail met à la disposition des centres de formation, des formateurs, des entreprises et des acteurs du marché du travail des ressources pédagogiques, des outils pratiques et des méthodologies visant à améliorer la collaboration entre le système de formation professionnelle et les employeurs
La plateforme, accessible gratuitement et disponible également en français et en arabe, vise notamment à favoriser la mise à jour des compétences, l’employabilité et une meilleure adéquation des parcours de formation à la demande des entreprises. Une application permettant d’utiliser les contenus de formation hors ligne est également prévue.
Le projet Win-Win, lancé en 2025 et programmé jusqu’à la fin de l’année 2027, réunit dix organisations issues de Tunisie, du Maroc, de Jordanie, de Belgique et du Portugal.
Pour la Tunisie, cette plateforme constitue un nouvel outil au service des établissements de formation, des entreprises, des stagiaires et des décideurs œuvrant au développement des compétences et des opportunités d’emploi.
Les partenaires tunisiens sont l’Agence de la formation dans les métiers du tourisme et la société Al Emtiez.
L’initiative prévoit également des activités de formation internationale ainsi que des rencontres entre centres de formation professionnelle et entreprises, dans le but de développer des réseaux de coopération et de favoriser l’échange d’expériences entre les deux rives de la Méditerranée.
Les projets de nouveaux « centres de retour », à l’extérieur de l’Union européenne, avancent sous l’impulsion de cinq États membres. La question du respect des droits humains inquiète les ONG.
En bref
Cinq États membres de l’UE travaillent…
La 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, organisé par l’Arab States Broadcasting Union (Asbu) en collaboration avec le ministère des Affaires culturelles, se tiendra du 21 au 24 septembre 2026 entre Carthage, Hammamet et Tunis, sous le thème «Rythme de l’image et écho de l’avenir».
La cérémonie d’ouverture est prévue à l’amphithéâtre de Carthage, avec la participation du chanteur syrien Nassif Zeytoun et de l’artiste irakienne Rahma Riad, ainsi que des hommages rendus à des personnalités du monde de la télévision, de la radio, du cinéma et des médias arabes. Les activités se poursuivront à Yasmine Hammamet, où seront installés le salon des technologies et des équipements audiovisuels ainsi que le marché des programmes, destiné à favoriser les rencontres entre producteurs et professionnels du secteur.
Parmi les thèmes au cœur des débats figurent le développement des podcasts et leur capacité d’influence, la transformation du public — passant de simple destinataire à acteur de la production de contenus — et le «tourisme médiatique», abordant le rôle des médias dans la promotion des destinations.
Selon les organisateurs, la convention professionnelle associée au festival réunit plus de 80 exposants et attire environ un millier de visiteurs et de professionnels internationaux.
La manifestation s’achèvera au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture de Tunis, avec la remise des prix aux productions lauréates des concours radio, télévision et nouveaux médias, ainsi que la présentation en avant-première de l’œuvre musicale ‘‘Safir Ilayka wa ghanni’’ du compositeur tunisien Karim Thlibi.
L’édition 2026 avait été initialement programmée pour le mois de juin, avant d’être reportée à septembre par l’Asbu en raison de la situation dans le monde arabe, notamment au Moyen-Orient et dans le Golfe, suite au déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
La Tunisie a bouclé sa participation aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 avec 26 médailles, dont 3 en or, 10 en argent et 13 en bronze, terminant à la 13e place du classement général. Derrière ce bilan sportif, marqué par trois titres et plusieurs performances individuelles et collectives, la délégation tunisienne a également été confrontée à quatre cas successifs d’athlètes signalés absents ou disparus au cours des Jeux.
Trois titres et une moisson répartie sur plusieurs disciplines
La Tunisie a décroché trois médailles d’or à Tarente.
Le premier titre est venu de Firas Kattoussi, vainqueur en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kg. Le champion olympique s’est imposé en finale face au Marocain Haitam Zarhouti (2-1), offrant à la Tunisie son premier sacre de ces Jeux.
Achraf Zouaoui a ensuite remporté l’or dans l’épreuve du tir de précision en boules lyonnaises, tandis que Marwa Bouzayani s’est imposée sur le 3000 mètres steeple.
Le reste du bilan s’est construit avec dix médailles d’argent et treize de bronze, dans des disciplines aussi diverses que le taekwondo, la natation, l’escrime, la lutte, la boxe, le judo, l’haltérophilie, l’athlétisme, l’aviron, le football et le handball.
L’haltérophilie particulièrement productive
L’haltérophilie a constitué l’un des principaux pourvoyeurs de médailles tunisiennes.
Karem Ben Hnia a réalisé un doublé avec l’argent à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté dans la catégorie des moins de 75 kg. Eya Aouadi a ajouté un bronze chez les moins de 61 kg, avant qu’Aymen Bacha ne décroche l’argent à l’arraché chez les moins de 110 kg. Ce dernier podium a constitué la 26e médaille tunisienne recensée par la délégation.
La Tunisie a également signé plusieurs performances collectives. La sélection U21 de football a décroché l’argent après sa défaite en finale face à l’Algérie, tandis que les handballeuses tunisiennes ont également terminé deuxièmes.
En aviron, Mohamed Krimi et Khadija Krimi ont remporté le bronze dans le deux de couple mixte poids léger. Khadija Krimi a ensuite ajouté une deuxième médaille de bronze avec Salma Dhaouadi dans l’épreuve féminine.
Quatre « départs » volontaires
Lors de ces Jeux de Tarente, la délégation tunisienne a également été confrontée à quatre cas successifs d’athlètes signalés absents ou disparus. Le premier cas avait concerné la lutteuse Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 57 kg.
Quelques jours plus tard, Jeljeli a affirmé avoir volontairement décidé de « migrer », en expliquant notamment son choix par des difficultés liées à sa préparation, à sa rémunération et à son accompagnement en tant qu’athlète.
Le deuxième cas concerne Mohamed Amine Saïdi, joueur de raffa âgé de 22 ans. Son absence a été constatée lors du passage de la délégation tunisienne par l’aéroport de Rome, après son séjour à Tarente. La Fédération tunisienne de boules et pétanque avait saisi le ministère de la Jeunesse et des Sports et annoncé la préparation d’un rapport destiné à retracer les circonstances de cette absence.
Un troisième cas a ensuite été signalé avec Mohamed Amine Bouhijba. L’haltérophile ne s’est pas présenté à l’embarquement du vol reliant Rome à Brindisi, alors que le reste de la délégation devait poursuivre son déplacement vers Tarente. Son absence n’a été constatée qu’au moment de l’embarquement.
Le quatrième cas signalé a concerné le gymnaste Ahmed Labidi, âgé de 24 ans. Le sportif avait obtenu l’autorisation de son entraîneur de quitter temporairement le village méditerranéen afin d’effectuer une course et notamment d’acheter des chaussures de sport. Il n’est toutefois pas revenu et son absence a été constatée alors qu’il devait participer aux compétitions de gymnastique.
La Tunisie a progressivement restreint l’espace d’action de la société civile par le biais d’arrestations, de poursuites judiciaires, d’enquêtes financières et de suspensions d’associations, dénonce Human Rights Watch (HRW) dans le rapport intitulé «We are living on borrowed time: repression of civil society in Tunisia» (Nous vivons en sursis : répression de la société civile en Tunisie), publié le 2 septembre 2026.
Selon HRW, depuis 2024, au moins 47 personnes liées à des organisations de la société civile ont été poursuivies et au moins 14 ont été condamnées à des peines de prison lors de procès tenus en 2025 et 2026.
L’organisation affirme également avoir recensé au moins 20 associations suspendues entre 2025 et 2026, parmi lesquelles la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), I Watch et Avocats Sans Frontières (ASF).
HRW critique notamment le recours au décret n° 88 de 2011 relatif aux associations ainsi que les enquêtes sur les financements étrangers, estimant que ces outils administratifs et judiciaires sont utilisés de manière disproportionnée à l’encontre d’organisations indépendantes.
Le président Kaïs Saïed a dénoncé à plusieurs reprises le poids des financements étrangers auprès des ONG, soulignant la nécessité de préserver la souveraineté nationale.
Les autorités tunisiennes ont également rappelé aux associations l’obligation de déclarer l’origine, le montant et la destination des fonds reçus de l’étranger.
HRW demande à Tunis de mettre fin aux restrictions sur la liberté d’association et de libérer les défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, selon ses termes.
Tunis – La Cour de cassation examine en ce jeudi 3 septembre, les recours formés par plusieurs figures de l’opposition, avocats et hommes d’affaires lourdement condamnés dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Des recours…
Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.
Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien
« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.
Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.
Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.
L’histoire d’un ancien champion de boxe
« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.
Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.
Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.
Un parcours international déjà récompensé
Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.
L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.
Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.
Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.
Le cinéma tunisien sera présent à la 83e Mostra de Venise avec « The H@llow Man », premier long métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, sélectionné en compétition à la Semaine internationale de la critique. Le film propose une plongée dans une Tunisie dystopique de 2059, où une technologie contrôle la mémoire et supprime les émotions. Cette présence intervient alors que la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania siège parallèlement au sein du jury de la compétition officielle du prestigieux festival.
Une Tunisie dystopique en 2059
Réalisé par Kamel Laaridhi, « The H@llow Man » se déroule dans une Tunisie futuriste, en 2059.
Dans cet univers, un biochip régule la mémoire et supprime les émotions. Taha, le personnage principal, vit dans cette société où l’hypnothérapie est interdite, mais consulte secrètement un hypnothérapeute.
Le protagoniste est présenté comme un « forgeron des émotions », utilisant la poésie pour créer chez les autres des sentiments qu’ils ne sont plus capables de ressentir.
Un premier long métrage en compétition
D’une durée de 79 minutes, le film figure parmi les œuvres sélectionnées en compétition à la 41e Semaine internationale de la critique de Venise.
Kamel Laaridhi signe ainsi son premier long métrage dans cette section indépendante et parallèle de la Mostra, consacrée notamment à la découverte de nouvelles voix du cinéma international.
Le casting réunit notamment Mohammed Hassine Grayaa, Nesrine Bani, Riadh Hamdi, Kamel Dridi et Sadok Aidani.
Plusieurs projections prévues à Venise
La première projection du film est programmée le 8 septembre, à destination de la presse et des professionnels.
Deux autres séances sont prévues pour le public et les accrédités : le 9 septembre à 14 heures à la Sala Perla et le 10 septembre à 19h30 à la Sala Corinto.
Kaouther Ben Hania également présente à la Mostra
La Tunisie sera également représentée à un autre niveau du festival.
La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fait partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, présidé par l’Américaine Maggie Gyllenhaal.
La présence simultanée d’un film tunisien dans la compétition de la Semaine de la critique et d’une réalisatrice tunisienne au sein du jury de la compétition officielle donne ainsi une visibilité particulière au cinéma tunisien lors de cette édition 2026.
La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a fixé au 30 septembre 2026 le dernier délai pour déposer une demande de changement de filière de soins. Les assurés souhaitant changer de médecin de famille disposent, quant à eux, d’un délai supplémentaire jusqu’au 30 novembre 2026. Ces deux démarches peuvent être effectuées à distance via la plateforme virtuelle e-CNAM.
Un mois pour changer de filière de soins
La CNAM a rappelé que les demandes de changement de filière de soins doivent être déposées au plus tard le 30 septembre 2026.
Cette échéance concerne les assurés sociaux souhaitant modifier leur filière de prise en charge dans le cadre des procédures prévues par la Caisse nationale d’assurance maladie.
Jusqu’au 30 novembre pour changer de médecin de famille
La CNAM a également fixé au 30 novembre 2026 la date limite pour le dépôt des demandes de changement de médecin de famille.
Les assurés concernés disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour effectuer cette démarche.
Des démarches possibles à distance
Les demandes de changement de filière de soins ou de médecin de famille peuvent être déposées à distance via le centre virtuel e-CNAM, sans nécessairement se déplacer auprès des services de la Caisse.
La plateforme permet notamment aux assurés d’accéder à plusieurs services numériques, dont les changements de filière de soins et de médecin de famille dans les délais réglementaires.