Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

L’ATFD plaide pour l’égalité homme-femme au sein de l’UGTT  

24. März 2026 um 08:52

Dans cet appel aux délégué.e.s au congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui se réuniront à partir de demain, mercredi 25 mars 2026, à Monastir, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), plaide pour une direction inclusive qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mesdames et Messieurs les délégués,

À l’occasion de la tenue du Congrès national de l’UGTT (Monastir, 25-27-2026), l’Association tunisienne des femmes démocrates, dans le prolongement du mouvement féministe indépendant qui a créé en 1982 le Comité d’étude des questions relatives aux travailleuses au sein de l’UGTT, et qui a toujours entretenu un partenariat étroit avec elle, et se fondant sur  ses principes et sa lutte constante pour la défense de l’égalité, de l’égalité des chances et de la parité, elle se voit appelée à adresser cet appel à tous les membres du syndicat et aux participant.e.s à la conférence afin de les inciter à faire des choix cruciaux qui détermineront l’avenir de l’organisation syndicale en tant qu’instrument du mouvement social et en tant qu’avancée historique majeure dans l’histoire de notre pays, à renforcer son rôle historique dans la défense et la promotion des droits économiques et sociaux des travailleurs et travailleuses, et à impliquer autant de syndicalistes femmes que possible dans les instances décisionnelles.

Dans ce contexte, l’ATFD rappelle la Constitution tunisienne, qui a établi le principe d’égalité entre les citoyens masculins et féminins, ainsi que les principes d’égalité des chances et de parité entre les femmes et les hommes dans l’exercice de diverses responsabilités dans tous les domaines, et les lois régissant le travail syndical, notamment le Code du travail, qui a établi la non-discrimination entre les sexes dans son chapitre cinq. L’ATFD fait également référence aux statuts de l’organisation, qui stipulent qu’au moins deux sièges doivent être réservés aux femmes au sein du Bureau exécutif national, ainsi que dans les directions sectorielles et régionales, et qu’au moins un siège doit leur être attribué au sein des instances de contrôle nationales, sectorielles et régionales et autres structures syndicales. L’organisation estime que la situation actuelle exige une nouvelle étape, visant à instaurer davantage de justice, une meilleure représentation des femmes, une plus grande indépendance et une démocratie renforcée au sein des structures de l’UGTT.

Les femmes syndiquées constituent une part importante de la base syndicale et contribuent quotidiennement à l’activité syndicale malgré les difficultés et les obstacles des luttes sociales ; toutefois, elles ne sont pas suffisamment représentées aux postes de décision.

Au vu de ce qui précède, l’ATFD appelle à :

• Renforcer l’égalité des chances afin de garantir l’accès effectif des femmes aux postes de direction ;

• Apporter un soutien concret aux candidates ;

• Reconnaître la compétence et l’engagement des militantes syndicales et leur contribution essentielle à la lutte syndicale ;

• Œuvrer pour que le prochain Bureau exécutif de l’UGTT serve de modèle pour la mise en œuvre de la parité et l’instauration de l’égalité entre les femmes et les hommes, renforçant ainsi la démocratie.

Renforcer la présence des femmes au sein de la direction de l’UGTT n’est pas seulement une question d’égalité, mais un choix stratégique pour une organisation syndicale plus forte, plus représentative et plus alignée sur les aspirations de la société tunisienne dans son ensemble.

Nous vous souhaitons plein succès lors de votre congrès : pour une UGTT inclusive, démocratique et indépendante, qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes et soit tournée vers l’avenir.

Présidente de l’ATFD

Raja Dahmani

Tunis, le 23 mars 2026.

L’article L’ATFD plaide pour l’égalité homme-femme au sein de l’UGTT   est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie – Suspension de l’ATFD : Une vague de réactions solidaires contre une décision jugée arbitraire

27. Oktober 2025 um 09:29

La décision de suspendre pour un mois les activités de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) continue de susciter une large vague de solidarité dans le paysage politique et associatif. Après les premières réactions de la société civile, plusieurs partis et organisations ont dénoncé une « dérive inquiétante » et un « précédent dangereux » pour les libertés publiques.

Lire aussi:

Tunisie – L’État relance la traque des fonds étrangers dans le milieu associatif

Un front associatif et syndical uni

Dans un communiqué publié le 25 octobre, l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a exprimé sa « profonde inquiétude » face à ce qu’elle qualifie de « mesure arbitraire », rappelant que l’ATFD « agit conformément au décret-loi n°88 de 2011 » et qu’aucun manquement n’a été constaté.

Le président de l’AMT, Anas Hamadi, a mis en garde contre une « tentative d’intimidation » des structures indépendantes et a appelé à « la vigilance face à toute tentative d’affaiblir le tissu associatif libre ».

Des partis dénoncent une “atteinte à la liberté d’association”

Plusieurs formations politiques ont également réagi.

Le Parti Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) a exprimé sa « solidarité totale » avec l’ATFD, qualifiant la décision de « signal alarmant d’un recul démocratique ».

De son côté, Afek Tounes a dénoncé un « acte de représailles » contre les voix indépendantes, estimant qu’il s’agit d’une « nouvelle étape dans la politique de restriction du pluralisme associatif ».

Ces partis appellent les autorités à revenir sur cette décision « contraire aux principes de la Constitution et aux engagements internationaux de la Tunisie ».

Mobilisation du mouvement féministe

Des organisations féministes, à l’instar d’Aswat Nissa, ont vu dans la suspension de l’ATFD « une attaque frontale contre le mouvement des femmes », rappelant que l’association fondée en 1989 a toujours défendu les droits civiques et l’égalité.

Le collectif « Contre la criminalisation du travail civil » a, de son côté, dénoncé « une escalade dans la répression du champ associatif » et appelé toutes les ONG à rendre publiques les pressions et obstacles dont elles font l’objet.

Ces prises de position, de plus en plus nombreuses, reflètent une préoccupation croissante quant à l’évolution du cadre associatif en Tunisie. Alors que le ministère concerné n’a pas encore réagi, plusieurs observateurs appellent à préserver l’esprit du décret-loi 88, considéré depuis 2011 comme l’un des piliers de la liberté d’association et du pluralisme civil dans le pays.

L’article Tunisie – Suspension de l’ATFD : Une vague de réactions solidaires contre une décision jugée arbitraire est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : la suspension de l’ATFD relance le débat sur la liberté associative

25. Oktober 2025 um 06:27

Un post publié le 24 octobre 2025 par la militante Hela Ben Salem a révélé la suspension administrative de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) pour une durée d’un mois.
Cette décision, non encore confirmée par un document officiel, s’appuierait sur des « violations » du décret-loi n° 88 de 2011, qui régit les associations en Tunisie.

Selon la militante, il s’agirait principalement de retards administratifs dans la transmission de documents de conformité, des irrégularités que l’association aurait régularisées dès 2024 à la suite d’un avertissement du gouvernement.

Créée en 1989, l’ATFD s’est imposée comme une référence du féminisme tunisien. Ses centres d’écoute et d’orientation accueillent chaque année des centaines de femmes victimes de violences, en leur offrant soutien juridique, psychologique et social.
Pour de nombreuses militantes, la suspension de ces activités, même provisoire, risque de fragiliser la prise en charge des femmes en détresse et d’affaiblir l’un des rares espaces d’écoute et de plaidoyer indépendants.

Dans son message, Hela Ben Salem dénonce une mesure « aux dimensions politiques », estimant qu’elle traduit le resserrement progressif de l’espace civil et « la volonté de réduire au silence les voix libres ».

Une mesure dans un contexte de contrôle accru

Ce dossier intervient dans un climat de surveillance renforcée des associations.
Comme Webdo l’a analysé hier dans « Tunisie : l’État relance la traque des fonds étrangers dans le milieu associatif », les autorités ont multiplié les vérifications sur les financements, la gouvernance interne et les obligations déclaratives.

Lire aussi:

Tunisie : L’État relance la traque des fonds étrangers dans le milieu associatif

Dans ce contexte, la suspension de l’ATFD illustre le glissement d’une politique de régulation administrative vers une surveillance plus étroite du tissu associatif, où la transparence invoquée par l’État se heurte à la crainte d’un encadrement excessif des libertés.

La LTDH dénonce une « atteinte grave aux libertés »

Dans un post publié sur sa page Facebook officielle, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé sa « solidarité absolue et son soutien inconditionnel » à l’ATFD.
Elle considère cette suspension comme « une grave violation de la liberté d’association et un coup porté à l’indépendance du mouvement civil ». La LTDH rappelle que l’ATFD, « voix libre et défenseuse des droits des femmes, de l’égalité et de la justice sociale », joue un rôle crucial dans la préservation des acquis démocratiques et la lutte contre les violences faites aux femmes.
Elle estime enfin que cette mesure s’inscrit dans « un contexte général de restrictions croissantes », contraire aux engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits humains.

Pour les militantes féministes, la mesure met en péril la capacité des structures indépendantes à poursuivre leur mission sociale dans un environnement administratif de plus en plus contraignant.
À l’heure où la Tunisie revendique la transparence et la rigueur, le débat reste entier : comment concilier contrôle légitime et protection de la liberté associative ?

L’article Tunisie : la suspension de l’ATFD relance le débat sur la liberté associative est apparu en premier sur webdo.

❌
❌