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L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

25. Juni 2026 um 13:12

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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La nouvelle direction de l’UGTT veut relancer le dialogue avec le gouvernement

29. März 2026 um 10:33

Le nouveau secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a affirmé, samedi à Tunis, que la relance du dialogue social avec le gouvernement constitue une priorité « urgente ».

Dans une déclaration à l’Agence TAP, il a insisté sur la nécessité d’apaiser les tensions et de rétablir un canal de discussion structuré. La centrale syndicale se dit prête à initier des contacts pour rouvrir les négociations sur plusieurs dossiers en suspens.

Une volonté affichée de renouer le dialogue

Le nouveau dirigeant syndical a souligné que la Tunisie traverse une phase qui exige un dialogue social « effectif », capable de servir à la fois les intérêts nationaux et ceux des travailleurs. Dans cette optique, l’UGTT entend prendre l’initiative en sollicitant une réunion avec le gouvernement afin de relancer les discussions interrompues ces derniers mois.

Slaheddine Selmi a également insisté sur la disposition de la centrale à dialoguer avec l’ensemble des parties prenantes, marquant ainsi une volonté d’ouverture dans cette nouvelle phase.

Le congrès de l’UGTT comme point de rupture

Le secrétaire général a exprimé l’espoir que le 26ᵉ congrès de l’organisation constitue un tournant majeur dans son histoire. Selon lui, cette échéance doit permettre de rompre avec certaines pratiques passées et d’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment dans les relations avec les autorités publiques, afin de favoriser un climat propice à la reprise du dialogue social.

Gouvernance et transparence en interne

Sur le plan interne, le responsable syndical a indiqué que la situation financière de l’UGTT sera examinée par le nouveau bureau exécutif. Il a promis une gestion fondée sur la transparence et l’accessibilité des informations financières, dans le cadre d’un renforcement de la gouvernance.

Il a par ailleurs précisé que les mécanismes de prélèvements et d’adhésion ne nécessitent pas de décisions exceptionnelles, rappelant que le principe d’adhésion directe a déjà été validé pour les secteurs public et privé.

Redéfinir le rôle de l’UGTT sur la scène nationale

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tenu à Monastir, s’est achevé samedi matin par une victoire écrasante de la liste « Stabilité et Défi » conduite par Slaheddine Selmi.

Le bureau exécutif est notamment composé de Salaheddine Selmi, Ahmed Jaziri, Boulbaba Salmi, Jibran Bouraoui, Wajih Zidi, Taher Mezzi Berberi, Taieb Bahri, Mabrouk Toumi, Nahla Sayadi, Samia Amid El-Haji, Selwan Sammiri, Slim Bouzidi, Othman Jelouli, Fakhreddine Laouiti et Salah Ben Hamed.

La nouvelle direction aura pour mission de restaurer l’unité, redéfinir le rôle de l’UGTT sur la scène nationale, et remettre de l’ordre au sein de l’organisation, condition jugée essentielle pour retrouver son influence.

Affaiblie ces derniers mois, la centrale syndicale semble chercher à se reconstruire autour d’une ligne plus lisible afin de réactiver son influence dans un contexte socio-économique particulièrement tendu.

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UGTT : La liste de Selmi rafle tout au congrès de Monastir

28. März 2026 um 10:53

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tenu à Monastir du 25 au 28 mars 2026, s’est achevé par une victoire écrasante de la liste « Stabilité et Défi » conduite par Slaheddine Selmi. Au terme d’un scrutin marathon prolongé jusqu’au petit matin de ce samedi, les 15 membres du nouveau bureau exécutif national ont tous été élus sur cette même liste.

Une domination sans partage du courant mené par Selmi au sein des différentes instances de la centrale syndicale.

Elle se reflète également dans la composition du bureau exécutif. Il s’agit de Salaheddine Selmi, Ahmed Jaziri, Boulbaba Salmi, Jibran Bouraoui, Wajih Zidi, Taher Mezzi Berberi, Taieb Bahri, Mabrouk Toumi, Nahla Sayadi, Samia Amid El-Haji, Selwan Sammiri, Slim Bouzidi, Othman Jelouli, Fakhreddine Laouiti et Salah Ben Hamed.

Parmi les élus, Wajih Zidi arrive en tête avec 400 voix, suivi d’Ahmed Jaziri (373 voix) et de Slaheddine Selmi (344 voix).

Le nouveau bureau doit se réunir dans les prochaines heures pour désigner son secrétaire général et répartir les responsabilités, dans un contexte encore marqué par des divisions internes.

Une victoire totale sur toutes les instances

La liste menée par Selmi ne s’est pas limitée au bureau exécutif. Elle a également remporté l’intégralité des sièges au sein des deux organes de contrôle de l’organisation.

L’instance du règlement intérieur, composée de cinq membres, sera chargée de garantir le respect des statuts et le bon fonctionnement syndical.

Même scénario pour l’instance de contrôle financier, également entièrement dominée par la même liste, qui supervisera les comptes, auditera les dépenses et veillera à la transparence financière.

Cette triple victoire consacre un contrôle complet des leviers internes de l’UGTT par un seul courant.

Un congrès sous le signe du « rééquilibrage »

Au-delà des résultats, ce congrès intervient dans un moment délicat pour la centrale syndicale, fragilisée par des tensions internes, des défis budgétaires et un dialogue social au point mort avec le gouvernement.

Avec plus de 600 participants réunis à Monastir, l’enjeu était double : restaurer l’unité et redéfinir le rôle de l’UGTT sur la scène nationale. Plusieurs responsables syndicaux ont insisté sur la nécessité de « remettre de l’ordre » au sein de l’organisation, condition jugée essentielle pour retrouver son influence.

Dans cette optique, les statuts ont été modifiés : le nombre de mandats consécutifs est désormais limité à deux, contre trois auparavant, et le bureau exécutif sera réduit à 13 membres à partir du prochain congrès.

Vers un repositionnement politique ?

Derrière cette restructuration interne, une question demeure : ce congrès marque-t-il un simple réajustement organisationnel ou le début d’un repositionnement politique plus affirmé ?

Affaiblie ces derniers mois, la centrale syndicale semble chercher à se reconstruire autour d’une ligne plus lisible. La domination de la liste « Stabilité et Défi » offre une base de stabilité immédiate — mais elle concentre aussi toutes les attentes sur la capacité du nouveau leadership à réactiver l’influence de l’UGTT dans un contexte socio-économique particulièrement tendu.

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