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Investissements 2027 : 1,2 milliard de dinars pour les routes, 32,6 milliards au total

30. Oktober 2026 um 14:48

La Tunisie prévoit de porter le volume global des investissements à 32,6 milliards de dinars en 2027, contre 28,6 milliards attendus en 2026, soit une progression de 14,1%. Le projet de budget économique prévoit notamment une enveloppe de 1,2 milliard de dinars pour les infrastructures routières, ainsi que la poursuite de plusieurs chantiers dans les secteurs agricole, industriel et énergétique. Ces montants restent des prévisions, dont la concrétisation dépendra de l’exécution des projets programmés.

Le taux d’investissement devrait ainsi atteindre 16,4% du produit intérieur brut (PIB), contre 15,5% en 2026. Les investissements directs étrangers (IDE) sont, pour leur part, estimés à 4,8 milliards de dinars, contre 4 milliards attendus cette année, soit une hausse prévisionnelle de 20%.

1,2 milliard de dinars pour les infrastructures routières

Les routes figurent parmi les principaux postes d’investissement annoncés pour 2027. L’enveloppe prévue de 1,2 milliard de dinars doit accompagner la poursuite des projets autoroutiers, l’aménagement des routes classées et des pistes rurales, ainsi que la construction de ponts et d’ouvrages d’art.

Parmi les chantiers concernés figure l’autoroute Tunis-Jelma, longue d’environ 186 kilomètres. Certains tronçons reliant notamment Sbikha, Kairouan et Hafouz devraient être achevés en 2027, tandis que d’autres travaux se poursuivront jusqu’en 2028, selon le calendrier présenté dans le document économique. Le dédoublement de la route nationale n°13, reliant Sfax à Sidi Bouzid et Kasserine, figure également parmi les projets appelés à se poursuivre.

Ces infrastructures doivent améliorer les liaisons entre les régions intérieures et les pôles économiques du littoral, faciliter le transport des marchandises et renforcer l’attractivité des territoires pour les investisseurs.

L’investissement agricole attendu à 1,532 milliard de dinars

Dans le secteur agricole, les investissements devraient atteindre 1,532 milliard de dinars en 2027, contre 1,431 milliard en 2026, soit une progression de 7,1%. Le secteur privé représenterait environ 48,6% de l’enveloppe prévue.

Lire aussi : PLF 2027 : Les mesures économiques suffiront-elles à atteindre 3,1% de croissance ?

Dans les industries manufacturières, les investissements devraient progresser de 17,8%. Cette évolution s’accompagnerait de la poursuite de l’aménagement des zones industrielles et de l’achèvement annoncé de quatre zones couvrant une superficie totale d’environ 180 hectares.

Les investissements dans les industries non manufacturières devraient, quant à eux, augmenter de 24,9%, notamment sous l’effet des projets énergétiques. Le programme mentionne la centrale électrique à cycle combiné de Sousse, le stockage d’énergie par batteries, la centrale solaire photovoltaïque de Beni M’tir et la poursuite du projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie.

Dans les services, une progression de 8,8% est attendue, notamment grâce à l’évolution prévue des investissements dans le transport.

Le développement régional également ciblé

Le projet de budget économique prévoit 115 millions de dinars pour la poursuite et la réalisation de programmes de développement au profit des municipalités. Les interventions doivent notamment concerner les équipements collectifs, les infrastructures de base, l’environnement et l’amélioration des services locaux.

Le Programme de développement intégré devrait bénéficier de 250 millions de dinars en 2027, contre 190 millions en 2026. Cette hausse de 31,6% doit permettre de poursuivre les projets programmés dans plusieurs régions et d’accélérer l’achèvement des opérations déjà engagées.

Au total, les prévisions pour 2027 traduisent une volonté de relancer l’investissement et de renforcer les infrastructures. Les 32,6 milliards de dinars concernent l’investissement global, public et privé, dans l’économie.

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Viandes rouges : entre flambée des prix et défi de l’approvisionnement, le gouvernement prépare 2027

30. Oktober 2026 um 14:46

Comment assurer un approvisionnement suffisant du marché en viandes rouges à l’approche des grandes périodes de consommation, notamment le ramadan et l’Aïd el Kebir 2027, tout en maîtrisant les prix ? C’est l’un des principaux défis auxquels les autorités tunisiennes entendent répondre, alors que la production nationale demeure fragilisée et que la reconstitution du cheptel...

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Budget 2027 : 28,1 milliards de dinars à mobiliser pour financer l’État et rembourser la dette

30. Oktober 2026 um 11:54

Les besoins de financement du Trésor tunisien atteindront 28,122 milliards de dinars en 2027, selon les chiffres figurant dans le projet de loi de finances (PLF) pour l’année prochaine. Cette enveloppe doit permettre de couvrir un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars, mais également de rembourser le principal de la dette intérieure et extérieure. Le recours à l’emprunt intérieur devrait constituer la principale source de financement, avec 19,845 milliards de dinars prévus.

Le projet de budget 2027 fixe les recettes de l’État à 54,280 milliards de dinars, contre des dépenses de 68,895 milliards. L’écart entre ces deux montants fait ressortir un déficit budgétaire de 14,615 milliards de dinars.

Près de 20 milliards de dinars d’emprunts intérieurs

Pour couvrir ses besoins de financement, l’État prévoit de mobiliser 19,845 milliards de dinars sur le marché intérieur et 6,877 milliards de dinars sous forme d’emprunts extérieurs. À ces ressources s’ajoutent 1,4 milliard de dinars d’autres ressources de trésorerie.

Au total, les sources de financement atteindront ainsi 28,122 milliards de dinars. Ce montant ne correspond pas uniquement au financement du déficit budgétaire. Il englobe également le remboursement du principal de la dette, qui mobilisera 6,823 milliards de dinars pour la dette intérieure et 6,484 milliards pour la dette extérieure, ainsi que 200 millions de dinars au titre des prêts et avances nets du Trésor.

La distinction est importante : les besoins de financement de l’État dépassent largement le déficit budgétaire, puisqu’ils intègrent aussi les échéances de remboursement du capital emprunté au cours des années précédentes.

Des recettes fiscales de 49,6 milliards de dinars

Du côté des ressources budgétaires, les recettes de l’État sont estimées à 54,280 milliards de dinars. Les recettes fiscales devraient en représenter l’essentiel, avec 49,6 milliards de dinars, contre 4,330 milliards de recettes non fiscales et 350 millions de dinars de dons.

Les dépenses budgétaires sont, quant à elles, fixées à 68,895 milliards de dinars en crédits de paiement. Les crédits d’engagement atteignent 73 milliards de dinars, une distinction qui traduit la différence entre les engagements autorisés et les paiements prévus au cours de l’exercice.

La Banque centrale sollicitée à hauteur de 9,8 milliards

Le projet prévoit également le recours à des facilités de la Banque centrale de Tunisie en faveur du Trésor, dans la limite de 9,8 milliards de dinars. Ce financement serait accordé sans intérêts et remboursable sur quinze ans, avec une période de grâce de trois ans.

Cette disposition constitue un autre élément important du dispositif de financement prévu pour 2027. Elle doit toutefois être distinguée des emprunts intérieurs inscrits dans les ressources de trésorerie.

Par ailleurs, le projet fixe à 9 milliards de dinars le plafond des garanties que l’État pourra accorder pour des emprunts ou des émissions de sukuk islamiques. Le plafond des prêts et avances de trésorerie que le ministre des Finances pourra consentir aux établissements publics est, lui, fixé à 250 millions de dinars.

À travers ces dispositions, le PLF 2027 dessine une équation financière marquée par des besoins de financement élevés, une forte mobilisation attendue du marché intérieur et un recours prévu aux facilités de la Banque centrale.

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Tunisie | Bac 2027 : Le calendrier des inscriptions dévoilé

29. Oktober 2026 um 23:29

Dans un communiqué publié ce jeudi 29 octobre 2029, le ministère de l’Education a annoncé les dates et les modalités des inscriptions à l’examen du baccalauréat pour la session 2027.

Celles-ci débuteront le mardi 3 novembre 2026 et concernent l’ensemble des élèves de quatrième année secondaire des établissements publics et privés, ainsi que les candidats libres, a précisé le département de l’Éducation.

La même source précise que le processus d’inscription s’effectuera en ligne sur la plateforme officielle et se poursuivra jusqu’au 2 décembre 2026.

Quant aux candidats libres, ils devront constituer leur dossier physique et le déposer auprès de la délégation régionale de l’Éducation dont ils dépendent, ou l’envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception.

La date limite pour l’envoi ou le dépôt des pièces requises est par ailleurs fixée au 11 décembre 2026.

Y. N.

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Mechket Slama Khaldi promet des recrutements, des hausses de salaires et la maîtrise des dépenses

29. Oktober 2026 um 16:51

Recruter davantage, régulariser des situations professionnelles, augmenter les salaires, préserver les dépenses sociales et soutenir l’investissement, tout en maîtrisant les dépenses publiques et l’endettement. Pour 2027, le gouvernement affiche des ambitions qui semblent difficiles à concilier. Car si les engagements sont nombreux, les marges de manœuvre financières de l’État restent limitées. Entre promesses sociales et...

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Budget 2027 : plus de 32 000 recrutements et régularisations prévus dans la fonction publique

29. Oktober 2026 um 15:40

La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a annoncé, jeudi, la programmation de 32 557 recrutements et régularisations de situation dans la fonction publique pour 2027, dans le cadre du projet de budget de l’État.

Présentant le projet de budget devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, au siège du Parlement, la ministre a précisé que les dépenses de rémunération atteindraient environ 27 349 millions de dinars, soit 13,2 % du produit intérieur brut (PIB). Elles constituent le principal poste de dépenses du budget de l’État.

Cette hausse s’explique notamment par la poursuite de l’application des augmentations salariales prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, avec la mise en œuvre de leur deuxième tranche. Le gouvernement entend également soutenir l’emploi à travers de nouveaux recrutements dans la fonction publique, notamment au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.

Les crédits prévus serviront aussi à poursuivre le recrutement des titulaires d’un doctorat et à régulariser la situation de la dernière promotion des travailleurs des chantiers.

Les priorités du budget 2027

Par ailleurs, la ministre précise que le projet de budget 2027 vise à concilier la soutenabilité des finances publiques avec la stimulation de la croissance économique et sociale. Il repose notamment sur une meilleure mobilisation des ressources propres, la poursuite de la réforme fiscale, la numérisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques.

La maîtrise de l’endettement public figure également parmi les priorités, afin d’en garantir la soutenabilité.

Sur le plan social, le budget prévoit la poursuite du soutien aux catégories à revenus modestes, ainsi que la couverture des besoins en subventions des carburants, des produits de base et du transport public. L’amélioration de l’accès aux services essentiels et la poursuite des réformes des secteurs de la santé et de la sécurité sociale figurent également au programme.

En matière de développement, les orientations annoncées portent sur l’amélioration du climat de l’investissement, le renforcement du développement régional, la consolidation de la sécurité alimentaire et hydrique, l’accélération de la transition énergétique et le soutien à la transformation numérique.

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Bac 2027 en Tunisie : Les inscriptions ouvrent le 3 novembre

29. Oktober 2026 um 15:17

Les inscriptions à l’examen du baccalauréat, session 2027, débuteront le mardi 3 novembre 2026 et se poursuivront jusqu’au 2 décembre, a annoncé le ministère de l’Éducation.

Selon un communiqué du ministère, jeudi 29 octobre, la procédure concerne les élèves de quatrième année secondaire des établissements publics et privés, ainsi que les candidats libres.

Les candidats devront effectuer leur inscription en ligne sur la plateforme officielle du ministère : examens-concours.education.tn.

Un délai supplémentaire pour les candidats libres

Les candidats libres devront également fournir les documents requis auprès du commissariat régional de l’Éducation compétent. Ils peuvent les déposer directement ou les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception.

La date limite de dépôt ou d’envoi des dossiers est fixée au 11 décembre 2026, précise le ministère de l’Éducation.

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TRIBUNE – Souveraineté numérique : des investissements technologiques à la valeur ajoutée nationale, à l’épreuve du PLF 2027 et du sommet Russie-Afrique

29. Oktober 2026 um 14:14

La fin du mois d’octobre 2026 place la Tunisie devant deux séquences qui, bien que différentes, interrogent une même ambition : transformer les priorités nationales en capacités économiques durables.

À Tunis, l’examen parlementaire du projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) ouvre une nouvelle étape dans la définition des arbitrages budgétaires de l’État. À Moscou, la participation de la cheffe du gouvernement au troisième Sommet Russie-Afrique inscrit la Tunisie dans une rencontre consacrée notamment à la souveraineté, aux infrastructures, à l’énergie, aux technologies, à l’innovation et au capital humain.
Ces deux rendez-vous ne produisent pas les mêmes décisions. Le premier engage le débat sur l’affectation des ressources publiques ; le second peut ouvrir des perspectives de coopération économique et technologique. Leur rapprochement soulève néanmoins une question commune : quelles capacités la Tunisie veut-elle construire, avec quelles ressources et pour quels résultats ?
Cette interrogation est particulièrement pertinente pour les infrastructures numériques. Fibre optique, réseaux 5G, capacités de calcul haute performance et centres de données ne constituent pas seulement des équipements techniques. Ils mobilisent des financements, de l’énergie, des compétences et des ressources d’exploitation. Leur intérêt doit donc être apprécié à partir de leur contribution au développement économique.

Le PLF 2027 : au-delà du volume des investissements

Le projet de budget de l’État pour 2027 s’inscrit dans un contexte de contraintes financières et de besoins importants en matière de développement. L’examen parlementaire ne peut se limiter à la discussion des montants et des mesures proposées. Il doit également permettre d’interroger la cohérence des priorités, leur faisabilité et les résultats attendus.
La même exigence devrait guider les investissements numériques. Le déploiement d’un réseau, la construction d’un centre de données ou l’acquisition d’une capacité de calcul ne constituent pas, en eux-mêmes, une performance économique. Ils représentent des moyens dont l’utilité dépend des services qu’ils rendent possibles et des activités qu’ils permettent de développer.
Une infrastructure peut être techniquement réussie tout en restant insuffisamment utilisée. Un équipement peut être opérationnel sans améliorer sensiblement la productivité des entreprises. Une plateforme peut être disponible sans réduire les délais administratifs, faciliter l’accès au financement ou améliorer les services rendus aux citoyens.
L’enjeu consiste donc à relier chaque investissement à un besoin clairement identifié, à une population ou à un secteur bénéficiaire, à des objectifs mesurables et à une responsabilité de mise en œuvre. Il ne s’agit pas de ralentir la modernisation, mais de garantir que les ressources engagées produisent des effets proportionnés à leur coût.

Le coût réel d’une infrastructure numérique

La souveraineté numérique est souvent abordée sous l’angle de la propriété des infrastructures ou de la localisation des données. Ces dimensions sont importantes, mais elles ne suffisent pas à établir l’autonomie réelle d’un pays.
Un centre de données installé sur le territoire national peut rester dépendant de technologies importées, de pièces de rechange disponibles à l’étranger, de compétences rares ou de contrats de maintenance dont les conditions limitent la marge de décision locale. La localisation physique ne garantit donc pas, à elle seule, la maîtrise opérationnelle.
L’évaluation économique doit intégrer l’ensemble du cycle de vie : investissement initial, consommation électrique, refroidissement, connectivité, maintenance, cybersécurité, renouvellement des équipements, formation et fin de vie. Elle doit aussi tenir compte des exigences de continuité de service et de la capacité à faire évoluer les installations.
La question énergétique mérite une attention particulière. Des infrastructures de calcul et de stockage performantes nécessitent une alimentation fiable et des dispositifs de refroidissement adaptés. Dans un pays confronté à des contraintes énergétiques, leur dimensionnement doit être cohérent avec les ressources disponibles et les priorités nationales.
Cela implique de comparer plusieurs scénarios : capacité propre ou mutualisée, construction immédiate ou montée en charge progressive, exploitation publique ou partenariat encadré, recours à des ressources nationales ou à des prestataires externes. Le bon choix n’est pas nécessairement celui qui maximise la capacité installée, mais celui qui répond durablement aux besoins au meilleur coût global.

Des capacités numériques au service de l’économie réelle

Le critère décisif reste l’usage. La fibre et la 5G peuvent soutenir l’industrie, l’agriculture, la logistique, le tourisme, la santé, l’éducation et les services financiers. Mais leur impact dépend de l’existence d’applications concrètes, de la couverture effective des territoires, de la qualité des services et de la capacité des entreprises à intégrer ces technologies dans leurs processus.
Un investissement numérique devrait ainsi être associé à des résultats observables : réduction des délais de traitement, amélioration de la qualité des services, diminution des coûts opérationnels, accès élargi aux marchés, création d’activités nouvelles ou augmentation de la productivité.
Le calcul haute performance, par exemple, ne devrait pas être envisagé uniquement comme un équipement prestigieux. Sa pertinence dépend des usages qu’il peut soutenir dans la recherche, l’ingénierie, la santé, l’agriculture, l’industrie ou les services publics. La question n’est pas seulement de disposer d’une capacité de calcul, mais de savoir qui pourra l’utiliser, à quelles conditions et pour produire quelle valeur.
Cette approche permettrait également de mieux articuler les investissements numériques avec les besoins des petites et moyennes entreprises, qui ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour accéder aux technologies avancées. Des infrastructures mutualisées, accompagnées de services accessibles et d’un soutien à l’adoption, peuvent parfois produire davantage d’effets qu’une capacité coûteuse réservée à un nombre limité d’utilisateurs.

Le capital humain : condition de la maîtrise technologique

Aucune infrastructure ne peut produire durablement ses effets sans les femmes et les hommes capables de la concevoir, de l’exploiter, de la sécuriser et de la faire évoluer. La disponibilité de compétences en réseaux, cybersécurité, cloud, systèmes énergétiques, données et intelligence artificielle devient ainsi une composante du coût réel des investissements. Former des spécialistes sans leur offrir de perspectives professionnelles adaptées, ou acquérir des équipements dont l’exploitation dépend durablement de prestataires extérieurs, réduit la portée de l’effort financier.
La politique d’investissement devrait donc intégrer dès le départ un volet consacré aux compétences : besoins prévisionnels, formation initiale et continue, coopération entre universités et entreprises, transfert de savoir-faire et parcours professionnels. La mobilisation des compétences tunisiennes établies à l’étranger peut compléter cet effort, à condition de créer des formes de coopération qui permettent de transmettre des connaissances et de développer des activités sur le territoire national. La rétention des talents ne relève pas uniquement de la politique de formation. Elle dépend aussi de la qualité des projets, de la capacité à confier des responsabilités, des perspectives d’évolution et de l’existence d’un environnement professionnel permettant de mettre les compétences en pratique.

Russie-Afrique : juger les partenariats à leurs résultats

Le troisième Sommet Russie-Afrique ouvre un espace de dialogue sur la coopération économique, les infrastructures, l’énergie, les technologies et l’éducation. Pour la Tunisie, l’intérêt de telles rencontres doit être apprécié à partir des possibilités concrètes qu’elles peuvent faire émerger. La diversification des partenaires peut élargir les options technologiques et économiques du pays. Mais aucune coopération ne devrait être évaluée sur la seule base de l’origine du fournisseur, de l’annonce d’un investissement ou du montant d’un accord.
Les critères pertinents sont plus exigeants : quelles compétences seront transférées ? Quelle part de la conception, de l’intégration et de la maintenance pourra être assurée localement ? Les conditions financières sont-elles soutenables sur la durée ? Les entreprises tunisiennes pourront-elles participer à la chaîne de valeur ? Les équipements seront-ils compatibles avec les architectures existantes et les exigences de sécurité ? Le partenariat renforcera-t-il la capacité de décision nationale ou créera-t-il de nouvelles dépendances ?
Ces questions valent pour tous les partenaires, sans distinction. La coopération internationale devient un levier de souveraineté lorsqu’elle augmente la capacité du pays à choisir, à exploiter, à maintenir et à faire évoluer ses propres infrastructures. Il convient toutefois de distinguer les perspectives ouvertes par un sommet des engagements effectivement conclus. Les retombées d’une rencontre diplomatique ne peuvent être appréciées qu’à partir de projets identifiés, de conditions contractuelles connues et de résultats vérifiables.

Une grille commune pour décider et rendre compte

Le PLF 2027 et les perspectives de coopération internationale invitent finalement à établir une méthode commune d’évaluation des investissements numériques. Cinq questions pourraient structurer cette démarche. Le besoin est-il précisément défini et soutenu par une demande réelle ? Le coût complet, y compris énergétique et humain, a-t-il été évalué sur la durée ? Les compétences et les capacités de maintenance seront-elles disponibles en Tunisie ? Les bénéfices attendus pour les entreprises, les services publics et les citoyens sont-ils mesurables ? Enfin, une instance clairement responsable pourra-t-elle rendre compte des résultats et corriger le projet si les objectifs ne sont pas atteints ?
Cette grille ne remplace ni l’expertise technique ni l’arbitrage budgétaire. Elle les relie à une finalité économique explicite. Elle permet également de comparer des options différentes et d’éviter que la réussite d’un programme soit mesurée uniquement par le nombre de kilomètres de fibre déployés, d’équipements installés ou de plateformes mises en service. La souveraineté numérique ne se décrète pas par l’accumulation d’infrastructures. Elle se construit par la maîtrise de leur fonctionnement, la disponibilité des compétences, la soutenabilité de leur coût et la capacité à transformer les investissements en gains de productivité et en activités créatrices de valeur.

À l’heure où le Parlement examine les choix budgétaires de 2027 et où la Tunisie explore de nouvelles perspectives de coopération, le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas le volume des annonces technologiques. Ce sera la part de ces investissements qui se traduira, dans la durée, par des capacités nationales renforcées, des entreprises plus compétitives, des services plus efficaces et une valeur ajoutée effectivement créée en Tunisie.

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Budget 2027 : les ministres de l’Économie et des Finances auditionnés au Parlement

28. Oktober 2026 um 11:15

Les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts ont programmé deux auditions conjointes, mercredi 28 et jeudi 29 octobre 2026, consacrées aux projets de budget économique et de budget de l’État pour 2027. La première séance, prévue mercredi 28 octobre 2026...

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Dette de la Tunisie : 21,3 milliards de dinars à rembourser en 2027

28. Oktober 2026 um 11:16

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit un service de la dette de 21,275 milliards de dinars, contre 22,982 milliards attendus en 2026, soit une baisse de 7,4%. Cette enveloppe comprend 13,307 milliards de dinars de remboursement du principal et 7,968 milliards au titre des intérêts.

Le remboursement du principal représente 13,307 milliards

Sur le montant total prévu, 13,307 milliards de dinars correspondent au remboursement du principal de la dette publique. Cette somme se répartit entre 6,823 milliards de dinars au titre de la dette intérieure et 6,484 milliards pour la dette extérieure, selon les données du projet de loi de finances 2027.

Les intérêts de la dette s’élèvent, quant à eux, à 7,968 milliards de dinars. Ils constituent la différence entre le service total prévu et les remboursements du principal.

Une baisse de 7,4% par rapport à 2026

Le service de la dette devrait ainsi reculer de 22,982 milliards de dinars en 2026 à 21,275 milliards en 2027, soit une diminution de 1,707 milliard de dinars.

Cette diminution globale ne signifie toutefois pas que toutes les composantes de la dette sont orientées à la baisse. Les données disponibles font état d’une progression des intérêts de la dette par rapport aux prévisions initiales de la loi de finances 2026, tandis que le service total attendu pour 2026 sert de référence à la comparaison annuelle.

Les échéances de la dette extérieure

Le remboursement prévu en 2027 couvre notamment des échéances liées aux marchés financiers internationaux, au Fonds monétaire international (FMI), à Afreximbank, à l’Union européenne et à l’Arabie saoudite. Le projet de budget prévoit ainsi une enveloppe globale pour honorer les engagements de l’État.

Le service de la dette demeure un poste important des finances publiques, puisqu’il mobilise des ressources pour rembourser les emprunts antérieurs et payer les intérêts associés. Les montants annoncés restent ceux du projet de budget 2027, soumis au processus d’examen et d’adoption.

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Moi Président(e)…

28. Oktober 2026 um 09:42
Juriste, militante des droits des enfants et conseillère de Paris depuis mars 2026, Rania Kissi, née à Oujda, est aussi porte-parole de Marine Tondelier, candidate à la présidentielle de 2027. Pour « Moi Présidente », elle défend une écologie populaire…

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PLF 2027 : croissance, inflation, pétrole… les hypothèses retenues par le gouvernement

27. Oktober 2026 um 17:12

Les ambitions économiques du gouvernement pour 2027 se heurtent à la réalité des contraintes budgétaires et des incertitudes internationales. Alors que les autorités misent sur une accélération de la croissance et une maîtrise progressive de l’inflation, les hypothèses retenues pour élaborer le budget de l’État témoignent d’un ajustement des perspectives initialement envisagées. Les annexes au...

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Budget 2027 : Maher Ketari pointe les failles de la stratégie économique

27. Oktober 2026 um 16:13

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 ne s’inscrit pas pleinement dans les objectifs du plan de développement économique de la Tunisie. C’est le constat dressé par Maher Ketari, président de la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors de son intervention mardi 27 octobre 2026...

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Infrastructures | Rencontre à Tunis autour du salon Intermat Paris 2027

27. Oktober 2026 um 13:52

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF)organise une rencontre d’échanges autour du salon «Intermat Paris 2027 : Construire les infrastructures de demain – Enjeux et perspectives de la Tunisie à l’Afrique», le mardi 3 novembre 2026, de 8h30 à 12h, au Novotel Tunis – Berges du Lac 2.

La rencontre, qui sera présidée par Khelil Chaibi, président de la CCITF, verra pa participation de Guillaume Schaeffer, directeur du salon Intermat, et de Laura Sanchez, directrice de la communication de la manifestation.

Les échanges porteront sur les principaux enjeux du secteur en Tunisie, notamment la modernisation des infrastructures, le développement du réseau routier, les grands projets et l’évolution des besoins en équipements et en technologies.

Des représentants du ministère de l’Equipement et de l’Habitatet dela Fédération nationale des entrepreneurs de bâtiment et de travaux publics, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) sont attendus pour partager leurs perspectives sur les priorités du secteur.

Organisé du 21 au 24 avril 2027 à Paris-Nord Villepinte, Intermat est un salon de référence dédié aux équipements, aux technologies et aux solutions pour la construction et les travaux publics.

Il rassemble les professionnels des grands chantiers, du terrassement et des infrastructures, ainsi que les fabricants, distributeurs et donneurs d’ordre, autour des innovations et des opportunités de partenariat dans le secteur.

L’édition 2027 accordera également une place aux enjeux de coopération et de développement des marchés africains, à travers l’African Summit.

Cette rencontre à Tunis permettra aux professionnels de mieux appréhender les opportunités offertes par Intermat Paris 2027 et de renforcer les échanges entre les acteurs tunisiens, français et africains.

I. B.

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PLF 2027 : les députés réclament davantage de moyens pour l’Intérieur et la Défense

27. Oktober 2026 um 11:25

Les députés ont appelé à mobiliser les crédits budgétaires nécessaires au bon fonctionnement des institutions sécuritaire et militaire, lors d’une séance préparatoire consacrée à l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027, tenue lundi 26 octobre 2026.

Dans un communiqué, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) indique que la réunion a été consacrée à l’examen des principaux indicateurs et chiffres relatifs aux deux budgets, ainsi qu’aux projets et programmes prévus pour 2027.

Les élus ont salué les résultats obtenus par les institutions sécuritaire et militaire dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, ainsi que dans la protection des frontières. Ils ont insisté sur l’importance de leur fournir les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions dans les meilleures conditions, tout en renforçant la prise en charge sanitaire et sociale de leurs agents.

Les crédits budgétaires et les projets de 2026 au cœur des discussions

Les discussions ont également porté sur l’état d’avancement des projets inscrits au budget 2026, la répartition des crédits entre les différents programmes et la prise en compte des orientations du Plan de développement 2026-2030 dans le projet de budget pour 2027.

Concernant la mission de l’Intérieur, les députés se sont intéressés aux mesures prévues pour mettre en œuvre la politique de sécurité, lutter contre les différentes formes de criminalité, prévenir les catastrophes et les accidents, améliorer l’utilisation des ressources et renforcer la préparation des services concernés.

S’agissant de la Défense nationale, les échanges ont notamment porté sur les projets de développement du système de prise en charge sanitaire et sociale des agents du ministère, ainsi que sur la contribution de l’institution militaire à l’effort national de développement.

Le budget de la mission de la Défense nationale s’articule autour de trois programmes opérationnels : l’intervention militaire, le soutien logistique et technique, et la prise en charge des militaires. Il comprend également un programme de commandement et de soutien.

L’examen des deux budgets se poursuivra la semaine prochaine

Cette séance préparatoire a été organisée par la Commission de la défense et de la sécurité et des forces armées, en vue de préparer les réunions conjointes avec la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des questions juridiques du Conseil national des régions et des districts, conformément au décret n° 1 du 13 septembre 2024 encadrant les relations entre les deux institutions.

La commission poursuivra, à partir de la semaine prochaine, l’examen des budgets des missions de l’Intérieur et de la Défense nationale dans le cadre de ces séances conjointes.

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Tennis de table : Maram Zoghlami et Wassim Essid iront aux Mondiaux 2027

26. Oktober 2026 um 19:06

Le tennis de table tunisien comptera deux représentants aux Championnats du monde 2027, prévus du 22 au 30 mai à Astana, au Kazakhstan. Maram Zoghlami et Wassim Essid ont décroché leur qualification à l’issue des Championnats d’Afrique seniors, disputés à Tanger, au Maroc, et clôturés dimanche 25 octobre.

Une qualification obtenue à Tanger

Les deux pongistes tunisiens ont validé leur billet pour les Mondiaux en atteignant les quarts de finale des Championnats d’Afrique. Maram Zoghlami a ainsi atteint ce stade de la compétition en simple dames, tandis que Wassim Essid a poursuivi son parcours en simple messieurs jusqu’aux demi-finales.

Essid a finalement remporté la médaille de bronze en simple messieurs. Cette performance confirme sa place parmi les principaux résultats tunisiens de cette édition continentale.

Quatre médailles pour la sélection tunisienne

La sélection nationale a terminé les Championnats d’Afrique avec un bilan de quatre médailles, dont une en argent et trois en bronze.

Au-delà du bilan des médailles, la qualification de Zoghlami et d’Essid constitue le principal acquis pour la prochaine échéance mondiale. Les deux Tunisiens retrouveront à Astana les meilleurs pongistes internationaux lors des Championnats du monde 2027. La compétition est annoncée du 22 au 30 mai 2027 dans la capitale kazakhe.

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Tunisie : plus de 91 % des recettes budgétaires proviendront des impôts en 2027

26. Oktober 2026 um 16:42

Les recettes fiscales de la Tunisie devraient atteindre environ 49,6 milliards de dinars en 2027, soit une hausse de 4,7 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026. Selon les données du projet de budget de l’État pour 2027, rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), ces recettes devraient représenter 91,4 % des recettes du budget de l’État et 60,2 % de l’ensemble des ressources de l’État.

Les recettes fiscales prévues se répartissent entre le régime fiscal intérieur, qui devrait en générer 75 %, et le régime douanier, à hauteur de 25 %. Sur le plan de leur structure, les impôts directs représenteraient 42 % du total, contre 58 % pour les impôts indirects.

Les impôts directs en hausse de 4,2 %

Les recettes provenant des impôts directs devraient atteindre 20,91 milliards de dinars en 2027, en progression de 4,2 %. Soit 851 millions de dinars supplémentaires par rapport aux résultats prévisionnels de 2026.

L’impôt sur le revenu devrait générer 14,404 milliards de dinars, en hausse de 5,3 %. Cette estimation tient notamment compte de l’effet de la deuxième tranche du programme d’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé.

Pour les entreprises pétrolières, les recettes fiscales devraient rester relativement stables, à 1,176 milliard de dinars; contre 1,171 milliard attendu en 2026. Soit une légère progression de 0,4 %.

Cette prévision repose notamment sur une hausse attendue de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz, liée à l’entrée en exploitation de nouveaux champs, ainsi que sur un recul anticipé du prix du pétrole sur les marchés internationaux, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026.

De leur côté, les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières devraient progresser de 2,4 %, pour atteindre 5,33 milliards de dinars, contre 5,204 milliards de dinars en 2026.

Les impôts indirects devraient rapporter 28,69 milliards de dinars

Les recettes issues des impôts indirects sont estimées à 28,69 milliards de dinars en 2027, en hausse de 5 % par rapport aux prévisions de 2026. Elles représenteraient ainsi 58 % de l’ensemble des recettes fiscales.

Les recettes des droits de douane devraient augmenter de 7,7 %, pour atteindre 2,7 milliards de dinars, notamment en lien avec l’évolution attendue des importations.

Le rendement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) devrait, pour sa part, progresser de 4,2 %, à 13,223 milliards de dinars. Cette évolution serait liée au rythme de consommation prévu en 2027 et aux retombées de certaines mesures fiscales destinées à simplifier la fiscalité des petits exploitants.

Les recettes du droit de consommation devraient atteindre 4,59 milliards de dinars, en hausse de 2,6 %. Le document prévoit toutefois une baisse des recettes liées aux véhicules, en raison de l’intérêt croissant pour les voitures électriques et hybrides, qui bénéficient d’avantages fiscaux par rapport aux véhicules à moteur thermique.

Enfin, les recettes provenant des autres impôts et taxes devraient progresser de 6,7 %, pour s’établir à 8,177 milliards de dinars. Cette évolution est notamment liée à la poursuite du soutien au système de sécurité sociale à travers le renforcement des ressources du compte de diversification des sources de financement de la sécurité sociale.

Les recettes non fiscales estimées à 4,33 milliards de dinars

En parallèle des recettes fiscales, les recettes non fiscales devraient s’élever à environ 4,33 milliards de dinars en 2027. Les prévisions reposent notamment sur une meilleure gestion du patrimoine public, le renforcement de sa protection juridique et l’amélioration du recouvrement des revenus qui en sont issus.

Ces ressources comprennent notamment les revenus provenant de la vente, de la location et de la concession de biens de l’État, ainsi que ceux issus de l’exploitation du domaine forestier public et des biens mobiliers de l’État.

Le projet de budget prévoit également des réformes dans certains secteurs stratégiques, notamment celui du phosphate, afin d’améliorer les performances des entreprises publiques et de renforcer leur contribution aux recettes de l’État.

Le développement des investissements dans l’exploration et la production d’hydrocarbures figure également parmi les leviers envisagés. La part de l’État dans la production d’hydrocarbures, y compris celle de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), représente environ 75 % de la production totale.

Dans le détail, les revenus des participations devraient atteindre 1,438 milliard de dinars, soit 33 % des recettes non fiscales. Ils comprennent notamment 910 millions de dinars de bénéfices de la Banque centrale de Tunisie et 303 millions de dinars de bénéfices de l’ETAP.

Les recettes issues de la redevance de transit du gaz algérien sont, quant à elles, estimées à 1,211 milliard de dinars, soit 28 % du total des recettes non fiscales.

Les revenus tirés de la commercialisation du pétrole devraient s’établir à 658 millions de dinars, représentant environ 15 % des recettes non fiscales. Ils accuseraient un recul de 9 % par rapport aux résultats prévisionnels de 2026, principalement en raison de la baisse attendue du prix moyen du pétrole, à 80 dollars le baril contre environ 90 dollars en 2026; malgré l’augmentation anticipée de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz.

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Budget 2027 : Les recettes fiscales attendues à 49,6 milliards de dinars

26. Oktober 2026 um 11:25

Les recettes fiscales de l’État tunisien devraient atteindre 49,6 milliards de dinars en 2027, en hausse de 4,7% par rapport aux prévisions de 2026, selon un rapport du ministère des Finances relatif au projet de loi de finances 2027. Elles représenteraient 91,4% des recettes budgétaires prévues, confirmant leur poids prépondérant dans les ressources de l’État.

Les impôts indirects en tête des recettes fiscales

Les impôts indirects devraient générer 28,69 milliards de dinars en 2027, soit une progression de 5% sur un an. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constituerait la principale composante de ces recettes, avec 13,223 milliards de dinars attendus, en hausse de 4,2%.

Les droits de douane devraient, pour leur part, atteindre 2,7 milliards de dinars, soit une augmentation de 7,7%, en lien avec l’évolution attendue des importations. Les recettes issues des divers impôts et taxes sont estimées à 8,177 milliards de dinars, en progression de 6,7%.

Le droit de consommation devrait rapporter 4,59 milliards de dinars, en hausse de 2,6%. Cette évolution serait toutefois atténuée par le recul attendu des recettes de la taxe sur les automobiles, dans un contexte marqué par l’intérêt croissant pour les véhicules électriques et hybrides bénéficiant d’avantages fiscaux.

L’impôt sur le revenu en hausse de 5,3%

Les impôts directs devraient progresser de 4,2% pour atteindre 20,91 milliards de dinars en 2027. L’impôt sur le revenu représenterait 14,404 milliards de dinars, soit une hausse de 5,3%, notamment sous l’effet de la deuxième tranche des majorations salariales prévues dans les secteurs public et privé.

Les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières sont estimées à 5,33 milliards de dinars, en progression de 2,4%. Celles provenant des sociétés pétrolières devraient rester quasiment stables, à 1,176 milliard de dinars, soit une hausse limitée de 0,4%.

Selon les prévisions du ministère des Finances, l’augmentation attendue de 29% de la production nationale de pétrole et de gaz serait compensée par le recul du prix du baril de Brent, estimé à 80 dollars en 2027, contre 90 dollars en 2026.

Les recettes non fiscales estimées à 4,33 milliards de dinars

En dehors des recettes fiscales, l’État prévoit de mobiliser 4,33 milliards de dinars de recettes non fiscales en 2027. Les revenus de participation sont estimés à 1,438 milliard de dinars, dont 910 millions provenant des bénéfices de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et 303 millions de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP).

La redevance liée au gazoduc algérien devrait rapporter 1,211 milliard de dinars. À l’inverse, les revenus tirés de la commercialisation du pétrole reculeraient de 9%, à 658 millions de dinars, sous l’effet de la baisse attendue des cours.

Le gouvernement prévoit également d’améliorer la gestion du domaine de l’État et de restructurer des entreprises publiques stratégiques, notamment dans le secteur des phosphates, afin de renforcer les recettes non fiscales.

Ces prévisions s’inscrivent dans un projet de budget 2027 qui table sur 54,28 milliards de dinars de recettes totales, dons compris, pour 68,895 milliards de dinars de dépenses, soit un déficit budgétaire prévisionnel de 14,615 milliards de dinars.

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