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Procès de Zied El-Heni reporté au 27 octobre | Son comité de soutien réclame sa libération

21. Oktober 2026 um 23:16

La justice a décidé, une nouvelle fois, de reporter l’examen de l’affaire des enregistrements fuités visant le journaliste Zied El-Heni, aux côtés d’autres prévenus.

C’est ce qu’a indiqué son comité de soutien, précisant que la cinquième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de terrorisme, a renvoyé l’examen du dossier au 27 octobre courant.

Ce nouveau report fait suite à une précédente audience fixée au vendredi 16 octobre devant la même chambre. Le comité de soutien a déploré cet ajournement et réitéré son appel à la libération du journaliste.

Pour rappel, cette affaire remonte à septembre 2023. Elle porte sur la diffusion et le traitement d’enregistrements audio attribués à Mondher Ounissi, évoquant ses rencontres avec des hommes d’affaires influents ainsi que de présumées infractions financières liées au parti islamiste. Initialement convoqué en qualité de témoin dans ce dossier, Zied El-Heni a par la suite fait l’objet de poursuites judiciaires.

Y. N.

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Trafic de drogue | Saisie de près de 27.000 comprimés de stupéfiant (DGSN)

21. Oktober 2026 um 22:23

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a a annoncé le démantèlement d’un réseau de trafic de dtogue et la saisie de 26 831 comprimés de stupéfiant

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, la sous-direction anti-stupéfiants relevant de la direction de la police judiciaire de Gorjani a réussi, ce mardi 20 octobre 2026, à identifier et à interpeller les membres d’un réseau criminel impliqué dans ce trafic de drogue.

Cette opération d’envergure a été menée au terme d’un travail d’investigation rigoureux et de suivis minutieux sur le terrain, souligne la DGSN, qui précise que ce réseau structuré ciblait principalement les milieux de la jeunesse, et plus particulièrement les milieux scolaires.

Les investigations approfondies menées par les forces de l’ordre ont permis la saisie de 26 831 comprimés psychotropes de type « Pregabaline », plus communément connus sous le nom commercial de « Lyrica » ( médicament antiépileptique utilisé pour traiter les douleurs neuropathiques et le trouble anxieux généralisé, dont l’usage est détourné par les consommateurs de drogue).

Lors de cette même intervention, la police a saisi 26831 comprimés psychotropes de type « Pregabalin », plus communément connus sous le nom commercial de « Lyrica » ainsi qu’une somme d’argent en liquide estimée à près de 32 000 dinars.

L’enquête se poursuit sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, ajoute encore la DGSN.

Y. N.

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Lancement des Journées cinématographiques méditerranéennes de Chenini

21. Oktober 2026 um 22:03

En collaboration avec le Centre national du cinéma et de l’Image, l’Association Formes et Couleurs Oasiennes (AFCO) organise la 21e édition des Journées Cinématographiques Méditerranéennes de Chenini, du 21 au 25 octobre 2026, dans le gouvernorat de Gabès, sous le thème « Jeunesse et Terre ».

La compétition officielle réunit 12 courts métrages de fiction et documentaires, issus de six pays : la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, la Syrie et le Liban, offrant une rencontre entre différentes expériences et sensibilités cinématographiques des deux rives de la Méditerranée.

Cette édition comprend également des initiatives destinées aux jeunes, notamment la première rencontre du Laboratoire méditerranéen des savoirs, de l’innovation et des modèles oasiens.

CNCI

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Taekwondo | Les champions tunisiens Adam Selmi et Firas Katoussi brillent au Qatar

21. Oktober 2026 um 20:42

Le champion tunisien de taekwondo Adam Selmi a décroché la médaille d’or dans la catégorie des -63 kg lors du Tournoi international du Qatar, tandis que Firas Katoussi a décroché l’argent (-87 kg).

C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Jeunesse et des Sports, évoquant un parcours remarquable pour les deux Tunisiens. Adam Selmi a dominé ses adversaires avec brio et a livré une finale d’exception, s’imposant face à un athlète azerbaïdjanais, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

De son côté, Firas Katoussi a vu sa finale interrompue alors qu’il menait d’une manche, contraint de se retirer sur blessure, ajoute la même source.

« Une confirmation mondiale pour nos champions… Ce nouveau sacre vient consolider la place de la Tunisie parmi l’élite mondiale de la discipline », a commenté le ministère.

Y. N.

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Météo en Tunisie | Quel temps pour cette nuit ?

21. Oktober 2026 um 20:08

​L’Institut national de la météorologie (INM) annonce une nuit, marquée par l’apparition de nuages denses sur certaines zones et une mer agitée sur plusieurs côtes.

​Des passages nuageux, devenant parfois denses au cours de la nuit sur les régions côtières du centre et du sud, accompagnés de pluies éparses sont également prévus pour cette nuit, avec des vents forts près des côtes et faibles à modéré dans le reste des régions.

Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 15°C et 20°C sur le nord et les régions montagneuses et entre 21°C et 24°C dans les autres régions du pays.

Y. N.

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Frontières tuniso-libyennes : Les résultats de la sixième réunion bilatérale

21. Oktober 2026 um 19:52

La Tunisie et la Libye ont achevé, mercredi 21 octobre 2026, une nouvelle série de travaux techniques consacrés à leur frontière terrestre commune. Réunie du 18 au 21 octobre au siège du ministère libyen des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la sixième session de la commission mixte tuniso-libyenne a abouti à l’approbation des procès-verbaux établis par les équipes techniques chargées des opérations sur le terrain.

Les documents ont été approuvés par Mohamed Al-Harari, président de la commission libyenne des frontières terrestres et maritimes, et Mohamed Ali Al-Amari, directeur général du Centre national tunisien de cartographie et de télédétection. Cette validation constitue le principal résultat annoncé à l’issue des quatre jours de réunions.

Des travaux techniques au cœur de la coopération frontalière

La réunion s’inscrit dans la continuité des échanges entre les deux pays sur les opérations techniques liées à leur frontière terrestre. Les travaux portent notamment sur la coordination des interventions de terrain et sur la validation des documents élaborés par les équipes spécialisées, conformément aux cadres convenus entre les autorités tunisiennes et libyennes.

La participation des responsables chargés des frontières et de la cartographie souligne la dimension technique de ce processus. La cartographie et les opérations de terrain constituent en effet des outils essentiels pour documenter les données relatives aux frontières et assurer la cohérence des travaux menés de part et d’autre.

Lire aussi : Frontières maritimes : Rome, Athènes et Tunis contestent les revendications libyennes à l’ONU

L’approbation des procès-verbaux permet de formaliser les résultats des travaux examinés par les deux parties. Elle s’inscrit dans un mécanisme bilatéral qui nécessite des échanges réguliers entre les structures compétentes afin de coordonner les opérations et de valider les documents produits.

Ce que l’on sait des résultats annoncés

À ce stade, le communiqué ne précise ni la nature exacte des opérations de terrain réalisées, ni les éventuelles modifications cartographiques retenues, ni un calendrier pour de nouvelles interventions. Il ne fait pas non plus état d’un accord portant sur une modification du tracé frontalier.

Le résultat officiellement annoncé concerne donc l’approbation des procès-verbaux du groupe technique commun. Pour mesurer la portée concrète de cette session, il faudra disposer de précisions supplémentaires sur les travaux validés et sur les prochaines étapes prévues par les deux pays.

Cette sixième session confirme néanmoins la poursuite d’un cadre de concertation technique entre Tunis et Tripoli sur la gestion de leur frontière terrestre commune.

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Ailes Cargo : Ce que les vols réguliers vers l’Europe vont changer pour les entreprises tunisiennes

21. Oktober 2026 um 19:11

La compagnie tunisienne Ailes Cargo lancera, le 25 octobre 2026, des vols réguliers de fret aérien vers la Belgique et la France. Avec cinq rotations hebdomadaires annoncées, le transporteur entend répondre aux besoins des industriels tunisiens et réduire leur dépendance aux solutions de fret non régulières.

Quatre vols par semaine relieront l’aéroport international de Tunis-Carthage à Liège, en Belgique, tandis qu’une liaison hebdomadaire desservira Paris-Charles-de-Gaulle. La compagnie dispose de deux Boeing 737 cargo, dont la capacité maximale annoncée atteint 18 tonnes par appareil.

Pourquoi ces liaisons intéressent-elles les industriels tunisiens ?

Les entreprises opérant dans les secteurs automobile, aéronautique et textile ont régulièrement besoin d’expédier des pièces de rechange, des composants industriels et des marchandises urgentes. Pour ces activités, un retard dans l’acheminement d’une pièce peut perturber une chaîne de production ou compromettre le respect d’un délai de livraison.

Jusqu’ici, le recours à des vols de fret non réguliers pouvait entraîner des coûts supplémentaires et compliquer la planification des expéditions. L’instauration de liaisons programmées doit offrir aux entreprises davantage de visibilité sur leurs opérations d’importation et d’exportation.

Un transporteur tunisien face aux opérateurs étrangers

Le développement d’une offre nationale de fret aérien présente également un enjeu économique. Selon le directeur général de la compagnie, Sami Hamrouni, le recours à un transporteur tunisien pourrait limiter les paiements en devises à des prestataires étrangers pour les services de transport.

L’effet sur la facture logistique des entreprises reste toutefois à mesurer. La fréquence des vols ne suffit pas, à elle seule, à garantir des tarifs compétitifs : les prix pratiqués, les délais, la disponibilité des capacités et la régularité des rotations seront déterminants pour convaincre les exportateurs.

Quelles autorisations pour desservir l’Europe ?

Basée à l’aéroport de Tunis-Carthage, Ailes Cargo a obtenu le 12 juin 2026 le certificat de transporteur aérien numéro 08 délivré par les autorités tunisiennes de l’aviation civile. Cette autorisation lui a permis de commencer ses opérations de fret vers l’Afrique, selon les informations communiquées par son directeur général.

Lire aussi : Transport aérien : Vers une hausse sensible des prix ?

Le 9 octobre 2026, la compagnie a également obtenu une autorisation d’exploitant d’un pays tiers délivrée par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA), ainsi que l’accréditation de sécurité ACC3, requise pour le transport aérien de marchandises et de courrier à destination de l’Union européenne.

Le lancement des vols vers Liège et Paris constitue ainsi une nouvelle offre pour les entreprises tunisiennes qui dépendent du fret aérien. Son intérêt économique se vérifiera surtout dans la durée, en fonction des tarifs, de la ponctualité des rotations et de la capacité de la compagnie à répondre aux besoins des industriels.

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Olfa Hamdi condamnée à quatre ans de prison par le tribunal militaire

21. Oktober 2026 um 18:54

La présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi, a été condamnée à quatre ans de prison et à un total de 80 000 dinars d’amendes dans deux affaires jugées par le tribunal militaire permanent de Tunis, selon son avocat, Me Akram Moussa.

Dans une déclaration aux médias, Me Akram Moussa a précisé que le tribunal avait prononcé deux condamnations distinctes de deux ans de prison chacune, assorties d’une amende de 40 000 dinars par affaire. Les accusations retenues contre sa cliente comprennent notamment le complot contre la sûreté de l’État ainsi que des infractions relevant de la justice militaire.

Deux peines de deux ans de prison

Le montant cumulé des amendes prononcées dans ces deux dossiers s’élève ainsi à 80 000 dinars.

L’avocat a également indiqué qu’Olfa Hamdi purge actuellement une peine de deux ans de prison prononcée dans une autre affaire de nature similaire, dont le jugement a été rendu en mars dernier.

Lire aussi : Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire

Les nouvelles condamnations s’ajoutent ainsi à cette peine déjà en cours d’exécution.

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Carthage : Des chercheurs tunisiens et chinois lancent un nouveau chantier sur les ports puniques

21. Oktober 2026 um 18:43

Les ports puniques de Carthage font l’objet d’une nouvelle mission archéologique tuniso-chinoise depuis le 15 octobre 2026. Prévu jusqu’au 8 janvier 2027, le projet porte sur les fouilles, l’étude des vestiges et la préparation de futures opérations de mise en valeur du site, selon l’Institut national du patrimoine (INP).

Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération entre l’INP et le Centre national chinois du patrimoine archéologique (NACA). Elle réunit des chercheurs et des spécialistes des deux pays, ainsi que des conservateurs du patrimoine et des étudiants tunisiens et chinois.

Des fouilles archéologiques

Les travaux comprennent des fouilles archéologiques et des études sur le site et ses abords immédiats. Les équipes procéderont également à des relevés géométriques et topographiques à l’aide de technologies modernes, ainsi qu’à l’étude et à l’inventaire des collections archéologiques mises au jour.

Selon l’INP, ces opérations doivent préparer de futures interventions destinées à valoriser les ports puniques de Carthage et à préserver l’ensemble de leurs composantes patrimoniales. Le projet associe ainsi recherche scientifique, documentation des vestiges et conservation d’un site majeur de l’histoire de l’ancienne Carthage.

Lire aussi : Carthage : Des piscines en zone archéologique, l’alerte est lancée

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Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

21. Oktober 2026 um 16:53

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

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Dattes : Après le record, la récolte 2026-2027 attendue en baisse de 12,4%

21. Oktober 2026 um 16:28

La production tunisienne de dattes est estimée à 354.000 tonnes pour la campagne 2026-2027, contre 404.000 tonnes lors de la saison précédente. Au-delà de ce recul prévisionnel, le retard de maturité, l’absence de prix fixés et les mesures annoncées pour faciliter la vente directe et le stockage placent la nouvelle campagne sous surveillance.

Après une récolte record, la filière tunisienne des dattes s’oriente vers une campagne moins abondante. Kaïsar Ben Arfa, directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes, estime la production de la saison 2026-2027 à environ 354.000 tonnes, soit une diminution de 50.000 tonnes par rapport aux 404.000 tonnes annoncées pour la campagne précédente.

Cette baisse représente environ 12,4% sur un an. Il s’agit toutefois d’une estimation, et non d’un bilan définitif de la récolte. L’évolution de la maturation et le déroulement de la campagne permettront de préciser le niveau réel de production.

Une maturation en retard, des prix encore inconnus

Le responsable du Groupement interprofessionnel des dattes signale également un retard de maturité. Ce décalage constitue l’un des éléments à suivre au cours des prochaines semaines, alors que la filière se prépare à commercialiser la nouvelle récolte.

Autre point en suspens : les prix n’ont pas encore été fixés. Les producteurs restent donc dans l’attente d’une clarification des conditions de commercialisation de leur production.

Des points de vente directe à partir de novembre

Pour faciliter la commercialisation, des points de vente directe reliant producteurs et consommateurs doivent être mis en place à partir de novembre dans une douzaine de gouvernorats. Le dispositif est prévu jusqu’au mois de Ramadan.

Cette initiative doit offrir un canal de commercialisation supplémentaire à la filière, en permettant aux producteurs de proposer directement leurs dattes aux consommateurs.

Le stockage soutenu par des lignes de financement

Le financement du stockage constitue l’autre levier évoqué par le responsable du Groupement interprofessionnel des dattes. Des lignes de financement de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) doivent aider les agriculteurs à couvrir les besoins liés au stockage.

Avec une production attendue en recul, une maturation retardée et des prix encore indéterminés, la campagne 2026-2027 s’ouvre donc sur plusieurs enjeux pour les producteurs. Les prochaines étapes dépendront notamment de l’évolution de la récolte, des conditions de commercialisation et de la mise en œuvre effective des dispositifs de vente directe et de soutien au stockage.

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Immobilier : « Accordez aux Tunisiens un crédit à 3% et laissez-les choisir leur maison », le plaidoyer des promoteurs

21. Oktober 2026 um 15:55

Présenté comme un levier de soutien au droit au logement, le dispositif consacré à l’habitat dans le projet de loi de finances 2027 suscite des attentes, mais aussi des réserves chez les professionnels du secteur immobilier. Pour Hechmi Miliani, trésorier de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers, la location-accession et l’allègement de la fiscalité ne...

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STB BANK : le produit net bancaire recule de 2,8% à 507,7 MDT

21. Oktober 2026 um 15:31

Le produit net bancaire de la STB BANK s’établit à 507,7 millions de dinars (MDT) à fin septembre 2026, en baisse de 2,8% depuis le début de l’année. Les dépôts de la clientèle atteignent 13.209,1 MDT, soit 10,35% de plus qu’en septembre 2025.

Publiés mardi soir, les indicateurs d’activité de la banque montrent un produit net bancaire en repli, alors que les dépôts de la clientèle augmentent. Ce repli est lié à la baisse des produits d’exploitation bancaire (4,87%, à 1.035,9 MDT) et à celle, plus marquée, des charges d’exploitation bancaire (6,72%, à 528,2 MDT). Les trois catégories de dépôts contribuent à la progression des dépôts de la clientèle, mesurée sur les trois premiers trimestres de 2026 par rapport à la même période de 2025. Les dépôts à vue gagnent 11,75% et atteignent 4.670,6 MDT, les dépôts d’épargne progressent de 7,08% pour s’établir à 5.214,5 MDT, et les dépôts à terme augmentent de 13,83%, à 2.940,5 MDT.

En revanche, les ressources d’emprunt reculent de 32,25%, à 350,7 MDT. Les crédits nets à la clientèle, hors dotation aux provisions du troisième trimestre 2026, baissent de 1,64%, à 8.625,3 MDT. Côté titres, le portefeuille commercial revient à 28,7 MDT, contre 154,4 MDT à fin septembre 2025, soit un recul de 81,40%. À l’inverse, le portefeuille d’investissement gagne 19,43% et dépasse 5.260,4 MDT.

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TotalEnergies Tunisie s’allie à Dauphine Tunis pour faciliter l’insertion professionnelle des étudiants

21. Oktober 2026 um 15:01

Stages, bourses, interventions de professionnels et formation continue : TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis ont conclu un partenariat destiné à rapprocher les étudiants du monde de l’entreprise. L’accord prévoit plusieurs dispositifs pour faciliter la découverte des métiers, accompagner les parcours universitaires et favoriser l’insertion professionnelle.

La transition entre les études supérieures et la vie professionnelle constitue le fil conducteur du partenariat signé entre TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis. À travers cette convention, les deux partenaires entendent multiplier les occasions pour les étudiants de confronter leurs connaissances académiques aux réalités de l’entreprise et de mieux préparer leur avenir professionnel.

La signature a eu lieu sur le campus de Dauphine Tunis, en présence d’Amina Bouzguenda Zeghal, directrice générale de l’établissement, et d’Ouafa Kourdaa, présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie.

Des stages et des bourses pour accompagner les étudiants

Le développement des possibilités de stage figure parmi les principaux axes de cet accord. Ces expériences doivent permettre aux étudiants de découvrir le fonctionnement d’une entreprise, de se familiariser avec les exigences du milieu professionnel et de mieux appréhender les compétences mobilisées dans les différentes fonctions.

La convention prévoit également la participation de TotalEnergies Marketing Tunisie au programme Ujobs et au dispositif de bourses « Égalité des chances ». Ces deux volets s’inscrivent dans la volonté affichée des partenaires de multiplier les formes d’accompagnement proposées aux étudiants au cours de leur parcours universitaire.

Au-delà de l’accès aux stages, l’accord entend ainsi établir des passerelles entre la formation académique et les attentes du monde professionnel. Les modalités précises de mise en œuvre, notamment le nombre de stages et de bourses concernés, n’ont toutefois pas été détaillées dans les informations communiquées.

Les professionnels au contact des étudiants

Le partenariat prévoit aussi l’intervention de cadres de TotalEnergies Marketing Tunisie dans le cadre de séminaires, de conférences et d’ateliers consacrés aux métiers.

Ces échanges doivent donner aux étudiants une vision plus concrète des activités professionnelles, des compétences nécessaires et des réalités auxquelles ils pourront être confrontés après leurs études. La participation de professionnels aux activités universitaires constitue ainsi un autre volet de la collaboration entre les deux partenaires.

Amina Bouzguenda Zeghal souligne l’intérêt de cette démarche pour aider les étudiants à mieux se projeter dans l’entreprise et à construire leur parcours. De son côté, Ouafa Kourdaa met en avant la contribution que l’entreprise souhaite apporter à la formation des futurs talents, à travers l’accueil de stagiaires, la participation à des projets académiques et le partage d’expertise.

La formation continue également au programme

La convention ne se limite pas aux étudiants. Elle comporte également un volet consacré à la formation continue, avec la conception et la mise en œuvre d’actions adaptées aux besoins des professionnels et des organisations.

Cette dimension élargit le champ de la coopération entre Dauphine Tunis et TotalEnergies Marketing Tunisie en associant formation initiale, expérience en entreprise et développement des compétences tout au long du parcours professionnel.

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Interview. « J’ai fait un rêve » de The Domino, révélation rap qui conjugue noirceur et mélancolie

21. Oktober 2026 um 14:48
En cette fin 2026 tourmentée, l’artiste français d’origine tunisienne The Domino conçoit sa musique comme le reflet d’un monde en mutation, entre dures réalités urbaines, fractures sociales et histoires humaines. Véritable point d’orgue, « J’ai fait un rêve » sonne…

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Tunisia BioHub : Des experts de l’IVI attendus en décembre, un centre de formation en chirurgie robotique en projet

21. Oktober 2026 um 14:46

La Tunisie a convenu avec l’International Vaccine Institute (IVI) d’organiser une mission d’experts du 1er au 4 décembre 2026, financée par la partie sud-coréenne, pour accompagner le projet Tunisia BioHub dans la recherche, la formation et la fabrication biologique. Un plan d’action a également été adopté en vue de créer en Tunisie un centre de formation par simulation en chirurgie robotique destiné aux médecins tunisiens et africains.

La coopération sanitaire entre la Tunisie et la Corée du Sud franchit une nouvelle étape. En marge du World Bio Summit 2026, organisé à Séoul, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a conclu de nouveaux accords portant sur le développement des capacités nationales en recherche biomédicale, en production biologique et en chirurgie robotique.

Le principal rendez-vous opérationnel annoncé concerne Tunisia BioHub. Des experts de l’International Vaccine Institute (IVI) sont attendus en Tunisie du 1er au 4 décembre prochain. Leur mission, financée par la partie sud-coréenne, devra soutenir le projet dans trois domaines : la recherche, la formation et la fabrication biologique.

Un centre de formation en chirurgie robotique envisagé

Cette visite constitue une nouvelle étape dans le développement du projet, même si les informations communiquées ne précisent ni le montant du financement ni les objectifs techniques détaillés de la mission.

L’autre volet porte sur la formation médicale. Les discussions ont abouti à l’adoption d’un plan d’action pour créer en Tunisie un centre de formation à la chirurgie robotique reposant sur la simulation. La structure est destinée aux médecins tunisiens et africains.

Le projet s’inscrit dans la continuité de la coopération tuniso-coréenne en matière de chirurgie robotique, déjà évoquée dans les précédentes annonces relatives au développement de cette spécialité en Tunisie.

L’intelligence artificielle également au programme

Les échanges avec la Corée du Sud se sont également poursuivis autour de l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Les pistes de coopération concernent notamment la recherche, la formation, le transfert de technologies et l’amélioration des services sanitaires.

En marge du sommet, le ministre tunisien de la Santé a par ailleurs rencontré ses homologues turc et qatari pour examiner les perspectives de coopération dans les domaines de la santé numérique et des industries pharmaceutiques.

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PLF 2027 : l’investissement et la création de richesses au cœur du projet de loi de finances

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 14:39

« Le projet de la Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2027 vise la création de richesses, la dynamisation de l’investissement et le développement de l’économie, contrairement à la loi de finances 2026, qui était axée, surtout, sur la dimension sociale », a indiqué mercredi, le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Maher Ktari, lors d’une réunion consacrée à l’examen des orientations générales du PLF 2027.

Toutefois, le député a fait état de la présence de certaines dispositions qui ne servent pas l’objectif de la protection de l’industrie tunisienne, réitérant l’impératif de les réviser, compte tenu du rôle primordial de l’industrie dans l’économie nationale.

Par ailleurs, il a souligné la nécessité d’impulser les exportations et de booster les investissements, ce qui est en mesure de renforcer nos réserves en devises et de soutenir la relance économique. La priorité nationale, aujourd’hui, consiste à définir des solutions radicales aux difficultés économiques, afin de parvenir à les surmonter, a-t-il ajouté.

De son côté, le député Issam Chouchane a estimé qu’il est difficile d’examiner le PLF en l’absence d’un document explicatif détaillé, expliquant qu’une telle lacune pourrait ouvrir la porte à des interprétations divergentes du contenu de ses dispositions.

Citant un nombre de mesures importantes, décidées dans le cadre du PLF, notamment celles relatives au soutien des startups et des petites entreprises, le député a estimé que ces dispositions demeurent insuffisantes pour atteindre le taux de croissance escompté en 2027 (3,1%).

A ce propos, Issam Chouchane, n’a pas écarté la possibilité de recourir à l’élaboration d’une Loi de Finances Complémentaire, signalant que ceci demeure tributaire de l’évolution de plusieurs hypothèses économiques, surtout les prix du pétrole et des céréales, l’inflation, le taux de change…, en plus de l’avancement de l’exécution du budget de l’année en cours et de la conformité des hypothèses retenues avec les évolutions économiques réelles, afin d’assurer la cohérence entre les budgets des années 2026 et 2027.

Il est à noter qu’une séance d’audition de la ministre des Finances sera organisée, prochainement, par la Commission des finances et du budget, en vue d’examiner l’avancement de l’exécution du budget de l’État durant les six premiers mois de l’année, ainsi que la pertinence des hypothèses ayant servi à l’élaboration du budget et leur adéquation avec les évolutions politiques et économiques mondiales.

Cette séance sera une occasion, aussi, pour mettre l’accent sur les répercussions éventuelles des évolutions internationales sur les équilibres des finances publiques, notamment les dépenses de subvention et le déficit budgétaire.

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PLF 2027 : Les mesures économiques suffiront-elles à atteindre 3,1% de croissance ?

21. Oktober 2026 um 14:32

Alors que le projet de loi de finances 2027 mise sur la création de richesses et la relance de l’investissement, des réserves se font entendre à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le député Issam Chouchane juge notamment insuffisantes les mesures proposées pour atteindre l’objectif de croissance de 3,1% et n’exclut pas l’éventualité d’une loi de finances complémentaire.

Le projet de loi de finances (PLF) 2027 entend donner une place accrue à la création de richesses, à l’investissement et au développement économique. C’est ce qu’a affirmé mercredi 21 octobre 2026 le président de la Commission des finances et du budget de l’ARP, Maher Ktari, lors d’une réunion consacrée à l’examen des orientations générales du texte, rapporte l’agence TAP.

Selon le député, le projet pour 2027 se distingue de la loi de finances 2026, davantage axée sur la dimension sociale. Il a toutefois relevé certaines dispositions susceptibles, selon lui, de ne pas servir suffisamment la protection de l’industrie tunisienne, appelant à les réviser. Maher Ktari a également insisté sur la nécessité de dynamiser les exportations et l’investissement, afin de renforcer les réserves en devises et de soutenir la relance économique.

Un objectif de croissance de 3,1% en question

De son côté, le député Issam Chouchane a soulevé la difficulté d’examiner le PLF en l’absence d’un document explicatif détaillé. Une telle lacune pourrait, selon lui, donner lieu à des interprétations divergentes des dispositions proposées.

Il a également estimé que les mesures prévues en faveur des start-up et des petites entreprises demeuraient insuffisantes pour atteindre l’objectif de croissance de 3,1% annoncé pour 2027.

Le député n’a pas exclu le recours à une loi de finances complémentaire, une éventualité qui dépendrait notamment de l’évolution des prix du pétrole et des céréales, de l’inflation et du taux de change. Il a également évoqué la nécessité de suivre l’exécution du budget 2026 et de vérifier si les hypothèses retenues pour 2027 restent conformes à l’évolution de la conjoncture économique.

Le budget 2026 et ses hypothèses bientôt examinés

La Commission des finances et du budget doit prochainement auditionner la ministre des Finances. Cette séance portera sur l’état d’avancement de l’exécution du budget de l’État au cours des six premiers mois de 2026, ainsi que sur la pertinence des hypothèses économiques ayant servi à préparer le budget 2027.

Les députés devront notamment examiner les éventuelles répercussions des évolutions internationales sur les équilibres des finances publiques, en particulier les dépenses de subvention et le déficit budgétaire.

À ce stade, une éventuelle loi de finances complémentaire demeure une hypothèse évoquée au Parlement, et non une décision annoncée par le gouvernement.

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Industrie : la Chine accélère, l’Europe vacille, quel enjeu pour la Tunisie ?

21. Oktober 2026 um 14:26

Face à la montée en puissance industrielle de la Chine et aux fragilités économiques de l’Europe, la Tunisie doit repenser son positionnement industriel.

Lors de Tunisia Industry Talks, organisé le 21 octobre 2026 par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Conect, l’ancien ministre des Finances et expert international Nizar Yaïche a dressé un diagnostic des bouleversements mondiaux et appelé à renforcer la co-construction industrielle entre la Tunisie et l’Europe.

La concurrence industrielle mondiale s’intensifie, tandis que les équilibres économiques qui ont structuré les échanges internationaux depuis des décennies sont remis en question. Entre tensions géopolitiques, coûts énergétiques élevés, endettement public, vieillissement démographique et accélération technologique, l’Europe fait face à des défis qui touchent directement ses partenaires industriels, dont la Tunisie.

Pour Nizar Yaïche, l’enjeu est désormais de transformer cette interdépendance en levier de compétitivité. « Nous devons bâtir notre avenir ensemble », a-t-il souligné, estimant que cette ambition commune doit constituer le point de départ d’une coopération industrielle plus structurée.

La Chine gagne du terrain, l’Europe sous pression

La progression de la Chine dans l’industrie mondiale constitue l’un des principaux enseignements du diagnostic de Nizar Yaïche. Selon les chiffres qu’il a présentés, le pays représente déjà environ 37 % de la production industrielle mondiale et pourrait atteindre près de 42 % dans les cinq à six prochaines années.

Cette progression ne repose pas uniquement sur les capacités de production. La Chine a également développé un écosystème reliant recherche universitaire, prototypage, financement et commercialisation. Dans les véhicules électriques, les batteries et le stockage de l’énergie, elle a acquis une avance qui renforce sa position dans les chaînes de valeur mondiales.

Les États-Unis conservent, pour leur part, une place majeure dans l’intelligence artificielle, tandis que l’Europe doit consolider ses capacités dans plusieurs technologies stratégiques. Pour l’expert, cette évolution impose de regarder en face les écarts de compétitivité et d’investir davantage dans l’innovation, sans considérer la progression chinoise comme une fatalité.

À cette concurrence s’ajoutent les tensions commerciales provoquées par les droits de douane américains. Au-delà de leurs effets immédiats sur les échanges, ces mesures remettent en question les règles économiques établies depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et accentuent les divisions au sein du bloc occidental.

La guerre en Europe et l’augmentation des dépenses militaires compliquent également les arbitrages budgétaires. Une partie des ressources consacrées à l’armement ne peut plus être affectée à d’autres priorités, comme les infrastructures, la transition énergétique ou l’innovation. De plus, une part importante des commandes militaires européennes bénéficie à des fournisseurs étrangers, notamment américains, limitant les retombées industrielles pour le continent.

Énergie, dette et démographie : les fragilités européennes

La compétitivité européenne est aussi pénalisée par le coût de l’énergie. Selon Nizar Yaïche, les industriels européens paient leur gaz plus cher que leurs concurrents américains et chinois. Cet écart alourdit les coûts de production, réduit les marges et fragilise les décisions d’investissement.

L’Europe apparaît également plus exposée aux chocs énergétiques, ce qui renforce l’incertitude pour les entreprises. Cette vulnérabilité concerne indirectement la Tunisie, dont les exportateurs sont étroitement intégrés aux chaînes de valeur européennes. La capacité du continent à préserver une énergie compétitive pèsera donc sur l’avenir de ses partenaires industriels.

Autre contrainte : l’endettement public. À l’échelle mondiale, la dette publique dépasse 100 000 milliards de dollars, selon les estimations avancées par l’expert, et pourrait atteindre l’équivalent de 100 % du PIB mondial dans les prochaines années. Aux États-Unis, la dette fédérale dépasse 40 000 milliards de dollars. En Europe, la hausse des taux d’intérêt renchérit le financement des déficits et réduit les marges de manœuvre des États.

Cette pression risque de compliquer les choix budgétaires, alors que les besoins d’investissement restent importants dans la transition énergétique, les infrastructures et les nouvelles technologies.

Le vieillissement démographique accentue ces difficultés. Selon Nizar Yaïche, la Tunisie pourrait encore bénéficier d’une période relativement favorable pendant quinze à vingt ans, tandis que l’Europe et la Chine devraient être davantage confrontées aux conséquences du vieillissement de leur population.

À l’échelle mondiale, il évoque environ 37 personnes âgées de plus de 60 ans pour 100 personnes en âge de travailler. La dégradation de ce ratio dans les économies vieillissantes entraînera des besoins croissants en main-d’œuvre, en personnel de santé et en financement des retraites.

Pour l’industrie européenne, ces évolutions renforcent la nécessité d’améliorer la productivité, de développer l’automatisation et de répondre aux besoins en compétences. Elles peuvent aussi ouvrir des perspectives de coopération avec la Tunisie, à condition que celle-ci investisse dans la formation et la qualification de sa main-d’œuvre.

Le climat et les technologies redéfinissent les priorités industrielles

Les mutations climatiques constituent une autre source de pression. Nizar Yaïche évoque un scénario de réchauffement mondial de 2,5 à 2,8 °C à la fin du siècle, voire des trajectoires dépassant 4 °C. Ces évolutions impliqueraient des dépenses d’adaptation supplémentaires, des pertes économiques et une pression accrue sur les systèmes de protection sociale.

Dans un scénario de réchauffement de 2,5 °C, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir jusqu’à huit fois plus fréquents que par le passé, selon les chiffres présentés par l’expert. Il cite également environ 180 000 décès liés à la chaleur en Europe au cours des trois dernières années.

Pour la Tunisie, les conséquences sont particulièrement sensibles dans les secteurs de l’eau et de l’agriculture. L’adaptation climatique doit donc être intégrée aux stratégies de développement et aux choix industriels, dans un contexte où la maîtrise des ressources devient un enjeu économique majeur.

En parallèle, l’intelligence artificielle et la robotique transforment les processus de production. Elles offrent des gains potentiels de productivité, mais soulèvent des questions relatives à l’emploi, à la souveraineté technologique et à la protection des données.

Pour Nizar Yaïche, la capacité à maîtriser ces technologies sera déterminante pour la compétitivité future. L’enjeu ne consiste pas simplement à adopter des solutions existantes, mais à développer un écosystème capable de relier recherche, expérimentation, financement et industrialisation. C’est précisément sur ce terrain que l’expérience chinoise offre des enseignements aux économies européennes et tunisiennes.

Quel positionnement pour la Tunisie ?

Dans cet environnement incertain, la Tunisie entretient un lien industriel étroit avec l’Europe. Le marché européen absorbe entre 72 et 73 % des exportations tunisiennes, tandis que les investissements européens contribuent à environ 350 000 emplois dans le pays.

Cette interdépendance représente à la fois une force et une source de vulnérabilité. Les difficultés de l’industrie européenne peuvent se répercuter sur les commandes, les investissements et les débouchés des entreprises tunisiennes. À l’inverse, le renforcement du tissu industriel national peut consolider les chaînes de valeur européennes et améliorer la compétitivité des deux partenaires.

La question est donc de savoir comment la Tunisie peut tirer parti de ces transformations sans rester cantonnée à son rôle actuel dans les chaînes de production. Pour Nizar Yaïche, la réponse passe par une coopération plus ambitieuse, fondée sur la complémentarité industrielle, l’innovation, la formation et la création de valeur.

Le potentiel démographique tunisien ne constituera un avantage que s’il s’accompagne d’une main-d’œuvre qualifiée et d’une capacité accrue à intégrer les technologies. De même, la proximité avec l’Europe ne suffira pas à garantir la compétitivité sans une amélioration des capacités productives et une adaptation aux nouvelles exigences industrielles.

Passer de la coopération à la co-construction

Organisé par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Tunisia Industry Talks s’inscrit dans le cadre du 70e anniversaire des relations tuniso-allemandes, sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

Pour Nizar Yaïche, les bouleversements mondiaux imposent de dépasser une coopération fondée principalement sur les échanges commerciaux pour construire une stratégie industrielle commune. L’objectif est de renforcer les capacités d’innovation, de sécuriser les chaînes de valeur et de développer des complémentarités durables entre les entreprises tunisiennes et européennes.

La Chine accélère, l’Europe doit consolider sa compétitivité et la Tunisie doit définir sa place dans cette recomposition. L’enjeu du partenariat tuniso-européen est désormais de transformer une relation économique déjà forte en projets industriels concrets, capables de créer davantage de valeur et de renforcer la résilience des deux économies.

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Le cash par tous les moyens

21. Oktober 2026 um 14:07
Au premier semestre 2026, les Tunisiens ont retiré 11 590 MDT d’espèces avec leurs cartes bancaires, trois fois plus qu’ils n’ont payé avec elles. Le paiement mobile progresse vite, mais ne pèse encore qu’une fraction de ces retraits. Le cash reste roi, et la carte lui sert d’abord de clé. Le Bulletin des paiements de […]

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