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Le Chef de l’Etat reçoit le ministre allemand des affaires étrangères

Von: farhat
31. August 2026 um 22:47

Le Président de la République, Kais Saïed, a reçu ce lundi au palais de Carthage le ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Johann Wadephul.

Cette rencontre a été l’occasion pour le Chef de l’État de souligner la profondeur des relations d’amitié entre la Tunisie et l’Allemagne, qui remontent au XIXe siècle et s’unissent aujourd’hui par sept décennies de relations diplomatiques consolidées depuis l’indépendance du pays, grâce à un parcours de coopération fructueux touchant plusieurs domaines économiques, culturels et de développement, selon un communiqué publié par la présidence de la République.

Le Président Kais Saïed a notamment évoqué la nécessité de réviser plusieurs accords, dont l’accord de partenariat conclu entre la Tunisie et l’Union européenne, afin de le rendre plus équilibré et equitable.

Le Chef de l’État a également confirmé la volonté de la Tunisie de renforcer davantage la coopération entre les deux pays, en particulier dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle, de l’énergie et de l’innovation technologique.

Le Président de la République s’est aussi arrêté sur la conversion des prêts en investissements, d’autant plus que le peuple tunisien n’en a pas réellement bénéficié ou qu’une grande partie de ces fonds a été détournée, en payant aujourd’hui un lourd tribut.

Enfin, le Chef de l’État a estimé que l’humanité entre aujourd’hui dans une nouvelle étape de son histoire qui exige de nouvelles visions fondées sur une pensée renouvelée, affirmant que la situation ne se stabilisera et que la sécurité ne s’établira qu’à travers une pensée reposant sur la liberté et la justice.​​​​​​​

(D’après TAP)

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Algérie : Tebboune veut rétablir la peine de mort contre les pyromanes

31. August 2026 um 12:25
Suite aux incendies meurtriers, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a ordonné le rétablissement de la peine de mort contre les pyromanes.   En bref Abdelmadjid Tebboune veut rétablir la peine de mort contre les pyromanes. Le Code pénal doit être…

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L’Algérie, telle qu’elle doit s’assumer, légataire du fardeau colonial

31. August 2026 um 12:08

L’auteur réagit ici à la réponse du Dr Abderrahmane Cherfouh intitulée L’Algérie face à l’histoire : De la souveraineté à la reconquête à un précédent article qu’il avait publié dans Kapitalis : Tunisie : du souverainisme à la question numide.

Dr Mounir Hanablia *

Suite à l’intervention de mon collègue algérien, qui semble avoir perdu  le fil de l’essentiel de mon précédent écrit, à savoir le caractère inutile et nuisible d’une guerre du gaz entre nos deux pays, ou bien d’entreprises qui pourraient remettre en cause leur intégrité territoriale mutuelle, et qui finit  par se lancer dans un récit apologétique dénué d’intérêt sur l’Histoire de l’Algérie contemporaine,  je me dois de rappeler que beaucoup de nations ne furent que les conséquences du fait colonial. Leurs citoyens doivent-ils pour autant porter cela comme une marque d’infamie ? L’Inde est une création anglaise. Aucun Indien ne le niera aujourd’hui, pas plus qu’aucun Pakistanais. Pourtant lors de la bataille de Plassey en 1757, l’Inde possédait les attributs au moins nominaux de l’État unitaire, même si celui-ci miné par les sécessions n’était plus que l’ombre de lui-même.

Un bébé né d’un viol

L’Algérie aujourd’hui est un état libre et indépendant reconnu par la communauté internationale. Et nul ne prétend minimiser l’ampleur du combat héroïque de son peuple contre le colonialisme. Cela n’est nullement antinomique avec la réalité que ce pays, dépourvu à l’origine d’Etat unitaire, ait été réunifié bon gré mal gré par la puissance destructrice de l’armée française. C’est un fait, même si la France n’avait aucun droit légitime à occuper un sol qui ne lui appartenait pas.

Si les gouvernements européens ont établi entre eux des protocoles et des droits de conquête fondés sur des traités inégaux ou illégaux signés avec des chefs indigènes pour légitimer leurs entreprises respectives, cela ne constitue pas un argument valable pour justifier une conquête, tant bien même la négation ou l’absence d’un État en servirait de couverture juridique. Mais quand le bébé est né d’un viol, il faut avoir le courage de le reconnaître, et non pas prétendre à la légitimité du mariage. Et que les colonialistes usent de cet argument pour nier tout droit algérien à l’indépendance ne signifie pas plus qu’ils aient raison de le faire, face à la reconnaissance internationale. Et celle-ci se rapporte à l’Onu, créée par le Président Roosevelt et consolidée par Truman, avec l’assentiment de l’URSS. Et lorsque la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont passés à l’indépendance, celle-ci n’est devenue effective que par la communauté internationale.

En 1943 à Casablanca c’est un fait que le Président Roosevelt ait promis l’indépendance au Sultan Mohamed V et que à la suite de cela les agents américains aient diffusé la bonne nouvelle sur la fin proche du colonialisme français chez les leaders indépendantistes maghrébins.

La protection conférée par Robert Murphy à Bourguiba contre les représailles françaises pour ses contacts avec les Italiens ne démentira certes pas cette réalité. 

Le rôle américain dans la décolonisation du Maghreb

Le statut de l’Algérie demeure particulier du fait de l’intégration du territoire algérien à la France. Et si Messali Hadj fut le véritable père de l’indépendance algérienne, il n’en a pas moins été renié et combattu par le Front de libération national (FLN) algérien. Il est vrai que ses tendances socialisantes ne l’auraient pas fait considérer d’un bon œil de la part des Américains.

Or au moment du débarquement américain en Afrique du Nord, le FLN n’existait pas encore. Ferhat Abbès, fondateur de l’Union démocratique du Manifeste algérien et futur président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), lui, écrivait quelques années auparavant : «J’ai erré parmi les cimetières, la nation algérienne n’existe pas, notre avenir est avec la France».

Ainsi on ne peut pas prétendre que l’indépendance du Maghreb ait été l’œuvre de Roosevelt et je ne l’ai pas fait. Par contre sans les pressions américaines il est fort probable que la France n’eût pas quitté au moins l’Algérie, tout comme l’Allemagne n’eût pas évacué la France.

Naturellement l’historiographie indépendantiste algérienne prétend que ce départ des Français s’est opéré sous la pression militaire des fellagas. Rien ne le prouve. Outre que cela est nié par de nombreux Français, en particulier les militaires, ce qui est naturel, il n’y a pas eu de Dien Bien Phu algérien.

Ce qui est admis ailleurs que dans le discours officiel algérien, c’est que les combattants algériens de l’intérieur aient été écrasés dans des opérations d’encerclement, par exemple celle dite Courroie, après avoir été enfermés grâce à ligne Morrice qui a coupé leurs approvisionnements et les lignes de communication avec la Tunisie.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a entraîné le putsch des généraux contre De Gaulle en avril 1961 qui ne comprenaient pas les raisons de quitter l’Algérie alors que les opérations militaires tournaient à leur avantage contre les résistants algériens. Ceux qui ont survécu ont été les combattants massés à la frontière et que les lignes de haute tension déployées depuis Tabarka jusqu’au Sahara ont empêchés de traverser. Cela a d’ailleurs provoqué des frictions entre les maquis de l’intérieur et l’armée des frontières commandée par le colonel Boumediene accusé d’être un planqué.

Donc sans prétendre que les Algériens n’aient pas lutté pour leur indépendance, il n’en demeure pas moins que l’élément décisif a été la volonté américaine de liquider les colonies anglaises et françaises, non dans un souci de liberté, mais pour ouvrir ces pays au commerce et à l’influence américains.

Le cas d’Israël prouve bien à l’inverse que le soulèvement populaire et la lutte pour l’indépendance nationale seuls aussi légitimes soient ils ne suffisent pas à abattre une puissance coloniale.

Pour en revenir à l’Etat algérien tel que nous le connaissons, qu’il ait été forgé par le fer et par le sang ainsi que je l’ai indiqué, ne signifie nullement que Bugeaud et le Duc d’Aumale eussent été de grands hommes. Evoquer cela ne laisse d’autre opportunité aux détracteurs de la fiction nationaliste algérienne que d’apparaître comme des colonialistes. Houcine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques du FLN, tout comme Krim Belkacem, auraient-ils donc été des colonialistes pour s’être opposés au Clan de Oujda ?

Je me refuse à entrer dans ce sujet qui m’apparaît témoigner d’une volonté de détournement du cœur du débat, à savoir si l’Etat algérien actuel est bien le successeur de celui dont l’armée de Massu et de Salan a constitué un des piliers fondamentaux.

Afin de répondre à cette question, et indépendamment de celle des frontières issues de la colonisation française, que Bourguiba, conscient des réalités, a choisi de régler définitivement avec une grande sagesse, il m’apparaît nécessaire de rappeler qu’en 1991 alors que le Front islamique du salut (Fis) gagnait les élections, éventualité dont je reconnais volontiers le caractère funeste pour l’Algérie et le Maghreb dans son ensemble, c’est bien l’armée algérienne appelée à la rescousse par des intellectuels se qualifiant de démocrates qui a mis fin au processus électoral et engagé le pays dans la décennie noire. Aurait-elle été en droit de le faire sans l’emprise exercée sur le régime qui n’en était que l’émanation ?

Le déroulement de la lutte contre-insurrectionnelle, ou si vous voulez antiterroriste, a apporté la preuve que les méthodes utilisées ne différaient en rien de celles utilisées par l’armée coloniale pour écraser la résistance algérienne, depuis la guerre psychologique, la bleuite et les faux maquis, jusqu’à la torture et aux liquidations extrajudiciaires.

La guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français

Je vous invite à ce sujet à lire le livre de Habib Souaïdia un ex officier du DRS, ‘‘La sale guerre’’, ainsi que les comptes-rendus du procès en diffamation après une plainte déposée auprès du parquet de Paris par le Général Khaled Nezzar. Un autre livre, ‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etat’’ de Louis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire, éclairera sur tous les liens occultes entretenus par les élites de la métropole et celles du nouvel Etat algérien indépendant, loin des mystifications et de la langue de bois, dans le cadre des accords d’Evian, cela va sans dire, qui n’étaient que les obligations contractées par le nouvel Etat vis-à-vis de l’ancienne puissance occupante.

Si d’aucuns s’estiment offensés par le rappel de ces réalités, c’est plutôt à leurs dirigeants qu’ils doivent en faire reproche, plutôt que les nier.

Il n’empêche ! En tant que Tunisien, j’ai beaucoup d’admiration pour Mustapha Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Djamila Bouhired, ou Yassef Saadi. J’ai en ai aussi pour le Docteur Cholet et sa femme qui cachaient les deux résistants kabyles Krim Belkacem et le capitaine Ouamrane dans leur voiture et risquaient d’être arrêtés et exécutés par les Parachutistes. Tout comme j’ai de l’admiration pour l’aspirant Maillot ou bien l’instituteur Maurice Labbene, cet ancien internationaliste d’Espagne fondateur du maquis rouge dans l’Ouarsenis, et qui sont morts en patriotes algériens dans un accrochage avec les harkis du bachaga Boualem au service de l’armée coloniale française.

Cela démontre combien la guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français. L’Histoire de l’Algérie m’intéresse donc même si mon interprétation en est différente. Je n’ai à ce sujet pas de complexe. Les Hambli se trouvent de part et d’autre de la frontière algéro-tunisienne et Ali Hambli un résistant qui ne voulait pas tenir le rôle à lui assigné a été liquidé par le FLN avec la complicité des autorités tunisiennes qui le trouvaient trop proche de ses propres fellagas. Ma grand-mère paternelle était originaire d’au-delà la frontière, tout comme mon aïeule maternelle. Mon grand-père maternel a exercé la médecine pendant de nombreuses années en Algérie, à Souk Ahras, et après la guerre sa maison a été confisquée par le FLN qui en a fait une bibliothèque. Il n’a jamais pu se faire dédommager. Mais cela ne pèse d’aucun poids dans ma réflexion. Je n’en demeure pas moins convaincu que tout comme les peuples sont les seuls à même de choisir les dirigeants qui les gouvernent sans aucune interférence extérieure,  la Tunisie et l’Algérie, tout comme le Maroc, sont appelés à plus de coopération pour faire face à un environnement international de plus en plus hostile.

* Médecin de libre pratique. 

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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La Tunisie, plateforme pour accéder aux marchés européen et africain

31. August 2026 um 10:07

La position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent davantage le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.

C’est ce qu’a déclaré à l’agence Nova Jelel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (Tia).

Selon le responsable, «les investissements internationaux en Tunisie ont atteint 1,929 milliard de dinars (environ 580 millions d’euros) à la fin du premier semestre 2026, enregistrant une croissance de 11,5 % par rapport à la même période en 2025, de 41,7 % par rapport à 2024 et de 58,8 % par rapport à 2023». La Tunisie se confirme ainsi comme un marché aux perspectives particulièrement intéressantes pour les investisseurs étrangers, et notamment italiens, grâce à un ensemble de facteurs qui renforcent progressivement son attractivité.

La proximité géographique et culturelle avec l’Italie, alliée à une main-d’œuvre jeune, qualifiée et compétitive, permet aux entreprises de développer une présence industrielle étroitement intégrée à leurs activités en Europe.

Le pays dispose en outre de filières industrielles solides et d’un potentiel croissant dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, allant des composants automobiles aux équipements électriques et électroniques, en passant par l’aéronautique et les énergies renouvelables. Sa position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent encore le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain. Dans ce contexte, la présence déjà bien ancrée des entreprises italiennes constitue un atout supplémentaire ; elle crée un écosystème de compétences, de fournisseurs et de relations industrielles qui facilite les nouvelles implantations et favorise, selon les experts, la consolidation d’un partenariat économique appelé à se développer davantage, souligne M. Tebib.

I. B.

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

31. August 2026 um 09:19

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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Tunisie | Une mise sous tutelle onusienne temporaire ?

31. August 2026 um 07:30

La Tunisie étant incapable de s’administrer correctement, faudrait-il un mandat du type SDN ou de tutelle, type Onu, en assurant temporairement la gestion ?

Faïk Henablia *

Le plus grave et le plus inquiétant dans cet état de délabrement atteint par le pays est l’absence totale de perspective d’amélioration en raison du déni dont font preuve les autorités, préférant incriminer, encore et toujours on ne sait quel complot.

Un pays non géré 

Faut-il être atteint de cécité pour ne pas se rendre compte de l’incompétence au sommet de l’État ? 

Rares sont les domaines dans lesquels celle-ci ne se manifeste pas, que ce soit dans l’impuissance à protéger les frontières et à contenir l’invasion des immigrés illégaux Sub-sahariens, dans l’incapacité de fournir un système correct d’éducation et de santé publiques, dans celle de contenir une inflation galopante, dans celle de maintenir un minimum de propreté environnementale ou sur la voie publique et, maintenant, dans celle de tout simplement fournir un débit correct d’eau et d’électricité au pays.

Un déni officiel de la réalité

Face à cette situation peu reluisante, et plutôt que de prendre le problème à bras le corps, en présentant au pays un plan d’action convaincant en vue de le traiter, apparitions présidentielles nocturnes et quasi spectrales, çà et là, mises à part, le pouvoir oppose le déni de la réalité, fustigeant, encore et toujours, on ne sait quel complot, naturellement ourdi par «ceux que vous savez» en vue de déstabiliser le pays. Pour lui il n’y aurait pas pénurie d’eau minérale et les coupures d’eau et de courant seraient préméditées, (encore heureux qu’elles le soient, cela s’appelle des délestages et vise à prévenir une panne généralisée). 

Quelque regrettable que soit l’attitude de certaines élites, pas loin de partager ce point de vue, le pire n’est pas là ; il est dans l’absence totale de perspective d’amélioration que cette attitude de déni laisse entrevoir car pourquoi résoudre un problème s’il n’existe pas ?

Autrement dit, circulez, il n’y a rien à voir.

Comment sortir du blocage ? 

A l’issue de la première guerre mondiale, la SDN avait confié à des puissances coloniales des mandats d’administration sur des territoires «non encore capables de se diriger eux-mêmes»

Cette disposition a été reprise par les chapitres XII et XIII de la charte de l’Onu, relatifs au régime international de tutelle. Si ce type de tutelle a été suspendu, sa mission historique dans certains territoires africains et du pacifique, achevée, l’Onu n’en a pas moins, parfois, administré des territoires de façon temporaire, l’exemple le plus récent étant celui du Kosovo.

Si la Tunisie a été, jusqu’à un passé récent, fort capable de s’administrer, et parfois avec brio, force est de constater, non seulement qu’elle ne l’est plus, mais, plus grave, qu’elle n’entend pas l’être, car comment, alors, interpréter autrement cette attitude de déni systématique, ce refus de reconnaître la plongée sans fin vers les abîmes ?

Que les détenteurs du pouvoir se rassurent, une tutelle temporaire ne vaudrait que pour la gestion économique et n’affecterait nullement leur repos bien mérité au sommet de l’État, à moins que cette suggestion, bien entendu, en forme de boutade, ne serve à les réveiller afin de s’atteler sérieusement au redressement du pays. 

* Ex-gérant de portefeuille. 

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Changer les hommes sans changer de cap n’est qu’une illusion d’optique

31. August 2026 um 06:51

Dans le tumulte des crises qui s’entrecroisent, comme c’est le cas aujourd’hui en Tunisie, l’opinion publique s’épuise souvent à guetter le bal des visages. On espère le sauveur, on scrute le prochain remaniement, on parie sur les noms. Pourtant, la science de l’État nous enseigne une vérité plus austère : changer les hommes sans changer de cap n’est qu’une illusion d’optique, un sursis que l’on s’achète à l’aube du naufrage.

Elyes Kasri *

Face à une crise polymorphe, là où tout s’effondre en cascade, la véritable urgence n’est pas de redistribuer les portefeuilles, mais de rebâtir la doctrine.

1- Le courage de la clarté et du mandat populaire : une feuille de route ne peut plus se réduire à une gestion comptable des urgences de la veille. Sortir de la tempête exige un programme lisible, mais surtout porté par un mandat populaire indiscutable. Aucune réforme d’envergure ne peut être imposée par la seule force des décrets, surtout lorsqu’elle porte en elle sa part d’amertume et de pénibilité.

C’est cette adhésion démocratique initiale qui transforme la contrainte en un effort collectif consenti. Sans cette racine, toute mesure est perçue comme une violence institutionnelle et se heurte, tôt ou tard, au mur du rejet.

2- Une vision d’avenir partagée et une exécution équitable, les deux chevaux d’un même attelage : on ne demande pas à une nation de traverser un désert sans lui montrer la terre promise, pas plus qu’on ne peut lui imposer des sacrifices s’ils ne sont pas partagés. La vision d’avenir et l’équité de l’exécution sont les deux chevaux d’un même chariot : ils doivent avancer dans la même direction et à la même cadence. Si l’un flanche ou s’égare, c’est tout l’attelage qui se renverse. La rigueur des réformes ne devient tolérable que si elle sert une ambition commune.

Mais ici, le premier réflexe sera inévitablement l’appréhension. La mémoire collective reste marquée par les mauvais souvenirs des libéralisations passées, ces époques où l’effort demandé s’est dissous dans les dérapages du népotisme, du régionalisme et du clientélisme.

Pour que le fardeau soit accepté aujourd’hui, il faut rompre avec ces spectres. Chaque citoyen doit avoir la certitude absolue que les privilèges sont abolis, les passe-droits bannis, et l’action publique est menée avec une probité obsessionnelle. L’équité n’est pas seulement une valeur morale, c’est le seul remède au poison du soupçon.

3- Une diplomatie tous azimuts face au fracas du monde : cette exigence de justice interne ne peut se concevoir en vase clos. Elle se déploie au cœur d’un voisinage immédiat fébrile et d’une scène internationale d’une extrême volatilité. Face aux secousses géopolitiques, le salut ne réside plus dans les alignements passifs, mais dans une diplomatie tous azimuts, résolument tournée vers le développement et le partenariat international.

C’est en affirmant cette souveraineté pragmatique que la Tunisie pourra enfin réaliser son potentiel historique : s’ériger en véritable hub régional de services et en pôle d’excellence pour ses compétences à haute valeur ajoutée.

4- Des compétences requises et octroyées : diriger par temps calme réclame des gestionnaires ; gouverner le chaos exige des architectes du risque. Les profils requis aujourd’hui doivent posséder une ingénierie systémique, capable d’articuler cette vision internationale avec les réalités nationales, et de comprendre comment un arbitrage budgétaire résonne dans le tissu social, aujourd’hui et demain.

Mais le talent n’est rien sans le pouvoir d’agir. Exiger des résultats d’une équipe sans lui octroyer les leviers institutionnels réels et l’autonomie d’exécution face aux lourdeurs bureaucratiques est un contresens tragique. Sans ces compétences octroyées, le meilleur des programmes reste une lettre morte.

Le débat ne doit donc plus porter sur qui occupera le siège, mais sur la force de la méthode, l’honnêteté de l’exécution et la clarté du dessein démocratique. Ce ne sont pas les chiffres seuls qui redressent un pays, c’est la confiance retrouvée d’un peuple qui se sait enfin respecté, écouté et guidé de manière équitable. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que la Tunisie retrouvera la stature historique qui lui revient et regagnera son rayonnement international.

Notre crédibilité dans le monde se mesurera à la solidité de notre cohésion et à la clarté de notre cap.

* Ancien ambassadeur.

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« Takbira  » de Montasser Bezzez captive le grand public au Fort d’Hammamet 

Von: farhat
29. August 2026 um 14:33

« Takbira  »  est un rituel musical et spirituel collectif issu du mysticisme soufi, particulièrement célèbre en Tunisie et au Maghreb. C’est une célébration sacrée qui mêle louanges divines, invocations des saints et transes rythmiques. Ce spectacle organisé par l’Association de sauvegarde de la Médina d’Hammamet,produit par l’artiste Montasser Bezzaz et mis en scène par Houssem Sahli, a été présenté au Fort d’Hammamet devant une assistance nombreuse.

Cette représentation, véritable moment artistique et spirituel, a mêlé l’atmosphère festive de l’anniversaire du Prophète à des expressions musicales et dévotionnelles, le tout dans le cadre historique et architectural exceptionnel du Bordj d’ Hammamet. Fidèle à sa démarche, Montassar Bezzaz  convoquait les traditions tout en les réinventant, offrant au grand public cosmopolite un patrimoine réinventé, où l’empreinte du passé se réaffirmait avec la fougue du présent.L’atmosphère a transporté le public dans un univers de sérénité et d’extase spirituelle, évoquant la profonde signification humaine et spirituelle de l’anniversaire du Prophète.

Au cœur de cette fresque musicale, les voix notamment d’ Abderrazak Asmi, Abdejabar Laribi, Maher Daoud, Borhane Bey, Néji Gueddiche, Mtir Haouel et Ridha Gabsi  ont entonné chants sacrés , enveloppant l’assistance d’une atmosphère de recueillement et d’élévation .Avec des chants envoûtants transmis et appris par coeur au fil des générations comme “Nadou lbabakom”, “Ellil zahi”, “raies lebhar”, “Fares Baghdad”, Montassert a ravivé la mémoire collective, en lui offrant une nouvelle respiration. La fusion entre instruments orientaux et occidentaux offre des sonorités modernes un peu rock, un peu jazzy qui participent à l’évolution d’un patrimoine musical longtemps relégué aux confréries et lui donne plus de relief. En somme, Takbira est un spectacle visuel gai et joyeux, un festival de couleurs, de senteurs et de musique authentique qui a enflammé le public hammamettois

                                  Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Pénurie d’eau embouteillée | Mais que fait le gouvernement ?  

29. August 2026 um 12:10

On n’avait jamais vu cela en Tunisie. C’est dégradant et humiliant : ces longues files d’attente devant les magasins et les supermarchés pour acheter de l’eau minérale embouteillée, ou encore cette vidéo circulant sur les réseaux sociaux et qui montre des citoyens dévalisant un camion transportant des bouteilles d’eau minérale opportunément bloquée dans un embouteillage, sans jeu de mot de mauvais goût. Si elle a prouvé quelque chose, cette pénurie en pleine canicule estivale a levé le voile, s’il en est encore besoin, sur l’incompétence crasse des gouvernants et l’arrogante indiscipline des gouvernés, souvent animés par linstinct et rarement par la raison.

Latif Belhedi

Pourtant, les unités tunisiennes de production et d’embouteillage d’eau minérale tournent à plein régime pour tenter de normaliser l’approvisionnement du marché, encore marqué par des pénuries dans de nombreux points de vente.

C’est ce que ne cesse d’affirmer la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées (affiliée à l’Utica), selon laquelle la demande a augmenté d’environ 30 % cet été par rapport aux niveaux habituels, principalement en raison des vagues de chaleur à répétition.

À cette hausse exceptionnelle de la consommation se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, entraînant l’arrêt temporaire des lignes d’embouteillage pour des durées variables.

La conjonction de ces deux facteurs a également conduit à l’épuisement des stocks de sécurité constitués durant l’hiver précisément pour faire face au pic de la demande estivale.

Cherchez les responsables !

La Chambre assure que la capacité de production nationale est désormais mobilisée au maximum et qu’un suivi continu de la situation est assuré grâce à des réunions entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie.

Les quantités disponibles sont acheminées vers les différentes régions en fonction des besoins, sous la supervision des directions régionales du Commerce, nous assure-t-on.

Les producteurs rejettent par ailleurs les accusations, relayées notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquelles une partie des bouteilles serait délibérément retenue pour alimenter la pénurie ou à des fins spéculatives. Selon la Chambre, une telle stratégie de stockage ne serait pas économiquement rentable, car la demande devrait diminuer progressivement avec la baisse des températures dans les semaines à venir, ramenant l’offre à un niveau supérieur aux besoins du marché.

Les difficultés d’approvisionnement des consommateurs perdurent depuis plusieurs semaines et se sont révélées particulièrement marquées au cours d’un été également caractérisé par des interruptions fréquentes de la distribution d’eau potable.

Le secteur compte actuellement 31 unités d’embouteillage, avec une capacité globale déclarée d’environ 520 000 bouteilles par heure. Ces derniers jours, le président Kaïs Saïed a visité des unités de production et d’embouteillage à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, s’attardant notamment sur les difficultés liées à la distribution. Pour lui, le produit existe en quantités suffisantes, mais ce sont des spéculateurs qui provoquent les pénuries et complotent contre l’Etat.

Depuis cette visite, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, la pénurie est devenue encore plus aiguë. C’est à se demander à quoi servent ces visites officielles qui sont rarement suivies de décisions concrètes qui aident à régler les problèmes constatés. Cela rappelle la célèbre phrase d’un ancien chef de gouvernement, Hamadi Jebali en l’occurrence, qui, en 2012, constatant les dysfonctionnements du système d’évacuation dans un quartier populaire de Tunis, s’était exclamé devant les caméras : «Mais que fait le gouvernement ?» C’est justement la question que se posent depuis toujours les Tunisiens sans y trouver de réponse.

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Naissance des Constitutions | Quand les peuples ont voulu écrire les règles du pouvoir

29. August 2026 um 08:03

Depuis que les sociétés humaines se sont organisées en communautés politiques, une question fondamentale n’a cessé de revenir : qui détient le pouvoir et selon quelles règles doit-il être exercé ? Pendant des siècles, les royaumes et les empires ont reposé principalement sur l’autorité d’un souverain, souvent considérée comme héritée de la tradition, de la religion ou d’une prétendue légitimité naturelle. Mais progressivement, une idée nouvelle a émergé : le pouvoir ne doit plus seulement appartenir aux hommes qui gouvernent, il doit être encadré par des règles supérieures acceptées par la collectivité. C’est ainsi qu’est née l’idée moderne de Constitution. (Ph. La première constitution tunisienne moderne promulguée en 1861).

Zouhaïr Ben Amor *

Une Constitution n’est pas simplement un texte juridique parmi d’autres. Elle représente une tentative de répondre à une grande interrogation politique : comment organiser la vie commune tout en protégeant les citoyens contre l’arbitraire ? Elle définit les institutions, répartit les pouvoirs, précise les droits et les devoirs, mais elle exprime également une vision de la société et du rapport entre l’État et les individus. Son histoire est donc intimement liée à celle des luttes pour la liberté, la représentation politique et la justice.

La naissance des Constitutions n’a pas suivi un modèle unique dans tous les pays. Chaque nation a construit son système constitutionnel selon son histoire, ses conflits internes, ses traditions culturelles et son évolution sociale. Certaines Constitutions sont nées d’une révolution, d’autres d’une longue évolution progressive, tandis que certaines ont été imposées par des dirigeants cherchant à moderniser ou à consolider leur pouvoir.

Des premières limitations du pouvoir aux Constitutions modernes

L’idée de limiter l’autorité du pouvoir politique apparaît très tôt dans l’histoire. L’un des exemples souvent cités est celui de la Magna Carta signée en Angleterre en 1215. Ce document n’était pas une Constitution moderne au sens actuel, mais il représentait une première tentative de soumettre le roi à certaines règles et de reconnaître des garanties face à l’absolutisme royal. Plusieurs siècles plus tard, l’évolution politique anglaise a progressivement donné naissance à un système fondé davantage sur les institutions, les coutumes et le contrôle parlementaire que sur un texte constitutionnel unique.

L’expérience anglaise montre une première grande différence entre les traditions constitutionnelles. Certains pays ont privilégié une Constitution écrite et clairement définie, alors que d’autres ont développé un ensemble de règles issues de l’histoire, des pratiques politiques et des décisions judiciaires. Le Royaume-Uni reste aujourd’hui l’exemple emblématique d’une Constitution largement non codifiée.

À l’inverse, les États-Unis ont choisi une autre voie après leur indépendance en 1776. La Constitution américaine adoptée en 1787 est devenue l’un des modèles les plus influents du monde. Elle repose sur une séparation stricte des pouvoirs entre le président, le Congrès et la Cour suprême. Elle affirme également certains principes fondamentaux comme la limitation du pouvoir gouvernemental et la protection des libertés individuelles.

La Révolution française de 1789 a constitué une autre étape majeure dans l’histoire constitutionnelle. En renversant l’ordre monarchique traditionnel, les révolutionnaires français ont affirmé que la souveraineté appartenait à la nation et non plus uniquement au roi. Les différentes Constitutions françaises adoptées après la Révolution témoignent d’une recherche permanente d’équilibre entre autorité politique, représentation populaire et protection des droits.

Des modèles constitutionnels différents selon les histoires nationales

L’une des grandes erreurs consiste à considérer la Constitution comme un modèle universel identique qu’il suffirait de copier. En réalité, chaque Constitution est le produit d’un contexte historique particulier. Une règle qui fonctionne dans un pays peut rencontrer des difficultés dans un autre si elle ne correspond pas aux réalités sociales ou politiques locales.

Dans les démocraties occidentales, les Constitutions ont souvent été conçues pour empêcher le retour de régimes autoritaires et garantir un équilibre entre les pouvoirs. Après les grandes guerres du XXe siècle, plusieurs pays européens ont renforcé le rôle des cours constitutionnelles afin de protéger les droits fondamentaux et contrôler l’action des gouvernements.

L’Allemagne, par exemple, après la Seconde Guerre mondiale, a adopté une Constitution appelée Loi fondamentale, pensée pour éviter les dérives qui avaient permis l’arrivée du nazisme au pouvoir. Le système allemand accorde une place importante à la protection de la dignité humaine et au contrôle constitutionnel.

Dans d’autres régions du monde, les Constitutions ont parfois accompagné les mouvements d’indépendance. De nombreux pays d’Afrique et d’Asie ont adopté des textes constitutionnels après la fin de la colonisation. Cependant, ces expériences ont été très diverses. Certaines Constitutions ont permis l’installation d’institutions démocratiques solides, tandis que d’autres ont été rapidement affaiblies par les coups d’État, les crises économiques ou la concentration du pouvoir entre les mains d’un dirigeant.

Dans le monde arabe, l’histoire constitutionnelle présente également des trajectoires différentes. Certains pays ont connu des Constitutions dès le début du XXe siècle dans une volonté de modernisation politique, alors que d’autres ont développé leurs cadres institutionnels plus tardivement. Dans plusieurs cas, les textes constitutionnels ont affirmé des principes démocratiques mais leur application réelle est restée dépendante de l’équilibre des forces politiques.

La Constitution entre idéal juridique et réalité du pouvoir

Une Constitution peut être un symbole d’espoir, mais son existence ne garantit pas automatiquement la démocratie. L’histoire montre que certains régimes ont adopté des Constitutions très modernes dans leur formulation tout en maintenant des pratiques autoritaires. Un texte peut proclamer la séparation des pouvoirs, les libertés publiques et l’État de droit, mais tout dépend de la manière dont les institutions fonctionnent réellement.

La véritable force d’une Constitution réside moins dans ses mots que dans la culture politique qui l’accompagne. Elle nécessite des institutions indépendantes, une justice capable de contrôler le pouvoir, une société civile active et des citoyens conscients de leurs droits. Sans ces éléments, la Constitution risque de devenir un simple document symbolique.

La question de la modification des Constitutions est également centrale. Certaines Constitutions sont très difficiles à réviser afin de protéger leur stabilité. D’autres permettent des changements plus fréquents pour s’adapter aux évolutions sociales. Le défi consiste à trouver un équilibre entre la nécessité de préserver les principes fondamentaux et celle de répondre aux transformations de la société.

Les débats contemporains montrent que les Constitutions continuent d’évoluer. Les nouvelles technologies, la protection de l’environnement, les questions liées aux données personnelles ou encore les nouvelles formes de participation citoyenne posent de nouveaux défis aux systèmes constitutionnels. Les sociétés ne cessent de redéfinir le rapport entre liberté individuelle, intérêt collectif et autorité publique.

La Constitution comme contrat entre les citoyens et l’État

Au-delà de son aspect juridique, la Constitution peut être considérée comme un contrat moral et politique entre les citoyens et l’État. Elle exprime une promesse : celle que le pouvoir sera exercé selon des règles connues, que les droits seront protégés et que les institutions serviront l’intérêt général.

La naissance des Constitutions représente donc une étape essentielle dans l’histoire de l’humanité politique. Elle marque le passage d’un pouvoir fondé principalement sur la personne du dirigeant vers un pouvoir organisé autour de principes et d’institutions. Mais cette évolution n’est jamais définitivement acquise. Chaque génération doit défendre et actualiser les valeurs constitutionnelles.

Une Constitution vivante n’est pas seulement un texte conservé dans les archives nationales. Elle doit être comprise, respectée et incarnée dans les pratiques quotidiennes. Elle doit permettre aux citoyens de se sentir réellement acteurs de leur destin collectif.

L’histoire des Constitutions révèle finalement une grande diversité de chemins. Certains pays ont avancé par la révolution, d’autres par la réforme progressive. Certains ont privilégié des textes rigides, d’autres des traditions institutionnelles souples. Mais derrière toutes ces différences existe une même ambition : empêcher que le pouvoir soit sans limites et rappeler que l’État existe d’abord au service de la société.

La Constitution demeure ainsi l’un des grands instruments par lesquels les peuples tentent d’organiser leur avenir. Elle n’est jamais parfaite, car elle reflète les tensions et les espoirs d’une époque. Mais elle reste une œuvre collective en construction, un miroir de la maturité politique d’une nation et un engagement permanent entre gouvernants et gouvernés.

* Universitaire.

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Coup de cœur. Sarab, mirage musical en vue

28. August 2026 um 17:09
Envie de morceaux à la confluence du jazz, du rock et des mélopées orientales ? On vous conseille Sarab (« mirage », en arabe).   Fondé en 2018 par la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis, le…

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Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre  

28. August 2026 um 12:26

Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.

C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.

Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.

I. B.

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Gaza | Mohammed Dahlan tire les ficelles depuis Abou Dhabi

28. August 2026 um 10:52

Il a initié et financé le nouveau gouvernement d’Ali Chaath qui administre Gaza, conseille la Maison-Blanche et fournit une partie des aides fournies aux personnes déplacées. Les dirigeants du Hamas coopèrent avec lui mais ils n’oublient pas que son objectif ultime est de les destituer. Lui, c’est le très décrié Mohammed Dahlan, ancien chef des Forces de sécurité préventive (liées à l’OLP) dans la bande de Gaza et exilé à Abou Dhabi depuis bientôt deux décennies. Un homme de l’ombre, très soluble dans l’argent et dont les liens avec les Israéliens sont un secret de polichinelle.

Imed Bahri

Jacky Hugi a consacré une enquête au rôle actuel de Dahlan intitulée «Entre Kushner et le Hamas: comment Mohammed Dahlan reconstruit son pouvoir à Gaza?», publiée dans le journal israélien Maariv.  

«Voici Mohammed Dahlan de retour sur le devant de la scène, comme s’il était sorti de nulle part. Ce vétéran de la politique palestinienne est devenu l’une des figures les plus influentes des initiatives internationales concernant la bande de Gaza», cest par ces mots que Jacky Hugi a commencé son enquête. Ce n’est pas l’Autorité palestinienne, mais Dahlan lui-même, exclu du Fatah, qui a été présent dans tous les événements importants concernant Gaza au cours de l’année écoulée : de l’aide alimentaire à l’accord de cessez-le-feu et au projet de reconstruction mené par la Maison-Blanche, a-t-il écrit.

La plupart de ses actions se déroulent discrètement et ne font donc pas la une des journaux mais une chose est sûre, lorsqu’il veut se faire un nom, il sait parfaitement comment s’y prendre.

Dahlan a conseillé les Américains tout au long de cette période, depuis le début de la guerre jusqu’à aujourd’hui. Ses conseils ont notamment porté sur la manière de communiquer avec le Hamas. Il a également mis en place un réseau de fidèles et d’agents dans toute la bande de Gaza, ce qui lui permet de sonder l’opinion publique sur l’ensemble du territoire.

Il y a environ cinq ans, il a fondé le parti Courant démocratique national, dont les représentants sont très actifs dans la bande de Gaza et ont été impliqués dans des échanges avec les services de renseignement égyptiens concernant un cessez-le-feu.

Depuis sa résidence à Abou Dhabi, Dahlan a mis en place un système d’aide alimentaire et matérielle aux populations déplacées, financé par ses propres fonds et par le gouvernement des Émirats arabes unis.

L’économie de Gaza est quasiment paralysée, avec un taux de chômage dépassant les 80%. De ce fait, les besoins fondamentaux de la population dépendent actuellement en grande partie des dons.

Parmi les entités et les pays qui soutiennent l’acheminement de nourriture et de produits de première nécessité à la population de Gaza figurent le Qatar, la Jordanie, les Nations Unies, des associations turques et même certains pays de l’UE. Cependant, Dahlan et les Émirats les ont tous surpassés et certainement pas pour des raisons liées uniquement à la charité.

Ensemble, Dahlan et les fonds gouvernementaux d’Abou Dhabi ont investi plus d’un milliard de dollars dans la bande de Gaza depuis le début du conflit. Et ce n’est sans doute pas par simple philanthropie.

Liens avec les Israéliens

Aujourd’hui, grâce à ses relations et à ses activités dans la bande de Gaza, Dahlan est considéré par beaucoup comme la figure politique la plus influente parmi les différentes factions qui gèrent actuellement la situation.

Il bénéficie d’une ligne de communication directe avec Jared Kushner, conseiller et gendre de Trump. Il entretient également des liens étroits avec le président égyptien Abdel Fattah Sissi depuis des années, en plus de ses contacts avec les services de renseignement égyptiens.

Dahlan n’a pas non plus rompu ses relations avec les dirigeants israéliens. Selon l’enquête de Maariv, presque tous les hauts responsables israéliens qui se sont rendus à Abou Dhabi au cours de la dernière décennie l’ont rencontré secrètement.

Cette semaine, Dahlan a envoyé ses hommes au Caire pour rencontrer des dirigeants du Hamas et d’autres factions palestiniennes. Le sujet de discussion portait sur la coordination des positions pour les mois à venir, jusqu’à la proclamation des résultats des élections israéliennes.

Chacun s’accorde à dire que le plan en quinze points proposé par les Américains a peu de chances d’être mis en œuvre rapidement en raison de l’opposition israélienne.

De nombreux points nécessitent une coordination entre les différentes parties. La bande de Gaza est actuellement une zone d’intense activité politique, militaire et internationale.

Les premiers soldats marocains sont arrivés dans la bande ces derniers jours et ont commencé à prendre position. Le projet de reconstruction est également en cours et, cette semaine, grâce aux pressions exercées par Jared Kushner lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu, Israël a autorisé pour la première fois l’entrée de bulldozers pour déblayer les décombres.

Au Caire, le gouvernement technocratique palestinien d’Ali Chaath attend le feu vert pour entrer dans la bande. Israël continue d’empêcher son entrée en raison du refus du Hamas de rendre les armes.

Parallèlement, Israël et le Hamas continuent d’échanger des tirs, l’armée israélienne attaquant et tuant presque quotidiennement des chefs de la branche armée du Hamas

Dimanche dernier a marqué une nouvelle étape politique importante. Jared Kushner a rencontré Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas.

Depuis le début du conflit, des responsables américains ont rencontré des dirigeants du Hamas mais une rencontre de cette ampleur est sans précédent. Le plus haut responsable du Hamas face à face avec le plus haut envoyé du président américain!

Tout cela se déroule alors que les États-Unis considèrent le Hamas, dans son intégralité, comme une organisation terroriste en vertu de leur législation.

Une fortune amassée grâce aux conseils en sécurité

Mohammed Dahlan, âgé de 64 ans, est né et a grandi à Khan Younis. Il a bâti sa fortune considérable en fournissant des services de conseil en sécurité aux gouvernements, se spécialisant dans la protection des personnes et des infrastructures étatiques.

Il a acquis son expérience dans sa jeunesse auprès des Soviétiques, lorsqu’il était officier au sein du Fatah. Durant la Première Intifada, il fut expulsé vers la Jordanie, puis s’installa en Tunisie où il rejoignit la direction palestinienne.

Après les accords d’Oslo, il retourna dans la bande de Gaza et devint un proche collaborateur de Yasser Arafat. Ce dernier le nomma à la tête du Service de sécurité préventive de la bande de Gaza et il devint par la suite ministre de l’Intérieur de l’Autorité palestinienne.

Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, ainsi que leurs branches armées, figuraient parmi ses principales cibles sécuritaires. Il entreprit alors une répression féroce contre eux, œuvrant à déjouer les attaques contre les Israéliens.

Cependant, un profond désaccord éclata rapidement entre Dahlan et Arafat, Dahlan jugeant le style administratif d’Arafat obsolète et la promotion de personnes non qualifiées à des postes clés.

Lorsque la bande de Gaza tomba aux mains du Hamas en 2007, Dahlan se trouvait à Ramallah et n’occupait aucune fonction officielle. Il demeura néanmoins l’artisan de la doctrine de sécurité de l’Autorité palestinienne à Gaza.

L’affrontement avec Abou Mazen

Dahlan s’installa en Jordanie puis à Abou Dhabi où il commença à se constituer une base populaire en soutenant les Palestiniens indépendamment de l’Autorité palestinienne. Il se distingua notamment par le financement de colis alimentaires pour les personnes démunies dans les camps de réfugiés. Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, considéra cela comme une activité subversive contre son autorité et tenta de l’arrêter. Au plus fort de leur conflit, il exclut Dahlan du Fatah.

Aujourd’hui, en l’absence d’un leader palestinien charismatique, Dahlan représente pour les Américains et les Israéliens un interlocuteur de premier plan. Il est à leurs yeux relativement jeune, modéré, laïc et très éloigné de l’appareil pléthorique de l’Autorité palestinienne. Politiquement, il est perçu comme modéré, pragmatique et indépendant mais aussi comme un homme politique avisé et difficile à gérer.

Le partenariat actuel entre Dahlan et le Hamas pourrait être trompeur. À ce stade, le Hamas avait désespérément besoin de lui pour défendre sa position face aux Américains. Et c’est précisément ce qui s’est produit. Dahlan a été l’un des principaux facteurs ayant conduit la Maison-Blanche à privilégier la reconstruction de Gaza plutôt que de poursuivre ses efforts pour éliminer le Hamas. Cependant, pour le mouvement, Dahlan demeure un adversaire politique. Nul ne peut prédire l’évolution de la situation et il pourrait redevenir un ennemi du Hamas. Les dirigeants du mouvement se souviennent encore très bien des dures années 1990, lorsque Dahlan agissait comme le shérif de Gaza, les traquant sans relâche.

Une force de police de deux mille membres

Outre ses autres responsabilités, Dahlan a obtenu avec succès le financement nécessaire à la création de la nouvelle force de police palestinienne. Dans sa phase initiale, cette force devrait compter deux mille officiers en uniforme, tous originaires de la bande de Gaza, déjà recrutés, certains ayant reçu une formation en Égypte et en Jordanie. Cette force est destinée à remplacer la police du Hamas. Sa mission principale sera le maintien de l’ordre public mais elle sera également chargée de récupérer les armes du Hamas et de protéger les membres du mouvement contre les représailles.

Si le Hamas ainsi que les milices armées par Israël pour combattre le Hamas étaient désarmés, cette force de police deviendrait la seule force de sécurité restante dans la bande de Gaza. Cependant, cette force serait loyale à celui qui la paie, à savoir Mohammed Dahlan.

Le rapport indique que le Hamas est pleinement conscient des implications de ce plan, Dahlan est en train de bâtir sa propre force privée sur les ruines de l’appareil dirigeant du mouvement.

Tant qu’il continuera à faire avancer le projet de reconstruction et à envoyer des centaines de millions de dollars d’équipements et de vivres, il bénéficiera du soutien du Hamas mais le moment décisif surviendra lorsqu’il commencera à «recouvrer sa dette» et à étendre son influence sur la bande de Gaza par le biais de la police. À ce moment-là, le Hamas tentera probablement de l’entraver. Jacky Hugi conclut par une affirmation frappante : «Tant qu’ils sont en vie !», ce qui sous-entend que l’élimination physique des membres du Hamas même s’ils ont accepté le plan international et le nouveau gouvernement technocratique n’est pas définitivement exclue par les ennemis du mouvement. 

Ce qui est certain pour le moment c’est que Mohammed Dahlan a réussi deux choses, redevenir un protagoniste de premier plan à Gaza ce qui était impensable il y a encore quelques années et en même temps, il a pris sa revanche sur l’OLP et Abou Mazen qui sont complètement exclus du dossier de Gaza.

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Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle

28. August 2026 um 10:13
Mi-août, à Deauville, une photo de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition en plein air. Élus de gauche et associations réclament sa réinstallation.   En bref Une photographie de Gaza a été retirée d’une exposition en plein air à…

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La Tunisie face aux intempéries socio-économiques

28. August 2026 um 10:12

Le monde traverse de grandes intempéries socio-économiques. Tous les observateurs s’accordent à dire qu’une transition vers un nouvel ordre mondial s’opère. Un processus irréversible qui semble hélas dominé par la guerre, l’injustice et le chaos s’est mis en place. Bien que tous les pays soient affectés à des degrés divers, les Tunisiens sont légitimement en droit de chercher les moyens d’intégrer cette mutation avec le minimum de désagréments. Pour y parvenir, il convient de faire un état des lieux sans complaisance.

Med-Dahmani Fathallah *

La Tunisie fait face à une crise structurelle profonde, née de l’interconnexion de trois cercles vicieux :

– le piège de la rente administrative et économique : la Tunisie souffre d’une économie duale. D’un côté s’impose un secteur privé corporatiste, protégé par des barrières à l’entrée et une bureaucratie asphyxiante ; de l’autre subsiste un secteur informel massif qui absorbe une jeunesse marginalisée. L’État-providence historique, jadis vecteur de mobilité sociale par l’éducation, est devenu budgétairement insoutenable ;

– l’épuisement du contrat social post-indépendance : la promesse d’ascension sociale par le diplôme est rompue, générant un chômage structurel massif chez les jeunes diplômés (de 25 % à 38 % selon les catégories). Il en résulte une fuite dramatique des cerveaux et une érosion de la confiance envers l’ensemble des institutions (partis, syndicats, justice, corporations, associations) ;

– le choc géopolitique et environnemental mondial : dépendante des importations d’énergie et de céréales, la Tunisie subit de plein fouet la fragmentation du commerce international, le resserrement financier mondial et la crise climatique (les sécheresses récurrentes frappant de plein fouet l’agriculture). À cela s’ajoutent des pressions extérieures étouffantes visant à forcer le pays à s’aligner sur l’une ou l’autre des puissances rivales.

Que peuvent faire les Tunisiens pour traverser la tempête ?

Face à l’inflation, à l’effondrement du pouvoir d’achat et à l’incertitude du quotidien, des tentations collectives surgissent fréquemment : le repli, la colère stérile et la confrontation. Pourtant, la sociologie des crises nous enseigne qu’aucun pays ne s’est jamais redressé par le chaos. Toute refondation durable exige deux préalables absolus : la sagesse collective et la non-violence méthodique, fondements de la résilience.

La violence, qu’elle soit physique, verbale ou institutionnelle détruit le capital social, effraie l’investissement et dégrade le tissu communautaire. Les révolutions sociales dépourvues de projet économique rationnel mènent invariablement à des récessions plus sévères. La sagesse consiste à reconnaître que les solutions miracles venues d’ailleurs ou dictées par des slogans partisans conduisent inévitablement à d’amers échecs.

Pour surmonter ces intempéries, l’effort doit devenir horizontal : il s’agit de mobiliser le pouvoir d’agir des citoyens à travers des actions concrètes, pacifiques et structurantes.

Nous avons identifié quatre leviers citoyens pour l’action :

– basculer de la culture de la rente vers celle de l’initiative : pendant des décennies, le modèle tunisien a habitué le citoyen à tout attendre de l’État. Aujourd’hui, l’État n’en a plus les moyens financiers ;

– s’orienter vers le micro-entrepreneuriat et les coopératives : plutôt que de viser l’emploi public, la jeunesse doit s’organiser en coopératives agiles, ciblant les secteurs d’avenir : agriculture durable, économie circulaire, traitement de l’eau et le numérique en intégrant l’IA comme technologie incontournable ;

– mettre le cap sur la simplification citoyenne : les communautés locales peuvent instaurer des réseaux d’entraide pour contourner les lourdeurs administratives, notamment en mutualisant l’outillage agricole ou en organisant des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;

– réinventer le lien communautaire et la solidarité locale : la force historique de la Tunisie réside dans la solidité de son tissu familial et social. Face à la crise, ce réseau doit se structurer de manière novatrice :

– s’orienter vers les tontines d’investissement et la micro-épargne : structurer des fonds de solidarité de quartier afin de financer des micro-projets locaux, sans dépendre de taux bancaires prohibitifs ;

– miser sur l’économie du partage : généraliser l’entraide pour la garde d’enfants, le covoiturage et le soutien scolaire gratuit, garantissant ainsi le niveau éducatif des enfants issus de milieux défavorisés ;

– réorienter la diaspora vers l’investissement d’impact : la communauté tunisienne à l’étranger transfère chaque année des devises essentielles à la subsistance des familles. Toutefois, cet appui ne doit plus se limiter à la simple consommation et s’orienter vers des investissements rentables. La diaspora peut structurer des fonds d’investissement à impact social pour soutenir directement les startups et PME dans les régions de l’intérieur (investisseurs citoyens et «business angels») ;

– transférer les compétences : organiser des programmes de mentorat à distance pour former les jeunes aux compétences les plus recherchées sur le marché international.

Exercer une citoyenneté responsable et éclairée

Bien naviguer à travers les intempéries sociales exige une transformation des comportements individuels au quotidien.

Consommation locale et raisonnée : privilégier les produits nationaux pour limiter la fuite des devises et soutenir l’agriculture comme l’artisanat locaux.

Sobriété énergétique et gestion de l’eau : face aux défis climatiques, l’adoption de gestes civiques rigoureux pour la préservation des ressources constitue un acte de patriotisme économique direct.

Il convient de souligner que plusieurs de ces recommandations font déjà l’objet d’initiatives sur le terrain. Il importe de les soutenir et de les auditer régulièrement afin d’en assurer la pérennité.

Le rôle de l’État à l’avenir

L’État doit demeurer le socle indéfectible de cet édifice. Son rôle consiste à moderniser les infrastructures et, surtout, à abroger les lois obsolètes tout en promulguant un cadre légal incitatif pour stimuler l’effort citoyen.

En soi, la tempête actuelle n’est ni une fatalité, ni une sentence de souffrances infinies. Elle constitue le signal brutal qu’un modèle épuisé doit céder la place à une société de responsabilité.

En plaçant la retenue, le travail collaboratif et la non-violence au cœur de leur démarche, les Tunisiens ont l’opportunité de prouver que la véritable souveraineté d’un peuple ne réside pas dans la rhétorique politique, mais dans sa capacité à se prendre en charge avec dignité et solidarité.

* Universitaire.

Note de l’auteur : En tant qu’universitaire retraité, mon analyse est affranchie de toute posture partisane ou idéologique. Mon unique objectif est d’examiner rigoureusement les dynamiques de la crise tunisienne afin de proposer un cadre citoyen et pragmatique.

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Tunisie | Le Conseil des bâtonniers appelle à libérer Me Chawki Tabib

28. August 2026 um 09:24

L’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) a publié, jeudi 27 août 2026, ce communiqué que nous traduisons ci-dessous de l’arabe émanant du Conseil des anciens bâtonniers et relatif à la situation du bâtonnier Chawki Tabib, placé en détention le 14 avril 2026, après s’être présenté devant le juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier à Tunis.

À l’invitation du bâtonnier Boubaker Bethabet, le Conseil des anciens bâtonniers a délibéré, ce jour du 27 août 2026, sur la situation du bâtonnier Chawki Tabib. Ce dernier a entamé une grève de la faim pour protester contre les restrictions auxquelles il est soumis en détention, marquées par le refus de satisfaire aux droits les plus élémentaires garantis aux personnes détenues par la constitution et la loi. À cette occasion, le Conseil :

– réaffirme sa position de soutien au bâtonnier Chawki Tabib, adoptée dès le moment de son arrestation ;

– réitère l’exigence que soient garanties les conditions d’un procès équitable et que le bâtonnier Chawki Tabib soit remis en liberté afin de pouvoir assurer sa propre défense devant une justice indépendante.

– soutient les revendications du bâtonnier Chawki Tabib en tant que personne détenue ; des demandes restées sans réponse sous des prétextes fallacieux et bureaucratiques, ce qui s’apparente à une restriction des droits ainsi qu’à des manœuvres dilatoires injustifiées ;

– exige le respect des droits de la défense, la levée des restrictions imposées et la garantie du droit du bâtonnier Chawki Tabib à recevoir des soins médicaux, d’autant plus que les médecins de l’administration pénitentiaire ont donné leur feu vert à cet égard ;

– saluent le soutien apporté aux avocats par les organisations régionales et internationales, ainsi que la solidarité manifestée par leurs confrères et consœurs envers lui et les instances représentatives ;

– soutiennent également toutes les actions entreprises par le Conseil de l’Ordre national des avocats pour faire aboutir ces revendications ;

– exhortent le bâtonnier Chawki Tabib à mettre fin à sa grève de la faim, craignant pour sa santé, notamment en raison de la perte de poids rapide et des problèmes oculaires qu’il présente ;

– considèrent que ce communiqué, tout en s’adressant au bâtonnier Chawki Tabib, exprime également leur solidarité avec tous les avocats confrontés aux mêmes restrictions ; et s’adresse aussi à l’ensemble des avocats, en Tunisie et dans le monde entier, pour les appeler à poursuivre la lutte et à contribuer à la consécration des droits de la défense ainsi qu’à l’amélioration des conditions de détention.

Signataires :

Bâtonnier Abdeljalil Bouraoui

Bâtonnier Béchir Essid

Bâtonnier Abdessattar Ben Moussa

Bâtonnier Mohamed Fadhel Mahfoudh

Bâtonnier Ameur Meherzi

Bâtonnier Hatem Mziou

Bâtonnier Boubaker Bethabet.

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La pseudo-liste d’espions de Jabaroot, un coup d’épée dans l’eau

28. August 2026 um 08:47
Finalement, la soi-disant liste de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains, publiée par les apprentis sorciers du groupe Jabaroot, n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. La Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la…

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