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500 ex-diplomates pressent l’UE d’agir contre la colonisation. Mais où sont les pays arabes?

06. Oktober 2026 um 07:53

Près de 500 anciens diplomates et responsables européens demandent à l’UE de prendre des mesures contre le projet israélien de colonisation E1 en Cisjordanie occupée. Parmi eux, les Français Dominique de Villepin et Alain Juppé.

Près de 500 anciens diplomates, ministres et responsables européens appellent l’Union européenne à agir contre le projet israélien de colonisation E1 en Cisjordanie occupée, dans une tribune publiée lundi 5 octobre dans Libération.

Parmi les signataires figurent les anciens Premiers ministres français Dominique de Villepin et Alain Juppé, mais aussi les anciens chefs de gouvernement italien Massimo D’Alema, belge Yves Leterme et suédois Stefan Löfven. Deux anciens présidents du Parlement européen, Josep Borrell et Enrique Barón Crespo, ont également signé le texte, rapportent plusieurs médias européens comme BFMTV.

Plus de 1 200 logements prévus

Le projet E1 prévoit la construction de plus de 1 200 logements près de Jérusalem. Ses opposants estiment qu’il pourrait isoler davantage Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie et compromettre la création d’un futur État palestinien.

Les signataires dénoncent l’inaction de l’Union européenne face à ce projet. Ils demandent à la Commission européenne de présenter rapidement des mesures contre les entreprises et institutions financières impliquées dans la construction des colonies.

Lire aussi: Cisjordanie : la colonie E1, une condamnation en mots, une complicité dans les faits

Ils réclament également l’interdiction des échanges commerciaux entre l’UE et les colonies israéliennes considérées comme illégales, ainsi que la suspension des dispositions commerciales de l’accord d’association entre l’UE et Israël.

Les anciens responsables européens souhaitent que ces mesures soient discutées lors de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, prévue le 12 octobre.

Les pays arabes face à leurs responsabilités

Cette pression sur l’Europe intervient alors que l’attitude des pays arabes suscite également des critiques. Malgré leurs déclarations de soutien aux Palestiniens et leur condamnation de la colonisation israélienne, les gouvernements arabes restent largement en retrait lorsqu’il s’agit d’adopter des mesures concrètes susceptibles de faire pression sur Israël.

Cette prudence alimente les interrogations sur la capacité des pays arabes à peser collectivement sur le dossier palestinien. Alors que l’Union européenne est appelée à utiliser ses leviers économiques et diplomatiques, certains observateurs estiment que les États arabes pourraient eux aussi renforcer la pression, notamment en mobilisant leurs relations diplomatiques et économiques avec Israël.

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À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale

02. Oktober 2026 um 08:38

La formule était celle de Benjamin Netanyahu. La réponse est venue d’Islande. Après que le Premier ministre israélien eut qualifié de «lâches moralement» les délégations ayant quitté la salle pendant son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a repris les mêmes mots pour désigner ceux qui refusent de négocier une paix durable, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations en détresse et ne respectent pas le droit international.

Djamal Guettala 

«Nous avons entendu les mots “moral cowards” depuis cette tribune», a-t-elle déclaré le 26 septembre 2026, lors de la 81e session de l’Assemblée générale. Puis elle a précisé sa définition : les «lâches moralement» sont, selon elle, les dirigeants qui refusent de s’asseoir à la table des négociations pour rechercher une paix juste et durable, ceux qui refusent l’accès à l’aide humanitaire et ceux qui persistent à violer le droit international.

La ministre ne s’est donc pas attardée sur les délégations sorties de la salle. Elle a déplacé la discussion vers Gaza et vers les décisions prises par ceux qui ont le pouvoir d’agir.

Gaza : reconstruire ne suffit pas

Dans son intervention, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a refusé que la reconstruction de Gaza soit considérée comme une réponse suffisante.

«Nous ne pouvons pas accepter que Gaza soit détruite et reconstruite à plusieurs reprises alors que la cause profonde demeure sans solution», a-t-elle déclaré. Elle a également dénoncé l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violences commises contre les civils palestiniens.

Quelques jours avant son intervention à l’Onu, l’Islande avait déjà réaffirmé son soutien à la solution à deux États et annoncé une contribution de 100 millions de couronnes islandaises au fonds de l’Onu destiné à la reconstruction de Gaza. Reykjavik estime que cette reconstruction doit s’inscrire dans la perspective d’un État palestinien viable.

La ministre islandaise a également consacré une partie de son discours aux règles internationales et à leur application. Son constat est sévère : certains gouvernements les respectent lorsqu’elles servent leurs intérêts et les contestent lorsqu’elles deviennent contraignantes. Défendant le respect des décisions des juridictions internationales, elle a estimé que celles-ci ne peuvent être acceptées uniquement lorsque leur résultat convient aux gouvernements concernés.

L’argument ne concerne pas uniquement le Proche-Orient. Il concerne aussi, selon elle, l’invasion russe de l’Ukraine, la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir, plaçant ainsi ces questions dans le même cadre : celui de règles internationales qui doivent être respectées même lorsqu’elles contrarient les intérêts d’un État.

«Une paix juste et durable»

Sur Gaza, le message islandais ne s’arrête pas à l’aide humanitaire. Reykjavik défend toujours la création d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, avec pour objectif que les deux peuples puissent vivre «en sécurité, dans la dignité et dans la paix», selon les termes employés par la ministre devant l’Assemblée générale.

Dans une déclaration publiée deux jours avant son discours, l’Islande avait par ailleurs rappelé que le Hamas ne devait pas avoir de rôle dans l’avenir de la Palestine et que les groupes armés présents à Gaza devaient être désarmés. Le gouvernement islandais présentait alors la solution à deux États comme la voie permettant, selon sa position officielle, de parvenir à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région.

Le face-à-face verbal de l’Onu tient donc en deux usages d’une même expression. Netanyahu l’a employée pour qualifier les délégations ayant quitté la salle au moment où il allait prononcer son discours. La ministre islandaise l’a reprise pour parler des dirigeants qui, selon elle, refusent de négocier, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations qui en ont besoin et s’affranchissent du droit international.

À New York, deux discours, deux définitions des «lâches moralement» — et une même tribune devenue, le temps d’un échange, le théâtre d’un affrontement diplomatique autour de Gaza et du droit international.

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Géopolitique de la colonisation : Sebta reste une ville marocaine

14. September 2026 um 15:11
Cet appel d’air brûlant soufflant sur les braises du dossier, déjà bien épineux, du Sahara donne froid à la tête au moment où se profilent déjà de gros soucis pour les relations futures entre Rabat et Madrid. Bomber le torse,…

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