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​Le SNJT solidaire avec Insaf Boughdiri et Hamza Belloumi

18. Juli 2026 um 22:57

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa totale solidarité avec les journalistes Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, suite à leur condamnation par contumace à un an de prison ferme.

Dans son communiqué, le syndicat a fermement contesté ce verdict prononcé par la Cour d’appel de Tunis, assorti d’une amende financière, suite à une plainte déposée en 2015 par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki. L’affaire concerne la diffusion, dans le cadre de l’émission « El Yaoum El Thamen » (Le Huitième Jour) sur la chaîne El Hiwar El Tounesi, d’un extrait vidéo attribué par erreur à ce dernier.

​Le SNJT a tenu à rappeler que le journaliste Hamza Belloumi avait immédiatement pris les mesures correctives requises sur le plan déontologique, en présentant des excuses et en rectifiant le tir. Une démarche qui s’inscrit, selon le syndicat, dans le cadre des mécanismes d’autorégulation et de responsabilité professionnelle, témoignant du respect du droit du public à une information exacte.

​Parallèlement Moncef Marzouki avait intenté une action en justice en 2015 auprès du Tribunal de première instance de Manouba. Après des années de procédures, ce tribunal avait d’abord rendu un jugement par contumace condamnant cinq journalistes, dont Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, à des amendes financières.

​« Cependant, la surprise a été totale cette semaine pour les deux journalistes, qui ont découvert l’existence d’un arrêt d’appel, rendu lui aussi par contumace, alourdissant la peine à un an de prison ferme avec amende, assorti d’un mandat de recherche à leur encontre », déplore le SNJT en rappelant que Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri ont entamé les démarches légales pour suspendre l’exécution de cette peine et faire opposition à ce jugement

​Face à cette situation, le SNJT exige de la Cour d’appel de Tunis une révision de ce verdict et demande à ce que le droit à la défense des deux journalistes soit pleinement garanti dans le cadre d’un procès équitable sachant que l’audience a été fixée pour le 21 juillet.

Y. N.

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Trafic de cocaïne | Trois femmes condamnées à des peines de 20 à 30 ans de prison

18. Juli 2026 um 22:43

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison, allant de 20 à 30 ans de réclusion, à l’encontre de trois femmes.

L’affaire remonte à une opération menée par les services de sécurité et des douanes à l’aéroport international de Tunis-Carthage, où un réseau féminin de trafic de drogue a été démantelé.

Les suspectes avaient été interpellées en flagrant délit alors qu’elles tentaient d’introduire sur le territoire national, plus de 4 kg de cocaïne.

Y. N.

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France – Angleterre en live streaming : Coupe du Monde 2026

Von: mounir
18. Juli 2026 um 21:59

La France et l’Angleterre s’affrontent aujourd’hui dans un match de prestige pour décrocher la troisième place de la Coupe du monde 2026. Les Bleus retrouvent les Trois Lions. Après leur élimination en demi-finales, les deux sélections veulent terminer leur Mondial sur une victoire. Découvrez l’heure du coup d’envoi, la chaîne TV, les compositions probables, les statistiques et tous les enjeux de France – Angleterre aujourd’hui.

Suivez en live streaming France – Angleterre coupe du monde 2026:

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Tabarka | Libération du domaine public maritime à la plage de Berkoukech

18. Juli 2026 um 21:03

​​L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a mené une campagne de contrôle conjointe sur la plage de Berkoukech, dans le gouvernorat de Jendouba.

​Cette opération ciblée vise à libérer le domaine public maritime, à garantir la gratuité de l’accès aux plages pour les citoyens et à lutter fermement contre les infractions liées à l’exploitation illégale du littoral, indique l’Apal en précisant que les interventions ont été menée en coordination avec la garde maritime de Tabarka et la commune de Nouvelle-Tabarka.

​Les autorités ont pris toutes les mesures juridiques nécessaires à l’encontre des contrevenants, sachant que les infractions constatées concernent principalement le non-respect des clauses des autorisations d’occupation temporaire et le dépassement flagrant des superficies initialement accordées.

La même source a réitéré l’importance de préserver la propreté des plages, en ajoutant que cette action s’inscrit dans un effort commun et continu visant à assurer la sécurité, le confort des estivants et la réussite de la saison touristique pour tous.

Y. N.

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Tunisie | Décès de l’artiste Salah Farzit

18. Juli 2026 um 20:10

L’artiste emblématique de la chanson populaire tunisienne Salah Farzit s’est éteint ce samedi 18 juillet 2026, à l’âge de 73 ans.

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé sa disparition avec une profonde tristesse, saluant la mémoire d’une figure incontournable du patrimoine musical national.

​Né en 1953, Salah Farzit a vu son étoile briller dès les années 1970 et il s’est rapidement imposé comme l’un des créateurs les plus talentueux et les plus influents de l’art populaire tunisien.

​Considéré comme un véritable novateur du mezoued, il a su moderniser la musique populaire tout en lui préservant son âme, rappelle le ministère des Affaires culturelles, en ajoutant que Salah Farzit laisse derrière lui un répertoire riche qui a marqué plusieurs générations, avec des succès intemporels ancrés dans la mémoire collective.

Parmi ses chansons les plus célèbres aux dimensions humaines et sociales profondément touchantes, on retient particulièrement ​« Irdha Alina Ya Lomima », mais aussi ​« Fadh El Kass », ou encore ​ ​« El Warda elli nahki aliha », ​« Gharriti Biya »…

En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses condoléances les plus attristées à la famille, aux proches et amis de l’artiste Salah Farzit.

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Coupures d’électricité à Tozeur | Avis aux utilisateurs de concentrateurs d’oxygène

18. Juli 2026 um 19:43

La Direction régionale de la Santé à Tozeur appelle les patients sous concentrateurs d’oxygène à se rendre immédiatement aux urgences en cas de coupure de courant.

En raison des interruptions programmées de l’électricité susceptibles d’arrêter le fonctionnement de leurs appareils, les autorités sanitaires demandent aux malades de rejoindre l’hôpital le plus proche munis de leur propre équipement afin de garantir la continuité de leurs soins.

Pour les personnes dans l’impossibilité de se déplacer, elles peuvent contacter immédiatement la Protection civile pour assurer leur transfert sécurisé vers les services d’urgence.

La DRST réaffirme par ailleurs son engagement total pour la sécurité des citoyens et souhaite un prompt rétablissement à tous les malades.

Y. N.

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Tunisie | Un pic à 42 °C annoncé pour cette nuit !

18. Juli 2026 um 19:15

Pour cette nuit de fortes températures sont annoncées par l’Institut national de la météorologie (INM) qui prévoit également des cellules orageuses accompagnées de pluies éparses persisteront sur les hauteurs ouest et localement sur le centr.

Avec un vent faible à modéré et une mer calme à peu agitée, la nuit sera particulièrement chaude en Tunisie avec des températures nocturnesallant jusqu’à 42 degrés.

Le thermomètre affichera en effet entre 30°C et 35°C sur les régions côtières et les hauteurs, entre 36°C et 40°C sur le reste du pays, et atteindra des pics de 42°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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Nadia Zrelli : Le PIB ne suffit plus, l’avenir économique passe par le bien-être des Tunisiens

18. Juli 2026 um 13:28

Alors que les indicateurs macroéconomiques restent au cœur de l’évaluation des politiques publiques, une nouvelle approche gagne du terrain : celle de l’économie du bien-être.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Nadia Zrelli, économiste et vice-présidente MENA de la Global Inclusive Economy Society, souligne que le progrès d’un pays ne peut plus être mesuré uniquement à travers son PIB, son taux de croissance ou son niveau d’inflation. Selon elle, l’enjeu est désormais d’aller au-delà des indicateurs macroéconomiques pour comprendre comment les citoyens vivent réellement, comment ils perçoivent leur avenir et comment ils évaluent leur propre qualité de vie.

Le PIB, la croissance, l’inflation ou encore le taux de pauvreté demeurent les références traditionnelles pour mesurer la performance économique d’un pays. Pourtant, ces indicateurs ne suffisent plus à rendre compte du bien-être réel des populations. C’est l’un des constats majeurs de l’analyse développée par Nadia Zrelli, qui estime que les indicateurs monétaires ne captent qu’une partie de la réalité sociale.

Selon elle, le bien-être est une notion multidimensionnelle qui combine à la fois des éléments objectifs, comme le revenu, l’accès aux services ou les conditions de vie, et des dimensions plus subjectives liées au ressenti individuel, au sentiment de sécurité, à la confiance ou encore au lien social. Les performances économiques peuvent contribuer à améliorer le bien-être, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer le niveau de satisfaction d’une population.

Cette limite renvoie directement au célèbre paradoxe d’Easterlin, selon lequel une augmentation de la richesse collective ne conduit pas automatiquement à une population plus heureuse. L’économiste rappelle que plusieurs décennies de politiques publiques centrées principalement sur la croissance ont montré leurs limites : un pays peut enregistrer de meilleures performances économiques sans que ses citoyens ressentent nécessairement une amélioration de leur quotidien.

Le premier baromètre tunisien du bien-être : une nouvelle lecture de la société

Pour mieux comprendre les déterminants du bien-être en Tunisie, Nadia Zrelli a initié, à travers Global Inclusive Economy Society, le premier baromètre tunisien du bien-être individuel. Cette enquête, réalisée auprès de populations ciblées, notamment des étudiants de la génération Z issus de l’Université de Carthage et des femmes entrepreneures en collaboration avec la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise, vise à combler un manque important de données microéconomiques sur le sujet.

L’économiste souligne que jusqu’à présent, la Tunisie disposait essentiellement d’indicateurs macroéconomiques ou territoriaux, mais très peu d’informations permettant de comprendre les facteurs qui influencent directement le bonheur et la satisfaction des individus.

Les résultats auprès des étudiants de la génération Z apportent un éclairage particulièrement révélateur. Contrairement à une lecture strictement économique du bien-être, l’argent n’apparaît pas comme le premier déterminant de leur satisfaction. Le facteur dominant est la famille, le soutien social et le sentiment d’appartenance.

Selon Nadia Zrelli, cette génération accorde également une importance majeure à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les jeunes interrogés ne souhaitent pas uniquement maximiser leurs revenus, mais recherchent un équilibre global leur permettant de préserver leur qualité de vie. L’argent et la richesse arrivent en troisième position, avec toutefois une dimension culturelle particulière, notamment une volonté de réussir tout en restant alignés avec leurs valeurs.

L’étude met également en évidence des profils différents chez les femmes entrepreneures. Les dirigeantes disposant d’une entreprise établie depuis plusieurs années affichent généralement un niveau de bien-être plus élevé, porté par l’expérience, la stabilité et un sentiment d’accomplissement. À l’inverse, les jeunes entrepreneures ou celles qui dirigent de petites structures individuelles ou familiales font face à davantage de stress et d’incertitudes. Leur niveau de satisfaction dépend fortement de leur capacité à dépasser les obstacles liés au développement de leur activité.

Le soutien social pèse presque autant que le PIB dans le bien-être

Les données internationales confirment cette vision plus large du progrès. Selon l’analyse de Nadia Zrelli, le PIB, utilisé comme indicateur indirect du pouvoir d’achat, n’expliquerait que 27,6 % du niveau de bien-être en Tunisie. Le soutien social représenterait 26,9 %, tandis que la santé contribuerait à hauteur de 10,1 %.

Son analyse met ainsi en évidence le rôle central des facteurs non économiques. La qualité des relations sociales, la solidarité familiale, la confiance dans les institutions, le sentiment de sécurité ou encore la perception de pouvoir accéder aux opportunités jouent un rôle déterminant dans l’évaluation que les citoyens font de leur propre vie.

Elle rappelle que la société tunisienne présente une particularité importante : malgré les difficultés économiques, notamment pour les ménages à faibles revenus, les mécanismes sociaux et familiaux continuent de constituer un facteur de résilience. Le soutien de la famille, l’appartenance communautaire, les valeurs culturelles et l’espérance contribuent à maintenir une perception positive de l’avenir.

Cette dimension rejoint également certaines conclusions des travaux des Nations Unies sur les perceptions sociales, qui montrent une capacité importante des Tunisiens à conserver une forme d’optimisme malgré les contraintes économiques.

Pourquoi la Tunisie recule dans les classements du bonheur

La perception du bien-être ne dépend toutefois pas uniquement des solidarités sociales. Nadia Zrelli souligne que le recul relatif de la Tunisie dans les classements internationaux du bonheur s’explique notamment par une dégradation de certains facteurs institutionnels.

Elle cite en particulier la perception de la corruption, qui influence directement le sentiment d’équité et d’accès aux opportunités. Pour les jeunes générations notamment, le sentiment que la réussite dépend moins du mérite que des réseaux ou des relations constitue un facteur négatif important.

L’accès limité aux opportunités, les barrières sociales et professionnelles ainsi qu’une perte de confiance dans la méritocratie contribuent à affaiblir le sentiment de satisfaction, même lorsque certains indicateurs économiques évoluent favorablement.

Pourquoi la baisse de l’inflation ne suffit pas à améliorer le quotidien

Le décalage entre les statistiques économiques et le ressenti des ménages apparaît également dans la question du pouvoir d’achat. La baisse de l’inflation devrait théoriquement améliorer la perception du niveau de vie. Pourtant, beaucoup de Tunisiens continuent de ressentir une pression financière importante.

Selon Nadia Zrelli, cette contradiction s’explique notamment par les limites des méthodes classiques de mesure de l’inflation. Les indices reposent principalement sur un panier de biens de consommation courante, alors que les dépenses qui prennent aujourd’hui une place croissante dans les budgets des ménages concernent aussi les services.

Elle cite notamment la santé, l’éducation et les loisirs. L’accès aux soins privés représente une charge de plus en plus lourde pour de nombreux ménages qui cherchent une alternative à un système public jugé insuffisant. De même, les familles consacrent une part importante de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants, notamment à travers l’enseignement privé ou les cours de soutien.

Les loisirs constituent également un indicateur révélateur du bien-être. Les vacances, les sorties ou les activités culturelles contribuent fortement à la qualité de vie, mais restent difficilement accessibles pour une grande partie de la population. Ainsi, même lorsque l’inflation ralentit, les ménages peuvent continuer à ressentir une dégradation de leur bien-être parce que leurs arbitrages budgétaires se font au détriment d’autres dimensions essentielles de la vie.

Vers une nouvelle conception des politiques publiques

Pour intégrer réellement le bien-être dans les politiques publiques tunisiennes, Nadia Zrelli identifie trois défis majeurs.

Le premier consiste à dépasser une approche exclusivement monétaire des politiques économiques. Réduire le chômage, maîtriser l’inflation ou stimuler la croissance restent indispensables, mais ces objectifs doivent être complétés par une vision plus globale intégrant la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement, la confiance et la qualité des relations sociales.

Le deuxième défi concerne le développement de données fiables. L’économiste insiste sur l’importance de disposer d’informations microéconomiques permettant de comprendre les différences entre catégories sociales, générations et territoires. Sans données précises sur le ressenti des citoyens, il devient difficile de concevoir des politiques adaptées.

Le troisième enjeu concerne l’intégration de la qualité de vie dans les politiques locales. Nadia Zrelli estime que les territoires doivent être analysés au-delà des infrastructures économiques classiques, en prenant en compte l’accès aux services, l’environnement, la qualité du logement, les équipements culturels ou encore les possibilités de loisirs.

Elle rappelle que plusieurs organisations internationales développent aujourd’hui des approches comme les indicateurs de qualité de vie ou les bases de données sur le bien-être, afin de dépasser la vision limitée du PIB.

Le bien-être, un investissement stratégique plus qu’un coût

Contrairement à certaines perceptions, intégrer le bien-être dans les politiques publiques ne nécessite pas nécessairement des dépenses massives supplémentaires. Pour Nadia Zrelli, la première étape repose avant tout sur une évolution de la manière de concevoir les politiques publiques.

Il s’agit, selon elle, de mobiliser les expertises existantes, de produire de nouvelles données et d’ajouter cette dimension aux stratégies économiques déjà mises en place. Les résultats ne peuvent évidemment pas être immédiats, car l’évaluation d’une politique publique nécessite plusieurs années, mais le changement d’approche doit commencer dès maintenant.

Alors que la Tunisie cherche à redéfinir ses priorités économiques et sociales, l’économie du bien-être propose une nouvelle grille de lecture : la réussite d’un pays ne se mesure plus uniquement à ce qu’il produit, mais aussi à la manière dont ses citoyens vivent, espèrent et construisent leur avenir. Le véritable défi pour les prochaines années sera donc de transformer cette notion en un outil concret de décision publique.

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Le blues des livreurs Glovo tunisiens

18. Juli 2026 um 13:06

La mobilisation des livreurs tunisiens — qui a débuté devant le siège de Glovo, filiale locale du célèbre groupe espagnol, dans le quartier du Lac 2 à Tunis — se transforme en un conflit plus large concernant la reconnaissance des droits des travailleurs de l’économie des plateformes numériques. L’UGTT, la puissante centrale syndicale, soutient leurs revendications, alors que les autorités publiques restent de marbre, alors qu’elles sont censées avoir voix au chapitre, puisque la plupart de ces plateformes numériques ne respectent pas le droit du travail. (Photo; Image générée par IA).

Parmi les principales revendications figurent des rémunérations jugées insuffisantes, la prise en charge intégrale des frais de carburant et d’entretien par les livreurs, l’absence de couverture sociale, les risques d’accidents de la route et la possibilité d’être exclus des applications sans aucune procédure de recours. L’esclavage moderne, en quelque sorte, dans toute sa splendeur numérique.

Un premier arrêt de travail a été organisé le 10 juillet par un groupe de livreurs de Glovo ; ils s’étaient rassemblés devant les bureaux de l’entreprise pour dénoncer des conditions de travail difficiles et l’absence de protections adéquates.

Des images et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses motos stationnées sur le lieu de la manifestation.

La mobilisation s’est ensuite élargie aux travailleurs utilisant d’autres applications de livraison. Le 15 juillet, un représentant des livreurs a annoncé une grève générale du secteur, expliquant que la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des données mobiles nécessaires au fonctionnement des applications de géolocalisation absorbait une part croissante de leurs revenus.

Les revendications clés incluent l’instauration d’un tarif minimal obligatoire de trois dinars pour toute livraison effectuée dans un rayon de trois kilomètres.

Les livreurs réclament également une rémunération individuelle pour chaque commande, contestant le système permettant aux plateformes de regrouper plusieurs livraisons en une seule course — une pratique qui réduit la rémunération et les primes versées au livreur.

Une autre question concerne l’organisation du temps de travail ; les manifestants demandent la suppression du système de créneaux horaires fixes, jugé trop rigide, car il peut pénaliser les travailleurs en cas de panne de moto, de crevaison ou d’autres imprévus. La proposition consiste à adopter un modèle similaire à celui utilisé par les chauffeurs de taxi via des applications, leur permettant de se connecter et de se déconnecter librement selon leurs disponibilités.

La liste des revendications comprend aussi une demande de revenu journalier minimal garanti de 80 dinars pour huit heures de travail effectif. Ce montant a suscité des débats sur les réseaux sociaux, mais ses partisans soutiennent qu’il est nécessaire pour couvrir les frais de carburant, d’entretien, de connexion internet, la dépréciation du véhicule ainsi que les risques professionnels.

A titre de comparaison, la rémunération quotidienne d’une aide- ménagère en Tunisie varie entre 45 et 50 dinars, sans autre frais personnel que le transport de et vers le lieu de travail. La revendication des livreurs semble donc raisonnable.

La contestation a reçu le soutien de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui réclame la reconnaissance officielle des travailleurs des plateformes — en particulier les livreurs — ainsi que leur intégration encadrée dans le système économique. La centrale syndicale revendique une rémunération équitable, une couverture sociale et sanitaire, une assurance contre les accidents, ainsi que le droit pour ces travailleurs de constituer des instances syndicales représentatives. Selon une étude présentée par l’UGTT le 29 juin, environ 60 000 personnes en Tunisie travaillent via des plateformes numériques dans des secteurs tels que la livraison commerciale, la distribution de produits pharmaceutiques, les services à domicile et le transport de passagers à moto. Il apparaît que 98 % d’entre elles ne disposent pas d’une couverture sociale adéquate, tandis que 75 % font face à des revenus irréguliers.

Par ailleurs, 60 % de ces livreurs peineraient à obtenir une assurance pour les véhicules qu’ils utilisent dans le cadre de leur activité.

I. B.

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Délestages : La STEG annonce des coupures tournantes ce samedi

18. Juli 2026 um 12:43

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité ce samedi 18 juillet 2026 dans plusieurs régions, délégations et quartiers dans un contexte marqué par une forte hausse de la demande énergétique liée à la vague de chaleur.

Dans un communiqué, la STEG précise que ces interruptions pourraient intervenir entre 12h00 et 16h00, de manière intermittente, afin de préserver la sécurité et la continuité du système électrique national. Le rétablissement du courant se fera sans préavis dès que les conditions le permettront.

Plusieurs zones concernées dans le Grand Tunis

Les coupures pourraient toucher plusieurs délégations et quartiers relevant des gouvernorats de Tunis, Ben Arous, L’Ariana et La Manouba.

La liste communiquée par la STEG comprend notamment Tunis, Ben Arous, La Nouvelle Médina, les Berges du Lac, Radès, Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, Sidi Daoud/Soukra, El Mourouj, Sanhaja, Riadh El Andalous, l’Ariana, la Manouba.

La société précise toutefois que cette liste n’est pas définitive et que d’autres zones pourraient être concernées en fonction de l’évolution de la situation du réseau.

Le Cap Bon, Zaghouan et Bizerte concernés

Dans la région du Cap Bon, plusieurs délégations pourraient être touchées, notamment Mida, Tazarka, El Mrazka, Aïn Komacha, Somâa, Dar Chaâbane, Béni Khiar, Grombalia, Menzel Bouzelfa, Takelsa.

Dans le gouvernorat de Zaghouan, les coupures pourraient concerner Jebel Oust, Bir Mcherga, Zriba, Smindja, Saouaf, Mogren, Nadhour.

Dans le gouvernorat de Bizerte, les zones citées par la STEG sont Ghazala, Joumine, Sejnane, Tinja, Metline, Menzel Abderrahmane, Menzel Bourguiba, El Alia, Cap Zebib.

Coupures dans plusieurs délégations du Centre, du Nord-Ouest et du Sud

Dans le Nord-Ouest, les zones susceptibles d’être touchées par ces coupures concernent notamment Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Kalaat Senan, Le Krib, Jérissa, Dahmani.

Les coupures pourraient toucher plusieurs délégations et quartiers du Centre, notamment Regueb, Bouhajla, Dar El Jamiaa, Ouled Achour, Essouilehat, Sbiba, El Ala, Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Riadh, Hammam Sousse, Le quartier universitaire, Kalaa Sghira, Ksar Lemta – Aïn Jeloula, Jemmal, Bembla, M’saken, Bouhjar, Zaouiet Kounouch, Sahline, Menzel Kamel, El Frina, Moknine, Chebba, Souassi, Kerkra, Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira.

Dans le Sud, les zones susceptibles d’être touchées par ces coupures concernent notamment Sidi Mansour, Bir Salah, El Hencha, El Ghraba, El Amra, El Mastouria, Jebeniana, Agareb, Chaffar, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres.

La STEG appelle à prendre des précautions

La STEG invite ses clients à prendre les mesures préventives nécessaires durant cette période, notamment pour protéger les équipements électriques sensibles.

Pour tout signalement ou demande d’information, les usagers peuvent contacter le service dédié de la STEG au 71 239 222 ou utiliser les numéros indiqués sur leurs factures de consommation.

La STEG indique que ces coupures sont mises en œuvre dans le cadre des mesures visant à garantir la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement électrique, alors que la consommation atteint des niveaux élevés sous l’effet de l’utilisation massive des climatiseurs durant cette période de canicule.

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La Tunisie réceptionne trois navires de surveillance maritime fabriqués en Italie

18. Juli 2026 um 12:32

Officiellement, la Tunisie est un pays souverain et ne garde les frontières maritimes d’aucun autre pays. Cela ne l’empêche pas d’accepter une aide européenne en équipements de recherche, de sauvetage et de surveillance maritime destinés essentiellement à lutter contre la migration illégale à partir de ses côtes vers les rivages italiens de la citadelle Europe.

L’information a été communiquée par Shipping Italy : trois patrouilleurs de sauvetage (SAR) construits à Trieste, en Italie, ont été livrés à la Tunisie. Les trois navires en aluminium — mesurant chacun 20 mètres de long — sont dotés d’une technologie d’auto-redressement et conçus pour opérer même dans des conditions météorologiques et maritimes difficiles.

La commande remonte à 2024, mais Cartubi, le chantier naval de Trieste, n’a pas divulgué l’identité du client, affirmant ne pas être autorisé à le faire. Des sources du secteur évoquent généralement une autorité maritime locale, sans préciser si les navires sont destinés à la marine ou à la garde nationale tunisiennes. Toutefois, cette livraison confirme le rôle croissant de l’industrie navale italienne dans le renforcement des capacités de recherche et de sauvetage ainsi que de surveillance maritime de la Tunisie.

Ces trois navires récemment arrivés ne doivent pas être confondus avec une autre commande attribuée à Cartubi par l’agence française Civipol : le chantier naval de Trieste construit actuellement deux patrouilleurs SAR (recherche et sauvetage) supplémentaires de 20 mètres, spécifiquement pour la Garde nationale tunisienne, dans le cadre d’un programme financé par l’Union européenne.

En septembre 2025, la marine tunisienne avait déjà réceptionné deux navires de recherche et de sauvetage via le projet européen «Soutien aux opérations de recherche et de sauvetage en mer en Tunisie», financé par Bruxelles et mis en œuvre par Civipol avec le soutien de l’agence de coopération technique allemande GIZ.

Selon la délégation de l’UE, ces navires visent à protéger des vies en mer, à améliorer la gestion des frontières maritimes et à lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains.

Le renforcement de la flotte tunisienne s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique plus large conclu entre l’UE et la Tunisie en juillet 2023. Le volet migratoire européen comprenait — entre autres mesures — la maintenance et la fourniture de navires, de véhicules, de caméras thermiques, d’équipements opérationnels et d’activités de formation pour la Garde nationale et la marine tunisiennes, parallèlement à des programmes de rapatriement volontaire de migrants.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

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Conect : coupures électriques, des heures d’arrêt qui coûtent cher aux entreprises!

18. Juli 2026 um 12:20

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a exprimé sa préoccupation face aux conséquences croissantes des coupures programmées d’électricité sur les entreprises économiques opérant dans les différents secteurs et régions du pays.

Dans un communiqué, l’organisation patronale souligne que ces interruptions engendrent des pertes directes et indirectes importantes, liées notamment à l’arrêt de la production, au ralentissement de l’activité et aux perturbations du fonctionnement des entreprises. Elle met également en garde contre les dommages susceptibles d’affecter les équipements industriels, électriques et électroniques, ce qui pourrait peser sur la productivité des entreprises, réduire leur compétitivité et fragiliser davantage le climat d’investissement.

La Conect a salué les efforts déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) pour informer les citoyens et les opérateurs économiques des opérations de coupure programmées à travers différents canaux de communication. Toutefois, elle estime que les informations diffusées restent, dans plusieurs cas, insuffisamment précises ou détaillées, notamment concernant les zones concernées, les horaires des interruptions et leur durée prévisionnelle.

Selon la confédération, ce manque de visibilité complique la planification des activités économiques et empêche les entreprises de mettre en place, à temps, les mesures préventives nécessaires pour limiter l’impact de ces perturbations.

Face à cette situation, la Conect appelle à une amélioration du dispositif d’information préalable relatif aux coupures programmées, à travers la mise à disposition de données actualisées et précises sur les zones touchées, les horaires d’interruption et la durée estimée des coupures. Elle recommande également le recours à des moyens de communication plus efficaces afin de garantir une diffusion rapide de l’information auprès des entreprises et des acteurs économiques.

Au-delà de la question de l’information, l’organisation patronale considère que la problématique nécessite une approche globale fondée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties prenantes. L’objectif est de mettre en place des solutions durables permettant de réduire la fréquence des interruptions, de renforcer la stabilité de l’approvisionnement énergétique et de préserver la continuité de l’activité économique.

La Conect affirme par ailleurs sa disposition à jouer un rôle de partenaire actif aux côtés de la Steg, des autorités publiques et des différents intervenants afin de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes. Parmi les pistes avancées figurent notamment l’encouragement des investissements dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage énergétique, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de maîtrise de la consommation et de gestion de la demande électrique.

La confédération réaffirme enfin son engagement en faveur d’une coopération constructive avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’accompagner le développement du secteur énergétique, améliorer la qualité des services destinés aux entreprises, renforcer l’attractivité du climat d’investissement et soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

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Photovoltaïque en Tunisie : Le paradoxe des panneaux solaires face aux coupures STEG

18. Juli 2026 um 11:55

Alors que les coupures d’électricité relancent le débat sur la sécurité énergétique en Tunisie, une question revient chez de nombreux ménages équipés de panneaux photovoltaïques : pourquoi ces installations cessent-elles de fonctionner lorsque le courant du réseau disparaît ? La réponse tient au modèle actuel d’intégration du solaire résidentiel, basé principalement sur l’injection de l’électricité produite dans le réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), sans système de stockage associé.

Contrairement à une idée largement répandue, disposer de panneaux solaires ne signifie donc pas disposer automatiquement d’une source d’électricité autonome en cas de délestage.

Un système rentable mais totalement dépendant du réseau

Le développement du photovoltaïque résidentiel en Tunisie repose essentiellement sur un mécanisme d’injection réseau. L’électricité produite par les panneaux est directement transférée vers le réseau public, tandis que le foyer continue d’être alimenté par la STEG selon un principe de compensation entre l’énergie injectée et celle consommée.

Ce modèle a permis à de nombreux ménages d’adopter l’énergie solaire et de réduire leur facture énergétique. Mais il présente une limite majeure : l’installation reste techniquement liée au fonctionnement du réseau national.

Lire aussi : Canicule : Le boom des climatiseurs met en lumière les limites du réseau électrique

En cas de coupure, même si les panneaux continuent de produire de l’électricité grâce au soleil, cette énergie ne peut pas être utilisée directement par l’habitation.

Pourquoi les panneaux se coupent-ils pendant un délestage ?

La raison est avant tout liée à la sécurité. Les onduleurs équipant les installations photovoltaïques raccordées au réseau sont conçus pour détecter immédiatement la disparition du signal électrique provenant de la STEG et se déconnecter automatiquement.

Ce mécanisme, appelé protection anti-îlotage, est obligatoire pour éviter qu’une installation solaire continue d’alimenter une ligne supposée hors tension. Il protège notamment les techniciens intervenant sur le réseau lors des opérations de maintenance.

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Conséquence : lorsqu’une coupure survient, le foyer équipé de panneaux photovoltaïques se retrouve généralement privé d’électricité comme n’importe quel autre abonné.

Le stockage, prochaine étape du solaire résidentiel

Face à la multiplication des tensions sur le réseau électrique et à la hausse de la demande durant les périodes de forte chaleur, le stockage résidentiel apparaît comme une évolution majeure du modèle actuel.

L’association de batteries et d’onduleurs hybrides permettrait aux ménages de conserver une partie de l’électricité produite durant la journée et de continuer à alimenter certains équipements essentiels en cas de coupure.

Au-delà du confort des particuliers, cette évolution pourrait également contribuer à réduire la pression sur le réseau national en permettant un meilleur lissage de la consommation lors des pics de demande.

Pour la Tunisie, qui cherche à accélérer son développement dans les énergies renouvelables, le défi n’est donc plus seulement d’installer davantage de panneaux solaires, mais de construire un modèle capable d’offrir davantage de résilience énergétique aux consommateurs.

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UGTT : les agents de la STEG et de la Sonede victimes d’une crise de moyens

18. Juli 2026 um 11:41

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.

Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques

Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.

L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.

Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede

Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.

Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.

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Démenti officiel des informations sur un incendie à la prison de Messadine

18. Juli 2026 um 11:23

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ce samedi matin, 18 juillet 2026, montrent des familles de détenus de la prison civile de Messadine rassemblées devant l’hôpital Farhat Hached de Sousse. Elles réclament des éclaircissements aux autorités compétentes concernant un incendie survenu dans certaines unités de la prison, qui aurait provoqué des cas asphyxie voire des décès. Le Comité générale des prisons et de la rééducation dément catégoriquement ces informations.

Le communiqué officiel publié par ledit comité affirme ceci : «Le Comité général des prisons et de la rééducation dément catégoriquement les allégations circulant sur certaines pages de réseaux sociaux et sites Internet concernant le déclenchement d’un incendie dans l’une des unités pénitentiaires, qui aurait provoqué des cas d’asphyxie parmi les détenus ; elle confirme que ces informations sont totalement dénuées de fondement.

«Le Comité réaffirme par ailleurs que, dans le cadre d’une politique de prévention continue, elle met en œuvre un système intégré de sécurité et de prévention des risques. Ce système repose sur l’entretien périodique de diverses installations et équipements — notamment les groupes électrogènes — et garantit un approvisionnement continu en eau grâce à des réservoirs de réserve, afin de parer à toute interruption d’urgence des services d’eau ou d’électricité.

«Tout en exhortant le public à ne s’informer qu’auprès de sources officielles, le Comité général des prisons et de la rééducation se réserve le droit de prendre toutes les mesures légales nécessaires à l’encontre de quiconque diffuserait délibérément de fausses informations ou des rumeurs visant à semer la confusion ou à nuire à la réputation du système pénitentiaire et des institutions de l’État.»

Le journal La Presse, proche dugouvernement, a parlé, de son côté, de «deux détenus transférés au Centre hospitalo-universitaire Farhat Hached après avoir été victimes d’un malaise» et démenti «les informations faisant état d’un incendie dans l’établissement pénitentiaire».

I. B.

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Tunisie : qui consomme le plus d’électricité à la maison ? Ce n’est pas le climatiseur !

18. Juli 2026 um 10:32

Les climatiseurs sont désormais le deuxième équipement domestique le plus énergivore dans les ménages tunisiens, selon les résultats de la dernière étude réalisée en 2024 par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Ils occupaient la troisième place lors de la précédente enquête menée en 2019.

Selon Abdelkader Bekkouche, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment à l’ANME, cette évolution s’explique par la forte progression du nombre d’appareils installés dans le parc résidentiel. En cinq ans, près d’un million de climatiseurs supplémentaires ont été mis en service, entraînant une hausse significative de la consommation électrique, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs.

Les climatiseurs représentent désormais 18 % de la consommation totale d’électricité des ménages, ce qui les propulse à la deuxième place des appareils les plus consommateurs d’énergie.

Les réfrigérateurs restent en tête

Le réfrigérateur demeure toutefois l’équipement domestique le plus énergivore. Sa part dans la consommation électrique des ménages est passée de plus de 45 % à environ 36 % entre les deux dernières études, tout en conservant la première place du classement.

Ces résultats s’appuient sur plus de vingt ans de suivi des usages énergétiques dans le secteur résidentiel, à travers des études périodiques menées conjointement par la STEG et l’ANME afin d’analyser l’évolution des habitudes de consommation des ménages tunisiens.

Un parc de climatiseurs en forte expansion

Cette progression intervient dans un contexte de diffusion rapide des climatiseurs dans les foyers tunisiens. Lors d’une conférence-débat intitulée « Quelle vision stratégique et quelles innovations pour construire durablement demain ? », organisée le 18 mai 2026 par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Abdelkader Bekkouche avait indiqué que la Tunisie compte près de 2,7 millions de climatiseurs et que plus d’un ménage sur deux possède au moins un appareil.

Le responsable avait également souligné que les climatiseurs résidentiels concentrent à eux seuls près de 50 % de la pointe de consommation électrique estivale. À titre d’exemple, la demande nationale d’électricité a atteint un pic de 4,8 gigawatts en juillet 2024.

Selon lui, le fonctionnement simultané des climatiseurs pendant les vagues de chaleur exerce une pression croissante sur le réseau électrique national, expliquant leur contribution grandissante à la consommation d’électricité des ménages.

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Canicule en Tunisie : Le mercure frôle les 50°C et plusieurs records battus

18. Juli 2026 um 10:25

La Tunisie a enregistré hier, vendredi le point culminant de l’épisode caniculaire qui touche le pays, avec des températures exceptionnelles proches des 50°C dans plusieurs régions. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), plusieurs records historiques de chaleur ont été dépassés, confirmant l’intensité de cette vague de chaleur.

Intervenant samedi 18 juillet sur les ondes de Mosaique fm, l’ingénieur de l’INM Anis Sattouri a indiqué que la journée de vendredi a marqué le pic de cet épisode, avec des valeurs largement supérieures aux normales saisonnières.

Des records dépassés dans plusieurs gouvernorats

Plusieurs régions ont enregistré de nouveaux records de température. À Kairouan, le thermomètre a atteint 49,7°C, dépassant l’ancien record établi à 49,2°C. À Zaghouan, la température maximale a atteint 48,6°C, contre un précédent record de 48°C. À Béja, un nouveau pic de 47,9°C a été enregistré, dépassant l’ancien record de 47,7°C.

Lire aussi : Canicule en Tunisie : Dix gouvernorats en vigilance orange

Ces valeurs témoignent de l’intensité exceptionnelle de la vague de chaleur actuelle, qui touche particulièrement les régions de l’intérieur du pays.

Des températures proches des 50°C dans plusieurs localités

Au-delà des records officiels enregistrés dans les gouvernorats, plusieurs localités ont également connu des températures extrêmes vendredi.

Les plus fortes valeurs relevées sont notamment Jemmal (Monastir) avec 49,7°C, Kondar (Sousse) avec 49,3°C, Nasrallah (Kairouan) où 49°C ont été enregistrés, Souassi (Mahdia) avec 48,8°C et Gaâfour (Siliana) avec 48,7°C.

Alors que la vague de chaleur se poursuit, l’INM maintient ses appels à la vigilance, notamment dans les régions placées en alerte orange, où les températures restent particulièrement élevées. Les autorités recommandent d’éviter les déplacements durant les heures les plus chaudes et de limiter l’exposition prolongée au soleil.

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Tunisie | Va-t-on enfin nous informer sur la santé de Kaïs Saïed ?

18. Juli 2026 um 10:20

Des médias étrangers ont relayé ces deux derniers jours des informations (ou des rumeurs) sur un malaise cardiaque du président de la république Kaïs Saïed qui aurait nécessité son hospitalisation d’urgence à l’hôpital militaire de Tunis. L’absence du chef de l’Etat des titres de l’actualité – sa dernière activité officielle remontant au 8 juillet 2026 – n’a guère arrangé les choses, suscitant diverses réactions sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, l’absence de communication officielle sur le sujet suscite interrogations, inquiétudes et surenchères politiques.

Ridha Kefi

Nous n’allons pas disserter sur l’état de santé du président de la république, au moment où l’épée de Damoclès du décret-loi n°54 de 2022 est suspendu sur nos têtes.

Nous n’allons pas non plus cogiter, comme le font certains sur les réseaux sociaux, sur le thème d’une éventuelle vacance du pouvoir et de la succession du locataire du palais de Carthage. Un tel débat n’est pas seulement prématuré, mais déplacé et de mauvais goût, tant qu’aucun élément objectif n’est venu confirmer les rumeurs dont nous sommes souvent gavés en Tunisie, en l’absence d’une information sérieuse et responsable.

Mais nous ne pouvons pas garder un silence total sur un tel sujet dont le sort de douze millions de Tunisiens dépend. Aussi notre devoir, à notre niveau, est-il – et c’est la moindre des choses pour ne pas nous couvrir de ridicule en tant que journalistes – d’appeler les autorités à réagir de manière à informer le public sur l’état de santé du président de manière claire. En espérant calmer les esprits chauffés et les âmes tourmentées, qui plus est dans un contexte socio-économique marqué par des tensions en raison des coupures d’électricité et d’eau potable en pleine canicule estivale, dont souffrent aussi bien les opérateurs économiques que les simples citoyens dans pratiquement toutes les régions du pays.

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Ayoub Hafnaoui poursuit sa montée en puissance en Floride avant les Jeux méditerranéens

18. Juli 2026 um 10:15

Le champion olympique tunisien Ayoub Hafnaoui poursuit sa montée en puissance. Engagé au meeting estival de Floride, aux États-Unis, le nageur de 23 ans s’est imposé vendredi sur le 200 m nage libre, confirmant sa bonne dynamique à un peu plus d’un mois des Jeux méditerranéens de Tarente.

Hafnaoui a remporté la course en 1 min 50 s 76, une performance qui s’inscrit dans le cadre de sa préparation pour les prochaines grandes échéances internationales, notamment les Jeux méditerranéens, programmés du 21 août au 3 septembre 2026 en Italie.

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Une préparation qui monte en intensité

Cette victoire constitue une étape encourageante dans la préparation du nageur tunisien, qui multiplie les compétitions afin de retrouver son meilleur niveau avant les rendez-vous majeurs de la saison.

Le meeting de Floride lui permet notamment d’affiner sa condition physique et ses repères en compétition avant de défendre les couleurs tunisiennes à Tarente.

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Un palmarès parmi les plus prestigieux de la natation tunisienne

Révélé au grand public en remportant la médaille d’or du 400 m nage libre lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020, Ayoub Hafnaoui s’est depuis imposé comme l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline.

Lors des Championnats du monde de Fukuoka en 2023, il avait décroché les titres mondiaux sur 800 m et 1 500 m nage libre, tout en remportant la médaille d’argent sur 400 m. Il compte également une médaille d’argent sur 1 500 m nage libre obtenue aux Championnats du monde en petit bassin d’Abou Dhabi en 2021.

Avec ce succès en Floride, Hafnaoui envoie un signal positif avant les Jeux méditerranéens, où il figurera parmi les principales chances de médaille de la délégation tunisienne.

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Tunisie | L’Allemand Deltec va s’implanter à Borj Cedria

18. Juli 2026 um 10:11

Le groupe allemand Deltec, spécialisé dans la fabrication de composants et services électroniques, a annoncé l’acquisition d’un site de production à Borj Cedria, au sud de Tunis, pour y implanter sa première unité de production hors d’Allemagne, a annoncé l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa).

Le groupe, qui a racheté l’usine du groupe suisse Cicor, ayant récemment transféré ses activités nord-africaines au Maroc, prévoit de construire une usine de production moderne s’étendant sur une superficie de plus de 10 000 mètres carrés et permettant la création de plus de 500 nouveaux emplois.

Selon la Fipa, cet investissement majeur constitue un signal fort envoyé aux marchés internationaux : la Tunisie demeure une destination compétitive et privilégiée, propice au développement d’industries de pointe.

Cette bonne nouvelle est annoncée au moment où la Tunisie fait face à une grave crise économique et financière et se trouve reléguée dans la plupart des classements internationaux en matière d’attraction des investissements extérieurs. Elle est classée 14e en Afrique et 118e au monde dans le Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026), 88e au monde sur 130 pays dans le Global Opportunity Index publié par Milken Institute, 101e au monde sur 146 pays dans l’Indice d’Attractivité Mondiale, et 160e au monde sur 164 pays dans le classement ratio Investissement/PIB, publié par le FMI.

I. B.

 

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