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Exploitation sexuelle, pornographie et blanchiment | 18 influenceurs condamnés

07. Juli 2026 um 20:00

La Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a lourdement sanctionné un groupe de créateurs et créatrices de contenu actifs sur TikTok et Instagram.

Les peines prononcées varient entre un an et 27 ans de prison ferme, indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier et en précisant que met en lumière les dérives graves de certains influenceurs, désormais rattrapés par la justice pour des pratiques criminelles majeures.

Ces derniers sont poursuivis pour production, diffusion et téléchargement d’images et vidéos pornographiques, y compris de séquences impliquant des mineurs ou exposant des agressions sexuelles sur autrui via des systèmes informatiques.
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Parmi les suspects, certains sont aussi poursuivis pour incitation à la consommation de stupéfiants, trafic de drogues et blanchiment d’argent issu de ces activités illicites.

Ils été condamnés, hier, en première instance à des peines allant jusqu’à 27 ans ferme.

Y. N.

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L’IA propulse la création de start-up en Allemagne

07. Juli 2026 um 10:35

Longtemps freinée par le ralentissement économique, la création d’entreprises innovantes repart en Allemagne. L’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme le principal moteur de cette nouvelle génération de start-up, attirant capitaux, talents et investisseurs dans la première économie européenne.

L’écosystème technologique allemand connaît une profonde transformation. Après plusieurs années marquées par le ralentissement des investissements dans les jeunes entreprises, les créations de start-up repartent nettement à la hausse, portées par l’essor de l’intelligence artificielle.

Selon plusieurs observateurs du marché européen, les entreprises développant des solutions d’IA concentrent désormais une part croissante des nouveaux projets entrepreneuriaux, qu’il s’agisse d’applications destinées à l’industrie, à la santé, à la cybersécurité, aux services financiers ou encore à l’automatisation des processus.

Cette dynamique bénéficie largement des investissements massifs engagés par l’Allemagne dans les infrastructures numériques ainsi que du soutien apporté par les fonds de capital-risque, qui privilégient désormais les sociétés capables d’intégrer des modèles d’intelligence artificielle dans leurs offres commerciales.

Berlin, Munich et Hambourg en première ligne

Berlin conserve sa position de principal hub des jeunes entreprises allemandes, tandis que Munich renforce son attractivité dans les technologies industrielles et l’intelligence artificielle appliquée à l’automobile et à l’ingénierie.

Les grandes entreprises allemandes jouent également un rôle déterminant. Elles multiplient les partenariats avec les jeunes pousses afin d’accélérer leur transformation numérique et de maintenir leur compétitivité face aux groupes américains et asiatiques.

Cette évolution intervient alors que l’Union européenne accélère elle aussi ses investissements dans l’intelligence artificielle, les infrastructures de calcul haute performance et les centres de données, dans le but de réduire sa dépendance technologique.

Une nouvelle vague d’investissements

Les investisseurs considèrent désormais l’IA comme le principal moteur de croissance de la prochaine décennie. Les levées de fonds réalisées par les entreprises spécialisées dans les agents conversationnels, les logiciels d’entreprise, la robotique ou l’automatisation industrielle figurent parmi les plus importantes enregistrées depuis le début de l’année.

Pour l’économie allemande, cette accélération constitue également un levier de diversification à un moment où les secteurs industriels traditionnels traversent une phase de mutation profonde sous l’effet de la transition énergétique, de la concurrence chinoise et du ralentissement du commerce mondial.

Au-delà de l’Allemagne, cette tendance confirme l’émergence d’un nouvel écosystème européen de l’IA, susceptible de renforcer la souveraineté technologique du continent face aux États-Unis et à la Chine, tout en stimulant l’innovation dans l’ensemble des chaînes de valeur industrielles.

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Et si la Tunisie avait une place à construire sur la carte africaine de l’IA?

06. Juli 2026 um 15:50

Les géants technologiques américains réorganisent leur présence en Afrique selon une logique nouvelle : là où l’IA et le cloud s’installent durablement, ce ne sont plus seulement les grands marchés qui comptent, mais les territoires capables d’offrir électricité stable, cadres réglementaires prévisibles et écosystèmes techniques solides.

Google a choisi Accra comme base de recherche et de formation en IA. Microsoft a recentré sa stratégie autour de Nairobi. Tandis que Johannesburg reste la plateforme majeure des infrastructures lourdes.

Dans cette redistribution, Casablanca, Le Caire et Kigali montent en spécialisation, chacun avec un positionnement distinct. Lagos conserve ses talents et ses startups. Mais voit une partie des flux d’investissement se détourner sous l’effet des contraintes macroéconomiques et de stabilité. L’IA africaine se structure donc autour d’un critère décisif : la capacité à fournir du calcul, du réseau et de l’énergie au bon coût et avec une continuité suffisante.

Qu’en est-il pour la Tunisie ?

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est pas de revendiquer immédiatement le statut de hub hyperscaler, mais de construire les conditions pour devenir un nœud crédible de la chaîne de valeur IA. Cela passe par une stratégie cohérente de formation, une gouvernance numérique lisible et des investissements dans l’énergie et les infrastructures de connectivité. Les signaux récents vont dans ce sens, avec une stratégie nationale d’IA 2026-2030, des projets pilotes sectoriels, des travaux sur la souveraineté numérique et des discussions autour de data centers plus durables.

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A l’Iberostar Selection Royal El Mansour Mahdia, immersion culinaire libanaise

Une initiative au Royal El Mansour qui célèbre la rencontre de deux traditions méditerranéennes proches par l’esprit, et réunies autour d’un même langage : celui du goût.

L’hôtel Iberostar Selection Royal El Mansour Mahdia a récemment accueilli le chef libanais Joe Barza, figure reconnue de la gastronomie orientale, dans le cadre d’une session d’échange et de formation destinée aux équipes culinaires de l’établissement.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de transmission et de perfectionnement des savoir-faire. Durant son séjour, le chef a partagé son expertise de la cuisine libanaise, réputée pour la fraîcheur de ses ingrédients, la générosité de ses préparations, la finesse de ses équilibres aromatiques et la diversité de ses mezzés.

Au-delà d’un simple programme de formation, cette rencontre a donné lieu à un véritable dialogue culinaire entre traditions libanaises et savoir-faire tunisien. Les échanges ont permis de créer des associations inédites, illustrant la richesse des deux cultures gastronomiques et leur capacité à se compléter harmonieusement.

Dans un contexte où la gastronomie occupe une place centrale dans sa stratégie d’hospitalité, l’établissement 5 étoiles exploité sous la prestigieuse enseigne Iberostar Selection confirme ainsi sa volonté d’enrichir continuellement son expérience client, en misant sur l’innovation, le partage et l’authenticité.

À l’issue de cette collaboration, un espace dédié à la cuisine libanaise sera désormais intégré au buffet de l’hôtel, offrant aux clients une nouvelle expérience culinaire inspirée des saveurs du Levant.

Publi-information

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L’Iberostar Selection Royal El Mansour : L’élégance balnéaire tunisienne avec Tunisie Promo

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IA et digitalisation : seuls 7,8 % des entreprises tunisiennes sont prêtes

06. Juli 2026 um 12:07

Une étude de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives met en évidence un constat préoccupant : malgré l’accélération de la transformation numérique, seules 7,8 % des entreprises tunisiennes atteignent aujourd’hui un haut niveau de maturité numérique et sont réellement prêtes à intégrer l’intelligence artificielle à grande échelle.

Selon cette analyse, les principaux freins à cette transition restent profondément structurels. Les contraintes financières, le déficit de compétences numériques et la résistance au changement constituent les trois obstacles majeurs qui ralentissent l’adoption des technologies avancées dans les entreprises tunisiennes.

Des obstacles avant tout structurels

D’après l’étude, 70,9 % des entreprises interrogées considèrent la limite des ressources financières comme le principal frein à leur capacité d’adoption technologique. Par ailleurs, 63,3 % évoquent le manque de compétences numériques, tandis que 58 % soulignent la résistance au changement interne, traduisant la difficulté à intégrer de nouvelles pratiques de travail et à adapter les organisations.

Ces résultats montrent que le défi ne se limite pas à l’acquisition de solutions technologiques. Il s’agit avant tout de la capacité des entreprises à évoluer en profondeur, à transformer leurs modes de gestion et à développer une véritable culture de l’innovation.

Une transformation numérique encore inégale

L’étude révèle toutefois que le tissu entrepreneurial tunisien a déjà engagé plusieurs étapes de digitalisation. Ainsi, 76,2 % des entreprises privées disposent d’un site internet ou d’une page de présentation, 72,5 % utilisent des solutions numériques de gestion, et 60 % recourent à des plateformes collaboratives pour la communication et le travail interne.

Cependant, cette transformation reste inégale selon les fonctions. Les services administratifs, la production et les ventes affichent des niveaux de numérisation plus avancés que les ressources humaines ou les systèmes d’information, révélant des écarts internes importants au sein des organisations.

Une fracture entre perception et réalité de l’innovation

L’analyse met également en lumière un décalage significatif entre les perceptions et la réalité. Si 86 % des entreprises estiment que les technologies numériques favorisent l’innovation, seules 19 % déclarent avoir mené au moins une activité innovante. Par ailleurs, à peine 11 % ont bénéficié de programmes publics de soutien à la recherche et au développement.

Ce contraste souligne la difficulté à transformer le potentiel numérique en résultats concrets en matière d’innovation et de compétitivité.

Cinq profils de maturité numérique

L’étude propose une segmentation des entreprises tunisiennes en cinq catégories, selon leur niveau de maturité numérique et leur capacité d’absorption des technologies. Elle révèle que 40,1 % des entreprises présentent une capacité d’absorption fragile, tandis que 32,5 % disposent encore d’un potentiel numérique largement sous-exploité. Par ailleurs, 13,7 % utilisent les technologies principalement à des fins opérationnelles, alors que seules 7,8 % atteignent un haut niveau de maturité numérique. Enfin, 5,8 % affichent une capacité d’absorption très faible.

Ces résultats traduisent une forte hétérogénéité du tissu économique face aux enjeux de la transformation digitale et de l’intégration de l’intelligence artificielle.

Recommandations pour accélérer la transition

Pour lever ces blocages, l’étude recommande de renforcer l’investissement dans les compétences numériques, notamment en science des données et en intelligence artificielle, de moderniser les systèmes d’information et de développer les partenariats entre entreprises, universités et centres de recherche.

Elle insiste également sur la nécessité de soutenir davantage les mécanismes de financement dédiés à la transformation numérique et à l’innovation, afin de permettre aux entreprises tunisiennes de franchir un cap décisif.

L’objectif est clair : renforcer la compétitivité du tissu économique national et accélérer l’intégration des technologies avancées dans les processus d’innovation et de performance.

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Tunisie : L’inflation recule à 5,3 % en juin

Von: tmps
06. Juli 2026 um 09:18

Le taux d’inflation en Tunisie a ralenti à 5,3% en glissement annuel au mois de juin, contre 5,5% en mai, sous l’effet principalement d’un ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires, selon les données publiées dimanche par l’Institut national de la statistique (INS).

La progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » s’est établie à 7,1% en juin, contre 8,2% le mois précédent. En revanche, les prix du tabac et ceux des loisirs et de la culture ont légèrement accéléré.

Sur un an, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7,1%, tirés notamment par la hausse de la viande ovine (+18,3%), de la viande bovine (+13,6%), de la volaille (+13,5%), des poissons frais (+11,7%) et des fruits frais (+11%). Les prix des huiles alimentaires (-5,5%) et des œufs (-3,1%) ont, en revanche, reculé.

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,7% sur un an, soutenus par la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2%), tandis que ceux des services ont augmenté de 4,3%, notamment en raison du renchérissement des services d’hébergement (+15,4%).

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, est ressortie à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2%, après une hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+1,7%) et des restaurants, cafés et hôtels (+1%).

Les prix des produits alimentaires ont, en revanche, reculé de 0,9%, sous l’effet notamment de la baisse des prix de la volaille, des légumes frais, des œufs, des fruits frais et de la viande ovine.

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Ahmed Shamia : l’architecte de Gaza que son épouse fait revivre

03. Juli 2026 um 11:52
Mort à Gaza en mai 2025, l’architecte palestinien, Ahmed Shamia devait rejoindre la France grâce au programme P.A.U.S.E. Son épouse, Sara Alqataa, lui consacre aujourd’hui une exposition à Paris pour faire vivre son œuvre et son regard sur l’architecture. En…

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Les valeurs des semi-conducteurs flambent grâce à l’essor de l’IA

02. Juli 2026 um 15:27

Les fabricants de puces, à l’exception de Nvidia, ont enregistré des gains exceptionnels au cours du deuxième trimestre de 2026. Les investisseurs ayant accru leurs mises sur l’intelligence artificielle (IA). Ce qui a fait grimper la valeur boursière combinée de Micron Technology, Intel et AMD d’environ 2 000 milliards de dollars.

Ces trois sociétés se sont hissées parmi les plus grandes entreprises technologiques américaines en termes de capitalisation boursière, occupant respectivement les dixième, onzième et douzième places. Et ce, après avoir attiré l’attention d’investisseurs à la recherche d’opportunités au-delà de Nvidia. Lequel est le principal bénéficiaire de l’essor de l’IA, selon un rapport de CNBC publié ce jeudi.

Malgré le maintien de la première place de Nvidia dans le secteur en termes de capitalisation boursière et la poursuite d’une forte croissance de son chiffre d’affaires, son action n’a progressé que de 15 % au deuxième trimestre. À l’inverse, les résultats des autres grands acteurs du cloud computing ont été mitigés. En effet, l’action Meta a reculé d’environ 2 %. Tandis que celle d’Alphabet a bondi de 24 %, surpassant ainsi un groupe qui comprend également Amazon et Microsoft.

L’analyste de Barclays, Anshul Gupta, a noté que les investisseurs ont commencé à se détourner des géants de l’IA pour se concentrer sur les entreprises qui fournissent l’infrastructure et les technologies qui les soutiennent. Ce qui a provoqué une forte hausse des actions du secteur des semi-conducteurs.

L’action de Micron Technology, l’un des trois principaux fabricants mondiaux de puces mémoire, a bondi de plus de 240 % au cours du trimestre, ajoutant près de 920 milliards de dollars à sa capitalisation boursière. L’entreprise a profité d’une forte hausse des prix de la mémoire, alimentée par la demande des sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle. Ce qui a plus que quadruplé son chiffre d’affaires trimestriel. Sa marge brute a quant à elle atteint 84,9 %, contre 39 % un an auparavant.

Durant la même période, l’action d’Intel a bondi de 216 %, ajoutant environ 480 milliards de dollars à sa capitalisation boursière. L’entreprise a profité de la demande croissante de processeurs (CPU) liée à l’intégration accrue d’applications d’intelligence artificielle dans les appareils, ainsi que de ses investissements dans la construction de nouvelles usines de semi-conducteurs aux États-Unis.

AMD a vu sa capitalisation boursière augmenter d’environ 615 milliards de dollars après que le cours de son action a presque triplé. Bien que l’entreprise produise également des processeurs graphiques utilisés dans les applications d’intelligence artificielle, elle reste largement distancée par Nvidia dans ce domaine.

Les analystes estiment que les mouvements du marché au cours du trimestre pourraient refléter une sorte de « passage de témoin » dans le secteur de l’intelligence artificielle, avec des investissements affluant vers les entreprises qui fournissent des puces et des technologies complémentaires aux produits de Nvidia. Et ce, dans un contexte de paris sur le fait que l’expansion massive des dépenses consacrées aux centres de données d’IA profitera à un plus large éventail d’entreprises.

Cette hausse s’est étendue à d’autres secteurs de la chaîne d’approvisionnement des infrastructures d’IA : l’action du fabricant d’équipements réseau Marvell a bondi de près de 200 % et celle d’Arm de 134 %. L’ETF VanEck Semiconductor a également progressé de 71 % au cours du trimestre, signant ainsi sa meilleure performance trimestrielle depuis son lancement en 2000.

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Révolution de l’IA : fracture entre nations

01. Juli 2026 um 15:04

L’essor de l’intelligence artificielle a profondément transformé les marchés mondiaux, au point que la capacité des pays à générer des rendements élevés pour les investisseurs est de plus en plus liée à leur position au sein de l’écosystème de l’IA. C’est ce qu’il ressort d’une vision de l’économiste Ruchir Sharma, président de Rockefeller International, publiée par Al Business.

M. Sharma explique que l’intelligence artificielle est devenue le sujet dominant sur les marchés mondiaux, surpassant toutes les autres technologies révolutionnaires précédentes par son impact sur les rendements et les investissements. La performance relative des principaux marchés boursiers au cours de l’année écoulée reflète clairement l’ampleur des investissements consentis par chaque pays dans le développement de son infrastructure ou de ses services d’IA.

Il estime que les États-Unis et la Chine ont tiré profit de leurs modèles d’IA déjà bien établis. Tandis que Taïwan et la Corée du Sud ont acquis une place prépondérante grâce à leur domination dans l’industrie des semi-conducteurs. Le Japon, quant à lui, a consolidé sa position grâce à un large éventail de compétences et de technologies liées à ce secteur. D’autres pays, comme la Malaisie, Singapour, le Mexique, le Vietnam et la Thaïlande, ont également bénéficié de cette situation. Et ce, notamment grâce à leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement technologiques et les centres de données.

À l’inverse, les marchés des pays peu présents dans le secteur de l’IA ou dépendants de secteurs plus vulnérables aux bouleversements technologiques ont reculé. C’est le cas de vastes régions d’Europe, ainsi que de pays comme l’Inde et les Philippines, qui subissent une pression croissante du fait de leur dépendance aux services technologiques susceptibles d’être affectés par le développement rapide de l’IA.

En outre, les données ont révélé que les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle représentaient plus de 40 % de la capitalisation boursière des actions américaines. De même qu’elles ont contribué à plus de 80 % des rendements du marché cette année. Taïwan et la Corée du Sud ont également enregistré des niveaux de concentration plus élevés. Alors qu’en Chine, la dynamique s’est concentrée sur les entreprises technologiques de pointe et les secteurs émergents. Les secteurs traditionnels continuant de rencontrer des difficultés.

Par ailleurs, M. Sharma fait valoir que la vague actuelle d’IA diffère de la bulle Internet de la fin des années 1990. Alors que divers secteurs et marchés ont profité du boom d’Internet à l’époque, la vague actuelle d’IA détourne les capitaux des secteurs et des pays qui sont loin de cette transformation. Notamment des pays comme la Grande-Bretagne et l’Indonésie, qui subissent une fuite des investissements étrangers.

De plus, il souligne que les pays leaders ne bénéficient pas simplement d’une croissance passagère, mais possèdent des atouts solides. Avec essentiellement des investissements importants dans la recherche et le développement, ainsi que dans les technologies. Les dépenses moyennes en recherche et développement dans les pays à la pointe de l’IA dépassent 3 % du PIB. Soit plus de trois fois le niveau des pays en retard.

Il avertit toutefois que les positions de leader ne sont pas garanties. Aux États-Unis, l’écart de performance entre les actions des géants de la tech se creuse. Tandis que la quasi-totalité d’entre eux font face à une concurrence étrangère accrue, notamment de la part de la Chine. D’ailleurs, en Chine, des entreprises majeures comme Alibaba et Tencent cherchent encore un modèle clair pour tirer profit directement de l’intelligence artificielle. Alors que les PME du secteur technologique cotées sur des marchés émergents prospèrent. L’action d’Alibaba a chuté de 30 % cette année.

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IA et élevage en Afrique : la Banque mondiale pointée du doigt

01. Juli 2026 um 13:29

Alors que la Banque mondiale triple ses investissements dans l’agriculture africaine, un nouveau rapport de l’“Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique“ (AFSA) et de l’IATP sonne l’alerte : derrière la promesse technologique de l’intelligence artificielle se cacherait un mécanisme d’endettement et de contrôle des petits éleveurs.

Intitulé « The Bank Takes the Lead », le rapport du Groupe de la Banque mondiale (GBM) s’est imposé comme le chef de file de la « Révolution verte » en Afrique, engageant 12 milliards de dollars dans des projets liés à l’élevage au cours de la dernière décennie. Au cœur de cette stratégie : l’initiative AgriConnect, qui place l’IA et les technologies en réseau au centre de la transformation rurale.

Le rapport souligne un changement de rhétorique majeur. Là où les agences de développement traditionnelles parlaient de “réduction de la pauvreté“, le GBM promeut désormais un modèle où l’IA transforme l’éleveur en « fontaine de données ». D’ailleurs, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, décrit un cercle qu’il juge vertueux : un éleveur utilise son téléphone pour diagnostiquer une maladie via une photo, générant ainsi une « piste de données ».

Pour l’institution de Bretton Woods, cette collecte massive d’informations est à même de créer un historique de crédit là où il n’en existait pas, ouvrant la porte aux banques et aux investisseurs privés.

Cependant, les auteurs du rapport y voient une menace pour l’indépendance des producteurs. L’utilisation de l’IA et des drones est présentée comme une alternative aux « services de vulgarisation traditionnels souvent défaillants », remplaçant l’expertise humaine locale par des algorithmes gérés par des géants de la tech et de la finance.

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Nouveau Kia Niro : l’hybride pour séduire les marchés en quête d’électrification

01. Juli 2026 um 13:11

Avec une motorisation désormais exclusivement hybride en Europe, un design modernisé et un arsenal technologique enrichi, Kia fait évoluer son Niro. Le constructeur coréen entend conforter la place de ce SUV compact sur un marché où les modèles électrifiés gagnent progressivement du terrain, une évolution qui pourrait également intéresser les automobilistes tunisiens à mesure que...

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Le ministre de l’Économie vise une croissance d’environ 4,2 % avec le plan 2026-2030

Von: farhat
30. Juni 2026 um 18:58

Le plan de développement 2026-2030 vise à atteindre un taux de croissance d’environ 4,2 % à prix constants, à réduire le taux de pauvreté à moins de 15 % et à hisser l’indice de développement humain (IDH) au niveau des pays à très haut développement humain, a indiqué le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh .
Intervenant au cours d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes des députés, tenue mardi, le ministre a ajouté que le plan vise également à porter l’indice de développement régional à 0,6 point d’ici 2030, tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les limites minimale et maximale de cet indice selon les gouvernorats.
Il a souligné que le plan de développement 2026-2030 repose sur de grandes orientations, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, la garantie de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la préservation d’un environnement sain, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la garantie d’un développement social équitable et inclusif.
Dans le secteur de l’énergie, le plan vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 35 % d’ici 2030, à améliorer l’efficacité énergétique en réduisant la consommation nationale d’énergie primaire de 30 %, outre la modernisation des réseaux électriques et l’augmentation du taux d’exploitation des eaux usées.
Le plan prévoit également la mise en place d’un système efficace et flexible de gestion des affaires publiques, afin de favoriser le développement économique et social et renforcer les droits des citoyens et des acteurs économiques.
Et de rappeler que le ministère a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du plan de développement, dont 34 715 projets soumis par les conseils locaux (85 % du total), 5 375 projets proposés par les conseils régionaux (13 %) et 658 projets soumis par les conseils provinciaux (2 %).

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Le textile tunisien :  laboratoire méditerranéen de la mode intelligente

Von: farhat
30. Juni 2026 um 08:26

Par Jamel BENJEMIA

Il est des industries qui ne fabriquent pas seulement des produits, elles façonnent des territoires, structurent des vies et tissent silencieusement la mémoire collective d’une nation. Le textile appartient à cette catégorie rare. Derrière chaque atelier, chaque métier à tisser, chaque bobine de fil, se cachent des générations de femmes et d’hommes, des savoir-faire transmis, des destins familiaux et une certaine idée du travail.

Pendant plus d’un demi-siècle, le textile tunisien a incarné l’une des plus grandes aventures industrielles et sociales du pays. Porté par la loi 70 et par la vision modernisatrice impulsée sous Hédi Nouira, il a permis l’émergence d’un tissu industriel dense, créateur de centaines de milliers d’emplois et profondément arrimé aux marchés européens. La Tunisie est ainsi devenue l’un des ateliers privilégiés de l’Europe, forgeant sa réputation sur la qualité de sa main-d’œuvre, sa proximité géographique et sa remarquable capacité d’adaptation.

Mais l’histoire économique ressemble à la mer Méditerranée : elle n’accorde aucun mouillage définitif. Les courants changent, les routes commerciales se déplacent, les certitudes d’hier deviennent parfois les fragilités de demain.

La mondialisation a profondément redessiné la géographie industrielle. Le Bangladesh, le Vietnam ou l’Éthiopie disputent désormais aux pays méditerranéens le terrain des coûts salariaux. Dans le même temps, les consommateurs réclament davantage de rapidité, de personnalisation, de durabilité, mais aussi d’authenticité et de sens.

Le vêtement n’est plus un simple assemblage de tissus. Il devient une expérience, une affirmation identitaire, parfois même un engagement éthique.

Dès lors, une interrogation majeure s’impose : la Tunisie doit-elle demeurer un atelier performant au service des marques étrangères ou ambitionner de devenir un laboratoire méditerranéen de la mode intelligente ?

La réponse dépasse largement le destin d’un secteur industriel. Elle engage la capacité de la Tunisie à passer du statut d’atelier performant à celui de créateur de valeur, d’idées et d’imaginaires.

Sortir du piège du bas coût

Le principal risque auquel est confronté le textile tunisien consiste à poursuivre une bataille déjà perdue, celle des coûts.

Aucune économie méditerranéenne ne pourra durablement rivaliser avec les salaires pratiqués dans certaines régions d’Asie ou d’Afrique subsaharienne. Chercher à préserver la compétitivité uniquement par la compression des coûts reviendrait à engager une course vers le moins-disant social dont personne ne sortirait vainqueur.

L’expérience asiatique mérite à cet égard d’être méditée avec attention.

La Chine, la Corée du Sud ou Taïwan ont certes débuté par la sous-traitance intensive. Mais elles ont rapidement compris qu’une nation ne s’enrichit pas durablement en cousant pour les autres ou en vendant exclusivement des heures de travail. Elles ont investi massivement dans le design, la recherche, les marques, la logistique, la technologie et la propriété intellectuelle.

La véritable richesse ne réside plus dans l’assemblage du vêtement, mais dans sa conception, son récit, son image et sa capacité à susciter le désir.

Plus encore, la maîtrise des marques, du design et de l’innovation constitue désormais un enjeu de souveraineté économique. Les pays qui abandonnent la conception aux autres finissent souvent par dépendre des décisions prises ailleurs. Or, dans un monde fragmenté par les tensions commerciales et les rivalités technologiques, produire sans concevoir revient à naviguer sans gouvernail.

Faire émerger une signature méditerranéenne

L’une des grandes faiblesses du textile tunisien demeure son invisibilité.

Chaque année, des millions de pièces confectionnées en Tunisie sont vendues en Europe sans que le consommateur final en ait conscience. Le pays produit, mais ne signe pas.

Or, dans l’économie contemporaine, la marque constitue un actif stratégique majeur.

La Tunisie dispose pourtant d’atouts singuliers : héritage andalou, artisanat séculaire, diversité des influences méditerranéennes, maîtrise de la broderie, du tissage et des fibres naturelles.

Pourquoi ne pas faire émerger un label international associant élégance méditerranéenne, qualité européenne et production responsable ?

Cette ambition n’a rien d’utopique. Feu Ezzedine Alaïa, génie absolu de la haute couture, avait démontré qu’un créateur tunisien pouvait puiser dans sa mémoire intime pour élaborer un langage esthétique universel. Son célèbre col Alaïa demeure l’illustration éclatante de cette alchimie entre enracinement local et rayonnement mondial.

Le textile tunisien gagnerait ainsi à renouer avec sa géographie et son climat. Depuis des siècles, les peuples méditerranéens ont appris à vivre sous un soleil exigeant, à composer avec la chaleur, la sécheresse et l’intensité lumineuse.

Cette expérience pourrait devenir un formidable laboratoire d’innovation.

Pourquoi ne pas développer des vêtements spécialement conçus pour les régions soumises aux fortes chaleurs, capables de réguler la température corporelle, d’évacuer rapidement l’humidité ou de sécher en quelques minutes ? Pourquoi ne pas imaginer des tissus infroissables réduisant les besoins en repassage et, par conséquent, la consommation énergétique domestique ?

À l’heure où le réchauffement climatique redessine les modes de vie à l’échelle planétaire, la Tunisie pourrait devenir pionnière d’une nouvelle génération de vêtements adaptés aux climats extrêmes.

Demain, l’innovation textile ne consistera peut-être plus à suivre la mode, mais à aider l’humanité à mieux habiter une planète plus chaude.

Construire la mode intelligente

L’industrie textile mondiale entre dans une nouvelle révolution industrielle.

L’intelligence artificielle, l’analyse des données massives, la robotisation et la numérisation bouleversent déjà l’ensemble de la chaîne de valeur.

Demain, les algorithmes prédiront les tendances avant même qu’elles n’apparaissent sur les réseaux sociaux. Les logiciels anticiperont les ventes, réduiront les invendus et permettront la personnalisation des collections.

Le couturier de demain travaillera autant avec des stylistes qu’avec des data scientists.

Grâce à la qualité de ses ingénieurs, à ses compétences numériques et à la vitalité de sa jeunesse, la Tunisie dispose ici d’une opportunité historique.

Cela suppose toutefois la création d’écosystèmes associant universités, écoles de mode, centres de recherche, startups technologiques et industrielles.

Des pôles spécialisés pourraient émerger autour des textiles connectés, des fibres intelligentes, des tissus médicaux, des matériaux recyclés ou encore des vêtements destinés aux industries automobile et aéronautique.

Demain, l’aiguille dialoguera avec l’algorithme, le métier à tisser avec la donnée et l’inspiration créatrice avec l’intelligence artificielle.

Miser sur la proximité et la durabilité

Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, les ruptures logistiques et l’urgence climatique, la proximité redevient un avantage compétitif majeur.

L’Europe découvre aujourd’hui les limites d’une dépendance excessive à des chaînes d’approvisionnement lointaines.

La Méditerranée retrouve ainsi une centralité économique inattendue.

À quelques jours seulement des principaux marchés européens, la Tunisie dispose d’un atout géographique exceptionnel. Elle peut répondre rapidement aux commandes, produire en séries limitées et réduire considérablement les délais de livraison.

Parallèlement, les exigences environnementales remodèlent déjà l’industrie mondiale.

Les consommateurs européens ne recherchent plus seulement un vêtement, ils veulent connaître son histoire, son empreinte environnementale et les conditions humaines de sa fabrication.

En investissant massivement dans l’économie circulaire, les énergies renouvelables, le recyclage des fibres et la gestion durable de l’eau, la Tunisie pourrait devenir l’une des premières plateformes méditerranéennes de production textile décarbonée.

Coudre sa propre destinée

L’histoire économique enseigne qu’aucune nation ne progresse durablement en demeurant l’exécutante du génie des autres.

Durant plusieurs décennies, la Tunisie a admirablement rempli son rôle d’atelier manufacturier aux portes de l’Europe. Cette époque ne doit ni être reniée ni abandonnée aux poussières de l’histoire : elle a légué à la Tunisie bien davantage que des usines et des statistiques. Elle lui a transmis des gestes, des savoir-faire et cette intelligence de la main qui constitue souvent le premier visage du génie d’une nation.

Mais les grandes nations économiques sont celles qui savent transformer leurs héritages en tremplins plutôt qu’en refuges.

Le textile tunisien ne doit plus seulement confectionner des vêtements, il doit concevoir des idées, créer des marques, inventer des matières, produire de l’intelligence et exporter une vision méditerranéenne du monde.

Le véritable enjeu n’est plus de savoir combien de pièces la Tunisie peut fabriquer, mais combien d’innovation, de créativité et de sens elle peut incorporer dans chacune d’elles.

Car, au XXIᵉ siècle, les nations qui prospèrent ne sont plus nécessairement celles qui disposent des bras les moins coûteux, mais celles qui savent métamorphoser leur mémoire, leur culture et leur intelligence collective en richesse durable.

La Tunisie porte en elle cet héritage, cette intelligence de la main et cette créativité qui distinguent les peuples bâtisseurs. Il lui reste désormais à les convertir en vision industrielle, en innovation et en rayonnement international.

Pendant des décennies, elle a habillé l’Europe. Le siècle qui s’ouvre lui offre peut-être une destinée plus vaste : ne plus seulement confectionner des vêtements, mais imaginer les usages de demain, vêtir l’avenir et, fil après fil, tisser sa propre renaissance.

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Législative partielle à El Kabaria : six voix d’écart entre les deux favoris, un second tour s’impose

29. Juni 2026 um 11:38

Les électeurs d’El Kabaria devront retourner aux urnes. L’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a annoncé, lundi 29 juin 2026, les résultats préliminaires de l’élection législative partielle organisée la veille dans cette circonscription du gouvernorat de Tunis. Arrivés en tête, Mohamed Salah Salemi et Chaker Bouthouri s’affronteront lors d’un second tour, aucun candidat n’ayant...

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Un jeune homme retrouvé mort dans le canal de Medjerda à Grombalia

29. Juni 2026 um 09:13

Le corps sans vie d’un jeune homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé dans les eaux du canal de Medjerda, mobilisant les équipes de la protection civile au lever du jour. Les circonstances de ce décès demeurent, à ce stade, inconnues. Selon une source locale citée par Jawhara FM, la dépouille a été extraite des...

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Cybersécurité : l’alerte rouge sur la manipulation algorithmique

27. Juni 2026 um 21:22

« L’intelligence artificielle (IA) n’est plus un simple outil d’assistance, mais un véritable phénomène de manipulation cognitive et comportementale à l’échelle mondiale », estime l’expert en cybersécurité et en IA, Oussama Lahmar. De ce fait, il appelle à l’instauration de la « résistance cognitive » face aux algorithmes, soulignant l’urgence de combler le retard législatif tunisien en la matière, un constat récemment corroboré par l’UNESCO, rapporte l’agence TAP.

Lors de la présentation d’une étude intitulée « L’intelligence artificielle, la drogue numérique qui vole nos esprits », l’expert a mis en garde contre la transformation de l’IA d’un outil technique en un « guide invisible » orientant aussi bien rationnellement qu’émotionnellement les comportements humains.

Le véritable danger, selon lui, réside dans la fragilité structurelle de ces systèmes : les statistiques récentes en cybersécurité révèlent que 73 % des grands modèles de langage (LLM) sont vulnérables aux « injections d’instructions » (prompt injection). Cette faille permet d’orienter délibérément les résultats présentés à l’utilisateur, ouvrant la voie à de nouveaux crimes numériques et à la manipulation de l’opinion publique sans trace humaine visible.

Tout utilisateur est un livre ouvert

L’expert a détaillé un modèle de manipulation en quatre étapes observables : la fascination, l’attraction, la conviction et enfin la manipulation. Face à l’accumulation de données comportementales qui transforme chaque utilisateur en un « livre ouvert » pour les algorithmes, Lahmar a estimé que l’avenir divisera l’humanité en deux catégories : « ceux qui contrôlent la technologie et ceux qui sont contrôlés par elle ».

Pour y échapper, il a écarté l’option du rejet technologique, lui préférant le développement d’une pensée critique et d’une formation technique approfondie. Il a plaidé pour l’adoption d’une charte encadrant une utilisation consciente de l’IA, incluant des législations strictes pour protéger les données psychologiques des citoyens et les catégories vulnérables (les enfants et les personnes âgées) contre les diagnostics et les orientations algorithmiques arbitraires.

Cet appel à la régulation fait écho aux conclusions d’une étude de l’UNESCO sur l’écosystème de l’IA en Tunisie, dont les résultats préliminaires ont été présentés en décembre 2025.

Selon Hichem Besbes, expert en télécommunications ayant participé à ces travaux, la Tunisie accuse un retard législatif par rapport aux normes internationales. Le diagnostic souligne la nécessité impérative de renforcer le système national de protection et de stockage des données, tout en valorisant les compétences locales.

Le pays affiche néanmoins des points positifs, notamment un engouement croissant des étudiants pour les filières technologiques, une hausse du volume des publications scientifiques spécialisées et une amélioration de la connectivité Internet.

Pour accompagner cette transition et combler les lacunes, le bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb prévoit d’élaborer, dès cette année 2026, un ensemble de programmes en Tunisie, toujours selon la TAP.

Son directeur, Charaf Ahmimed, a indiqué que ces initiatives incluront des sessions de formation à l’intention des enseignants de la formation professionnelle et des jeunes diplômés, visant à développer leurs compétences pour un usage sûr, éthique et maîtrisé de l’intelligence artificielle.

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Qui est Roberto Vannacci, le rival de Giorgia Meloni à l’extrême droite ?

27. Juni 2026 um 10:23
Ancien général de l’armée italienne devenu figure de l’extrême droite, Roberto Vannacci s’impose comme l’un des principaux rivaux de Giorgia Meloni. Après son départ de la Ligue de Matteo Salvini, il a fondé le parti Futuro Nazionale. Il séduit désormais…

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