L’ambassadeur de Tunisie en France, Dhia Khaled, s’est entretenu ce mercredi 10 juin 2026 à Paris avec Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique.
Les échanges ont porté sur les leviers permettant de multiplier les projets d’investissement et de partenariats tuniso-français dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la santé numérique.
L’accent a été mis sur l’importance de capitaliser sur le dynamisme des réseaux de compétences et sur l’écosystème entrepreneurial opérationnel entre les deux pays.
Une attention particulière a, également, été accordée aux opportunités de développement de projets conjoints de coopération triangulaire dans des domaines d’intérêt commun liés à l’intelligence artificielle.
À la prison locale de Salé, vingt‑cinq jeunes détenus poursuivis en vertu de la loi antiterroriste ont entamé, le 8 juin, une nouvelle session du programme de réhabilitation, destinée à leur offrir une chance de réinsertion par un accompagnement intellectuel…
Officiellement, il n’est pas encore candidat. Cela ne l’empêche pas d’être déjà en campagne. Dans une droite française travaillée par les questions identitaires, ce Rbati poursuit sa route vers l’Elysée en cultivant sa singularité et son lien avec le monde…
La chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis a émis mardi 9 juin 2026 des mandats d’arrêt contre cinq personnes, dont Ezzedine Beschaouch, ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, âgé de 88 ans, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, ancien conseiller à la même municipalité au moment des faits, et ce dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de fonds publics et de transfert de propriété municipale.
Selon une source judiciaire citée par l’agence de presse officielle Tap, rapporte Diwan FM, les prévenus sont soupçonnés d’avoir délibérément abusé de leur position d’agents publics pour obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, portant ainsi atteinte à l’intérêt public.
La même source a ajouté que, dans cette affaire, Beschaouch, Hammami et El Hani auraient profité de leur position de responsables de la gestion des affaires de la municipalité de Carthage, dans le cadre de délégations spéciales, afin d’accélérer la cession d’un bien municipal à un prix sans rapport avec sa valeur réelle.
La même source a souligné que la vente avait été effectuée sans consultation des experts du ministère des domaines de l’État et des Affaires foncières, causant ainsi un préjudice financier à la municipalité en raison de l’écart important entre le prix stipulé dans l’acte de cession et la valeur réelle du bien au moment de la cession, telle qu’estimée par les experts désignés.
Les mandats d’arrêt émis contre les prévenus ont été exécutés par une équipe de sécurité, a ajouté la Tap.
Il convient de noter que Zied El Hani, journaliste, est détenu dans une autre affaire où il a été condamné provisoirement à un an de prison pour de présumées diffamations par voie de communication.
Né à Tunis en 1938, Ezzedine Beschaouch est épigraphiste, archéologue et historien spécialiste de l’Afrique romaine. Il a été ministre de la Culture de janvier à décembre 2011.
Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a reçu le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral George M. Wikoff, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Bill Bazzi. Les discussions ont porté sur la coopération militaire bilatérale et, en particulier, des capacités maritimes de la Tunisie. Le chef d’état-major de la marine tunisienne, ainsi que des responsables militaires et diplomatiques des deux pays étaient également présents, indique un communiqué du ministère de la Défense.
M. Sehili a souligné le caractère historique des relations d’amitié entre la Tunisie et les États-Unis et s’est félicité des résultats du programme de coopération militaire conjoint, qu’il a décrit comme étant en constante évolution, notamment après la signature de la feuille de route de coopération pour la période 2020-2030. Le ministre a précisé que ce partenariat ne se limite pas au soutien logistique et technique aux forces armées tunisiennes, mais comprend également la formation, les exercices conjoints et l’échange d’expertise. Une attention particulière a été portée au renforcement des capacités navales et à la préparation opérationnelle des forces spéciales de la Marine tunisienne.
M. Sehili a évoqué, à cet égard, le projet de création d’un Centre d’excellence pour les forces d’élite de la Marine, destiné à consolider le rôle de la Tunisie en tant que plateforme régionale de formation et d’accueil d’activités multinationales, notamment l’exercice maritime Phoenix Express.
Pour sa part, l’amiral Wikoff a salué le niveau de coopération militaire entre Washington et Tunis ainsi que les capacités d’entraînement de la marine tunisienne, mises en évidence notamment par l’organisation de l’exercice Phoenix Express.
Selon un communiqué du ministère tunisien de la Défense, le commandant américain a réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à continuer de soutenir les capacités navales de l’armée tunisienne et à développer son expertise opérationnelle.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une phase de coopération militaire régulière entre la Tunisie et les États-Unis, axée de plus en plus sur la sécurité maritime en Méditerranée centrale et méridionale, la lutte contre le trafic illicite, la surveillance des frontières maritimes et l’interopérabilité entre les forces alliées et partenaires.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, mardi, le 09 juin 2026, un deuxième mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni, dans le cadre de l’affaire judiciaire le visant.
De son coté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé l’ensemble des journalistes ainsi que les défenseurs de la liberté de la presse et de l’expression à participer à un rassemblement de solidarité prévu le 12 juin 2026 devant le tribunal de première instance de Tunis. Cette mobilisation coïncidera avec la comparution de Zied El Heni devant la 17e chambre de la Cour d’appel, à l’occasion de la première audience de son procès.
Le syndicat a également annoncé l’organisation d’une conférence de presse le 10 juin à son siège afin de présenter les derniers développements du dossier judiciaire du journaliste.
A cet égard, notons qu’un jugement de première instance rendu le 7 mai 2026 avait condamné Zied El Heni à une peine d’un an d’emprisonnement en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications. Cette condamnation faisait suite à des déclarations dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier du journaliste Khalifa Guesmi.
Le SNJT a souligné que ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la défense de la liberté d’expression et du droit des journalistes à exercer leur profession sans restrictions ni pressions. Tout en réaffirmant son attachement aux garanties constitutionnelles et aux principes de la liberté de la presse.
A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, l’arbitre somalien Omar Artan a été interdit d’entrée aux Etats-Unis. La FIFA n’est pas intervenue en faveur de l’arbitre international.
« Ce sera la plus grande, la…
Selon l’Agence Média Palestine, le docteur Hossam Abou Safiya, directeur de l’hôpital Kamal-Adwan dans le nord de Gaza, aurait été placé à l’isolement dans une prison israélienne de haute sécurité, après plus de 500 jours de détention sans inculpation ni procès.
Aucune justification officielle n’aurait été communiquée à sa famille ni à son équipe juridique, qui disent rester dans l’incertitude la plus totale sur les conditions exactes de sa détention et sur son état de santé.
Le médecin palestinien de 52 ans aurait été transféré début juin vers une cellule d’isolement décrite comme extrêmement réduite. Les témoignages de ses proches évoquent un espace de détention si exigu qu’il limiterait fortement tout mouvement.
L’alerte a été relayée par des organisations de défense des droits humains et des médecins détenus dans le même complexe pénitentiaire, qui affirment avoir assisté à son extraction sans explication par les autorités israéliennes.
Perte de poids d’une trentaine de kg
Depuis son arrestation le 27 décembre 2024, son état de santé suscite une inquiétude croissante. Son avocat évoque une perte de poids importante, estimée à une trentaine de kilogrammes, ainsi que la privation de traitements médicaux essentiels, notamment pour une hypertension non soignée.
Plusieurs ONG dénoncent également des conditions de détention particulièrement dures, évoquant des violences, des privations et un encadrement carcéral renforcé. Des rapports récents de rapporteurs onusiens ont appelé à sa libération immédiate, mentionnant des risques graves pour sa santé.
Figure centrale du système hospitalier dans le nord de Gaza pendant la guerre, Hossam Abou Safiya s’était imposé comme l’un des rares médecins encore présents dans un établissement sous bombardements constants. À l’hôpital Kamal-Adwan, il documentait l’effondrement du système de santé et la saturation des services d’urgence.
Son parcours est aussi marqué par des pertes personnelles lourdes : son fils Ibrahim, âgé de 21 ans, a été tué lors d’une frappe contre l’hôpital en octobre 2024. Quelques semaines plus tard, le médecin lui-même a été blessé dans une attaque similaire.
Le 27 décembre 2024, lors de l’assaut final contre l’établissement, une image fera le tour du monde : celle d’un homme en blouse blanche avançant seul dans les ruines vers un char israélien. Quelques instants après, il est arrêté.
Depuis, sa famille, réfugiée au Kazakhstan, ne dispose d’aucun contact direct avec lui. Les informations restent fragmentaires et proviennent essentiellement de témoignages indirects et d’organisations humanitaires.
Plus de dix-huit mois après son arrestation, le cas du docteur Abou Safiya demeure l’un des plus emblématiques de la situation des personnels médicaux dans le conflit à Gaza, entre détention prolongée, silence administratif et inquiétudes persistantes sur son sort.
À l’occasion des 60 ans de l’ouverture de l’ambassade du Canada à Tunis — pionnière des représentations canadiennes au Maghreb —, l’Ambassadeur S.E.M. Alexandre Bilodeau a donné hier le coup d’envoi des festivités de la « Semaine de la diplomatie canadienne ».
Cet anniversaire marquant a été célébré en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, ainsi que d’un parterre de partenaires institutionnels et de diplomates étrangers.
Nous adressons nos sincères remerciements à M. Habib Abid, ministre de l’Environnement, pour avoir partagé ce moment avec nous et souligner l’importance des relations tuniso-canadiennes, ainsi qu’à nos partenaires institutionnels et membres de la communauté internationale qui étaient présent.e.s, lit-on dans le communiqué de l’ambassade canadienne.
Cette semaine thématique sera l’occasion de dresser le bilan de 60 ans de coopération bilatérale fructueuse et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’avenir pour le partenariat tuniso-canadien.
Il aura fallu attendre des dizaines de milliers de morts à Gaza, l’explosion des violences en Cisjordanie occupée, la multiplication des colonies illégales et les appels à peine voilés au nettoyage ethnique pour que Paris se décide enfin à fermer…
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Karim Bouamrane, maire franco-marocain de Saint-Ouen, se présente aux élections présidentielles de 2027. Il s’est imposé comme l’une des voix émergentes de la gauche française après les Jeux olympiques de Paris 2024. Opposé à la stratégie de La France insoumise,…
Le président de la Commission des finances au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ketari, a dressé un diagnostic sans détour sur les relations entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, estimant que les dysfonctionnements de communication constituent aujourd’hui l’un des principaux freins à l’efficacité de l’action publique, notamment dans le cadre...
Il y a deux ans, la Trump Organization, le conglomérat de la famille Trump, annonçait qu’un complexe hôtelier et golfique de luxe de 500 millions de dollars lancé au Sultanat d’Oman allait rehausser le statut du sultanat en tant que «destination mondiale de premier plan». Les fils de Trump, Donald Jr et Eric, se sont rendus à Oman quand la maquette du projet a été dévoilée. Depuis, l’humeur du président américain a changé et il est allé jusqu’à menacer de bombarder le pays. Quand un forcené dirige la première puissance mondiale (pour combien de temps encore ?), on doit s’attendre à tout, et surtout au pire (Photo : Trump ne cesse d’humilier ses supposés alliés du Golfe).
Imed Bahri
Dans un premier temps, certains à Mascate ont cru que Trump s’était trompé et visait l’Iran par ses propos avant que le département d’État américain ne publie une vidéo où il avertissait Oman que le pays devait «agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter», rapporte le Financial Times.
Cette sortie sans précédent contre un allié de longue date des États-Unis, qui joue depuis des années un rôle de médiateur régional, découle des soupçons de Trump selon lesquels le sultanat soutiendrait les efforts de l’Iran pour imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit d’Ormuz.
De plus, les États-Unis ont également de plus en plus de mal à supporter la neutralité et le refus de la politique des Axes qui sont la marque de fabrique de la diplomatie omanaise. Washington fait pression pour que Mascate rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran.
Selon les analystes, cette menace reflète également la frustration de Trump face à l’incapacité de son administration à contraindre l’Iran à rouvrir cette voie maritime vitale et à atténuer la crise énergétique mondiale engendrée par sa fermeture, ce qui le pousse à diriger sa colère vers ses alliés régionaux.
Les Arabes sommés de normaliser avec Israël
Emile Hokayem, expert à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, a déclaré : «Dans sa quête d’un quelconque avantage stratégique à tirer d’une guerre contre l’Iran, Trump fait pression sur des pays qu’il estime redevables envers lui comme l’Arabie saoudite, ou qui compliquent ses efforts comme Oman».
Hokayem a décrit l’approche de Trump en ces termes : «Si l’Iran ne peut lui apporter la victoire alors les États du Golfe le doivent. Cela témoigne de sa frustration face à la situation et démontre son indifférence aux intérêts de ces pays».
Trump a également déclaré qu’il devrait être «obligatoire» pour les pays arabes et musulmans, notamment l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de tout accord américain avec l’Iran.
Cela survient malgré le fait que nombre de ces pays tiennent Israël pour responsable de la guerre, le perçoivent comme une puissance de plus en plus agressive déstabilisant la région et conditionnent la normalisation des relations à la création d’un État palestinien.
Un responsable arabe a déclaré : «Il tente d’apaiser le lobby pro-israélien aux États-Unis et de rejeter la faute sur les États du Golfe». Il a toutefois ajouté qu’Oman aurait pu mieux gérer ses relations avec Trump.
Oman s’était forgé une réputation de partenaire fiable vers lequel Washington se tournait pour une médiation avec l’Iran, rôle qu’il jouait encore la veille du déclenchement de la guerre aux côtés des États-Unis et d’Israël.
Bien que Mascate ait cherché à maintenir sa neutralité depuis le début du conflit, le 28 février, ses critiques publiques à l’égard de celui-ci ont irrité les États-Unis.
Oman était manifestement frustré par l’abandon de la voie diplomatique par Trump car le pays croyait un accord imminent et accusait les États-Unis et Israël de mener une guerre illégale.
Après les représailles iraniennes, qui ont consisté en des attaques contre les alliés des États-Unis dans la région, Oman était l’État arabe le plus enclin à la désescalade, contrairement à ses voisins, choqués par la riposte agressive de l’Iran.
Ceci reflète la volonté de Mascate de projeter une image de neutralité dans une région instable et sa conscience de sa vulnérabilité face à des voisins plus puissants mais cela a également permis à Oman de subir beaucoup moins d’attaques que les autres États du Golfe.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaidi, déclarait sur la plateforme X au début du conflit : «Notre neutralité est un engagement pour la paix, pierre angulaire de notre sécurité nationale et don unique d’Oman au monde».
Al-Boussaidi, qui avait mené la médiation américano-iranienne avant la guerre, écrivit plus tard qu’Oman collaborait avec la République islamique pour garantir la sécurité du passage dans le détroit, tandis que Téhéran insistait sur sa volonté de conserver le contrôle de cette voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.
Al-Boussaidi a également plaidé pour des solutions «pragmatiques» afin de garantir une «liberté de navigation permanente».
Cependant, une source proche des négociations a indiqué que Mascate «n’a jamais envisagé l’idée d’imposer des droits de passage et que son attachement au droit international et à la liberté de navigation est ferme et inébranlable».
Cette même source a ajouté : «Nous étudions la possibilité d’imposer des redevances légales pour les services rendus à l’avenir afin de financer les mesures d’atténuation des impacts environnementaux sur la voie navigable et d’améliorer la gestion de la navigation».
La position plus conciliante d’Oman à l’égard de l’Iran a mis le sultanat en porte-à-faux non seulement avec les États-Unis mais aussi avec ses voisins du Golfe qui s’opposent fermement à tout système de péage dans le détroit d’Ormuz.
Oman résiste aux pressions américaines
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bisnett a fait suite à l’avertissement de Trump en menaçant de sanctions «Oman ou toute entité qui facilite, directement ou indirectement, la perception de péages dans le détroit».
Il a déclaré par la suite que l’ambassadeur d’Oman aux États-Unis l’avait assuré que Mascate n’avait aucunement l’intention de soutenir l’instauration de péages.
Oman a également résisté aux pressions américaines visant à l’inciter à rejoindre les accords d’Abraham, négociés par Trump, qui ont conduit à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et trois autres États arabes et Israël il y a cinq ans.
C’est le seul État du Golfe à ne pas avoir rejoint ce que Trump appelle le «Conseil de paix» pour la reconstruction de Gaza.
Jon B. Alterman, expert au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré que les administrations américaines successives avaient apprécié le rôle d’Oman et compris sa position, compte tenu de sa proximité avec l’Iran.
Cependant, les déclarations intempestives de Trump risquent d’alimenter une méfiance plus générale des pays du Golfe face à l’instabilité de la politique américaine, une préoccupation de longue date qui s’est intensifiée durant le second mandat du président et qui devrait inciter certains pays à réduire leur dépendance à l’égard de Washington en approfondissant d’autres relations.
«Cela renforce leurs inquiétudes concernant Trump. D’un côté, on peut le convaincre mais cela ne signifie pas qu’il restera un professionnel intraitable. Le président perçoit une certaine imprévisibilité comme un atout, mais à long terme, cela pousse les pays à diversifier et à limiter leurs relations», a déclaré Alterman.
Kristin Smith Diwan, de l’Arab Gulf States Institute à Washington, a déclaré que «même si la position d’Oman suscite certaines inquiétudes, aucun des États du Golfe ne souhaite voir l’un de ses partenaires menacé de bombardements». Elle a ajouté : «Ils savent qu’ils ont besoin des États-Unis pour leur sécurité mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur eux».
Le style déplorable de Trump
Bader Al-Saif, universitaire koweïtien, a souligné qu’Oman n’est pas le premier État du Golfe à subir le style diplomatique abrasif de Trump.
Trump a notamment pris à partie le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une remarque particulièrement cinglante prononcée à Miami en mars, à l’occasion d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite. Après avoir initialement fait l’éloge du prince héritier, Trump a déclaré : «Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes». Il s’est également moqué plus tard du Koweït pour avoir abattu par erreur trois drones américains en mars. Cependant, les États du Golfe, dont Oman, ont réagi à ces déclarations par un silence diplomatique.
«C’est son style déplorable. Nous ne pouvons pas le laisser nous entraîner à son niveau. Ce n’est pas ainsi que nous réagissons. Nous ne sommes pas sur un ring de boxe», a déclaré Al-Saif à propos de Trump.
À l’occasion du 60ᵉ anniversaire de l’ouverture de son ambassade en Tunisie, première représentation canadienne au Maghreb, le Canada organise la « Semaine de la Diplomatie canadienne » afin de mettre en valeur plus de six décennies de coopération, d’échanges et d’amitié entre les deux pays.
La semaine s’ouvrira par une réception officielle réunissant des partenaires tunisiens, des représentants de la communauté internationale et des acteurs de la relation tuniso-canadienne. Plusieurs activités mettront ensuite en lumière les différentes dimensions de la diplomatie canadienne.
Parmi les temps forts figurent une exposition consacrée aux 60 ans de présence canadienne en Tunisie, un parcours visuel retraçant l’histoire artistique du Canada, une vitrine des échanges commerciaux bilatéraux ainsi qu’un événement du Réseau Tuniso-Canadien des Affaires.
Des rencontres organisées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avec des institutions tunisiennes permettront également de promouvoir les possibilités d’études et de mobilité vers le Canada. Une activité consacrée à l’art, au design et à la diplomatie réunira étudiants et enseignants autour de la diplomatie culturelle.
La programmation comprend également un marché solidaire mettant à l’honneur des artisanes tunisiennes, un concert de jazz tuniso-canadien avec Rachel Therrien et Omar El Ouaer, ainsi qu’une exposition sur l’engagement des Forces armées canadiennes.
Accessible au public tout au long de la semaine, l’exposition extérieure installée sur les murs de l’ambassade présentera la richesse des mouvements artistiques canadiens. Les autres activités se dérouleront sur invitation.
À travers cette initiative, l’ambassade du Canada souhaite souligner la diversité des liens qui unissent le Canada et la Tunisie et mettre en lumière les nombreuses facettes de leur partenariat.
Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.
Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.
Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.
Entre crises mémorielles ravivées depuis 2005 et coopérations sécuritaires plus discrètes, la relation Paris-Alger reste marquée par une alternance de tensions et de rapprochements. Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Côte d’Azur et chercheur au CMMC (Nice), Majid…
Porté par Aurore Bergé, un nouveau projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme sera présenté le 1er juillet. Un texte qui reprend certaines propositions du controversé projet de loi Yadan.
Le gouvernement contre-attaque. Après le rejet massif de…
Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamnée pour avoir exclu des étudiantes d’un groupe Instagram pour leur supposé sionisme ou leur appartenance religieuse.
La jeune femme a été reconnue coupable de « harcèlement scolaire, aggravé par un motif discriminatoire tenant…
Il y a 63 ans, le 7 juin 1963, Habib Bourguiba effectuait à Stockholm la première visite d’État d’un président tunisien, scellant des relations diplomatiques établies il y a 70 ans (1956) avec la Suède.
C’était il y a 63 ans jour pour jour. Le 7 juin 1963, le palais royal de Stockholm vivait au rythme des honneurs militaires et des uniformes historiques. Habib Bourguiba, père de l’indépendance , devenait le premier président du pays à effectuer une visite d’État en Suède, à l’invitation du roi Gustaf VI Adolphe. Une cérémonie d’accueil solennelle, un déjeuner royal et un dîner de gala rythmèrent cette journée historique, symbole d’une relation naissante entre deux nations que tout semblait opposer, mais que la modernité et la coopération allaient rapprocher.
Cette visite officielle s’inscrivait dans un contexte diplomatique déjà mature. Les deux pays avaient établi leurs relations officielles dès 1956, soit 70 ans avant ce printemps 2026. . Quelques mois avant le déplacement royal, un accord bilatéral majeur avait été signé, prévoyant notamment la construction d’un port de pêche moderne à Kélibia ainsi qu’un centre de planification familiale, financés par Stockholm.
Sur place, l’accueil fut royal. Le cortège officiel, mené par le roi et le président dans le premier véhicule, traversa la capitale suédoise sous une haie d’honneur de 1500 soldats. Le souverain, passionné d’archéologie méditerranéenne, servit lui-même de guide au président tunisien lors de la visite du chantier naval Vasa. Le soir, devant l’assemblée réunie pour le dîner de gala, Bourguiba prononça un discours où transparaissait son admiration pour « le peuple suédois, si juste et si moderne ». En retour, le roi lui remit l’Ordre des Séraphins, la plus haute distinction du royaume. À l’heure où les deux pays célèbrent sept décennies de relations continues, l’ombre de Bourguiba plane encore sur les travées du palais royal de Stockholm.
Les chiffres riment avec la réussite
Selon les données UN COMTRADE compilées par Trading Economics, les importations suédoises en provenance de Tunisie ont atteint 61,9 millions de dollars en 2025. D’après l’Observatory of Economic Complexity (OEC), les exportations tunisiennes vers la Suède sont passées de 38,9 millions de dollars en 2017 à 69 millions en 2022. Soit une hausse de 77% sur la période post-2011. En 2024, les exportations tunisiennes de câbles isolés vers la Suède ont atteint 25,01 millions de dollars (UN COMTRADE / Trading Economics). En 2025, les importations suédoises d’habillement tunisien se sont élevées à 17,11 millions de dollars (UN COMTRADE. Le groupe suédois Borgstena a inauguré un site textile à Aousja (Bizerte) le 25 mars 2026, selon African Manager.