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Profil | Le destin contrarié de Olfa Hamdi

25. Oktober 2026 um 11:50

Olfa Hamdi, 38 ans, l’ancienne PDG de la compagnie aérienne nationale Tunisair qu’elle a dirigée pendant quelques semaines début 2021, et présidente d’un fantomatique parti créé en 2022 et appelé la Troisième République, est un cas vraiment à part sur la scène politique tunisienne. Venue de nulle part (du monde des affaires, dit-on) et portée par une soif démesurée de pouvoir, elle s’était jetée dans la mêlée, corps et âme et sans filet, faisant feu de tout bois et ne reculant devant aucun danger. Pour elle comme pour le pays, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’elle souhaitait. Loin s’en faut…

Latif Belhédi

Ambitieuse et sûre d’elle, Olfa Hamdi avait annoncé, en 2024, son intention de se présenter à l’élection présidentielle, mais elle n’a pas pu participer au scrutin, faute d’avoir atteint l’âge minimal requis de 40 ans. C’est cette témérité frisant l’insouciance que certains apprécient chez elle qui lui a valu une condamnation par le tribunal militaire à quatre ans de prison pour des chefs d’accusation incluant notamment le complot contre la sûreté de l’État et l’incitation des militaires à la désobéissance.

Incarcérée depuis son arrestation le 15 février dernier à l’aéroport international de Tunis-Carthage, à son retour d’un voyage à l’étranger, en vertu d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire, on n’a pas beaucoup entendu ses partisans, si tant est que son parti compte suffisamment de membres pour la défendre et exiger sa libération. En réalité, on a peu entendu ces derniers, qui se sont évaporés du jour au lendemain, et la jeune femme n’a pas trouvé grand monde pour porter sa voix. A tel point qu’on a failli l’oublier jusqu’à ce que son avocat, Akram Moussa, annonce l’ouverture de son procès et communique à l’AFP sa condamnation par le tribunal militaire de Tunis à quatre ans de prison, au terme de deux procédures distinctes, chacune ayant abouti à une peine de deux ans de prison, assorties d’une amende de 40 000 dinars, un montant suffisamment dissuasif pour faire réfléchir à l’avenir tout quidam qui aurait envie de s’engager en politique.

En vérité, c’est très chèrement payé pour quelques publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles Olfa Hamdi critiquait le président de la république Kaïs Saïed et les forces armées. Selon son avocat, Olfa Hamdi fait l’objet de trois procédures judiciaires au total et avait déjà été condamnée, dans une affaire précédente, à deux ans de prison.

Si à Tunis, la condamnation de Mme Hamdi n’a pas suscité une grande émotion, elle n’a pas manqué de faire réagir aux États-Unis, son second pays où un porte-parole du département d’État a confirmé à l’AFP que Washington est au courant des poursuites judiciaires engagées contre la citoyenne tuniso-américaine et suit la situation de près. Service minimum en somme pour ne pas provoquer des fritures sur la ligne entre Washington et Tunis dont les relations semblent traverser une période d’entente cordiale, la Tunisie collaborant assez activement sur les plans sécuritaire et militaire.

Olfa Hamdi, dont la voix n’a plus été entendue depuis huit mois, peut toujours faire appel de ses condamnations. Sa libération dépend désormais du bon vouloir de ceux qu’elle critiquait il y a encore quelques mois et qui ont réussi à la faire taire.

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Kaïs Saïed réclame des crédits avantageux pour les oléiculteurs et une intervention sur les prix des dattes

22. Oktober 2026 um 10:20

Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à soutenir les petits oléiculteurs par des financements adaptés et un prix de référence garantissant leurs droits, tout en réclamant une intervention urgente face aux difficultés des producteurs de dattes. Reçu mercredi 21 octobre au palais de Carthage, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, a également été appelé à accélérer la distribution des intrants et à contribuer à la reconstitution du cheptel national.

Oléiculture : financement, prix de référence et stockage

Lors de cette rencontre, le chef de l’État a présenté l’agriculture comme un pilier de la sécurité nationale et de la souveraineté du pays. Il a estimé que la Tunisie dispose de ressources, de traditions agricoles et de compétences scientifiques susceptibles de contribuer à l’autosuffisance alimentaire.

Concernant la campagne oléicole, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’accompagner les petits agriculteurs. Il a notamment préconisé l’octroi de crédits avantageux, la mise en place de nouvelles lignes de financement et la fixation d’un prix de référence garantissant les droits des producteurs.

Le président a également appelé à renforcer les capacités de stockage de l’Office national de l’huile et à promouvoir davantage l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Ces orientations touchent plusieurs étapes de la filière, du financement de la récolte à la commercialisation, dans un contexte où les conditions de collecte, de stockage et de valorisation influencent directement les revenus des producteurs.

Dattes : une intervention urgente réclamée

Le président de la République a également évoqué les difficultés rencontrées par les producteurs de dattes. Il a dénoncé les pratiques de certains intermédiaires accusés de faire baisser délibérément les prix d’achat des récoltes et demandé une intervention urgente dans cette filière, comme dans les autres secteurs agricoles.

Cette intervention intervient alors que la commercialisation de la production et la rémunération des agriculteurs constituent des enjeux importants pour la campagne des dattes 2026-2027.

Engrais, semences et élevage : les autres priorités

Kaïs Saïed a par ailleurs appelé les commissariats régionaux au développement agricole à renforcer la protection du patrimoine végétal, notamment face aux maladies affectant les oliveraies et à la propagation du charançon rouge du palmier.

Il a également insisté sur la nécessité d’assurer une distribution équitable des engrais dans les délais requis, de garantir la disponibilité des semences et des autres intrants agricoles et de réduire les lenteurs administratives.

Le cheptel national figure également parmi les préoccupations exprimées. Le président a souligné l’urgence de reconstituer les effectifs du cheptel, dont il a relevé la baisse malgré l’existence de l’Office de l’élevage. Il a, dans le même temps, rappelé que plusieurs offices publics avaient progressivement perdu leurs missions.

Enfin, le chef de l’État a appelé à mieux exploiter les capacités des instituts agronomiques spécialisés et à valoriser les résultats de la recherche scientifique ainsi que les thèses universitaires tunisiennes.

L’objectif est de renforcer la production nationale et de réduire la dépendance aux importations alimentaires. Kaïs Saïed a ainsi estimé que la pleine souveraineté nationale ne pouvait être assurée si la population dépendait de l’alimentation importée. Il a également évoqué la perspective d’une Tunisie productrice de richesse et exportatrice, du nord au sud, notamment à travers la création de l’Office Rjim Maatoug pour le développement du Sud et du Sahara.

Lire aussi :

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Les chances de Kaïs Saïed de gagner les présidentielles de 2029, selon trois IA

22. Oktober 2026 um 10:15

Dans le monde d’aujourd’hui, encore plus dans celui de demain, la fracture sociale et économique ne sera plus entre prolétaires/capitalistes, cols blancs/cols bleus, riches/pauvres, etc. mais entre ceux/celles qui ont su intégrer cet outil extraordinaire d’analyse et de réflexion qu’est l’IA dans leur environnement professionnel et même familial pour les aider à prendre les bonnes décisions, et ceux/celles qui ne savent pas ou ne veulent pas le faire. Dans cet article l’auteur, économiste de formation, exploite trois algorithmes d’IA différents et indépendants les uns des autres (ChatGPT, Meta.ai et Gemini) pour explorer l’avenir politique de la Tunisie à l’horizon 2029 et apporter un éclairage sur les résultats probables des élections présidentielles prévues à cette date.

Sadok Zerelli *

Comme beaucoup de personnes âgées, il m’arrive souvent de me réveiller vers trois ou quatre heures du matin et de ne pas pouvoir me rendormir. Alors, je prends mon smartphone et je «surfe» comme disent les jeunes, non pas sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou TicTok ou Instagram, dont je trouve les informations et vidéos débilitantes, mais en utilisant les outils de l’AI pour apprendre des tas de choses sur le monde et l’histoire de la civilisation humaine mais quelquefois même sur la vie des fourmis ou des abeilles ou des baleines…

Hier matin, j’ai voulu tester la pertinence, la cohérence et la précision des réponses de trois algorithmes d’IA parmi les plus connus (ChatGPT, Meta.ai at Gemini) à une même question posée dans exactement les mêmes termes à chacun d’entre eux :  «Selon toi, quelle est la probabilité que Kaïs Saïd gagne les prochaines élections présidentielles de 2029 ?» 

En procédant à cet exercice, mon objectif est triple :

a) Tirer profit de la neutralité de ces trois IA puisqu’elles ne votent pas et de leur capacité extraordinaire à recueillir les informations partout où elles existent sur la vie économique, sociale et politique de la Tunisie, les analyser et les structurer dans le cadre d’un raisonnement pour arriver à des estimations auxquelles on peut adhérer ou pas, car «nul n’est prophète», y compris une IA aussi intelligente et puissante soit-elle.

b) Mettre en concurrence la capacité de réflexion et la pertinence d’analyse de trois algorithmes d’IA indépendants, basés sur des bases de données différentes et un fonctionnement totalement diffèrent.

c) M’éclairer sur un sujet qui nous tient tous à cœur, certain(e)s avec inquiétude sur le sort de la démocratie et de l’alternance du pouvoir politique en Tunisie, d’autres avec résignation, d’autres en renouvelant leur confiance dans un seul homme, certes «intègre», mais je fais remarquer en passant qu’il n’est pas le seul à l’être dans ce pays et que nous sommes quelques millions à l’être aussi, mais dont le bilan socio-économique ne peut être qualifié que de catastrophique sur la base des chiffres officiels en termes de réalisation de projets concrets de développement, de taux de croissance économique qui demeure atone, de maîtrise de l’inflation qui dépasse toujours les 5%, de lutte contre le  chômage qui reste à 15%, et d’endettement de l’État qui a atteint un record historique de 83,4% du PIB, sans parler de l’isolement diplomatique du pays sur la scène internationale et de son image dégradée dans le monde.

Ceci étant et en vue de respecter l’objectivité et la distance que m’impose mon rôle d’analyste, je reproduirai d’abord l’intégralité des réponses de chacune des trois IA questionnées, afin de permettre aux lecteur (ce)s de juger par eux/elles-mêmes la pertinence et la vraisemblance de chacune des analyses, avant de procéder à un recoupement des résultats et conclure.

I- La réponse de ChatGPT :

À mon avis, la probabilité que Kaïs Saïed soit réélu président de la Tunisie en 2029 est actuellement assez élevée, mais il faut distinguer deux questions : ses chances de remporter le scrutin et la probabilité que l’élection se déroule dans des conditions réellement libres et concurrentielles.

Il n’existe pas, à ma connaissance, de sondage fiable permettant aujourd’hui de calculer précisément ses chances de réélection. Toute estimation chiffrée doit donc être considérée comme une analyse politique, et non comme une prévision scientifique.

1\. Ce que nous apprennent les faits : en octobre 2024, Kaïs Saïed a obtenu 90,7 % des suffrages exprimés, mais avec une participation de seulement 28,8 %. Ce résultat ne signifie donc pas que 90 % des Tunisiens le soutiennent.

Sur le plan politique, l’affaiblissement de l’opposition, les poursuites contre des figures politiques et les restrictions des libertés ont réduit la capacité des adversaires du président à lui faire concurrence.

Sur le plan économique et social, les difficultés quotidiennes et le mécontentement s’accumulent. Le 17 octobre 2026, une importante manifestation réunissant des opposants, des représentants de la société civile et des citoyens a dénoncé la gouvernance du pays et la dégradation des conditions de vie.

Ces éléments dessinent un paradoxe : le président conserve un avantage institutionnel considérable, mais sa victoire électorale écrasante ne suffit pas à démontrer une adhésion populaire majoritaire.

2\. Mon estimation personnelle de ses chances en 2029 : à partir de la situation politique connue au 21 octobre 2026.

Probabilité estimée de réélection : entre 70 à 85 %.

Estimation conditionnelle : Kaïs Saïed se représente et les rapports de force actuels évoluent sans rupture majeure.

Pourquoi ses chances restent élevées :

* Il bénéficie des avantages liés à sa position de président sortant.

* L’opposition reste fragmentée et peine à s’accorder sur une candidature commune.

* Les institutions électorales et le cadre politique actuels ne garantissent pas une compétition équilibrée.

Cette fourchette est un jugement analytique, pas un résultat de sondage. Elle pourrait changer sensiblement d’ici 2029.

3\. Ce qui pourrait faire échouer sa réélection : la grande inconnue est la capacité du mécontentement social à se transformer en mobilisation électorale. Les manifestations du 17 octobre 2026 montrent que la contestation peut réunir des milieux différents, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le soutien électoral dont dispose le président.

4\. Mon pronostic politique: je distinguerais trois scénarios :

* Scénario 1 — Continuité : l’opposition reste divisée et le cadre institutionnel demeure similaire. La réélection de Kaïs Saïed devient très probable.

* Scénario 2 — Rupture sociale : la crise économique s’aggrave et les contestataires parviennent à se rassembler. Ses chances diminuent.

* Scénario 3 — Ouverture politique : une compétition réellement pluraliste s’organise, avec un candidat alternatif populaire. L’issue devient nettement plus imprévisible.

Mon avis, Sadok : je considère aujourd’hui Kaïs Saïed comme le favori, mais pas comme un vainqueur certain. Le risque pour lui ne vient pas nécessairement d’un parti d’opposition déjà puissant ; il vient de la possibilité que le mécontentement économique, la demande de libertés et le rejet d’un pouvoir trop concentré finissent par converger.

Il reste également une question essentielle : celle des conditions de l’élection. La probabilité qu’un président sortant soit réélu et la légitimité démocratique de cette réélection sont deux choses différentes.

II- La réponse de Meta.ai

Aucun sondage fiable ne permet de donner un chiffre aujourd’hui – on est à 3 ans du scrutin, prévu d’ici octobre 2029.

Ce qu’on peut analyser, c’est le cadre légal et les facteurs qui feront monter ou baisser sa probabilité :

1. Le cadre légal : il est éligible: après sa réélection du 6 octobre 2024 avec 90,69% des voix, la question de 2029 s’est posée. Selon l’interprétation dominante de la Constitution de 2022, le mandat 2024-2029 est considéré comme le premier mandat sous la nouvelle Constitution, ce qui rendrait Kais Saïed éligible pour un nouveau mandat en 2029, alors qu’il avait déjà effectué le mandat 2019-2024.

Certains juristes contestent cette lecture, mais l’instance électorale (Isie) est allée dans ce sens. Juridiquement, la candidature est donc possible.

2- Les facteurs qui augmentent la probabilité d’une victoire :

    Avantage du sortant : contrôle de l’appareil d’État, visibilité, capacité à fixer l’agenda depuis son coup de force de juillet 2021 où il s’est octroyé les pleins pouvoirs.

    Opposition fragmentée : en 2024, les principales figures de l’opposition étaient soit en prison, soit inéligibles, soit appelant au boycott. Si ce schéma se maintient, le vote contestataire se disperse.

    Base électorale fidèle : même avec une faible participation, il a conservé un noyau dur qui voit en lui le garant anti-système.

    3. Les facteurs qui pourraient la faire baisser

    Contexte socio-économique : c’est le facteur cité lui-même comme axe de son second mandat. Inflation, chômage des jeunes, dette et négociations avec le FMI pèsent lourd. Une dégradation forte érode tout président sortant.

    Usure du pouvoir : en 2029, il aura 71 ans et 10 ans de pouvoir. L’histoire tunisienne montre que la demande d’alternance revient vite après une période de concentration du pouvoir.

    Participation : le taux de participation de 2024 était très bas. Si la participation remonte en 2029, avec une candidature d’union de l’opposition ou d’une nouvelle figure, l’équation change complètement.

    Question de la succession : certains analystes parlent déjà d’une architecture politique construite pour permettre une prolongation, ce qui peut mobiliser davantage contre lui.

    Alors, quelle probabilité ?

    Si on devait résumer à date :

    Scénario statu quo (même règles, même opposition divisée, participation faible) : sa probabilité de gagner reste très élevée. Scénario rupture (crise économique majeure + candidat d’union crédible + forte participation) : sa probabilité baisse significativement.

    Aujourd’hui, avec les informations publiques, il part favori en tant que sortant éligible, mais à 3 ans, en Tunisie, beaucoup de choses peuvent bouger. Impossible de mettre un % sérieux sans sondages et sans connaître les candidats.

    Moi : Indique une probabilité quand même: Ok, si tu veux un chiffre même avec beaucoup d’incertitude, voilà comment je le pose – comme un modèle, pas comme une prédiction certaine.

    À 3 ans du scrutin, toute proba est fragile. Mais si on force une estimation aujourd’hui, sur la base de ce qu’on sait :

    Si Kais Saïed est candidat en 2029 : Je le mettrais à environ 65% de chances de gagner.

    Ce n’est pas 90% comme en 2024, parce que l’usure de 10 ans au pouvoir + le facteur économique vont peser.

    Ce n’est pas 50% non plus, parce que l’avantage du sortant en Tunisie sous la Constitution de 2022 est très fort, et qu’il est juridiquement considéré comme éligible pour 2029, le mandat 2024-2029 étant compté comme son premier sous la nouvelle Constitution, avec un scrutin prévu d’ici octobre 2029.

    Probabilité globale qu’il soit président après 2029 (candidat + gagne) : Plutôt 55-60%.

    Pourquoi moins que 65% ?

    90% de chance qu’il se présente s’il le souhaite – le cadre légal le permet.

    65% de chance qu’il gagne s’il se présente.

    Il reste un 10-15% d’aléas majeurs d’ici là : santé, décision de ne pas se représenter, crise politique ou économique qui change tout, ou changement de règles.

    En clair :

    >70% : il gagne si l’opposition reste divisée et la participation faible;

    ∼50% : il y a un candidat d’union crédible et la participation remonte

    <40% : grosse crise socio-économique + front uni contre lui;

    Ce 65% aujourd’hui est une photo de l’avantage structurel du sortant, pas un soutien. D’ici 2027-2028, ce chiffre bougera énormément en fonction de l’inflation, du chômage et de qui émerge en face.

    III- La réponse de Gemini

    Donner une probabilité mathématique ou chiffrée pour un scrutin présidentiel prévu en 2029 (à trois ans de distance) n’a aucune base scientifique, car la situation politique, économique ou institutionnelle d’un pays peut évoluer radicalement d’ici là.

    Cependant, si l’on devait évaluer les rapports de force actuels en se basant sur le paysage politique tunisien, les dynamiques à l’œuvre dessinent de grandes tendances :

    *Un scénario de reconduction ou de continuité (forte probabilité si l’on regarde le système en place);

    *Compte tenu du contrôle institutionnel actuel, de la refonte du système politique et de l’affaiblissement structurel de l’opposition organisée, tout en gardant à l’esprit qu’il exerce déjà un second mandat, le pouvoir en place dispose de leviers considérables. Si Kaïs Saïed venait à se représenter (ou si son camp politique maintenait sa trajectoire), les observateurs s’accordent à dire que la balance pèserait lourdement en sa faveur dans les conditions politiques actuelles.

    *L’aléa de l’horizon temporel (forte incertitude) :  à un horizon de plusieurs années, de nombreux facteurs imprévisibles (la situation socio-économique, l’inflation, les équilibres sociaux, ou des facteurs liés à la santé et aux choix personnels du président) peuvent complètement rebattre les cartes, rendant toute estimation précise caduque.

    Moi : Peux-tu indiquer au moins des fourchettes de probabilité ?

    Même en l’absence de sondages officiels ou de modèles prédictifs scientifiques à un horizon aussi lointain (2029), on peut traduire les dynamiques politiques actuelles en «fourchettes de probabilité hypothétiques» basées sur les rapports de force institutionnels et politiques en Tunisie :

    1. Scénario de maintien du pouvoir ou de continuité (probabilité estimée : entre 70 % à 85 %).

    Ce que cela recouvre : si Kaïs Saïed se représente (ou si son système et son camp politique dictent la transition), les leviers institutionnels actuels (contrôle de l’appareil de l’État, modification de la Constitution, affaiblissement prononcé et morcellement de l’opposition) placent le pouvoir en place dans une position de force écrasante, similaire à celle observée lors de sa réélection en octobre 2024 (où il a obtenu 90,7 % des voix dans un contexte de faible participation).

    Pourquoi cette fourchette haute : dans un système hyper-présidentiel où les contre-pouvoirs sont verrouillés, la probabilité de reconduction du statu quo ou d’une transition favorable au régime en place reste structurellement la plus élevée.

    2. Scénario d’alternance ou de rupture (probabilité estimée : 15 % à 30 %)

     Ce que cela recouvre : une transition politique inattendue, un retrait pour des raisons personnelles ou de santé, ou un basculement soudain de l’opinion publique.

    Pourquoi cette fourchette : cette part d’incertitude repose entièrement sur des facteurs exogènes et imprévisibles à longue échéance : une aggravation majeure de la crise socio-économique (inflation, pénuries, chômage), des tensions sociales aiguës ou des pressions extérieures majeures susceptibles de fragiliser l’édifice politique en place d’ici 2029.

    Ces fourchettes ne constituent en aucun cas une certitude mathématique, mais elles reflètent le contraste entre la solidité institutionnelle du régime en place et la fragilité inhérente aux équilibres socio-économiques à long terme.

    IV- Recoupement des résultats :

    En conclusion et selon les trois IA consultées, les chances pour Kais Saïed de garder le pouvoir après 2029 sont au moins de 65% : entre 70 % à 85 % pour Gemini, 65% pour Meta.ai et entre 70 à 85 % pour ChatGPT.

    Quant au scénario d’alternance ou d’élection d’un nouveau président, sa probabilité ne dépasse pas 15 % à 30 % selon Gemini.  

    Ces résultats vont décevoir les opposants à Kais Saïed et tous ceux et celles qui espèrent une alternance du pouvoir à l’horizon de 2029.

    On peut certes mettre en doute la fiabilité d’une IA et son «intelligence» même, contester sa capacité à réfléchir par elle-même et créer ses propres pensées et développer ses propres arguments, capacité réservée jusqu’à maintenant aux seuls humains, mais lorsque trois IA arrivent par trois algorithmes différents et indépendants aux mêmes conclusions, c’est que celles-ci sont hautement probables et crédibles et il serait présomptueux voir «idiot» de les ignorer.

    Certes, comme l’indiquent les trois IA qui se montrent très prudentes dans leurs estimations, les élections présidentielles sont prévues dans trois ans et d’ici là beaucoup d’événements peuvent se produire, y compris une explosion sociale identique ou même plus grave que celle de 2011 ou une aggravation de l’impact des guerres en Ukraine ou dans le Golfe, voire même une troisième guerre mondiale qui viendrait bouleverser toutes les données géopolitiques, mais ignorer ces prédictions de l’IA dans l’action politique serait à mon avis «suicidaire».

    * Ėconomiste universitaire et consultant international.

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    Kaïs Saïed : « Pas de souveraineté sans autosuffisance alimentaire »

    Von: tmps
    22. Oktober 2026 um 09:41

    Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

    D’emblée, le chef de l’Etat a affirmé que l’agriculture constitue un pilier essentiel de la sécurité nationale et de la souveraineté du pays.

    La Tunisie, a-t-il ajouté, regorge de richesses, de traditions ancestrales et de compétences capables de lui permettre d’atteindre son autosuffisance.

    Le président Saïed a à cet égard appelé à tirer profit des instituts agronomiques spécialisés, fondés il y a plus d’un siècle et pionniers à l’échelle africaine, mettant l’accent sur la nécessité de valoriser les résultats de la recherche scientifique et les thèses universitaires devenues des références internationales dans le domaine.

    Concernant la campagne oléicole, le président a demandé de soutenir les petits agriculteurs à travers l’octroi de crédits avantageux, de nouvelles lignes de financement et un prix de référence garantissant leurs droits.

    Il a également préconisé le renforcement de la capacité de stockage de l’Office national de l’huile et la promotion de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés mondiaux.

    Tout en évoquant les difficultés rencontrées par les producteurs de dattes, le chef de l’Etat a dénoncé les pratiques des intermédiaires qui réduisent délibérément les prix d’achat des récoltes.

    Il a à ce propos réclamé une intervention urgente dans ce secteur comme dans les autres filières agricoles.

    S’adressant aux commissariats régionaux du développement agricole, le chef de l’Etat les a pressées de d’oeuvrer à renforcer la protection du patrimoine végétal, notamment, face aux maladies qui touchent les oliveraies et à la propagation du charançon rouge du palmier.

    Le président a par ailleurs appelé à garantir une distribution équitable des engrais dans les délais, loin de la lenteur administrative, et à assurer la disponibilité des semences et des intrants au moment opportun.

    Tout en rappelant que plusieurs offices publics ont perdu leurs missions jusqu’à quasiment disparaître, le président de la République a souligné l’urgence de reconstituer le cheptel national dont les effectifs ont chuté malgré l’existence de l’Office de l’élevage.

    Pour le chef de l’Etat, la Tunisie dispose de tous les atouts pour atteindre son autosuffisance alimentaire, estimant « qu’il ne peut y avoir de pleine souveraineté nationale si le peuple dépend de l’alimentation importée ».

    Il a à ce titre appelé à la conjugaison des efforts et à la bonne exploitation des richesses disponibles afin de faire de la Tunisie « un pays vert du nord au sud », capable de devenir exportateur et producteur de richesse, notamment, après la création de l’Office Rjim Maatoug pour le développement du Sud et du Sahara.

     

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    Stéphane Parédé revisite les espoirs démocratiques du monde arabe

    22. Oktober 2026 um 07:49

    Dans son essai ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ (Vérone Éditions, Paris, le 14 janvier 2026, 186 pages), Stéphane Parédé revient sur les rapports entre identité arabe, pensée islamique, justice sociale et démocratie. De la pensée de Rifa’a al-Tahtawi à Michel ‘Aflaq, des mobilisations de 2011 à la Tunisie et au Maroc, l’auteur cherche les continuités intellectuelles et politiques qui permettraient de penser autrement l’avenir démocratique du monde arabe.

    Djamal Guettala

    Une carte du monde arabe, des mains levées : la couverture de ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ annonce d’emblée un ouvrage consacré aux aspirations collectives d’un espace politique et culturel longtemps traversé par les contradictions entre modernité, identité, religion et pouvoir.

    En quatrième de couverture, une question donne la clé de lecture : «Pourquoi dissocier le panarabisme du panislamisme ?» Une formulation qui pourrait laisser croire que tout le livre repose sur la recherche de similitudes entre deux grandes traditions politiques. Mais la lecture de l’ouvrage conduit à un ensemble plus vaste de préoccupations : la justice sociale, la démocratie, la place des femmes et surtout l’espoir suscité par les soulèvements populaires de 2011.

    Stéphane Parédé revendique une démarche militante. Ancien directeur du PCN-Jeunesse, il se présente comme engagé pour la cause arabe, la jeunesse européenne et panafricaine, contre le racisme et pour la justice sociale. La dédicace à Frantz Fanon inscrit d’emblée l’ouvrage dans une tradition intellectuelle où les questions de domination, d’émancipation et de souveraineté occupent une place centrale.

    Al-Tahtawi, avant Aflaq : une réflexion ancienne sur la démocratie

    L’un des éléments importants du livre est la place accordée à Rifa’a al-Tahtawi, précurseur de la pensée réformatrice arabe au XIXe siècle.

    Cette référence permet à Parédé de déplacer le débat. La démocratie et les notions qui lui sont associées ne seraient pas nécessairement des concepts importés et étrangers à la pensée arabe. L’auteur cherche au contraire à montrer l’existence, dans l’histoire intellectuelle arabe, d’une réflexion ancienne sur la réforme, l’éducation, la citoyenneté et l’organisation de la société.

    Cette perspective précède de plusieurs décennies la naissance du nationalisme arabe moderne. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l’auteur refuse de réduire l’histoire politique arabe à une opposition simpliste entre tradition et modernité.

    Michel ‘Aflaq apparaît ensuite comme l’une des figures centrales de cette histoire.

    Le fondateur idéologique du Baas défendait un nationalisme arabe associé à une conception particulière du socialisme. Pour Aflaq, rappelle Parédé, le socialisme arabe ne devait pas être une reproduction du marxisme. La nation reposait sur une histoire, une langue et une culture communes.

    Mais le parcours du Baas constitue également, dans le livre, une histoire de la déception. Le projet initial aurait été progressivement éloigné de ses ambitions par les pratiques du pouvoir.

    Cette tension entre l’idéal politique et sa traduction institutionnelle constitue l’un des fils rouges de l’essai.

    2011 : l’espoir démocratique face aux réalités du pouvoir

    Le véritable cœur politique du livre se trouve peut-être dans son retour sur les soulèvements arabes de 2011.

    L’auteur ne présente pas le Printemps arabe comme une parenthèse définitivement refermée. Il y voit plutôt un moment historique qui a fait apparaître, avec une force nouvelle, des aspirations longtemps contenues : dignité, liberté, justice sociale et participation politique.

    L’Égypte occupe une place importante dans cette démonstration. Stéphane Parédé revient sur l’héritage de Nasser, les transformations sociales engagées après la révolution de 1952 et la confrontation avec les Frères musulmans.

    L’élection de Mohamed Morsi en 2012, puis son renversement en 2013, illustrent les difficultés d’une transition au cours de laquelle les différentes forces politiques et institutionnelles ne sont pas parvenues à établir un nouvel équilibre durable.

    Le cas du Bahreïn constitue un autre chapitre significatif. Parédé revient sur la mobilisation populaire de 2011 et sur sa répression, donnant notamment une place aux témoignages de militantes comme Maryam al-Khawaja.

    À travers cet épisode, l’auteur pose une question géopolitique : pourquoi certaines mobilisations démocratiques ont-elles suscité davantage d’attention internationale que d’autres ?

    Le livre ne sépare donc jamais complètement la question démocratique des rapports de force régionaux et internationaux.

    La femme, non pas en marge mais au centre

    Autre dimension importante de l’essai : la place accordée aux femmes. De Fatima al-Fihriya à Tawakkul Karman, en passant par les militantes engagées dans les mouvements de contestation contemporains, Stéphane Parédé cherche à restituer aux femmes une place centrale dans l’histoire politique et intellectuelle du monde arabe.

    Cette approche est loin d’être secondaire. Elle rejoint l’une des idées fortes du livre : aucune transformation démocratique ne peut être pensée uniquement à travers les institutions, les partis ou les dirigeants.

    La démocratie implique aussi une transformation de la société. La participation des femmes, l’accès à l’éducation, les libertés publiques et la justice sociale appartiennent ainsi au même ensemble de questions.

    C’est ici que la réflexion de Parédé dépasse la seule opposition entre panarabisme et panislamisme. Son véritable sujet devient progressivement celui des conditions sociales et politiques nécessaires à l’exercice de la citoyenneté.

    Maroc et Tunisie : les textes face à la réalité politique

    Le Maroc constitue, dans la dernière partie du livre, une expérience particulière. L’auteur revient notamment sur la réforme de la Moudawana et sur la Constitution de 2011, adoptée dans le contexte des mobilisations du mouvement du 20 février.

    La Tunisie occupe évidemment une place singulière. Berceau du Printemps arabe, elle représente l’expérience qui avait suscité les plus grands espoirs démocratiques après la chute de Ben Ali. Stéphane Parédé revient sur l’expérience d’Ennahdha, son discours autour de la citoyenneté, des libertés et des droits de l’homme, mais aussi sur la profondeur historique du pays, qu’il relie notamment à Carthage.

    Son analyse invite surtout à regarder le décalage qui peut apparaître entre les principes proclamés dans les textes et leur application dans la vie politique.

    Cette question est particulièrement sensible dans la Tunisie contemporaine. Après la Constitution de 2014, l’évolution institutionnelle engagée depuis le 25 juillet 2021 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs. Le président Kaïs Saïed avait alors suspendu les travaux de l’Assemblée des représentants du peuple et annoncé des mesures exceptionnelles ; une nouvelle Constitution a ensuite été adoptée par référendum en juillet 2022.

    Pour Parédé, cette évolution pose la question de la continuité de l’espoir démocratique né en 2011. Son analyse reste inscrite dans une conviction : les aspirations exprimées lors des soulèvements ne disparaissent pas nécessairement avec les revers institutionnels.

    Un essai militant, mais surtout une invitation au débat

    ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ n’est pas un ouvrage académique froidement détaché de son sujet. Stéphane Parédé assume ses engagements et propose une lecture située de l’histoire politique arabe.

    Son intérêt réside précisément dans les questions qu’il met en circulation : peut-on dissocier démocratie et justice sociale ? La pensée démocratique est-elle réellement étrangère à l’histoire arabe ? Comment comprendre les rapports entre nationalisme arabe, référence islamique et citoyenneté ? Et que reste-t-il de l’espoir démocratique porté par les mouvements de 2011 ?

    La lecture du livre montre aussi que la question dépasse largement l’opposition entre deux courants idéologiques. De Tahtawi à Aflaq, des militantes du Printemps arabe aux expériences tunisienne et marocaine, Parédé cherche une continuité dans les aspirations à la dignité, à la justice et à la participation politique.

    Quinze ans après 2011, le débat reste ouvert. Et c’est peut-être là que réside l’une des principales raisons de lire cet essai : non pour y trouver une réponse définitive à la question démocratique arabe, mais pour confronter ses thèses à une histoire encore en mouvement. 

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    OTE | La Tunisie s’enfonce dans la spirale de l’endettement

    21. Oktober 2026 um 11:45

    Dans le contexte des discussions en cours sur la crise de l’endettement, à l’occasion des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a republié son rapport en arabe intitulé : «La spirale de l’endettement en Tunisie : 35 prêts en deux années parlementaires», consultable sur son site web. Ce rapport met en lumière le volume des prêts approuvés au cours des années parlementaires 2023/2024 et 2024/2025, ainsi que les bailleurs de fonds et les conditions d’emprunt. Il interroge, par ailleurs, les répercussions de ces engagements sur la souveraineté financière et sur les priorités économiques et sociales en Tunisie. Nous traduisons ci-dessous l’introduction et la conclusion de cette étude.

    Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu une série de crises économiques et financières, aggravées par un endettement devenu un lourd fardeau pour les Tunisiens, qui pèse sur les générations actuelles et futures.

    Le volume de la dette publique a atteint des niveaux records, s’élevant à 136 682 millions de dinars en 2024, contre 47 292 millions en 2015. Cette hausse rapide — la dette a triplé en dix ans — reflète une politique gouvernementale caractérisée par une dépendance croissante de l’État à l’égard de l’emprunt pour financer son budget, tout en développant, dans le même temps, un discours soporifique – mais qui n’endort personne, sur le «compter sur soi» et la «souveraineté nationale».

    Hausse de l’endettement extérieur et dépendance de l’étranger

    Entre 2011 et 2024, les ressources empruntées annuellement par la Tunisie pour le financement de son budget ont augmenté d’environ 4 %. Elle a également connu une augmentation de la charge du service de la dette publique, qui a été multipliée par environ six entre 2011 et 2024.

    Le taux de progression le plus élevé a été enregistré en 2023, atteignant 44,9 %. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du remboursement du principal de la dette, consécutive à l’échéance d’emprunts obligataires émis sur les marchés financiers, ainsi qu’à l’accumulation d’importants montants exigibles. Cela résulte d’un recours accru aux emprunts à moyen terme.

    Depuis 2020, la Tunisie s’est orientée vers un recours croissant à l’emprunt intérieur pour couvrir les besoins budgétaires. La part de la dette intérieure dans les ressources d’emprunt destinées au soutien du budget est ainsi passée d’une moyenne de 30 % sur la période 2015-2019 à une moyenne de 62 % sur la période 2020-2024.

    Le recours à l’emprunt intérieur a atteint un pic de 82 % en 2024, notamment suite à l’autorisation accordée à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’accorder des facilités au Trésor public pour un montant de 7 000 millions de dinars.

    Cette évolution s’explique également par un accès limité aux financements extérieurs et par le rétrécissement des options de financement internationales, survenu après la décision de la Tunisie, fin 2020, de cesser tout emprunt auprès du FMI.

    Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de suivre les emprunts approuvés par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) depuis le début de son mandat en avril 2023 ; en effet, l’endettement constitue un levier auquel l’État a recours pour combler le déficit budgétaire ou financer des projets et programmes publics, compte tenu de la rareté des ressources propres.

    64 % de ces emprunts destinés au soutien du budget de l’État

    Les analyses effectuées dans le cadre de ce rapport ont mis en évidence plusieurs caractéristiques des emprunts approuvés au cours des deux années parlementaires, notamment une forte orientation vers le financement intérieur — qu’il provienne de la BCT ou des banques commerciales — ainsi que l’émergence de nouveaux créanciers pour la Tunisie, suite à l’abandon du recours au FMI. Elles ont par ailleurs révélé que plus de 64 % de ces emprunts étaient destinés au soutien du budget de l’État.

    Ces prêts étaient assortis de conditions financières parfois onéreuses, dont la sévérité variait selon le créancier. Dans certains cas — comme celui du prêt accordé par le gouvernement italien, dont les conditions sont jugées très favorables (remboursement sur 30 ans et absence d’intérêts) — ces facilités ne sont toutefois pas accordées sans contrepartie ; elles sont liées à des conditions non financières, explicites ou implicites, qui revêtent généralement une dimension politique ou économique.

    Les documents exposant les motifs des projets de loi relatifs à ces emprunts, ainsi que certains débats au sein de la commission des finances du Parlement, ont révélé l’existence de conditions non financières susceptibles de porter atteinte à la souveraineté de l’État et aux intérêts du pays. Cette perspective demeure néanmoins partielle, car le contrat de prêt n’est généralement pas communiqué aux députés, ce qui donne une vision incomplète de ces conditions.

    Le processus de ratification des lois relatives aux emprunts au sein de l’Assemblée révèle des défis structurels profonds, liés à la transparence et à la qualité du processus décisionnel en matière d’investissement.

    La lacune la plus manifeste réside dans l’incapacité structurelle à garantir une transparence suffisante : bien souvent, le projet de loi d’emprunt est soumis sans être accompagné du contrat de prêt lui-même, se limitant à fournir des détails généraux dans l’exposé des motifs. Cette situation empêche les députés ainsi que l’opinion publique d’évaluer avec précision le contenu des accords et leurs conditions réelles.

    Une «commercialisation trompeuse» des prêts

    Le défaut majeur réside toutefois dans l’absence d’une logique d’investissement claire et d’un enchaînement cohérent des décisions ; une problématique qui se manifeste dans la manière dont les projets sont programmés, leurs besoins évalués et leur financement assuré. À cela s’ajoute l’émergence d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de «commercialisation trompeuse» (mismarketing) des prêts : les objectifs de ces derniers sont reformulés, voire politiquement amplifiés, afin de paraître alignés sur des priorités populaires — comme c’est le cas pour les crédits destinés aux projets d’énergies renouvelables.

    Malgré la répétition de ces critiques, elles n’aboutissent que rarement au rejet des emprunts ou à une modification substantielle de leur contenu.

    Au cours de deux législatures, tous les emprunts soumis au Parlement ont été approuvés, à une seule exception près sur un total de 34 dossiers. Cela témoigne de la portée limitée du rôle de contrôle du Parlement, une situation qui s’explique structurellement par les restrictions imposées par la Constitution à ses prérogatives.

    Le Parlement se limitant à approuver ou à rejeter les accords — sans pouvoir formuler de réserves ni exiger du gouvernement une révision — la procédure de ratification parlementaire se réduit, en pratique, à un simple espace d’enregistrement d’observations. Elle ne permet pas d’exercer un véritable pouvoir de veto ou de renégocier les conditions, surtout en l’absence de clauses garantissant la transparence ou exigeant une concertation préalable.

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    Tunisie | Les entreprises communautaires choyées par l’État aux dépens des contribuables

    20. Oktober 2026 um 08:45

    Qu’est-ce que l’État tunisien ne ferait pas pour aider les entreprises communautaires, dont le président de la république Kaïs Saïed attend monts et merveilles pour relancer une économie tunisienne en panne, sauf que malgré les privilèges fiscaux, les aides administratives et financières et les coups de pouce institutionnels, dont elles bénéficient et dont sont privées les autres types d’entreprises, ces «chères privilégiées» peinent à démarrer. Et, en dépit du bon sens, on continue à les doper par de nouveaux «cadeaux» pas toujours mérités…   

    C’est ainsi que le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit de nouvelles mesures visant à poursuivre le soutien aux entreprises communautaires et à accélérer leur création, comme s’il n’y en a pas assez qui vivotent difficilement. Cela passe par l’allocation de crédits supplémentaires de 35 millions de dinars à une ligne de financement dédiée à ces structures, ainsi que par la mise en place d’une ligne de financement de 5 millions de dinars destinée à appuyer l’autofinancement de leurs promoteurs.

    Ce qui a fait réagir le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari qui, dans une déclaration faite à la radio Diwan FM, a estimé que les résultats de l’expérience des entreprises communautaires ne se sont pas encore révélés positifs, tout en soulignant qu’elles pourraient générer une rentabilité satisfaisante si elles étaient gérées correctement et sur des bases saines. Et tout en appelant à soutenir davantage les entreprises communautaires, afin qu’elles puissent contribuer à l’économie nationale et atteindre les objectifs pour lesquels elles ont été créées, M. Ayari a salué l’article 22 du projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit la prolongation de l’exonération fiscale accordée aux entreprises nouvellement créées.

    Cette mesure concerne les entreprises ayant obtenu un certificat de dépôt de déclaration d’investissement auprès des services compétents durant la période allant du 1er janvier 2027 à fin décembre 2030.

    Le conseiller fiscal a précisé que cette mesure avait déjà été instaurée dans le cadre de la loi de finances pour 2018, soulignant qu’elle a contribué à la création de nouvelles entreprises, favorisant ainsi l’investissement et encourageant le lancement de projets. Espérons qu’elle donnera encore une fois ses fruits et que ces générosités consenties par les contribuables -ou imposées à eux- seront utiles pour ceux et celles qui vont en profiter. Ce dont beaucoup doutent, à juste titre…

    I. B.

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      Opposition tunisienne : un regain de mobilisation qui bute sur ses limites

      19. Oktober 2026 um 10:41
      Portée par l’appui de l’UGTT, la marche organisée samedi à Tunis a réuni davantage de participants que les précédentes initiatives de l’opposition contre le pouvoir de Kaïs Saïed. Numériquement, elle reste cependant sous plafond. Si cette affluence témoigne d’une capacité…

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      Le droit des peuples, socle de la diplomatie tunisienne : une position constante face à l’épreuve du Moyen-Orient

      Von: farhat
      18. Oktober 2026 um 08:33

      Par Ahmed NEMLAGHI

      La déclaration de l’ambassadeur et représentant permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations unies à New York, Nabil Ammar, devant le Conseil de sécurité s’inscrit dans une ligne diplomatique régulièrement réaffirmée par le président de la république, Kaïs Saïed : le droit du peuple palestinien à disposer de lui-même ne peut être effacé par la force, le temps ou les rapports de puissance. La Tunisie défend l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Al-Qods pour capitale. Cette position a été réitérée à plusieurs reprises par le chef de l’État et par les représentants de la diplomatie tunisienne.

      Pour Kaïs Saïed, la question palestinienne ne saurait être réduite à une succession de négociations, de cessez-le-feu provisoires ou d’arrangements sécuritaires. Elle renvoie à une exigence de justice : reconnaître au peuple palestinien ses droits nationaux et mettre fin aux conditions qui empêchent leur exercice effectif.

      Cette approche explique la place accordée, dans le discours tunisien, à la condamnation des violences contre les civils, aux déplacements forcés et à l’appropriation des terres palestiniennes. Elle s’accompagne du refus de toute solution qui conduirait à faire supporter aux Palestiniens le prix d’un règlement élaboré sans garantie de leurs droits.

      La portée politique de cette position réside dans la distinction qu’elle établit entre une accalmie militaire et une paix durable. Un cessez-le-feu peut réduire les pertes humaines et permettre l’acheminement de l’aide, mais il ne résout pas, à lui seul, la question des droits nationaux, du territoire et de l’autodétermination. Pour Tunis, la recherche de la paix doit donc s’accompagner d’une réponse politique à ces questions fondamentales.

      L’intervention de Nabil Ammar insiste sur la contradiction entre la poursuite des opérations militaires et les principes du droit international ainsi que de la Charte des Nations unies. Elle met en cause l’incapacité de la communauté internationale à garantir les droits du peuple palestinien, malgré les appels répétés à la cessation des violences.

      Cette critique rejoint l’un des axes de la diplomatie défendue par Kaïs Saïed : les règles internationales ne peuvent avoir de véritable portée si leur application dépend de la puissance des États concernés ou de leurs alliances. La crédibilité du système multilatéral repose sur la cohérence entre les principes proclamés et les actes accomplis.

      La question palestinienne devient ainsi un test pour les Nations unies. Si la protection des civils, le respect de la souveraineté des peuples et le règlement pacifique des différends constituent des principes fondamentaux, leur efficacité dépend de la capacité des institutions internationales à agir lorsqu’ils sont gravement mis à l’épreuve.

      Dans cette perspective, l’appel tunisien à révéler les crimes commis, à les condamner et à assurer réparation aux victimes ne relève pas uniquement d’une démarche mémorielle ou morale. Il renvoie également à la nécessité de préserver les mécanismes de responsabilité et de justice. La reconnaissance des souffrances ne saurait remplacer l’établissement des faits, pas plus que la condamnation politique ne peut se substituer aux procédures juridiques compétentes.

      La position tunisienne souligne ainsi que la paix ne peut être durable si elle repose sur l’effacement des victimes ou sur l’absence de responsabilité. Elle suppose que les violations soient examinées conformément au droit applicable et que les victimes puissent obtenir justice.

      L’expérience tunisienne du colonialisme comme référence

      Nabil Ammar a également rappelé que l’histoire tunisienne, marquée par le colonialisme, la violence et l’humiliation, renforce la détermination du pays à défendre les droits des Palestiniens. Cette référence historique constitue un élément important de la lecture que Kaïs Saïed fait des relations internationales.

      L’expérience de la lutte pour l’indépendance nourrit une conception selon laquelle aucun peuple ne devrait être privé de son droit à choisir librement son avenir. Elle confère à la solidarité avec les Palestiniens une dimension historique et politique, tout en inscrivant la position tunisienne dans une réflexion plus large sur la liberté des peuples et le refus de la domination.

      Cette référence ne signifie pas que les situations historiques soient identiques. Elle exprime plutôt une conviction : l’indépendance territoriale et politique ne peut être considérée comme pleinement accomplie tant que d’autres peuples restent privés de leurs droits fondamentaux.

      Le discours présidentiel relie également cette question à la souveraineté nationale. Dans cette perspective, la Tunisie entend défendre ses choix diplomatiques sans se soumettre aux pressions extérieures, tout en maintenant sa participation aux institutions internationales et en plaidant pour le respect des principes qui les fondent.

      La souveraineté ne signifie donc pas le retrait de la scène internationale. Elle suppose, au contraire, la capacité de prendre part aux débats mondiaux, de défendre une position nationale et de rechercher des convergences avec d’autres États sans renoncer à ses principes.

       

      Arrêter les opérations militaires et construire une paix durable

      En appelant à l’arrêt de toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, la Tunisie inscrit la question palestinienne dans une préoccupation régionale plus large. La multiplication des fronts et l’escalade des tensions exposent les populations civiles à des risques supplémentaires et font peser la menace d’une extension des conflits.

      Cette position souligne la nécessité de privilégier les voies politiques et diplomatiques. Elle ne dissocie toutefois pas la désescalade régionale du règlement de la question palestinienne. Une paix qui ignorerait les droits du peuple palestinien risquerait de laisser intactes les causes profondes de l’instabilité.

      Les chiffres évoqués par Nabil Ammar donnent la mesure de l’urgence humanitaire. Selon son intervention, 1.394 Palestiniens auraient été tués depuis l’annonce du cessez-le-feu en octobre 2025, tandis que le bilan total dépasserait 73.900 morts depuis le début de la guerre. Ces chiffres, attribués au diplomate tunisien, illustrent la gravité de la situation telle que la Tunisie la présente devant le Conseil de sécurité.

      L’arrêt des opérations militaires doit, dans ce contexte, aller de pair avec la protection des civils, l’accès durable à l’aide humanitaire et la reconstruction des territoires dévastés. Il doit également ouvrir la voie à un processus politique qui ne réduise pas la paix à une simple suspension des combats.

      La diplomatie tunisienne affirme ainsi son soutien aux initiatives susceptibles de mettre fin aux violences et de contribuer au rétablissement de la sécurité régionale. La difficulté reste celle de leur traduction en résultats concrets, dans un contexte où les divergences internationales et les rapports de force entravent la recherche d’un règlement.

       

      De la solidarité politique à l’efficacité diplomatique

      La constance de la position tunisienne constitue un marqueur de la politique étrangère de Kaïs Saïed. Mais la défense d’une cause sur la scène internationale pose également la question des moyens diplomatiques permettant de faire progresser les objectifs annoncés.

      La Tunisie peut contribuer à cette dynamique en poursuivant son action au sein des Nations unies, en renforçant la coordination avec les pays arabes et africains et en soutenant les initiatives conformes au droit international. La diversification des partenariats et le dialogue avec les acteurs internationaux peuvent également servir la recherche d’un consensus en faveur de la protection des civils et de l’exercice des droits palestiniens.

      L’enjeu est de transformer la fermeté du discours en capacité d’action : mobiliser les soutiens, favoriser les démarches multilatérales, défendre l’accès humanitaire et maintenir au centre des négociations la question des droits nationaux palestiniens.

      Cette exigence ne dépend pas de la seule Tunisie. Elle engage l’ensemble des États qui affirment leur attachement au droit international et à la paix. Elle implique aussi de distinguer les déclarations de principe des résultats effectivement obtenus.

      En définitive, l’intervention de Nabil Ammar traduit la volonté de Tunis de maintenir la Palestine au cœur de son action diplomatique et de rappeler que la paix ne saurait être durable sans justice. La ligne défendue par Kaïs Saïed repose sur une idée centrale : les droits d’un peuple ne peuvent être annulés par la force ni devenir une variable d’ajustement des équilibres géopolitiques.

      La portée de cette politique se mesurera à sa capacité à contribuer, avec les autres acteurs internationaux, à la cessation des violences, à la protection des populations et à l’émergence d’une solution garantissant aux Palestiniens leurs droits nationaux. Car la crédibilité du droit international, tout comme la perspective d’une paix durable au Moyen-Orient, dépend de la possibilité de faire de ces principes une réalité.

       

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      Tunisie | L’agrégation des frustrations et des colères

      18. Oktober 2026 um 08:12

      Des milliers de Tunisiens ont défilé dans la capitale, samedi 17 octobre 2025, pour protester contre le président Kaïs Saïed, dénonçant la dégradation des conditions de vie et les restrictions imposées aux libertés politiques. Au-delà du nombre de manifestants, qui était tout de même assez important et aurait même pu l’être davantage si les forces de sécurité n’ont pas bouclé certaines artères menant au centre-ville de Tunis, le pouvoir ne peut faire comme si rien ne s’était passé et poursuivre dans sa politique de fermeté et de fermeture qui ont mené à la situation de blocage actuelle où se trouve le pays sur fond de crise économique et sociale et de colère touchant désormais pratiquement toutes les couches de la société.   

      Ridha Kefi

      On notera d’abord que la marche de protestation a drainé militants et citoyens de toutes obédiences politiques pour une fois unis dans un même élan de protestation contre le pouvoir en place.

      On notera aussi que cette marche s’est déroulée dans le calme et la discipline, les manifestants comme les agents de l’ordre, qui étaient très nombreux, ont évité les contacts physiques et les heurts, contrairement aux manifestations qui eurent lieu, le même jour, dans plusieurs villes de France, et qui ont été marquées par des violences, des pillages, des destructions, des incendies, des blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre et plus de 1200 arrestations.

      Autre leçon : les neuf organisations de la société civile ayant appelé à manifester – soutenues par les partis politiques, lesquels ont su mobiliser leurs militants et faire taire leurs divergences doctrinales et leurs différends politiques –, ont prouvé une grande capacité de mobilisation. Pour une fois, libéraux, nationalistes, islamistes et progressistes de gauche ont défilé ensemble, côte à côte, estimant peut-être que le blocage actuel dans le pays ne sert les intérêts d’aucune frange de la population.

      Un sphinx nommé UGTT

      L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante centrale syndicale que le pouvoir issu du coup de force du 25 juillet 2021 avait cru avoir muselé et définitivement réduit à l’impuissance, a été hier au four et au moulin, prouvant par la même occasion sa capacité à rassembler les oppositions et agréger les forces sociales dans un même élan de protestation politique et de revendication sociale.

      Tunis et les autres villes de l’intérieur ont certes connu ces derniers mois plusieurs marches de protestation, mais la mobilisation d’hier a été de loin la plus importante, en nombre et en portée, les divergences politiques habituelles n’ayant pas empêché les forces d’opposition d’agréger leurs forces et de scander les mêmes slogans réclamant la libération des détenus politiques et d’opinion et la levée des restrictions pesant sur les droits syndicaux. Les pancartes portant des slogans tels que «Pas de démocratie sans libertés» et «Pas de dignité avec la pauvreté» illustraient les revendications politiques et économiques au cœur de cette manifestation où des avocats, des médecins, des journalistes et des chômeurs se sont côtoyés en exprimant les mêmes revendications.

      Desserrer la vis qui enserre la vie publique

      Dans un contexte de blocage politique et de difficultés économiques durables, marquées par une croissance atone ne dépassant guère 2,5%, une inflation dépassant 5%, un endettement autour de 83%, un déficit budgétaire de 5,2%, un chômage persistant autour de 15%, une érosion du pouvoir d’achat, et surtout une absence de visibilité et de perspective d’avenir, la succession des mouvements de protestation et l’agrégation des colères ne présage rien de bon. Ce qui apelle la responsabilité du pouvoir exécutif (dans toutes ses composantes) et requiert un début d’ouverture de sa part ou, tout au moins, un desserrage de la vis qui enserre la vie publique et la maintient dans un étau étouffant.

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      Début de la marche à Tunis pour une Tunisie libre et digne  

      17. Oktober 2026 um 13:21

      Des milliers de Tunisiennes et de Tunisiens ont répondu à l’appel des neufs organisations nationales, dont l’UGTT, le SNJT, l’Ordre des avocats, la LTDH et le FTDES, pour une marche de protestation à Tunis, ce samedi 17 octobre 2026, sous le slogan rassembleur : «La Tunisie d’abord, et le peuple avant tout» (ou «Travail, liberté, dignité nationale»).

      Le rassemblement a commencé au milieu de la matinée devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), place Mohamed Ali, au centre-ville de la capitale, et la foule des manifestants a grossi au fil des heures et s’est rassemblée devant le théâtre municipal de Tunis. La marche pacifique se déroule encore ans heurts notables et les slogans scandés dénoncent le pouvoir en place, incarné par l’hyperprésidence de Kaïs Saïed, et son refus de tout dialogue politique ou social.

      Les manifestants protestent aussi contre la détérioration de la situation socio-économique et politique, des libertés publiques et appellent à l’indépendance de la justice et la libération des détenus d’opinion.

      I. B.

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      Marche du 17 octobre à Tunis | L’opposition sera-t-elle entendue ?  

      17. Oktober 2026 um 11:26

      Une marche de protestation est prévue ce samedi 17 octobre 2026 à Tunis, organisée à l’appel d’organisations nationales et de partis politiques de différentes obédiences. Mise sous le slogan : «La Tunisie d’abord, et le peuple avant tout», elle vise à protester contre la détérioration de la situation économique, sociale et politique et la concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif et exiger le respect des droits et des libertés et la libération des détenus politiques et d’opinion. (Photo d’archives: Manifestation anti-Saïed du 20 août 2026).

      Latif Belhedi

      La marche a été décidée et annoncée, le 29 septembre, suite à une réunion des principales organisations nationales : l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et le Conseil de l’ordre des avocats tunisiens (Coat), qui avaient reçu le Prix Nobel de la Paix en 2015 pour leur rôle dans la réussite du dialogue national avant alors sauvé le pays d’une grave crise politique. Elle a reçu le soutien de plusieurs autres organisations, tel que le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ainsi que de partis politiques de diverses obédiences dont les militants vont devoir défiler sans arborer leur appartenance partisane, une manière de taire leurs divergences doctrinaires et politiques et présenter le visage d’une opposition unie face aux périls menaçant le pays.   

      Cette marche n’est pas la première du genre, elle fait suite à plusieurs autres qui partaient d’un même constat : la détérioration de la situation générale dans le pays marquée par la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du chômage et la précarité croissante de franges importantes de la population. Sans oublier la dégradation des services publics (santé, éducation et transport) et les inquiétudes quant aux libertés publiques et individuelles, notamment la liberté d’expression et d’association et le droit de manifester pacifiquement.

      Un contexte tendu

      Tout en insistant sur l’indépendance de la justice et le droit à un procès équitable et en rejetant toute restriction aux activités politiques, associatives et syndicales, les initiateurs de la marche défendent le droit à un travail décent, à une rémunération équitable et à une vie digne.

      La marche d’aujourd’hui intervient dans un contexte tendu. Les relations entre l’UGTT et les autorités sont dégradées depuis des années et le dialogue social est quasiment à l’arrêt. La centrale syndicale a d’ailleurs annoncé une grève générale pour le 21 janvier 2026, invoquant la défense des libertés syndicales.

      Estiment ne plus être entendues par le pouvoir politique, aujourd’hui incarné par l’hyperprésidence de Kaïs Saïed, en poste depuis 2019, les organisations nationales ont choisi la rue pour faire entendre leurs voix et leurs revendications.

      Il reste cependant à savoir si la mobilisation d’aujourd’hui, quelle que soit son ampleur, trouvera un écho auprès du locataire du palais de Carthage, qui est resté, jusque-là, totalement indifférent aux protestations populaires, assimilant ses opposants à des agents de l’extérieur traitres à la nation, dont il pense être l’unique incarnation.    

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      Kaïs Saïed depuis la base navale de Bizerte : « La souveraineté nationale est une ligne rouge »

      Von: tmps
      16. Oktober 2026 um 08:57

      Le président de la République, Kais Saïed s’est rendu, jeudi, au carré des Martyrs à Bizerte, à l’occasion du 63e anniversaire de la fête de l’évacuation.

      Lors de cette cérémonie, le chef de l’Etat a salué le drapeau national au son de l’hymne national avant de passer en revue un détachement des trois armées qui lui a rendu l’honneur, cite un communiqué de la présidence de la République.

      Le président Saïed a ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied du mémorial et récité la Fatiha à la mémoire des martyrs de la patrie.

      Il a également rencontré d’anciens combattants ayant participé aux affrontements de juillet 1961, lors desquels les Tunisiens ont brandi le slogan « évacuation et arme », consentant de généreux sacrifices pour défendre l’indépendance et la souveraineté de la patrie.

      Ces affrontements ont fait des milliers de martyrs et de blessés parmi les Tunisiens venus des différentes régions du pays.

      Le chef de l’Etat a en outre souligné que « la Tunisie restera à jamais la tête haute » et que la patrie demeure « un dépôt sacré entre nos mains », réitérant l’engagement à œuvrer sans relâche à défendre la souveraineté du pays.

      « Notre souveraineté ne se négocie pas », a-t-il martelé.

      Le chef de l’Etat a en outre affirmé que le peuple tunisien est capable de relever les défis et de réécrire sa propre histoire, soulignant que le sang des martyrs demeure « un dépôt sacré » dont le peuple s’inspire pour réaliser ses aspirations légitimes dans les différents domaines.

      Au centre-ville, où il a rencontré de nombreux citoyens, le président de la République a déclaré que la Tunisie fait face aujourd’hui à une bataille de libération semblable à celle menée par nos prédécesseurs, assurant que notre pays « n’acceptera rien d’autre que la victoire ».

      Il a, à ce propos, reconnu l’ampleur des défis auxquels fait face la Tunisie, réaffirmant la ferme volonté de les relever.

      Ces défis et obstacles, a-t-il poursuivi, sont le corollaire logique de plusieurs décennies de corruption et de sabotage et de manoeuvres malveillantes sciemment orchestrées par ceux qui se croient encore au-dessus de la loi.

      Tout en insistant sur la dimension éminemment « nationale » de cette bataille, le chef de l’Etat a exhorté les Tunisiens à faire preuve de sens de responsabilité élevée afin de concrétiser les objectifs de la révolution et honorer la mémoire des martyrs.

      Au terme de sa visite, le président Saïed s’est rendu à la base navale de Bizerte où il a inauguré un patrouilleur militaire fabriqué en Tunisie par des compétences nationales.

      Il a souligné que cet exploit national ouvrira la voie à la fabrication d’autres équipements militaires, se déclarant profondément convaincu que le peuple tunisien, fort de sa jeunesse, de ses scientifiques et ses forces armées, est capable d’aller de l’avant sur la voie de l’excellence et de la créativité dans les différents domaines.

      Dans une allocution vidéo prononcée à cette occasion, publiée via la page Facebook de la présidence de la République, le chef de l’Etat a loué la capacité dont dispose le peuple tunisien à « réaliser ce que nul n’aurait pu imaginer », indiquant que ce patrouilleur militaire a été fabriqué malgré les obstacles rencontrés.

      Il a, à cette occasion, annoncé d’autres réalisations à venir dans le secteur naval, rendant hommage à tous ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce projet.

      Cet exploit national « sera gravé dans l’histoire en lettres d’or. », a-t-il encore renchéri.

      Ont pris part à cette cérémonie, le ministre de la Défense et des membres du Conseil supérieur des armées.

       

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      Loi de Finances 2027 : la dignité du citoyen au cœur des priorités

      Von: farhat
      16. Oktober 2026 um 08:36

      Justice sociale, allègement de la pression fiscale, réponse aux besoins essentiels et soutien à l’investissement : à travers les orientations annoncées pour la loi de Finances 2027, le président de la République entend faire du budget de l’État un instrument au service du citoyen, de la réduction des inégalités et du développement national. Reste à traduire ces ambitions en mesures concrètes, capables d’améliorer durablement les conditions de vie des Tunisiens.

      La préparation de la loi de Finances 2027 s’inscrit dans une orientation que le président de la République, Kaïs Saïed, présente comme une rupture avec les approches économiques qui, selon lui, ont privilégié les équilibres comptables au détriment des besoins réels de la population. Lors du Conseil des ministres du 13 octobre 2026, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de placer les attentes des citoyens au centre des choix budgétaires, en accordant une attention particulière à la justice sociale, à la fiscalité, à l’investissement et aux exigences du développement.

      Derrière ces orientations se dessine une conception du rôle de l’État : celui-ci ne doit pas se limiter à gérer les ressources publiques et à veiller aux grands équilibres financiers. Il lui revient également de garantir les conditions d’une vie digne, de réduire les disparités et de faire en sorte que les richesses nationales profitent à l’ensemble de la population.

      La loi de Finances 2027 est ainsi appelée à traduire cette ambition dans les choix fiscaux, les dépenses publiques et les priorités économiques. Pour les Tunisiens, l’enjeu est de savoir dans quelle mesure ces engagements se répercuteront sur leur pouvoir d’achat, leur emploi et leur accès aux services essentiels.

      La première promesse portée par le discours présidentiel est celle d’une plus grande justice sociale. Elle repose sur l’idée que les décisions budgétaires doivent tenir compte des difficultés quotidiennes des ménages, notamment ceux dont les revenus sont les plus modestes et qui subissent directement la hausse du coût de la vie.

      Dans cette perspective, la loi de Finances ne saurait être considérée comme un simple document technique destiné à déterminer les recettes et les dépenses de l’État. Elle constitue un choix de société, puisqu’elle définit les catégories qui contribuent au financement des politiques publiques, celles qui en bénéficient et les secteurs auxquels les moyens disponibles sont affectés.

      L’objectif affiché est de mieux répartir les charges et les ressources, en veillant à ce que les catégories les plus fragiles ne supportent pas une part disproportionnée de l’effort national. Cette orientation implique de porter une attention particulière aux salaires, aux pensions, à l’emploi, aux mécanismes de protection sociale et aux services publics dont dépend une large partie de la population.

      La justice sociale ne peut cependant se réduire à des déclarations de principe. Elle suppose des mesures budgétaires cohérentes, des ressources suffisantes et des mécanismes de suivi permettant de vérifier que les décisions prises bénéficient effectivement aux citoyens auxquels elles sont destinées.

      Alléger la pression fiscale et préserver les ressources de l’État

      La fiscalité constitue un autre enjeu majeur de la loi de Finances 2027. Pour de nombreux Tunisiens, la pression fiscale pèse sur les revenus et limite la capacité des ménages à faire face aux dépenses courantes. Les entreprises, notamment les petites et moyennes structures, doivent également composer avec des charges susceptibles de freiner leur activité, leurs investissements et leurs perspectives de recrutement.

      L’orientation présidentielle invite ainsi à rechercher une fiscalité plus équitable, mieux adaptée aux capacités contributives et davantage tournée vers la mobilisation des ressources là où elles échappent encore à la collectivité.

      Une telle démarche suppose de lutter contre l’évasion fiscale, de réduire les circuits informels et de renforcer le respect des obligations fiscales. L’enjeu est de ne pas faire reposer l’essentiel du financement public sur les contribuables déjà soumis à l’impôt, alors que d’autres activités peuvent échapper, en partie ou en totalité, à leurs obligations.

      L’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration du recouvrement pourraient contribuer à dégager des ressources supplémentaires sans multiplier mécaniquement les prélèvements sur les mêmes catégories. Ils exigent toutefois une administration fiscale plus efficace, des procédures plus lisibles et des garanties de traitement équitable.

      L’allègement de la pression fiscale ne peut, de son côté, être dissocié de la situation des finances publiques. L’État doit disposer des moyens nécessaires pour financer les services collectifs, honorer ses engagements et soutenir les politiques sociales. La difficulté consiste donc à concilier deux impératifs : réduire les charges injustement ressenties par les citoyens et préserver les ressources indispensables à l’action publique.

      La promesse sera d’autant plus crédible que les mesures retenues préciseront clairement les catégories concernées, les allègements envisagés et les modalités de compensation des recettes éventuellement perdues.

       

      L’investissement, condition de la création de richesses et d’emplois

      La justice sociale ne peut durablement reposer sur la seule redistribution des ressources existantes. Elle dépend également de la capacité de l’économie à créer des richesses, à développer les activités productives et à offrir des emplois stables.

      C’est pourquoi la loi de Finances 2027 est appelée à accorder une place importante à l’investissement. L’objectif consiste à encourager les initiatives économiques, à faciliter la création et le développement des entreprises et à améliorer les conditions dans lesquelles les investisseurs peuvent concrétiser leurs projets.

      Pour les petites et moyennes entreprises, qui constituent un élément essentiel du tissu économique national, la simplification des procédures, la prévisibilité des règles et l’accès au financement représentent des conditions déterminantes. Un environnement économique plus favorable pourrait soutenir la production, favoriser l’innovation et renforcer la capacité des entreprises à recruter.

      Cette orientation concerne également les régions qui disposent de ressources humaines, agricoles, industrielles ou touristiques insuffisamment valorisées. Le développement ne peut rester concentré dans les zones déjà les mieux équipées. Il doit permettre aux territoires de mobiliser leurs propres potentialités, de diversifier leurs activités et de retenir leurs compétences.

      L’investissement doit ainsi être envisagé non seulement sous l’angle de la croissance, mais aussi au regard de ses effets sociaux : nombre et qualité des emplois créés, amélioration des revenus, dynamisation des régions et réduction des inégalités territoriales.

      Encore faut-il que les orientations budgétaires soient accompagnées de mécanismes efficaces. Les incitations financières, à elles seules, ne suffisent pas si les obstacles administratifs persistent, que les projets demeurent difficiles à financer ou que les infrastructures nécessaires font défaut.

      L’une des exigences qui se dégagent des orientations présidentielles est la nécessité de rapprocher les politiques publiques des besoins concrets de la population. Les disparités entre les régions demeurent un défi majeur, qu’il s’agisse de l’accès aux soins, de la qualité des établissements scolaires, des transports, de l’approvisionnement en eau ou de la disponibilité des infrastructures.

      La loi de Finances constitue, à cet égard, un instrument déterminant. La répartition des investissements publics et le financement des équipements collectifs peuvent contribuer à corriger les déséquilibres territoriaux, à condition que les crédits annoncés se traduisent par des projets réalisés et des services effectivement améliorés.

      Les citoyens attendent des réponses tangibles : des établissements de santé capables de répondre à leurs besoins, des écoles disposant des moyens nécessaires, des routes et des transports adaptés, ainsi que des perspectives d’emploi pour les jeunes. Ces attentes ne relèvent pas de revendications secondaires. Elles touchent directement à l’égalité des chances et à la confiance dans les institutions.

      La priorité accordée aux régions défavorisées doit donc se mesurer à l’aune des résultats obtenus. Il ne suffit pas d’inscrire des crédits dans un budget, encore faut-il garantir leur utilisation dans les délais, la bonne exécution des projets et la transparence dans la gestion des fonds publics.

      Cette exigence renvoie également à la responsabilité de l’administration. Les décisions budgétaires ne produisent leurs effets que si les structures chargées de les mettre en œuvre disposent des moyens nécessaires et assument pleinement leurs missions.

       

      Le citoyen au-delà des chiffres

      Au cœur des orientations annoncées, figure une idée essentielle : les indicateurs économiques ne prennent tout leur sens qu’à travers leurs conséquences sur la vie des citoyens. La croissance, les recettes fiscales, les dépenses publiques et les équilibres budgétaires sont indispensables à l’évaluation de la situation économique, mais ils ne suffisent pas à rendre compte du vécu des ménages.

      Pour une famille, la réussite d’une politique économique se mesure aussi à sa capacité à couvrir ses dépenses, à accéder aux soins, à assurer la scolarité de ses enfants et à envisager l’avenir avec davantage de sécurité. Pour un jeune diplômé, elle se traduit par la possibilité de trouver un emploi correspondant à ses compétences. Pour un entrepreneur, elle dépend de la capacité à développer son activité dans un cadre stable et prévisible.

      La loi de Finances 2027 devra donc être appréciée au regard de ses effets concrets. Les mesures annoncées permettront-elles de soulager les ménages ? Contribueront-elles à réduire les inégalités ? Favoriseraient-elles l’investissement productif et l’emploi ? Les régions les moins développées bénéficieront-elles de moyens à la hauteur de leurs besoins ?

      Ces questions sont déterminantes, car elles permettent de distinguer les objectifs affichés des résultats effectivement obtenus.

      À travers les orientations présentées pour la loi de Finances 2027, Kaïs Saïed entend réaffirmer une conception de l’action publique fondée sur la souveraineté nationale, la justice sociale et la responsabilité de l’État envers les citoyens. La fiscalité, l’investissement et la répartition des ressources sont appelés à servir une même ambition : faire du développement économique un moyen d’améliorer les conditions de vie et non une finalité détachée des réalités sociales.

      Cette ambition comporte néanmoins une exigence essentielle : la mise en œuvre. La justice fiscale doit se traduire par une répartition plus équitable des charges ; le soutien à l’investissement doit produire des emplois et des activités durables ; la solidarité nationale doit se concrétiser par des services publics accessibles et une réduction mesurable des disparités régionales.

      Le budget de 2027 sera ainsi évalué moins à la portée des déclarations qui l’accompagnent qu’à la cohérence des mesures adoptées et aux résultats obtenus. Pour les Tunisiens, la promesse centrale demeure celle d’un État qui protège, investit et répartit plus équitablement les ressources collectives.

      C’est dans la vie quotidienne, dans le pouvoir d’achat, dans l’accès aux services essentiels et dans les perspectives offertes aux jeunes que se mesurera, en définitive, la portée réelle de cette loi de Finances.

       

       

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      Kaïs Saïed inaugure un patrouilleur militaire fabriqué en Tunisie

      16. Oktober 2026 um 07:42

      Le président de la République, Kaïs Saïed, a inauguré jeudi 15 octobre 2026 un nouveau patrouilleur militaire, le Kairouan, fabriqué en Tunisie, à l’occasion de sa visite à la base navale principale de Bizerte, en marge de la commémoration du 63e anniversaire de la fête de l’Évacuation. Le chef de l’État a salué le travail des compétences tunisiennes ayant contribué à la réalisation de ce navire et présenté cette réalisation comme une étape vers la fabrication d’autres équipements.

      Lors de la cérémonie, à laquelle ont notamment assisté le ministre de la Défense nationale et des membres du Conseil supérieur des armées, Kaïs Saïed a souligné que le patrouilleur avait été construit en Tunisie grâce aux compétences et au savoir-faire nationaux.

      Un navire construit avec des compétences tunisiennes

      Le président a également évoqué les obstacles rencontrés au cours du projet, affirmant que la volonté et les compétences tunisiennes avaient permis de les surmonter. Il a estimé que cette réalisation démontrait la capacité du pays à concevoir et à produire des équipements dans différents domaines.

      Dans son intervention, le chef de l’État a salué les personnes ayant participé à la construction du navire et affirmé que cette réalisation devait être suivie par d’autres projets, notamment dans le secteur naval. Il a également insisté sur le lien entre la production nationale, la maîtrise des capacités techniques et la préservation de la souveraineté du pays.

      D’autres réalisations annoncées dans le secteur naval

      Kaïs Saïed a présenté l’inauguration de ce patrouilleur, d’une longueur de 52 mètres, comme un point de départ pour de nouvelles réalisations industrielles. Il a notamment mis en avant le potentiel des jeunes, des scientifiques et des forces armées tunisiennes pour développer des équipements répondant aux besoins du pays.

      La construction locale de navires militaires s’inscrit dans un effort plus large de développement des capacités industrielles de la défense tunisienne. En 2015, le patrouilleur Istiklal 201 était déjà entré en service. Cette expérience avait ensuite permis la réalisation de plusieurs unités navales destinées à la Marine nationale, selon l’agence Tunis Afrique Presse.

      Lire aussi : Fête de l’Évacuation : Kaïs Saïed préside la cérémonie du 63e anniversaire à Bizerte

      La cérémonie de Bizerte s’inscrit ainsi dans la continuité de cette démarche. Le président a annoncé que d’autres réalisations devraient suivre.

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      Le Président Kaïs Saïed commémore à Bizerte le 63ᵉ anniversaire de la Fête de l’Évacuation

      Von: farhat
      15. Oktober 2026 um 13:55

      Le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, jeudi, au Carré des martyrs à Bizerte, une cérémonie à l’occasion du 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation.
      La cérémonie a débuté par le salut au drapeau national, au son de l’hymne national, avant que le chef de l’État ne passe en revue un détachement des trois armées, qui lui a rendu les honneurs.
      Kaïs Saïed a ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied des plaques commémoratives et récité la Fatiha à la mémoire des martyrs de la patrie, qui ont sacrifié leur vie pour la liberté et l’indépendance de la Tunisie.

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      Fête de l’Évacuation : Kaïs Saïed préside la cérémonie du 63e anniversaire à Bizerte

      15. Oktober 2026 um 11:14

      Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce jeudi 15 octobre 2026 à Bizerte la cérémonie commémorative du 63e anniversaire de la Fête de l’Évacuation. Accompagné du ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, il a rendu hommage aux Tunisiens tombés pour le recouvrement de la souveraineté nationale.

      Hommage aux martyrs de la bataille de Bizerte

      La cérémonie a été marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs devant le monument des martyrs, suivi de la récitation de la Fatiha à la mémoire des Tunisiens morts dans la lutte pour l’indépendance et la souveraineté du pays.

      Plusieurs responsables ont assisté à cette commémoration, notamment le gouverneur de Bizerte, la chargée de la gestion de la municipalité, des hauts responsables militaires ainsi que des résistants ayant participé à la bataille de l’Évacuation.

      Le 15 octobre 1963, une date clé de l’histoire nationale

      La Fête de l’Évacuation marque le départ définitif des dernières troupes françaises de Bizerte, le 15 octobre 1963. Cette étape avait mis fin à la présence militaire française sur le territoire tunisien, plusieurs années après l’indépendance proclamée le 20 mars 1956.

      La bataille de Bizerte, en juillet 1961, avait constitué un épisode particulièrement meurtrier de la lutte pour le départ des forces françaises. La commémoration annuelle du 15 octobre rend hommage aux victimes de cette confrontation et rappelle l’aboutissement du processus de recouvrement de la souveraineté territoriale.

      Lire aussi :

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      Investissement : entre dynamisme économique et justice sociale

      Von: tmps
      15. Oktober 2026 um 08:35

       Par Ahmed NEMLAGHI

      Réformes législatives, simplification administrative, modernisation des infrastructures et ouverture sur les partenaires étrangers : la politique de dynamisation de l’investissement engagée sous la présidence de Kaïs Saïed s’inscrit dans une ambition plus large de transformation du modèle de développement. L’objectif affiché est de libérer l’initiative économique, de stimuler l’investissement productif et de créer des emplois, sans renoncer au rôle social de l’État ni à l’exigence d’un développement plus équilibré entre les régions.

      L’investissement constitue l’un des principaux leviers de la croissance, de la création d’emplois et de la modernisation de l’économie. Mais, dans la vision économique défendue par le président de la République, il ne saurait être considéré comme une fin en soi. Sa finalité doit également être appréciée à l’aune de sa contribution à la justice sociale, à la valorisation des ressources nationales et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

      Cette approche se reflète dans les orientations du Plan de développement 2026-2030, qui associe stimulation de l’investissement, développement des secteurs à forte valeur ajoutée, réduction des disparités territoriales et consolidation de la dimension sociale de l’État.

      Le climat des affaires représente un enjeu majeur pour la capacité de la Tunisie à attirer les capitaux, encourager l’entrepreneuriat et renforcer la compétitivité de ses entreprises. Les lourdeurs administratives, la multiplication des procédures et les délais d’autorisation peuvent freiner les initiatives et renchérir le coût des projets.

      La volonté de réviser le cadre législatif de l’investissement s’inscrit dans cette problématique. Le 31 décembre 2025, un conseil ministériel restreint a examiné un nouveau projet de loi sur l’investissement, présenté comme un instrument destiné à accompagner l’évolution de l’économie et à soutenir un modèle de développement fondé sur la justice sociale et l’équité.

      Cette orientation prolonge les efforts engagés pour améliorer l’environnement des entreprises, notamment à travers la loi n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat des affaires. Ce texte met notamment l’accent sur la simplification de la création d’entreprises, l’accès au financement, le partenariat public-privé et la gouvernance des sociétés.

      L’enjeu est désormais de faire évoluer le cadre juridique en fonction des besoins des investisseurs et des réalités économiques. Simplifier ne signifie pas supprimer les règles nécessaires à la transparence ou à la protection de l’intérêt général. Il s’agit plutôt de rendre les démarches plus lisibles, de réduire les délais injustifiés et de garantir une application cohérente des textes.

      Une réforme efficace doit ainsi offrir aux investisseurs une visibilité suffisante sur les procédures, les obligations et les conditions de réalisation de leurs projets. La stabilité et la prévisibilité du cadre réglementaire constituent des éléments déterminants dans les décisions d’investissement à long terme.

      Une administration plus efficace et plus accessible

      La simplification administrative est indissociable de la modernisation de l’État. La digitalisation des services, la circulation des informations entre les administrations et la réduction des formalités redondantes peuvent faciliter les démarches des entreprises et améliorer la qualité du service public.

      Pour les petites et moyennes entreprises, qui disposent souvent de moyens humains et financiers limités, la complexité administrative peut représenter une charge particulièrement lourde. Des procédures plus simples et des interlocuteurs clairement identifiés peuvent leur permettre de consacrer davantage de ressources à la production, à l’innovation et au développement commercial.

      La transformation numérique doit toutefois s’accompagner d’une amélioration réelle du fonctionnement administratif. Une procédure dématérialisée qui reproduit les mêmes lenteurs qu’une démarche papier ne résout pas le problème de fond. La modernisation suppose donc de revoir les circuits de décision, de responsabiliser les structures concernées et d’évaluer les délais de traitement.

      L’objectif est de construire une relation plus efficace entre l’État et les opérateurs économiques, dans laquelle la puissance publique facilite les initiatives conformes à la loi tout en veillant au respect des règles et à la protection de l’intérêt collectif.

      L’attractivité économique ne se mesure pas uniquement au volume des capitaux mobilisés, elle dépend également de la nature des projets financés, de leur capacité à créer de la valeur et de leur contribution à l’emploi.

      La politique défendue par Kaïs Saïed accorde une place importante à l’investissement productif, à l’innovation et aux activités à forte valeur ajoutée. Cette orientation vise à renforcer les capacités de l’économie nationale, à améliorer sa compétitivité et à favoriser la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

      La question essentielle consiste à rapprocher les investissements des besoins réels de l’économie. Les projets doivent contribuer à élargir les capacités de production, à développer les compétences, à réduire certaines dépendances extérieures et à ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes.

      Les petites et moyennes entreprises occupent, à cet égard, une place importante. Leur développement peut favoriser la diversification du tissu économique et soutenir l’emploi dans des secteurs variés. Mais leur croissance nécessite un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et juridique ainsi qu’un environnement dans lequel l’initiative est encouragée sans être entravée par des obstacles disproportionnés.

      Les sociétés communautaires s’inscrivent également dans cette recherche d’un développement plus ancré dans les territoires. En valorisant les ressources locales et en favorisant l’initiative collective, elles peuvent contribuer à créer des activités économiques là où les investissements traditionnels demeurent insuffisants. Leur réussite dépendra néanmoins de leur gouvernance, de leur viabilité et de leur capacité à accéder aux marchés.

      Le développement régional, une priorité stratégique

      L’un des défis structurels de l’économie tunisienne réside dans les écarts de développement entre les régions. La concentration des infrastructures, des activités et des opportunités dans certains pôles limite les possibilités d’emploi et d’initiative dans d’autres territoires.

      Le Plan de développement 2026-2030 entend répondre à cette situation en accordant une attention particulière aux régions les moins développées, à l’amélioration des infrastructures et à la qualité des services de base. Il prévoit également de soutenir l’émergence de nouveaux pôles de croissance et de renforcer l’attractivité territoriale.

      Cette orientation est déterminante pour la politique d’investissement. Les entreprises ne choisissent pas leur implantation sur la seule base des incitations financières. Elles tiennent également compte de l’état des routes, de la disponibilité de l’eau et de l’énergie, de l’accès aux marchés, des compétences disponibles et de la qualité des services publics.

      L’investissement public peut alors jouer un rôle d’entraînement, en créant les conditions nécessaires à l’implantation d’activités privées. Cette complémentarité ne signifie pas que l’État doit se substituer aux entreprises, mais qu’il peut réduire les obstacles structurels qui empêchent certains territoires de valoriser leur potentiel.

      L’approche ascendante retenue pour l’élaboration du Plan 2026-2030, à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et de districts, vise par ailleurs à rapprocher la planification des besoins exprimés sur le terrain.  Son efficacité dépendra de la capacité à transformer ces propositions en projets financés, réalisables et suivis dans le temps.

      La diplomatie économique constitue un autre levier de la dynamisation de l’investissement. Les relations avec les partenaires étrangers peuvent favoriser les échanges commerciaux, les transferts de compétences, l’accès aux marchés et la mobilisation de capitaux destinés à des projets productifs.

      Dans cette perspective, la recherche d’investissements étrangers peut contribuer à renforcer les capacités industrielles et technologiques du pays. Elle suppose toutefois une stratégie qui identifie les secteurs prioritaires, favorise les partenariats créateurs de valeur et veille à ce que les retombées économiques bénéficient effectivement à l’économie nationale.

      Cette ouverture doit être conciliée avec la souveraineté économique défendue par Kaïs Saïed. L’objectif n’est pas de s’isoler des échanges internationaux, mais de rechercher des coopérations qui répondent aux priorités nationales et renforcent les capacités du pays. Les partenariats extérieurs peuvent être utiles lorsqu’ils favorisent la production, l’emploi, la formation et le transfert de savoir-faire.

      L’attractivité de la Tunisie dépendra donc autant de la qualité de ses relations économiques que de la crédibilité de son environnement juridique, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité de ses institutions à accompagner les projets.

      Croissance et État social : une articulation décisive

      La politique d’investissement défendue par le président de la République pose une question centrale : comment concilier l’encouragement de l’activité économique avec la protection sociale et une répartition plus équitable des richesses ?

      Dans les orientations gouvernementales, l’État social demeure une dimension stratégique du modèle de développement. La croissance est appelée à soutenir l’emploi, à renforcer les systèmes de protection sociale et à améliorer l’accès aux services essentiels. Le Plan 2026-2030 entend ainsi rapprocher les objectifs économiques des impératifs sociaux et territoriaux.

      Cet équilibre ne peut toutefois reposer sur les seules déclarations de principe. Il exige des investissements capables de produire des emplois durables, une gestion rigoureuse des ressources publiques et une évaluation des effets des politiques engagées. Il suppose également que les entreprises évoluent dans un cadre prévisible, respectueux des droits des investisseurs comme de ceux des travailleurs.

      Le défi est donc double : créer davantage de richesses et veiller à ce que leur production contribue à l’amélioration des conditions de vie. La justice sociale ne s’oppose pas nécessairement à la compétitivité, elle peut au contraire en renforcer les fondements lorsque l’investissement développe les compétences, réduit les inégalités territoriales et ouvre de nouvelles possibilités économiques.

      La stratégie de dynamisation de l’investissement s’articule autour de plusieurs leviers complémentaires : réforme du cadre juridique, simplification administrative, modernisation des infrastructures, soutien à l’investissement productif et ouverture sur les partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans une conception du développement qui entend associer croissance, souveraineté économique et justice sociale.

      Sa réussite se mesurera cependant à des résultats concrets : des projets effectivement réalisés, des entreprises renforcées, des emplois durables créés et des régions qui bénéficient davantage de l’activité économique. La qualité de l’accompagnement administratif, la stabilité des règles et l’évaluation des réformes seront essentielles pour atteindre ces objectifs.

      Au fond, l’enjeu de la politique d’investissement portée par Kaïs Saïed est de faire de l’initiative économique un instrument de développement collectif. L’État est appelé à faciliter la création de richesses et à préparer les conditions de l’investissement, tout en préservant sa responsabilité sociale. C’est dans la capacité à faire converger ces deux exigences, dynamisme économique et justice sociale, que se jouera la portée du modèle de développement recherché.



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      Le Président de la République reçoit l’ambassadrice de Guinée Equatoriale

      Von: farhat
      14. Oktober 2026 um 19:39

      Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, l’ambassadrice de la République de Guinée équatoriale en Tunisie, Gertrudis Nsang Ndong Nsuga, qui lui a rendu une visite d’adieu à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie.

       

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      Loi de finances 2027 : Kaïs Saïed promet des avancées sociales et un allègement fiscal

      14. Oktober 2026 um 09:15

      Le président Kaïs Saïed a placé la justice sociale, l’allègement de la pression fiscale et la satisfaction des besoins des citoyens au cœur de ses déclarations lors du Conseil des ministres du 13 octobre. Sans détailler les mesures envisagées, il a affirmé que le projet de loi de finances pour 2027 devait contribuer à améliorer les conditions de vie et que les attentes de la population ne seraient pas déçues.

      La justice sociale au cœur du projet budgétaire

      Réuni mardi 13 octobre au palais de Carthage sous la présidence de Kaïs Saïed, le Conseil des ministres a examiné plusieurs questions liées à la situation générale du pays, ainsi que les projets de loi de finances et de l’équilibre économique pour 2027, selon le communiqué de la Présidence de la République.

      À l’ouverture de la réunion, le chef de l’État a établi un lien entre investissement et stabilité sociale. Selon lui, l’investissement ne peut produire ses effets que dans un environnement fondé sur la justice et l’équité. Il a également réaffirmé que la satisfaction des besoins des citoyens, dans tous les domaines et dans l’ensemble des régions, demeurait une priorité.

      Évoquant le projet de loi de finances pour l’année prochaine, Kaïs Saïed a mis en avant deux orientations : la consécration de la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale. Il a estimé que les divergences d’opinion autour du texte étaient naturelles, tout en soulignant qu’elles ne devaient pas faire perdre de vue l’intérêt national ni le droit des citoyens à une vie digne.

      « Les citoyens ne sont pas de simples chiffres »

      Le président de la République a insisté sur la dimension humaine de l’action publique. « Les citoyens ne sont pas de simples chiffres », a-t-il déclaré, rappelant que chaque responsable devait œuvrer à la concrétisation des droits des Tunisiens et à la suppression des obstacles qui empêchent leur réalisation.

      Dans son intervention, il a également évoqué les sacrifices des martyrs, les souffrances des blessés ainsi que les aspirations et les espoirs de la population. Un rappel qui inscrit son discours budgétaire dans une exigence plus large de réponse aux attentes sociales.

      Le président promet des réalisations concrètes

      Kaïs Saïed a affirmé que les Tunisiens attendaient désormais des réalisations à la hauteur de leurs aspirations, assurant que ces attentes ne seraient pas déçues et que la volonté populaire se traduirait dans les faits.

      Le chef de l’État a également mis en garde ceux qui chercheraient, selon ses termes, à faire pression sur l’État ou à perturber le fonctionnement de ses institutions. Il a conclu son intervention par une formule affirmant la continuité de l’État et la concrétisation de la volonté du peuple.

      Au-delà des déclarations présidentielles, le contenu détaillé du projet de loi de finances et les arbitrages qui l’accompagneront seront déterminants pour apprécier la traduction effective des objectifs annoncés en matière de justice sociale et d’allègement fiscal.

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