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Heute — 16. April 2026Leconomiste Maghrebin

Guerre au Moyen-Orient : des fonds supplémentaires, pas au détriment des budgets existants

16. April 2026 um 20:52

Les financements potentiels mobilisés pour faire face aux répercussions de la guerre doivent être additionnels à ceux précédemment alloués, afin de ne pas compromettre le financement du portefeuille de projets en cours. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors de sa participation à la session des gouverneurs des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Afghanistan et du Pakistan tenue à Washington.

Il s’agit d’une session organisée dans le cadre des réunions annuelles de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont lieu du 13 au 17 avril 2026, à Washington.

Pour les rencontres bilatérales, le ministre de l’Économie a eu une rencontre avec le Directeur exécutif du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets, Jorge Moreira.

 Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la coopération existante et leur volonté de la renforcer davantage, notamment, dans les domaines liés aux marchés publics et à l’appui à la gouvernance, outre la mise en œuvre des projets d’infrastructures, selon un communiqué publié, jeudi par le département de l’Économie.

Abdelhafidh a, également, rencontré le directeur des investissements dans le secteur public à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), Konstantin Limitovsky. Ils ont souligné la volonté de renforcer la coopération financière et technique dans le cadre des opportunités offertes par le plan de développement 2026-2030, notamment, dans le domaine des infrastructures.

Sami Abdelhafidh a ensuite rencontré successivement le Vice-président de la Société Financière Internationale, Ephiopis Tafara, et le directeur général de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements, Tsutomu Yamamoto.

Les discussions ont porté sur les opportunités et les moyens de renforcer la coopération financière et technique, en particulier dans les domaines liés à l’appui à l’investissement, aux énergies renouvelables, à l’eau, au soutien au secteur privé et aux infrastructures…

Pour les rencontres avec le secteur privé, le ministre de l’économie a rencontré plusieurs responsables du constructeur aéronautique Boeing.

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Tourisme : la Tunisie et le SETO misent sur le Géoparc de Dahar classé UNESCO

16. April 2026 um 20:37

L’ambassadeur de Tunisie à Paris, Dhia Khaled, a reçu le président du Syndicat des entreprises du tourisme (SETO), Patrice Caradec, dans le cadre d’une rencontre tenue à la chancellerie consacrée à la promotion de la destination tunisienne sur le marché français.

Les deux responsables ont mis en lumière les atouts de la Tunisie en tant que destination de choix pour les voyageurs français. De ce fait, ils envisagent une série d’actions promotionnelles ciblées visant à renforcer l’attractivité du produit touristique tunisien. Ainsi, la diversification de l’offre, notamment autour du tourisme durable et responsable, constitue l’un des axes prioritaires de cette stratégie.

Cette orientation s’appuie sur l’inscription récente du « Géoparc de Dahar » sur la Liste des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, un atout majeur pour le positionnement de la Tunisie sur le segment de l’écotourisme.

Selon les canaux officiels de l’ambassade, la rencontre s’est déroulée en présence de la représentante générale de Tunisair en France, Hayet Bouali, ainsi que du représentant de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en France, Lotfi Mani.

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Le sentinelle perse & le shérif au bulldozer

16. April 2026 um 16:35

C’est l’histoire d’un sentinelle perse ultra-sophistiqué face à un shérif qui veut murer l’entrée du parking. D’un côté, on a les Iraniens, passés maîtres dans l’art du « filtrage sélectif », ils ne ferment pas la porte, ils font du « Smart Blocus ». C’est très chic, ils sont là, sur le pas du détroit d’Ormuz, avec une liste d’invités invisible. «Toi, tu passes, ton pétrole a une bonne tête. Toi, par contre, ton pavillon est un peu trop rayé, va falloir patienter au bar, à 200 milles de là ». Ils ne bloquent rien, ils nuancent la circulation.

C’est de la géopolitique version algorithme de recommandation, si tu es gentil avec Téhéran, tu as le Pass Premium, sinon, tu stagnes dans la file d’attente des « erreurs 404 maritimes ».

Et puis, il y a le shérif Trump. Pour lui faire la nuance c’est fatiguant pour les cheveux. Sa solution au problème du filtrage : le gros cadenas.

Un blocus militaire total, bien lourd, bien voyant, c’est un peu comme si, pour empêcher un moustique de piquer, il décidait de vider l’océan au chalumeau.

Le monde regarde la scène avec la sueur au front. D’un côté, on a une partie d’échecs où les pièces bougent toutes seules. De l’autre côté, un type qui veut renverser la table parce qu’il ne comprend pas pourquoi les cavaliers sautent par-dessus les pions.

Trump joue au bulldozer dans une boutique de porcelaine où la porcelaine, c’est l’économie mondiale. Si le détroit tousse, c’est toute la planète qui finit sous respirateur artificiel à 150 dollars le baril.

Au lieu de s’asseoir autour d’un tapis vert pour discuter du prix du ticket d’entrée (le fameux compromis), on se retrouve avec un duel de regards. L’un fait des clins d’œil codés, l’autre prépare un mur de porte-avions. C’est la rencontre improbable entre le micro-management perse et la subtilité d’une démolition chaotique à l’américaine.

Le problème, c’est qu’en géopolitique, quand on appuie sur « Off », on ne sait jamais si ça va rallumer la lumière ou faire sauter les plombs de tout le quartier.

 

Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

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Passerelles Savoirs-Médias : 85 % des savoirs économiques tunisiens n’atteignent jamais le grand public

16. April 2026 um 17:31

Moins de 15 % des contenus économiques publiés dans les médias tunisiens font l’objet d’une véritable vulgarisation. C’est le constat alarmant qui a réuni, mercredi 15 avril 2026 à Tunis, des chercheurs universitaires, des experts économiques, des journalistes et des directeurs de médias lors de la journée inaugurale du projet Passerelles Savoirs-Médias. L’initiative, portée par la Fédération Tunisienne des Directeurs de Journaux (FTDJ) en partenariat avec le programme SavoirsÉco d’Expertise France et avec le soutien de l’Union européenne, ambitionne de produire quinze dossiers multi-plateformes en sept mois, pour atteindre plus de 500 000 lecteurs et internautes.

L’objectif central est clair : combler le fossé entre les travaux académiques et leur diffusion dans l’espace public. Les analyses des structures de recherche restent aujourd’hui insuffisamment relayées dans les médias, alors même qu’elles pourraient nourrir une information plus rigoureuse et plus proche des préoccupations citoyennes. Le président de la FTDJ, Mohamed Taieb Zahar, a résumé l’enjeu en deux mots : « crédibilité et notoriété, pour les chercheurs comme pour les médias. »

La journée, organisée à  Tunis, s’est articulée en deux séquences complémentaires. Le matin, un World Café structuré autour de trois axes — Visibilité, Opportunités, Impact — a permis à chaque participant de contribuer au diagnostic collectif. Les échanges ont mis en évidence les principaux freins à la médiatisation des travaux de recherche : jargon académique, méconnaissance mutuelle des contraintes professionnelles et absence de formats adaptés à la presse. L’après-midi, une session de Media Pitching a donné la parole à plusieurs chercheurs, invités à présenter leurs travaux en 180 secondes devant les professionnels des médias. Des thématiques à fort potentiel éditorial ont émergé : capital corrosif et dépendance géopolitique, bien-être des Tunisiens au-delà du PIB, mécanismes de l’endettement public.

Un modèle gagnant-gagnant

La directrice générale de Managers et L’Économiste Maghrébin, Sahar Mechri, a décrit une logique de réciprocité assumée : « On ne peut pas gérer un média économique sans substance, sans études, sans enquêtes. Et nous, on permet à ce contenu d’être beaucoup plus efficace en le faisant parvenir à un plus large public. » Hela Cherif, cheffe de projet adjointe du programme SavoirsÉco chez Expertise France, a insisté sur le caractère expérimental de la démarche : « Ce partenariat part d’études réalisées pour expérimenter si leurs résultats peuvent être concrétisés sur le terrain et servir à appuyer le débat public. »

La question de la transformation numérique a traversé une large part des débats. Le rôle de l’intelligence artificielle dans la vulgarisation des contenus, la stratégie sur les réseaux sociaux et l’adaptation des formats à chaque plateforme ont été au cœur des discussions. Khaled Aouij, membre du bureau de la FTDJ chargé de la communication, a particulièrement insisté sur le potentiel sous-exploité de LinkedIn comme canal de diffusion des policy briefs auprès des décideurs.

Quinze dossiers d’ici fin 2026, une formation dès le 30 avril

Sur le plan opérationnel, le projet prévoit la co-production de quinze dossiers multi-plateformes, chacun décliné en article journalistique, infographie et capsule vidéo, publiés dans les journaux membres de la FTDJ : Le Temps, La Presse, Réalités et Managers. Une formation dédiée à la co-création est d’ores et déjà programmée pour le 30 avril 2026. Pour Khaled Aouij, la journée du 15 avril ne marque pas une fin mais un commencement : « C’est la première brique d’un projet que nous allons construire ensemble, les laboratoires de recherche, les chercheurs, les universitaires. »

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Hervé Kamdem est le nouveau DG de PMI pour la Tunisie et la Libye

16. April 2026 um 16:22

Philip Morris International (PMI) annonce la nomination de Hervé Kamdem au poste de directeur général pour la Tunisie et la Libye. Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par la gestion de marchés en transformation et la conduite de transitions organisationnelles.

Diplômé en ingénierie industrielle et titulaire d’un MBA de l’Alliance Manchester Business School (Royaume‑Uni), Hervé Kamdem combine une approche analytique solide à une expertise opérationnelle acquise sur plusieurs marchés africains. Depuis plus de vingt ans, il a évolué dans des environnements caractérisés par une forte dynamique de changement.

Au sein de PMI, il a occupé différentes fonctions dans des contextes à fort enjeux où il a accompagné la transformation de modèles multi‑pays, renforcé l’excellence opérationnelle et structuré des organisations pour améliorer leur résilience. Mali, Sénégal, Nigeria, océan Indien : autant d’expériences qui illustrent sa capacité à conduire des phases de transition, à poser les bases de systèmes plus solides et à impulser une dynamique durable.

Qu’attendre de son arrivée en Tunisie?

C’est dans ce cadre que Hervé Kamdem exprime sa vision pour la Tunisie, « Ce qui me motive en Tunisie, c’est le potentiel du marché, mais aussi l’opportunité de construire des solutions solides dans un environnement en évolution. Chez PMI, nous transformons progressivement notre modèle : plus de 16 milliards de dollars ont été investis dans les produits sans fumée, plus de 43 millions d’adultes ont effectué la transition et plus de 40 % de nos revenus proviennent désormais de ces alternatives. Une transformation se bâtit étape par étape, en s’appuyant sur les expertises locales et sur des solutions adaptées au contexte. »

Cette vision s’inscrit dans un secteur en transition, où les modèles évoluent vers des alternatives sans combustion et où les équilibres sont en redéfinition. Avec cette nomination, PMI choisit de consolider sa transformation à travers un leadership attentif aux spécificités locales, capable d’accompagner le changement de manière structurée et progressive.

L’arrivée d’Hervé Kamdem en Tunisie répond ainsi à une volonté claire : soutenir un développement fondé sur le pilotage stratégique la cohérence et la continuité, en ligne avec la stratégie globale de PMI vers un avenir sans fumée.

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Repenser l’agriculture à l’heure du stress hydrique

16. April 2026 um 15:42

Le stress hydrique constitue aujourd’hui une menace majeure pour l’agriculture. Dans un contexte marqué par le changement climatique, la rareté des ressources en eau et la multiplication des usages concurrents, la question n’est plus de savoir si ce risque existe, mais comment y faire face de manière durable, intelligente et anticipée. C’est ce qu’il ressort du débat, qui s’intitule « Agriculture intelligente : stress hydrique et productivité durable », organisé ce jeudi 16 avril 2026 à l’université Esprit.

L’eau est devenue une ressource stratégique. Comme le souligne l’un des intervenants du deuxième panel. Il estime qu’il faut désormais en reconnaître pleinement la valeur économique au XXIe siècle. La Tunisie, pays aride et fortement exposé aux aléas climatiques, se trouve en première ligne.

Même lorsqu’une année est globalement pluvieuse, cela ne signifie pas nécessairement que les réserves hydriques seront suffisantes. Le faible taux de remplissage des barrages, malgré des précipitations abondantes, montre bien que le problème n’est pas seulement quantitatif. Mais il est aussi lié à la répartition, au ruissellement et à la capacité de stockage. Cela traduit un véritable déséquilibre hydrologique.

Cette réalité a des conséquences directes sur l’agriculture. Le stress hydrique affecte la production, mais surtout la productivité. C’est-à-dire la capacité à produire davantage avec moins de ressources. Il entraîne une hausse des coûts de revient, une baisse des rendements et une fragilisation des exploitations agricoles.

À cela s’ajoutent les conflits d’usage entre l’eau potable et l’eau agricole, notamment dans plusieurs régions du nord et dans le bassin de la Medjerda, où l’irrigation entre en concurrence avec l’alimentation en eau des populations. La pression démographique, l’urbanisation croissante et l’augmentation saisonnière de la consommation avec le tourisme accentuent encore cette tension.

Le stress hydrique ne peut pas être abordé uniquement comme une question technique. Il s’agit aussi d’un enjeu économique, social et même géopolitique.

Pour d’autres intervenants, la dépendance à l’importation de produits céréaliers et alimentaires rappelle que l’eau locale n’est pas seulement une ressource agricole : elle est liée à la souveraineté alimentaire.

Dans ce cadre, l’eau virtuelle, c’est-à-dire l’eau incorporée dans les produits importés devient elle aussi un facteur stratégique. Les tensions géopolitiques internationales peuvent avoir un impact direct sur la sécurité hydrique et alimentaire du pays.

Face à ces défis, notamment l’IA, les objets connectés, les capteurs et la science des données apparaissent comme des leviers de transformation essentiels.

Car l’enjeu est de passer d’un système agricole réactif à un système prédictif, capable d’anticiper les risques et de prendre des décisions en temps réel. Grâce aux données climatiques, aux images satellites et aux outils de modélisation, il devient possible de mieux connaître les besoins en eau des cultures, d’optimiser l’irrigation, de réduire les pertes et d’anticiper les scénarios défavorables. Mais pour que ces technologies soient réellement utiles, encore faut-il qu’elles soient intégrées dans une stratégie nationale cohérente et qu’elles s’appuient sur des bases de données fiables, accessibles et bien traitées.

L’exemple du secteur privé montre également que des solutions concrètes existent déjà. Certaines entreprises agricoles investissent dans la recherche variétale pour identifier ou développer des plants et des porte-greffes plus résistants au stress hydrique et au stress salin. D’autres agissent sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’élevage jusqu’à l’industrie, pour réduire la consommation d’eau, améliorer les procédés de nettoyage, recycler certains rejets ou encore installer des stations d’épuration. La logique n’est plus seulement celle de la production, mais celle de l’efficience et de la durabilité.

Au niveau macroéconomique, le coût de l’inaction climatique est déjà visible. Les pertes liées aux chocs climatiques affectent lourdement l’agriculture et les céréales, avec des coûts estimés à l’échelle de centaines de millions, voire de milliards de dinars sur le long terme. Cela montre que le changement climatique ne doit plus être considéré comme une menace abstraite, mais comme un risque économique réel, mesurable et croissant. Pour y répondre, il faut adopter une approche multidimensionnelle : préserver les ressources, améliorer la productivité, renforcer la résilience des exploitations et intégrer les risques dans les politiques publiques.

En somme, les intervenants concluent que la gestion du stress hydrique ne peut réussir que si elle repose sur une alliance entre la science, la technologie, l’entreprise privée, la recherche et les politiques publiques. Il faut produire davantage, mais surtout produire mieux, avec moins d’eau et plus d’intelligence.

La transition vers une agriculture résiliente passera par la formation, la circulation de l’information, la valorisation des données et la coopération entre tous les acteurs. Et ce, en transformant une contrainte hydrique profonde en opportunité d’innovation et de durabilité.

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Ciprian Mihali: « Nous voulons faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets »

16. April 2026 um 15:18

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux. Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Cela intervient à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Interview.

La Francophonie, justement, pour l’OIF, quels sont les défis à relever ? Vous avez évoqué plusieurs points, notamment la diplomatie économique, l’aspect culturel. Mais pour faire avancer aujourd’hui les intérêts de la Francophonie, que faut-il faire ?

Ciprian Mihali: Il faut d’abord que le nouveau ou la nouvelle, même si nous espérons bien le nouveau secrétaire général, soit la voix de toute la Francophonie, et pas seulement celle d’une organisation politique qu’est l’OIF. La famille francophone compte aujourd’hui beaucoup plus d’organisations que l’OIF. Bien sûr, il y a les opérateurs, mais il y a aussi les organisations de la société civile, les organisations patronales, les organisations de femmes, les organisations de jeunes, partout dans l’espace francophone. Il faut que toutes ces voix puissent être entendues dans les décisions concernant nos sociétés.

Nous défendons aussi une nouvelle vision de la Francophonie, beaucoup plus politique. Elle doit devenir un acteur important sur la scène internationale, capable de porter la voix de plus de 50 pays et de défendre les intérêts égaux de pays de tailles différentes, mais unis dans une même famille.

Il faut donc une Francophonie plus politique, mais aussi plus pragmatique, capable de dépasser les beaux discours pour prendre des décisions concrètes en faveur du bien-être de nos sociétés. Elle doit regagner la confiance de nos peuples. La Francophonie sera efficace lorsque nos femmes, nos hommes, nos jeunes et toutes les générations y trouveront une voix qui les représente et défend leurs intérêts.
Une stratégie économique fondée sur la synergie

 

Il y a eu plusieurs missions économiques, notamment à Djibouti et au Cambodge. Dans la mesure où le candidat roumain Dacian Cioloș est élu à la tête de l’OIF, quelle vision économique comptez-vous porter ?

Ciprian Mihali: Le candidat roumain au poste de secrétaire général de la Francophonie, M. Dacian Cioloș, a une stratégie économique très claire. Elle part d’un constat : l’écart entre nos ambitions et nos moyens reste important. Les crises internationales ont réduit nos marges d’action, alors que nos ambitions demeurent fortes.

Il faut donc réduire ce décalage en associant non seulement les acteurs étatiques, mais aussi le secteur privé, les grandes institutions internationales, les banques, les entreprises, les agences de développement et les acteurs de la coopération. L’idée est de faire de la Francophonie un espace de synergie où différentes ressources, compétences et capacités financières peuvent se rencontrer et travailler ensemble.

Nous voulons aussi faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets. Les grands projets de développement nécessitent des ressources importantes, et l’OIF peut jouer un rôle de catalyseur. Si l’OIF contribue à ce premier appui, elle peut rendre ces projets accessibles, même à des pays qui n’ont pas toujours les moyens d’y accéder directement.

Enfin, il faut renforcer le lien entre la formation et l’employabilité. Nos sociétés souffrent d’un décalage entre une formation souvent de bonne qualité et un marché du travail très exigeant. L’OIF peut aider à combler ce manque en travaillant avec les associations patronales, les universités, les entreprises, les banques et la presse.

Comment faire face à la concurrence du monde anglophone, notamment en Afrique, alors que la langue chinoise prend aussi de plus en plus de place ?

Il ne s’agit pas de renverser la donne. Nous ne sommes pas dans une compétition avec l’anglais, mais dans une forme de concurrence positive, fondée sur l’attractivité. Les jeunes générations sont très pragmatiques. Elles sont souvent anglophones, mais lorsque le français peut leur offrir un avantage sur le marché, elles y reviennent.

Le français peut constituer un atout différenciant. Dans un monde où tout le monde parle anglais, il faut savoir se distinguer. Les soft skills, comme on dit en anglais, peuvent aussi venir du français. Cette langue peut offrir, au Kenya, au Ghana, en Europe, en Asie ou en Amérique latine, un avantage qui aide les jeunes à mieux construire leur avenir.

Votre présence aujourd’hui vise-t-elle à obtenir le soutien de la Tunisie ? Quels sont les objectifs de cette visite ?

C’est d’abord une visite très symbolique, une visite d’appréciation de la contribution de la Tunisie à la grande famille francophone. La Tunisie a toujours été présente. Elle a une sensibilité forte pour la Francophonie et pour le multilatéralisme.

Sur le plan bilatéral, nous pouvons saluer l’excellente relation durable entre nos deux pays à travers les époques. J’ai eu aujourd’hui une rencontre au ministère des Affaires étrangères, une excellente rencontre avec les autorités tunisiennes. Nous nous félicitons réciproquement de la qualité de nos relations.

Nous comptons bien sûr sur le soutien de la Tunisie pour cette candidature. Mais nous évoquons aussi nos dossiers communs et cherchons à développer nos actions. Je viens en tant que porte-parole du président de la Roumanie, avec un message d’amitié, d’encouragement et de solidarité aux autorités et au peuple tunisien.

Pouvez-vous donner un aperçu des dossiers qui seront au centre de la coopération entre la Tunisie et la Roumanie ?

Il s’agit d’abord de dossiers économiques. Une mission économique tunisienne est prévue en Roumanie à la fin de l’année 2025, et une mission économique roumaine aura lieu en Tunisie dans les prochains jours.

Les échanges entre nos deux pays sont aussi importants dans les domaines de l’éducation et de la formation, notamment dans le secteur médical, mais aussi dans les secteurs technologique et de l’ingénierie. Nos échanges économiques sont d’excellente qualité, avec des chiffres impressionnants pour deux pays de taille moyenne comme la Roumanie et la Tunisie.

Il existe également des dossiers culturels. Notre ambassade travaille beaucoup à renforcer la connaissance mutuelle entre nos deux pays. Nous avons récemment participé à la Foire du Livre avec un stand assuré par l’Institut culturel roumain. Plusieurs dossiers sont donc actifs et peuvent encore être développés. Je suis convaincu que cette excellente relation bilatérale va continuer et que nous nous retrouverons aussi ensemble dans la grande famille francophone.

 

Le mot de la fin ?

Que cette belle lumière tunisienne nous guide dans nos parcours et dans nos décisions.

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Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne

16. April 2026 um 15:17

La Tunisie consacre jusqu’au quart du coût de ses produits au transport et à la logistique. Soit le double de la moyenne des pays développés. Un écart qui pèse lourd sur la compétitivité nationale, au cœur des débats lors de la 2ᵉ édition de la Journée du transport et de la logistique.

Dans une déclaration aux médias, en marge de cette journée d’étude, organisée en partenariat avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Association des Experts Tunisiens en Économie et Gestion (AETG) et l’association Environnement économique et institutionnel de l’entreprise, Aslan Berjeb, président de la CONECT, a dressé un état des lieux alarmant du secteur. L’événement, qui se tenait en collaboration avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, a réuni des députés, experts sectoriels, représentants de la Chambre et du Groupement national du transport et de la logistique, ainsi que du ministère de l’Économie et son centre de réflexion.

Pour la CONECT, le transport et la logistique constituent l’une des grandes priorités de l’organisation, aux côtés d’autres thématiques stratégiques. Aslan Berjeb, souligne l’engagement de la confédération à travailler activement sur ce dossier avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette journée d’étude s’inscrit précisément dans cette dynamique, en croisant les regards macroéconomiques et les préoccupations des entreprises sur le terrain.

Par ailleurs, les échanges ont porté sur plusieurs fronts : les perturbations liées à la situation au Moyen-Orient; les défis propres aux transports routier, maritime et aérien; ainsi que l’incidence directe des coûts logistiques sur le prix final du produit tunisien. A cet égard, un rapport de la Banque mondiale cité lors des débats relève que ces coûts représentent entre 18 et 25 % du coût total d’un produit tunisien. Soit près du quart; contre seulement 12 % dans les pays développés. Un différentiel qui érode significativement la compétitivité des entreprises tunisiennes face à des concurrents régionaux dotés de ports modernes, d’infrastructures routières performantes et de réseaux ferroviaires à la hauteur des exigences du commerce international.

Le président de la CONECT a également insisté sur deux données structurelles majeures : 96 % des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie transitent par voie maritime. Tandis que 86 % des échanges intérieurs s’effectuent par transport routier. Ces chiffres illustrent l’interdépendance critique entre les deux modes de transport et plaident, estime-t-il, pour le développement d’une logistique multimodale capable d’articuler efficacement mer et route.

Au-delà du seul secteur logistique, Aslan Berjeb a replacé ces enjeux dans le cadre plus large du climat des affaires en Tunisie. « Le climat des affaires, ce n’est pas seulement la pression fiscale, la bureaucratie ou les relations avec l’administration. Mais c’est aussi la connectivité, la connexion de la Tunisie avec ses voisins et le maillage logistique intérieur », a-t-il souligné. Les conclusions de cette journée de réflexion sont destinées à être transmises au ministère du Transport. Et ce, afin d’alimenter les décisions politiques à venir en matière d’infrastructure et de compétitivité nationale.

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L’Italie se dirige-t-elle vers une récession économique?

16. April 2026 um 14:33

Les conséquences de la guerre en Iran continuent de susciter de vives inquiétudes en Italie. Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, plaide en faveur d’une suspension temporaire du Pacte européen de stabilité.

« Nous savons que la Commission européenne répond que cela ne peut se faire qu’en cas de grave récession économique. Je crains que si la situation continue d’évoluer au même rythme, notamment dans le secteur de l’énergie, une grave récession économique ne devienne une réalité », a souligné M. Giorgetti.

La Confindustria, association industrielle italienne, prédit quant à elle que si la guerre en Iran se poursuit, l’Italie sera confrontée à une crise énergétique et n’exclut pas la possibilité d’une interdiction de circulation le dimanche, comme ce fut déjà le cas dans les années 1970. « Nous risquons de connaître la crise énergétique la plus grave de l’histoire; une intervention immédiate est nécessaire, assortie de mesures de soutien exceptionnelles », insistent les industriels italiens.

Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisions de croissance de la Confindustria étaient loin d’être optimistes : ce centre de recherche estime que le PIB du pays ne progressera que de 0,5 % cette année et que l’inflation atteindra 2,5 %. Si les opérations militaires se prolongent pendant quatre mois, la croissance du produit intérieur brut devrait être nulle; tandis que l’inflation pourrait atteindre 4,3 %.

Il existe cependant une autre approche de cette période particulièrement critique et de l’avenir de l’économie européenne. Elena Beccali, rectrice de l’Università Cattolicadel Sacro Cuore, la plus grande université catholique d’Italie, vient de présenter son nouvel ouvrage au Sénat à Rome. En présence du président du Sénat italien, Ignazio La Russa, elle a affirmé que « la faible productivité du travail en Europe demeure un point qui exige une attention et des efforts accrus. Le rétablissement de la compétitivité reste un pilier essentiel des politiques européennes. Mais pour que l’Europe réussisse, une nouvelle dynamique est également nécessaire, fondée sur la solidarité, afin de préserver la confiance et la cohésion sociale ».

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Francophonie 2026 : la voix de l’Europe de l’Est pour un multilatéralisme de proximité

16. April 2026 um 14:22

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux.

Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Comme le dit un vieux proverbe : « Le bilinguisme et la diversité culturelle confèrent aux États une double ouverture sur le monde. »

L’Ambassade de Roumanie a organisé, ce jeudi 16 avril 2026, une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique. Et ce, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali. Il s’agit du conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Il a été également ambassadeur de la Roumanie au Sénégal.

Cette rencontre a pour objectif de promouvoir la candidature de Dacian Cioloș, ancien Premier ministre et ancien commissaire européen à l’Agriculture, au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour 2026.

A cet égard, notons que la Tunisie, pays fondateur de la Francophonie, a très tôt saisi cette opportunité. Aujourd’hui, cette institution a l’occasion de se réinventer à travers un multilatéralisme de proximité. Ciprian Mihali estime que la Francophonie doit porter la voix de pays comme la Tunisie et la Roumanie, tout en se développant avec pragmatisme :  » Nos ambitions sont plus grandes et nos moyens plus réduits ».
Les enjeux sont considérables. Comment renforcer une Francophonie économique avec davantage de moyens ? Il faut mobiliser non seulement des ressources publiques, mais aussi des financements privés et des PME capables d’intervenir aux niveaux local et régional. Ces ressources peuvent servir d’amorçage pour attirer de grands bailleurs.

C’est dans cette perspective que la candidature de Dacian Cioloș apparaît comme une candidature solide, rassembleuse et crédible. Présentée par Ciprian Mihali devant plusieurs ambassadeurs et acteurs économiques, notamment la CNFCE et la CIFE, elle s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement de l’action francophone.

Ciprian Mihali souligne d’ailleurs : « Nous apprécions ce qui a été réalisé par les prédécesseurs. La bonne gouvernance, dans un processus démocratique équitable, permettra à celui ou celle qui remportera l’élection d’assurer la qualité de la gouvernance et le rôle de la Francophonie à l’échelle internationale.  »

Il met enfin l’accent sur la nécessité de poursuivre ce qui a été bien fait et de le renforcer davantage dans un esprit démocratique. Il estime que l’Europe de l’Est peut être une voix qui rassemble, et non qui divise.

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

16. April 2026 um 13:57

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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Hausse des recettes touristiques et forte progression des liquidités en circulation

16. April 2026 um 13:24

Les recettes touristiques ont dépassé 1,6 milliard de dinars depuis le début de cette année et jusqu’au 10 avril 2026. Elles sont en hausse de 4,3 %, en comparaison avec la même période de l’année dernière. C’est ce que font ressortir les indicateurs monétaires et financiers que publie, ce jeudi, la Banque centrale de Tunisie (BCT).

De même, les revenus du travail ont enregistré une progression de 5,9 %, au cours de la même période. Ils passent de 2,2 milliards de dinars, en avril 2025, à 2,4 milliards de dinars, actuellement. L’ensemble de ces recettes cumulées (recettes touristiques et revenus du travail) sont donc en mesure de couvrir à hauteur de 166 % les services de la dette. Ces derniers se stabilisent à hauteur de 2,4 milliards de dinars.

S’agissant des avoirs nets en devises, ils s’élèvent à 24,3 milliards de dinars (soit l’équivalent de 101 jours d’importation), à la date du 15 avril 2026. Et ce, contre 23,2 milliards de dinars, pour la même période, une année auparavant.

Par ailleurs, les données de la Banque centrale de Tunisie font état de l’évolution des billets et monnaies qui sont en circulation. Ils atteignent ainsi les 28 milliards de dinars, jusqu’au 14 avril. Ce qui représente à cet égard une hausse de 18 % par rapport à la même période de 2025.

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Carrefour Tunisie célèbre les 25 ans de ses hypermarchés avec plus de 200 000 dinars de gains et des offres exceptionnelles chaque jour

16. April 2026 um 12:25

À l’occasion du 25ᵉ anniversaire de ses hypermarchés, Carrefour Tunisie organise une opération exceptionnelle du 15 avril au 10 mai 2026. Elle se déroulera dans ses magasins Carrefour La Marsa, Carrefour Mall of Sousse et Carrefour Mall of Sfax.

Pendant 26 jours, les clients de Carrefour pourront bénéficier d’offres promotionnelles attractives et participer à plusieurs mécaniques de jeu; et ce, pour une dotation globale de plus de 200 000 dinars.

Le dispositif principal permettra de faire gagner un client chaque jour via une inscription sur les bornes digitales en magasin. Chaque gagnant remportera une course d’une valeur de 5 000 dinars à effectuer chez Carrefour. Soit un total de 130 000 dinars offerts par l’enseigne sur toute la durée de l’opération. Plusieurs autres jeux seront également proposés tout au long de l’anniversaire, permettant de porter la dotation globale à plus de 200 000 dinars.

En parallèle, une animation sera déployée en magasin via la radio magasin. Chaque heure, un code de recharge Tunisie Telecom incomplet sera diffusé. Les clients devront deviner le chiffre manquant et être les plus rapides à saisir le code sur leur téléphone. Le premier à entrer le bon code remportera une recharge téléphonique de 10 dinars.

Dans une logique d’amélioration continue de l’expérience client, Carrefour Tunisie s’associe également à Yassir. Les clients pourront bénéficier de 50 % de remise sur leurs trajets en taxi vers et depuis Carrefour La Marsa et Carrefour Mall of Sousse. Facilitant ainsi l’accès aux magasins pendant l’opération.

Des offres exceptionnelles tout au long de l’opération

L’événement sera soutenu par deux catalogues :

  • du 15 au 26 avril 2026;
  • du 27 avril au 10 mai 2026.

En complément, une offre exceptionnelle sera proposée chaque jour en magasin. Elle permettra aux clients de bénéficier d’opportunités ponctuelles attractives. Ces offres seront également relayées sur les réseaux sociaux de Carrefour Tunisie, afin d’informer les clients en temps réel.

Ainsi, dès le premier jour de l’opération, les clients pourront profiter d’un dispositif Ticket Cash, leur permettant de cumuler des avantages immédiats sur leurs achats et de bénéficier de réductions différées. Renforçant de la sorte le pouvoir d’achat dès le lancement de l’événement.

Mourad Naili, Sous-Directeur Marketing chez Carrefour Tunisie souligne : « Nous avons souhaité proposer des offres concrètes au service du pouvoir d’achat. Tout en rendant l’expérience en magasin plus dynamique et plus agréable. Notre objectif est simple. A savoir permettre à chacun de faire des économies, tout en profitant de moments de plaisir et d’opportunités à chaque visite. »

À travers cette campagne, Carrefour Tunisie réaffirme son engagement à proposer des prix compétitifs, des avantages concrets et une expérience d’achat toujours plus accessible.

Avec communiqué

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INS : panorama des principaux indicateurs économiques et sociaux

16. April 2026 um 12:08

L’Annuaire de l’édition 2019-2023 qui vient d’être publiée par l’INS, constitue une référence incontournable pour quiconque s’intéresse à la vie économique et sociale. Publié annuellement, il compile une vaste documentation chiffrée, issue des statistiques collectées par l’INS et l’ensemble du système national de la statistique. 

L’édition 2023 commence par le poids de notre démographie. Plus de 12 millions d’habitants, oui, mais avec des écarts criants entre les régions. La pyramide des âges évolue. A savoir moins de jeunes et plus de seniors. Ce qui bouscule tout, à commencer par l’éducation, le travail et la santé. Cela force les politiques publiques à repenser leur copie.

Côté économie, le tableau est fragile. Les services dominent mais il est plombé par un investissement mollasson et des déséquilibres tenaces. En effet, les services mènent la danse en valeur ajoutée, talonnés par l’industrie et l’agro. C’est diversifié mais cela dépend trop du tourisme, du commerce et des importations d’énergie. L’agriculture et certaines industries d’export tiennent bon.

Les échanges avec l’extérieur ? C’est le cœur du réacteur. On est branché sur le commerce mondial, avec des flux costauds des deux côtés. Mais le déficit commercial nous colle à la peau. Car on importe plus qu’on exporte et la soif d’énergie empire la note quand le pétrole flambe.

L’emploi est le talon d’Achille social avec un chômage galopant, surtout chez les jeunes et les diplômés. Ce qui fait que l’économie n’absorbe pas tout ce monde. Informalité partout, indépendants à foison, insertion en rade pour les nouveaux. Cette situation chauffe les tensions et bloque la croissance.

Le pouvoir d’achat en prend un coup aussi. L’inflation grignote, via les secteurs des aliments, des services et de l’énergie. Les salaires ne suivent pas toujours le pas, donc la consommation des ménages s’essouffle. 

Socialement, l’éducation et la santé avancent, avec la scolarisation, l’espérance de vie et l’accès aux soins corrects mieux qu’ailleurs en région; mais pas assez pour tout le monde. Les disparités régionales sautent aux yeux : infrastructures, services, jobs… tout est inégal.

L’agro reste vital, avec un fort impact sur les emplois ruraux et l’équilibre des territoires. On a des terres, mais le climat, l’eau rare et les imports pour les basiques nous fragilisent. L’eau, c’est l’enjeu brûlant avec le réchauffement.

Bref, cet annuaire 2023 dresse un paysage en pleine mue : atouts solides (capital humain, éducation, diversité éco); mais chaînes lourdes sur la croissance, le chômage, l’inflation, le déficit extérieur, le budget tendu et les inégalités. C’est plus qu’un tas de chiffres : un miroir des défis qu’on doit affronter de front pour une croissance qui profite à tous.

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E-commerce: si vous êtes une PME, ceci vous concerne

16. April 2026 um 11:39

Un appel à candidatures destiné aux PME tunisiennes du secteur des services vient d’être lancé afin de renforcer leur présence à l’international grâce au commerce numérique. L’initiative, portée par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC), prévoit d’accompagner gratuitement une centaine d’entreprises. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 avril 2026.

Le programme vise à aider les entreprises sélectionnées à développer leurs exportations de services numériques et à accéder à de nouveaux marchés internationaux. Il propose un accompagnement structuré comprenant l’élaboration de stratégies d’export digital, l’amélioration de la visibilité en ligne, l’accès à des réseaux B2B internationaux ainsi que des formations et séances de coaching adaptées au niveau de maturité des entreprises.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’action régionale « Renforcement du commerce électronique et du commerce numérique dans le voisinage du Sud ». Le projet est cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par l’ITC, avec l’appui de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) pour certaines composantes.

En Tunisie, la CONECT et la CCIT ont été sélectionnées comme principales organisations chargées de soutenir les entreprises dans le cadre de ce programme, prévu pour la période 2025-2029. L’objectif est de transformer les compétences locales en offres digitales compétitives à l’export, dans un contexte où les services numériques représentent un levier croissant de croissance et de création d’emplois.

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Six Français sur dix ont réduit leurs dépenses

16. April 2026 um 11:31

Six Français sur dix déclarent avoir « serré la ceinture » ces dernières semaines en raison de la hausse des prix du carburant, indique un sondage d’ELABE.

Les résultats du sondage de la société ELABE publiés mercredi 15 avril 2025 indiquent entre autres que 37 % des Français interrogés ont renoncé à l’idée de partir en vacances. Tandis que 33 % disent avoir réduit leurs achats et leurs sorties telles que les cinémas, les restaurants, etc. 59 % disent également avoir limité leurs déplacements en voiture. A noter au passage qu’en France, les prix des carburants ont augmenté de 15 % ces trois dernières semaines.

Enfin, concernant les mesures visant à atténuer les conséquences de la crise, 78 % des personnes interrogées se disent favorables à des allégements fiscaux et 72 % à une aide ciblée aux professionnels et aux ménages économiquement plus faibles.

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Rome se démarque d’Israël et s’attire les foudres de Trump

16. April 2026 um 10:32

Donald Trump s’est dit « choqué » par l’attitude de celle qu’il considérait comme son alliée européenne la plus proche. Et ce, suite à la décision de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël. Eclairage.

 

En prenant ses distances avec Israël et les États-Unis, le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni semble s’aligner de plus en plus sur le gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sánchez. Lequel vient d’appeler l’Union européenne à suspendre son accord d’association avec Tel-Aviv, dénonçant des violations « flagrantes » du droit international, à Gaza et au Liban. Une prise de position qui ravive les tensions diplomatiques entre Madrid et Tel-Aviv et place l’Espagne à l’avant-garde d’une ligne européenne plus ferme sur les droits humains.

Coup de froid

La présidente du Conseil italien a opéré, mardi 14 avril 2026, un tournant majeur dans sa politique étrangère en annonçant la suspension du renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël, portant sur l’échange de matériel militaire et la recherche technologique.

Ratifié en 2006 et renouvelé tacitement tous les cinq ans, l’accord de défense arrivait à son terme ces jours-ci. Il encadre la coopération entre les deux pays dans l’industrie de défense, la formation des militaires, la recherche et les technologies d’information, entre autres. L’opposition italienne demandait depuis plusieurs mois au gouvernement de suspendre ce renouvellement.

Rappelons que les tensions entre l’Italie et l’Etat hébreu s’étaient déjà intensifiées dernièrement après que Rome a accusé les forces israéliennes d’avoir tiré des coups de semonce sur un convoi de casques bleus italiens au Liban. Israël a de son côté convoqué l’ambassadeur d’Italie après les déclarations d’Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères, condamnant les « attaques inacceptables » menées par les forces israéliennes contre des civils libanais.

Une  proximité toxique

Une décision qui lui a valu la colère du président américain Donald Trump. Ce dernier s’est dit « choqué » par l’attitude de celle qu’il considérait comme son alliée européenne la plus proche. N’était-elle pas la seule dirigeante européenne à avoir eu « l’honneur » et « le privilège » d’assister à l’investiture du milliardaire républicain en 2025 ?

Mais comment expliquer un tel déchirement du couple italo-américain ? Des rumeurs qui bruissent à Rome affirment que la présidente du parti d’extrême droite, Fratelli d’Italia, serait en train de se repositionner. Alors qu’elle se trouve dans une position peu enviable sur la scène nationale, après avoir perdu le référendum sur la réforme de la justice le mois dernier. Une première défaite politique que les analystes attribuent en partie à sa proximité trop voyante avec Donald Trump.

« Alors que ses liens étroits avec les États-Unis et Israël lui causaient des problèmes politiques, elle pourrait adopter une position plus critique, tout en restant dans le cadre des alliances existantes ». C’est ce qu’explique Lorenzo Castellani, professeur de sciences politiques à l’université LUISS de Rome.

Fin de la lune de miel ?

En effet, la lune de miel n’a pas duré indéfiniment entre Giorgia Meloni et Donald Trump qui se sont déchirés par déclarations interposées sur la guerre en Iran ainsi que sur les attaques incessantes du président américain sur le pape. Faisant ainsi voler en éclat le couple italo-américain bien en place depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche.

A cet égard, Donald Trump a vivement critiqué la cheffe du gouvernement italien pour avoir refusé d’impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant « sous le choc » et déçu de son manque de « courage ».

« Est-ce qu’ils [les Italiens] apprécient le fait que votre présidente ne nous aide pas à obtenir ce pétrole ? Est-ce que ça leur plaît ? Je n’arrive pas à l’imaginer. Je suis sous le choc. Je pensais qu’elle avait du courage, mais je me suis trompé », a déclaré le locataire de la Maison Blanche dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera.

Autre sujet de friction : les attaques répétées de Donald Trump contre le pape Léon XIV, qu’il a qualifié dimanche 12 avril de « faible » et « catastrophique » dans un message sur son réseau Truth Social. Une  diatribe qui n’est pas au goût de Giorgia Meloni qui l’a fait savoir par un communiqué lundi. « Je trouve inacceptables les paroles du président Trump à l’égard du Saint-Père », a-t-elle fustigé en rappelant qu’en tant que « chef de l’Église catholique », il est « juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre ».

Pour résumer, sous le poids de l’opinion, le revirement du gouvernement italien tranche avec la ligne jusque-là suivie. Puisque les critiques envers l’administration de Donald Trump étaient restées jusqu’alors mesurées. L’Italie allant même jusqu’à soutenir Washington sur le dossier vénézuélien, tout en évitant soigneusement toute friction sur des sujets sensibles comme le Groenland. Ce nouveau positionnement peut expliquer la décision de Rome de refuser aux avions militaires américains l’accès à la base militaire de Sigonella, en pleine guerre en Iran. Alors, désamour passager ou signes avant-coureurs d’une inévitable rupture ? L’avenir nous le dira.

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Les obligations américaines perdent leur « prime de sécurité »

16. April 2026 um 10:16

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’émission croissante d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont elles bénéficient depuis longtemps auprès des investisseurs. Ce qui a un impact négatif sur les obligations d’État dans le monde entier.

Dans son dernier rapport, « Fiscal Monitor », publié mercredi 15 avril, le FMI indique que « l’augmentation de l’offre d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont ces obligations ont traditionnellement bénéficié. Ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt à l’échelle mondiale ».

Selon Bloomberg News, les États-Unis émettent massivement des obligations car leur déficit budgétaire a atteint en moyenne environ 6 % par an ces trois dernières années. Soit un niveau historiquement élevé, sauf en temps de guerre ou de récession économique. Le Bureau du budget du Congrès prévoit que ce déficit important se maintiendra tout au long de la prochaine décennie, d’après l’agence de presse allemande dpa.

L’institution de Bretton Woods souligne le resserrement de l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises AAA et ceux des bons du Trésor comme preuve du déclin de l’attractivité des titres d’État américains. Alors que les spreads sont généralement considérés comme une mesure du risque que les investisseurs sont prêts à accepter chez les emprunteurs d’entreprises, le FMI inverse cette analyse, les considérant plutôt comme une mesure de la prime que les acheteurs sont disposés à payer pour investir dans des bons du Trésor…

Le fonds a présenté un graphique montrant que les marges bénéficiaires des obligations d’entreprises notées AAA sont tombées à environ 35 points de base, après avoir dépassé 55 points de base au début de 2019.

Il a également mis en lumière un autre risque : la dépendance croissante du Trésor américain aux émissions d’obligations à court terme. « Lorsque la dette est concentrée sur des échéances courtes, les gouvernements sont contraints de se refinancer fréquemment. Ce qui accroît leur vulnérabilité aux fluctuations soudaines des conditions de marché ou du sentiment des investisseurs ».

Les avertissements du FMI interviennent trois semaines avant la publication par le Trésor américain de sa dernière déclaration de politique monétaire concernant l’émission de dette américaine.

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Tunisie : une nouvelle feuille de route agricole à l’horizon 2030

16. April 2026 um 10:10

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, a présidé mercredi 15 avril au palais du gouvernement à La Kasbah un conseil ministériel restreint (CMR). Il était consacré à l’examen de l’avancement des programmes inscrits dans la stratégie nationale de promotion des filières agricoles et aux perspectives de développement du secteur à l’horizon 2030.

Lors de ce conseil, la cheffe du gouvernement a souligné que l’agriculture constitue un enjeu de sécurité nationale. Tout en insistant sur la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique du pays. Elle a appelé à développer l’ensemble des filières agricoles et des systèmes de production végétale et animale. De même qu’elle insiste sur l’amélioration des capacités de stockage. Et ce, afin de limiter l’impact des fluctuations des marchés mondiaux et d’éviter les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

En outre, elle a insisté sur l’importance d’adopter des techniques d’agriculture intelligente et économe en eau permettant de consolider la souveraineté hydrique. Rappelant le poids stratégique du secteur agricole dans l’économie nationale, Mme Zaafrani Zenzeri a indiqué qu’il représente près de 10 % du produit intérieur brut, 13 % des exportations et 14 % de l’emploi. Tout en constituant la principale source de revenus pour environ 70 % de la population rurale. Elle a, dans ce contexte, appelé à surmonter les difficultés rencontrées par les agriculteurs, en particulier les petits exploitants, conformément aux orientations du président de la République.

Vision stratégique agricole 2026-2030

A cette occasion, le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a présenté un bilan des réalisations enregistrées dans le secteur entre 2021 et 2025 ainsi que les principaux défis auxquels il fait face. Il a aussi exposé la vision stratégique pour la période 2026-2030. Laquelle se base sur une agriculture inclusive, durable et capable de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique.

Cette stratégie prévoit notamment la valorisation et la gestion durable des ressources naturelles, l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration de la production et de la productivité agricoles, ainsi que le renforcement de la compétitivité et des exportations. Elle prévoit encore l’instauration d’un environnement institutionnel plus inclusif pour les acteurs du secteur et l’amélioration des conditions de vie dans les zones rurales, afin de soutenir le développement régional.

Les discussions ont porté sur plusieurs filières stratégiques, notamment les céréales, l’huile d’olive, les cultures fourragères, l’élevage et les produits laitiers. Concernant la filière céréalière, les autorités visent à améliorer les rendements, renforcer la résilience face au changement climatique et accroître le taux de couverture des besoins nationaux, notamment en blé dur. Et ce, grâce à la modernisation des systèmes de production, à la numérisation du secteur et au développement des capacités de stockage.

Filière oléicole

S’agissant de la filière oléicole, la stratégie prévoit l’amélioration de la production et de la productivité, notamment à travers le rajeunissement des oliveraies dans plusieurs régions du pays, ainsi que le renforcement des capacités de stockage et la valorisation de l’huile d’olive sur les marchés internationaux.

De plus, la réunion a abordé le développement des cultures fourragères, la reconstitution du cheptel national et l’amélioration de la productivité du secteur de l’élevage. Les autorités entendent par ailleurs soutenir une production laitière durable adaptée aux contraintes climatiques. Tout en renforçant l’appui aux petits éleveurs.

Au terme de la réunion, la cheffe du gouvernement a réaffirmé que la reconstitution du cheptel national et le renforcement de la production agricole figurent parmi les priorités de l’État. L’objectif étant de consolider les fondements de la souveraineté et de l’autosuffisance alimentaires.

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